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Le syndicalisme réformiste contre la lutte de classe et la révolution - Matière et Révolution
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Le syndicalisme réformiste contre la lutte de classe et la révolution

vendredi 28 août 2015, par Robert Paris

Le syndicalisme réformiste contre la lutte de classe et la révolution

Où mène le syndicalisme dit « responsable » de dialogue social ?

Un exemple : la dernière lutte des personnels hospitaliers en France

Un autre exemple : la lutte des personnels de Radio France

L’avenir de nos luttes nécessite de tirer des leçons des luttes passées

Qui détruit le syndicalisme de classe du prolétariat ?

Syndicats contre luttes de classes révolutionnaires

Les syndicats, la crise de l’impérialisme et la nouvelle période de la révolution prolétarienne

Les syndicats et les révolutionnaires

Le courant marxiste et les syndicats

Les syndicats sont-ils nos amis ou nos ennemis ?

Parti révolutionnaire, syndicats et soviets : quelle politique pour les militants révolutionnaires ?

Syndicats / travailleurs : Un fossé grandissant

Méthodes de lutte des centrales syndicales et méthodes ouvrières

Réformisme version Force Ouvrière

Réformisme version CGT

Où va le syndicalisme ?

Quelle intervention des militants révolutionnaires dans la classe ouvrière au travers des luttes actuelles

Discussion sur les syndicats

Rosa Luxemburg

Munis et Péret

Michel Pichette

Evolution du syndicalisme ouvrier

Chronologie syndicale des luttes ouvrières en France et dans le monde - Les raisons de la défaite

Le syndicalisme et l’Internationale Communiste

Des comités de travailleurs et du parti révolutionnaire dans la révolution

Lénine et l’auto-organisation des travailleurs

Les révolutionnaires doivent-ils militer dans les syndicats réactionnaires ?

Brefs commentaires sur la question des syndicats à l’époque de décadence impérialiste

Le point de vue de Trotsky

La CNT espagnole contre la révolution sociale

Le syndicalisme « anarchiste »

Les syndicats « libres » de Pologne

Les réformistes, de la gauche bourgeoise et politicienne ou des bureaucraties syndicales, sont des adversaires résolus de la conscience et de la lutte de classe... même quand ils sont dans la rue et se prétendent avec les travailleurs en grève !!!!

Un article de 2013 :

Les travailleurs se rebellent contre les syndicats collaborationnistes

Quatre ans et demi après l’effondrement financier de 2008, de nombreux signes révèlent une combativité croissante au sein de la classe ouvrière internationale.

En réaction à la crise, la classe dirigeante est en train d’imposer des mesures d’austérité sans précédent en sus des licenciements et des réductions de salaires. Le consensus général existant au sein des parlements, des sièges gouvernementaux et des conseils d’administration des grandes entreprises est que la classe ouvrière, soit la vaste majorité de la population mondiale, doit payer pour une crise qu’elle n’a pas créée et dont elle n’est pas responsable.

Les luttes sociales de masse qui ont éclaté en 2011 franchissent une nouvelle étape. Les grèves se poursuivent en Egypte contre le Fonds monétaire international et le régime soutenu par les Etats-Unis ; les travailleurs des ferries et les agents des transports ont débrayé en Grèce et les travailleurs espagnols ont organisé des protestations de masse contre les exigences d’austérité de l’Union européenne ; les travailleurs de l’automobile en France ont occupé des usines menacées de fermeture ; des dizaines de millions de travailleurs en Inde ont paralysé la semaine dernière une grande partie du pays par une grève générale de 48 heures.

Les mêmes problèmes surgissent dans chacune de ces luttes. Alors que la volonté de lutter et la persévérance ne font pas défaut, chaque section de travailleurs a été obligée de se confronter à la question de la direction et de l’organisation. Dans la mesure où ces luttes demeurent sous le contrôle des syndicats et des soi-disant partis de « gauche », elles seront de nouveau manipulées par l’establishment politique et trahies.

La logique objective de la lutte des classes, pousse cependant la classe ouvrière dans une autre direction. Les travailleurs cherchent à se libérer de la mainmise des bureaucraties droitières et de la répression artificielle du conflit social qui dure depuis des décennies.

A la fin de l’année dernière, les mineurs des mines de platine d’Afrique du Sud s’étaient révoltés contre le syndicat national des mineurs (NUM) qui agit en tant que pourvoyeur de main-d’œuvre bon marché pour les sociétés minières mondiales. La réponse du NUM a été de collaborer avec le gouvernement du Congrès national africain (ANC) dans le recours à la force pour réprimer la rébellion.

En Allemagne, les travailleurs de l’automobile de l’usine GM-Opel de Bochum ont commencé à appeler à ne pas payer les cotisations syndicales et à quitter en masse le syndicat IG Metall qui n’a rien fait pour lutter contre la fermeture de l’usine.

Pour la classe dirigeante, la perspective de luttes de la classe ouvrière en dehors du cadre des syndicats officiels est profondément inquiétante. C’est aux Etats-Unis que les implications de cette évolution sont les plus explosives.

Les Etats-Unis sont le pays le plus inégalitaire des pays industrialisés. Et pourtant, depuis trois décennies, alors même que la fortune de l’aristocratie financière grimpe en flèche et que les conditions de vie de la masse des travailleurs se dégradent, chaque lutte de la classe ouvrière est isolée et vaincue. En cela, les syndicats officiels jouent le rôle central.

Dans ce contexte, la constitution d’un comité d’action par la base des travailleurs des bus scolaires de New York City apparaît comme un développement hautement significatif.

Les travailleurs ont formé ce comité après la trahison, par le syndicat Amalgamated Transit Union et le reste des syndicats de la ville, de la grève des 9.000 chauffeurs de bus scolaires, surveillants et mécaniciens. Bien qu’il y ait eu un large soutien pour une lutte contre le maire multimillionnaire de la ville, Michael Bloomberg, l’ATU, la centrale syndicale AFL-CIO, les syndicats du métro et des bus, le syndicat des enseignants et le reste des syndicats de la ville ont isolé la grève. Elle a été terminée sans qu’il y ait eu une réunion ou un vote des membres et sans qu’aucune des revendications n’ait été satisfaite.

L’ATU avait dès le départ fait clairement savoir qu’il était prêt à accepter le plan de Bloomberg de faire des travailleurs des bus scolaires des travailleurs intérimaires à bas salaire tant que l’ATU conserverait son droit et serait autorisé à prélever les cotisations sur les salaires des travailleurs, quel que soit le montant de leur salaire. Les dirigeants de l’ATU ont cherché à se servir des travailleurs comme de pions en espérant convaincre Bloomberg et le patronat qu’ils réussiraient à réaliser la réduction des coûts plus efficacement avec plutôt que sans le syndicat.

La grève des travailleurs des bus scolaires de New York s’est déroulée comme d’innombrables autres luttes. Les travailleurs sont confrontés à une classe dirigeante impitoyable et sont piégés dans des organisations qui acceptent l’intégralité du cadre dominé par les entreprises et qui travaillent activement à la défaite des travailleurs qu’elles prétendent représenter. L’appauvrissement des travailleurs ne modifie en rien le revenu des cadres de la classe moyenne supérieure qui dirigent les syndicats.

La condition préalable à une lutte sérieuse et efficace est une rupture organisationnelle avec les syndicats officiels. Les travailleurs eux-mêmes commencent à le reconnaître.

Au début de la réunion de New York qui était consacrée à la création du comité d’action des travailleurs de la base, un chauffeur de bus scolaire expérimenté a annoncé que ceci n’était « pas une réunion syndicale » mais une réunion « des membres pour les membres. » Cette déclaration reflète la prise de consciente grandissante de ce que les intérêts du syndicat et les intérêts des membres sont fondamentalement opposés.

La transformation des syndicats en organisations anti-ouvrières n’est pas simplement le fait de responsables corrompus mais plutôt de l’échec de l’ensemble de leur programme qui est fondé sur la subordination de la classe ouvrière au système capitaliste et aux besoins mondiaux du capitalisme américain et qui est appliqué de manière centralisée par la subordination politique des travailleurs au Parti démocrate.

Alors que la lutte des travailleurs commence à échapper au cadre syndical, l’intensification de la combativité s’accompagne d’une réceptivité grandissante à la perspective du socialisme. Durant la grève des chauffeurs de bus scolaires, de nombreux travailleurs ont commencé à se rendre compte que l’unique publication qui leur disait la vérité et exprimait leurs intérêts était le World Socialist Web Site. Nos mises en garde contre la trahison du syndicat et notre révélation du rôle joué par les Démocrates ont été entièrement confirmées par ce que les travailleurs eux-mêmes ont vécu.

De nombreuses questions politiques doivent encore être clarifiées. Mais les efforts grandissants entrepris par les travailleurs américains pour rompre avec les syndicats pro-patronaux, de même que leur ouverture d’esprit à l’égard du socialisme représentent un changement historique dont les implications sont des plus importantes pour la lutte des classes internationale. Des millions de travailleurs commencent à comprendre qu’ils sont confrontés non seulement à un grand groupe ou responsable gouvernemental particulier, mais à tout un système socio-économique.

Par Jerry White

POUR CONCLURE :

Les syndicats contre la révolution, de Benjamin Péret et Grandizo Muniz

1 Message

  • LES CHEFS RÉFORMISTES RÉPUDIENT LA LUTTE DE CLASSES

    Après avoir brisé l’unité syndicale, les chefs réformistes s’attachent à établir les « principes » de leur action. Tous leurs efforts s’appliquent à démontrer à la bourgeoisie que grâce à eux le prolétariat supportera le fardeau de la guerre que la bourgeoisie mène pour son intérêt. Il faut dire qu’une semblable tâche n’est guère facile ; les chefs réformistes sont pris entre le marteau et l’enclume, entre la nécessité de dorer (de mots) la pilule aux masses travailleuses, et les exigences de la guerre impérialiste : cesser toute équivoque, parler le langage brutal de la « paix sociale ». Sinon la bourgeoisie saurait se passer d’eux. Forcés de prêcher la paix sociale, ils se sont démasqués.

    Chaque ouvrier sait que la suppression du salariat ne peut résulter que de la lutte de classes, c’est-à-dire l’expropriation de la bourgeoisie par le prolétariat. Les réformistes prétendaient se distinguer des révolutionnaires uniquement parce que soi-disant ces derniers étaient contre les réformes partielles et voulaient une révolution violente. (Comme si les réformes de Juin 1936 n’étaient pas sorties justement de la lutte révolutionnaire – grèves, occupations, etc... – et comme si la perte de ces conquêtes partielles n’était pas due précisément à la conciliation pratiquée par les chefs de la CGT de 1936 à 1938, empêchant les ouvriers d’aller jusqu’au bout). Mais jusqu’à présent, renier la lutte de classes, aucun chef réformiste ne l’a osé. Voilà qui est fait. Pour Jouhaux il ne s’agit plus que de trouver les modalités de la collaboration entre les « organismes » gouvernementaux, patronaux et ouvriers !

    Dumoulin déclare sans ambages : « il faut défendre les libertés également menacées par le bolchevisme (sic) et par l’hitlérisme, mais les défendre dans la mesure où le permet l’intérêt national ». Si quelque ouvrier avait encore eu des doutes, il saurait maintenant qu’entre les libertés et l’« intérêt national » il doit choisir. Merci, M. Dumoulin !

    Sur la guerre on nous sert les mêmes balivernes qu’en 14-18 : « responsabilités de la guerre », « intérêt national », etc... Le « responsable » de 1914 soigne en toute tranquillité sa goutte dans un château de Hollande. Mais le prolétariat n’a pas retrouvé ses meilleurs militants tombés dans la guerre que Jouhaux disait la « dernière ».

    Malgré le dégoût qu’ils ont pour les chefs réformistes, les travailleurs doivent rester dans la CGT. Ils lutteront pour la démocratie syndicale, pour le droit pour tout salarié d’y adhérer, d’y être élu quelque soit sa profession ou ses opinions politiques, ils y briseront le sabotage des chefs réformistes qui déclarent comiquement « veiller jalousement (en effet) à l’indépendance syndicale » et servent servilement l’impérialisme français en exigeant des adhérents ou responsables de la CGT de souscrire à la sainteté ou à la malfaisance des pactes diplomatiques.

    A BAS LA DICTATURE RÉFORMISTE DANS LA CGT !

    VIVE LA DÉMOCRATIE SYNDICALE !

    Signé BARTA

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