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La NUM, aujourd'hui briseur de grève, "syndicat des mineurs" du parti capitaliste ANC et son rôle dans la lutte ... pour empêcher que la révolution écrase l'apartheid - Matière et Révolution
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La NUM, aujourd’hui briseur de grève, "syndicat des mineurs" du parti capitaliste ANC et son rôle dans la lutte ... pour empêcher que la révolution écrase l’apartheid

mardi 21 août 2012

Aujourd’hui, la NUM joue les briseurs de grève dans le conflit des mines contre les patrons. Mais ce n’est pas tout à fait une nouveauté. Un exemple qui montre quel rôle avait déjà joué la direction du syndicat des mineurs NUM pour sauver les intérêts capitalistes miniers contre la révolution prolétarienne qui menaçait le capitalisme en Afrique du sud en même temps que l’Apartheid est l’ancien leader du syndicat des mineurs Cyril Ramaphosa, devenu milliardaire par la grâce de ses multiples partenariats avec des filiales du groupe minier géant Anglo-American après la fin pacifique de ce régime raciste.

L’importance des mineurs dans la conclusion d’un accord avec les classes dirigeantes a été tel que Ramaphosa Cyril est devenu en 1991 le numéro deux de l’ANC alors qu’il venait juste d’y adhérer !!!

En 1987, les mineurs déclenchent la plus grande grève de l’histoire du pays. Surpris, le patronat est ébranlé. C’est alors qu’apparaissent les qualités de Ramaphosa qui vont déterminer la suite de son parcours et... faire sa fortune. Il choisit de négocier. Son principal interlocuteur, Adrien Duplessis, le puissant patron de la Chambre patronale des mines, reconnaît : « Dans les négociations, il est passionné, argumente avec force, parfois même avec agressivité. C’est un homme puissant. »

Les patrons l’aiment parce qu’il parvient à transformer un potentiel explosif révolutionnaire en matière à réformisme...

Il abandonnera vite le syndicalisme pour les affaires. « J’étais dans le business de la politique, je vais désormais entrer dans la politique du business », explique-t-il en août 1996 à sa nomination à la vice-présidence de la New Africa Investment Limited, la première compagnie noire cotée à la Bourse de Johannesburg.

NAIL se développe rapidement avec Ramaphosa à sa tête. Elle rachète la Johnnic, filiale d’Anglo American, l’un des plus grands groupes miniers du pays. Comme en syndicalisme, comme en politique, Ramaphosa prend une fois encore le leadership. Celui du mouvement lancé par Mandela lui-même, le Black Economic Empowerment. « En rejoignant le secteur privé, mon objectif était de permettre l’accès de la communauté noire au pouvoir financier », explique Ramaphosa, ajoutant : « dix-huit sociétés à capitaux noirs se partagent une capitalisation de plus de 30 milliards de francs. » Pas de doute. Il a brillamment réussi ce nouveau challenge. Actif dans la communication, les medias, les assurances, il fait partie des cent premières fortunes noires, encore bien loin toutefois des cent premières fortunes blanches…

L’aide du parti communiste sud-africain et celle des dirigeants syndicaux ont permis de cautionner aux yeux des travailleurs ce projet politique qui prévoyait déjà que les trusts sud-africains seraient préservés et que le peuple n’aurait aucun accès aux richesses du pays. Pour remercier Nelson Mandela d’avoir ainsi sauvé les classes dirigeantes d’une révolution sociale capable de s’étendre au continent noir tout entier, on l’a sorti de prison pour le porter directement à la présidence du pays. On peut aussi mesurer combien les classes dirigeantes craignaient le prolétariat sud-africain au pactole reçu par le dirigeant du syndicat des mineurs sud-africains, la NUM, Ramaphosa, devenu milliardaire…

Les véritables artisans de ce changement étonnant, les travailleurs sud-africains, eux, n’ont rien gagné sur le plan économique et social et même souvent sur le plan politique. Comme l’a bien dit l’ancien combattant contre l’apartheid, l’écrivain André Brink, l’ANC a pris la place du Parti National, le parti de l’apartheid, gouverne d’une main de fer contre les travailleurs, contre les habitants des townships, et sert les intérêts des mêmes trusts. Ce parti est celui des bourgeois noirs, des arrivistes, des politiciens et des bureaucrates corrompus qui s’attaquent violemment aux travailleurs. Même les dirigeants du syndicat COSATU, adhérents de l’ANC, sont régulièrement menacés et rappelés à l’ordre par ce parti et par le gouvernement, comme cela vient d’être le cas lors des grèves qui ont précédé la coupe du monde.

La main dans la main, les petits bourgeois nationalistes comme Mandela, les « démocrates » bourgeois comme Desmond Tutu, les staliniens du parti communiste sud-africain et toutes les classes dirigeantes ont détourné la colère révolutionnaire des prolétaires sud-africains et leur ont volé leur victoire. Quant au sort des masses pauvres, noires ou pas, les nouveaux dirigeants s’en footent ! Alors oui, la colère est toujours là, parmi les travailleurs et dans les townships et la coupe ne sera qu’un court répit dans la lutte contre le néo-apartheid capitaliste !

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6 Messages de forum

  • Déclaration de la CGT française : le deuil hypocrite et pas un mot sur l’ANC qui a ordonné avec les patrons ce massacre !

    "Solidarité avec les mineurs sud-africains
    mercredi 22 août 2012

    C’est avec la plus grande fermeté que la CGT condamne le massacre perpétré par la police le 16 août 2012 à la mine de platine Lonmin de Marikana en Afrique du Sud.

    La CGT s’incline devant les dizaines de mineurs en grève tombés sous les balles de la police. Elle a également une pensée fraternelle pour les soixante-dix-huit autres qui ont été blessés. On ne répond pas à des revendications sociales en assassinant des salariés en grève !

    La CGT appelle solennellement la direction de Lonmin à ouvrir immédiatement et sans condition les négociations qui s’imposent pour une amélioration conséquente des conditions de vie (logements décents, accès à l’eau, à l’électricité,...), de rémunération et de travail de tous les mineurs.

    Lonmin, société multinationale d’origine britannique, tire l’essentiel de ses profits de l’exploitation des mines de platine en Afrique du Sud. Lonmin est évidemment en capacité d’assurer une vie décente à ses salariés. Le travail décent doit s’imposer aussi là-bas !

    Dix-huit ans après la fin de l’odieux régime de l’apartheid, la pauvreté et la misère pèsent encore lourdement en Afrique du Sud.

    La CGT exprime tout son soutien et sa pleine solidarité aux travailleurs sud-africains. Montreuil, le 22 août 2012"

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  • Le NUM est en effet proche du mouvement historique et dominant qui dirigne le pays, l’ANC (African National Congress), à travers le Cosatu, regroupant l’ensemble des syndicats sud-africains. L’AMCU dénonce une collusion entre la NUM, le gouvernement de Jacob Zuma et les sociétés minières. « La NUM possède des actions dans des compagnies minières », a assuré Fannie Bhengu, qui dirige l’AMCU sur le site de Lydenburg, citée par Reuters. Des accusations qui ont été rejetées par la NUM. Mais certains cas alimentent ces soupçons, comme par exemple le cas de l’ancien leader du NUM, Cyril Ramaphosa, devenu un homme d’affaires, et qui siège au conseil d’administration de Lonmin.

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  • Si la black economic empowerment, la politique d’émancipation économique de la population noire menée par le gouvernement sud-africain, n’a guère amélioré la situation des travailleurs noirs, elle a tout de même permis à certains d’entrer dans… le cercle fermé des grandes fortunes. Outre Patrice Motsepe, Cyril Ramaphosa, l’ancien dirigeant du NUM, le syndicat des mineurs, a vu la valeur de ses investissements – Assore, Bidvest, Mondi, MTN, SABMiller et Standard Bank – bondir de 39% à 3,1 milliards de rands. Et c’est sans compter ce qu’il détient à travers son fonds d’investissements Shanduka – des participations dans le producteur de platine Lonmin et dans McDonald’s – ainsi qu’une coentreprise dans le charbon avec le trader Glencore. Un mineur de fonds sud-africain devrait accumuler pas moins de 20 667 années de labeur pour gagner les 3,1 milliards de rands amassés par l’ancien dirigeant syndical.

    C’est encore un groupe minier Exxaro, qui a fait la fortune de Sipho Nkosi et de Zweli Mntambo, à hauteur de 2 milliards de rands environ chacun. Avant de devenir ministre de l’Habitat et de mettre ses biens dans un blind trust – une société sans droit de regard – Tokyo Sixwale était actif dans le diamant, les mines de platine et le pétrole. Sa fortune estimée à 2 milliards l’aurait placé au 23e rang de la liste.

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  • Les grèves qui affectent la production de platine et d’or en Afrique du Sud s’enveniment. Elles touchent désormais les mines à ciel ouvert de minerai de fer, de charbon et de diamants.

    A mi-août, juste après le massacre de Marikana, tant les experts du mouvement social en Afrique du Sud que les dirigeants des compagnies aurifères niaient la possibilité d’une extension des grèves en dehors des mines de platine. Aujourd’hui, non seulement plus de la moitié des mines d’or du pays sont arrêtées par des grèves, mais le mouvement a débordé vers les mines de charbon, de fer et même de diamants. Le premier constructeur automobile local, Toyota, a lui aussi été touché par des débrayages d’ouvriers réclamant de fortes augmentations de salaire. Sans oublier une grève massive des camionneurs qui commence à peser sur l’économie sud-africaine.

    Dans le platine, le plus important producteur mondial, Amplats, a beau menacer de sanctions sévères les grévistes, quatre de ses cinq mines situées dans la région de Rustenburg sont stoppées. Une grève non protégée touche également sa mine d’Union Platinum, dans une autre région, le Bushveld, et ce sont près de la moitié de ses 58 000 salariés qui ont posé les outils. La direction du groupe a qualifié la revendication d’un salaire de 16 000 rands d’ « irrationnelle et n’entrant dans aucune forme de négociations collectives ». Le numéro deux du secteur, Impala Platinum, qui avait craqué sous la pression d’une grève de six semaines en début d’année, accordant des augmentations en dehors de la convention collective avec le syndicat, vient de nouveau d’accepter de nouvelles hausses de salaires qui ajouteront 4,8% à sa masse salariale.

    Une seule grande compagnie aurifère était jusqu’à présent préservée de la vague de grève. A son tour Harmony Gold subit un arrêt de travail des 5 400 mineurs de son site de Kusalethu. Le directeur général du groupe, Graham Briggs, a demandé aux grévistes de respecter les accords signés. Grève également à la mine de Ezulwini, appartenant à Gold One. Gold Fields a tenté d’utiliser la manière forte contre ses 24 000 travailleurs en grève sur deux sites, Beatrix et KDC. Il a fait expulser 2 000 travailleurs de leurs baraquements qui lui appartiennent, avant de revenir le lendemain sur sa décision « à condition que les mineurs abandonnent leurs armes ». La plus importante compagnie aurifère, Anglo Gold Ashanti, perd actuellement 32 000 onces d’or par semaine en raison d’une grève suivie par 24 000 de ses 35 000 salariés. Son directeur exécutif, Mark Cutifani, a menacé de fermer les mines les moins rentables, affirmant que des hausses de salaires se traduiraient par une réduction de l’emploi dans les mines. Des sociétés plus petites comme la mine de Blyvooruitzicht, avec 4 500 salariés, contrôlée par Village Main Reef, sont également touchées par le mouvement.

    Le mouvement revendicatif s’est étendu à d’autre secteurs, le charbon, le minerai de fer, le chrome et le diamant. Kumba, la filiale minerai de fer d’Anglo American, se croyait à l’abri après avoir versé une prime de résultat de 345 000 rands (41 200 dollars) à 6 200 de ses salariés ayant cinq ans d’ancienneté. Il y a pourtant eu 300 travailleurs de sa mine à ciel ouvert de Sishen – sur un total de 4 400, plus 3 800 travaillant pour la sous-traitance – pour débrayer, exigeant un salaire minimum de 12 500 rands. Alors que le syndicat NUM affirmait que la grève qui avait arrêté la mine de Mooinooi était réglée, elle s’est étendue à une autre mine, Kroondal, appartenant également au géant du ferrochrome, Samancor. Ils veulent également obtenir un salaire minium de 12 500 rands, plus diverses primes. Remontés contre le syndicat, les grévistes ont solennellement brulé leurs teeshirts rouges du NUM. 

    Dans le charbon, deux mines sont en grève, Somkhele, appartenant au groupe Petmin et Mooiplaats, contrôlé par le groupe australien Coal of Africa. Dans le site historique du diamant, Kimberley, c’est le producteur Petra Diamonds, qui est touché. Les grévistes ne veulent pas moins qu’un salaire de 21 500 rands, soit 2 580 dollars, alors que le salaire de début n’est que de 6 000 rands. La contagion a même touché une usine Toyota à Durban, où les travailleurs demandent une augmentation de 3,22 rands de l’heure. La grève a éclaté après qu’une augmentation importante ait été offerte aux chefs d’équipe. « L’effet Marikana pose problème car les gens ne comprennent pas que chaque circonstance est différente », a déclaré le secrétaire local du syndicat de la métallurgie.

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  • Un quart de siècle après la grande grève de 1987, pendant laquelle 360 000 travailleurs des mines avaient suivi l’appel du syndicat NUM, la situation est bien différente aujourd’hui. Cette fois-ci, la Chambre des mines et le syndicat sont associés pour mettre fin à un mouvement que ce dernier n’a pas été capable de prévenir. Pour regagner l’influence perdue sur les mineurs, le NUM doit obtenir des concessions des compagnies minières en termes de salaires. Son secrétaire général rejette la faute sur Implats, coupable à ses yeux d’avoir accordé des augmentations sans l’avoir consulté, en dehors des circuits officiels. S’il concède que de trop importantes augmentations de salaires nuisent à l’emploi, il cherche à convaincre Chambre des mines qu’il est indispensable pour encadrer un mouvement qui lui échappe.

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  • Deux mineurs ont été tués jeudi en Afrique du Sud au cours de heurts entre des membres de syndicats rivaux, sur un site minier de la compagnie Harmony Gold, a-t-on appris de source policière.

    « Un homme a été tué par balle et un autre a été tué à l’arme blanche au cours d’un affrontement entre des travailleurs, » a déclaré un porte-parole de la police, Katlego Mogale.

    Ces violences ont eu lieu sur le site de la mine de Kusasalethu, au sud de Johannesburg.

    Elles ont eu lieu alors que la vague de grèves sauvages dans les mines d’Afrique du Sud a touché à sa fin la semaine dernière, après trois mois de révolte sanglante pour de meilleurs salaires, qui a fait une soixantaine de morts et ébranlé durablement l’économie.

    « Nous n’avons aucune information sur ce qui a pu provoquer ces violences, mais nous avons appris que les affrontements opposaient des membres de syndicats », a déclaré M. Mogale, ajoutant qu’une personne avait été admise à l’hôpital.

    Selon Lesiba Seshoka, porte-parole du Syndicat national des mineurs sud-africains (NUM), les heurts ont éclaté entre ses membres et des travailleurs appartenant à un plus petit syndicat, l’AMCU.

    M. Seshoka a déclaré à l’AFP que l’AMCU - syndicat dissident qui n’est pas reconnu par la mine - s’était vu refuser l’autorisation d’organiser une réunion.

    « Apparemment (...) ils sont revenus vers nos bureaux et ont commencé à tirer », a dit M. Seshoka.

    Durant la grève, les permanents du NUM ont souvent été accusés d’être des « planqués » ou trop mous face au patronat, et de tourner le dos aux intérêts des mineurs.

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