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Multiplication des attaques contre les syndicalistes de Guadeloupe, territoire colonisé par la France - Matière et Révolution
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Multiplication des attaques contre les syndicalistes de Guadeloupe, territoire colonisé par la France

samedi 17 janvier 2015, par Robert Paris

Multiplication des attaques contre les syndicalistes de Guadeloupe, territoire colonisé par la France

Nous nous associons à l’appel qui suit :

Le syndicaliste de l’UGTG Charly LENDO est convoqué devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre le Mardi 20 Janvier 2015. ex-Secrétaire Général Adjoint de l’UGTG est poursuivi pour homicide involontaire indirect. Il est tenu pour responsable de la mort accidentelle d’un jeune motard survenue en février 2009 dans le cadre de la mobilisation du LKP. Là encore, il s’agit de criminaliser l’action syndicale et de diaboliser ceux qui luttent. Les choses sont claires : ils veulent faire taire l’UGTG par tous moyens.

Depuis le mouvement LKP de 2009, ce sont plus de 100 militants syndicalistes de l’UGTG qui ont été convoqués par la justice alors qu’ils ne faisaient qu’exercer leur mandat syndical. Rapporté à la population salariée de la France, ce chiffre correspond à 15 000 militants syndicalistes convoqués devant les tribunaux. Même les avocats défenseurs des syndicalistes ont fait l’objet de pressions visant à les empêcher d’exercer leur métier.

A travers Charly LENDO, c’est l’UGTG qui est visée. L’objectif du pouvoir : criminaliser et diaboliser l’action syndicale. C’est le droit pour chacun de revendiquer et de se battre pour ses revendications qui est attaqué. C’est la liberté syndicale qui est menacée.

Aussi, à travers ce procès du 20 janvier 2015, il s’agit pour le pouvoir et le patronat, de tenter de museler la contestation, de terroriser les militants syndicaux pour mieux dépouiller les travailleurs et le peuple de Guadeloupe.

En Guadeloupe, le patronat, soutenu par l’Etat, s’attaque aux acquis sociaux des travailleurs et des larges masses. C’est la remise en cause des seuils sociaux et de la représentativité des syndicats. C’est le piétinement du repos dominical et de la réglementation du travail nocturne. C’est le refus de toute négociation en branche professionnelle. C’est aussi la remise en cause du salaire minimum, des 35 heures, des jours fériés. Tout cela au nom de la croissance. Le 14 janvier, à la Bourse du travail à Paris, s’est tenu, à l’appel du Comité international contre la répression (CICR), un meeting de soutien pour l’arrêt de la répression anti syndicale en Guadeloupe. Le 6 juin 2011, toujours à la Bourse du travail, Elie Domota avait dressé un terrible réquisitoire contre les conditions de vie et de travail des travailleurs, paysans et jeunes, et contre la parodie de justice qui vise à « criminaliser l’activité syndicale » dans ce qu’il a rappelé être, non pas un « département d’outre-mer », mais l’une des dernières colonies françaises. En conclusion, il a appelé à la mobilisation et à la solidarité des travailleurs et de leurs organisations en appui aux militants ouvriers persécutés en Guadeloupe et dans le monde.

C’est loin d’être le premier ni le seul procès bidon.

Voyons cet exemple : Gabriel BOURGUIGNON : RELAXÉ !

Freddy LOUISE : RELAXÉ !

Michel MADASSAMY : CONDAMNÉ à 3 mois de prison avec sursis ! Voilà la sentence prononcée par le tribunal de Pointe-à-Pître ce mardi 9 août 2011 à l’encontre des trois militants de l’UGTG.

ll aura donc fallu près de 10 ans de procédure pour découvrir qu’il n’y a jamais eu de tentative d’incendie, ni de mise en danger de la vie d’autrui, ni de rébellion contre la force publique. Et pourtant, nos camarades ont été frappés, maltraités et présentés comme des criminels, des terroristes.

Nous l’avons compris, tout comme Michel Madassamy en 2001, il fallait donc en épingler un et leur choix s’est naturellement porté sur Charly Lendo, « la bête noire » des patrons magouilleurs de l’hôtellerie. On le voit bien, l’Etat veut sa revanche.

NOU PARÉ NOU PARÉ –NOU PÉKÉ FÈ DÈYÈ, NOU SÉ PITIT A KONBATAN !! PÉKÉ FÈ DÈYÈ, NOU SÉ PITIT A KONBATAN !! PÉKÉ FÈ DÈYÈ, NOU SÉ PITIT A KONBATAN !!

GRAN SANBLÉ KONT RÉPRÉSYON :

MAWDI 20 JANVYÉ 2015

A 2zè DOUVAN TRIBUNAL LAPWENT.

RÉPRÉSYON AWA – SENDIKALIS PA KRIMINÈL !

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