Accueil > 08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE > Budget 2026 : l’Etat français pille pour sauver le grand capital
Budget 2026 : l’Etat français pille pour sauver le grand capital
lundi 27 octobre 2025, par
BUDGET 2026 : L’ÉTAT FRANCAIS PILLE POUR SAUVER LE GRAND CAPITAL
I — Ce que les gens vont vivre
Le budget Lecornu 2 n’est pas une ligne comptable : c’est la politique du capital en décadence.
Chacun la ressentira dans sa chair, dans son salaire, dans sa santé, dans sa commune, dans son foyer.
Dès janvier 2026 :
• Les pensions et prestations sociales gelées : RSA, APL, allocations familiales.
→ Chute directe du pouvoir d’achat des foyers populaires.
• Les franchises médicales augmentent : chaque soin devient une marchandise.
→ Soigner coûte, tomber malade ruine.
• Les communes étranglées : – 5 milliards de dotations.
→ Moins de cantines, de transports, de culture ; plus d’inégalités territoriales.
• L’école s’appauvrit, les classes gonflent, les postes disparaissent.
• Le logement se raréfie : APL gelées, loyers en hausse.
• Les services publics sont taillés, la fonction publique asphyxiée.
• Et pendant ce temps, le budget militaire bondit de 6,7 milliards.
Moins de santé, moins d’éducation, moins de pain — mais plus d’armes.
Ce budget est la traduction immédiate d’une politique de prédation :
la ponction organisée du travail vivant pour prolonger un capital mourant.
II — Pourquoi ce budget est ainsi — et pourquoi il ne peut pas être autrement
Lénine écrivait que “la politique n’est qu’une expression concentrée de l’économie”.
Ce budget n’est donc pas un accident, mais le reflet d’une économie malade.
Depuis la grande crise de 2008, le capitalisme ne peut plus tirer assez de profit de la production réelle.
La composition organique du capital s’est envolée : plus de machines, moins de travail vivant.
Or, comme le disait Marx, “seul le travail crée la valeur”.
Le taux de profit tend donc à baisser ; le capital cherche d’autres moyens de se valoriser.
Spéculation, dette publique, subvention : voilà les nouveaux terrains de la plus-value fictive.
Ce budget ne fait qu’enregistrer cette réalité :
Le capital ne vit plus de l’exploitation du travail, mais du pillage des biens créés.
Quand il ne peut plus extraire la plus-value à l’usine, il la prélève par l’impôt, la dette, les coupes sociales, et l’austérité budgétaire.
Engels décrivait déjà ce mécanisme :
“L’État moderne n’est qu’un comité chargé des affaires communes de la bourgeoisie tout entière.”
Aujourd’hui, ce comité gère la faillite d’une classe dominante qui se survit par la spoliation.
Ce budget ne pourrait être “juste” qu’en rompant avec la logique du profit : refus de la dette, taxation du capital, planification selon les besoins.
Mais, disait Marx, “aucune réforme ne peut abolir les contradictions du capital” :
il faut abolir le capital lui-même.
III — Le capitalisme n’exploite plus : il dépouille
Nous sommes entrés dans la phase que Lénine appelait l’impérialisme, stade suprême du capitalisme : lorsque la production stagne, la finance et l’État deviennent les instruments du pillage mondial.
Ce n’est plus l’ouvrier seul qui est pressuré :
c’est le fonctionnaire, la retraitée, le chômeur, la caissière.
Tous paient, par l’impôt et la dette, la survie d’un capital qui ne produit plus rien d’utile.
Trotsky écrivait que “le capitalisme sénile se nourrit de son propre corps”.
C’est exactement cela : une économie nécrophage, qui dévore les services publics, les droits, les solidarités.
Elle recycle la misère en profit et transforme la société en champ de ruines.
Et comme elle ne peut plus élargir son marché, elle s’arme.
La guerre devient la “grande liquidation des capitaux excédentaires”,
le moyen brutal de restaurer le profit par la destruction.
Rosa Luxemburg l’avait dit :
“L’humanité se trouve placée devant cette alternative : socialisme ou barbarie.”
IV — Les tâches du peuple travailleur
On ne réforme pas une agonie.
Ce budget ne se “corrige” pas : il faut rompre avec la logique qui l’engendre.
1️⃣ Cesser de financer la rente
• Suspendre le paiement de la dette illégitime.
• Exproprier les banques, nationaliser le crédit sous contrôle populaire.
• Supprimer les dividendes financés par l’argent public.
2️⃣ Réorganiser la production
• Planifier démocratiquement les secteurs essentiels : santé, logement, énergie, transports.
• Orienter la production vers les besoins humains, pas vers le profit.
• Garantir un emploi utile à chacun : “à chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins”.
3️⃣ Refonder la solidarité
• Revaloriser salaires, pensions, prestations.
• Rétablir la gratuité des biens vitaux : soins, éducation, transports.
• Donner aux communes et aux travailleurs le pouvoir de décider.
4️⃣ Construire le pouvoir populaire
Trotsky parlait du “double pouvoir” : celui qui naît des comités, des assemblées, des conseils.
C’est là que réside la véritable démocratie du peuple travailleur,
contre la dictature économique des possédants.
Le socialisme, ce n’est pas un rêve : c’est la seule organisation rationnelle d’une société qui veut vivre.
CONCLUSION
Le budget 2026 n’est pas une politique économique : c’est une opération de pillage social pour prolonger un système en décomposition.
Marx nous l’a appris : un mode de production meurt quand il devient un frein au développement des forces productives.
Ce moment est venu.
Lénine nous a montré que l’État bourgeois ne se réforme pas, il se renverse.
Trotsky nous rappelle que la révolution n’est pas un événement, mais un processus d’organisation consciente du peuple travailleur.
Le capitalisme ne peut plus produire la vie : il ne sait plus que produire la misère et la guerre.
À nous de produire autre chose :
la solidarité, la planification, la propriété collective,
le pouvoir des travailleurs.
SOCIALISME OU BARBARIE — C’EST À NOUVEAU LA QUESTION POSÉE.
LA REPONSE EST AUX MAINS DU PEUPLE TRAVAILLEUR ORGANISE DANS SES SOVIETS ET DE PERSONNE D’AUTRE.
Trois oppositions, une seule impuissance — LO, RP, NPA-R face au budget du capital moribond
Il ne suffit pas de s’indigner contre un budget.
Quand un système pourrit, quand le capitalisme cesse de vivre de la production pour ne survivre que du pillage, toute dénonciation qui ne vise pas son renversement devient une complicité.
Ce que LO, RP et NPA-R nomment “l’austérité”, “le budget antisocial”, “l’attaque féroce”, n’est rien d’autre que la manifestation d’un capitalisme sénile, qui ne peut plus se reproduire qu’en dévorant la société tout entière.
« Le capital est du travail mort, qui ne se réveille qu’en suçant du travail vivant, et plus il en suce, plus il vit. »
— Karl Marx, Le Capital, Livre I
Le budget 2026, celui de Lecornu et du PS, n’est pas un accident de parcours.
C’est le fonctionnement normal d’un capital sans expansion possible, incapable d’élargir la production, obligé de se nourrir de transferts publics, de dettes, et de guerre.
I. Le capital moribond et son État de prédation
Depuis 2008, la bourgeoisie mondiale a remplacé l’exploitation par la perfusion : crédits d’État, rachat de dettes, subventions, budgets militaires.
Ce n’est plus la production qui crée la richesse, c’est le pillage organisé du travail social.
« Quand le capital est entravé dans son mouvement d’expansion, il se tourne vers la spéculation, vers l’État et vers la guerre ; car il lui faut détruire pour se valoriser. »
— Karl Marx, Grundrisse
Ainsi, l’État n’est plus le “régulateur” que les réformistes invoquent : il est devenu le bras armé d’un capital en décomposition.
Les 211 milliards d’aides patronales, les 7 milliards de franchises médicales, les coupes sur les pensions et les services publics ne sont pas des “injustices” : ce sont des conditions vitales pour maintenir artificiellement le profit.
II. Les fausses oppositions : trois formes d’une même impuissance
1️⃣ Lutte Ouvrière — le moralisme d’opposition
LO dénonce “le budget de guerre contre le monde du travail” — et c’est juste.
Mais sa conclusion est fausse : “faire payer les riches”, “reprendre l’argent des profits”.
Comme si l’État bourgeois pouvait se mettre au service du peuple.
LO dénonce la bourgeoisie, mais fait confiance à son État.
Elle parle de redistribution quand il faudrait parler de renversement.
« Remplacer la lutte de classes par la morale, c’est désarmer le prolétariat. »
— Lénine, Que faire ?
Elle oublie que ce n’est pas la quantité d’argent qui fait le pouvoir, mais la propriété des moyens de production.
Dire “argent pour les hôpitaux, pas pour Dassault” sans prendre Dassault, c’est chanter une berceuse au milieu d’un incendie.
2️⃣ Révolution Permanente — l’anti-bureaucratisme verbal
RP décrit bien les mécanismes de l’austérité : déficit, ordonnances, intersyndicale, PS.
Mais son horizon reste celui d’un syndicalisme radicalisé, d’une pression par la base pour “forcer les directions”.
Autrement dit : changer les acteurs sans changer la scène.
Lénine répondait déjà à ce centrisme :
« Il ne suffit pas d’être “contre les chefs” pour être révolutionnaire. Il faut être contre le régime qui produit ces chefs. »
— Lénine, La Maladie infantile du communisme
RP ne parle jamais du pouvoir.
Pas d’expropriation, pas de double pouvoir, pas de soviets.
La classe ouvrière reste spectatrice de ses propres luttes, sommée de “faire pression” — mais jamais de gouverner.
C’est du radicalisme sans révolution.
3️⃣ NPA-R — le spontanéisme sans stratégie
“Ne comptons que sur nous-mêmes” : le mot d’ordre est beau.
Mais le “nous-mêmes” sans organes de pouvoir, c’est le chaos.
Pas de plan, pas de centralisation, pas de coordination.
L’appel à la grève et aux luttes isolées se dissout dans le spontanéisme.
Trotsky avait prévenu :
« L’indignation ne suffit pas ; la classe ouvrière ne renversera pas le capitalisme avec sa colère, mais avec une organisation. »
— Trotsky, Où va la France ?
Leur discours refuse la compromission institutionnelle, mais aussi la construction du pouvoir ouvrier.
Résultat : une révolte morale, pas une stratégie de conquête.
III. Leur fonction commune : contenir la colère, empêcher la rupture
Ces trois courants, chacun à sa manière, défendent l’idée qu’on peut corriger le capitalisme :
par l’impôt (LO),
par la base (RP),
par la spontanéité (NPA-R).
Mais aucun ne répond à la question : qui détient le pouvoir sur la production, la monnaie, les services, la guerre ?
Tous refusent d’admettre que l’État n’est plus un arbitre, mais l’organe du capital pour piller la société.
« Ce que la social-démocratie appelle réforme n’est que la gestion de la défaite. »
— Trotsky, Les Leçons d’Octobre
Leur rôle, aujourd’hui, est de donner des mots rouges à une politique grise.
Ils verbalisent la révolte, pour mieux la canaliser dans les cadres existants.
IV. Pour un programme de rupture
Face à ce budget de faillite, il ne s’agit plus de “corriger”, mais d’abolir.
Le prolétariat ne peut pas “demander justice” : il doit prendre le pouvoir.
1. Expropriation sans indemnité des banques, trusts et monopoles.
2. Contrôle ouvrier et populaire sur la production et la distribution.
3. Annulation de la dette publique, fin des dividendes sur fonds publics.
4. Planification démocratique selon les besoins, pas selon le profit.
5. Formation d’un pouvoir populaire : comités, coordinations, conseils.
« Le socialisme ne se “réalise” pas dans les discours, il s’impose par la conquête du pouvoir. »
— Lénine, Thèses d’avril
Conclusion — De la critique à la conquête
Nous n’avons plus besoin de porte-paroles indignés, mais de bâtisseurs de pouvoir.
LO, RP, NPA-R dénoncent le feu, mais refusent d’en éteindre la source.
Ils veulent sauver la conscience ouvrière, mais pas la libérer de ses chaînes.
Leur opposition est un rideau de fumée sur l’effondrement du capital.
Notre tâche, c’est de transformer la crise du système en crise du pouvoir.
Pas un budget de plus pour la bourgeoisie —
tout le pouvoir au peuple travailleur.
C’est au peuple travailleur de prendre le pouvoir et de gérer toute la société.



Messages
1. Budget 2026 : l’Etat français pille pour sauver le grand capital, 27 octobre, 06:09, par Robert
.
Dénoncer de manière moraliste ? Dénoncer de manière radicale ? Revendiquer qu’on nous vole moins ? Demander que les riches contribuent un peu plus ? Tout cela ne correspond nullement aux intérêts du prolétariat révolutionnaire !
Non ! Il faut faire comme le peuple français face à la faillite de l’Etat en 1789 !
Il faut se servir de la faillite de l’Etat comme d’une arme et pas la traiter comme une menace !
Il faut d’abord nier non seulement les dettes de cet Etat mais l’Etat des exploiteurs et oppresseurs lui-même !
Comme en 1789, il faut se servir de ses dettes comme d’une arme contre les classes dirigeantes ! Une arme morale et physique pour... détruire l’Etat !
Mais d’abord, cela nécessite de réunir en comités le peuple travailleur dans toutes les localités et entreprises et de partir de ces assemblées pour élire les Etats Généraux du peuple travailleur.
Et nier tout droit à toute autre forme de pouvoir !
2. Budget 2026 : l’Etat français pille pour sauver le grand capital, 27 octobre, 06:10, par Robert
.
Dénoncer de manière moraliste ? Dénoncer de manière radicale ? Revendiquer qu’on nous vole moins ? Demander que les riches contribuent un peu plus ? Tout cela ne correspond nullement aux intérêts du prolétariat révolutionnaire !
Non ! Il faut faire comme le peuple français face à la faillite de l’Etat en 1789 !
Il faut se servir de la faillite de l’Etat comme d’une arme et pas la traiter comme une menace !
Il faut d’abord nier non seulement les dettes de cet Etat mais l’Etat des exploiteurs et oppresseurs lui-même !
Comme en 1789, il faut se servir de ses dettes comme d’une arme contre les classes dirigeantes ! Une arme morale et physique pour... détruire l’Etat !
Oui, il faut retourner les armes de nos adversaires contre eux, c’est la stratégie dialectique de la révolution !
Mais d’abord, cela nécessite de réunir en comités le peuple travailleur dans toutes les localités et entreprises et de partir de ces assemblées pour élire les Etats Généraux du peuple travailleur.
Et nier tout droit à toute autre forme de pouvoir !
3. Budget 2026 : l’Etat français pille pour sauver le grand capital, 28 octobre, 05:57, par Florent
.
Les dettes de la France s’aggravent et les capitalistes prêteurs y gagnent des sommes colossales car les prêts ont des taux qui grimpent…
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/dette-la-france-emprunte-desormais-aussi-cher-que-l-italie-a-dix-ans-20250909
https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/le-decryptage-eco/les-taux-a-10-ans-de-la-dette-francaise-depassent-desormais-ceux-de-la-grece-4040530
https://www.cnews.fr/france/2025-10-24/dette-apres-fitch-morningstar-dbrs-et-sp-global-moodys-va-t-elle-aussi
https://www.ouest-france.fr/economie/budget-collectivites-etat/degradation-de-la-dette-francaise-qui-perd-et-qui-gagne-si-les-taux-remontent-df04bf0a-ac40-11f0-b75e-b80ca3a1c619
https://www.latribune.fr/article/banques-finance/industrie-financiere/29789178029725/finances-publiques-la-dette-francaise-apparait-de-plus-en-plus-vulnerable-sur-les-marches
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/dette-elevee-et-incertitude-politique-un-cocktail-economique-toxique-2190978
Le prolétariat révolutionnaire doit refuser de reconnaitre les dettes des capitalistes !
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7277
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4855
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8010
La France, une vaste subprime qui se dégonfle brutalement
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2880
Il faut cesser de reconnaitre la France capitaliste comme « notre pays », « notre Etat », « notre gouvernement » et proclamer l’avènement de l’Etat du peuple travailleur…