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Grève ouvrière en Algérie - Matière et Révolution
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Grève ouvrière en Algérie

mardi 13 septembre 2011

Quelques 520 travailleurs entre mineurs, agents de sécurité et autres cadres du site minier pour l’exploitation à ciel ouvert du minerai de fer à Ouenza, dans la wilaya de Tébessa, sont depuis dimanche en grève générale pour revendiquer l’amélioration des conditions de travail. Les grévistes, notamment les agents de sécurité, disent travailler dans des conditions précaires. Ces derniers déclarent qu’ils ne sont pas couverts réellement par la sécurité sociale, mentionnée seulement sur leurs fiches de paie.

Les protestataires dénoncent les retards dans les virements de leurs salaires et la réduction des postes d’emploi.

Le débrayage s’est poursuivi par un sit-in devant la direction. D’autres travailleurs se sont joints à leurs collègues assurant la sécurité du site minier pour protester contre les agissements du directeur du site minier qui, selon les propos de syndicalistes, aurait fait bénéficier des personnes de son entourage de divers avantages et promotions, ce qui n’a pas été du gout des ouvriers. Les grévistes ont exigé la présence du directeur général du groupe Arcelor Mittal qui se trouve actuellement au Canada, pour lui exposer leurs doléances.

La direction générale d’ArcelorMittal Annaba n’a pas tardé à réagir au mouvement de grève déclenché, depuis dimanche dernier, au niveau du site minier de l’Ouenza.

En plus de l’action en référé introduite hier pour demander la suspension de la grève, une plainte a été déposée la veille, lundi, à l’encontre des grévistes du fait de l’illégalité de leur action. Pour le chargé de la communication, Mohamed Guedha, ce débrayage a été actionné par à peine une soixantaine de travailleurs à l’instigation de quelques-uns de leurs représentants à la section syndicale de Ouenza. « Nous avons été surpris et par le mouvement de grève et par le chiffre de 520 rapporté par la presse. Il s’agit d’une poignée de miniers qui ont agi à l’initiative de quelques syndicalistes », assure-t-il tout en précisant que le syndicat de l’entreprise ArcelorMittal Tébessa, avec ses deux sections de Ouenza et Boukhadra, s’est vivement opposée à cette grève qui intervient, curieusement, 4 mois à peine après la signature d’un accord salarial jugé très avantageux pour le personnel minier.

Aussi, ajoute la même source, ce pacte a permis à ArcelorMittal Tébessa de renouer avec la paix sociale, difficilement obtenue. C’est d’ailleurs ce qui a suscité beaucoup d’interrogations quant aux véritables raisons ayant motivé cet énième mouvement de grève. A ce titre, sitôt informées et officiellement saisies, les instances syndicales UGTA ne sont pas restées insensibles. Des discussions sont actuellement en cours entre la DG du complexe sidérurgique d’El Hadjar et l’ensemble des parties concernées pour éviter de perturber davantage la production de minerai de fer entièrement destinée à l’usine d’El Hadjar Annaba. La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) aura également à supporter les lourdes pertes générées par la paralysie des huit chantiers que compte le site minier. Le gisement de l’Ouenza se situe à quelque 120 km du complexe d’El Hadjar. Le minerai est transporté par les trains de la SNTF de 25 wagons de 60 tonnes chacun et à raisons de cinq voyages par jour.

La grève des 532 mineurs de l’Ouenza est exemplaire : essai de lectures à plusieurs niveaux !

Les mines de fer de l’Ouenza et du Bou-Khadra sont connues du monde entier : le minerai est considéré comme l’un des meilleurs au monde ! il sert notamment à la fabrication de canons et de plaques de blindages : lesquels en ces temps troublés reviennent de l’étaranger... Arcelor Mittal est actionnaire à hauteur de 70% dans l’exploitation : comment se fait-il que ce géant et ses partenaires algériens ont-ils osé s’attaquer à un droit fondamental des travailleurs, sans que les institutions concernées( Ministère du travail, de la Sécurité sociale et de l’emploi, caisses de sécurité sociale, impôts) s’en émeuvent ? C’est ce que demandent les ouvriers, les agents et cadres la mine ! Ils affirment que leur fiche de paye porte les prélèvements de cotisations sociales mais que-pour les caisses- ils ne sont pas adhérents ! Qu’il y ait faute des gestionnaires est une chose, mais que la sécurité sociale ne réagisse pas en protégeant les travailleurs est un abandon de leurs droits par une institution qui peut faire agir ses contrôleurs et faire appel à la force publique, en cas d’incident:Ce sont les gardiens des acquis sociaux qui les laissent tomber en désuétude... A ce jour, la grève des mineurs est un épiphénomène. Il y a des choses plus importantes dans la vie !

Et non ! il n’y a pas plus important que la lutte de ces mineurs de l’Ouenza.

Ils ont comme patron, celui qui a le monopole du fer et de l’acier dans le monde, qui joue avec ses mines et ses usines, ses capitaux à un monopoly géant qui laisse sur le carreau des milliers de travailleurs, des milliers d’actionnaires ; il a une fortune personnelle immense, au détriment de ses actifs et de ces milliers d’ouvriers, de cadres et de techniciens de par le monde ; en fait, Mittal exploite comme en Inde au début de l’industrialisation !

Demander des comptes à Mittal ! ils sont fous, ces mineurs ! Mittal est loin ; aux dernières nouvelles, il y en aurait un au Canada... Son représentant sur le site est un algérien qui pratique le tribalisme, l’abus de privilèges, qui ne gère rien...

Pour toutes ces raisons, il doit y avoir anguille sous roche . Après 30 ans de dévalorisation de la propriété nationale ( richesses du sol et du sous sol ; entreprises publiques comprises), la privatisation sauvage qui a fermé des entreprises viables et gardé celles qui sont le plus déstructurées, malgré les plans d’assainissements, les injections de liquidités, l’effacement des dettes , ces entreprises sont devenues "stratégiques" par la part que la collectivité nationale a cédé pour les maintenir , boulets ,et, certainement, sources de malgouvernance....

Les réserves minérales de l’Algérie étaient connues, mais on en a perdu la trace... La science de l’oubli fonctionne encore mieux quand on détruit le tissu économique et social.

Les ouvriers luttent, seuls, contre un des maîtres du monde : Mittal ! Ils doivent savoir, une chose capitale, que les dirigeants de tout poil ont oublié : sur le site de l’Ouenza et Bou Khadra, il y a du plomb, du zinc et du CUIVRE !

Le métal le plus cher après l’or !

Mittal le sait . Des agents ( faillis, ) de l’Etat aussi ; l’embêtant, ce sont les ouvriers...

Comme il est impossible de les abattre..

1 Message

  • Grève ouvrière en Algérie 22 août 2012 19:23, par Robert Paris

    Mouvement de protestation des travailleurs licenciés d’ArcelorMittal

    Après une accalmie qui a duré le temps du mois de Ramadhan, la protestation des travailleurs licenciés d’ArcelorMittal reprend de plus belle. L’accès principal du complexe sidérurgique a été bloqué par les contestataires pendant les deux derniers jours.

    Les protestataires crient à l’injustice et à la hogra de la politique menée par la direction des ressources humaines qui préfère attendre une décision de justice du tribunal d’El Hadjar pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis des mois. Le porte- parole des travailleurs licenciés, Kamel Lenchi considère que « la direction refuse tout dialogue pour mettre un terme à ce conflit, en dépit des nombreux contacts d’un représentant de l’inspection du travail avec les responsables français pour la réintégration pure et simple de tous les travailleurs licenciés, alors que ces derniers insistent sur l’application de la prochaine décision de justice. »

    Il faudrait rappeler que sur les 40 travailleurs licenciés au mois de mai dernier, 23 ont été réintégrés début juillet. Les travailleurs assistent, la peur au ventre, à une véritable politique de compression des effectifs que la direction d’ArcelorMittal, à sa tête son directeur général, Joe Kazadi, s’empresse de démentir.
    Ce bras de fer entre des travailleurs qui crient à l’injustice et la direction qui les traite de fauteurs de troubles se déroule au moment où la centrale de l’UGTA affiche un étrange silence.

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