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L'empire incas, naissance et mort - Matière et Révolution
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L’empire incas, naissance et mort

mardi 4 juin 2019, par Robert Paris

Machu Picchu, cité incas du XVe siècle après J.-C. Les civilisations avant les Incas L’empire incas

La domination impériale de l’Inka, un feu d’artifice très court, produit de la chute et de la domination de plusieurs civilisations datant du communisme primitif

« Comment une civilisation organisée et structurée, forte de 12 millions d’hommes à son apogée et d’un territoire qui s’est étendu sur les trois quarts de la cordillère des Andes, a-t-elle pu tomber sous le joug des Espagnols et disparaître en un peu plus d’un siècle ? » écrit le journal Le Figaro. En fait la première question serait : comment a-t-elle pu naître ?

L’Empire inca, est une véritable météorite dans l’histoire bimillénaire de ce territoire. Alors que la civilisation moche (mohica) qui l’a précédé s’est épanouie pendant neuf siècles, l’Empire inca n’est constitué que depuis quatre-vingts ans quand les conquistadors abordent le Pérou. Quarante ans plus tard, ceux-ci ont tout anéanti, il ne reste plus rien de l’ancien empire incas.

A l’origine de la domination des Incas, l’effondrement du royaume de Tiwanaku, l’effondrement de la fédération des peuples, l’effondrement des sociétés communistes primitives devant les guerriers esclavagistes. Mais cette domination n’aura pas duré, les colons européens étant parvenus à pousser les peuples indiens récemment esclavagisés contre l’empire…

15 novembre 1532 : à Cajamarca, Pizarro rencontre l’armée d’Atahualpa, qui compte prendre le pouvoir à Cuzco, et entreprend des pourparlers avec son chef. Lorsque Pizarro arrive au Pérou en 1532, il est perçu comme un dieu. Il enlève l’empereur Atahualpa et encourage la révolte des peuples soumis aux Incas. L’empire se morcelle et l’empereur est finalement exécuté par les Espagnols en 1533. Les conquistadors contrôlent le territoire inca au milieu du XVIe siècle, même si des résistances ont encore lieu. La formation de l’Empire colonial espagnol s’accompagne de pillages, de maladies nouvelles qui font des ravages, de la famine, de l’asservissement des Amérindiens dans les encomiendas et de l’évangélisation de la population.

La démographie historique estime qu’une majorité d’Amérindiens sont morts à la suite des maladies infectieuses introduites par les Espagnols, contre lesquelles les Amérindiens n’étaient pas immunisés. Au contact des Européens, les Amérindiens ont eu une très grande baisse démographique causée par les maladies importées de l’Europe et les épidémies dues au choc microbien, car ces maladies comme la coqueluche, la rougeole ou la variole, n’étaient pas connues des tribus. Le processus a commencé dès les années 1500 et les épidémies de variole (1525, 1558, 1589), de typhus (1546), de grippe (1558), de diphtérie (1614), de rougeole (1618) ou encore de peste bubonique (1617-1619, en Nouvelle-Angleterre) ont décimé des millions d’indigènes. Par exemple, les Timicuas, en Floride, qui en 1650 étaient 13 000 répartis sur 40 villages, ne furent après une épidémie de petite vérole que 35 en 1728, regroupés dans un seul hameau.

Le nombre de morts indigènes de maladies, d’exploitation ou d’assassinat par les forces coloniales est estimé à 90 millions, dont 10 millions pour l’Amérique du Nord.

16 novembre 1532 : Pizarro réussit à s’emparer de la personne de l’Inca qui accepte toutes les conditions imposées pour sa libération (dont 88 m3 d’or de rançon, réunie en juillet 1533). La rançon est partagée entre les vainqueurs après envoi du quinto en Espagne, mais Pizarro préfère exécuter l’Inca pour le meurtre de son frère Huascar. Il sera garrotté devant les soldats (29 août 1533).

26 juillet 1533 : Atahualpa, le dernier empereur inca capturé par traîtrise par Pizarro, est condamné à mort et étranglé. La résistance inca est désorganisée. Pizarro partage les Indiens entre ses hommes selon le système de l’encomienda. Chacun reçoit 40 000 indigènes. Ce système ruinera le système économique de l’empire inca. L’introduction de l’économie monétaire et de nouvelles formes de tribut (travaux forcés dans les mines), achèveront de désintégrer l’équilibre du système. Les Espagnols utilisent l’ancien système de pouvoir et d’échanges à leur avantage, mais sans que fonctionne le principe de réciprocité dans l’échange, qui en était le fondement.

Octobre 1533 : révolte de Rumiñahui qui veut prendre le pouvoir depuis Quito avec l’armée d’Atahualpa (12 000 hommes). Belalcázar le bat en plaine avec 200 fantassins et 80 cavaliers pendant l’irruption du Cotopaxi, qui terrifie les Indiens. Rumiñahui parvient à s’enfuir dans la montagne. Capturé, il meurt des suites de ses tortures le 25 juin 1535.

15 novembre 1533 : les Espagnols occupent Cuzco où ils placent Manco Capac II, frère d’Atahualpa, sur le trône des Inca (fin en 1537). La ville est mise à sac.

La civilisation incas a disparu très rapidement, trop facilement. Qu’est-ce qui faisait sa force et qu’est-ce qui faisait sa faiblesse ?

La civilisation inca est une civilisation précolombienne du groupe andin. Elle prend naissance au début du XIIIe siècle dans le bassin de Cuzco dans l’actuel Pérou et se développe ensuite le long de l’océan Pacifique et de la cordillère des Andes, couvrant la partie occidentale de l’Amérique du Sud. À son apogée, elle s’étend de la Colombie jusqu’à l’Argentine et au Chili, par-delà l’Équateur, le Pérou et la Bolivie.

Au Pérou, sous le régime incas, le pays était habité par deux races superposées. Les Incas, la race conquérante, ainsi que toutes les aristocraties, conservaient les coutumes du passé et vivaient sous le régime du communisme du génos, tandis qu’il semble que les nations vaincues de ce vaste empire évoluaient vers la propriété patriarcale. Tous les ans, les terres cultivées de chaque localité étaient divisées en 3 parts : l’une était morcelée en autant de parcelles que de familles ; l´autre était attribuée aux Incas et la troisième était réservée au Soleil, le Dieu des Péruviens. Les terres du Soleil étaient cultivées en commun par toute la population, et leurs récoltes, après avoir défrayé les dépenses du culte, étaient distribuées entre les familles du village. Cette répartition des terres en trois parts indique trois classes sociales.

Paul Radin écrit sur les Incas :

« Le plus célèbre de tous les temples péruviens, celui du Cuzco, fut dédié au soleil-dieu. Les divers souverains qui régnèrent l’avaient enrichi à tel point que les Inka eux-mêmes l’appelaient « le lieu en or ». (...) Le culte du soleil avait pénétré à tel point jusqu’à l’essence de leur vie que les Inka faisaient remonter à lui tout ce qui était beau et utile dans l’Univers : (...) « Je suis un bienfait pour l’univers entier, répandant la lumière pour que les hommes voient et accomplissent leur tâche. (...) Je vous ai envoyés sur terre, ô mes enfants, uniquement pour le bonheur et l’instruction de ces hommes qui vivent comme des bêtes, et, à partir de ce moment, je vous nomme rois et maîtres de toutes ces tribus, afin que vous leur enseigniez la raison et le bon gouvernement. »

Maurice Godelier :

« Dans la société aztèque par exemple, le commerce était extrêmement développé. Une circulation de biens entre les hautes terres productrices de maïs, de haricots, etc., et les basses terres côtières tropicales beaucoup plus riches et qui fournissaient le cacao, le coton, les plumes d’oiseaux pour les parures, etc., donnait lieu aux activités d’une classe spécialisée de marchands, les pochteca. Cette circulation marchande doublait la circulation des mêmes produits sous la forme du tribut à l’Etat aztèque dont nous avons parlé plus haut. Dans une lettre célèbre à Charles V, Cortez décrivit les immenses marchés de Tenochticlan. Sur ces marchés, chaque produit avait un lieu de vente déterminé. La vente se réalisait à la pièce ou à la mesure. Les jours de marché étaient fériés. Des tribunaux spéciaux, contrôlés par les marchands, tranchaient les conflits entre vendeurs et acheteurs et le chef des marchands fixait le prix des marchandises. Il était interdit de vendre les produits en dehors des places de marché. Les commerçants jouissaient de grands privilèges politiques et économiques. Mais ils étaient mal jugés s’ils faisaient étalage de richesse et de gloire. On attendait d’eux un comportement « humble » et parfois les biens des commerçants riches étaient confisqués par l’Etat. Les marchands étaient dispensés du service personnel et de la participation aux travaux publics organisés par l’Etat. Si l’on compare cette situation avec celle qui régnait chez les Incas, on s’aperçoit que chez ces derniers la production était plus strictement organisée par le pouvoir central et que cette économie centralisée ne laissait guère place au développement d’une classe de marchands. De nos jours, de multiples analyses des marchés africains, méso-américains, asiatiques permettent de commencer à distinguer plusieurs types de marchés : par exemple les marchés sectoriels qui permettent à des producteurs de biens complémentaires de les échanger sur une base régionale. Dans ces conditions existent des cycles de marchés qui se tiennent chaque jour en un lieu différent, permettant ainsi l’unification d’une région économique. C’était le cas également des marchés ruraux, dans la Chine traditionnelle. A ces marchés s’opposent les marchés en réseaux qui relient les producteurs locaux à leur économie nationale, et par-delà au marché mondial.

C’est dans cette perspective que l’on peut analyser des formes de tributs qui caractérisaient par exemple le fonctionnement de la société aztèque. Alors que les Incas faisaient reposer la richesse de l’Etat et le pouvoir de la classe dominante avant tout sur des prestations en travail, sur un régime de corvées, les Aztèques faisaient reposer la richesse de l’Etat sur un gigantesque système de prélèvements de tributs sur les gens du peuple appartenant à leur propre société, et sur tous les membres des royaumes et des groupes tribaux qu’ils avaient soumis. A partir des codex, on a pu calculer l’ampleur de ce tribut. Chaque année par exemple, le souverain recevait des trois cent soixante et onze groupes cités dans le codex Mendoza, 123.400 vêtements de coton ou de fibre, 11.200 tuniques pour femmes, 625 tenues de guerriers, 320 peaux d’oiseaux, 3.580 poignées de plumes et de la nourriture (maïs, piments, etc.) suffisante pour entretenir 25.000 personnes (fonctionnaires, courtisans, serviteurs, etc.). Une grande partie de ce tribut était composée de matières premières (plumes, métaux précieux) qui ensuite étaient travaillées par les artisans de Tenochtitlan. »

Jacques Seyriès :

« Les Incas,avec d’une part une société civile fondée sur l’ayllu communauté agraire primitive, d’autre part un "Etat entrepreneur" et la société politique… »

Loïc Mangin écrit dans « Pour la science » de septembre 2011 : « Lorsqu’on pense aux peuples qui ont précédé les Européens au Pérou, les Incas, voire les Mochicas, sont les premiers qui viennent à l’esprit. Pourtant, beaucoup les ont précédés. Charles Stanish, de l’Université de Californie à Los Angeles, et sa collègue A. Lévine s’intéressent aux premières proto-cités installées autour du lac Titicaca et ont retracé l’histoire de la région (…) A partir de 1400 avant notre ère, plusieurs groupes de chasseurs-cueilleurs se sédentarisent autour du plan d’eau et établissent les premiers villages. Certains grossissent et deviennent des centres politiques régionaux. Pendant près de 1000 ans, les conflits sont rares. (…)

A la fin du premier millénaire avant notre ère, deux grands centres politiques dominent la région, Taraco et Pukara. Le dernier finira par diriger seul toute la zone.

Comment ? Les fouilles montrent qu’une grande partie des centres résidentiels de Taraco a brûlé à la fin du premier siècle, entraînant un ralentissement durable de l’activité économique. Or cet incendie n’était pas accidentel. Outre son étendue, on n’a retrouvé aucune trace d’une éventuelle reconstruction. »

Voilà les faits. Les conclusions consistent à défendre le point de vue que « les conflits armés ont joué un rôle majeur dans le développement des premiers Etats ».

Loïc écrit que l’incendie de Taraco « a coïncidé avec l’accession de Pukara au statut de force politique dominante dans la région. De cet épisode, Ch Stanish conclut que les conflits ont été un facteur important dans l’évolution des Etats archaïques dans le nord du lac Titicaca. »

Il ne s’agit pas d’une simple déduction sur des faits locaux mais d’une thèse générale : « Cet exemple s’ajoute à ceux déjà documentés de la Mésopotamie, de la Méso-Amérique, du Nord du Pérou, etc… » Cependant, les études ne nous disent pas que les restes de la cité de Taraco manifestaient d’une intervention militaire d’une armée dévastant tout mais seulement d’un incendie suivi d’une disparition totale de toute activité économique sur le site, les habitants l’ayant abandonné totalement sans tentative de reprise du travail et de reconstruction. L’histoire des premières sociétés peu avant l’Etat manifestent essentiellement l’apparition des oppositions violentes non pas entre cités mais entre classes sociales se développant dans la cité, le fossé entre riches et pauvres devenant de plus en plus grand et inacceptable aux exploités. Les autres facteurs historiques comme les relations avec les autres cités ne semblent pas déterminants dans l’apparition de l’Etat. Ces cités sont le résultat d’une accumulation primitive de richesses issues de l’agriculture et de l’artisanat puis du grand commerce, accumulation qui entraîne la concentration dans les mains d’un petit nombre de familles de l’essentiel des richesses… Pour assurer la pérennité de cette accumulation de richesses, l’accumulation des pouvoirs politiques et militaires dans les mêmes mains va devenir rapidement nécessaire, dès que la société aura passé un certain cap en termes de développement et en particulier les cités en termes de nombres de résidents pauvres…

Au-delà, s’il n’y a pas eu mise en place d’un Etat, c’est la révolution sociale qui incendie, qui détruit le mode de production, les exploités ne voyant d’autre moyen de se libérer que d’en finir avec le travail des champs et de s’enfuir après avoir détruit et brûlé…

L’origine des premiers Etats est à rechercher dans les conflits effectivement mais dans ceux internes à la société : dans les conflits de classe.

Pas de société de classe sans lutte de classes et sans modes d’organisation des classes, dont la plus importante pour l’ordre : l’Etat. L’Histoire est souvent présentée comme construite par l’ordre, par le pouvoir ou par son chef et non par l’agitation des classes, leurs relations, leur concurrence, leurs alliances et leurs luttes. Et cet ordre social est présenté comme tombant du ciel. Dans les mythologies religieuses, c’est l’équilibre du monde lui-même qui est fondé par les rois-dieux. L’histoire, revue et corrigée par le pouvoir, défend la nécessité de celui-ci. En France, par exemple, une histoire continue de la civilisation est présentée aux scolaires, prétendant que la société dite occidentale commencerait par le régime des pharaons, se poursuivrait par l’Etat athénien, puis romain, pour finir par le renforcement de l’Etat royal français au sein de la féodalité, dont l’Etat bourgeois apparaît finalement comme l’aboutissement plutôt que comme la négation, débouchant sur le capitalisme, tout cela sans la moindre rupture ! Dans cette conception, l’Etat est un ordre qui n’a aucun antécédent, qui est présenté comme le point de départ d’une civilisation, et même d’un peuple. Le pouvoir central, toujours aussi mythifié, est présenté comme le facteur positif par excellence, et sa chute est présentée comme une catastrophe. En réalité, son caractère est d’abord négatif : bloquer la lutte des classes. Son origine a d’autant plus besoin des mythes que sa véritable origine est liée aux contradictions entre classes sociales. L’ancienne société pré-étatique explose sous les pressions des nouvelles inégalités produites par l’accumulation de richesses dues à de nouvelles activités économiques et l’Etat est la réponse des classes dirigeantes à ces pressions qui mèneraient, sans lui, à l’explosion sociale.

Rosa Luxemburg, Introduction à l’économie politique :

Tournons-nous vers l’ancien Empire Inca d’Amérique du Sud. Le territoire de cet Empire, qui couvre les républiques actuelles du Pérou, de la Bolivie et du Chili, autrement dit un territoire d’environ 3 364 600 km2 avec une population actuelle de 12 millions d’habitants, était administré à l’époque de la conquête par Pizarre, de la même façon que pendant des siècles auparavant. Nous y trouvons les mêmes institutions que chez les anciens Germains. Chaque communauté familiale, qui forme en même temps une centurie d’hommes capables de porter les armes, occupe un certain territoire qui lui appartient et, chose curieuse, porte même le même nom que chez les Germains, la Marca. Les terrains cultivables étaient séparés du territoire de la Marca, partagés en lots et tirés au sort chaque année avant les semailles entre les familles. La dimension des lots dépendait de la grandeur des familles, donc de l’importance de leurs besoins. Le chef du village, dont la fonction, à l’époque de la formation de l’Empire, donc vers les X° et XI° siècles, n’était déjà plus élective mais héréditaire, recevait le plus grand lot. Au nord du Pérou, chaque famille ne cultivait pas sa part de champ isolément, on travaillait en dizaines, sous la conduite d’un chef - institution dont certains faits indiquent aussi l’existence chez les anciens Germains. La dizaine cultivait à la suite les unes des autres toutes les parts de ses membres, même des absents qui étaient en train de servir à la guerre ou dans les corvées pour les Incas. Chaque famille recevait les fruits de ce qui avait poussé sur son lot. N’avait droit à un lot que celui qui habitait sur le territoire de la Marca et faisait partie du clan. Chacun devait cultiver lui-même sa part. Quiconque la laissait inculte pendant plusieurs années (au Mexique, pendant trois ans) perdait ses droits. Les parts ne pouvaient être ni vendues ni données. Il était rigoureusement interdit de quitter sa propre Marca et de s’installer dans une autre, ce qui était sans doute en relation avec la force des liens du sang dans les clans villageois. La culture des champs, dans les régions côtières où la pluie ne tombe que périodiquement, a de tout temps exigé une irrigation artificielle, des canaux que la communauté creusait collectivement. Il existait des règles strictes pour l’utilisation de l’eau et sa répartition entre les différents villages et à l’intérieur des villages. Chaque village avait aussi des “ champs des pauvres ” cultivés par tous les membres de la communauté et dont la récolte était répartie par le chef du village entre les vieillards, les veuves et les autres nécessiteux. Tout le reste du territoire, en dehors des champs, était Marcapacha, territoire communal.

Dans la partie montagneuse du pays où la culture des champs ne réussissait pas, un modeste élevage, presque exclusivement de lamas, constituait la base de l’existence des habitants qui apportaient de temps en temps leur principal produit - la laine - dans la vallée pour l’échanger avec les paysans contre du maïs, du poivre et des haricots. Dans la montagne, il y avait, dès l’époque de la conquête, des troupeaux privés et de sérieuses différences de richesse. Un Membre ordinaire de la Marca possédait trois à dix lamas, tandis que le chef pouvait en avoir cinquante à cent. Le sol, la forêt et les pâturages étaient propriété commune et il y avait, outre les troupeaux privés, des troupeaux de village qui ne pouvaient être aliénés. A des dates déterminées, une partie des troupeaux communs était abattue et la viande et la laine en étaient réparties entre les familles. Il n’y avait pas d’artisans, chaque famille confectionnait tout ce dont elle avait besoin pour le ménage. Il y avait des villages qui se montraient particulièrement habiles dans telle ou telle activité : tissage, poterie ou travail du métal. A la tête de chaque village, il y avait un chef, élu à l’origine, puis héréditaire, qui surveillait la culture des champs ; pour toute affaire importante, il s’assurait les conseils de l’assemblée des adultes qu’il convoquait au son de la conque.

Jusqu’ici la vieille Marca péruvienne a tous les traits essentiels de la Marche germanique. Ce en quoi elle diffère de l’image typique que nous connaissons permet de mieux pénétrer la nature de ce système social. Ce qu’il y avait de particulier dans l’ancien Empire Inca, c’était qu’il s’agissait d’un pays conquis où s’était établie une domination étrangère. Les conquérants, les Incas, faisaient certes aussi partie des tribus indiennes, mais ils soumirent les tribus pacifiques et sédentaires des Vechua, justement parce qu’elles vivaient isolées du monde, chaque village ne s’occupant que de lui-même, sans lien avec de plus grands territoires, sans intérêt pour tout ce qui pouvait se passer en dehors du territoire de la Marca. Les Incas laissèrent en général intacte cette organisation particulariste, qui leur avait facilité la conquête. Ils y greffèrent un système raffiné d’exploitation économique et de domination politique. Chaque Marca conquise devait mettre à part quelques champs, “ champs des Incas ” ou “ champs du soleil ” qui continuaient à lui appartenir, mais dont les fruits revenaient aux Incas ainsi qu’à leur caste de prêtres. De même, les tribus montagnardes de bergers devaient réserver une partie de leurs troupeaux, comme “ troupeaux des maîtres ”. La garde de ces troupeaux, de même que la culture des champs des Incas et des prêtres, était la corvée commune des membres de la communauté. A cela s’ajoutaient les corvées du travail dans les mines et des travaux publics, construction de chemins et de ponts, dont les maîtres prenaient la direction en main, un service militaire à la discipline rigoureuse, enfin un tribut en jeunes filles qui servaient soit de victimes pour les sacrifices rituels, soit de concubines aux Incas.

Ce sévère système d’exploitation laissait cependant intacte la vie intérieure des communautés et leurs institutions communistes démocratiques ; les corvées et redevances elles-mêmes étaient supportées collectivement par la Marca. Le plus remarquable, c’est que l’organisation villageoise communiste n’était pas seulement, comme si souvent déjà au cours de l’histoire, la base sûre et patiente d’un système séculaire d’exploitation et d’asservissement, ce système lui-même avait une organisation communiste. En effet, les Incas qui s’installèrent confortablement sur le dos des tribus péruviennes soumises, vivaient eux-mêmes en associations de lignage et en Marca. Leur résidence principale, la ville de Cuzco, n’était que la réunion d’une douzaine et demie de logements dont chacun était le siège de la vie collective de tout un clan, avec la tombe commune à l’intérieur, ainsi qu’un culte commun. Autour de ces grandes demeures de clans, s’étendaient les territoires des clans Incas avec forêts et pâturages indivis et champs partagés, cultivés en commun. En peuple primitif, ces exploiteurs et dominateurs n’avaient pas encore renoncé au travail, ils se servaient seulement de leur situation de maîtres pour vivre mieux que leurs sujets et apporter de plus d’abondants sacrifices à leur culte. L’art moderne de se nourrir exclusivement du travail d’autrui et de faire de l’oisiveté l’attribut du pouvoir était étranger à cette organisation sociale où la propriété commune et l’obligation générale de travailler constituaient des coutumes populaires profondément enracinées. L’exercice du pouvoir politique lui-même était organisé comme une fonction commune des familles Incas. Les administrateurs Incas établis dans les provinces du Pérou. dont la fonction était analogue à celle des résidents hollandais dans l’archipel malais, étaient considérés comme les délégués de leurs clans à Cuzco où ils gardaient leur place dans les habitations collectives et participaient à la vie de leur propre communauté. Tous les ans, ces délégués rentraient à Cuzco pour la fête d’été y rendaient compte de la façon dont ils avaient exercé leur fonction et célébraient la grande fête religieuse avec les autres membres de leur tribu.

Nous avons ici, dans une certaine mesure, deux couches sociales, l’une au-dessus de l’autre, toutes deux organisées intérieurement selon un mode communiste, et vivant entre elles dans des rapports d’exploiteurs à exploités. Ce phénomène peut paraître incompréhensible à première vue, parce qu’en contradiction brutale avec les principes d’égalité, de fraternité et de démocratie, qui servaient de base à l’organisation des communautés agraires. Nous avons justement ici la preuve vivante que les institutions communistes primitives avaient en réalité peu de chose à voir avec quelques principes que ce soit d’égalité et de liberté universelles. Ces “ principes ” appliqués dans leur validité universelle pour tous les pays, au moins pour tous les pays “ civilisés ”, c’est-à-dire pour les pays de civilisation capitaliste, à l’“ homme ” abstrait, donc à tous les hommes, sont un produit tardif de la société bourgeoise moderne dont les révolutions - en Amérique comme en France - les ont d’ailleurs proclamés pour la première fois. La société communiste primitive ignorait les principes généraux valables pour tous les hommes ; son égalité et sa solidarité naissaient des traditions communes de liens du sang et de la propriété commune des moyens de production. L’égalité de droits et la solidarité des intérêts n’allaient pas plus loin que n’allaient ces liens du sang et cette propriété. Tout ce qui se trouvait hors de ces limites - qui n’allaient pas plus loin que les quatre pieux du village ou, plus largement, que les frontières du territoire d’une tribu -était étranger et pouvait même être ennemi. Les communautés fondées à l’intérieur sur la solidarité économique pouvaient et devaient même être poussées périodiquement par le bas niveau de développement de la production, par le rendement médiocre ou l’épuisement de la source de nourriture et l’accroissement de la population, à entrer en conflit mortel d’intérêts avec d’autres communautés de même genre. Il fallait alors que le combat bestial, la guerre, décide de l’issue du conflit, extermination d’un des camps ou - plus souvent - établissement de rapports d’exploitation. Ce n’était pas le dévouement aux principes abstraits d’égalité et de liberté qui était à la base du communisme primitif, c’était la nécessité d’airain du bas niveau de développement de la civilisation humaine, de l’impuissance humaine face à la nature, qui leur imposait comme une condition absolue d’existence de s’associer solidement en groupes importants et de procéder de façon unie et planifiée dans leur travail, dans leur lutte pour l’existence.

Cette même domination très limitée de la nature restreignait le plan commun et le travail commun à un territoire relativement réduit de prairies naturelles ou de champs défrichés autour du village, et les rendaient tout à fait impropres à l’action commune sur une plus grande échelle. Le niveau primitif de l’agriculture ne permettait pas de cultures dépassant le territoire du village et fixait ainsi des limites très étroites à la solidarité d’intérêts. Ce bas niveau de la productivité du travail provoquait périodiquement des conflits d’intérêts entre les différents groupes sociaux et la violence brutale, seul moyen de régler ces conflits. La guerre demeura la méthode permanente pour résoudre les conflits d’intérêts entre communautés sociales jusqu’à ce que le plus haut niveau de développement de la productivité du travail, c’est-à-dire la maîtrise parfaite des hommes sur la nature, mît un terme à leurs conflits d’intérêts matériels. Mais si le heurt entre les diverses communautés communistes primitives était une donnée permanente, l’issue en était décidée à son tour par le développement de la productivité du travail. S’agissait-il d’un conflit entre deux peuples de nomades éleveurs de bétail qui se disputaient des pâturages ? Seule la violence brutale pouvait décider qui resterait maître du terrain et qui devait être refoulé vers des régions inhospitalières et arides, ou être exterminé. Là où l’agriculture était déjà assez prospère pour pouvoir assurer une bonne nourriture sans absorber toute la force de travail et toute la vie des intéressés, là existait aussi le fondement d’une exploitation systématique de ces paysans par des conquérants étrangers. C’est ainsi que nous voyons s’instaurer une situation comme celle du Pérou où une société communiste exploite une autre société communiste. Cette structure originale de l’Empire Inca est importante ; elle nous permet de comprendre une série de formations semblables dans l’antiquité classique, en particulier au seuil de l’histoire grecque. »

Wikipedia :

« La hiérarchie dans l’empire inca reprend l’organisation traditionnelle des communautés andines. L’Inca est à la fois chef de son clan et souverain de tout l’empire. L’organisation communautaire est à la base de la structure de l’empire. Dans de nombreux cas, l’Inca conquérant veille à ne pas bousculer l’organisation traditionnelle des populations à assimiler et laisse en place les autorités traditionnelles et leur confie des instructeurs du clan inca pour les informer des lois de l’empire et les instruire dans la religion officielle. Ces autorités locales étaient donc encadrées et rendaient comptes à des supérieurs hiérarchiques qui tous étaient membres du clan Inca.

D’une manière générale, il existait trois classes : la classe laborieuse constituée des paysans et artisans, la classe de gouvernance locale et, au sommet, la classe dirigeante de souche inca qui tenait les rênes de l’empire. Cette classe dirigeante était organisée comme un clan ordinaire dont les membres étaient appelés aux plus hautes fonctions au sein de l’empire, qu’elles soient religieuses, militaires ou administratives.

Cette société était donc fondée sur un système de castes et on ne pouvait que très difficilement et exceptionnellement changer de rang. Un individu de la classe laborieuse pouvait accéder à la classe dirigeante à la suite d’un exploit militaire ou grâce à quelque autre mérite. Il arrivait, dans un but politique, que des dirigeants coopératifs de peuples vaincus obtiennent des postes à responsabilités, souvent celui de Kurakas.

L’économie est fondée sur la gestion de la main-d’œuvre, sur l’échange d’énergie humaine, sur une sorte de collectivité du travail et nullement sur des échanges de biens ou sur une possession collective des biens. La richesse était liée non pas à la possession des biens mais à l’accès à la main-d’œuvre pour la production de la communauté. Le pauvre étant celui qui possède peu de liens de parenté.

Au sommet de l’organisation économique se trouve l’Inca qui se repose sur les organisations ethniques et leur économie de redistribution mais en gérant un système de redistribution à un niveau supérieur.

Le kuraka, le chef de l’ayllu, était chargé de la répartition des terres, qui se faisait sur un modèle de parts, entre chaque membre du village apte à travailler.

Les travaux agricoles étaient divisés en trois temps :

• la part de l’Inca et de la famille royale ; • celle de chaque détenteur de lopin de terre, pour subvenir aux besoins de sa famille ; • celle qui appartenait au village, afin de subvenir aux besoins des plus démunis. Un système d’entraide entre les familles était très développé. En plus des terres collectives, il existait des réserves qui permettaient de pallier le manque en cas de famine, ou quand venait une délégation de l’Inca.

Un autre devoir de chaque membre de la communauté consistait à s’occuper des travaux collectifs (comme l’entretien des canaux d’irrigation). Ce système connaissait cependant des faiblesses : les kurakas abusaient parfois du système, s’enrichissaient et constituaient une nouvelle classe dont les privilèges étaient transmis par héritage.

Il y avait une redistribution au niveau local autour du groupe ethnique mais aussi une redistribution bien plus vaste, au niveau de l’empire. L’Inca s’en chargeait à partir des réserves. Pour opérer ce travail, on faisait appel à des mitas (transporteurs). L’empire organisait donc aussi la mita.

La répartition des terres ethniques semblait liée à la redistribution, puisque chaque année, elle faisait l’objet d’un pacte ou d’une négociation. Grâce aux principes de la redistribution et de l’échange d’énergie humaine, les Incas purent entreprendre de nombreuses constructions, créer des greniers supplémentaires, un réseau de routes, des centres administratifs...

« Les Incas : naissance et mort d’un empire (1439-1533) », Benjamin Sachelli :

« Au XIVe siècle, plusieurs périodes de sécheresse frappant les hauts plateaux andins fragilisent les cultures. Pour survivre, les Incas descendent dans les vallées et s’emparent par la force des terres. Plusieurs campagnes militaires sont lancées sur les riches vallées côtières de Pisco et des Chincha. Pachacutec (1438-1471) conquiert le Nord en venant à bout de l’empire Chimu. Ses troupes atteignent le bassin de Quito. Tupac Inca (1491-1493) conquiert l’Ouest et le Sud et soumet les peuples côtiers. Il descend jusqu’à Santiago au Chili et consolide les frontières sur l’autre versant des Andes.

Les Incas possèdent une immense armée pouvant regrouper jusqu’à 140.000 hommes. Certes peu mobile, elle est d’une redoutable efficacité sur les batailles rangées et dans la prise des forteresses. L’empereur est le chef de l’armée. Ses officiers, tous incas, le secondent. Ils sont habiles dans la ruse et la stratégie, sachant, par exemple, feindre des mouvements de repli. De plus, ils étudient le terrain et préparent minutieusement leur plan de bataille. Les sous-officiers peuvent être issus des autres peuples. Les Incas constituent des unités par peuple et les laissent libres dans le choix de l’équipement. Ils leur font également confiance dans leurs techniques. Les soldats sont donc plus efficaces. L’armée évite, dans la mesure du possible, de vivre sur le pays, pour ne pas le ruiner et éviter de s’attirer la haine des populations occupées. Ils conservent ainsi une réserve à proximité en cas de nécessité.

La guerre est la volonté du dieu Inti, le soleil, mais elle sert également à renforcer le pouvoir des nouveaux empereurs. En effet, ceux-ci héritent uniquement du titre et du pouvoir. Leurs prédécesseurs emportent dans leur tombe les richesses acquises durant son règne. Le nouvel empereur doit rapidement acquérir de nouvelles richesses qui passent par la conquête. De plus, de nombreux candidats au trône s’affrontent dans des guerres où le meilleur stratège s’impose.

Après la conquête, les Incas recensent la population. L’empire regroupe dix millions de personnes, dont 40.000 Incas, soit 200 peuples différents. Les Incas laissent le choix : l’intégration ou la mort. Ils sont généreux avec ceux qui se soumettent et impitoyables avec ceux qui se révoltent. Les Incas privilégient toujours l’adhésion, car ils ont besoin de terre et de main d’œuvre. En ce sens, ils ne viennent pas pour détruire ou affaiblir. Les élites locales restent en place, continuent de gérer les affaires locales et servent de lien avec les nouvelles autorités. Les élites locales qui satisfont les Incas reçoivent des présents, ce qui revient à acheter la coopération, selon une logique de don/contre-don. De plus, les mariages entre les élites et les Incas resserrent les liens. Par ailleurs, les fils des élites sont emmenés de force à Cuzco pour être éduqués. Huayna Capac (1493-1522) aménage l’empire en construisant des villes et des routes. Il renforce les frontières, longues de 5.000km, en bâtissant des forteresses. Il réprime les révoltes. Des populations sont parfois déplacées pour casser les anciennes alliances.

L’empire est divisé en quatre régions traitées sur un pied d’égalité et dirigées par un apu. Ce dernier supervise le recensement, administre, aménage, entretient les infrastructures et rend la justice. L’apu est toujours un inca. Les régions sont subdivisées en provinces (80 pour tout l’empire), avec à leur tête un gouverneur. Les terres sont redistribuées entre l’Etat, le clergé et le peuple. Les sujets doivent consacrer des jours de travail à l’Etat pour cultiver des domaines, tisser des vêtements, servir dans l’armée et entretenir les infrastructures. Les peuples loyaux gardent leurs cultes et leurs divinités. La seule obligation est d’honorer Inti, la divinité tutélaire des Incas. Les divinités des peuples rebelles sont prises en otages. Leurs statues sont amenées à Cuzco. »

Chronologie :

A l’origine, la civilisation Chavín (entre 1000 avant J.-C. et 200 avant J.-C. :

Civilisation de Chavín

Entre le Ier et le VIIIe siècle, l’unité créée par la civilisation Chavín disparut au profit de cultures plus locales (Mochica, Paracas-Nazca, Tiwanaku).

Civilisation Tiwanaku

Civilisation Huari

Avant les Incas, ce sont les Paracas-Nazca entre 200 avant J.-C. et 600 après J.-C. :

Civilisation Paracas-Nazca

Civilisation Mohica ou Moche, entre 100 après J.-C. et 700 après J.-C.)

Les États de Tiahuanaco et Huari s’effondrent brusquement au XIIe siècle.

Vers le milieu du XIIIe siècle, le peuple Chimú initie la création d’un nouvel empire, sur la côte nord du Pérou actuel, fondé sur l’aménagement hydraulique

Civilisation Chimú

Des Mochicas aux Incas

L’origine des Incas : les indiens proches des Uros du lac Titicaca

Débat scientifique sur l’origine des Incas

La civilisation Incas

L’empire inca

Les classes sociales sous les Incas

Trois classes sociales

L’organisation sociale et politique des Incas

Une rencontre : lamas, crottins, maïs et… Incas

La guerre civile incas

Guerra civil incaica

La guerra entre incas y chancas

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La chute de Tula et des Toltèques

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La révolte des Indiens d’Amérique

Révolutions en Méso-Amérique antique

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Démocratie indienne

La Fédération des Sept Feux

Quand la France colonisait les Indiens des Amériques

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Bibliographie Amérique précolombienne

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