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Attaques antisyndicales à l'échelle mondiale - Matière et Révolution
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Attaques antisyndicales à l’échelle mondiale

samedi 16 janvier 2016

Les attaques contre des syndicalistes se multiplient dans le monde :

- tentative d’assassinat contre le secrétaire de la FESTU en Somalie

- attaques contre des leaders syndicalistes en Libye : Nermin, leader de l’Union des dockers et des gens de mer de la Libye, a été victime d’une tentative d’assassinat par armes à feu alors qu’elle conduisait une voiture près de Benghazi.

- répression antisyndicale en Corée du sud : Depuis sa prise de fonction en 2013, la présidente Park, Guen-hye de Corée et son administration ont cherché à plusieurs reprises à affaiblir les droits des travailleurs et de leurs syndicats y compris en mobilisant la police pour perturber des manifestations et arrêter les responsables syndicaux.

- répression en Estonie : Sergey Mastepan, délégué syndical à la société de manutention estonienne, Transiidikeskus AS, a été licencié. Sa faute : avoir dénoncé autour de lui les mauvaises conditions de travail et la discrimination antisyndicale à l’intérieur de la société, plus récemment dans un article de journal, et dans un discours sur une ligne de piquet.

- répression anti-ouvrière en Chine : Depuis le 3 décembre, les autorités de la province chinoise méridionale du Guangdong ont mené une répression coordonnée, de grande envergure sur les des militants syndicalistes et leurs organisations oeuvrant pour les droits des travailleurs. Plus de 25 personnes appartenant à au moins quatre organisations syndicales ont été enlevées et interrogées par la police. Au moins sept d’entre eux sont actuellement détenus sur des inculpations criminelles ou non dans des lieux inconnus. Les cinq qui sont inculpés et en détention criminelle sont : Zeng Feiyang, directeur du Centre des travailleurs de Panyu et militant syndical ; Zhu Xiaomei, militant syndica ; Il Xiaobo, dirigeant d’un collectif appelé Nanfeiyan qui assiste les ouvriers victimes d’accidents du travail à Foshan ; Peng Jiayong, militant et fondateur des groupes d’auto-assistance entre travailleurs ; Deng Xiaoming, militante syndicale. Les autorités ont empêché les avocats de rencontrer l’un des détenus. Bien que l’avis de détention criminelle n’est pas encore publié, la militante syndicaliste, Meng Han, est détenue à la ville de Guangzhou, Centre de détention n° 1.

- répression anti-ouvrière en France. Arrestation de travailleurs d’Air France luttant contre des licenciements. Condamnation à la prison de salariés de Goodyear luttant contre les licenciements.

- en Colombie, pas moins de 99 syndicalistes ont été assassinés l’an passé...

- au Cambodge, le leader national syndical a été dessoudé pour avoir négocié des conditions de travail décentes dans le textile.

- au Kenya, des travailleurs des plantations de thé sont virés pour avoir osé grogner contre un accord salarial non respecté.

- en Haïti, où demander des toilettes sur les lieux de travail vaut licenciement...

Et on continue à nous bassiner avec la thèse selon laquelle la lutte des classes n’existerait plus, thèse qui est même diffusée par nombre de dirigeants syndicaux !!!!

2 Messages de forum

  • Les policiers chinois ont fait irruption chez lui au petit matin, à une dizaine, et sont venus embarquer son épouse, une militante des droits syndicaux, laissant leur nouveau-né d’un an à ses cris, raconte le père, Wu Rongpu, depuis la province méridionale du Guangdong, haut-lieu de l’agitation ouvrière du pays.

    "Ils sont entrés dans la chambre et ont défoncé tout ce qu’ils pouvaient" à la recherche de preuves de l’implication de sa femme, Zhu Xiaomei, dans une petite organisation locale de défense des droits des salariés.

    La semaine dernière, un mois juste après son arrestation, elle a été formellement inculpée d’"organisation de rassemblement public pour perturber l’ordre social", passible de sept ans de prison.

    A 36 ans, cette Chinoise s’était signalée aux autorités pour son rôle dans les conflits sociaux de Panyu, un district du sud de Canton dont les ports et les usines ont fourni une énorme contribution au décollage économique du pays.

    Mais avec le ralentissement de la croissance et les fermetures d’usines en série, grèves et manifestations ont explosé : 2.774 recensées dans toute la Chine en 2015, soit plus qu’au cours des quatre dernières années cumulées, avec, comme première revendication, le paiement des salaires, selon le China Labour Bulletin (CLB), un observatoire des mouvements sociaux en Chine, basé à Hong Kong, qui défend la liberté syndicale.

    A elle seule, la province du Guangdong, surnommée "l’atelier du monde", a enregistrée deux fois plus de grèves et manifestations que toute autre province.

    Cauchemar du Parti communiste chinois (PCC) : des mouvements de grève qui se transformeraient en contestation politique, via le truchement de syndicats libres.

    - La hantise d’un Solidarnosc chinois –

    "L’agitation ouvrière, c’est ce qui empêche le PCC de dormir la nuit", assure Eli Friedman, spécialiste des relations sociales à l’université américaine Cornell, rappelant que le parti unique chinois a scruté de très près le phénomène Solidarnosc en Pologne et sa contribution à la chute du communisme.

    Et pour éviter un chômage de masse, Pékin a dépensé des centaines de millions de dollars à soutenir des entreprises défaillantes, tout en contrôlant sévèrement les réseaux sociaux, vecteurs d’appels à manifester devant une usine, voire place Tiananmen.

    L’arrestation début décembre de Zhu Xiaomei, avec au moins quatre autres membres du "Centre de services aux travailleurs de Panyu", s’inscrit dans une répression de plus en plus élargie de la société civile, qui a frappé dernièrement les avocats.
    Zhu s’en tenait à la défense des salariés, selon son mari. Mais pour le Quotidien du peuple, l’organe du PCC, elle et ses camarades "ont comploté en coulisses pour organiser et contrôler des grèves" qui ont "gravement perturbé l’ordre social" et visé le gouvernement en étant financés depuis l’étranger, et par le CLB en particulier.

    Mais un employé d’usine qui a travaillé avec elle a assuré à l’AFP, sous couvert d’anonymat : "Elle nous a fourni des connaissances juridiques et nous a enseigné de ne pas enfreindre la loi. Elle a beaucoup donné, et la société la rétribue avec ce genre de calommnies...".

    Apparemment sans grand effet dissuasif : plus de 60 grèves ont été recensées dans le pays au cours de la seule première semaine de janvier.

    Selon Geoffrey Crothall, du CLB, les groupes comme celui de Zhu jouent en réalité un rôle modérateur en encourageant les salariés révoltés à défendre des revendications "raisonnables", soit "exactement l’opposé de ce que le gouvernement prétend".

    Le syndicat unique officiel, la Fédération des syndicats de Chine (ACFTU), est seul autorisé et habilité à négocier. Mais beaucoup ne se sentent pas "convenablement représentés", estime Eli Friedman.

    "Il est courant de voir le responsable des ressources humaines occuper aussi le fauteuil syndical, ce qui crée un évident conflit d’intérêt", dit-il.

    Wu a pu voir sa femme en prison avec sa petite fille, qui l’a à peine reconnue. Le couple s’était rencontré à l’usine Hitachi Metals où elle avait voulu créer un syndicat. Ce qui lui avait valu la porte, et avait renforcé son engagement ultérieur.

    "Ne t’inquiète pas, tu n’as pas besoin de prendre un avocat. Quand je leur aurai expliqué la situation (aux enquêteurs, NDLR), ils ne nous ferons pas de difficultés", lui a-t-elle écrit dans une lettre.

    Wu n’en crois rien et a pris un avocat.

    Seul problème : la police lui refuse l’accès à sa cliente.

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  • Depuis le 3 décembre, les autorités de la province chinoise méridionale du Guangdong ont mené une répression coordonnée, de grande envergure sur les des militants syndicalistes et leurs organisations oeuvrant pour les droits des travailleurs.

    Plus de 25 personnes appartenant à au moins quatre organisations syndicales ont été enlevées et interrogées par la police. Au moins sept d’entre eux sont actuellement détenus sur des inculpations criminelles ou non dans des lieux inconnus. Les cinq qui sont inculpés et en détention criminelle sont : Zeng Feiyang, directeur du Centre des travailleurs de Panyu et militant syndical ; Zhu Xiaomei, militant syndica ; Il Xiaobo, dirigeant d’un collectif appelé Nanfeiyan qui assiste les ouvriers victimes d’accidents du travail à Foshan ; Peng Jiayong, militant et fondateur des groupes d’auto-assistance entre travailleurs ; Deng Xiaoming, militante syndicale. Les autorités ont empêché les avocats de rencontrer l’un des détenus. Bien que l’avis de détention criminelle n’est pas encore publié, la militante syndicaliste, Meng Han, est détenue à la ville de Guangzhou, Centre de détention n° 1. Le militant Tang Jian est également détenu par la police, le lieu et les accusations restant inconnus. Les policiers ont continué à harceler et intimider les membres des familles et les amis des militants détenus et les ont empêchés de donner des entrevues aux médias. En mai 2015, le Bureau de sécurité publique de Guangzhou avait détenu le militant syndical, Liu Shaoming, le privant de son droit à rencontrer un avocat, en prétextant une "incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat".

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