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Lutte des classes en Angleterre en novembre 2011 - Matière et Révolution
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Lutte des classes en Angleterre en novembre 2011

jeudi 1er décembre 2011, par Robert Paris

Luttes de classes en Angleterre

Les salariés du secteur public britannique étaient en grève mercredi pour protester contre les projets du gouvernement de renforcer encore le plan d’austérité draconien, avec notamment une prolongation du gel des salaires et des prestations et un recul de l’âge de la retraite à 67 ans à partir de 2026, des suppressions d’emplois massives dans l’administration et des fermetures de services publiques et des mises en coupe réglées alors qu’ils ne sont déjà pas très riches. Le conservateur David Cameron prévoit en effet de repousser l’âge de départ à la retraite dans le secteur public à 66 ans en 2020 - contre 60 ans pour la plupart actuellement- et d’augmenter les cotisations. Les fonctionnaires sont déjà confrontés à un gel des salaires et à la suppression d’au moins 330.000 postes d’ici à 2015.

C’est une mobilisation historique que vient de connaitre la Grande Bretagne et les jeunes travailleurs sont particulièrement mobilisés...

Les travailleurs se montrent très décidés et révoltés par les mesures gouvernementales. C’est le signal que la lutte des classes monte en Angleterre, mais cela ne signifie pas encore qu’elle soit bien partie car elle ne reste aux méthodes et aux moyens d’action des centrales syndicales...

Les centrales et le labour sont dans une logique de réforme dans la "réforme" gouvernementale qui n’augure rien de bon...

Les syndicats ont jugé que "les améliorations apportées" à la réforme par le gouvernement "étaient minimes", et espéraient qu’il dépose "une offre plus acceptable". « En l’état actuel des choses, le plan pour le 30 novembre est maintenu » a annoncé Barber au début du mois de novembre. Il a plus tard renouvelé auprès du gouvernement sa demande de nouvelles propositions. Il précise que les fonctionnaires sont démoralisés, et sont motivés à faire grève par un immense sentiment d’injustice. Finalement, il pense que le gouvernement conservateur va subir des conséquences au niveau politique si aucun terrain d’entente n’est trouvé. Paul Kenny, un autre leader syndical, a fait remarquer que la grève était inévitable, et que c’était « très dommage ».

Grâce à un long travail d’information et de coordination sur Internet et les réseaux sociaux, la grève générale organisée ce jeudi rassemble au-delà de la base syndicale traditionnelle. Etudiants et réseaux associatifs sont également mobilisés contre les mesures d’austérité du gouvernement Cameron. La clé du succès ?

Au Royaume-Uni, l’appel à la grève générale du 30 juin contre les coupes budgétaires du gouvernement s’est répandu en quelques semaines par le biais d’Internet. Grâce aux nombreux blogs, sites et relais sur les réseaux sociaux, la grève devrait même mobiliser au-delà des syndicats. Rarissime en Grande-Bretagne. Les centrales syndicales donnent le ton

750 00 travailleurs du service public, enseignants et professeurs sont attendus dans les rues anglaises toute la journée. Ils ont répondu à l’appel de leurs syndicats, le Public and Commercial Services Union (PCS), le National Union of Teachers (NUT), l’Association of Teachers and Lecturers (ATL) et l’University and College Union (UCU), contre les réformes du système des retraites annoncé par le gouvernement. Nombre d’écoles, collèges et universités étant fermés, les rangs seront grossis par écoliers et étudiants, dont la contestation monte depuis plusieurs mois déjà.

Le mouvement national Right to Work, affilié aux syndicats, fait le relais entre les différentes organisations de la société civiles et les centrales syndicales. Il veut unifier les actions qui ont lieu dans le pays depuis plusieurs années maintenant pour les coordonner et donner une véritable force aux revendications.

Les grévistes n’ont généralement pas bonne image outre-manche, mais les syndicats comptent jouer sur le ras le bol des Britanniques face à un gouvernement qui enchaine les coupes budgétaires et met en place une politique d’austérité touchant tous les citoyens. Cette journée est l’occasion pour les manifestants d’expliquer pourquoi ils se mobilisent à la population, et par là même, de rallier le maximum de gens à leur cause. En mai dernier, un groupe d’organisateurs et de travailleurs non syndiqués s’était réuni spontanément grâce aux réseaux sociaux avec pour objectif de faire participer le maximum de personnes, syndiquées ou non, à l’action d’aujourd’hui : plus de 100 personnes répondirent présentes, formant la première des "Assemblées du 30 juin", sur le modèle de mobilisation des Indignés espagnols.

Une mobilisation sans précédent… … pour contrer une attaque sans précédent

Avec son projet drastique de réforme des fonds de retraites des employé-e-s du système publique, le gouvernement a poussé les paramédics, les auxiliaires d’enseignement, les travailleuses de comptoirs alimentaires et les travailleurs sociaux à passer à l’action. Les deux tiers des écoles (20,000) seront fermées et des perturbations sont aussi prévues dans les ports, les aéroports et les hôpitaux. On dit déjà que ce sera la plus grandes grève que l’Angleterre aura connue depuis des lustres.

Pour un professeur, la réforme mise de l’avant par le gouvernement amènerait les changements suivants :

• La contribution mensuelles augmenterait de 50%, en passant de 6.4% à 9.6% d’ici 2014.

• Les enseignants gagnant plus de £40,000 verraient leur contribution augmenter de 64%.

• La pension de retraite d’un enseignant serait calculée à partir de la moyenne des revenues au cours de sa carrière plutôt qu’à partir du salaire à la fin de sa carrière.

• Les enseignants ne pourront plus prendre leur retraite à 60 ans, mais devront attendre de le faire à l’âge déterminé par l’état soit 65 ans prochainement, 66 ans en 2020 et par la suite, 68 ans.

La tension monte

Du côté des douanes, un ministre a annoncé que l’armée prendra la tâche de vérifier les passeports à la place des travailleurs habituels tout en annonçant que l’offre de réforme des fonds de retraites actuel sera retirée si les syndicats ne l’acceptent pas d’ici la fin de l’année. De son côté, la secrétaire générale du National Union of Teachers, a dit que les syndiqué-e-s prévoient des grèves régionales si jamais le gouvernement ne flanchait pas après la manifestation de jeudi.

L’extrême-droite menace les grévistes et le mouvement Occupy Il est a noter qu’une scission du groupe d’extrême-droite English Defence League (EDL), appelée The Infidels, a déclaré vouloir s’en prendre physiquement aux grévistes. Les dirigeants syndicaux de Unite, disent se préoccuper sérieusement de ces menaces puisqu’un de leur quartier général a été la cible d’une attaque le 10 novembre dernier. Des évènements récents laissent comprendre que cette scission d’EDL souhaite s’en prendre plus largement aux groupes de gauche, tandis que EDL ciblait uniquement les musulmans. Des membres de ce groupe seraient responsables d’attaques contre des manifestants anti-racistes et des manifestants contre les mesures d’austérité ainsi qu’une tentative d’assaut contre le campement Occupy StPaul et de l’assaut du campement d’Occupy Newcastle où un Indigné a été hospitalisé et d’autres blessés.

« Encadrement policier total » et criminalisation de la contestation

Par Chris Marsden - WSWS

14 novembre 2011

L’envergure de l’opération policière menée mercredi contre une manifestation relativement limitée et pacifique contre les coupes dans l’éducation au Royaume-Uni montre que l’élite dirigeante n’est plus prête à tolérer aucune forme d’opposition sociale et politique.

Si l’on accepte les chiffres de la police concernant la taille de la manifestation, le déploiement de 4 000 policiers, dont bon nombre étaient en tenue anti-émeute, représente un rapport de un policier par manifestant. Si le chiffre plus exact de 8 000 manifestants est accepté, alors le rapport est quand même de un pour deux.

Le nouveau responsable de la police métropolitaine Bernard Hogan-Howe a décrit la manifestation comme étant un test de son « encadrement policier total. » Voici comment cela se présentait : Londres était placé en quasi paralysie, toutes les routes principales le long du parcours de la manifestation étant bloquées par des rangées de policiers, des camions de police, des policiers à cheval et des barricades de trois mètres de haut.

Lorsque les manifestants sont arrivés dans les gares ferroviaires, routières et les stations de métro, il leur a été remis une brochure de 11 pages avec le titre en lettres majuscules « ENCADREMENT POLICIER TOTAL » imprimé devant et derrière. La brochure avertissait que la police utiliserait la section 60 de la Loi de 1994 sur l’ordre public et la justice criminelle pour fouiller les gens et les contraindre à retirer leur masque.

La manifestation a été étroitement bordée de rangées de policier à l’avant, à l’arrière et des deux côtés tout au long du parcours de 4,5 km. Des hélicoptères survolaient la scène filmant copieusement les participants.

Une provocation supplémentaire, la manifestation était stoppée tous les dix mètres, ce qui veut dire qu’il a fallu trois heures pour parcourir les 4,5 km. Ce « kettling » [tactique policière consistant à confiner étroitement les manifestants dans une zone réduite] régulier a permis à la police de se mêler à la foule à certains endroits, faisant irruption parmi les gens et les poussant dans l’espoir de provoquer une réaction.

Une déclaration publiée le jour même avait averti que le rassemblement prévu à London Wall devait se terminer en moins d’une heure et que les lieux devaient être complètement libérés en deux heures. La tentative de monter un campement à Trafalgar Square, en solidarité avec le mouvement « Occupons » devant la cathédrale St Paul a été aussitôt entravée en l’espace de quelques minutes, la police emmenant de force ceux qui essayaient d’occuper les lieux.

La tentative par un groupe d’électriciens, en grève contre les menaces de la direction de réduire leur salaire de 35 pour cent, de rejoindre la manifestation des étudiants a aussi été en butte à la violence policière. La manifestation des électriciens a été encerclée de façon à quasiment les emprisonner. Quand certains ont tenté de s’échapper, la police anti-émeute est entrée en action et a mis à terre les travailleurs à coups de matraque. La police aurait été en possession de grenades incapacitantes. Les noms et adresses des manifestants ont été pris sous l’autorité de la Section 60 de la Loi sur l’ordre public.

Avant la manifestation, le responsable de la police Simon Pountain a dit lors d’une conférence de presse que l’usage du canon à eau n’était pas prévu, mais que les balles en plastique avaient été autorisées, ce qui est une première en Angleterre.

Plus de 450 courriers avaient été envoyés avertissant toute personne arrêtée précédemment pour un délit en rapport avec un trouble à l’ordre public qu’une récidive conduirait à une arrestation et présentation devant le juge « dans les plus brefs délais. » Un bon nombre de ces courriers ont été envoyés à des gens n’ayant aucune condamnation antérieure, ce qui indique que la police détient des données sur des personnes dont l’unique « crime » est d’avoir participé à une manifestation précédemment.

Dans un article repris par Police Oracle, le correspondant des affaires criminelles du Guardian a allègrement décrit l’autorisation préalable de l’utilisation de la matraque et l’envoi de lettres de menace comme n’étant pas une nouveauté. « Ce qui est nouveau, » écrit-elle c’est la décision de Pountain de rendre ceci public.

L’autorisation d’utiliser des matraques a été accordée durant les émeutes de l’été dans les villes britanniques, écrit-elle, et « chose peut-être moins connue... ils avaient aussi l’autorisation de les utiliser durant la manifestation étudiante de l’an dernier contre les coupes dans l’éducation. »

La police se verra aussi attribuer par la ministre de l’Intérieur Theresa May des pouvoirs additionnels, a-t-elle fait remarquer, par lesquels « un officier de police pourra faire évacuer le public d’un lieu spécifique durant une manifestation, un pouvoir jusqu’ici indisponible depuis le retrait du Code en 1973 du Riot Act (loi anti-émeute.)

La manifestation étudiante d’octobre dernier a vu plus de 150 arrestations, durant et après la protestation. Les émeutes de cet été, provoquées par le meurtre aux mains de la police d’un homme non armé, ont été suivies de 4 000 arrestations et plus de 2 000 poursuites, avec de longues peines de prison pour les délits les plus légers.

La même chose se produit à travers le monde. Partout où les travailleurs et les jeunes cherchent à s’opposer à l’imposition de coupes d’austérité draconiennes, ils sont confrontés à une répression brutale.

Ainsi en Grèce la grève générale du 20 octobre a été attaquée par 15 000 policiers anti-émeute et la Place Syntagma a été inondée de gaz lacrymogène. Aux Etats-Unis, les manifestations « Occupons Wall Street » se sont propagées dans tout le pays en l’espace de deux semaines, en grande partie suite à l’arrestation le 1er octobre de 700 protestataires, soit près d’un tiers, parmi ceux qui manifestaient sur Brooklyn Bridge. Depuis, diverses polices locales ont monté des attaques en tenue anti-émeute et utilisé le gaz lacrymogène et d’autres armes et ramené à plus de 3 000 le nombre de personnes arrêtées dans le pays.

Le recours aux mesures répressives est une indication de la polarisation extrême entre les classes sociales.

En Grande-Bretagne, le Riot Act que l’on cite à présent avait été originellement rédigé en 1714, faisant de l’émeute un délit passible de la peine de mort. Cette peine avait ensuite été réduite en 1837 à la déportation à vie.

L’utilisation la plus connue du Riot Act avait eu lieu lors du Massacre de Peterloo en 1819 à Manchester où une charge de cavalerie contre 80 000 manifestants réclamant une réforme parlementaire et de l’aide face à des difficultés économiques écrasantes, avait tué 15 personnes et en avait blessé 700.

A Glasgow, le Vendredi noir de 1919, la police anti-émeute et 10 000 soldats furent envoyés contre des travailleurs luttant pour la réduction du temps de travail. Ce Vendredi noir eut lieu après la Révolution d’octobre de 1917 en Russie à un moment où l’élite britannique craignait un « soulèvement bolchevique. » Le fait que des pouvoirs pareils soient promulgués aujourd’hui, d’abord en toute discrétion puis maintenant en fanfare et trompettes officielles, devrait servir d’avertissement à la classe ouvrière de Grande-Bretagne et du monde entier.

Aujourd’hui, tous les aspects de la vie sociales sont dictés par une oligarchie extraordinairement riche qui ne cherche qu’à s’enrichir toujours plus. Dans la situation d’une crise économique qui empire, ceci se traduit par des demandes de coupes budgétaires et d’austérité pour des millions de gens. Et il n’existe aucune possibilité de voir ces mesures votées démocratiquement.

C’est ce qui détermine les agissements des gouvernements bourgeois du monde entier consistant à promulguer des mesures propres à un Etat policier et explique en Grèce, la menace d’un coup d’Etat militaire.

La riposte des travailleurs et des jeunes doit être de construire un mouvement socialiste de masse et d’adopter une perspective révolutionnaire pour une société véritablement démocratique et égalitaire, fondée sur l’expropriation de l’oligarchie et l’organisation de la production afin de répondre aux droits sociaux de tous à l’éducation, à la santé, au logement et à un emploi bien payé.

Manifestation étudiante à Londres : Défendons l’enseignement avec des méthodes de luttes de classe

Par Internationale étudiante pour l’égalité sociale (R.-U.)

11 novembre 2011

Les étudiants et les jeunes protestent aujourd’hui contre les attaques en cours du gouvernement conservateur/libéral-démocrate sur l’éducation publique. Ces attaques comprennent notamment le triplement des droits de scolarité qui sont passés à 9000 £ l’an dernier, d’importantes compressions dans les universités et les collèges, y compris les budgets d’enseignement, et la fin de l’Education Maintenance Allowance, une allocation de 30 £ par semaine pour les jeunes étudiants de plus de 16 ans issus de familles à faible revenu.

La colère répandue chez les travailleurs contre les mesures d’austérité du gouvernement qui frappent durement les jeunes est justifiée. Le nombre de chômeurs parmi les 24 ans et moins a grimpé à près d’un million de personnes. Se voyant refuser l’accès à des emplois décents, de nombreux jeunes ne peuvent plus payer les droits demandés pour un enseignement supérieur. Les propositions du Livre blanc sur l’éducation vont considérablement élargir ces attaques avec des plans pour privatiser les universités et réduire le nombre de places en cours.

Les protestations actuelles se déroulent dans le contexte d’une vague croissante de luttes à l’échelle internationale allant de l’Égypte à la Tunisie, à la résistance aux mesures d’austérité en Grèce et dans toute l’Europe, et en passant par la propagation mondiale du mouvement d’opposition Occupy contre les inégalités sociales. Il y a une reconnaissance croissante que le système de profit capitaliste détruit la vie et l’avenir de dizaines de millions de travailleurs uniquement pour sauvegarder les intérêts des super-riches.

Dans ces conditions, la défense de l’éducation et de l’ensemble des droits démocratiques et sociaux des travailleurs nécessite une nouvelle perspective politique et un nouveau leadership basés sur la compréhension que l’opposition au gouvernement doit se faire dans le cadre de la lutte pour renverser le capitalisme et réorganiser la société sur une base socialiste.

La National Campaign Against Fees and Cuts (NCAFC) – Campagne nationale contre les droits de scolarité et les compressions qui a organisé la protestation d’aujourd’hui s’oppose à une telle approche. La NCAFC appelle à « défendre l’éducation et à lutter contre les privatisations » et soutient que le gouvernement peut être contraint de faire demi-tour si un nombre suffisant de personnes descend dans la rue. Dans le Guardian, Michael Chessum déclare que « si les recteurs rejoignent les étudiants et le personnel enseignant dans la mobilisation contre les propositions, le gouvernement ne sera tout simplement pas en mesure de les concrétiser ».

Une telle approche désarme les jeunes face aux efforts déployés par l’establishment politique et son appareil d’État pour menacer, intimider et réprimer toute opposition à la politique du gouvernement.

Il y a un peu plus d’un an, les manifestations de l’automne dernier contre les attaques en éducation ont été accueillies avec une brutalité policière coordonnée. Des centaines de personnes ont été détenues de force dans des opérations de cordons policiers et plus de 300 manifestants ont été arrêtés, certains se voyant même imposer des peines de prison punitives. La semaine dernière, à la Kingston Crown Court, cinq jeunes ont reçu des peines variant entre 8 et 18 mois pour leur implication dans les manifestations étudiantes de l’an dernier et celle de la centrale syndicale du Trades Union Congress du 26 mars. Tout cela fait suite à l’arrestation de milliers de jeunes dans la foulée des émeutes qui ont frappé Londres et d’autres grandes villes du Royaume-Uni en août.

Cette criminalisation des protestations souligne l’érosion des droits démocratiques. La manifestation d’aujourd’hui verra la mobilisation de 4 000 policiers. Ceux-ci ont déclaré être prêts à utiliser des balles en caoutchouc contre les manifestants s’ils le jugent nécessaire.

Simon Pountain, le commandant de la police métropolitaine responsable de l’opération de police, a révélé que le MET a maintenant un « agent de confinement » responsable de l’exécution des cordons policiers. Le Daily Telegraph a rapporté que tous ceux qui manifesteront aujourd’hui se verront donner un dépliant les mettant en garde « sur les conséquences de poser des gestes criminels. Toute personne encerclée se verra remettre un second dépliant expliquant les pouvoirs utilisés contre elle et ses droits. »

Le NCAFC a salué le soutien apporté à l’action d’aujourd’hui par l’union nationale des étudiants (National Union of Students – NUS), l’union des universités et collèges (University and College Union – UCU) et autres associations étudiantes comme un grand pas en avant. Chessum prétend que la cause profonde de ces attaques sur l’éducation est le « fondamentalisme du marché » du Parti conservateur, cherchant ainsi à renforcer la NUS et le Parti travailliste en les présentant comme une force de contestation.

Pas plus tard que l’année dernière, la NUS a refusé de soutenir les protestations initiales à l’encontre des politiques de la coalition en matière d’éducation, tandis que son ancien président Aaron Porter, membre du Parti travailliste, dénonçait les manifestants occupant le siège du Parti conservateur à Millbank Towers. Après sa démission en tant que chef de la NUS, Porter a rapidement trouvé le bon filon et est maintenant employé comme « consultant en éducation supérieure », facturant les universités 125 £ de l’heure pour ses services.

Porter est le représentant idéal typique de la NUS, depuis longtemps un terrain d’entraînement pour les carriéristes du Parti travailliste, le même parti qui a introduit les frais de scolarité. Tant sur les questions du déclenchement de guerres néo-coloniales, du démantèlement des systèmes d’éducation et d’assistance sociale, ou de la remise de millions de livres des fonds publics au quartier des affaires de la City à Londres, il n’y a fondamentalement aucune différence entre les travaillistes, les conservateurs et les libéraux.

L’UCU, pas plus que tout autre syndicat, n’a organisé la moindre lutte sérieuse contre l’assaut sur le système d’éducation. Une déclaration commune de la NUS, de l’UCU, d’Unison, d’Unite, du GMB et de l’Educational Institute of Scotland indique qu’« un partenariat entre les syndicats et les employeurs pour parvenir à un accord national sur la sécurité d’emploi est essentiel si nous voulons défendre l’éducation. »

Les travailleurs, les étudiants et les jeunes ne peuvent faire triompher leur opposition politique au sein du système parlementaire. La soumission complète de tous les partis aux banques et aux sociétés est exprimée dans leur offensive pour récupérer tous les gains sociaux réalisés par les travailleurs au prix de décennies de lutte.

L’opposition sociale et politique qui se développe contre le système de profit capitaliste ne peut triompher que si l’on s’oppose à la perspective avancée par les organisations telles la NCAFC qui n’existent que pour s’assurer que tout mouvement ne se développe pas hors du contrôle des syndicats et du Parti travailliste.

Les causes des émeutes en Angleterre

Le 4 août 2011, un homme de 29 ans, Mark Duggan, a été abattu par des tireurs d’élite des forces spéciales (le MET) après l’avoir coincé dans le taxi où il se trouvait. Le samedi, pour protester, plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant le commissariat de Tottenham, dans le nord de Londres, un des quartiers les plus pauvres de la capitale. La Metropolitan Police Service est une police spéciale caractérisée par sa violence, son racisme, son agressivité et sa capacité de tuer. Elle est haïe par les plus démunis. En 1985, lors d’émeutes dans le même quartier, en pleine politique de destruction des services publics, comme en ce moment, des habitants s’en étaient pris à un policier et l’avaient tué à coups de machette.

Les manifestations se sont très vite transformées en émeutes, ont gagné les différents quartiers pauvres de Londres et d’autres villes anglaises, d’autres quartiers de Londres, mais aussi Sheffield, Liverpool, Manchester, Birmingham, Bristol ou Liverpool...

50 policiers ont été blessés, 550 personnes arrêtées, des centaines de voitures brûlées, des bâtiments incendiées, des boutiques pillées...

Ces émeutes témoignent des sentiments explosifs de la jeunesse pauvre, complètement exclue de tout accès au bien-être... Le gouvernement peut prétendre qu’il s’agit seulement de quelques gangs mais alors pourquoi toutes ses forces de police sont elles encore débordées alors qu’il a fait arrêter déjà 550 personnes ?

Chômage, désœuvrement, drogue, mécontentement social, commerce d’armes, la crise en Angleterre est marquée aussi par l’absence de perspectives que ne peuvent offrir ni le parti travailliste, tout aussi anti-ouvrier et qui était au pouvoir il y a peu où il s’est bien discrédité, et que ne veulent pas offrir les directions syndicales. Malgré une mobilisation record lors de la dernière journée d’action, les centrales syndicales s’en sont tenues là et n’ont pas poussé la lutte plus loin et se sont bien gardées de s’attaquer aux classes dirigeantes ni d’entraîner avec eux les jeunes chômeurs...

Les inégalités sociales criantes sont la cause de cette colère. Car à Londres, en quelques rues, on passe de la pauvreté affolante des quartiers de Tottenham – où ont démarré samedi les émeutes – à l’opulence décontractée de quartiers où, crise ou pas, c’est "business as usual". Et business de luxe. Pour l’instant épargnés par les émeutes.

10 Messages de forum

  • Licenciements,suppression de poste, précarité, bas salaires, casse des services publics... Face à l’effondrement du capitalisme et à la montée du nationalisme et de l’extrême droite, travailleurs de tous les pays, organisons-nous pour nous défendre !

    Combattre la crise du capitalisme, c’est d’abord libérer la parole !

    La crise que nous vivons actuellement n’est pas une crise bancaire, ce n’est pas une crise de la dette.

    Elle n’est pas non plus ni grecque, ni américaine, ni espagnole, elle est mondiale.

    Il s’agit de la faillite historique du capitalisme.

    Pour faire face à l’effondrement de son système, la classe dominante met en place une stratégie de destruction de nos conditions de vie et de travail.

    En Italie et en Grèce, des gouvernements non-élus, composés de social-démocrates, de conservateurs et de l’extrême-droite, ont été mis en place. Ces deux exemples montrent que la classe dominante, quand ses intérêts l’exigent, peut se passer des élections. En effet ces gestionnaires ont été scrupuleusement choisis pour appliquer les politiques d’écrasement de la population dans ces pays. À titre d’exemple, Mario Monti, le premier ministre italien a fait ses preuves chez Goldman Sachs, tandis que Loukás Papadímos, son homologue grec était le vice-président de la Banque Centrale Européenne. Il paraît évident que ces personnages appliqueront avec davantage de détermination les politiques dictées par les banquiers et autres industriels contre nos intérêts.

    Par l’intermédiaire des relais idéologiques que sont les médias et si besoin est par des mesures de contrôle comme on peut le voir avec le renforcement d’un cadre juridique répressif et l’accroissement des forces militaires et policières, ils veulent s’assurer que nous ne puissions pas nous opposer à ce qu’ils appellent des mesures d’austérité : privatisation des services publics (éducation, santé, transports...), dégradation des conditions de travail, etc...

    Face à cela, les syndicats proposent de dialoguer avec les casseurs de nos conditions de vie et de travail, comme en témoigne le communiqué de l’intersyndicale du 18 août 2011, qui demande "La tenue d’une véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat pour examiner les mesures à prendre pour soutenir la croissance, soutenir l’emploi et réduire la dette tout en garantissant la cohésion sociale ".

    La stratégie des syndicats a été un échec pour nous les exploités : elle n’a empêché ni les licenciements et les fermetures d’usine dans le privé, ni les suppressions de postes par milliers dans le public.

    Ni la relance, ni la nationalisation des banques, ni le vote que nous proposent les partis de gauche n’y changeront rien.

    C’est pour cela que nous vous proposons de participer à un débat public ouvert à toutes et à tous.

    Nous ne devons avoir confiance qu’en nous-mêmes.

    Construisons ensemble une société débarrassée de l’exploitation ! Comité de lutte de travailleurs interpro.

    Débat ouvert à toutEs :

    Bourse du Travail - Salle Louise Michel

    3, rue du Château d’Eau

    Métro République ou Jacques Bonsergent

    Vendredi 9 décembre à 18h30

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  • Des dizaines de milliers de Britanniques manifestent contre l’austérité

    Plusieurs rassemblements se sont tenus samedi à Londres, Glasgow et d’autres villes de Grande-Bretagne contre les coupes budgétaires et la baisse des aides sociales prévues par le gouvernement Cameron.

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  • Le métro londonien fermera ses portes à 18H30 (17H30 GMT) mercredi et restera complétement paralysé jusqu’à vendredi matin en raison d’une nouvelle grève, liée à la mise en place mi-septembre d’un service de nuit le week-end. Engagés dans des négociations depuis des mois sur les conditions de ce service de nuit qui doit démarrer le 12 septembre, le gestionnaire du métro de la capitale britannique London Underground (LU) et les quatre principaux syndicats (RMT, Aslef, TSSA et Unite) ont échoué encore une fois à se mettre d’accord lundi.

    Aucune rame ne circulera donc mercredi soir et jeudi sur les onze lignes du réseau londonien, forçant quelque 2 millions de voyageurs à trouver une solution alternative. C’est la deuxième fois en un mois (et depuis 2002) que le "Tube" restera fermé pendant une journée complète.

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  • a compagnie ferroviaire britannique Southern Railways, dont les lignes relient le sud de l’Angleterre à Londres, connaissait vendredi son troisième jour de grève de la semaine, affectant des centaines de milliers de voyageurs.
    Jeudi, des négociations ont échoué pour tenter de mettre un terme à ce que les médias britanniques décrivent comme les pires perturbations en 20 ans sur cette ligne alors que 300.000 passagers font la navette tous les jours entre le sud et la capitale.
    Vendredi, comme mardi et mercredi, la grève lancée à l’appel du syndicat de conducteurs Aslef a conduit à l’annulation de la totalité des 2.284 trains prévus.
    Le conflit qui oppose depuis des mois les syndicats à Southern Railways porte sur la volonté de la compagnie de confier désormais aux seuls conducteurs la sécurité des trains, fonction jusqu’ici occupée en duo avec un second emp

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  • Les trains, les avions, la poste... les grèves se multiplient au Royaume-Uni à l’approche des fêtes de fin d’année contre les conditions de travail ou les salaires dans un pays où l’austérité a frappé durement malgré une économie florissante.

    Cette semaine, ce sont les 300.000 usagers des trains de la compagnie Southern Railways reliant le sud de l’Angleterre à Londres qui ont dû trouver des solutions alternatives, les 2.242 liaisons quotidiennes ayant été intégralement annulées mardi, mercredi et vendredi.

    Le conflit, qui dure depuis des mois déjà, porte sur la volonté de la compagnie de confier aux seuls conducteurs la sécurité des trains, fonction jusqu’ici occupée par un second employé chargé de fermer les portes des wagons.

    Southern Railways assure qu’il n’y aura pas de suppressions d’emplois et que le second agent restera à bord du train, mais les syndicats craignent le contraire et affirment s’inquiéter pour la future sécurité des passagers.

    Ce conflit au long cours pourrait s’étendre à l’ensemble du réseau ferré du pays, les syndicats ayant menacé de durcir leur mouvement.

    Il a aussi un impact sur le métro londonien, qui doit absorber un flot de voyageurs supplémentaires alors qu’avec plus de quatre millions de voyageurs quotidiens il est déjà saturé en temps normal.

    Le plus vieux métro du monde, et l’un des plus chers, est confronté depuis plus de trois semaines à des suppressions de trains sur la Piccadilly Line, provoquant des perturbations qui s’étendent à tout le réseau.

    Plusieurs trains de la ligne, qui traverse la capitale d’est en ouest et dessert l’aéroport d’Heathrow, premier aéroport européen en termes de passagers, ont dû être retirés de la circulation en raison de dommages provoqués aux roues par l’accumulation de feuilles mortes sur les voies.

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  • La grève se généralise en Angleterre…

    Les postiers britanniques ont entamé ce lundi ce qui pourrait devenir la plus longue grève de leur histoire, venant gonfler les rangs des employés du rail et de British Airways à l’approche des fêtes.
    Quelque 3 500 salariés des bureaux de poste (Post Office, public) membres du syndicat CWU doivent protester jusqu’à vendredi contre des réductions d’effectifs et des changements dans leur régime de retraite.
    Le mouvement devrait affecter des centaines de bureaux à travers le pays à l’approche de Noël, période la plus chargée de l’année.

    Un millier d’employés du groupe postal Royal Mail (privatisé en 2013), chargés eux de l’acheminement du courrier, menacent également de se solidariser des salariés des bureaux de poste. Mais la grève aura un « impact minime ou inexistant », affirme la direction.

    De leur côté, les membres du puissant syndicat RMT (Rail, Maritime and Transport union) de la compagnie Southern Railways ont annoncé la poursuite du mouvement lancé la semaine dernière, qui affecte les 300 000 usagers des trains reliant le sud de l’Angleterre à Londres.
    Près de 2 000 membres du personnel navigant de la compagnie aérienne British Airways (soit 15 % du total) ont par ailleurs voté en faveur de la grève, le jour de Noël notamment, à l’appel du syndicat Unite, dans un conflit sur les salaires des nouveaux embauchés depuis 2010.

    De leur côté, des pilotes de la compagnie Virgin Atlantic et des bagagistes ont également menacé de mener des actions.
    Ces mouvements en série interviennent au terme d’une année chargée sur la plan social au Royaume-Uni : 304 000 jours de grève ont été enregistrés entre octobre 2015 et octobre 2016, selon l’Office des statistiques nationales (ONS), contre 205 000 jours lors des douze mois précédents, soit une hausse d’un tiers.

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  • Des millions de Londoniens étaient affectés lundi par une nouvelle grève dans le métro, dernier épisode d’un début d’hiver cauchemardesque pour les voyageurs britanniques confrontés à une multitude de mouvements sociaux.

    Le plus vieux métro du monde, inauguré en 1863, était très fortement perturbé depuis dimanche soir. La plupart des stations de la zone 1 du centre de la capitale britannique sont restées fermées et seuls quelques trains devaient circuler lundi, avant un retour à la normale espéré pour mardi matin.

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  • Une série de grèves devrait commencer en Grande-Bretagne cette semaine, indiquant une rébellion naissante des travailleurs contre les efforts des syndicats pour supprimer l’opposition à l’assaut des entreprises et des gouvernements sur les emplois, les salaires et les conditions de travail.

    Dimanche soir, des membres de l’Union nationale des travailleurs des chemins de fer, des transports maritimes et des transports (TSSA) ont débrayé pendant 24 heures pour protester contre les conditions dangereuses résultant des fermetures de guichets et des pertes d’emplois. La grève paralysera une bonne partie du réseau du métro de Londres, avec la fermeture de nombreuses stations centrales de Londres.

    Mardi, les conducteurs de train employés par Southern Rail, qui est géré par la franchise Govia Thameslink Railway, débrayeront pendant 48 heures, avec une grève supplémentaire de 24 heures qui se tiendra vendredi. Les conducteurs protestent contre la décision de l’entreprise d’imposer des trains opérés seulement par les chauffeurs (DOO) en éliminant le rôle d’opérateur des portes des contrôleurs et en réduisant leur mission à la perception des tarifs. Cette démarche, mettant en danger la sécurité publique, vise à terme l’élimination des contrôleurs sur les chemins de fer.

    Southern, soutenu à fond par le gouvernement conservateur, a affirmé qu’ils étaient fondés à imposer les DOO, citant un rapport du Bureau du rail et de la route (ORR), un service gouvernemental non ministériel. Ian Prosser, l’inspecteur en chef des chemins de fer, a déclaré : « L’ORR est convaincu qu’avec un équipement approprié, des procédures appropriées et un personnel compétent en place, c’est une méthode de travail sûre »[Sans italique dans l’original]. Cependant, cet organisme financé par l’industrie ferroviaire, truffé de responsables nommés par les Tories (Conservateurs), a été obligé de reconnaître que ces procédures, équipements et personnel n’existent pas actuellement, mettant en évidence plus de 20 failles de sécurité graves liées au DOO et concluant que jusqu’à ce que les DOO soient modifiés, ils restent peu sûrs.

    Les conducteurs ont averti que supprimer les contrôleurs représenterait un risque pour les passagers à la fois à bord et en descendant du train, où seulement des images granuleuse de caméras CCTV sont disponibles pour vérifier si on peut fermer une porte en toute sécurité.

    Mardi et mercredi, le personnel de cabine de British Airways (BA) doit se mettre en grève en signe de protestation contre un système de salaires à deux niveaux et des salaires de misère. Les taux de rémunération pour les 4000 membres de l’équipage de cabine impliqués commencent à seulement 12 000 livres annuels, plus 3 livres de l’heure de vol [14 000 euros annuels et 3,5 euros de prime horaire, ndt]. Deux mille d’entre-eux sont dans le syndicat Unite.

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  • Ces grèves se produisent en raison du sabotage d’une précédente série d’actions qui devait avoir lieu chez les employés des postes, le personnel du Southern Rail et le personnel des aéroports pendant la période de Noël et du Nouvel An. Le Syndicat des travailleurs de la communication s’est assuré qu’une grève des employés des Bureaux de poste de la Couronne se limite à seulement 4000 de ses membres dans 50 bureaux.

    Le 20 décembre, Unite a annoncé qu’une grève salariale de 1500 de ses membres employés par l’entreprise de manutention de bagages Swissport était annulée, car le syndicat recommandait aux travailleurs d’accepter une nouvelle offre salariale.

    Avant Noël, les équipages de British Airways devaient également faire grève, mais peu de temps après son intervention auprès de Swissport, Unite, le plus grand syndicat de Grande-Bretagne, en complicité avec la compagnie a annulé la grève. Le secrétaire général, Len McCluskey, est intervenu personnellement dans les négociations et le syndicat a recommandé une offre salariale qui a ensuite été rejetée par les membres par une marge de 7 à 1.

    Le RMT n’a pas pu empêcher une grève des contrôleurs à Southern les 18 et 20 décembre, mais le syndicat a offert à la compagnie une trêve de Noël.

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  • Dans des conditions de crise croissante pour l’élite dirigeante britannique, le gouvernement insiste pour que les travailleurs sacrifient leurs acquis sociaux historiquement gagnés pour que les entreprises britanniques puissent concourir dans un environnement post-Brexit.

    En mars, la Loi sur les syndicats du gouvernement entrera en vigueur, imposant comme condition dans les votes de grève des « services publics importants », y compris les transports, une participation de 50 pour cent et un vote de grève de 40 pour cent de l’ensemble de la main-d’œuvre.

    Des mesures encore plus draconiennes sont demandées. Avant les grèves de Noël, le député conservateur Chris Philp a déclaré que toute grève proposée dans le secteur public devrait être tenue légalement de paraître devant un juge de la Haute Cour « qui déterminerait si la grève était déraisonnable et disproportionnée pour qu’elle continue ».

    Philp fait partie d’un groupe de 20 députés conservateurs qui ont discuté de ses propositions avec la Première ministre Theresa May. Il propose également que « nous suivions ce que font le Canada, l’Italie et l’Espagne en veillant à ce que, même s’il y a des grèves dans le secteur public, 50 pour 100 des services devraient continuer à fonctionner.

    Contraints d’appeler des actions limitées pour faire preuve d’opposition, les syndicats cherchent désespérément à prouver que la suppression des luttes peut être menée dans le cadre des arrangements juridiques existants, en utilisant leurs services.

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