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Impérialisme et lutte des classes dans la Péninsule Arabique (1) - Matière et Révolution
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Impérialisme et lutte des classes dans la Péninsule Arabique (1)

mardi 11 février 2014, par Alex

La Péninsule arabique vue de France, à tort, comme une région lointaine et étrangère

Le capitalisme a certes définitivement mondialisé l’économie, la vie sociale et la politique. Cependant les liens se reflètent plus lentement dans les consciences des travailleurs lorsqu’ils se limitent à la circulation des capitaux et des marchandises (pétrole etc) et ne s’accompagnent pas du brassage de populations. Un travailleur en France entre régulièrement en contact avec des algériens, marocains, maliens ou autres populations issues des anciennes colonies françaises. Mais depuis 200 ans la Péninsule fut une zone de domination quasi-exclusivement anglaise puis américaine. La classe ouvrière de ces pays provient surtout des anciennes colonies ou protectorats anglais.

Cette absence de brassage massif des populations de la Péninsule arabique et de la France est renforcée chez nous par l’idéologie du rejet envers la « civilisation arabo-musulmane » largement inculquée aux travailleurs d’ici dans nos écoles :

Sur cent traités historiques que vous feuilletterez, vous n’en trouverez guère plus de deux qui mentionnent son nom. Aujourd’hui encore pour tout écolier occidental l’étude de l’histoire du monde-celle de la littérature, de l’histoire et des sciences-débute par un examen superficiel de que furent l’Egypte ancienne et Babylone pour s’arrêter ensuite longuement sur la Grèce et Rome puis, après un coup d’oeil rapide jeté vers Byzance, passer aussitôt au Moyen-Age chrétien et de là enfin aux temps modernes (...) Qu’en ce temps-là aux portes même de l’Europe les Arabes aient porté pendant les trois-quarts d’un millénaire le flambeau de la civilisation, qu’ils aient donc connu une période de splendeur deux fois plus longue que celle des Grecs, qu’ils aient en vérité influencé l’Occident plus directement et plus diversement que ces derniers, qui s’en soucie ? On ne leur accorde une certaine importance qu’en fonction de leur rôle vis-à-vis des Grecs : ce sont eux qui ont « transmis » à l’Occident les trésors des Anciens. Cette simple phrase qui prétend rendre hommage au service que les Arabes ont rendu à l’Occident ne réussit qu’en fait à les amoindrir en réduisant leur rôle à celui de simples intermédiaires tout en passant sous silence l’essentiel de leurs oeuvres. Le Soleil d’Allah Brille sur l’Occident (S. Hunke, 1960)

Montrer en quoi cette région et ses travailleurs sont proches de nous devrait être le but des révolutionnaires, mettant à jour l’approfondissement de la mondialisation depuis que Marx et Engels en ont fait une des caractéristiques du capitalisme dans le Manifeste en 1847.

Un article de LO sur la Péninsule Arabique

Dans le dernier numéro de la revue Lutte de Classe du groupe Lutte Ouvrière on peut lire un article intitulé Péninsule Arabique - Les pétromonarchies, un concentré des contradictions du capitalisme

Il est bon qu’un groupe qui se dit trotskyste comme LO décrive cette région lointaine dans une publication qui s’adresse aux militants, voire aux travailleurs d’ici.

Cependant à la fin de la lecture un militant ouvrier d’ici peut se demander à juste titre : mais quel lien y a-t-il entre ma lutte et celle des travailleurs de là-bas ? Quelles perspectives, quel combat avons-nous en commun, ou en parallèle par rapport aux pays de la Péninsule arabique ? Aucun début de réponse de LO, pas même une description de ce que différents groupes politiques de la péninsule mettent en avant comme l’abolition des monarchies. Quant à l’implication de "notre" impérialisme français dans cette région, elle est à peine évoquée.

C’est parce que l’article de LO se différencie assez peu de ceux de la presse spécialisée et n’offre aucune perspective pour les militants d’ici ou de là-bas que le présent texte propose un complément d’information et un autre point de vue politique.

En tout premier lieu ce qui est discutable est le paragraphe-conclusion de l’article de LO, :

Ce qui manque aux ouvriers du Golfe, c’est la conscience sociale et politique, la conscience de leur propre force par-delà leur diversité ethnique. Quand ils trouveront les voies pour dépasser, par leur organisation, la crainte que leur impose la précarité entretenue, ils seront capables de luttes plus impressionnantes que les plus hautes tours qu’ils ont contribué à construire, car autrement porteuses d’avenir  !

Comme si une telle formule ne pouvait pas s’appliquer à n’importe quel pays ... y compris la France ! La question de la « diversité ethnique » de la classe ouvrière fut posée en France récemment par des mouvements massifs de sans-papiers. C’est à l’occasion de ces luttes de travailleurs contre des discriminations basées sur leur nationalité, voire leur « ethnie », que des révolutionnaires peuvent briser cette diversité pour la fondre en une unité de classe. Mais les derniers mouvements des travailleurs sans-papiers en France n’ont pas mobilisé LO, qui relègue ces luttes au chapitre "humanitaire", en laisse la direction aux bureaucratie syndicales (Sud, CGT) ou associations. Une des tâches communes à la France et à l’Arabie est donc passée sous silence, un exemple contagieux que des révolutionnaires d’ici pourraient donner est boycotté par LO, dans la théorie autant que dans la pratique.

De plus la conscience sociale et politique des ouvriers du Golfe existe bel et bien. Il n’est pas difficile à Abu Dhabi ou Dubaï d’avoir une discussion avec de jeunes Iraniens sur leur révolution de 1979 ; avec une employée de cafeteria des Philippines sur la condition de la femme en Arabie saoudite ou dans son pays d’origine, le seul au monde qui interdit le divorce ; avec un chauffeur de taxi syrien ou afghan sur le rôle de l’impérialisme américain dans leurs guerres ; avec un employé de poste népalais sur les élections qui viennent d’avoir lieu fin 2013 dans son pays ; avec un chauffeur de bus indien sur les problèmes de l’investissement dans les émirats du Golfe (même si l’anglais des Indiens est parfois plus difficile à comprendre que les arcanes de la finance mondiale !).

Toute l’Asie est largement représentée dans cette région, par des travailleurs venant de nations et pays qui furent fondateurs de religions, d’empires, d’organisations politiques, syndicales, de guerilla, de luttes anti-coloniales, paysannes et ouvrières massives. Les travailleurs qui viennent de ces pays ne perdent pas leur culture politique ou sociale en arrivant dans la Péninsule arabique. Leurs difficultés à s’organiser pour s’exprimer collectivement dans le sens de leurs intérêts est donc loin d’être causé par leur « manque de conscience ».

Balayons avant tout en premier lieu devant notre porte impérialiste : un facteur majeur de l’écrasement des travailleurs de la Péninsule est l’absence de force politique ouvrière internationaliste dans les métropoles impérialistes, USA, Grande Bretagne et France ainsi qu’en Inde, au Pakistan, au Bangladesh, Philippines, Chine et dans tous les pays d’origine des travailleurs de la Péninsule. Ce facteur, ainsi que les précédents « manques de conscience » internationaliste dans « notre » mouvement ouvrier en France en 1914, 1917, 1936 etc. sont inexistants dans l’article de LO. Un succès de l’extrême gauche dans la régularisation en France des travailleurs Philippins, Chinois, Indiens, Pakistanais, Bengalis aurait mécaniquement un impact dans la Péninsule. Notre manque de conscience et d’organisation dans notre France impérialiste, à peu près égal à celui des travailleurs d’Arabie, n’est pas donc évoqué dans l’article de LO, qui devient ainsi donneur de leçon.

Un des ennemis majeurs des travailleurs de la péninsule arabique est en effet notre impérialisme français. Un point absent dans l’article de LO, on a du mal à en croire ses yeux, est l’existence d’une base militaire française dans la Péninsule (à Abu Dhabi). Le mot d’ordre minimum pour des révolutionnaires est « Troupes Française, hors d’Abu Dhabi et de la Péninsule Arabique ! ».

Après ces remarques générales commentons donc et complétons l’article de LO :

Le titre de l’article de LO est

Péninsule Arabique - Les pétromonarchies, un concentré des contradictions du capitalisme

Ce qu’on peut qualifier de pétromonarchies ce sont les six Etats : Koweit - Bahrein - Qatar -Arabie Séoudite - Oman - Emirats Arabes Unis (7 émirats dont Abu Dhabi et Dubai). L’article de LO se limite donc à l’étude des membres du CCG (Conseil de Coopération du Golfe, GCC en anglais).

Un autre important pays de la péninsule est pourtant le Yémen. Il est juste de souligner que ces Etats présentent un concentré des contradictions du système capitaliste ... comme la France .... ou n’importe quel autre pays de la planètte ! Donc puisque nous vivons tous dans ce système, les contradictions sont fondamentalement les mêmes ici et là-bas. Cette base commune devrait permettre de trouver des bases objective pour une combat commun ici et là-bas, mais l’article de LO ne fait pas un pas dans cette direction, le titre reste donc une décoration littéraire.

Mais plus que les contradiction du capitalisme, ce sont peut-être les contradictions de l’impérialisme qui caractérisent cette région. Premièrement car le capitalisme dans ces pays n’est qu’une annexe créée par les capitaux des grandes puissances. Deuxièmement car les rivalités impérialistes en particulier entre la Chine et les USA sont, autant que le pétrole, la cause de la présence des USA. Or ces rivalités Chine-USA ne sont pas mentionnées dans l’article. Ne sont-elles pas une des contradictions majeures du capitalisme de notre époque, qui est l’impérialisme ?

L’article commence ainsi :

Le choix de Dubaï pour accueillir l’Exposition universelle 2020 et celui du Qatar pour la Coupe du monde de football 2022 ont contribué à faire apparaître ces monarchies pétrolières comme des puissances émergentes, courtisées en tout cas par nombre de chefs d’État occidentaux et de membres d’institutions comme la FIFA. Pourtant ces États, au-delà d’un essor économique tangible, ont une puissance d’autant plus limitée qu’ils sont petits et faiblement peuplés : leur dépendance vis-à-vis des pays impérialistes est ancienne et profonde.

Certes, il est parfois légitime pour une entrée en matière d’utiliser une actualité comme l’expo universelle ou la coupe du monde de football, mais un fait d’actualité énorme est aussi celui ... du Printemps arabe qui après la Tunisie et l’Egypte a touché Bahrein, le Yémen, même Oman à des degrés divers. Une question fondamentale que tout révolutionnaire peut se poser est l’avenir du Printemps arabe dans la péninsule, en particulier à Bahrein, mais la révolution dans cet émirat n’est abordée dans l’article ! Il est vrai que le concept de « Printemps arabe » est récusé par LO.

Mais même sans replacer les révoltes du Bahrein et du Yémen dans ce contexte, ce sont des révoltes qui en soi méritent d’être étudiées par les révolutionnaires, ou au moins mentionnés quand on parle de la Péninsule. Du point de vue théorique ils sont des exemples types de luttes sociales liées aux questions religieuses (Bahrein) et tribales (Yémen). Comme la question nationale étudiée par Lénine, les questions religieuses et tribales sont un sac de noeuds que des militants communistes doivent se préparer à affronter, autant en France qu’en Arabie, en Afrique.

Il est intéressant de citer un auteur qui axe son livre sur ces Etats autour de deux points qui vont dans le sens inverse de LO. Cet auteur voit deux traits fondamentaux fondamentales des Etats de la péninsule :

1) ces pays sont partie prenante du printemps arabe d’une manière ou d’une autre, le titre de son livre est Le Printemps Arabe et les Etats du Golfe

2) ces pays ne connaissent pas d’« essor économique tangible » que mentionne LO, contrairement aux apparences.

L’auteur en question est un ancien ministre du pétrole du Qatar, Mohamed Althani :

Malgré les quantités énormes de capital qui ont afflué dans la région du Golfe au cours des dernières décennies aucune base industrielle n’a vu le jour dans les pays du GCC et aucun changement n’est en vue (...) La théorie de l’Etat rentier est importante pour comprendre les problèmes auxquels les Etats du GCC sont confrontés. Le terme d’Etat rentier a été forgé en 1970 par Hossein Mahdavi à propos de l’Iran.

The Arab Spring & the Gulf States M. Althani (2012)

Ce point de vue théorique permet à cet ex-ministre du Qatar d’étudier dans un même cadre les pays riches du GCC et les pays arabes moins riches comme la Tunisie, l’Egypte, car tous partagent ce problème de l’absence d’une vraie bourgeoisie industrielle nationale. Ils partagent de plus un facteur non négligeable qui rend impossible une étude séparée des pays du CCG : les travailleurs migrants des pays arabes pauvres vers les pays de la Péninsule. Certes dans le paragraphe 2 de l’article de LO ce fait majeur est mentionné, mais de façon très abstraite :

Quant au sort qu’ils font, eux et les autres pétromonarchies de la péninsule Arabique, aux travailleurs immigrés, tenus sous tutelle et parfois massivement expulsés, comme en Arabie saoudite ces derniers mois, il révèle une autre forme de dépendance de leur part, vis-à-vis de la classe ouvrière celle-là.

Comme si une telle formule ne pouvait pas s’appliquer à n’importe quel pays ... y compris la France ! Là encore il faudrait souligner que cette politique est la même qu’en France ! Ce facteur qui objectivement nous rapproche des travailleurs de ces pays est omis. Comme on l’a vu, pour LO la question des sans-papiers d’ici n’est pas au programme de la "vraie" classe ouvrière, c’est la tâche des associations humanitaires.

Les travailleurs immigrés de la Péninsule forment dans la plupart des pays la majorité de la population active, mais la population immigrée est très diverse, et désigner les « travailleurs immigrés » comme des exploités est un raccourci. On ne peut remplacer une analyse en termes de classes sociales, par une analyse en termes d’« immigration » comme le font nos politiciens et leur sociologues.

En effet on trouve dans la Péninsule toutes les strates de la classe des salariés, des plus exploités aux salariés de luxe des exploiteurs.

Une partie des « travailleurs immigrés » n’est pas exploitée. La plus haute couche provient principalement des puissances impérialistes : USA, GB, France. Parmi eux de hauts cadres de l’industrie ou de la finance. D’autres travailleurs immigrés issus de ces trois pays impérialistes ou autres pays riches reçoivent un salaire net à peine supérieur à celui qu’ils recevraient dans leur pays mais divers avantages en nature les poussent à migrer. Un seuil critique est par exemple souvent un niveau de revenu d’environ 1000 dollars par mois. Les immigrés qui sont au dessus peuvent faire venir leur famille, les autres non. Parmi ceux qui gagnent moins de mille dollars on voit donc des parents qui ne peuvent rendre visite à leurs enfants au pays que tous les 2 ou 3 ans, des familles (dont des musulmanes) sont écartelées.

Le salaire d’un travailleur dépend quasi-automatiquement de sa nationalité. Des lignes de classes sont souvent confondues dans ces pays avec des différences nationales (comme ici d’ailleurs), il est donc vital que des révolutionnaires de France, des USA ou de GB dénoncent le rôle de leur impérialisme dans cette région, pour que des haines nationales ne remplacent pas une lutte de classe.

Certes l’article de LO, dans un paragraphe qu’on commentera plus loin décrit cette diversité des travailleurs immigrés qui contredit la formule du paragraphe 2 qui met tous les immigrés dans le même panier. Mais un autre aspect politique fondamental n’est pas abordé dans l’article de LO. Par exemple des immigrés qualifiés du Maghreb sont beaucoup mieux reçus là-bas qu’en France. De même des Jordaniens, Palestiniens, Libanais ont trouvé un endroit où faire vivre leur famille à l’abri des guerres. Ces travailleurs immigrés arabes ressentent souvent une reconnaissance envers un pays comme les Emirats Arabes Unis. Une des bases du nationalisme pan-arabe se trouve donc dans les pays du Golfe. L’orientaliste Gilles Kepel l’évoque dans ses livres, mais il a tort de voir dans tous ces migrants arabes des fondamentalistes convertis par leur salaire. Ils restent souvent de bon-vivants, des sympathisants de la gauche politique, voire des athées. Parmi ces migrants arabes, ou turcs on trouve des femmes hautement qualifiées qui peuvent travailler et vivre de manière indépendante, ne pas porter le voile, ne pas être harcelée dans la rue (à Abu Dhabi par exemple, une ville très sûre) contrairement à ce qui se passe dans leur pays d’origine comme par exemple l’Egypte. Même les plus exploités des immigrés ont souvent une bien meilleure situation dans les monarchies du Golfe que dans leur pays d’origine ... sinon ils ne migreraient pas ! Ils représentent donc une sorte d’aristocratie ouvrière de leur nation d’origine. Certes certains migrent sous la pression de la situation qu’ils connaissent dans ce pays d’origine, pas par choix. Mais tout cela fait penser que les travailleurs du CCG sont écrasés non par leur manque de conscience, mais

1) soit parce qu’ils deviennent une d’aristocratie ouvrière par rapport aux prolétaires de leur nation d’origine, qu’ils soient des salariés très pauvres ou assez bien payés

2) soit parce qu’ils sont écrasés à distance par les exploiteurs de leur pays d’origine (patron, propriétaires terriens, usuriers, famille, caste, patriarcat, religion) qui les ont obligés à migrer, autant que par leurs patrons du Golfe.

Ces aspects sont soulignés par de nombreux reportages sur la région. Par exemple par une journaliste française qui a séjourné dans les Emirats Arabes Unis :

Chacun est là pour « faire de l’argent », c’est encore plus vrai pour les plus pauvres d’entre eux qui ont quitté leur pays pour assurer leur survie et celle de leur famille. Il serait surprenant, dans ce cas, de les voir s’unir pour « tuer la poule aux oeufs d’or » (...) La communauté palestinienne représente plus de 50 000 personnes dans les Emirats et constitue une sorte de bourgeoisie. Au début de l’essor pétrolier, les Palestiniens ont rempli les rôles de cadres, techniciens, administratifs, enseignants, banquiers et architectes (...) Ainsi les Palestiniens supportent-ils des loyers très élevés qui s’ajoutent à la contribution de l’OLP prélevée à la source sur leur salaire

Les Emirats Arabes Unis (M. Jegou, 1983)

et par un jeune sociologue ayant interviewé des travailleurs indiens à Bahrein :

Les fondements du rapport de force déséquilibré entre le citoyen-sponsor et le travailleur étranger dans le Golfe sont mis en place bien avant que le travailleur pose le pied en Arabie.

City of Strangers (A. Gardner, 2010)

Dans les deux cas c’est en liaison avec les pays d’origine de ces salariés, y compris la France, que se posent les problèmes, d’autant plus que les pays de la Péninsule sont des pays où les migrants ne peuvent pas s’installer, ils sont immigrés temporaires, devront retourner dans leur pays un jour ou l’autre.

Quelles tâches se posent-elles dans les pays d’origine des travailleurs de la Péninsule arabique aux partis révolutionnaires, pour lier leurs luttes à celles des travailleurs de la Péninsule ? Ce n’est pas le type de problème que se pose LO. La suite du texte de LO sera commentée dans un article à venir.

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