Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /homepages/36/d206324349/htdocs/site_org1G/config/ecran_securite.php on line 180
Mélenchon, le caméléon politique - Matière et Révolution
English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 06- REVOLUTIONNARY POLITICS - POLITIQUE REVOLUTIONNAIRE > 4- Ce qu’est le socialisme et ce qu’il n’est pas > Mélenchon, le caméléon politique

Mélenchon, le caméléon politique

lundi 17 avril 2017, par Robert Paris

Mélenchon, le caméléon politique

De tous les hommes politiques bourgeois en lice pour la présidentielle, Mélenchon est paraît-il le plus populaire, c’est dire ce que sont les autres !!!

Mais qui est vraiment Mélenchon ? Est-ce d’abord le candidat du PCF ? Ou du Parti de Gauche ? Ou de la France Insoumise ? Ou un candidat électron libre ?

« Je ne suis pas d’extrême gauche », « Je ne suis pas pour l’avant-gardisme » déclare Mélenchon, « Je ne suis pas au parti socialiste », « Je ne suis pas un anticommuniste », « Je ne suis pas hostile à Hollande », « Je ne suis remis de ma rencontre avec Mitterrand qui a marqué ma vie ».

Comment se définit-il lui-même ?

« Je suis de gauche », « Je suis écosocialiste », « Je suis un socialiste républicain », « Je suis le rassembleur de toute la gauche », « Je suis pour la révolution citoyenne, qui n’est pas l’ancienne révolution socialiste », « Populiste, moi ? J’assume ! », « Je suis écologiste ».

Cela fait beaucoup d’identités différentes et parfois opposées, il assume !

Ainsi, parfois il est pro parfois anti Poutine, parfois pour l’intervention armée occidentale en Syrie, parfois contre…

Il n’est pas du système mais il en a été ministre. Il n’est pas pour la cinquième république, trop présidentielle, mais il en brigue la position… présidentielle justement.

Il n’est pas d’extrême gauche, soit, mais son passage n’y a pas été une simple passade. Il a tout appris à l’extrême gauche pendant neuf ans, de 1972 à 1991, dans le groupe de Lambert, l’OCI (qui deviendra parti des travailleurs et POI). Pourtant, il a adhéré au PS en septembre 1976. Eh oui, comme Jospin, c’était un sous-marin de l’OCI au PS. Et pendant de longues années !!!

C’est donc en étant militant d’extrême gauche qu’il s’est fait passer pour social-démocrate. Et ensuite pour ami et allié des communistes ex-staliniens. On peut se demander maintenant pour qui il se fait passer et qui il est réellement ?!!!

Lui ne dit pas qu’il faisait de la clandestinité au PS mais Charles Berg, ancien dirigeant lambertiste, affirme qu’il a « négocié son départ »… Insaisissable décidément !

Il est, dit-il, « toujours socialiste », mais il a mis trente ans à découvrir que le Parti socialiste ne l’était pas. Il critiquait le gouvernement Jospin, il a fini par y entrer pour en devenir ministre de l’enseignement professionnel et par trouver dans le Libération du 27 avril 2000 que "Jospin, c’est un maître". Il a été du Parti de Gauche, puis de la France Insoumise. Est-il un insoumis, finalement, ou bien un homme qui roule pour lui-même, un Bonaparte ?

Il ne le clame pas sur tous les toits mais il est franc-maçon pour construire quel mur ? Et pas franc du collier ! En 1983, il intègre la loge franc-maçonne Roger Leray du Grand Orient de France (GODF)… ça peut toujours servir…

L’Europe ? En 1992, il vote et appelle à voter pour le traité de Maastricht qu’il considère comme un « compromis de gauche ». Dans un discours au Sénat, il considère que la monnaie unique est l’instrument majeur qui permettra à l’Europe d’être « porteuse de civilisation, de culture, de réseaux de solidarité » contre le dollar qui « porte la violence ». Il deviendra ensuite un farouche opposant à Mastricht et à l’Europe. Un changement radical de plus…

L’anti-Hollande ? Lors du congrès de Brest en 1997, Jean-Luc Mélenchon se présente au poste de premier secrétaire du PS : seul concurrent face à François Hollande. Il obtient 8,81 % des voix, un score inférieur à celui de la motion de la Gauche socialiste à laquelle il appartient et vit cette défaite comme une grave humiliation. En 2009, il affirme que François Hollande n’a pas tenu sa parole de lui accorder un score de 15 % conformément à leur accord et indique lui avoir dit qu’il ne lui « pardonnerait jamais », propos qu’il maintient par la suite. Drôle d’accord, direz-vous ?

En mars 2000, après avoir dénoncé la plupart des choix du PS, il accepte de participer au gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin comme ministre délégué à l’Enseignement professionnel auprès du ministre de l’Éducation nationale Jack Lang. Il reste au PS jusqu’en 2008.

Il est contre le régime présidentiel mais Mitterrand est son idole, il le répète partout. Pas à une contradiction près !!!

Si sa première candidature présidentielle était tout à fait dans le cadre des partis (Parti de gauche, de Gauche unitaire et de la Fédération pour une alternative sociale et écologique puis Parti Communiste Français), cette fois-ci il annonce une candidature « hors cadre de partis », et notamment hors du cadre du Front de gauche (du PCF et du Parti de Gauche)

Que dire de sa sortie du mois de juillet au Parlement européen, sur le « travailleur détaché, qui vole son pain au travailleur qui se trouve sur place ».

Que dire de sa position sur les sans papiers : « Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation… »

Ou encore :

« Si on ne veut pas que les gens viennent, il vaut mieux qu’ils ne partent pas » [de leurs pays, ndlr]

Mélenchon dit qu’il ne fait pas partie de « ceux pour qui il est normal que tout le monde puisse s’établir où il veut, quand il veut. Passeport, visas et frontières n’existeraient pas. »

Pierre Laurent justifie : « Il dit tout cela pour des raisons stratégiques et électoralistes, pas par conviction. Il sait que ce sont des thèmes qui préoccupent les Français. » Frédéric Boccara, membre du conseil national du PCF dénonce : « Mélenchon tourne nationaliste. L’orientation qu’il a progressivement choisie, y compris à propos de l’euro, est de caresser les nationalistes dans le sens du poil. Avant son score de 12 % à la présidentielle, il n’avait pas son autonomie, ni la légitimité du suffrage universel. Maintenant, c’est le cas, donc il se permet de tenir de tels propos. »

En février 2015, il déclare : « Les proches du Front de gauche et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2012 sont un des trois foyers d’expression de l’antisémitisme très forts » !!!

Et que dire de son soutien affiché et inconditionnel à Mitterrand ? Il justifie tout : « C’est un homme qui vient de la droite et même de l’extrême droite et qui a été vers la gauche… Je préfère ça que l’inverse. Et sa sincérité ne semble jamais prise en défaut… Vous voulez me dire que ce n’est pas un saint. »

Il admet que Mitterrand a fait le calcul de favoriser le front national pour affaiblir la droite mais estime qu’il ne pouvait pas deviner ce que le FN allait devenir ! Lire ici

Mitterrand, de nombreuses fois fasciste : Pétain, Algérie coloniale, Rwanda, Serbie, il ignore !!!

Qui est Mélenchon

6 Messages de forum

  • Mélenchon affirme que tout peut changer par l’élection présidentielle et en même temps affirme que ce régime présidentiel est antidémocratique. Curieuse contradiction !

    Répondre à ce message

  • Mélenchon affirme que le social et l’écologique sont incompatibles avec le capitalisme et ce qu’il propose n’est pas de sortir du capitalisme. Encore une curieuse contradiction !

    Répondre à ce message

  • « On sent que cette assemblée est d’hier et qu’elle n’a pas de demain. (…) Elle est puérile et sénile. (…) Prenons garde ! La démocratie peut être elle-même son propre abîme. (…) Des républicains de l’espèce dite « républicains farouches » ne sont autres que des autocrates retournés. Ils disent : « La République, c’est nous ! » absolument comme Louis XIV disait : « L’Etat, c’est moi ! ». »

    Victor Hugo

    Répondre à ce message

  • Marx écrit dans le « Manifeste du parti communiste » :

    « Tous les rapports rigides et stables, avec leur cortège d’idées et de concepts antiques et vénérables se dissolvent, et toutes les idées et les concepts nouveaux vieillissent avant de pouvoir se fixer. Tout ce qui il y avait de corporatif et de stable se volatilise, toute chose sacrée est profanée, et les hommes sont finalement contraints de regarder d’un œil désenchanté leur propre position et leurs relations mutuelles ».

    Répondre à ce message

  • La candidature de Mélenchon ne servira pas à avancer les intérêts politiques ou sociaux des travailleurs. Pendant de longues décennies, à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur du PS, il a déçu les espérances qu’il tente à présent d’exploiter – en manipulant et en trahissant l’opposition à la guerre du Golfe en 1991 et à la préparation de l’euro. Il défend le capitalisme, a appelé à voter Hollande, et a proposé d’être son premier ministre.

    Il ne sera ni anti-guerre ni pro-immigré. Son populisme anti-marxiste qui rejette le socialisme, un rôle politiquement indépendant pour la classe ouvrière, et même la distinction entre la gauche et la droite, s’est avéré être un instrument réactionnaire des classes possédantes. Au pouvoir, ce serait un ennemi acharné des travailleurs.

    Son allié grec, le gouvernement Syriza (« Coalition de la gauche radicale ») du premier ministre Alexis Tsipras, a remporté l’élection de janvier 2015 en promettant de mettre fin à l’austérité dictée par l’UE à la Grèce. Il a totalement trahi ses promesses électorales, après s’être allié aux Grecs indépendants d’extrême-droite. Il a reconduit le Mémorandum d’austérité avec l’UE quelques semaines à peine après son élection et a imposé de profondes coupes sociales en 2015, foulant aux pieds son propre référendum, où 60 pour cent des Grecs ont voté « non », contre l’austérité.

    Son allié espagnol, Podemos, recrute de larges sections du corps d’officiers de l’armée espagnole et a obtenu de nombreuses responsabilités dans les administrations locales et municipales, et celles-ci ont soigneusement remboursé les prêts des banques tout en écrasant les grèves.

    Mélenchon tente de se fait passer pour un candidat de paix et d’humanisme, mais il veut rétablir le service militaire universel, et il compte sur le soutien du Front de gauche, qui a voté l’état d’urgence à l’Assemblée nationale en novembre 2015. Le contenu de sa proposition de relancer le service militaire – à présent que les frappes de Syrie font planer la menace d’une guerre entre l’OTAN et la Russie, principal allié de la Syrie – est clair. Il veut préparer pour ce que Macron a appelé une « époque » de guerres majeures.

    Les larmes qu’il verse face aux réfugiés noyés en Méditerranée sont particulièrement hypocrites, car il a soutenu en 2011 les débuts des guerres contre la Libye et la Syrie qui ont forcé des millions de gens à fuir leur foyers pour tenter de gagner l’Europe. Le Front de gauche a aussi joué un rôle central dans l’incitation de l’islamophobie, en avançant des lois contre le voile et la burka.

    Mélenchon lui-même est nationaliste. Il ne peut rien contre la poussée du capitalisme vers la guerre, qui ressort du système dépassé des Etats-nations, de la profonde contradiction entre la division du monde en Etats nationaux et le caractère international de la production.

    A Marseille, il a proposé de réagir au danger d’une guerre en organisant une « conférence de la sécurité en Europe » qui traiterait « de tous les problèmes surgissant ou ayant surgi entre l’Atlantique et l’Oural ». Selon lui, ceci « permettrait que la menace épouvantable qui se dessine soit repoussée par les lumières de la raison et de la discussion (...) Nous autres, Français, nous aurions à dire que nous ne voulons d’aucune guerre, ni petite, ni moyenne, ni grande sur le vieux continent ».

    Répondre à ce message

  • Mélenchon, le caméléon politique 18 avril 18:12, par Vincent

    On peut aussi jeter un oeil sur le parcours de sa directrice de communication, également spécialiste du grand écart et de l’élasticité politique : Sophia Chikirou.
    Fabiusienne à ses débuts, elle a rompu avec le PS pour s’encarter à la Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel (qui a été secrétaire d’etat de 2007 à 2010 sous la présidence Sarkozy). Elle a ensuite tenté d’être investie par l’UMP comme tête de liste aux municipales de 2008 dans le 20e arrondissement de Paris (Wikipédia)...
    En 2008 elle écrivait :"Lorsqu’on me demande où je milite depuis mon exclusion du Parti Socialiste, ma réponse laisse perplexe. « Gauche Moderne » pour beaucoup serait un courant du PS. D’une certaine façon, ce fut le cas à différentes périodes de l’histoire socialiste. Les Modernes au PS ont toujours existé : Laurent Fabius en fut, Dominique Strauss-Kahn y eu droit aussi, Jean-Marie Bockel, ou encore Manuel Valls, Bertrand Delanoë…" (http://gauchemoderneiledefrance.typ...)

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0