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Grèves ouvrières en Afrique du sud - Matière et Révolution
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Grèves ouvrières en Afrique du sud

mercredi 18 août 2010

Un million de fonctionnaires sud-africains se sont mis en grève mercredi et menaçaient de prolonger leur mouvement, a annoncé un responsable syndical.

La grève, marquée par des échauffourées dans des hôpitaux et des écoles, ne devrait pas avoir dans l’immédiat de fort impact sur la première économie d’Afrique, mais un arrêt de travail prolongé risque de porter atteinte au commerce.

"Nous parlons probablement de 90% de grévistes parmi les 1,3 million de fonctionnaires du pays", a déclaré à Reuters Mungwena Maluleke, responsable du principal syndicat national, le Cosatu.

La semaine dernière, plusieurs syndicats de fonctionnaires avaient déjà organisé une grève d’une journée, et prévenu que le débrayage de mercredi pourrait marquer le début du plus grand mouvement social du pays en trois ans.

Les observateurs s’attendent à la conclusion d’un accord, au plus tard d’ici la fin du mois, mais soulignent que tout accord risque d’alourdir les dépenses de l’Etat, alors qu’il s’efforce d’abaisser le déficit, qui représente 6,7% du PIB.

L’opinion publique pourrait se retourner contre les syndicats si une grève prolongée laisse les parents sans solution pour la garde de leurs enfants, paralyse les hôpitaux et bloque toute démarche administrative.

Un fonctionnaire de rang intermédiaire gagne déjà -en comptant les allocations- 40% de plus que l’ouvrier sud-africain lambda, dont le salaire mensuel moyen est de 6.383 rands (880 dollars).

La grève touche notamment la police et la douane ainsi que les secteurs de la santé et de l’éducation. Les services essentiels devraient se poursuivre avec des effectifs très réduits. La dernière grande grève du secteur public sud-africain remonte à 2007 avec un arrêt de travail de quatre semaines observé par 600.000 fonctionnaires.

Le gouvernement est en négociations avec le monde du travail sur les salaires. La semaine dernière, les autorités ont proposé de porter l’allocation logement à 700 rands (74 euros), soit 70 rands de plus que leur précédente offre.

Avec ce montant, cette allocation représenterait 1% des dépenses de l’Etat. Le gouvernement a refusé d’augmenter à nouveau sa proposition de hausse des salaires de 7%.

Les syndicats exigent une hausse des salaires de 8,6% et une allocation logement de 1.000 rands.

Les ouvriers de l’automobile, qui se sont mis en grève la semaine dernière, ralentissant la production du plus important constructeur automobile du continent, se sont joints au mouvement en préparant une marche de protestation. Ils réclament des augmentations salariales de 15%.

Les grévistes prévoient marcher dans les rues, dans neuf provinces du pays, pour réclamer des augmentations de salaire de 8,6 % et une allocation au logement de 1000 rands (environ 140 $) par mois.

Le gouvernement du président Jacob Zuma, avec lequel ils ont négocié sans avoir pu s’entendre, offre de majorer leur salaire de 7 % et de faire passer l’allocation au logement à laquelle ils ont droit de 630 à 700 rands (100 $).

Selon le gouvernement, cette allocation représenterait 1 % des dépenses de l’État.

Il soutient qu’en tenant compte d’autres hausses salariales auxquelles auront droit 90 % des fonctionnaires, les employés de l’État verront en fait leurs revenus augmenter de 8,5 % à 9,4 %, selon leur échelon salarial.

Il pourrait s’agir du plus important mouvement social qu’ait connu l’Afrique du Sud depuis trois ans. En 2007, les fonctionnaires ont débrayé pendant un mois. L’épisode avait été marqué par de violents affrontements.

On ne sait pas encore avec certitude si tous les fonctionnaires débraieront. Outre les syndiqués qui sont tenus d’entrer au travail pour assurer les services essentiels, des syndicats pourraient décider de ne pas suivre le mouvement.

Les syndicats tablent sur la participation de 90 % à 95 % de leurs membres. Les importants syndicats représentant les enseignants et les infirmières ont déjà annoncé qu’ils débraieront.

Face à la grève, le gouvernement adopte la ligne dure. Selon le quotidien Mail & Guardian, il a prévenu que des déductions seront appliquées sur la paye des fonctionnaires en fonction de la durée de la grève.

Il martèle en outre qu’il revient aux dirigeants syndicaux de s’assurer que les manifestations se déroulent dans le calme.

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