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Vague de grève et de révolte sociale en Algérie - Matière et Révolution
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Vague de grève et de révolte sociale en Algérie

jeudi 19 mai 2011

La gronde sociale prend de l’ampleur en Algérie. L’année 2011 aura battu tous les records en nombre de mouvements de protestation. Grèves, sit-in, marches… Fonction publique, le grand malaise

Grèves, sit-in, marches… Fonction publique, le grand malaise

Rien qu’à Alger, les services de sécurité ont comptabilisé pas moins de 600 actions de rue, entre marches et rassemblements. Étudiants, médecins, travailleurs communaux, ceux du port d’Alger, de Sonatrach, du complexe El-Hadjar… la colère n’a épargné aucun secteur. Tout le monde se jette dans l’arène de la contestation. Les sit-in et autres mouvements de contestation sont devenus quasi quotidiens. Le dialogue social est rompu à tel point que la rue reste l’unique et seul moyen de faire entendre sa voix.

À Alger, les forces de l’ordre sont en alerte maximale depuis les émeutes de janvier dernier. Les fourgons de police constituent le décor général de la capitale. Plusieurs points chauds ou « quartiers généraux » de la contestation ont été recensés.

Il s’agit, entre autres, du boulevard Zighout Youcef où se trouvent l’APN et le Sénat, ainsi que la place mythique, la Place des Martyrs, la localité d’El-Mouradia où se trouve le siège de la présidence de la République, l’hôpital Mustapha- Pacha, et de la Place Audin où se trouve la Faculté centrale.

Ces endroits sont régulièrement investis ces derniers jours par des milliers de policiers qui guettent le moindre regroupement de personnes. Les émeutes se multiplient également dans certaines régions du pays.

À Béjaïa, la route qui relie la capitale des Hamadites à Sétif est souvent fermée par des citoyens en colère. À Boumerdès, les émeutes du chômage ont fait tache d’huile. A Annaba, de violents affrontements ont opposé, ces derniers jours, des centaines de femmes et hommes aux forces de l’ordre.

Cette impasse risque de provoquer un incendie dont nul ne peut soupçonner les conséquences. À Blida, un affichage de listes des bénéficiaires de logements sociaux a tourné aux émeutes.

Les mouvements de débrayage dans le secteur de la Fonction publique et dans le secteur économique se multiplient d’une façon incroyable. Situation paradoxale. Au moment même où les pouvoirs publics multiplient des mesures d’apaisement sociales de tous genres, voilà que des initiatives et des appels à la contestation viennent de remet-tre en cause tout ce qui a été fait.

Et dire que les orientations du chef de l’État d’ouvrir le dialogue avec les partenaires sociaux ne sont pas appliquées à la lettre. Le secteur de la santé vit au rythme des contestations grandissantes. Les praticiens généralistes et spécialistes de la santé publique ont rejoint le mouvement de grève initié depuis le 28 février par les médecins résidents.

Des hôpitaux entiers et polycliniques sont paralysés. Ould Abbès, ministre de la Santé, n’a pas pu contenir la colère des médecins, en dépit des récentes augmentations de salaires.

Le secteur des communes n’est pas resté à l’écart de cette vague de protestation. Une grève secoue les communes depuis maintenant plus de deux semaines. Les dockers du port d’Alger ont également entamé une grève illimitée pour faire entendre leurs voix et dénoncer leurs conditions sociales déplorables.

Familles victimes du terrorisme, patriotes et groupes de légitime de défense (GLD), les malheureux de la décennie noire, ne cessent de manifester à Alger pour réclamer un statut particulier. Les pompiers se mettent également de la partie. Ils menacent de reprendre la protesta dans les prochains jours. Même à Sonatrach…

La contestation ne faiblit pas au sein de Sonatrach, malgré les hausses de salaires consenties par la direction. Les travailleurs exerçant dans les champs pétroliers du Sud envisagent de créer un syndicat autonome capable de défendre leurs intérêts et ceux de tous les travailleurs du secteur de l’énergie.

Ce syndicat regroupera les fonctionnaires de Sonalgaz, Naftal et Sonatrach. Après des semaines de contestation, ponctuées par une grève de la faim, la direction générale de Sonatrach avait accepté de satisfaire quatre des neuf points de la plate-forme de revendications des travailleurs.

Les autres points devaient faire l’objet de discussions entre les deux parties. Une promesse qui n’a finalement pas été tenue, selon les syndicalistes. Les tensions sociales s’aggravent aussi au complexe sidérurgique d’El Hadjar. Le syndicat d’Arcelor Mittal Annaba a annoncé hier une grève générale à partir du 28 mai pour revendiquer des augmentations de salaires.

Force est de relever que les dernières mesures sociales prises par le gouvernement au profit des jeunes et travailleurs se sont avérées en fin de compte sans aucun effet.

Suite à l’échec des négociations salariales et à l’issue de la conférence qui les a réunis, lundi après-midi, les représentants des 32 sections syndicales du syndicat d’entreprise d’ArcelorMittal Annaba ont annoncé hier, à travers un communiqué, leur intention de déclencher une grève générale. Dans ce même document, les représentants des salariés de l’entreprise de sidérurgie indiquent que cette décision a été prise après quatre séances de travail autour des augmentations salariales, qui sont restées infructueuses. Selon ces derniers, la direction aurait offert un relèvement des salaires de l’ordre de 4%, seuil qu’elle ne serait pas disposée à dépasser dans la conjoncture actuelle, alors que de leur côté, ces propositions sont très en deçà des attentes des travailleurs. En réaction à cette attitude, les sections syndicales des différentes unités de l’entreprise ont convenu du déclenchement d’une grève générale à compter du 28 mai prochain, et ce, après un débat approfondi sur la question, est-il mentionné.

6 Messages de forum

  • Après la longue grève des médecins résidents, une grève partielle perturbe les services postaux à l’échelle nationale et empêche depuis une semaine des milliers d’usagers d’accéder à leurs comptes courants postaux ou de percevoir leurs pensions. Les grévistes comptent poursuivre leur mouvement jusqu’au 24 juin 2011.

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  • Les travailleurs de l’INSFP d’Oued Aïssi appellent à la grève
    Tizi Ouzou
    Les travailleurs de l’Institut national supérieur de la formation professionnelle (INSFP) de Oued Aïssi, adhérents à l’UGTA, ont tenu une assemblée générale en date du 15 décembre 2011 et menacent de renouer avec la protestation, après dix-huit mois de trêve, dans une déclaration rendue publique, mardi dernier. “durant cette période, nous nous sommes attelés à travailler pour la stabilité de l’établissement tout en donnant du répit à l’administration pour solutionner les problèmes des travailleurs. Malheureusement, le message est mal perçu. Nous avons décidé, pour une première action, d’observer deux jours de protestation, le 10 et 11 du mois en cours, avec un sit-in le 11 janvier à 10h, au niveau de la direction de la formation et de l’enseignement professionnel (DFEP).”
    Après un débat en assemblée générale, les travailleurs précisent que “les retards récurrents dans le versement des salaires, des primes et autres indemnités sont devenus insupportables”.
    Par ailleurs, ils se demandent comment une administration qui “jouit de son autonomie financière et administrative, et ayant tous les moyens humains et matériels pour fonctionner, n’arrive pas à payer ses travailleurs dans les délais. Et pour couronner le tout, la quote-part des œuvres sociales n’est pas versée, à ce jour, sans la moindre explication”. Selon les représentants des travailleurs, le problème réside dans “les blocages pratiqués par certaines personnes rancunières qui ont habitude de nager dans les eaux troubles” et d’ajouter que “toutes ces entraves, qui pénalisent gravement les travailleurs, se déroulent sous les yeux complaisants du premier responsable, dont le silence est pour le moins troublant, d’autant plus que tous ces dysfonctionnements ont été abordés lors de la réunion direction – section syndicale du 03/07/2011”.
    D’autre part, les travailleurs de l’INSFP d’Oued Aïssi soulèvent d’autres problèmes socioprofessionnels, à savoir, “les chantiers entamés sous la pression de la contestation des travailleurs en 2009, et qui sont tous à l’arrêt, ainsi que le bitumage des voies complètement bâclé”.
    Mais ils réclament aussi le renforcement urgent de la sécurité au sein de l’établissement du fait que “plusieurs vols ont été commis, notamment du matériel informatique destiné à la formation”. Par ailleurs, ils soulèvent le problème des 15 logements de fonction vacants depuis 2003.
    Ils concluent leur document en lançant un appel pressant à leur tutelle, le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnel, ainsi que les instances syndicales afin d’user “de leur autorité pour satisfaire nos revendications légitimes surtout celles relatives aux logements”.

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  • Vague de grève et de révolte sociale en Algérie 29 mars 2013 11:07, par bianco

    Action réussie des chômeurs à Ouargla malgré le climat anxiogène créé par le pouvoir algérien.jeudi 14mars

    Les chômeurs ont exercé leur droit à l’expression malgré les intimidations au patriotisme
    La manifestation des chômeurs a bien eu lieu, jeudi à Ouargla. Des milliers de personnes y ont participé pour réclamer le droit au travail, l’arrêt des poursuites judiciaires. Un succès malgré la dramatisation choisie par le gouvernement et ses relais accusant les initiateurs du mouvement des chômeurs d’obéir à des agendas extérieurs. Dans un pays indigné par le déferlement des affaires de corruption, ces « théories du complot » sont, presque, sans impact.
    Ce n’était pas la « mleyounia » - la marche millionième comme l’Egypte en transition en a l’habitude – mais ils étaient, selon les sources concordantes, au moins 10.000 algériens à avoir répondu à l’appel du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC). Un vrai succès quand on prend en compte le contexte anxiogène qui a précédé la marche. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans un manque d’humour s’apparentant à de la panique, avait choisi de dramatiser l’appel à manifester du CNDDC en le présentant sous un jour menaçant et inquiétant. Il avait mis en cause une « chardima », mot faussement neutre pour désigner, sous une tonalité péjorative policière, un « groupuscule ». Les partis du pouvoir ont entonné, à leur tour, le même discours alarmiste sur de présumées visées menaçantes des auteurs de l’appel à manifester. Pourtant, en annonçant des mesures d’urgence en matière d’emploi, le gouvernement admettait déjà que les revendications des jeunes chômeurs algériens n’étaient pas une invention d’une « officine » à l’étranger ou une manœuvre d’un parti politique d’opposition. Même la responsable du Parti des Travailleurs (PT) s’est laisser aller – c’est devenu une obsession ! - à lancer des accusations de manipulation extérieure pour provoquer un « printemps… ». Le fait que des députés du FFS aient pris langue avec les chômeurs et leur ont exprimé leur soutien a suscité également d’aberrantes explications par le complot. A l’instar de Wahid Bouadallah, ancien pdg de la CNEP et d’Air Algérie et député FLN, qui a vu dans les protestations de "simples problèmes économiques et sociaux que l’on internationalise politiquement". Il a accusé nommément le FFS de "brouiller les cartes dans le sud" en utilisant son influence dans ces wilayas notamment à Ouargla et Gharadaïa. "Il y a, a-t-il affirmé, des parties étrangères qui veulent que l’Algérie entre dans "le marécage du chaos".

    Dangereux retard de « mise à jour »

    Ce discours alarmiste et hyper-patriotique sonne particulièrement creux dans une Algérie choquée par le flux d’informations sur le versement de pots-de-vin impliquant de hautes personnalités et qui suscitent un grand embarras au sein du régime. La quasi-criminalisation de l’action du Comité des chômeurs et son insertion dans un fumeux complot extérieur – l’usage de Facebook ? – est apparue pour de nombreux observateurs comme une tentative d’allumer des contrefeux. Les révélations venues d’Italie ou du Canada confirment que la corruption est structurelle et systémique. C’est devenu une évidence qui rend caduc les discours répétitifs sur la « menace extérieure » et la « main de l’étranger ». Le succès de la manifestation de Ouargla qui s’est déroulée dans le calme et dans une bonne organisation réduit à sa dimension purement propagandiste ces assertions de manipulations étrangères. Ce sont des jeunes algériens qui ont usé d’un droit à l’expression, que le pouvoir algérien persiste à contester, pour exprimer des revendications reconnus « légitimes » même par les adeptes de la langue de bois conspirationniste. Ils l’ont fait avec mesure, sans excès, mais avec une détermination qui montre que le discours de l’intimidation « nationaliste » ne fonctionne plus ; et que la « mise à jour » au sein du pouvoir tarde dangereusement à se faire. Quinze chômeurs seront jugés le 26 mars à Ouargla pour "attroupement non armé". A Laghouat, quatre chômeurs ont écope de deux mois de prison - dont un mois ferme - pour avoir manifesté l’Agence nationale pour l’emploi. C’est sans doute la raison qui pousse les jeunes chômeurs à ne pas baisser la garde. Jeudi soir, certains envisageaient de poursuivre le mouvement sous l’aspect d’un sit-in ouvert pour maintenir la pression sur le pouvoir.

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  • Vague de grève et de révolte sociale en Algérie 29 mars 2013 11:10, par bianco

    Militants arrêtés aux frontières en Algérie

    200 militants syndicalistes, associatifs... ont été stoppés aux frontières algériennes alors qu’ils se rendaient à Tunis pour le Forum social mondial. L’État algérien croit pouvoir empêcher le développement de la contestation par des mesures policières. Mais pour l’instant, quelles que soient les manœuvres auxquelles se livre le pouvoir, des manifestations contre le chômage et contre la hausse des prix ont lieu.

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  • Le complexe métallurgique ArcelorMittal d’Annaba se retrouve encore une fois paralysé. Des employés d’une de ses unités, en l’occurrence ArcelorMittal Pipes and Tubes (AMPTA), anciennement appelée unité de Tuberie sans soudure (TSS), en grève depuis le mois d’avril dernier, ont fermé, hier, l’accès principal au complexe. Ce qui a provoqué la mise à l’arrêt de toutes les unités du complexe.

    C’est la seconde fois que cela se produit en l’espace de deux semaines. Le 21 juillet dernier, ces mêmes employés, une soixantaine à peu près, avaient procédé de la même manière. Mais leur action, à savoir la fermeture de l’accès, n’avait duré qu’une demi journée. Cette fois-ci, ArcelorMittal est intégralement à l’arrêt depuis deux jours déjà. L’AMPTA est en difficulté financière vu que son plan de charge n’est pas assez étoffé.

    Les employés grévistes réclament une augmentation de salaire en plus d’autres revendications comme l’annulation de la décision de licenciement prise à l’encontre du SG du syndicat. Un conflit qui n’a trouvé, jusque-là, aucune solution.

    En bloquant l’accès au complexe, le mettant complètement à l’arrêt, les protestataires espèrent que cela fera finalement réagir les pouvoirs publics.
    L’AMPTA, qui emploie 350 travailleurs, est détenu à 70% par ArcelorMittal et 30% par l’entreprise nationale Sider.

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  • La grève des camionneurs a paralysé durant une semaine le port de Béjaïa. « On n’a pas encore évalué le manque à gagner après cette semaine de grève, mais on a subi un manque à produire de l’ordre de 25 000 tonnes [toutes marchandises confondues] par jour à évacuer. Le déchargement des navires a été gêné. Le nombre de bateaux en rade a doublé. Nous avions, environ, 12 navires en rade avant le déclenchement de la grève et nous sommes actuellement à 26 navires », affirme Djelloul Achour, le PDG de l’Entreprise portuaire de Béjaïa.

    Les camionneurs ont déclenché leur mouvement de protestation dimanche 3 janvier pour réclamer une hausse des tarifs des transports, après l’augmentation des prix des carburants. Mercredi dernier, ils ont bloqué l’accès à la ville de Béjaïa pour exprimer leur revendication.

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