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L'organisation d'extrême gauche Lutte ouvrière et la centrale syndicale CGT - Matière et Révolution
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L’organisation d’extrême gauche Lutte ouvrière et la centrale syndicale CGT

jeudi 10 août 2017

Autrefois, le courant Lutte Ouvrière dénonçait et combattait les pratiques des bureaucraties syndicale

Quand Lutte Ouvrière fait des compliments à la CGT, pourtant le principal syndicat réformiste qui détourne les luttes sociales de toute orientation lutte de classes, central où militent la majorité des militants de Lutte ouvrière

« Les dirigeants des confédérations syndicales se sont pliés au cinéma du « dialogue social » que le gouvernement met en scène cet été, alors qu’en réalité c’est lui et, derrière lui, le patronat, qui décide de tout. Les dirigeants de la CFDT et ceux de FO passent les plats à Macron, à Edouard Philippe, et à la ministre du Travail Muriel Pénicaux, tout droit issue des milieux patronaux. La CGT aussi joue le jeu de la concertation, mais a au moins le mérite d’appeler les salariés à se mobiliser mardi 12 septembre. »(éditorial des bulletins d’entreprise du 17 juillet 2017)

Lire ici

Une simple journée d’action, programmée très à l’avance, sans la moindre organisation à la base d’une vraie mobilisation, c’est un grand mérite !!!

On remarquera un autre éditorial (voir ici est rédigé très légèrement différemment : « Les responsables de la CGT, même s’ils ont participé à cette comédie, ont cependant appelé à une journée de mobilisation nationale le mardi 12 septembre. Solidaires et quelques unions départementales et fédérations syndicales FO s’y sont déjà associées. » Le « mérite » n’y est pas ?

L’éditorial conclue cependant :

« C’est une date qui doit être un point de départ et de regroupement de la contestation ouvrière contre toutes les attaques patronales et gouvernementales. »

En somme, tout ne peut passer, en termes de réaction ouvrière, que par l’initative de la CGT. Alignement total donc sur la tactique des journées d’action, qui n’est même pas discutée, encore moins critiquée dans l’article, sans parler de l’absence de comités de mobilisation à la base, l’absence, malgré le temps dont on dispose, d’assemblées interprofessionnelles pour discuter de la situation, enfin de toute autre forme d’auto-organisation et de participation des travailleurs aux décisions. Et ne parlons pas de proposition d’unir cette lutte aux autres luttes : contre les privatisations, contre les nouvelles taxes, contre les suppressions d’emplois de fonctionnaires, contre la nouvelle loi de sécurité, contre les guerres de la France, contre la loi anti-migrants et on en passe…

On aurait pu penser que tout cela serait dans un autre éditorial, par exemple le précédent qui s’intitulait Préparons la riposte de l’automne mais rien du tout ! On y retrouve seulement, à propos des stratèges syndicaux de la défaite, la formulation : « Les dirigeants de la CFDT et de FO, toute honte bue, font l’éloge de cette réforme. Ceux de la CGT se prêtent aussi au jeu de dupes qu’est la négociation, mais au moins ils appellent à se mobiliser mardi 12 septembre contre cette future régression sociale. »

Et dans l’éditorial précédent ? Voir ici

On y lit, à propos des directions syndicales : « Pour l’instant, la comédie de la négociation se poursuit et tous les dirigeants syndicaux jouent le jeu du gouvernement. Ceux de la CFDT et de FO se font clairement les complices de la politique gouvernementale. Ceux de la CGT veulent jouer au syndicat de « proposition » comme les autres mais, en même temps, ils appellent à la grève pour le 12 septembre. Et c’est une opportunité à saisir. »

Toujours cette distinction avec la CGT, à laquelle on accorde, doucement, un petit satisfecit !!

Pourtant, depuis que les attaques sont annoncées, elle n’a pas bougé le petit doigt, et n’a bougé ses fesses que pour s’installer dans les fauteuils de la négociation !!!

D’autres éditoriaux discutent de la mobilisation nécessaire sans même discuter aucunement des fausses stratégies syndicales : voir ici

Ah ! enfin une petite critique de la CGT :

« Quant aux directions syndicales, pourtant bien édifiées sur le projet de la nouvelle loi travail, elles n’en continuent pas moins à apprécier le « dialogue et les marges de progression réelles », pour la CFTC ou la « concertation » à laquelle il faudrait « laisser une chance », pour Force ouvrière. Philippe Martinez lui-même, pour la CGT, se déclare opposé à « 99 % » du projet gouvernemental, mais sans dire ce que comprend le 1 % restant, et attend fin août le texte des ordonnances « pour y voir clair ». »

Mais cela pour tout de suite dire qu’on n’aura qu’à suivre la CGT : « La journée de grève et manifestation contre la loi El Khomri aggravée version Macron, à l’appel de la CGT, sera une occasion d’entamer la contre-offensive, la plus massive possible. »

Lire ici

Cela ne fait rien, tout cela doit nécessairement se trouver dans un éditorial intitulé « les travailleurs se défendront avec leurs armes de classe » ! voir ici

Eh bien non, on n’y trouve que cette formulation très vague : « Il est vital que ces luttes se situent sur le terrain des intérêts de classe des travailleurs. Et il ne faut pas qu’elles soient dévoyées par la démagogie de ceux qui cherchent à dresser les travailleurs les uns contre les autres. Ce n’est qu’en ayant clairement conscience de qui sont ses véritables ennemis que la classe ouvrière pourra déployer sa force collective. »

Pas un mot pour dire que la manière dont les luttes ont été menées jusqu’ici par les centrales syndicales n’a absolument rien à voir avec une lutte se situant sur le terrain des intérêts de classe des travailleurs !

D’ailleurs que disait Lutte ouvrière de la manière dont les syndicats avaient mené la mobilisation contre la loi El Khomri ?

« La CFDT a rapidement choisi de se démarquer du mouvement et de s’y opposer, moyennant quelques retouches au projet de loi. Elle est devenue la caution, et même la porte-parole du gouvernement. Au point d’affirmer, par la voix de son secrétaire national Laurent Berger, que « retirer la loi serait inacceptable », alors même que le retrait pur et simple était devenu l’objectif de toutes les manifestations et des grèves. Il ajoutait : « Ce serait un coup dur pour les salariés car ils perdraient le bénéfice des nouveaux droits reconnus par le texte ». (Le Parisien, 25 mai) La CGT ainsi que FO, Solidaires et la FSU ont fait le choix opposé. L’intersyndicale de ces organisations a assumé la direction du mouvement jusqu’au bout. Les journées d’action et de manifestation successives dont elles ont été à l’initiative ont incontestablement structuré le mouvement. Par le nombre de ses militants sur le terrain, par son influence dominante dans la classe ouvrière, la CGT est apparue au fil du mouvement et de son bras de fer avec le gouvernement comme le facteur déterminant de la confrontation. Le choix de la direction confédérale d’assumer ce rôle se dessinait déjà lors du congrès confédéral (18 au 22 avril à Marseille), où le ton était plus dynamique qu’auparavant. Il y était question, sinon de grève générale, du moins de grève reconductible. »

Et l’article rajoute :

« Il faut rappeler également qu’une fois son choix fait, et en dehors du problème de la SNCF que la fédération CGT présentait initialement comme un cas particulier, la direction de la CGT a eu une tactique adaptée au mouvement. Les manifestations périodiques, annoncées à l’avance de façon à ce que chacune prépare la suivante, ont structuré le mouvement, lui ont permis de perdurer et de s’élargir, ne serait-ce qu’au sens de permettre à différents moments que telle ou telle catégorie des travailleurs entre dans l’action. Nous avons eu l’occasion de dire, notamment dans le précédent numéro de Lutte de classe, que la politique adoptée par la direction de la CGT depuis le mois de mars constitue une critique en creux de sa politique antérieure. La CGT a fait la démonstration de sa capacité de mobilisation. »

Les petites critiques, par ailleurs dans le texte, sont minimes par rapport à ce satisfecit global…

Lire ici

« Le fait que la CGT reste le premier syndicat, dans une période où elle a une position plus contestatrice que la CFDT à l’égard des mesures prises contre la classe ouvrière, montre qu’au sein de celle-ci beaucoup ne sont pas dupes des pseudo-négociations entre « partenaires sociaux », qui aboutissent à des reculs pour les salariés. » (3 avril 2013)

« La direction de Michelin a découvert, après bien d’autres, que des syndicats qui collaborent et qui, sous prétexte de « dialogue social » et de respect des partenaires sociaux, se transforment en relais de sa politique, peuvent être un avantage non négligeable. Et d’essayer maintenant de convaincre de sa bonne foi et de son « respect pour les institutions représentatives du personnel » ! La direction générale de Michelin n’avait pas dit le nom de ceux qu’elle estimait être de « bons syndicats », et s’était contentée de les suggérer fortement. Mais celle de Michelin Cholet a été moins prudente en demandant, lors des grandes messes annuelles où elle réunit tout le personnel, de voter pour la CFDT, la CGC, SUD, mais pas pour la CGT. Car la CGT de Michelin Cholet refuse toute collaboration avec la direction et mène la résistance contre ses projets. Visiblement, elle n’a guère convaincu les travailleurs de voter suivant ses vœux : la CGT, qui faisait environ 40 % des voix lors de précédentes élections, a obtenu 60 % en ce mois de mars 2015. » (25 mars 2015)

Lire aussi

Finissons par ce que vous ne risquez pas de trouver dans un éditorial de Lutte ouvrière :

La stratégie des centrales syndicales françaises, ce n’est pas la lutte des classes !!! (éditorial des bulletins d’entreprise de La Voix des Travailleurs du 9 juillet 2017)

A attaque générale de la bourgeoisie, riposte d’ensemble de classe des travailleurs ! (éditorial des bulletins d’entreprise de La Voix des Travailleurs du 1er juillet 2017)

Les uns endorment la lutte des classes des travailleurs et les autres la cassent (éditorial des bulletins d’entreprise de La Voix des Travailleurs du 29 mai 2017)

On prend les mêmes trompeurs et on recommence ? (éditorial des bulletins d’entreprise de La Voix des Travailleurs du 15 mai 2017)

La classe ouvrière a encore toute sa force et toutes ses perspectives... (éditorial des bulletins d’entreprise de La Voix des Travailleurs du 22 mars 2017)

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