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Quelques lectures de Michel Paty - Matière et Révolution
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Quelques lectures de Michel Paty

dimanche 4 octobre 2015, par Robert Paris

« La philosophie, celle des philosophes comme celle des scientifiques (ou des « savants »), s’est, dans l’ensemble, peu préoccupée de la dimension créatrice de la pensée scientifique : d’une part, probablement, à cause d’une conception de la science qui voyait cette dernière dans des formes achevées, « vraies » ou « certaines », plutôt que comme un travail en constant remaniement ; mais aussi, sans doute, en raison de l’apparente contradiction de s’intéresser à des vérités objectives tout en attachant de l’importance aux subjectivités qui en sont la source (et qui ne cessent, en vérité, d’en être le siège). »

Michel Paty dans « La création scientifique selon Poincaré et Einstein »

« Le problème fondamental de la pensée philosophique d’Einstein, autour duquel s’organisent ses propres analyses, est celui de la réalité du monde et de son intelligibilité, c’est-à-dire de la capacité de la pensée à le pénétrer, à s’en donner une représentation " vraie " (quoique provisoire), qui ne soit pas illusoire ou précaire. »

"Einstein" de Michel Paty

« Je ne suis pas vraiment un physicien, mais un philosophe et même un métaphysicien »

cité par Michel Paty dans « Einstein Philosophe »

« L’électron interagit avec les « paires virtuelles » de son propre champ électromagnétique. (…) Le vide quantique contient de telles paires virtuelles et cet effet a été observé sous le nom de « polarisation du vide ». L’électron se trouve interagir avec la charge d’un des éléments de la paire virtuelle, en sorte qu’un électron quantique n’est jamais « nu » mais « habillé » d’un essaim ou nuage de paires virtuelles qui polarisent son environnement immédiat et modifient, par voie de conséquence, ses niveaux d’énergie. (…) La procédure dite de renormalisation considère que la masse et la charge physique de l’électron sont celles de l’électron « habillé » et non celles de l’électron « nu ». Ce dernier n’existe pas réellement, puisqu’il est toujours impensable sans son champ. »

Michel Paty dans « Nouveaux voyages au pays des quanta »

« Le vide physique est plein de matière virtuelle. (...) l’espace vide est constitué par les propriétés des corps en dehors du lieu de leur localisation, qu’il est le lieu matériel de l’influence des corps sans les corps. (...) l’espace (plein ou vide) et le temps sont des formes de la matière, qui se déploient avec elle, et peuvent difficilement être pensées comme préexistant à elle. (...) l’espace est engendré avec le temps par ce qui advient de la matière. (...) la notion de particule virtuelle accompagne une transformation radicale de la notion de particule. (...) Si le vide est physique, il est nécessairement matière. »

Michel Paty dans l’article « Le vide matériel ou la matière crée l’espace »

« Le fait qu’une particule quantique a une certaine probabilité d’être dans un état donné ne doit pas être considéré comme la traduction d’une ignorance mais celle d’une propriété de la particule… La température est l’effet moyen des énergies en jeu (des molécules) , la pression résulte des forces d’impact des molécules sur les parois, etc. De même, selon cette conception, les quantités calculées par la théorie quantique –fonctions d’onde, observables, etc – seraient des effets moyens résultant de mouvements internes des systèmes, plus fins que les phénomènes quantiques observés. » Ces auteurs faisaient également remarquer que cela nécessitait une autre révision déchirante concernant la séparabilité de la particule. Et une troisième concernant l’existence de la particule dans le temps et dans l’espace. Ces modifications de l’image du monde matériel consistaient à considérer que ce sont les particules qui produisent le temps et l’espace dans lequel elles évoluent. D’autre part, cela signifie un changement considérable concernant la relation de la matière et du vide. Loin d’être antinomiques les deux seraient interpénétrés à l’infini, constructifs et destructifs à l’infini, pas des boucles de rétroaction… Ces électrons, ainsi que les autres particules fondamentales, n’existent pas dans l’espace et le temps. Ce sont l’espace et le temps qui existent en fonction d’eux. (...) Si l’espace et le temps ne sont pas les matériaux de base de l’univers, mais simplement des effets moyens statistiques, d’une multitude d’entités plus fondamentales et plus profondes, il ne paraît plus du tout étrange que ces entités fondamentales, lorsqu’on imagine leur existence dans l’espace et le temps, exhibent des caractéristiques aussi peu appropriées que celle de l’onde ou de la particule. (...) Cette notion d’effets moyens qui n’appartiennent pas à l’individuel n’est pas nouvelle pour la science. La température si réelle et précise que nous pouvons la lire sur un thermomètre ordinaire, n’est qu’un effet statistique des mouvements moléculaires désordonnés... Le fait de considérer qu’une particule quantique a une certaine probabilité d’être dans un état donné ne doit pas être considéré comme la traduction d’une ignorance mais celle d’une propriété de la particule… L’électron nu n’existe pas réellement puisqu’il est toujours impensable sans son champ. »

Banesh Hoffman et Michel Paty dans « L’étrange histoire des quanta »

Quelques lectures de Michel Paty

Le vide matériel ou la matière crée l’espace

La physique du XXème siècle

Analyse et dynamique – Etudes sur l’œuvre de D’Alembert

Sur l’histoire du problème du temps – dans « Le temps et sa flèche »

Mécanique quantique, un demi siècle plus tard

A matéria roubada

Histoire de l’humanité

Predicate of existence and prédictability for a therocial object in physics

Paul Langevin, la relativité et les quanta

Etudes physiques

Epistémologie et histoire des sciences

Philosophie

Science et société

Entretien

Poincaré, Langevin et Einstein

Albert Einstein, David Böhm et Louis de Broglie sur les variables cachées dans la mécanique quantique

Lire aussi :

La Dialectique intervient-elle dans les raisonnements de la physique ? : un débat entre Bernard d’Espagnat et Michel Paty

Films

Le nouveau et le rationnel, remarques pour une philosophie de la création scientifique

Chimie, physique et épidémiologie dans la pensée d’Adolphe Pacault

Colloque

Univers invisible

Bibliographie de Michel Paty

14 Messages de forum

  • Quelques lectures de Michel Paty 4 octobre 2015 08:57

    Pour continuer la lecture de l’article avec le lien, "entretien", qui nous envoie sur le site Sciences humaines ,il faut être abonné. Peux tu mettre la suite de l’article "Des vérités provisoires mais nécessaires. Entretien avec Michel Paty", en commentaire ? Merci d’avance.
    Max

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  • Quelques lectures de Michel Paty 5 octobre 2015 09:35, par R.P.

    Lire aussi Einstein et Spinoza de Michel Paty : cliquer ici

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  • Quelques lectures de Michel Paty 5 octobre 2015 10:58, par R.P.

    Lire aussi "D’Alembert" de Michel Paty : cliquer ici

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  • Quelques lectures de Michel Paty 5 octobre 2015 11:00, par R.P.

    Lire aussi :

    « Réalité et intelligibilité » de Michel Paty

    cliqer ici

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  • Quelques lectures de Michel Paty 5 octobre 2015 11:53, par R.P.
  • Quelques lectures de Michel Paty 5 octobre 2015 14:53, par Robert Paris

    Michel Paty dans "La flèche du temps" :

    « A partir de Newton, (...) le cours du temps se reconstruit à l’aide de l’équation différentielle et des conditions initiales données ou supposées, mais c’est un temps neutre, sans qualité, sans "odeur", sans accident, sans vécu circonstancié ou subjectif, qui signale l’équivalence de tous les instants du temps, comme de tous les points des trajectoires. (...) Le temps abstrait fonctionne dès lors comme un cadre absolu pour les événements, "absolu et mathématique" (entendons : d’expression mathématique), bien que physique, sans influence sur lui des objets et des phénomènes qui s’inscrivent dans son cours. Les objets et les évéments sont pensés "dans le temps". (...) ce trait de notre connaissance des phénomènes de la nature semblait inexorable, jusqu’à ce que - scandale ! -, la physique contemporaine en vienne à retrouver, sinon l’histoire, du moins une certaine "consistance" du temps. (...) Isaac Barrow, qui exerça une certaine influence sur Newton, (...) considère, dans ses "Leçons de géométrie", le flux du temps en analogie à la continuité d’une ligne droite engendrée à partir de points, et laisse entendre que l’on peut concevoir des instants, ou "moments" du temps, bien que ce dernier soit pensé fondamentalement comme une durée en flux continu - conception que l’on trouve également chez Newton -, de même que l’on se représente des points sur une droite. Le temps instantané, dont la définition se cherche ici, pose les mêmes problèmes que la nature du point et la divisibilité de la ligne et de l’espace, objet depuis Zénon d’Elée de controverses classiques. (...) C’est à Isaac Newton que devait revenir la construction du temps instantané à partir du temps conçu comme une durée, en corrélation à l’invention du nouveau calcul, créé en grande partie pour les besoins de la cause, bien que les "Principia" ne fassent pratiquement pas explicitement appel à sa théorie ou méthode des fluxions. (...) La définition du temps de Newton (...) a surtout pour rôle de préparer la condition d’une formulation plus radicale du concept de temps, sous les espèces d’une grandeur mathématisée, singulière et à variation continue, c’est-à-dire différentielle. (...) C’est ainsi qu’il caractérise le temps de la manière que l’on connaît : "Le temps absolu, vrai et mathématique, qui est sans relation à quoi que ce soit d’extérieur, en lui-même et de par sa nature, coule uniformément ; on l’appelle aussi "durée". Remarquons que c’est la durée qui définit d’abord le temps, c’est-à-dire son flux continuel, et non les instants, qui ne sont pas mentionnés. (...) La relation du temps absolu telle que Newton la conçoit a lieu dans un seul sens : le temps détermine les phénomènes, non l’inverse, car il existe par lui-même, et son ordre est immuable. Par ailleurs, sa conceptualisation d’un temps et d’un espace supposés naturels est, en vérité, une construction. Le statut absolu de l’espace et du temps est lié à leur caractère mathématique, qui en fait aussi des grandeurs continues. (...) L’espace-temps de la Relativité restreinte reprend certains caractères de la définition newtonienne de l’espace et du temps. Tout d’abord la continuité. Que ces grandeurs soient continues, cela tient à ce que, même si elles sont étroitement mêlées, elles sont pensées à partir de l’espace et du temps des corps, représentés par des grandeurs différentielles. (...) Abordons maintenant la construction de l’espace-temps de la Relativité générale et sa signification physique. (...) cette fois-ci, l’espace-temps n’est plus considéré comme indépendant des corps matériels qu’il contient. Sa structure n’est plus immuable et elle est donnée par la distribution de la masse-énergie des corps, c’est-à-dire des champs de gravitation dont ces corps sont la source. »

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  • Quelques lectures de Michel Paty 5 octobre 2015 14:54, par Robert Paris

    Michel Paty, dans « Einstein Philosophe » :

    « Newton a inclus l’espace parmi les autres réalités physiques. Cet aspect de sa théorie […] a échappé à Kant lui-même » « La tentative de Kant de supprimer le malaise [de considérer l’espace sans matière] en niant l’objectivité de l’espace peut à peine être prise au sérieux » Einstein la relativité et le problème de l’espace. »

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  • Quelques lectures de Michel Paty 5 octobre 2015 14:54, par Robert Paris

    « La réponse à vos questions remplirait des livres. Je ne peux que dire en quelques mots que j’ai exactement la même opinion que Spinoza et que en tant que déterministe convaincu, je n’éprouve aucune sympathie pour la conception monothéiste »

    Albert Einstein écrivant au rabbin A.Geller Brooklyn, 4 sept 1930. (cité par Michel Paty dans « Einstein et Spinoza »)

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