Matière et Révolution
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Contribution au débat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la matière, de la vie, de l'homme et de la société
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69144La loi sur la « présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre » : un permis de tuer
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http://matierevolution.org/spip.php?article96802026-08-09T22:03:00Ztext/htmlfrAlex, WaraaFranceGuerre WarImpérialisme
<p>La loi sur la « présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre » : un permis de tuer <br class='autobr' />
C'est seulement du point de vue de la révolution socialiste mondiale que l'on peut comprendre des événements tels que la marche à la guerre. Et c'est seulement par de la propagande pour cette révolution mondiale en France, que les révolutionnaires peuvent agir ici. <br class='autobr' />
Le fait qu'en France aucun parti n'ait ces objectifs est illustré par la pauvreté des objectifs proposés aux exploités. Les (…)</p>
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<div class='rss_texte'><h2 class="spip">La loi sur la « présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre » : un permis de tuer</h2>
<p>C'est seulement du point de vue de la révolution socialiste mondiale que l'on peut comprendre des événements tels que la marche à la guerre. Et c'est seulement par de la propagande pour cette révolution mondiale en France, que les révolutionnaires peuvent agir ici.</p>
<p>Le fait qu'en France aucun parti n'ait ces objectifs est illustré par la pauvreté des objectifs proposés aux exploités. Les slogans du communisme révolutionnaires sont depuis Blanqui, Marx et Engels, Jaurès et Lénine : Armement du prolétariat et désarmement de la bourgeoisie ! Dictature du prolétariat ! Dissolution des armées permanentes ! A bas les guerres impérialistes et vive la guerre civile ! Transformation de la guerre impérialiste en révolution sociale !</p>
<p>La police et l'armée sont les deux principaux organes de répression aux mains de la bourgeoisie, contre le prolétariat. Cette analyse en termes de lutte des classes, il est important de la défendre haut et fort, alors que les faux marxistes (LO, NPA-R, RP) donnent aux exploités des analyses sur la question de l'Etat en termes de "lutte des races", de "lutte contre l'extrême droite", de "lutte du progrès contre la régression" de "lutte électorale" plutôt que de lutte des classes.</p>
<p>Par exemple, LO dans sa brochure <a href="https://www.lutte-ouvriere.org/medias/document/fichiers/2026/06/brochure-ete-2026.pdf" class="spip_out" rel="external">Nathalie Arthaud - Présidentielle 2027</a>, ne fait aucune référence aux classes sociales dans la question de la police :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « Même si Darmanin ou Retailleau ont commencé à mettre en œuvre cette politique xénophobe au ministère de l'Intérieur, une victoire du RN renforcerait les racistes, notamment au sein de la police et de l'appareil d'État, ainsi que les identitaires et les apprentis fascistes. »</p>
</blockquote>
<p>Ce sont les vainqueurs des élections qui détermineraient des changements de politique dans la police, pas la bourgeoisie, LO voit tout par les élections ; et l'extrême-droite serait "pire" que les autres ! Que la gauche contre révolutionnaire fasse assassiner des dirigeants ouvrier blancs, comme cela arriva en France en juin 1848 et lors de la semaine sanglante en 1871, en 1919 en Allemagne et en Hongrie, en 1936 en Espagne, ce n'est plus d'actualité si l'on en croit LO. Madame "main propre" N. Arthaud justifie dès maintenant un "vote républicain" contre Le Pen au second tour des élections présidentielles ... sans y appeler. Son analyse est celle du PC, de la CGT : formidable c'est bon pour les carrières de ses militants.</p>
<p><strong>La loi du 7 juillet 2026 dénoncée par Amnesty International</strong></p>
<p>L'organisation de défense des Droits de l'Homme dénonce clairement cette loi :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « Le 7 juillet 2026, l'Assemblée nationale a adopté la loi sur la « présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre ». C'est un vote de la honte : 313 députés ont voté pour cette loi venue initialement de l'extrême droite, portée par Les Républicains (LR) et soutenue par le gouvernement. Cette loi revient à offrir un « permis de tuer » à la police. Avant son adoption définitive, elle doit désormais passer devant le Sénat. Nous continuerons de nous opposer fermement à cette loi, voici pourquoi. »</p>
</blockquote>
<p>Cet engagement est tout à fait juste. Amnesty explique ensuite la signification de cette loi :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « 1. Tout tir de policier est considéré légal</p>
<p>Aujourd'hui, un tir de policier ou gendarme doit être démontré comme étant strictement nécessaire et proportionné. Demain, il sera automatiquement présumé légal.</p>
<p>Cette nouvelle loi s'appuie sur une législation plus ancienne, de 2017, connue sous le nom de l'article L.435-1 du Code de la sécurité intérieure. Derrière ce nom abstrait, se cache en réalité un changement majeur : la loi vient élargir les conditions dans lesquelles les forces de l'ordre peuvent utiliser leurs armes. Concrètement, un policier ou un gendarme peut ouvrir le feu sur une personne qu'il pense « susceptible » de représenter un danger. Or, depuis son adoption, les tirs mortels de policiers sur des véhicules ont été cinq fois plus nombreux qu'avant. »</p>
</blockquote>
<p>Amnesty passe pudiquement que ce "changement majeur" eut lieu sous Hollande/Cazeneuve, Amnesty explique à juste titre :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « C'est dans ce contexte déjà alarmant que la nouvelle loi s'inscrit. Plutôt que de corriger les failles de la loi de 2017, la nouvelle loi votée à l'Assemblée nationale les aggrave. Jusqu'ici, en cas de tir, une enquête doit vérifier si les conditions exigées par l'article L.435-1 sont bien réunies. Avec la nouvelle loi, cette vérification ne sera même plus nécessaire : à chaque fois qu'un policier utilisera son arme, le tir sera automatiquement considéré comme légal. (...)</p>
<p>Aujourd'hui, si un policier ou gendarme utilise son arme et tue, c'est à l'État de démontrer que le tir mortel était strictement nécessaire et proportionné. Demain, ce sera aux familles, en plein deuil, de prouver le contraire. </p>
<p>C'est une inversion inédite de la charge de la preuve que propose cette nouvelle loi. Quand un agent de l'État tue, c'est à l'État de justifier cet acte. Mais dès lors que le tir est présumé légal, ce sera aux familles des victimes de prouver que le tir responsable de la mort de leur proche était illégal. Comment apporter des preuves en plein deuil ? Comment prouver quelque chose sans avoir été présent, sans accès aux caméras, aux rapports, aux témoignages des agents des forces de l'ordre ? »</p>
</blockquote>
<p>Certes, l'extrême-gauche ne manquera pas de s'exprimer contre les "violences policières". Mais cette dénonciation qui est le signe d'une conscience de classe lorsqu'elle est le produit de la colère spontanée de travailleurs, ou de victimes directe de cette violence. Mais elle est démoralisante lorsque la propagande d'un parti "révolutionnaire" s'y limite. Car elle fait croire qu'une bonne police bourgeoise est possible.</p>
<p>Par exemple, LO n'envisage cette question qu'en fonction de Mélenchon. Mais au lieu de dire clairement que Mélenchon est un politicien bourgeois comme Le Pen, et enverra la police contre la classe ouvrière tout comme elle si besoin est, LO fait de Mélenchon un pur innocent utopique, mais qui n'est pas dénoncé comme un ennemi de classe :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « En admettant même que Mélenchon puisse arriver au pouvoir, est-ce que cela<br class='autobr' />
ferait disparaître les racistes dans la police ou les services des préfectures ? Est-ce que cela fera disparaître les petites frappes identitaires ou les néonazis qui attaquent des personnes parce qu'elles sont arabes, noires, ou parce qu'elles fréquentent des mosquées ? Bien sûr que non ! »</p>
</blockquote>
<p>Le fait que Mélenchon puisse jouer le rôle d'un Ebert, social-démocrate ami des futurs nazis, assassin de Rosa Luxemburg, LO le nie. Le seul reproche fait à Mélenchon par LO est que sa méthode "ne marche pas". Mais sur le fond, c'est donc un gars sympa ! Que Mélenchon admire ouvertement Mitterrand, artisan du génocide au Rwanda en 1994, pas question d'en parler !</p>
<p>La dénonciation des violences policières n'est pour les révolutionnaires qu'un chapitre de la dénonciation des violences de la bourgeoisie contre le prolétariat et les exploités. Des démocrates bourgeois comme Amnesty le font très bien.</p>
<p>La seule revendication prolétarienne est le désarmement de la bourgeoisie, de sa police, et l'armement du prolétariat, énoncés dans le programme rédigé en 1880 par Marx pour les socialistes français :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « a) PARTIE POLITIQUE.</p>
<p>(...)<br class='autobr' />
4. Abolition des armées permanentes et armement général du peuple.</p>
<p>5. La commune maîtresse de son administration et de sa police »</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/inter_soc/pof/18800700.htm" class="spip_out" rel="external">Programme du Parti ouvrier (1880)</a></p>
</blockquote>
<p>Trotsky dans son programme de transition, ne fit que développer ces principes fondamentaux :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « Le devoir de la IV° Internationale est d'en finir, une fois pour toutes, avec cette politique servile. Les démocrates petits bourgeois - y compris les sociaux-démocrates, les staliniens et les anarchistes - poussent des cris d'autant plus forts sur la lutte contre le fascisme qu'ils capitulent plus lâchement devant lui en fait. Aux bandes du fascisme, seuls peuvent s'opposer avec succès des détachements ouvriers armés qui sentent derrière leur dos le soutien de dizaines de millions de travailleurs. La lutte contre le fascisme commence, non pas dans la rédaction d'une feuille libérale, mais dans l'usine, et finit dans la rue. Les jaunes et les gendarmes privés dans les usines sont les cellules fondamentales de l'armée du fascisme. Les PIQUETS DE GRÈVES sont les cellules fondamentales de l'armée du prolétariat. C'est de là qu'il faut partir. A l'occasion de chaque grève et de chaque manifestation de rue, il faut propager l'idée de la nécessité de la création de DÉTACHEMENTS OUVRIERS D'AUTODÉFENSE. Il faut inscrire ce mot d'ordre dans le programme de l'aile révolutionnaire des syndicats. Il faut former pratiquement des détachements d'autodéfense partout où c'est possible, à commencer par les organisations de jeunes, et les entraîner au maniement des armes.</p>
<p>La nouvelle vague du mouvement des masses doit servir, non seulement à accroître le nombre de ces détachements, mais encore à les unifier, par quartiers, par villes, par régions. Il faut donner une expression organisée à la haine légitime des ouvriers pour les jaunes et les bandes de gangsters et de fascistes. Il faut lancer le mot d'ordre de la MILICE OUVRIÈRE, comme seule garantie sérieuse de l'inviolabilité des organisations, des réunions et de la presse ouvrières.</p>
<p>C'est seulement grâce à un travail systématique, constant, inlassable, courageux, dans l'agitation et la propagande, toujours en relation avec l'expérience des masses elles-mêmes, qu'on peut extirper de leur conscience les traditions de docilité et de passivité ; éduquer des détachements de combattants héroïques, capables de donner l'exemple à tous les travailleurs ; infliger une série de défaites tactiques aux bandes de la contre-révolution ; accroître la confiance en eux-mêmes des exploités et des opprimés ; discréditer le fascisme aux yeux de la petite-bourgeoisie et frayer la voie à la conquête du pouvoir par le prolétariat.</p>
<p>Engels définissait l'État comme des "détachements de gens armés". L'ARMEMENT DU PROLÉTARIAT est un élément constituant indispensable de sa lutte émancipatrice. Quand le prolétariat le voudra, il trouvera les voies et les moyens de s'armer. La direction, dans ce domaine aussi, incombe naturellement aux sections de la IV° Internationale. »</p>
<a href="</quote>
<p>L'armée du prolétariat, c'est ce qu'il faut construire !</p>
<p>Or cette extrême-gauche pseudo-révolutionnaire, en dénonçant toutes les armées, fait une propagande insidieuse contre l'armée du prolétariat, dont le prototype fut l' Armée rouge de Trotsky. Cette extrême-gauche pseudo-révolutionnaire, en dénonçant toutes les guerres, passe sous silence que la révolution prolétarienne, c'est une guerre civile étendue à l'échelle mondiale.</p>
<p>{{La guerre impérialiste est dirigée contre le prolétariat }}</p>
<p>De même que la police, l'armée française est un instrument dans les mains de la bourgeoisie, dirigé contre le prolétariat.</p>
<p>Cette analyse en termes de lutte des classes est absent des analyses de l'extrême-gauche électoraliste.</p>
<p>Dans sa brochure électorale [Nathalie Arthaud - Présidentielle 2027->https://www.lutte-ouvriere.org/medias/document/fichiers/2026/06/brochure-ete-2026.pdf">Programme de Transition (1938)</p>
</a>
<p>, LO ne cite pas l'armée française, mais les armées "étrangères", américaines et israéliennes :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « Démonstration de force de l'armée américaine en mer de Chine. (...) Dès le lendemain de sa signature, l'armée israélienne poursuivait les bombardements sur le Liban. (...) Il n'y a pas non plus de paix ou de victoire pour les centaines de milliers de Libanais chassés de leurs maisons et de leurs terres détruites ou occupées par l'armée israélienne. »</p>
<p><a href="https://www.lutte-ouvriere.org/medias/document/fichiers/2026/06/brochure-ete-2026.pdf" class="spip_out" rel="external">Brochure présidentielles 2027</a></p>
</blockquote>
<p>D'après la brochure <a href="https://www.lutte-ouvriere.org/medias/document/fichiers/2026/06/brochure-ete-2026.pdf" class="spip_out" rel="external">Nathalie Arthaud - Présidentielle 2027</a>, le principal ennemi est l'armée d'Israël, l'armée française est épargnée par LO.</p>
<p>Le NPA-R est également dans l'Union sacrée, en dénonçant les puissances étrangères malfaisantes :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « Cet emballement guerrier n'est pas seulement le résultat de choix politiques de dirigeants comme Poutine, Trump ou Netanyahou. Certes, ces brutes sont prêtes à sacrifier des peuples, y compris les leurs. Mais, comme leurs prédécesseurs (et comme leurs successeurs si nous n'y mettons pas un terme), ils défendent les intérêts sonnants et trébuchants des grands groupes capitalistes de leurs pays. »</p>
<p><a href="https://npa-revolutionnaires.org/le-capitalisme-cest-la-guerre-pour-avoir-la-paix-il-faut-le-renverser/" class="spip_out" rel="external">Le capitalisme c'est la guerre : pour avoir la paix, il faut le renverser</a></p>
</blockquote>
<p>Nous français, nous aurions donc de la chance d'avoir des dirigeants différents ?! Ils ne sont pas des brutes. Ils sont même "faibles", l'Allemagne nazie alliée à la France de Pétain, ce ne serait qu'un mauvais souvenir :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « À la tête de pays toujours impérialistes mais devenus secondaires, Macron et Merz (...) »</p>
</blockquote>
<p>Le fait qu'écraser la classe ouvrière est un des buts de guerres impérialistes est masqué par le NPA-R, qui n'invoque que des raisons économiques :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « Comme Trump et Poutine, Macron ou son successeur, quel qu'il soit, sera prêt à toutes les exactions pour défendre les intérêts des Dassault, Total ou Orano. Le capitalisme transforme régulièrement la concurrence économique en guerres sans fin (...) »</p>
</blockquote>
<p>Au lieu d'opposer la guerre civile à la guerre impérialiste, le NPA-R et proposent des actions purement morales et économiques :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « À la jungle capitaliste qui vire à la guerre de tous contre tous, opposons la solidarité des travailleurs et travailleuses du monde entier ! »</p>
<p><a href="https://npa-revolutionnaires.org/le-capitalisme-cest-la-guerre-pour-avoir-la-paix-il-faut-le-renverser/" class="spip_out" rel="external">NPA-R</a></p>
</blockquote>
<p>La Commune de Paris avait "renversé le capitalisme". Mais en se contentant de réformes économiques, elle négligea la question militaire, et fut écrasée par l'armée versaillaises.</p>
<p>Des organisations comme LO et le NPA-R usurpent leur étiquette de "communiste révolutionnaire". Car si à partir de 1840 le communisme avait gagné Paris, il se divisa immédiatement en communismes pacifique et révolutionnaires. Les pacifiques se contentaient de revendications économiques. Les révolutionnaires, blanquistes ou babouvistes, revendiquaient l'armement du prolétariat. Marx et Engels dans leur Manifeste ne firent que reprendre les expressions des communistes français en évoquant la prise du pouvoir. Mais à la lumière de 1848, Marx forgea en 1850 le terme de dictature du prolétariat.</p>
<p>Les "expropriations sans indemnité", la "levée du secret commercial" font certes partie du programme de transition, mais la bourgeoisie exproprie régulièrement, et un candidat bourgeois comme Asselineau réclame lui-même le retour au "contrôle de capitaux". Un "programme de transition" qui ne ferait pas allusion au "programme final" (incluant la dictature du prolétariat) n'est plus un programme de transition, c'est un programme bourgeois.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Dissolution des armées et polices bourgeoises ! Destruction de l'appareil d'Etat des exploiteurs capitalistes ! Vivent les futures armées rouges et milices ouvrières, instruments de la dictature du prolétariat ! Utilisons la guerre impérialiste pour soulever les peuples contre les classes dirigeantes et casser leur appareil armé !</p>
<p>Voilà les seuls slogans dignes des véritables communistes révolutionnaires, que Blanqui dès 1830 avait apporté au mouvement ouvrier naissant. 200 ans plus tard, revenons aux sources !</p></div>
Interventions au Venezuela, au Yémen, au Groenland en Iran : l'impérialisme US a-t-il pour ennemi la City de Londres ou la révolution prolétarienne ?
http://matierevolution.org/spip.php?article9669
http://matierevolution.org/spip.php?article96692026-07-09T04:18:42Ztext/htmlfrAlex, WaraaUSA
<p>Trump est en guerre... contre la révolution et le communisme ! <br class='autobr' />
Interventions au Venezuela, au Yémen, au Groenland en Iran : l'impérialisme US a-t-il pour ennemi la City de Londres ou la révolution prolétarienne ? <br class='autobr' />
La guerre contre l'Iran <br class='autobr' />
C'est seulement du point de vue de la révolution socialiste mondiale que l'on peut comprendre des événements tels que la récente guerre des USA et d'Israël contre l'Iran. Et c'est seulement par de la propagande pour cette révolution mondiale en France, (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot26" rel="tag">USA</a>
<div class='rss_texte'><p>Trump est en guerre... contre la révolution et le communisme !</p>
<div class='spip_document_17753 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L399xH501/imagessss-2-b2b84.jpg?1792910801' width='399' height='501' alt='' />
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</div><div class='spip_document_17754 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
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</div><div class='spip_document_17756 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/hq720-8-3c7e7.jpg?1792910801' width='500' height='281' alt='' />
</figure>
</div><h2 class="spip">Interventions au Venezuela, au Yémen, au Groenland en Iran : l'impérialisme US a-t-il pour ennemi la City de Londres ou la révolution prolétarienne ? </h2>
<p><strong>La guerre contre l'Iran</strong></p>
<p>C'est seulement du point de vue de la révolution socialiste mondiale que l'on peut comprendre des événements tels que la récente guerre des USA et d'Israël contre l'Iran. Et c'est seulement par de la propagande pour cette révolution mondiale en France, que les révolutionnaires peuvent agir ici.</p>
<p>Le fait qu'en France aucun parti n'ait ces objectifs est illustré par la pauvreté des analyses proposées aux exploités. <br class='autobr' />
Des partis comme LO, RO ou le NPA-R, qui ne vivent que pour les élections syndicales et politiques, ne font que reprendre les moins bonnes analyses des "spécialistes" bourgeois.</p>
<p>En premier lieu, il parait que les USA auraient subi une défaite ! Si c'est le cas, le réflexe des révolutionnaires, après les expériences de 1870 en France, 1905 et 1917 en Russie, 1918 en Allemagne et en Autriche-Hongrie, est d'utiliser l'affaiblissement de leur impérialisme pour appuyer les mouvements révolutionnaires qui ne manqueront de se déclencher.</p>
<p>Le parti du candidat Anasse Kazib écrivait triomphalement en mai dernier :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Pour la première fois depuis des décennies, l'impérialisme étatsunien est tenu en échec par une nation opprimée. Cette situation nouvelle met en lumière la crise d'hégémonie de l'impérialisme étasunien et ouvre des perspectives historiques pour les exploités et les opprimés du Moyen-Orient et du monde entier.</p>
<p><a href="https://www.revolutionpermanente.fr/Iran-Pourquoi-nous-sommes-pour-la-defaite-des-Etats-Unis" class="spip_out" rel="external">Iran. Pourquoi nous sommes pour la défaite des États-Unis</a></p>
</blockquote>
<p>Le titre de cet article est en lui-même un reniement de toute une tradition, immortalisée par Liebknecht en 1916 : les révolutionnaires français sont avant tout pour la défaite de leur propre impérialisme, l'impérialisme français. Ce genre de titre prouve que RP n'a rien à voir avec le trotskisme. Pour RP, l'ennemi principal n'est plus dans notre propre pays, il est à l'étranger. Cela tombe bien pour la carrière de Kazib, car JL Mélenchon est un patriote "pour la France" et "contre les USA". RP se contente d'être "contre les USA", enlevant tout slogan anti-patriotique qui fâcherait Mélenchon. Ce qui caractérise un parti, c'est ce qu'il dit, tout comme ce qu'il omet de dire.</p>
<p>Au lieu de la révolution socialiste mondiale, de la dictature du prolétariat en France, RP utilise le terme vide de « perspectives historiques pour les exploités ».</p>
<p>En 1978 eut lieu en Iran une révolution bourgeoise avec un rôle décisif joué par la classe ouvrière, un véritable février 1848 ou 1917. En 1979 Khomeiny, rentré en Iran avec la bénédiction de l'impérialisme US, a bord d'un avion d'air France, organisa la <i>contre révolution</i>. RP oublie la révolution de 1978 et glorifie la contre-révolution de 1979, rebaptisée "révolution" :</p>
<blockquote class="spip">
<p>la puissance américaine n'a jamais toléré l'humiliation qui lui a été infligée par la révolution iranienne de 1979, qui lui fit perdre durablement l'une des pièces maîtresses de sa stratégie au Moyen-Orient, l'Iran du Shah. (...) Pour Trump, un changement de régime en Iran permettrait de soumettre le pays à l'ordre géopolitique de Washington.</p>
</blockquote>
<p>En 1979, le "régime des mollah" fut capable d'écraser la révolution prolétarienne qui menaçait. Khomeiny fut un Kornilov qui réussit. Ce régime est fiable de ce point de vue, les USA lui sont redevable. Les bourgeois iraniens ne demandent qu'à faire des affaires avec les USA, les présenter comme des anti-impérialistes est une tromperie de RP.</p>
<p>RP reprend donc la thèse médiatique officielle du "changement de régime" qu'auraient souhaité les USA. Or en décembre dernier, un n-ième soulèvement révolutionnaire se déclencha. Le fait qu'en écrasant sous les bombes le pays, en bombardant cyniquement une école, les USA avaient surtout pour but d'écraser la révolution démocratique et ouvrière en germe, n'est pas évoqué par RP. Par cette guerre les USA ont aidé le régime, lui permettant d'assimiler tous ses ennemis aux alliés objectifs des USA et d'Israël. De ce point de vue l''impérialisme le plus puissant a réussi. Cette explication, la plus simple, est conforme au principe du rasoir d'Ockam : si l'explication la plus simple est aussi la plus probable, explique les faits, n'en inventons pas d'autres. Les USA ont bombardé un pays pour écraser une révolution. Mais pour RP, le concept de révolution prolétarienne en Iran est inexistant.</p>
<p>RP est cependant très optimiste non pour "la révolution", mais pour "les masses" en Iran :</p>
<blockquote class="spip">
<p>les masses iraniennes ont conquis un nouvel espace en protégeant leur pays face aux attaques israélo-étasuniennes et en s'organisant en dehors du contrôle du régime. Contre toute lecture mécanique qui expliquerait que la défaite des États-Unis renforce exclusivement le régime, un espace nouveau s'est ouvert que la bourgeoisie iranienne aura énormément de mal à refermer.</p>
<p><a href="https://www.revolutionpermanente.fr/Iran-a-Versailles-Trump-signe-l-accord-qui-acte-la-defaite-militaire-israelo-americaine" class="spip_out" rel="external">Iran : à Versailles, Trump signe l'accord qui acte la défaite militaire israélo-américaine</a></p>
</blockquote>
<p>Défaite militaire israélo-américaine, rien que cela ! La "lecture mécanique", est-ce un nouveau synonyme pour "réalité flagrante" ? Il est certes difficile de connaître la situation en Iran. Mais si « les masses iraniennes ont conquis un nouvel espace », pourquoi RP ne peux pas citer des noms d'usines, de villes, de provinces, reproduire des textes de tracts ? Où les masses ont-elles fondé leur journal, leur milice ouvrière, paysanne, de quartier ? Ce qu'on constate c'est qu'en France, RP n'a rien fait de concret. Aucune campagne dans les syndicats, aucune proposition de grève politique de solidarité. Un "nouvel espace" ou des "partisans armés" auraient combattu l'armée américaine indépendamment de l'armée officielle ? On cherche en vain des traces de cette armée fantôme. Ce discours est le même que ceux des soutiens de Zelenski à l'extrême-gauche, qui prétendent que l'arme ukrainienne est celle d'une "résistance populaire". Pourquoi inventer de telles fables ? Seule la vérité est révolutionnaire, disait pourtant Lénine à juste titre.</p>
<p><strong>Intervention au Venezuela et affrontements au Yémen, au Groenland : l'impérialisme US a-t-il ouvert les <br class='autobr' />
hostilités contre l'Angleterre et sa City de Londres ? </strong></p>
<p>Outre l'ignorance de la perspective de la révolution prolétarienne dans la "superstructure", c'est l'ignorance des facteurs dans la "structure" économique qui est absente des analyse des des "révolutionnaires".</p>
<p>Des pays comme les USA et la France se sont désindustrialisés, orientés vers la finance. Or la finance ne crée pas de valeur, l'effondrement de 2008 n'est que le début de l'effondrement du château de carte des titres du capital fictif. Le capital productif continue certes à fonctionner en Chine, en Russie. Mais les 1000 milliards annuels d'excédents commerciaux de la Chine, c'est en papier qu'ils sont condamnés à se transformer immédiatement. Le capitalisme ne fonctionne plus. La "réindustrialisation" des USA est utopique. La seule façon de rester la première puissance, ce n'est plus de s'élever comme le firent, appuyés sur leur industrie, la Grande-Bretagne, puis l'Allemagne, les USA, la Chine : c'est de rabaisser les autres, de couper les routes commerciales et financières.</p>
<p>La guerre en Ukraine a permis de couper l'Europe en deux, d'éviter la liaison entre l'industrie allemande et l'énergie russe bon marché. Un pays comme la Norvège, suite aux sanctions contre la Russie, a vu son nombre de chômeurs passer de 60 000 à 600 000. C'est l'Europe qui est la cible des USA.</p>
<p>Outre l'industrie allemande, c'est la finance anglaise qui est un ennemi à rabaisser. Trump se réfère à la doctrine Monroe à juste titre.<br class='autobr' />
En 1924, Trotsky annonçait : l'antagonisme principal est entre les USA et la GB. Ne sommes-nous pas revenu à ce point ?</p>
<p>L'intervention des USA au Venezuela reste encore entourée de mystère.</p>
<p>Le prétexte de la lutte contre la drogue invoqué par Trump n'est pourtant pas à écarter, si on le voit comme un conflit inter-impérialiste. Le plus gros cartel historique de la drogue est le Royaume-Uni, qui initia la conquête de la Chine par les deux guerres de l'Opium. Trump a sans doute ironiquement désigné la Grande-Bretagne derrière ce terme.</p>
<p>Les "paradis fiscaux", réseau financier tentaculaire mondial créé à partir de années 50 autour de la City de Londres, au grand dam de l'Etat des USA, est impliqué dans le commerce de la drogue par le financement de la production et le recyclage des profits.</p>
<p>Le Canada et le Mexique sont deux des pays frontaliers qui inondent le marché US. Ce capital financier lié aux drogues échappe en partie aux USA, mêmes s'ils ont contribué à le créer, tout comme celui de la Chine. Le Commonwealth est le terrain privilégié des financiers de la City, Trump a envoyé sa flotte peut-être autant contre le Guyana qui en fait partie, contre les paradis fiscaux des Caraïbes, que contre le Venezuela et Cuba :</p>
<p>Mettant fin à un empire USA quasi mondial, Trump est en train de tenter de se replier sur un empire de type national, centré sur les USA, avec un premier cercle "américain" d'après la doctrine Monroe. Une des composantes de la doctrine Monroe était la lutte contre les colonialismes français et anglais en Amérique. La revendication du Groenland en opposition avec le colonialisme européen est dans cette ligne.</p>
<p> La finance de la City de Londres est un de ces organisme mondiaux sans frontières, échappant au contrôle strictement national des USA. Le lendemain du rapt de Maduro, Trump a annoncé la sortie des USA de dizaines d'institutions (style OMS etc), qui ne sont que des paravents de multinationales.</p>
<p>En janvier 2025 lors du G7, la France, la GB, le Canada avaient quasiment appelé au renversement du régime de Maduro. Le Venezuela serait passé sous le contrôle des multinationales de la drogue, dont des banques comme HSBC. Par son intervention du 3 janvier 2026, Trump aurait en fait sauvé le régime, comme en Iran, et déclaré la guerre à la finance liée à la GB. Les Caraïbes sont semées de paradis fiscaux contrôlés par Londres, la flotte des USA les menace autant que le Venezuela.</p>
<p>Un affrontements USA-GB se remarque aussi au Yémen, à travers la défaite que l'Arabie Saoudite vient d'infliger aux Emirats Arabes Unis. Les Emirats arabes Unis ont peut-être été une des cibles collatérales de la guerre contre l'Iran.</p>
<p>Le fait que Trump soit "instable", "imprévisible" est alors compréhensible : les rapports inter-impérialistes étant chamboulés, il est impossible de changer du jour au lendemain des discours simplistes : <i>la GB est notre ami éternel, la Russie, notre ennemi</i>, est transformé en son contraire ! Le Groenland est en face du Canada, c'est peut être aussi la raison principale qui motive son annexion par les USA.</p>
<p>Ceux qui ricanent face au "Board of Peace (BoP)" (Conseil de la paix) créé par Trump feraient mieux de comprendre que sa "présidence à vie" ne fait que singer celle du roi d'Angleterre sur le Commonwealth. La majorité des régimes de l'UE sont des monarchies, aucun parti (même pas ceux d'extrême-gauche) n'en demande les abolitions. Le contrôle des routes commerciales menant à l'Inde, dont principalement le Canal de Suez, fut le pivot de l'Empire britannique. Or la liste des premiers signataires du BoP est orientée de façon frappante vers le but du contrôle des détroits : la Bulgarie et la Turquie contrôlent les Dardanelles, le Maroc contrôle une rive de Gibraltar, l'Egypte et l'Arabie Séoudite contrôlent Suez, l'Indonésie contrôle Malacca. Les autres pays séparent les empires rivaux : Union européenne, Russie et Chine :</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Il n'est pas toujours facile de comprendre la signification des affrontements impérialistes. Mais les réduire à l'avidité pour le contrôle des matières premières est insuffisant. Cette soif de dominationexistait déjà à l'époque des pharaons. Les rivalités impérialistes de la fin du XIXème siècle exprimaient la soif du capital industriel contraint de se développer en débordant les frontières ationales. Même si cet aspect existe toujours, un facteur majeur est aujourd'hui l'étouffement définitif du capital industriel par les capitaux fictifs. Ne voir que des rivalités "nationales", l'impérialisme USA essayant de garder sa position dominante, laisse croire que le tour de la Chine serait venu. C'est nier l'effondrement du capitalisme. Les "barbares" qui conquirent l'empire romain n'en prirent pas la tête en l'incluant dans un plus grand empire. Le mode de production esclavagiste s'effondrait. Seul le mode de production féodal fit repartir la machine. Le mode de production capitaliste s'effondre sous le poids de la suraccumulation. La société est mûre pour le mode de production socialiste.</p>
<p>La dénonciation des USA et d'Israël est la principale politique étrangère proposée par les trois candidats soi-disant "trotskistes" aux présidentielles. « A bas les guerres impérialistes, vive la guerre civile ! » n'est pas un slogan révolutionnaire qu'ils mettront en avant. Or la révolution prolétarienne est bien une guerre civile. Seule les slogans de la propagande pour la révolution socialiste permettront à la classe ouvrière de comprendre, pour les exploiter à leur profit, les guerres impérialistes.</p></div>
La charlatanerie statistique du GIEC, applaudie par le NPA-R : "les événements extrêmes sont rares par définition"
http://matierevolution.org/spip.php?article9659
http://matierevolution.org/spip.php?article96592026-07-06T22:56:00Ztext/htmlfrAlex
<p>Un article du NPA-R <br class='autobr' />
Le désintérêt pour la science, la soumission complète à la propagande climatique des Etats, aboutit à l'article Inondations et changement climatique : un avenir sombre et incertain du NPA-R. <br class='autobr' />
La camarade auteur de cet article est une vraie passionaria du GIEC, voir par exemple <br class='autobr' />
https://npa-revolutionnaires.org/crise-ecologique-que-dit-la-recherche-scientifique/ <br class='autobr' />
Pour les profs du NPA-R, leur patron, la science officielle, est désintéressée, pure, pas du tout "vendue (…)</p>
-
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique113" rel="directory">12 - QUOI DE NEUF DANS LES ORGANISATIONS REVOLUTIONNAIRES - WHAT'S NEW UPON REVOLUTIONNARY ORGANISATIONS</a>
<div class='rss_texte'><p><strong>Un article du NPA-R</strong></p>
<p>Le désintérêt pour la science, la soumission complète à la propagande climatique des Etats, aboutit à l'article <a href="https://npa-revolutionnaires.org/inondations-et-changement-climatique-un-avenir-sombre-et-incertain/" class="spip_out" rel="external">Inondations et changement climatique : un avenir sombre et incertain</a> du NPA-R.</p>
<p>La camarade auteur de cet article est une vraie passionaria du GIEC, voir par exemple</p>
<p><a href="https://npa-revolutionnaires.org/crise-ecologique-que-dit-la-recherche-scientifique/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://npa-revolutionnaires.org/crise-ecologique-que-dit-la-recherche-scientifique/</a></p>
<p>Pour les profs du NPA-R, leur patron, la science officielle, est désintéressée, pure, pas du tout "vendue aux dividendes" comme le proclama Jaurès.</p>
<p>Mais concentrons nous sur l'aspect scientifique :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Contrairement à ce que racontent les climato-sceptiques de tous poils, à commencer par Trump, les scientifiques spécialistes du climat se montrent très prudents lorsqu'il s'agit de prédire l'évolution des inondations dans les décennies à venir. Et pour cause : une inondation est par définition un phénomène extrême, très localisé dans l'espace et dans le temps, en clair ce qu'il y a de plus éloigné des valeurs moyennes simulées par les modèles climatiques.</p>
</blockquote>
<p>Les "climato-sceptiques" ne sont, c'est dommage pas nommés par le NPA-R, alors que de grands scientifiques en font partie (feu Paul Deheuvels, grand mathématicien d'extrême-droite, pourfendeur du capital financier corrupteur des scientifiques).</p>
<p>Quant à la phrase : « <i>une inondation est par définition un phénomène extrême, très localisé dans l'espace et dans le temps, en clair ce qu'il y a de plus éloigné des valeurs moyennes simulées par les modèles climatiques</i> », quelle obscurantisme !</p>
<p>La "définition", c'est dommage, l'auteur du NPA-R ne nous la donne pas. De plus qu'est-ce que "les valeurs moyennes simulées par les modèles climatiques" ? Des modèles simulent des résultats, que l'on peut résumer en calculant des moyennes, des valeurs extrêmes, etc. Ces modèles simulent donc normalement très bien les valeurs extrêmes.</p>
<p>Ne cherchons pas du sens dans ces phrases du NPA-R, référons nous aux documents du GIEC dont le NPA-R fait l'apologie. L'article du NPA-R donne une référence en anglais qui date de 2012. Donner la référence en anglais est plus impressionnant, mais le même document étant présent en français sur le site du GIEC, c'est ce document que nous commenterons.</p>
<p><strong>La perle du GIEC</strong></p>
<p>On lit à la page 6 du rapport <a href="https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/IPCC_SREX_FR_web-1.pdf" class="spip_out" rel="external">GESTION DES RISQUES ....</a> :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Les phénomènes extrêmes étant rares par définition, on dispose de données limitées pour apprécier leur variation en fréquence ou en intensité.</p>
</blockquote>
<p>Nous donnons une copie de ce passage, car le lecteur averti pourra penser que que nous attribuons à tort des énormités au GIEC :</p>
<div class='spip_document_17713 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH106/capture_d_ecran_2026-05-17_165432-26b43-d7f0e.jpg?1792910801' width='500' height='106' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Le GIEC affirme donc comme le NPA-R : "Les phénomènes extrêmes étant rares par définition". C'est une erreur.</p>
<p><strong>Pile ou face : seuls des événements extrêmes sont possibles </strong></p>
<p>Lançons une pièce. Si le lancer donne Pile, je vous donne un euro. Si le lancer donne Face, vous me donnez un euro. Voulez-vous jouer ? Dans un cas votre résultat en euro est +1, dans l'autre cas c'est -1.</p>
<p>Avez vous besoin de plusieurs heures pour comprendre que le jeu est équitable ? Que votre gain moyen est 0 ? Pourtant, 0 qui est la moyenne des gains, est un gain moyen qui ne se produira jamais lors d'un lancer. Le gain extrême est +1, la perte extrême est -1, et c'est un tel extrême qui se produit à chaque événement.</p>
<p>Tout le monde comprend à partir de cet exemple simple, qu'un événement extrême n'est pas rare par définition.</p>
<p>Pour paraphraser Renaud : à part peut-être le NPA-R !</p>
<p><strong>Pile ou face : la série des n tirages</strong></p>
<p>Le premier exemple peut paraître "pathologique". Il ne l'est en rien. Montrons comment un autre événement extrême arrive bien plus souvent que l'événement moyen.</p>
<p>Votre gain est une suite de 1 et de -1. Nous vous invitons à prendre une feuille de papier, et à écrire une suite de 32 résultats qui soient 1 et -1. Ou mieux : a demander à un militant du NPA-R de le faire.</p>
<p>Voici ce que nous a donné un tirage effectué par ordinateur :</p>
<p>1 1 -1 1 -1 -1 -1 -1 -1 1 1 -1 1 1 1 -1 1 1 -1 1 1 1 -1 -1 1 1 -1 1 -1 1 1 1</p>
<p>On constate qu'un événement "extrême" s'est produit : -1 est sorti 5 fois de suite ! Un être humain en général, un militant du NPA-R en particulier, simulera un "tirage aléatoire" comme une suite où -1 et 1 alternent parfaitement :</p>
<p>1 -1 1 -1 1 etc.</p>
<p>Bien sûr, le "hasard" viendra un peu perturber cette régularité trop rigide, et cette personne, maline, écrira par exemple :<br class='autobr' />
1 -1 1 -1 -1 1 1 -1 1 1 -1 etc</p>
<p>Mais écrire 5 fois de suite le même tirage, cela parait trop "extrême", "déréglé" .... comme le climat. En résumé : l'école ne nous apprend pas ce qu'est le hasard, nous donnant souvent la vision idéale d'oscillations régulières autour d'une valeur moyenne, les "extrêmes" étant rares et néfastes, comme en politique.</p>
<p>En complément, voici plusieurs résultats de 32 tirages :</p>
<p>a) 1 -1 -1 -1 <strong> 1 1 1 1 1</strong> -1 -1 1 -1 <strong>1 1 1 1 1</strong> -1 1 -1 -1 -1 -1 1 1 -1 -1 1 -1 -1 -1 <br class='autobr' />
b) 1 -1 -1 1 -1 1 -1 1 -1 -1 -1 -1 1 -1 -1 <strong>1 1 1 1 1</strong> -1 -1 -1 -1 1 -1 1 -1 -1 1 -1 -1<br class='autobr' />
c) 1 -1 -1 1 -1 1 1 1 1 -1 -1 -1 1 1 -1 -1 1 -1 1 1 -1 -1 1 -1 1 1 1 -1 1 1 -1 1</p>
<p>La série c) ne contient pas notre événement "extrême", mais la série a) en contient 2.</p>
<p>Ce phénomène est lié au résultat mathématique suivant, très facile à comprendre mais très difficile à prouver : <br class='autobr' />
une série de 4 tirages contiendra sûrement une suite de 2 tirages identiques,<br class='autobr' />
une série de 8 tirages contiendra sûrement une suite de 3 tirages identiques,<br class='autobr' />
une série de 16 tirages contiendra sûrement une suite de 4 tirages identiques,<br class='autobr' />
une série de 32 tirages contiendra sûrement une suite de 5 tirages identiques,<br class='autobr' />
une série de 64 tirages contiendra sûrement une suite de 6 tirages identiques,<br class='autobr' />
etc.</p>
<p>Mais un autre extrême est encore caché dans cette simple suite de 1 et de -1.</p>
<p><strong>La persistance de la malchance</strong></p>
<p>Comme Sarkozy le disait : ce qui compte, c'est le résultat ! Le "détail" des lancers n'intéresse que le pauvre, dont la fortune en euro se compte en unités, pour qui un euro en plus ou en moins est vital. Regardons donc quels sont vos bilans cumulés à ce jeu. A priori, vos gains vont osciller autour de la "valeur moyenne" zéro. Sinon, le NPA-R parlera de "dérèglement". Or ce n'est pas du tout ce qui arrive.</p>
<p>Reprenons notre premier tirage par ordinateur :</p>
<p>1 1 -1 1 -1 ....<br class='autobr' />
Le total de vos gains est 1, puis 1+1=2, puis 1 + 1 -1 =1, puis 1 1 -1 + 1 =2, puis 1 + 1 -1 + 1 -1=1. La pièce a été lancée 5 fois, et 5 fois sur 5, vos gains sont strictement positifs !</p>
<p>Regardons sur d'autres exemples si la chance "persiste". Les 32 tirages <br class='autobr' />
1 1 -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1 1 1 1 -1 -1 -1 -1 1 1 -1 -1 1 -1 1 -1 -1 1 -1 1 1 -1 1 -1 <br class='autobr' />
donnent <br class='autobr' />
1 2 1 0 -1 -2 -3 -4 -5 -4 -3 -2 -3 -4 -5 -6 -5 -4 -5 -6 -5 -6 -5 -6 -7 -6 -7 -6 -5 -6 -5 0<br class='autobr' />
30 fois sur 35 vos comptes sont dans le rouge !</p>
<p>Les 32 tirages <br /><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 1 1 1 1 1 -1 1 -1 1 1 1 1 1 -1 -1 -1 1 -1 -1 -1 1-1 1 1 1 -1 1 1 1 1 1 1<br class='autobr' />
donnent <br class='autobr' /> -1 0 1 2 3 2 3 2 3 4 5 6 7 6 5 4 5 4 3 2 3 2 3 4 5 4 5 6 7 8 9 0<br class='autobr' />
Seulement 1 fois sur 35, vos comptes sont dans le rouge !</p>
<p>Enfin les 32 tirages<br class='autobr' />
1 1 1 1 1 1 1 -1 1 -1 -1 -1 1 -1 -1 -1 1 -1 1 -1 1 -1 -1 1 -1 1 -1 -1 1 1 1 1<br class='autobr' />
donnent <br class='autobr' /> 1 2 3 4 5 6 7 6 7 6 5 4 5 4 3 2 3 2 3 2 3 2 1 2 1 2 1 0 1 2 3 0<br class='autobr' />
Vos comptes sont 35 fois sur 35 dans le vert ! <br class='autobr' />
On remarque que les 32 tirages ont commencé par 7 tirages identiques, ce qui n'étonnera que les ignorants du GIEC, ou le "pôle des révolutionnaires" du NPA-R.</p>
<p>Si on a affaire à des températures, on dira que les gelées sont systématiques, ou au contraire qu'elles disparaissent. Chaque année, on assiste à des événements "extrêmes" : quasiment pas de gelées, ou que des gelées ! Notre "pièce climatique" semble déréglée ! Or elle ne l'est pas du tout.</p>
<p>C'est la globalité des tirages qui est symétrique autour de zéro, mais les événements observés sont quasiment tous des "extrêmes", aucun n'est, regardé isolément, symétrique relativement à zéro. Même et surtout alors que la "loi des grands nombre" est à l'oeuvre. Pauvre GIEC !</p>
<p> <strong>La misérable définition des événements extrêmes</strong></p>
<p>Il est rare qu'un "événement" puisse est résumé à un seul nombre, et que cet événement soit qualifié d'extrême si ce nombre est très grand. Mais supposons que ce soit le cas. Evénement extrême ne veut pas dire événement rare. On l'a vu précédemment, avec le tirage à pile ou face. Si l'on convertit en +1 euro et -1 euro les deux événements possibles, leur moyenne 0 ne se produira jamais. L'événement moyen est non seulement rare mais impossible, les événements extrêmes sont non seulement fréquent mais certains !</p>
<p>Le Giec envisage un seul type de distribution. Or il en existe 4 autres.</p>
<p>1) Pour les distribution en U, les valeurs extrêmes sont fréquentes, la valeur moyenne rare. <br class='autobr' />
2) Pour les distributions uniformes, les valeurs extrêmes sont aussi fréquentes que les valeurs moyennes.<br class='autobr' />
3) Pour les distributions d'asymétrie dite positive (typiquement la distribution des revenus) , les petites valeurs extrêmes sont plus fréquentes que les valeurs moyennes, elles-mêmes plus fréquentes que les grandes valeurs extrêmes. <br class='autobr' />
4) Pour les distributions d'asymétrie dite négatives , les petites valeurs extrêmes sont moins fréquentes que les valeurs moyennes, elles-mêmes moins fréquentes que les grandes valeurs extrêmes.</p>
<p>Mais nous sommes dans le cas où un événement peut être réduit à un seul nombre, et les mesures comparées entre elles. Mesurez le cap des avions qui passent au dessus de chez vous : qu'est-ce qu'un cap "extrême" ? le nord est plus grand que le sud ? Quel est le "jour moyen" de la semaine ? Quelle est l'heure moyenne de la journée ?</p>
<p>(a suivre ...)</p></div>
Rejoignons les manifestations contre les juges et ministres qui répondent "Affaire classée" aux enfants et femmes maltraités !
http://matierevolution.org/spip.php?article9645
http://matierevolution.org/spip.php?article96452026-06-17T22:15:00Ztext/htmlfrAlex
<p>Rejoignons les manifestations contre les juges et ministres qui répondent "Affaire classée" aux enfants et femmes maltraités ! <br class='autobr' />
Lyhanna : un meurtre qui comme d'autres, était évitable <br class='autobr' />
Il y eut le Gilets Jaunes, il y eut l'appel du 10 septembre 2025 le meurtre de la collégienne Lyhanna a donné lieu à un mouvement qui est une réponse collective similaire du "peuple", une colère qui prend la forme de manifestations. Ces manifestations programmées les lundis devant les tribunaux, dénoncent (…)</p>
-
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
<div class='rss_texte'><div class='spip_document_17669 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/plusieurs-milliers-de-personnes-ont-manifeste-hier-soir-devant-le-palais-de-justice-a-marseille-1780948884_0ee1c417172a6f1f1c417172ac5f1cv_.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH282/plusieurs-milliers-de-personnes-ont-manifeste-hier-soir-devant-le-palais-de-justice-a-marseille-1780948884_0ee1c417172a6f1f1c417172ac5f1cv_-172e0.jpg?1792910801' width='500' height='282' alt='' /></a>
</figure>
</div><div class='spip_document_17665 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/85702582.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/85702582-3b6b1.jpg?1792910801' width='500' height='281' alt='' /></a>
</figure>
</div><div class='spip_document_17666 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/manifestation-femmes-solidaires-palais-de-justice-mcon-2026-00.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/manifestation-femmes-solidaires-palais-de-justice-mcon-2026-00-f6c9a.jpg?1792910801' width='500' height='500' alt='' /></a>
</figure>
</div><div class='spip_document_17667 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L201xH251/images-138-6a0ac.jpg?1792910801' width='201' height='251' alt='' />
</figure>
</div><div class='spip_document_17668 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L201xH251/imagesdf-2-a67e1.jpg?1792910801' width='201' height='251' alt='' />
</figure>
</div>
<div class='spip_document_17670 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/manifestation-femmes-solidaires-palais-de-justice-mcon-2026-00-2.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/manifestation-femmes-solidaires-palais-de-justice-mcon-2026-00-2-d0c8d.jpg?1792910802' width='500' height='500' alt='' /></a>
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</div><div class='spip_document_17671 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/png/1000067665.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH707/1000067665-158fd.jpg?1792910802' width='500' height='707' alt='' /></a>
</figure>
</div><div class='spip_document_17672 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/png/1000067667.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH707/1000067667-83636.jpg?1792910802' width='500' height='707' alt='' /></a>
</figure>
</div><h2 class="spip">Rejoignons les manifestations contre les juges et ministres qui répondent "Affaire classée" aux enfants et femmes maltraités !</h2>
<p><strong>Lyhanna : un meurtre qui comme d'autres, était évitable</strong></p>
<p>Il y eut le Gilets Jaunes, il y eut l'appel du 10 septembre 2025 le meurtre de la collégienne Lyhanna a donné lieu à un mouvement qui est une réponse collective similaire du "peuple", une colère qui prend la forme de manifestations. Ces manifestations programmées les lundis devant les tribunaux, dénoncent les juges, procureurs, officiers de police ou de gendarmerie, ceux qui comme des députés sont surpayés, et ne font pas ce pour quoi ils sont payés ! C'est la vérité de l'Etat bourgeois mise à nu.</p>
<blockquote class="spip">
<p>De nombreuses associations féministes et enfantistes, parmi lesquelles NousToutes, la Fondation des femmes, Face à l'inceste, le Collectif Féministe contre le viol, avaient appelé à des rassemblements en début de soirée devant les tribunaux de plus de 160 villes de France. (...) Le plus gros rassemblement a eu lieu place Vendôme, devant le ministère de la justice, malgré son interdiction, rejoint par les actrices Anna Mouglalis et Judith Godrèche, la fille de Richard Berry Coline Berry, ou encore le militant Arnaud Gallais. Plusieurs centaines de manifestants – des femmes pour la plupart –, dont beaucoup « en colère », étaient rassemblés aux cris de « Darmanin démission » et « Justice pour les enfants » sous les fenêtres de la chancellerie, protégée par plusieurs dizaines de membres des forces de l'ordre.</p>
<p><a href='http://matierevolution.org/A Montreuil, à Nanterre, à Toulouse, à Lille ou à Paris, les personnes présentes ont brandi des pancartes passant plusieurs messages : « Quand l'échec est permanent, ce n'est plus un accident » ; « Après l'émotion, l'action » ; ou « Justice pour Lyhanna ».'>Le Monde (8 juin)</a></p>
</blockquote>
<p>Se rassembler sans demander la permission comme le faisaient les Gilets jaunes sur les ronds-points ; et crier « Darmanin démission » !, un slogan juste de ces rassemblements de lundis, c'est un embryon de mouvement révolutionnaire. La corruption des organisations politiques et syndicales parlant au nom des travailleurs (LO, NPA-R, PC, LFI, PS, CGT, Sud, est révélée par le fait que 1) ces organisations n'appellent pas à ces rassemblement 2) ces organisations défendent l'appareil d'Etat coupable (juges, armée, ASE).</p>
<p>« Quand l'échec est permanent, ce n'est plus un accident » est une manière d'évoquer ce que les marxistes appellent l'appareil d'Etat.</p>
<p>Car les tribunaux, ce sont l'appareil d'Etat. Que des fractions de la population dénoncent, affrontent, pour l'instant par la seule arme des mots, un morceau de cet appareil d'Etat, c'est un embryon de révolution prolétarienne. Même si le prolétariat ne joue pas un rôle primordial. Car la seule perspective d'avenir, c'est la destruction de l'Etat bourgeois par le prolétariat. Etre marxiste c'est, c'est être aux côtés de ces manifestants et affirmer la nécessité de la destruction cet appareil d'Etat, dont font partie les juges corrompus.</p>
<p><strong>Epstein, J. Lang, Betharam l'ASE : l'appareil d'Etat français proxénète des mineurs</strong></p>
<p>Le fait que l'appareil d'Etat français soit un organe criminel acteur des violences sexuelles contre la jeunesse est devenu en quelques mois de notoriété publique. Epstein avait choisit la France comme plaque tournante européenne de ses trafics, il avait bien des raisons de le faire.</p>
<p>Aucune mise en examen dans l'affaire Epstein, ou dans l'affaire Jack-Caroline Lang ses complices social-démocrates. Que l'ASE soit un fournisseur de chair fraîche pour les amateurs de prostitution d'enfants a été mis à jour par des associations. Comment Epstein avait-il la permission de transporter à partir de la France des mineures dans son avion Lolita Express ? Sans doute en passant par les aéroports de l'armée française, c'est à dire avec la complicité de la colonne vertébrale de l'Etat français, son armée, son gouvernement, son Président.</p>
<p><strong>Patrick Bruel : le droit de cuissage des patrons</strong></p>
<p>Partrick Bruel est un patron du secteur de la culture, à travers sa société de production "14 Productions". C'est sur leur lieu de travail que des travailleuses se plaignent d'avoir été agressées par ce patron, protégé par ses amis les patrons de TF1, à travers les prestations des "Enfoirés".</p>
<p>Lyhanna la victime qui n'aurait pas dû morir était élève du collège Jean-Rostand de Mont-de-Marsan, chef-lieu du département des Landes (40), en région Nouvelle-Aquitaine. Culture et Enseignement, ce sont les secteurs d'activité couverts par la fédération FERC de la CGT, dont Sophie Binet est issue. N. arthaud, prote-parole de LO, est travaille dans ce secteur. Ni S. Binet, ni N. Arthaud n'ont appelé à une quelconque grève politique dans l'Enseignement et la Culture, pour dénoncer les violences sexuelles sont victimes les adolescentes et les jeunes travailleuses dans ces deux secteurs ! Au lieu de la convergence des luttes, c'est l'absence de luttes qu'elles prônent, la passivité, le respect de « l' Etat », qu'il faut admonester amicalement pour qu'il fasse mieux son travail.</p>
<p> Adressons-nous aux collégien(ne)s, enseignants et salariés du secteur de la culture :</p>
<p>Syndiquez vous : ces crimes ont lieu sur des lieux de travail, défendez vous comme partie prenante du mouvement ouvrier !</p>
<p>Vos syndicats locaux, dans le secteur public, sont des "jaunes" ? Formez des comité de défense de collégienne et des femmes, ouverts aux femmes autant qu'aux hommes.</p>
<p><strong>Le tribunal d'Auch, en AG, dénonce la "vindicte populaire"</strong></p>
<p>Les personnels du Tribunal d'Auch font bloc et dénoncent les "gueux" :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Les personnels du tribunal d'Auch (Gers) ont adopté une motion mettant en cause « un discours politique décomplexé » émanant de « personnalités politiques placées au plus haut niveau de responsabilité », conduisant à la « vindicte populaire », après l'affaire Lyhanna. Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la collégienne de 11 ans, avait fait l'objet, avant les faits, de plusieurs signalements et plaintes liés à des violences sexuelles sur mineurs sans jamais avoir été inquiété avant la disparition de Lyhanna. (...)<br class='autobr' />
« Cette défiance publique envers la magistrature a déjà des conséquences : insultes, menaces de mort reçues par madame la procureure de la République [Clémence Meyer], discours de certains justiciables en audience », précisent les signataires dans cette motion votée le 8 juin lors d'une assemblée générale réunissant l'ensemble des magistrats, fonctionnaires et contractuels du tribunal d'Auch. (...) <br class='autobr' />
Les personnels du tribunal d'Auch affirment aussi leur « plein et entier soutien à madame la procureure de la République et plus largement au parquet d'Auch, qui reste indéfectiblement engagé à la défense des valeurs qui fondent notre République et permettent le vivre ensemble ».</p>
<p>(...) En propos liminaires de ce document, les signataires ont souhaité « adresser leurs pensées à la famille et aux proches de Lyhanna, et s'associe[r] à leur douleur ».</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/06/10/affaire-lyhanna-les-magistrats-du-tribunal-d-auch-denoncent-dans-une-motion-une-vindicte-populaire_6700352_3224.html" class="spip_out" rel="external">le Monde (10 juin)</a></p>
</blockquote>
<p>Clémence Meyer joue les Marie-Antoinette locales : les "menaces de mort reçues par madame" ne sont rien, comparés aux coups mortels reçus par Lyhanna.</p>
<p>Ces "travailleurs" du tribunal d'Auch, petits et gros salaires, incarnent cette aristocratie ouvrière incrustée dans l'Etat. Aucun dysfonctionnement, au contraire ces travailleurs se vantent d'être les garants d'être les garants de "l'ordre moral de gauche" ! Pourquoi en 1789, les juges et la police de l'Ancien régime ont disparu instantanément, remplacés par les sans-culottes ? Leur auto-satisfaction insultante pour "Les Misérables" était à la hauteur de celle tribunal d'Auch</p>
<p><strong>La gauche politique et syndicale accusent le "patriarcat", l' "extrême-droite", voulant masquer leur complicité et casser ce mouvement des lundis </strong></p>
<p>Les partis politiques, de droite et de gauches, sont un agent actif dans cette pourriture qui règne au coeur de l'appareil d'Etat. Le meurtre de Robert Boulin a été orchestré par la droite, s'appuyant sur des juges, des policiers et de maffieux. <a href="https://www.conseil-superieur-magistrature.fr/le-csm/composition-et-organisation/elisabeth-guigou" class="spip_out" rel="external">Elizabeth Guigou</a> qui fait partie du Conseil de la magistrature sensée surveiller les juges, était l'amie au PS de DSK et J. Lang, deux des pires prédateurs politiques sexuels français, jamais condamnés en France. Les juges ne sont pas gênés d'avoir une telle tutelle !</p>
<p>Le "mouvement des lundis" existe déjà depuis 7 juin :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Les associations féministes et de défense des enfants appellent à se rassembler tous les lundis soir devant les tribunaux en France et devant le ministère de la Justice à Paris pour réclamer une loi intégrale contre les violences.</p>
<p>Cette coalition, qui regroupe quelque 150 associations et syndicats, organise également une grande manifestation le 4 juillet : « l'idée, c'est de faire une marche populaire et rassembleuse, à laquelle tout le monde peut participer », a précisé jeudi à l'AFP Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes.</p>
</blockquote>
<p>Ou, ce sont des individus isolés, regroupés dans des associations, qui comme pour Betharam sont le fer de lance de tels mouvements. Mais des "personnalités" comme Anne-Cécile Mailfert représentent dans ce mouvement l'équivalent de S. Binet dans le mouvement du 10 septembre : de faux amis, chargés par les institutions de casser ces mouvements en y paradant.</p>
<p> Anne-Cécile Mailfert, c'est la gauche "néo-féministe" wokiste, qui distille son pseudo-féminisme sur France -Inter, grâce à Stéphane Sitbon, son petit ami qui est également directeur des antennes et des programmes de France Télévisions.</p>
<p>Manifestants de lundis, les pseudo-féministes de l'espèce d'Anne-Cécile Mailfert, ce sont les amis politiques de DSK et Jack Lang qui viennent défendre les femmes et le enfants ! Elles ont trouvé le gène du crime, c'est le chromosome Y, l'homme et la "masculinité". Ou encore le "patriarcat", dont on ne voit pas trop le rôle dans cet épisode.</p>
<p><strong>L'extrême-gauche n'appelle pas aux manifestations </strong></p>
<p>L'extrême-gauche électorale est perturbée par cet épisode comme elle le fut par les Gilets jaunes. Elle use ses militants à aller quémander les signatures pour les élections présidentielles. Les organisations syndicales défendent l'Etat, qui financent les confédérations syndicales où ces organisations veulent conquérir des positions. Jouant un rôle de démoralisateur, ces organisations "révolutionnaires" décrètent qu'il est impossible de rien fait, attendons que "les mentalités" évoluent :</p>
<blockquote class="spip">
<p>La raison d'être de l'État, des gouvernements capitalistes, de la police et de la justice, c'est la défense de l'ordre social et de la propriété des plus riches. Jamais la protection des plus vulnérables ne sera leur priorité.</p>
<p><a href="https://npa-revolutionnaires.org/protection-des-enfants-ce-nest-pas-la-priorite-du-gouvernement/" class="spip_out" rel="external">NPA le 8 juin</a></p>
</blockquote>
<p>Ainsi, l'Etat n'est pas coupable, simplement il ne "remplit pas bien sa mission" qui est serait la protections des plus vulnérables. C'est exactement la même analyse que servent ce genre d'organisation à propos des directions syndicales : elles " ne font pas" certaines choses. Mais que l'Etat et les directions syndicales soient un ennemi à abattre, aujourd'hui, ces organisations ne le disent pas. Il faut attendre "la révolution".</p>
<p>N. Arthaud poour LO, spécule sur "l'ordre social"</p>
<blockquote class="spip">
<p>On ne combattra pas les comportements asociaux, individualistes et violents sans changer en profondeur la société.</p>
<p>Le bourreau de Lyhanna est le père d'une de ses amies. Et combien de femmes, de filles et de garçons sont victimes de membres de leur famille ou de leur entourage ? Ces crimes, tristement courants, ne viennent pas de nulle part. La frustration, le sexisme, les rapports de domination qui imprègnent la société, ont des effets dramatiques sur les relations entre hommes et femmes, entre adultes et enfants. Ce sont ces racines qu'il faut arracher. Cela ne peut se faire qu'en menant un combat de fond contre l'ordre social.</p>
<p><a href="https://www.lutte-ouvriere.org/portail/editoriaux/lyhanna-meurtre-revoltant-demagogie-politicienne-insupportable-194864.html" class="spip_out" rel="external">Lutte Ouvrière 8 juin</a></p>
</blockquote>
<p>Or ce qui est mis en question par les manifestants, ce n'est pas de l'assassin Bardella, ce sont ceux qui l'ont couvert. <br class='autobr' />
Les juges et procureurs, les gendarmes qui prennent des décisions, LO ne les nomme pas, dissout leur responsabilité derrière « les relations entre hommes et femmes, entre adultes et enfants ».</p>
<p>Dans leur éditoriaux du 8 juin LO et le NPA-R, ont un point commun : ils n'appellent à aucune grève, aucune manifestation des lundis. L'extrême-gauche électoral boycotte le "mouvement des lundis", comme elle boycotta les Gilets jaunes.</p>
<p>Or la place des révolutionnaires est, indiscutablement, dans ces manifestations du lundi !</p></div>
L'aristocratie ouvrière syndicalo-politique française : un ennemi de la classe ouvrière qui défile le 20 juin
http://matierevolution.org/spip.php?article9615
http://matierevolution.org/spip.php?article96152026-06-03T22:22:00Ztext/htmlfrAlex, WaraaSyndicalism - le syndicalisme
<p>L'aristocratie ouvrière syndicalo-politique française : un ennemi de la classe ouvrière qui défile le 20 juin <br class='autobr' />
Pour les marxistes qui militent pour la construction d'un parti mondial de la révolution socialiste, la révolution prolétarienne est à l'ordre du jour. Et seul le prolétariat est la classe révolutionnaire jusqu'au bout, capable d'instaurer la dictature du prolétariat, sans laquelle prêcher le renversement du capitalisme est une utopie criminelle. <br class='autobr' />
Mais Marx et Engels moururent (…)</p>
-
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
/
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot110" rel="tag">Syndicalism - le syndicalisme</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">L'aristocratie ouvrière syndicalo-politique française : un ennemi de la classe ouvrière qui défile le 20 juin</h2>
<p>Pour les marxistes qui militent pour la construction d'un parti mondial de la révolution socialiste, la révolution prolétarienne est à l'ordre du jour. Et seul le prolétariat est la classe révolutionnaire jusqu'au bout, capable d'instaurer la dictature du prolétariat, sans laquelle prêcher le renversement du capitalisme est une utopie criminelle.</p>
<p>Mais Marx et Engels moururent avant que le capitalisme n'atteigne vers 1895 son dernier stade, celui de l'impérialisme.</p>
<p>C'est Rosa Luxemburg qui la première, dès 1893, lorsqu'elle fonda son Parti social-démocrate du Royaume de Pologne (elle devait ensuite se séparer d'eux), dénonça l'engeance politique que l'impérialisme engendra : les sociaux-patriotes, ou sociaux-impérialistes, tels J-L Mélenchon, F. Roussel, Glucksman, S. Binet aujourd'hui.</p>
<p>En France, Griffuhelles jusqu'en 1914, puis Monatte et Rosmer à partir de 1914, dénoncèrent les dirigeants syndicaux qui comme Léon Jouhaux en 1914, Sophie Binet aujourd'hui, sont des auxiliaires de l'Etat et de l'impérialisme français.</p>
<p>C'est Lénine qui expliqua comment les surprofits coloniaux allaient dans la poche d'une partie de la classe ouvrière des pays impérialistes, la transformant en aristocratie ouvrière corrompue. Le passage individuel de dirigeants politiques et syndicaux du côté des exploiteurs prend certes la forme de "trahison individuelle", mais il existe une base économique qui est une machine à fabriquer ces "sociaux-traitres" en série, sans attendre leur apparition spontanée.</p>
<blockquote class="spip">
<p> « On comprend qu'il soit possible de prélever sur cette jolie somme au moins un demi milliard à distribuer en aumône aux dirigeants ouvriers, à l'aristocratie ouvrière, comme dessous de table de toute espèce. En effet, tout est dans la corruption. On s'y prend de mille façons en élevant le niveau de culture des grands centres, en créant des établissements éducatifs, des milliers de sinécures à l'intention des dirigeants des coopératives, des trade unions, des leaders parlementaires. Cela se fait dans tous les pays de civilisation capitaliste. Et ces milliards de super bénéfice constituent la base économique de l'opportunisme dans le mouvement ouvrier. En Amérique, en Grande Bretagne, en France, nous assistons à une résistance infiniment plus forte des chefs opportunistes, des couches supérieures de la classe ouvrière, de l'aristocratie ouvrière ; ils opposent une résistance plus grande au mouvement communiste. C'est pourquoi nous devons nous attendre à voir les partis ouvriers européens et américains se guérir de cette maladie plus difficilement que nous. Nous savons que depuis la fondation de la III° Internationale, des progrès énormes ont été réalisés en ce qui concerne la guérison de cette maladie, mais nous n'en sommes pas encore à la guérison définitive : l'épuration des partis ouvriers, des partis révolutionnaires du prolétariat du monde entier de l'influence bourgeoise et des opportunistes qui se trouvent dans leur propre sein, est encore loin d'être achevée. »</p>
</blockquote>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1920/07/vil19200719.htm" class="spip_out" rel="external">Lénine (1920)</a></p>
</blockquote>
<p>Ce concept d'aristocratie ouvrière semble un peu abstrait. Mais certaines lois de la nature qui le sont aussi, sont pourtant familières à tous : « La période de brame commence à la mi-septembre et dure un mois, alors que la durée de fécondité des femelles n'est que de 24 h ! » lit-on dans un manuel de Biologie. De même on pourrait écrire : La campagne électorale dure des mois, mais il il n'y aura que quatre journées de vote (présidentielles et législatives) pour accéder à l'"Assiette au beurre" ! Or la période de brame pré-électorale commence, l'aristocratie ouvrière sort du bois.</p>
<p>Les représentants de l'aristocratie ouvrière organisent un "brame collectif" le 20 juin prochain. Il est rare qu'ils marchent tous ensemble, observons-les :</p>
<div class='spip_document_17623 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH146/capture_d_ecran_2026-06-01_130211-702bd-8aefb.jpg?1792910802' width='500' height='146' alt='' />
</figure>
</div>
<p><strong>La manifestation du 20 juin </strong></p>
<p>Un <a href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfxBYKmUgh6IMvJFQyBxkoGWt6oYgAjzEnCW-hqAHhI09mUUA/viewform?pli=1" class="spip_out" rel="external">texte à signer</a> accompagne cet appel à manifester le 20 juin. <br class='autobr' />
Quel travailleur honnête, quel militant de base du mouvement ouvrier, adhérent d'un syndicat ne souhaiterait pas apporter publiquement son soutien aux camarades victimes de "répression" lors des "luttes" (en général actions syndicalistes anodines). Par exemple en signant ce texte, en le faisant signer autour de lui.</p>
<p>Que ce travailleur de base n'y pense même pas ! Car la signature es réservée à cette « aristocratie ouvrière », dont il ne fait pas partie, puisqu' elle est incarnée par des <i>organisations</i> et des <i>personnalités</i> :</p>
<div class='spip_document_17624 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH126/capture_d_ecran_2026-06-01_130802-551d2-893b4.jpg?1792910802' width='500' height='126' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Attention, que le travailleur de base élu par un soviet ou comité de grève ne croie pas qu'il puisse signer : soviets et comités de grève ne sont pas des institutions reconnues par cette aristocratie ouvrière bourgeoise.</p>
<p>Oui, l'aristocratie ouvrière est composée d'organisations et de personnalités reconnues par l'Etat bourgeois. Les ouvriers de base n'en font pas partie ! Trotsky conseillait aux jeunes militants qui se disaient "trotskistes" d'aller parler aux femmes de ménage. Celles-ci ne sont pas invitées à signer, seule « Rachel Kéké (ancienne députée LFI) » est autorisée à signer, elle qui a accepté d'être le larbin de LFI :</p>
<div class='spip_document_17625 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH74/capture_d_ecran_2026-06-01_203711-81f59-334cf.jpg?1792910802' width='500' height='74' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Que font ces députés de LFI, anciens ou actuels, le 20 juin ? Ils sont en campagne électorale, veulent avoir leur photo dans les journaux passer à la télé. Votez pour eux, c'est pour cela qu'ils marcheront le 20 juin.</p>
<p>C'est pour la campagne des « gros » partis de gauche (LFI, PC) que les appareils syndicaux organisent cette manifestation, les signataires "en haut du panier" l'illustrent :</p>
<div class='spip_document_17626 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH164/capture_d_ecran_2026-06-01_132117-fde3f-43419.jpg?1792910802' width='500' height='164' alt='' />
</figure>
</div>
<div class='spip_document_17627 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L477xH186/capture_d_ecran_2026-06-01_133443-7edda-88600.png?1792910802' width='477' height='186' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Pas un seul "travailleur en lutte" parmi eux, lors de cette marche censée défendre les "travailleurs en lutte". Les politiciens sont en tête de liste. Mathilde Panot, physiquement et politiquement, est bien l'héritière de gauche des "dames patronnesses" de droite d'autrefois.</p>
<p>Mais ces politiciens n'ont absolument rien à donner à quiconque, s'ils marchaient seuls dans la rue ce serait un non-événement. Ils ont besoin d'un support, si possible gratuit. Les "organisations" syndicales le leur procure, en créant un "événement" qui attirera les journalistes. De même, sur un piquet de grève, ils peuvent être invités par un bureaucrate syndical local, qui en revanche aura un poste de conseiller municipal plus tard.</p>
<p>Or ce 20 juin, on peut penser qu'il va y avoir un grand événement, même si à notre avis il ne se passera rien. Car la grande unité digne des fronts populaires staliniens semble être au rendez-vous. De même qu'en 1936, Thorez défilait avec L. Blum, alors qu'il le traitait d'« assassin de la classe ouvrière » la veille, les "pires pourfendeurs" de LFI et du PC viennent au second et troisième rang des signataires :</p>
<div class='spip_document_17628 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH55/capture_d_ecran_2026-06-01_134202-a0cea-354cc.jpg?1792910802' width='500' height='55' alt='' />
</figure>
</div>
<div class='spip_document_17629 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH136/capture_d_ecran_2026-06-01_134222-ea6ff-99d28.jpg?1792910802' width='500' height='136' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Lutte Ouvrière, le NPA-R, Révolution permanente ! Eux qui passent leur temps à expliquer d'un air sérieux sur des vidéos que « LFI crée des illusions réformistes », ils placent sans vergogne leur nom à côté de celui de LFI, sans aucune critique, et ils défileront avec ces ennemis de la classe ouvrière que sont les dirigeants de LFI.</p>
<p>Pourquoi ? Parce que JP Mercier (LO et Sud), G. Quirante (NPA-R et Sud) ont une certaine envergure dans les réunions de bureaucrates de Sud, mais aucune dans le prolétariat de France. Or Sud espère avoir des retombées financières si Mélenchon est élu, et Sud mobilise donc son arrière ban. Comme au Moyen Âge, où le service d'Ost s'imposait à tous les vassaux, vavasseurs, jusqu'à une partie des vilains, ces "révolutionnaires" sont obligés d'aller servir de figurant pour soutenir la gauche électorale. Le pire, c'est qu'ils le font avec plaisir. Le progrès par rapport au Moyen Age, c'est que les "vilaines et les vilains", et pas seulement les "vilains", doivent participer. C'est le féminisme de l'aristocratie ouvrière. On remarque Selma Labib, "personnalité", porte-parole du NPA-R, jamais de grévistes organisés en comité de grève.</p>
<p>Bien entendu cette extrême-gauche ne peut exister si elle avoue faire campagne pour la gauche, pour LFI. Il faut donner de l'émotion aux militants qui n'auront aucun poste. "Pour la gauche" est donc transformé en "contre la droite", puis dans l'enthousiasme "contre l'extrême-droite", sous-entendu "contre le fascisme" ! Et cette extrême-gauche présente même ses candidats aux élections pour faire croire qu'elle est "indépendante de LFI". Ces "révolutionnaires" soutiennent aujourd'hui Sophie Binet car elle serait victime d'attaques.</p>
<p>Pour LO, NPA-R et RP, la "critique" des directions syndicales est bonne pour leurs universités d'été, audibles par quelques centaines de personnes. Par contre, leur solidarité avec ces directions syndicales ou LFI s'exprime par des actes concrets, comme cette marche "fraternelle" du 20 juin, aux yeux de millions de travailleurs.</p>
<p>Alors que l'aristocratie ouvrière de 1ère classe de grande envergure a des membres politiciens, des membres syndiqués, avec une division du travail moderne, les nouveaux arrivés sont de petites épiceries comparées à ces grandes surfaces. Coquerrel est un politique, Binet une syndicaliste. Les partis comme LO et le NPA-R, comme des vagabonds, doivent plier sous le fardeau de tous leurs sacs en même temps : Mercier est Sud <i>et</i> LO, Quirante est Sud <i>et</i> NPA-R, Kazibe est Sud <i>et</i> RP. Oui, Sud est la maison qui sert de refuge à ces "révolutionnaires".</p>
<p>La photo suivante, digne d'une peinture allégorique classique, illustre bien la hiérarchie dans la gauche bourgeoise de l'aristocratie ouvrière : sous l'oeil vigilant des bureaucrates de Sud prêts à le défendre contre "les trotskistes", Coquerel au centre, en bourgeois repu et satisfait, arbore fièrement le bleu-blanc-rouge social-patriote. Il a écarté d'un coup de coude au bord de l'estrade Gaël Quirante, qui a chiffonné son drapeau rouge le cachant dans sa poche, et est prêt à tendre respectueusement la bouteille d'eau quand "le patron" aura soif après avoir proféré ses boniments. Les militants petits-bourgeois du NPA-R rebaptiseront ce tableau : le NPA-R a combattu LFI, restant "indépendant politiquement"</p>
<div class='spip_document_17630 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH288/capture_d_ecran_2026-06-01_202245-79a7a-04e7b.jpg?1792910802' width='500' height='288' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Tous les signataires du NPA-R devraient signer l'appel du 20 juin en précisant : porte parole du NPA-R <i>et</i> de Sud-Solidaire (car un délégué central est porte-parole de la confédération syndicale). Ils cachent leur double appartenance.</p>
<p>Pourquoi des partis comme LO, NPA-R font-ils 0% aux élections ? Parce que leurs mensonges sont devenus trop gros concernant cette double appartenance, qu'ils cachent en permanence.</p>
<p>Un des signataires de l'appel du 20 juin est un de ces hauts bureaucrates syndicaux, critiqué par le NPA-R :</p>
<div class='spip_document_17631 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L439xH244/violences_sexuelles_faites_aux_enfants_-_miniatures.png.web-b7371.?1792901846' width='439' height='244' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Or il est également ... cadre du NPA-R. Il est un produit de la fraction l'Etincelle exclue de LO en 2008, réfugiée au NPA, réfugiée au NPA-R. Sud s'achète des "trotskistes" en leur offrant un poste de permanent.</p>
<p>Les Jean-Pierre Mercier, Gaël Quirante, sont des bureaucrates syndicaux qui pour leur carrière, utilisent une rhétorique "trotskiste". Ils servent la bourgeoisie en diffusant dans les grands media bourgeois l'idée d'un "trotskisme" sans dictature du prolétariat, sans dénonciation du social-patriotisme, sans soviets, sans fraction révolutionnaire dans les syndicats.</p>
<p>Il y eut à une époque le "marxisme légal", un faux marxisme, propagé par des universitaires bourgeois. Il y a aujourd'hui le "trotskisme légal" diffusé par des bureaucrates syndicaux comme JP Mercier, Anasse Kazibe, Gael Quirante. Ces cadres moyens du syndicalisme bourgeois servent ses cadres supérieurs sociaux-démocrates et staliniens, qui veulent empêcher toute réelle tendance révolutionnaire d'exister ... en faisant croire qu'elle existe déjà.</p>
<p><strong>La grève des travailleurs africains du salon de coiffure, 65 boulevard de Strasbourg</strong></p>
<p>Mais en quoi ces tempêtes dans le verre d'eau du syndicalisme français, pourri depuis 1914 par son entrée dans l'Union sacrée, intéressent-elles la classe ouvrière ?</p>
<p>Car ces appareils politiques (LFI, PC, PS), ou syndicaux (CGT, Sud), ou les micro-appareils pauvres qui sont obligés d'être les deux (LO, NPA-R, RP) forment des fractions dans la bourgeois d'Etat. Ils sont des exploiteurs non seulement politiques, mais économiques du vrai prolétariat, qui ne fait pas partie de l'aristocratie ouvrière.</p>
<p>L'exemple emblématique en est donné par une récente grève de travailleurs africains, qu'un communiqué CGT décrit ainsi :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « Victoire des Coiffeuses du Boulevard de Strasbourg à Paris après 78 jours de grève</p>
<p>Publié le 21 Mai. 2026</p>
<p>78 jours de grève durant lesquels coiffeuses, coiffeurs et barbiers du 65 boulevard de Strasbourg ont mené une lutte exemplaire, 78 jours où la détermination et la solidarité ont été au rendez-vous chaque jour. Leur mouvement soutenu par la CGT s'est soldé par une victoire éclatante. Les travailleuses et travailleurs ont d'ores et déjà commencé à recevoir leurs premiers titres de séjour, qui les couvriront durant toute l'instruction de l'affaire, où la qualification de traite des êtres humains devrait être retenue par l'autorité judiciaire. L'épilogue de ce mouvement se jouera devant les tribunaux, où la CGT espère des peines exemplaires à l'encontre de ces employeurs qui ont abusé de ces salarié·es en situation de vulnérabilité.</p>
<p>La CGT salue le courage et la détermination sans faille des grévistes tout au long des 78 jours : c'est cette détermination et leur solidarité qui est l'une des clés de cette victoire. Il faut également saluer l'engagement sans faille des organisations de la CGT impliquées dans ce conflit, l'UD CGT de Paris, l'UL CGT de Paris 10 et l'US CGT Commerce de Paris ; ainsi que la solidarité et l'implication de nombreuses organisations de la CGT qui ont contribué à cette victoire.</p>
<p>Cette nouvelle affaire de traite des êtres humains montre les conséquences délétères d'une politique migratoire restrictive et répressive à l'égard des étranger·es. Après les travailleurs des vendanges de Champagne, les salarié·es de la restauration à Albi, nous constatons une augmentation de ce type d'affaire ces dernières années. Cette progression dramatique, confirmée à l'échelle européenne, n'est pas sans lien avec la réduction des droits et la construction d'un infra-droit des étranger·es que subissent depuis quelques années les travailleur·euses étranger·es : effet d'aubaine pour les tenants de la surexploitation.</p>
<p>Il n'y a pas de fatalité dans la multiplication des affaires de traite d'êtres humains qui sont aussi très souvent imbriquées avec des réseaux mafieux. Il y a nécessité de faciliter la délivrance et le renouvellement de titre de séjour pour les travailleurs et travailleuses étranger·es, mettre des moyens dans les préfectures pour y affecter du personnel en nombre suffisant et correctement formé pour rendre un service public de qualité aux usager·es. La saignée dont sont victimes les services de l'inspection du travail doit s'arrêtée : les effectifs doivent être renforcés face à des réseaux mafieux mieux organisés et plus nombreux.</p>
<p>Les parquets doivent veiller à mettre en cohérence leurs politiques pénales et ne pas laisser la traite des êtres humains dans un angle mort.</p>
<p>Ces affaires de traite montrent ce que produisent les politiques d'austérité, de destruction des droits et garanties collectives des travailleur·euses et des politiques répressives à l'égard des étranger·es. Ils sont le laboratoire et les avant-postes d'une attaque d'ensemble contre les droits de toutes les travailleuses et travailleurs. Elles interrogent de manière plus générale sur les politiques publiques mises en œuvre et les dysfonctionnements constatés notamment en matière de renouvellement et d'accès au droit du séjour de celles et ceux qui font pourtant fonctionner quotidiennement l'économie du pays.</p>
<p>La CGT continuera à lutter pour une société plus juste et plus solidaire, cela passe par la régularisation des travailleurs et travailleuses sans papiers. »</p>
<p>Montreuil, le 21 mai 2026</p>
<p><a href="https://www.cgt.fr/comm-de-presse/victoire-des-coiffeuses-du-boulevard-de-strasbourg-paris-apres-78-jours-de-greve" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.cgt.fr/comm-de-presse/victoire-des-coiffeuses-du-boulevard-de-strasbourg-paris-apres-78-jours-de-greve</a></p>
</blockquote>
<p>Or la réalité est tout autre. Pendant des mois, 4 hommes et femmes africain(e)s, dont 9 sans-papiers, se battaient pour obtenir le paiement de plusieurs mois de salaires que leur patron, africain, leur devait. Le communiqué CGT oublie complètement cette revendication ! La "traite" est concept des Nations Unies, qui permettra à la CGT d'être admise dans des conférences 5 étoiles sur le sujet, grâce à la "victoire" du boulevard de Strasbourg.</p>
<p>La Mairie du 10ème arrondissement est en France un des pires exploiteurs des travailleurs africains. Elle coopère avec les patrons des salons de coiffure, des boîtes d'interim du BTP (boulevard Magenta) qui exploitent des travailleurs avec ou sans - papiers. La Mairie de gauche du 10ème arrondissement est dans l'illégalité totale, complice de la "traite" des travailleurs. Mais dans cette équipe, on trouve des militants CGT de l'aristocratie ouvrière. La CGT du 10 ème arrondissement couvre donc cette "traite" des travailleurs depuis des années. <br class='autobr' />
Le fait que 13 salariés d'un salon de coiffure couvert par la mairie, et donc par la CGT, mirent à jour par leur grève, la situation locale, faisait désordre. La CGT a servi de nettoyeur pour innocenter la Mairie.</p>
<p>De même qu'à l'époque du colonialisme, il y avait les expositions coloniales, le salon de coiffure du 65 Bd de Strasbourg a été le lieu d'une "exposition syndicale". La CGT, complice de la Mairie et donc du patron, s'est transformée en amie des travailleurs. La liquidation du fonds de commerce du salon de coiffure fait office de "nettoyage". Les grévistes n'ont même pas fondé un syndicat CGT, en tout cas le communiqué CGT ne l'affirme pas. Des "papiers" sans valeur, périmés dans quelques mois, mais pas d'argent, le patronat aime ce syndicalisme de l'aristocratie ouvrière !</p>
<p>L'extrême-gauche couvre cette mafia politico-syndicale de gauche, transformant les 4 hommes et 9 femmes en "femmes à la quinzaine", miracle de la théorie du genre :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « Une quinzaine de coiffeuses d'un salon du boulevard Strasbourg- Saint-Denis à Paris sont en grève depuis le 3 mars. Non seulement leur patron leur fait payer 250 euros pour leur donner leur fiche de paye, mais il leur impose des journées à rallonge, jusqu'à parfois 2 heures du matin, pour une paie ridicule. Le salaire n'était déjà pas versé pendant les congés, mais les coiffeuses n'ont carrément rien touché depuis des mois. Quant à une quelconque protection contre les produits chimiques utilisés, il n'en était bien sûr pas question.</p>
<p>Cette situation dure depuis plus de dix ans pour beaucoup de travailleuses, et le ras-le-bol a fini par se faire entendre, malgré la situation précaire de plusieurs d'entre elles, en situation irrégulière. Le patron, qui profitait bien sûr de la situation et ne payait pas ses cotisations à l'Urssaf, aurait disparu depuis.</p>
<p>C'est loin d'être la première grève des coiffeuses dans les différents salons du quartier. Malgré la peur d'être renvoyées, la charge des enfants qu'elles élèvent souvent seules, ces travailleuses savent se défendre. Elles ont bien raison ! »</p>
<p><a href="https://www.lutte-ouvriere.org/journal/article/coiffeuses-paris-contre-patron-voyou-193228.html" class="spip_out" rel="external">Lo</a></p>
</blockquote>
<p>Rien sur la gauche politique et syndicale dans cette affaire, que N. Arthaud ne combat que lors des élections, jamais sur le terrain de la lutte des classes.</p>
<p>Le NPA-R salue la fin de la grève, sans se poser la question de son arrêt alors que le paiement des arriérés de salaire n'a pas été obtenu. Imaginons une équipe de football qui marque un but ... et en conséquence crie victoire et abandonne le terrain. Même des footballeurs ont compris qu'on ne doit pas abandonner même si on marque un but, ce sont les Sénégalais lors de la CAN. Mais dans le parti Gaël Quirante (NPA-R) comme à LO, on ne critique pas les staliniens quand ils crient victoire à la place des travailleurs. Le NPA-R, par le communiqué suivant, montre qu'il a bien intégré le fameux "il faut savoir arrêter une grève" de Thorez en 1936 :</p>
<blockquote class="spip">
<p> « Neuf travailleuses d'un salon de coiffure et de beauté afro situé boulevard de Strasbourg, dans le 10e arrondissement, ont été finalement régularisées par la préfecture de police après une grève avec occupation qui avait commencé le 3 mars dernier. Elles se battaient d'abord pour obtenir un titre de séjour mais également pour toucher des arriérés de salaires qui leur étaient – et leur sont toujours – dûs. Les autorités ont considéré qu'elles étaient « des victimes potentielles de traite des êtres humains ». Une victoire qui ne peut qu'inciter d'autres travailleurs sans papiers à suivre le même chemin, celui de la lutte. »</p>
<p><a href="https://npa-revolutionnaires.org/paris-des-coiffeuses-obtiennent-leur-regularisation-apres-68-jours-de-greve/" class="spip_out" rel="external">NPA-R</a></p>
</blockquote>
<p>En même temps que cette grève eut lieu le 2 mai une manifestation des Maliens contre les crimes de l'impérialisme français. Quelles étaient les absents à cette manifestation ? Prenez la liste des manifestants du 20 juin, ces "organisations et personnalités", c'est exactement celle-là, celle de l'aristocratie ouvrière et de ses porte-parole qui étaient absentes !</p>
<p>C'est l'Etat bourgeois dans toute sa laideur capitaliste qui écrase, main dans la main avec des patrons africains, les travailleurs africains du 10ème arrondissement ! L'Assiette au beurre de l'aristocratie ouvrière et de ses représentants, ce sont les postes de maire, d'adjoints, de secrétaires d'unions locales. Cette aristocratie ouvrière est une véritable bureaucratie bourgeoise, pas seulement une bureaucratie ouvrière comme le prétendent les pseudo-trotskistes de LO, du NPA-R et de RP.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Les serviteurs sociaux-démocrates et staliniens de la bourgeoisie sont les principaux auxiliaires de la bourgeoise dans "le camp des travailleurs" depuis des décennies, combattons-les dans l'action, la propagande et l'agitation. Mais leurs idées sont discréditées, elles ne peuvent qu'avancer masquer. Les véritables idées de Lénine et Trotsky, celle du bolchévisme, sont encore vivantes, elles mèneront à la victoire les prochaines révolutions prolétariennes. Ce sont ces idées puissantes que les réformistes essaient de discréditer en mettant en avant des groupuscules comme ceux de LO et du NPA-R, sous la forme d'un ou deux cadres supérieurs du syndicalisme.</p>
<p>Le camp des travailleurs est divisé en deux : réformistes et révolutionnaires. Le camp réformiste a pour piliers, base sociale, l'aristocratie ouvrière corrompue par l'impérialisme français. Les cadres syndicaux sont à 99 % membres de cette aristocratie ouvrière.</p>
<p>Des partis comme LO et le NPA-R répètent trop souvent le slogan juste "Prolétaires de tous pays, unissez-vous !" Car ce slogan, depuis 1900, quand il n'est pas accompagné de la dénonciation de l'aristocratie ouvrière française, devient réactionnaire !</p>
<p>Dénonçons l'aristocratie ouvrière signataire de l'appel du 20 juin !</p>
<p>Les "riens" comme disait Macron, les "non organisation personnalités" comme disent Sud, CGT, LO, peuvent certes participer à cette manifestation. Mais des slogans s'imposent. Que tous ces slogans illustrent les propos de Lénine concernant notre aristocratie ouvrière française :</p>
<p>A bas les faux trotskistes, qui servent d'escorte à Mathilde Panot !</p>
<p>Arthaud, Panot, même combat !</p>
<p>Au trois M électoraux : Mercier-Mélenchon-Mathilde (Panot), nous opposerons toujours les trois L révolutionnaires : Lénine-Luxemburg-Liebknecht !</p>
<p>Mercier et Quirante, porte-paroles de Sud, vous êtes contre les Soviets et la dictature du prolétariat ? Comme disait Trotsky : le léninisme, aimez-le ou quittez-le !</p></div>
La lutte contre les crimes de l'impérialisme français au Mali passe par la lutte des classes en France
http://matierevolution.org/spip.php?article9586
http://matierevolution.org/spip.php?article95862026-05-14T03:09:00Ztext/htmlfrAlex, Waraa
<p>La lutte contre les crimes de l'impérialisme français au Mali passe par la lutte des classes en France <br class='autobr' />
Les attaques du 25 avril au Mali <br class='autobr' />
Bien que cela ne fit pas les gros titres, les militants ouvriers ne purent manquer les informations à propos des crimes des bandes armées qui sévissent au Mali, avec la bénédiction de l'impérialisme français : Le Mali a été, samedi 25 avril, le théâtre d'attaques coordonnées d'une ampleur inégalée ces dernières années. Perpétrées par les jihadistes du (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">La lutte contre les crimes de l'impérialisme français au Mali passe par la lutte des classes en France</h2>
<p><strong>Les attaques du 25 avril au Mali</strong></p>
<p>Bien que cela ne fit pas les gros titres, les militants ouvriers ne purent manquer les informations à propos des crimes des bandes armées qui sévissent au Mali, avec la bénédiction de l'impérialisme français :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Le Mali a été, samedi 25 avril, le théâtre d'attaques coordonnées d'une ampleur inégalée ces dernières années. Perpétrées par les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) et par le mouvement séparatiste touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA), elles ont simultanément visé Kidal, Gao, Sévaré, Mopti, Bamako et Kati - un lieu stratégique pour les autorités militaires maliennes dans la banlieue de la capitale.</p>
<p>Le Jnim a revendiqué aussi les attaques contre l'aéroport international Modibo-Keïta de Bamako, contre la résidence du chef de la junte Assimi Goïta, qui a été exfiltré de Kati pour un endroit sûr, ainsi que contre celle du ministre de la Défense Sadio Camara. Ce dernier a été visé par une attaque à l'aide d'un camion-kamikaze.</p>
<p>Lancées dès l'aube, les attaques ont duré plusieurs heures. « La journée d'hier a été vraiment terrifiante, nous avons eu peur, confie ainsi un habitant de la capitale joint par la rédaction en fulfulde-mandenkan de RFI. Nous avons été réveillés par des tirs d'armes lourdes puis, après une heure d'échange de tirs, nous nous sommes rendu compte qu'il s'agissait d'une attaque terroriste. Tout a commencé aux environs de 6 heures du matin, jusqu'à l'après-midi. L'armée a été réactive, car elle a pu repousser rapidement les terroristes », poursuit ce dernier.</p>
<p><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260426-mali-jihadistes-et-ind%C3%A9pendantistes-touaregs-revendiquent-des-attaques-coordonn%C3%A9es-contre-plusieurs-villes-du-pays" class="spip_out" rel="external">RFI le 26 avril</a></p>
</blockquote>
<p>La revue Jeune Afrique annonce la mort du ministre Sadio Camara :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Le ministre de la Défense malien, coauteur du putsch de 2020 qui avait porté au pouvoir la junte d'Assimi Goïta, a été tué dans une attaque sur son domicile le 25 avril. Avec lui, Bamako perd l'homme qui avait réussi à s'affirmer comme le principal architecte de la stratégie militaire du pays face aux groupes armés.</p>
<p>Jamais le Front de libération de l'Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) n'avaient jusqu'ici affiché officiellement leur alliance. Ils ont finalement choisi de le faire ce 25 avril, en se lançant conjointement dans une offensive d'une ampleur inédite sur plusieurs grandes villes maliennes.</p>
<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1791810/politique/mali-sadio-camara-lhomme-qui-croyait-aux-russes/" class="spip_out" rel="external">Mali : Sadio Camara, l'homme qui croyait aux Russes</a></p>
</blockquote>
<p><strong>Derrière les luttes entre les Hu-Peï-Fu et Djan-So-Lin</strong></p>
<p>Des unités françaises, des agents français furent-ils impliqués dans les affrontements d'avril au Mali ? Quoi qu'il en soit l'impérialisme français est un des acteurs historiques dans la région. et l'impérialisme, c'est le capital financier des multinationales. Chercher des noms et photos d'agents français est utile, mais ne change rien au fait que ce sont les rivalités entre impérialismes rivaux qui déterminent ce luttes locales. C'est ainsi et pas autrement que les révolutionnaires analysent, depuis plus de 100 ans, les guerres dans les pays dominés par l'impérialisme comme le Mali</p>
<blockquote class="spip">
<p>La nécessité de l'organisation d'un front anti-impérialiste est dictée en outre par la croissance permanente et ininterrompue des rivalités impérialistes. Ces rivalités revêtent actuellement une telle acuité qu'une nouvelle guerre mondiale, dont l'Océan Pacifique sera l'arène, est inévitable, si la révolution internationale ne la prévient.</p>
<p>La conférence de Washington était une tentative faite pour parer à ce danger, mais en réalité elle n'a fait qu'approfondir et qu'exaspérer les contradictions de l'impérialisme. La lutte qui a eu lieu dernièrement entre Hu-Peï-Fu et Djan-So-Lin en Chine, est la conséquence directe de l'échec du capitalisme japonais et du capitalisme anglo-américain dans leur tentative d'accorder leurs intérêts à Washington.</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/inter_com/1922/ic4_08.htm" class="spip_out" rel="external">Thèses générales sur la question d'Orient (1922)</a></p>
</blockquote>
<p><strong>L'impérialisme français derrière ces attaques</strong></p>
<p>Or ce n'est un mystère pour personne que depuis plus d'un siècle l'impérialisme français intervient au Mali, du colonialisme au néo-colonialisme. Les media porte-parole de l'impérialisme français reconnaissent cette implication derrière leurs formules alambiquées :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Mali : l'embarras de la France face à la crise</p>
<p>Alors que les militaires au pouvoir, alliés à la Russie, tiennent un discours ouvertement antifrançais, Paris observe avec discrétion l'avancée des djihadistes et des indépendantistes touareg. <br class='autobr' />
Il a fallu trois jours et deux nuits pour que la France réagisse officiellement à l'offensive sans précédent des djihadistes au Mali. Un temps anormalement long à l'échelle diplomatique. Quelques heures après les attaques du Groupe de soutien de l'islam et des musulmans (GSIM) et de leurs alliés indépendantistes du Nord contre plusieurs villes maliennes, samedi 25 avril, qui leur ont permis de prendre Kidal et de déstabiliser profondément la junte au pouvoir, les condamnations étaient venues de multiples parts.</p>
<p>De la Russie, soutien des autorités de Bamako, pour lesquelles Moscou a déployé quelque 2 000 paramilitaires, aux Etats-Unis, qui ont tous deux exprimé leur « solidarité » avec le peuple malien, de l'Union africaine aux Nations unies… Les acteurs géopolitiques majeurs ont condamné les attaques des groupes terroristes et se sont inquiétés du péril que ceux-ci faisaient peser sur le pays.</p>
<p>Alors que son silence suscitait de plus en plus d'interrogations, la France s'est finalement exprimée à son tour, lundi 27 avril au soir : dans un communiqué minimaliste, elle a souligné « sa préoccupation et sa solidarité à l'égard » des Maliens.</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/28/l-embarras-de-la-france-face-a-la-crise-au-mali_6683888_3210.html" class="spip_out" rel="external">Le Monde 28 avril</a></p>
</blockquote>
<p><strong>Les deux manifestations maliennes pan-africanistes du 2 mai, boycottées par les sociaux-patriotes du 1er mai</strong></p>
<p>Le 2 mai, les Maliens de France, à travers diverses organisations maliennes, avaient appelé à deux manifestations antagonistes : l'une à 14 h à Duroc, l'autre à 15h à République. En résumé : la première était anti-impérialisme français, la seconde pro-impérialisme français.</p>
<p>La place des marxistes révolutionnaires était à Duroc le 2 mai, au côté des Maliens qui dénonçaient les massacres à l'ordre du jour dans leur pays. Toute la corruption des organisations politiques et syndicales de gauche et d'extrême-gauche, du PS à la CGT, Lutte Ouvrière et les NPA, se manifeste par leur absence à ces deux manifestations maliennes du 2 mai. La ligne blanche (le terme est approprié) de l'Union sacrée est infranchissable pour ces organisations, dont LO, Révolution Permanente, les NPAs. Ces organisations, avec la CGT, disent aux Maliens : n'ayez aucun espoir, manifestez entre vous, le mouvement ouvrier français est pro-impérialiste depuis 1914, il l'est encore. Les "noirs" que Malcom-X qualifiait "de salon", comme la chanteuse Aya Nakamura, le maire LFI de Saint-Denis, étaient également absents.</p>
<p>Deux ou trois "blancs" anti-impérialistes représentaient l'aile révolutionnaire du mouvement ouvrier : des Gilets jaunes et un syndicaliste révolutionnaire avec un drapeau CGT, le seul drapeau syndical présent, soulignant la corruption du mouvement syndical français, en premier lieu la CGT et SUD, qui se prétendent les plus radicaux.</p>
<p>A Duroc la manifestation vers l'ambassade du Mali fut interdite, les manifestants coincés sur un trottoir par des cars de policiers les comprimant dans une véritable nasse, alors que le soleil chauffait le bitume. Les pan-africanistes organisateurs eurent le tort d'accepter que ceux qu'ils avaient appelé à manifester soient traité comme du bétail, et remercièrent même les policier de les "protéger". Oui les pan-africanistes sont des petits bourgeois au fond des choses, pro-impérialistes, mais seule l'aile du mouvement ouvrier qui sera présente à leurs côtés pour dénoncer les crimes de l'impérialisme français au Mali sera en mesure de les démasquer au yeux des maliens qui manifestent derrière eux.</p>
<p>A République, aucun cordon policier en vue, les manifestants avaient les faveurs de l'Etat français. Des policiers en civil ont même grogné à voix basse, en remarquant que les organisateurs avaient accroché sur la statue des portraits de leur candidat aux élections alors que cela leur était interdit. Ils semblaient donc avoir des instructions : ne pas intervenir à République, réprimer à Duroc.</p>
<p><strong>La grève du 65 boulevard de Strasbourg</strong></p>
<p>Le fait que l'extrême-gauche opportuniste fut absente de ces manifestations du 2 mai par pure soumission aux directions bourgeoise de syndicats est illustré par leur absence également dans la grève purement économique du salon de coiffure du 10ème arrondissement. Ce salon situé au 65 boulevard de Strasbourg est pavoisé "CGT". Les grévistes (4 hommes et 9 femmes) sont transformés en faire valoir de la CGT, qui a pour but d'obtenir un jugement qui mentionnera la "traite" de travailleurs. Ainsi la CGT aura sa place dans les conférences des instance syndicales liées à l'ONU, organisées dans de grands hôtels internationaux sur ce sujet. C'est le seul but de la CGT. Des dizaines de salons de coiffure pratiquent dans ce quartier cette sur-exploitation des travailleurs, mais le fait que des patrons africains exploitent des travailleurs africains, avec la bénédiction de la gauche qui gère le 10ème arrondissement, va à l'encontre de l'idéologie "anti-raciste" dont se sert la gauche bourgeoise pour éloigner toute lutte de classe.</p>
<p>Les luttes économique politique des travailleurs africains étaient à l'oeuvre, séparée, divisée, étouffée par les organisations françaises pro-impérialiste et les organisations pan-africanistes faussement anti-impérialistes.</p>
<p>C'est sur ces deux terrains que les militants révolutionnaires, présents, peuvent combattre ces courants bourgeois du mouvement ouvrier et de l'internationalisme.</p>
<p><strong>L'extrême-gauche française nie l'impérialisme pour s'y rallier </strong></p>
<p>La première tare manifeste des mouvement politiques et syndicaux prétendant représenter la classe ouvrière en France, en arborant une étiquette électorale de gauche ou d'extrême-gauche, est de ne pas reconnaître la différence entre le Mali et la France, du point de vue de l'impérialisme. Sinon, ces organisations auraient manifesté le 2 mai. <br class='autobr' />
Un parti ayant un programme marxiste doit aujourd'hui se souvenir que Lénine et Trotsky affirmaient :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Conformément à son but essentiel - la lutte contre la démocratie bourgeoise, dont il s'agit de démasquer l'hypocrisie - le Parti communiste, interprète conscient du prolétariat en lutte contre le joug de la bourgeoisie, doit considérer comme formant la clef de voûte de la question nationale, non des principes abstraits et formels, mais :<br class='autobr' />
(...) la division tout aussi nette et précise des nations opprimées, dépendantes, protégées - et oppressives et exploiteuses, jouissant de tous les droits, contrairement à l'hypocrisie bourgeoise et démocratique qui dissimule, avec soin, l'asservissement (propre à 1'époque du capital financier de l'impérialisme) par la puissance financière et colonisatrice, de l'immense majorité des populations du globe à une minorité de riches pays capitalistes.</p>
</blockquote>
<p>Ce ne sont pas seulement les Etats qui sont impérialistes ou non, c'est toute la nation regroupée derrière eux.</p>
<p><strong>Non, tous les travailleurs n'ont pas exactement les mêmes intérêts</strong></p>
<p>Rappelons le B A BA de la doctrine léniniste de l'impérialisme :</p>
<blockquote class="spip">
<p>La situation réelle des ouvriers est-elle identique, du point de vue de la question nationale, suivant qu'ils appartiennent à des nations oppressives ou à des nations opprimées ?</p>
<p> Non, elle n'est pas identique.</p>
<p>1) Économiquement, la différence est que des parties de la classe ouvrière des pays oppresseurs profitent des miettes du sur profit que réalisent les bourgeois des nations oppressives en écorchant deux fois plutôt qu'une les ouvriers des nations opprimées. En outre, les données économiques attestent que le pourcentage aies ouvriers passant dans la « maîtrise » est plus important parmi les ouvriers des nations oppressives que parmi ceux des nations opprimées, qu'un pourcentage plus grand des premiers s'élève au niveau de l'aristocratie ouvrière. C'est un fait. Les ouvriers de la nation oppressive sont jusqu'à un certain point les complices de leur bourgeoisie dans la spoliation par celle-ci des ouvriers (et de la masse de la population) de la nation opprimée.</p>
<p>2) Politiquement, la différence est que les ouvriers des nations oppressives occupent une situation privilégiée dans toute une série de domaines de la vie politique, par rapport aux ouvriers de la nation opprimée.</p>
<p>3) Idéologiquement ou spirituellement, la différence est que les ouvriers des nations oppressives sont toujours éduqués par l'école et par la vie dans le mépris ou le dédain pour les ouvriers des nations opprimées. C'est ce qu'a éprouvé, par exemple, tout Grand-Russe qui a grandi ou vécu parmi les Grands-Russes</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/10/caricature.pdf" class="spip_out" rel="external">Lénine (1916)</a> Oeuvres, tome 23</p>
</blockquote>
<p>Remplaçons "Grand-Russe" par "français", les termes de Lénine restent valables. Et Lénine concluait : <i>« nous exigeons au premier chef, de la part des ouvriers des nations opprimées, autre chose - il ne s'agit ici que de la question nationale - que ce que nous exigeons des ouvriers appartenant aux nations oppressives. »</i> <br class='autobr' />
Oui, nous avons employé les termes grandiloquents de "doctrine léniniste" qui peuvent paraître bien pompeux. C'est parce que c'est derrière ce genre d'étiquette, "le trotskisme", que la bourgeoisie met en vedette dans ses media des courants qui ne reprennent pas les idées de Lénine sur l'impérialisme, tout en prétendant le faire.</p>
<p><strong>Le prolétariat n'arrêtera les guerres impérialistes qu'en les transformant en guerre civile</strong></p>
<p>Face à "la guerre" qui viendrait, aucun parti ne reprend l'idée que la classe ouvrière ne doit pas attendre que la bourgeoisie impérialiste provoque un 1914, qui déboucherait sur un 1917. C'est dès avant 1914, lors des congrès de la IIème internationale, que son aile gauche mena la propagande à propos de la guerre. Aucun parti d'extrême-gauche ne popularise auprès du prolétariat ces idées que défendirent Jaurès, Rosa Luxemburg, Lénine :</p>
<blockquote class="spip">
<p>La bourgeoisie trompe les masses en dissimulant le brigandage impérialiste sous la vieille idéologie de la « guerre nationale ». Le prolétariat dénonce cette duperie en proclamant le mot d'ordre de la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile. C'est précisément ce mot d'ordre qui est indiqué par les résolutions de Stuttgart et de Bâle, qui prévoyaient non pas la guerre en général, mais bien la guerre actuelle, et parlaient non pas de « défendre la patrie », mais de « précipiter la chute de la domination capitaliste », d'utiliser à cette fin la crise suscitée par la guerre, de suivre l'exemple de la Commune. La Commune a été la transformation d'une guerre de peuples en guerre civile. (...) Le refus du service militaire, la grève contre la guerre, etc., ne sont que pures sottises, qu'un rêve misérable et craintif d'une lutte sans armes contre la bourgeoisie armée, qu'un vœu souhaitant la destruction du capitalisme sans une ou plusieurs guerres civiles acharnées. Dans l'armée aussi, un socialiste a pour devoir d'être le propagandiste de la lutte de classe ; l'action visant à transformer la guerre des peuples en guerre civile est la seule action socialiste à l'époque du conflit impérialiste armé des bourgeoisies de toutes les nations. A bas la niaise sentimentalité des vœux pieux sur « la paix à tout prix » ! Levons le drapeau de la guerre civile !</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1914/11/vil19141101b.htm" class="spip_out" rel="external">Lénine (1914)</a>, Oeuvres, Tome 21</p>
</blockquote>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>C'est dès aujourd'hui que les luttes économique et politique, menées par le prolétariat Africain de France, ont lieu. Les manifestations maliennes du 2 mai, la grève d'un salon de coiffure étouffée par la CGT sont des occasions, à petite échelle de construire le parti de la révolution socialiste mondiale. Tout parti qui en France manquera de telle occasions à petite échelle, sera absent des occasions que les guerres impérialistes offriront à grande échelle. Tout groupe de militants, qui même petit, y posera des jalons, y acquerra la capacité de diriger les luttes à grande échelle. Ce ne sont pas les parades "anti-racistes" qui abattront les murs entre les contingents du prolétariat des différentes nations, mais un front unique anti-impérialiste, combiné à la lutte contre les patrons français et africains qui règnent sur les prolétaire africains de France.</p></div>
L'extrême-gauche française : sur les traces du menchévisme de Martov et de la gauche révolutionnaire de Marceau Pivert
http://matierevolution.org/spip.php?article9571
http://matierevolution.org/spip.php?article95712026-04-24T22:33:00Ztext/htmlfrAlex, WaraaParti révolutionnaire - Revolutionnary party
<p>L'extrême-gauche française : sur les traces du menchévisme de Martov et de la gauche révolutionnaire de Marceau Pivert <br class='autobr' />
Le parti menchévique russe a commencé son existence comme courant révolutionnaire se battant contre le tsarisme mais n'a pas voulu admettre que la révolution prolétarienne qui le renverserait devait mener à la prise du pouvoir du prolétariat. Le parti menchévique a séparé la lutte contre la dictature du tsar et la lutte pour le socialisme en étapes distinctes. Il a rejeté (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot173" rel="tag">Parti révolutionnaire - Revolutionnary party</a>
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</div><h2 class="spip">L'extrême-gauche française : sur les traces du menchévisme de Martov et de la gauche révolutionnaire de Marceau Pivert</h2>
<p>Le parti menchévique russe a commencé son existence comme courant révolutionnaire se battant contre le tsarisme mais n'a pas voulu admettre que la révolution prolétarienne qui le renverserait devait mener à la prise du pouvoir du prolétariat. Le parti menchévique a séparé la lutte contre la dictature du tsar et la lutte pour le socialisme en étapes distinctes. Il a rejeté la politique de révolution permanente. Il a fini dans les bras des forces tsaristes et des impérialismes en armes pour écraser la révolution russe.</p>
<p>Lénine : « Toute sa vie, Marx a lutté contre ce socialisme petit-bourgeois, ressuscité de nos jours en Russie par les partis socialiste-révolutionnaire et menchévik. »</p>
<p>Trotsky dans « Cours nouveau » : « Le trait essentiel de l'opportunisme, y compris de notre menchévisme russe, est la sous-estimation du rôle du prolétariat ou, plus exactement, le manque de confiance dans sa force révolutionnaire… Les menchéviks récusaient comme une utopie, un non-sens, le rôle dirigeant du prolétariat par rapport à la paysannerie, avec toutes les conséquences qui en découlent, c'est-à-dire la conquête du pouvoir par le prolétariat s'appuyant sur la paysannerie. C'était là le défaut de la cuirasse des menchéviks. »</p>
<p>La position menchévique, c'est celle qui consiste à affirmer que l'heure n'est pas à la formation de soviets et à leur prise du pouvoir, mais au soutien de tendances progressistes, politiques et syndicales, de résistances nationales, de luttes pour la démocratie et contre le fascisme, de luttes pour les droits nationaux, pour les droits des minorités même si elles ne mènent pas à la révolution sociale. On mène d'abord ces luttes qui avancent le camp du progrès nous disent-ils et cela fera plus tard avancer le but révolutionnaire qui n'est pas à l'ordre du jour de la situation. Arrêter les guerres impérialistes d'abord, gagner les guerres nationales (palestiniens, ukrainiens, etc.), imposer la démocratie contre fascisme et dictature, imposer les droits des travailleurs d'abord, repousser les reculs sociaux, on fera la révolution plus tard nous disent les nouveaux menchéviques.</p>
<p>A l'opposé de la révolution permanente du bolchevisme, ils séparent et opposent luttes immédiates et perspectives révolutionnaires socialistes et inventent une étape démocratique, de gauche, antifasciste, nationale, de défense des femmes, des minorités, de front populaire, de front de gauche, qui serait intermédiaire entre les attaques et la révolution prolétarienne qu'ils renvoient aux calendes…</p>
<p>A quoi a mené le menchévisme : au soutien par d'anciens révolutionnaires des forces tsaristes, réactionnaires, fascistes et impérialistes contre la révolution des soviets ! C'est le menchévisme qui a permis l'écrasement de la révolution en Europe, notamment en Allemagne, et qui a isolé la révolution des soviets, entrainant le stalinisme.</p>
<p>Après la social-démocratie le stalinisme a été une manière de rétablissement d'une politique menchévique au sein du prolétariat international et que l'extrême gauche en s'alignant sur les partis staliniens, sociaux-démocrates et les appareils syndicaux, fait de même.</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1937/12/lt19371217.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1937/12/lt19371217.htm</a></p>
<p><strong>1903 : le menchévisme entre l'opportunisme et le bolchévisme</strong></p>
<p>C'est au IIème congrès du Parti ouvrier social-démocrate de Russie en 1903, à Bruxelles puis à Londres, que les bolchéviks (en russe "majoritaires", groupés autour de Lénine) et menchéviks ("minoritaires", groupés autour de Martov), donnèrent, sans en avoir l'intention, leur nom à deux tendances qui s'affrontent encore aujourd'hui. Outre Lénine et Martov, Trotsky, Plékhanov et Rosa Luxemburg (à travers ses deux émissaires Hanecki et Warski.) participèrent à ce congrès.</p>
<p>Au contraire, le terme "opportuniste" qui fit fortune avait été créé en France dans les années 1870 par le journaliste Rochefort. Ces deux termes d'opportunisme et de menchévisme se recouvrent, et être marxiste, c'est encore aujourd'hui combattre ces deux courants, dénommer ceux qui les incarnent dans chaque pays et à chaque époque, tant ces tendances sont protéiformes.</p>
<p>Le bolchévisme, c'est avant tout Lénine jusqu'à sa mort en 1924, ses amis comme ses ennemis le reconnaissent. Trotsky et Rosa Luxemburg étaient bien avant 1903 déjà partisans de Lénine concernant la question fondamentale du rôle primordial de la classe ouvrière. Trotsky se rallia à Lénine sur la question du parti en 1917, alors que le bolchévisme, à travers Lénine se rallia à Trotsky concernant la question de la révolution permanente .</p>
<p>Trotsky fut bolchévik à 100% à partir de 1917, incarnant ce courant jusqu'à sa mort en 1940, dénommant "bolchéviks-léninistes" ses disciples français.</p>
<p>Le premier signe de l'opportunisme et du menchévisme de l'extrême-gauche française (LO, NPA-R, RP, et PT) est son refus patent de ce qualificatif de "bolchévik". Or cette scission de 1903 entre bolchéviks et menchéviks reste d'actualité, et qui se réclame du marxisme sans se dire bolchévik, est mécaniquement menchévik. Cet argument par la négative, voyons comment il se manifeste de façon positive, dans l'action de ces partis, diamétralement opposée à leur programme supposé marxiste.</p>
<p><strong>1914 : le menchévisme est entre l'opportunisme et le bolchévisme</strong></p>
<p>Il existait depuis la fondation du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) en 1890 un courant bourgeois, qui à partir de la mort d'Engels (1895) se déploya ouvertement autour du <i>révisionnisme</i> de Bernstein. La bourgeoisie a depuis cette époque besoin d'avoir des agents arborant le drapeau marxiste. Pourquoi ? Car à partir d'environ 1890, les idées marxistes avaient définitivement vaincu, sur le terrain des idées, des courants comme le Proudhonisme, l'anarchisme. Depuis cette époque, ceux qui combattent la révolution prolétarienne dans le mouvement ouvrier, pour être crédibles, doivent se réclamer au moins en partie du marxisme.</p>
<p>En 1903, les menchéviks tout comme comme les bolchéviks, ainsi que les électrons libres comme Plékhanov, Trotsky et Rosa Luxemburg, furent unanimes au Congrès de 1903, et condamnèrent l'opportunisme. Le menchévisme fut donc à sa naissance officiellement contre l'opportunisme. Alors que le révisionnisme prétend comme son nom l'indique réviser le marxisme, le menchévisme prétend l'incarner.</p>
<p>L'Union sacrée de 1914 ne changea pas grand-chose, Martov resta menchévique et internationaliste :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Puisque la faillite de l'Internationale devait aboutir inévitablement à de telles conséquences, les marxistes révolutionnaires avaient le devoir de travailler énergiquement pour souder les éléments prolétariens restés fidèles à la lutte de classes et pour réagir résolument contre le « social-patriotisme », alors même que les masses n'avaient pas encore secoué l'ivresse nationaliste et la panique de la guerre. Dans la mesure où il aurait été possible de réaliser cette soudure sur le plan international, il était encore permis d'espérer que le soulèvement des masses ne détruirait pas le patrimoine idéologique d'un demi-siècle de luttes ouvrières ; il était permis d'espérer qu'une digue serait opposée à l'assaut de l'anarchisme.</p>
<p>Tel était le sens objectif des tentatives de Zimmerwald et de Kienthal, en 1915-1916</p>
<p>Martov, 1923</p>
</blockquote>
<p><strong>1917 : le menchévisme et l'opportunisme fusionnent dans l'action</strong></p>
<p>C'est la révolution russe de Février 1917 qui changea tout. Le menchévisme, qui avait voté pour la dictature du prolétariat lors du congrès de 1903, affirma qu'en 1917, le temps "opportun" n'était pas venu (cette formule est l'essence de l'opportunisme) et s'opposa à la révolution prolétarienne d'octobre 1917. Avec Octobre 1917 en Russie, le menchévisme devint ouvertement l'aile gauche de l'opportunisme.</p>
<p><i>Nous sommes pour la révolution prolétarienne, elle est souhaitable sur le papier, mais impossible aujourd'hui ! En parler aujourd'hui pourrait donc être "mal interprété", il faut effacer ce terme de la propagande et de l'agitation !</i> C'est un résumé du menchévisme.</p>
<p> Le NPA-R incarne parfaitement cette tendance en intitulant un des ses textes de congrès : "La révolution maintenant !", ou intitulant son organe "Révolution" : la révolution prolétarienne n'est pas au programme, on se limite donc, sans le dire, à l'apologie des premières étapes naïves et spontanée des révolutions, où les révolutionnaires jouent souvent un rôle très secondaire. Alors qu'un des premiers concepts marxistes est depuis 1848 la distinction entre révolutions prolétariennes et bourgeoises, cette distinction disparaît.</p>
<p>Le menchévisme est un courant qui existe mondialement, mais il est peu connu car le stalinisme à partir de 1924, donna le nom de communisme et de bolchévisme à des courants (dont lui-même), qui pratiquaient sans le dire une politique menchévique, dénonçaient Trotsky et Rosa Luxemburg comme "menchéviks". Le menchévisme est donc un courant important en France, sans que cela se sache. Appeler marxiste un programme purement bourgeois, c'est un des traits du menchévisme.</p>
<p><strong>Le programme politique national de l'extrême-gauche opportuniste : l'antifascisme, une idée réactionnaire</strong></p>
<blockquote class="spip">
<p>Les concepts même d'antifascisme et d'antifasciste ne sont que fiction et mensonge. le marxisme aborde tous les phénomènes d'un point de vue de classe.</p>
<p>Trotsky, 4 mars 1939, Ouvres, volume 20</p>
</blockquote>
<p>L'extrême-gauche française met en avant pour justifier toutes ses actions communes, sans critique, avec la gauche réformiste, la question du racisme. Ainsi il y aurait eu une situation "urgente" et N. Arthaud est allée apporter son soutien au nouveau maire LFI de Saint-Denis, parce qu'il est "noir". Ainsi en théorie LO dénonce LFI au nom du marxisme, mais dans l'action c'est le soutien sans critique à LFI. La différence entre le programme et les actions, c'était le menchévisme en 1917.</p>
<p>Cette tactique en France a fait ses preuves, car le père du réformisme A. Millerand s'adressa à la bourgeoisie, lui demandant d'accepter les socialistes, la preuve ayant été faite lors de l'Affaire Dreyfus que ceux-ci sont les meilleurs alliés de la bourgeoisie "démocratique" contre l'extrême-droite antisémite qui menace la République.</p>
<p>Ces courants opportunistes prétendent défendre la démocratie bourgeoise contre le fascisme comme l'ont toujours fait les marxistes, mais ils ne font en fait que défendre cette démocratie bourgeoise contre la dictature du prolétariat. Et lorsque cette démocratie bourgeoise se transforme ouvertement en dictature, les menchéviks continuent à défendre la bourgeoisie, ce fut le destin des menchéviks en 1917.</p>
<p>L'antiracisme et l'antifascisme de l'extrême-gauche sont un retour au Millerandisme.</p>
<p><strong>1936 en France : le menchévisme incarné par le Front populaire</strong></p>
<p>Trotsky, assimilait les politiques de Front populaire au menchévisme. :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Toute révolution, même dans un pays qui en a traversé une dizaine, commence avec des illusions naïves et une confiance simple : les nouvelles générations doivent apprendre de nouveau. <strong>Le Front populaire, en France, a assumé la même tâche que ce qu'on appelait la « coalition » des cadets, des mencheviks et des socialistes révolutionnaires en Russie en mars 1917 : A contenir la révolution à sa première étape</strong>.</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1938/12/situation_decembre.htm" class="spip_out" rel="external">Trotsky, 8 décembre 1938</a></p>
</blockquote>
<p><i>Des illusions naïves et une confiance simple :</i> c'est exactement ce que sont destinés à faire naître la propagande ininterrompue de l'extrême-gauche de type menchévique : antiracisme, antifascisme, anticapitalisme, anti-impérialisme soutien aux Palestiniens. Ces mots d'ordres essentiellement bourgeois veulent faire croire à la classe ouvrière que la révolution prolétarienne coïncide avec les luttes de la petite-bourgeoise démocratique, dans le but de contenir éternellement toute révolution bourgeoise à son étape bourgeoise, sa <i>première étape</i>.</p>
<p>Trotsky continuant en décrivant une situation française, qui a peu changé :</p>
<blockquote class="spip">
<p> La différence est que la bureaucratie réformiste en France (socialistes, communistes, syndicalistes) est infiniment plus puissante qu'elle n'était en Russie en 1917. En outre, le Kremlin a soutenu le Front populaire français au nom de la révolution d'Octobre, qui avait gagné contre le Front populaire. Enfin, le parti révolutionnaire en France est infiniment plus faible qu'il ne l'était en Russie.</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1938/12/situation_decembre.htm" class="spip_out" rel="external">Trotsky, 8 décembre 1938</a></p>
</blockquote>
<p>Cette gauche réformiste est encore puissante en France. Un parti "purement" menchévique en chair et en os est donc inutile pour la bourgeoisie. Par contre son existence symbolique, comme cinquième roue du carrosse réformiste est indispensable. Pour discréditer le bolchévisme qui fut incarné par Trotsky jusqu'en 1940, mais dont les idées sont bien vivantes et accessible à travers tous ses écrits, une extrême-gauche bolchévique en parole, menchévique dans les faits, et qui choisit de végéter à l'ombre du PC, de LFI, de la CGT et SUD, est utile comme le fut l'ouvrier Albert au gouvernement en février 1848.</p>
<p>C'est pour cette raison qu'accorder une telle attention à ces courants n'est pas perdre son temps à se lamenter sur la dérive de petites organisations. C'est observer pourquoi et comment les dirigeants de l'impérialisme français ont intérêt à rendre visible ces petits groupes inoffensifs.</p>
<p>Beaucoup de militants d'extrême-gauche de LO, du NPA sont sans doute "sincères", ils ont l'impression de "défendre" les idées de Trotsky. Celui-ci reconnaissait que la clique de Staline, voulait "sincèrement" la révolution en Chine, puis en 1933 en Allemagne. Mais portée par des forces bourgeoises (la bureaucratie soviétique qui voulait s'installer dans ses privilèges), c'est au service d'une politique bourgeoise dans la révolution qu'ils agirent.</p>
<p><strong>Le programme économique national de l'extrême-gauche opportuniste : l'apologie du salariat</strong></p>
<p>Le fait que l'extrême-gauche française ne joue que le rôle de la cinquième roue menchévique du carrosse opportuniste est illustré par sa politique actuelle face à la vie chère.</p>
<p>Alors que l'abolition du salariat est une des pierres angulaires de tout programme marxiste, car Marx a démontré dans le Capital que toute lutte pour les salaires est illusoire, l'extrême-gauche française donne comme idéal au prolétariat un "salaire juste et digne" ! Mais surtout, cette extrême-gauche exclut tout autre revendication, à part le lointain "renversement du capitalisme".</p>
<p>Alors qu'une des revendications d'un programme marxiste, au moins depuis 1880 en France (programme du Parti ouvrier français écrit sous la dictée de Marx) : "Abolition des impôts indirects", et que face à l'augmentation du prix des carburants, ce slogan est parfaitement approprié, le NPA-R, LO et RP exaltent "l'augmentation des salaires" (nominaux mais pas réels), appelant les salariés à rejeter celui de "suppression des taxes" comme étant quasiment "d'extrême-droite" car portée par le RN.</p>
<p>Ces partis se font les porte-voix des directions syndicales réformistes. Car le mot d'ordre de suppression des taxes est évident, aurait un impact plus fort qu'une augmentation du salaire nominal, en augmentant le salaire réel, et entrainerait derrière le prolétariat les petits paysans, artisans etc. Bref, la classe ouvrière deviendrait en germe une classe dirigeante. Un tel slogan contre les taxes désigne de plus l'Etat-patron comme un ennemi bourgeois comme les autres, incarnant le capitalisme d'Etat. La lutte contre le capitalisme prendrait directement la forme de lutte économique contre l'Etat bourgeois, et rapidement la nécessité politique de sa destruction apparaitrait comme nécessaire.</p>
<p>Mais la révolution prolétarienne est éternellement "pour le moment pas possible", c'est le discours du menchévisme. En pratique, cet Etat bourgeois est le protecteur, le financeur de l'aristocratie ouvrière des bureaucraties syndicales, des partis, des élus de la gauche réformiste. C'est l'Etat bourgeois qui fournit le beurre de l'Assiette au beurre où se complaisent ces courants. L'extrême-gauche opportuniste peut dénoncer dans ses écrits cette bureaucratie, mais en pratique elle veut garder ses positions même subalternes dans ces bureaucraties syndicales, et garde donc le silence sur cette question.</p>
<p>Ce trait du menchévisme est apparu comme chimiquement pur lors du <a href="https://www.lutte-ouvriere.org/portail/agenda/bas-guerre-imperialiste-193526.html" class="spip_out" rel="external">rassemblement du 17 avril</a> à Paris "Contre la guerre" qui réunit toute cette extrême-gauche menchévique : LO, NPA-R, RP, Parti des travailleurs. Quelle leçon de chose ! Ces groupuscules signent un appel, mais alors qu'ils viennent de présenter au élections municipales des dizaines de candidats se vantant d'être "syndicalistes" (étiquette étrangère au bolchévisme), aucun des syndicats dont les porte-parole de ces partis sont secrétaires, délégués ou autre, n'a signé cet appel ! Ils n'ont même pas essayé de mettre au vote dans leurs organisations syndicales leur appel ! Cette extrême-gauche se vante d'avoir eu 100 000 votes révolutionnaires aux élections municipales, mais se garde bien de permettre à un seul ces électeurs de s'exprimer par des votes de motions révolutionnaires dans les syndicats.</p>
<p> D'ailleurs, ce rassemblement du 17 avril était une caricature d'internationalisme prolétarien, bien illustré par cette <a href="https://npa-revolutionnaires.org/agression-imperialiste-au-moyen-orient-comment-comprendre-cette-guerre-et-sy-opposer/" class="spip_out" rel="external">vidéo pacifiste du NPA-R</a></p>
<p><strong>Le programme international de l'extrême-gauche opportuniste : le social-impérialisme</strong></p>
<p>Comment rentrer dans l'Union sacrée par la petite porte ? Tout d'abord il faut montrer patte blanche, et reconnaître que la France est une démocratie, alors que l'Iran est une dictature. Le NPA-R le fait très bien :</p>
<p>Pour les marxistes, les Etats de France et d'Iran sont autant bourgeois l'un que l'autre. Mais l'Iran est un Etat opprimé par l'impérialisme. Le terme de "réactionnaire" ne fait pas partie de la théorie marxiste de l'Etat. Tout Etat a des traits réactionnaires. Celui du prolétariat, l'Etat ouvrier, l'est un peu moins car il met au programme sa propre disparition.</p>
<p>Mais l'Union sacrée les bonnes places sont déjà prises. L'extrême-gauche opportuniste doit y créer son propre emploi, monter à la bourgeoisie qu'une aile qui se léniniste est utile. Le NPA-R caricature Lénine, en faisant référence à la politique du défaitisme :</p>
<p>Tout comme le rassemblement du 17 avril, on est encore face à un menchévisme chimiquement pur. Car être marxiste, c'est être pour la défaite de son propre impérialisme : l'impérialisme français. Etre pour la défaite des impérialismes rivaux dont celui de l'Allemagne, c'était le discours social-patriote en 1914. Le "défaitisme" du NPA-R, c'est un défaitisme nationaliste.</p>
<p>Ce n'est pas seulement à ce titre que le slogan "pour la défaite des USA et d'Israël" du NPA-R n'a rien de marxiste ou de léniniste. C'est du défaitisme Comme nous l'avons déjà dit plus haut, la source de tout le menchévisme réside dans le fait qu'il repousse la révolution prolétarienne. Or, concernant les USA et Israël, les marxistes ont pour objectif la révolution prolétarienne. La politique de Lénine n'était pas le "défaitisme", c'était le <i>défaitisme révolutionnaire prolétarien</i>. C'était parce que la défaite de l'impérialisme russe créerait les meilleures conditions pour la révolution prolétarienne en Russie que Lénine mit ce type de slogans en avant. Or le NPA-R ne mentionne la révolution prolétarienne ni aux USA ni en Israël, ni d'ailleurs en Palestine.</p>
<p>Le <a href="https://npa-revolutionnaires.org/interview-du-socialist-struggle-movement-israel-palestine/" class="spip_out" rel="external">programme du NPA-R pour la Palestine</a> dénonce d'ailleurs le bolchévisme sous le vieux terme de "maximalisme", et nous averti que la révolution prolétarienne n'est pas au programme</p>
<blockquote class="spip">
<p>
Donner la priorité simultanément à la construction de forces socialistes révolutionnaires, tout en évitant les pièges des « maximalistes » d'extrême gauche et de leurs abstractions excessives d'une part, et du suivisme opportuniste des humeurs d'autre part. Les marxistes apprennent en permanence et il est essentiel que la gestion de ces circonstances extrêmement difficiles passe également par la discussion, le débat et d'éventuelles collaborations politiques utiles dans la lutte entre socialistes non sectaires à travers la région et dans le monde entier.</p>
</blockquote>
<p> Ce type de jargon est dans le style menchévique, Trotsky le rappelait à propos de Martov :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Je doute qu'il y ait jamais un politique socialiste qui aura su exploiter le Marxisme avec autant de talent pour justifier sa propre fuite et ses trahisons envers la doctrine. Sous ce rapport, Martov peut être considéré comme un virtuose. D'autres plus instruits que lui, tels que Hilferding, Bayer, Renner et même Kautsky n'étaient que des « sous-maîtres », comparés à Martov sur le plan de la falsification politique du Marxisme, c'est-à-dire en représentant la passivité et l'esprit de capitulation comme les formes suprêmes de l'impitoyable lutte des classes.</p>
</blockquote>
<p><strong>Sur les traces de la Gauche révolutionnaire Marceau Pivert</strong></p>
<p>Le menchévisme français doit s'adapter à la France. Or Marceau Pivert qui anima la Gauche révolutionnaire dans la SFIO de Léon Blum de 1935 à 1938 est le modèle idéal. C'est derrière cette étiquette que le RP se présente aux élections, appelant à <a href="https://www.revolutionpermanente.fr/Reconstruire-une-gauche-revolutionnaire-a-Saint-Denis-Assemblee-ouverte-de-RP-ce-dimanche-a-15h-" class="spip_out" rel="external">Reconstruire une gauche révolutionnaire à Saint Denis !</a>, derrière un <a href="https://www.revolutionpermanente.fr/Revolution-Permanente-aux-elections-municipales-decouvrez-les-sites-internet-de-nos-candidats" class="spip_out" rel="external">programme anti-raciste</a></p>
<p>Le succès de RP a Saint-Denis a fait des émules dans le menchévisme. Le NPA-R, a repris ce terme après les élections municipales :</p>
<p>Entre les bolchviks-léninistes de Trotsky, organisés en fraction de la SFIO en 1934-1935, et la Gauche révolutionnaire de Marceau Pivert, le NPA-R choisit cette dernière !</p>
<p><strong>Conclusion </strong></p>
<p>Menchévisme, centrisme, opportunisme : ces trois termes désignent des courants bourgeois dans le mouvement ouvrier.</p>
<p>La position menchévique, c'est celle qui consiste à affirmer que l'heure n'est pas à la formation de soviets et à leur prise du pouvoir mais au soutien de tendances progressistes, politiques et syndicales, de résistances nationales, de luttes pour la démocratie et contre le fascisme, de luttes pour les droits nationaux, pour les droits des minorités même si elles ne mènent pas à la révolution sociale. On mène d'abord ces luttes qui avancent le camp du progrès nous disent-ils et cela fera plus tard avancer le but révolutionnaire qui n'est pas à l'ordre du jour de la situation. Arrêter les guerres impérialistes d'abord, gagner les guerres nationales (palestiniens, ukrainiens, etc.), imposer la démocratie contre fascisme et dictature, imposer les droits des travailleurs d'abord, repousser les reculs sociaux, on fera la révolution plus tard nous disent les nouveaux menchéviques. </p>
<p>A l'opposé de la révolution permanente du bolchevisme, ils séparent et opposent luttes immédiates et perspectives révolutionnaires socialistes et inventent une étape démocratique, de gauche, antifasciste, nationale, de défense des femmes, des minorités, de front populaire, de front de gauche, qui serait intermédiaire entre les attaques et la révolution prolétarienne qu'ils renvoient aux calendes… </p>
<p>A quoi a mené le menchévisme : au soutien par d'anciens révolutionnaires des forces tsaristes, réactionnaires, fascistes et impérialistes contre la révolution des soviets ! C'est le menchévisme qui a permis l'écrasement de la révolution en Europe, notamment en Allemagne, et qui a isolé la révolution des soviets, entrainant le stalinisme.</p>
<p>Le programme suivant du trotskiste Pierre Naville, qui s'opposait à celui de Marceau Pivert, est d'actualité pour rappeler ce qu'est un programme bolchévik en période de marche la guerre et de vie chère.</p>
<blockquote class="spip">
<p>Le prolétariat ne brisera le cercle infernal du régime qu'en rompant avec la collaboration de classe.<br class='autobr' />
Assez de fraternisation avec les chefs radicaux, et les hommes du capital ! A bas les ministres radicaux ! <br class='autobr' />
On veut de l'argent pour payer les fonctionnaires ? <br class='autobr' />
Qu'on les paie avec les indemnisations données aux marchands de canon Brandt et autres !<br class='autobr' />
Qu'on dégonfle le monstrueux budget de guerre.<br class='autobr' />
Ainsi on pourra payer et rajuster les traitements, et aider efficacement par des indemnités de crise les petits paysans et commerçants.<br class='autobr' />
Pour enrayer la hausse des prix, lutte sur le terrain de classe, constitution de comités de masse par quartiers, qui par un mode autrement efficace que l'honorable commission pratiqueront l'action directe, contre les spéculateurs et les accapareurs, en imposant par des manifestations, comme le fit le prolétariat italien, la diminution des denrées. Les jacobins pendaient les spéculateurs à la lanterne ! Le peuple de Paris repoussera les Jacobins dégénérés du radicalisme, mais mettra à son tour les spéculateurs à la lanterne !<br class='autobr' />
Pour imposer le rajustement des salaires, assez de diplomatie !<br class='autobr' />
De solides comités d'usines, un puissant congrès de délégués. Et en route vers une contre-offensive de masse, pour l'échelle mobile et le contrôle ouvrier. <br class='autobr' />
Mais ces réformes elles-mêmes, arrachées à la manière de juin, seront instables, et ne pourront être conservées que si elles sont développées par la lutte contre le régime. Il faut les véritables nationalisations, par l'expropriation sans indemnités des gros capitalistes. Le moyen d'y aboutir : le gouvernement ouvrier et paysan appuyé par les comités d'ouvriers, de paysans, de soldats.</p>
<p>26 février 1937</p>
</blockquote></div>
La nouvelle situation internationale nécessite une nouvelle internationale révolutionnaire des travailleurs
http://matierevolution.org/spip.php?article9541
http://matierevolution.org/spip.php?article95412026-04-08T22:52:00Ztext/htmlfrAlex, WaraaIV° Internationale
<p>Les IVèmes internationales sont mortes. Face à la guerre, il faut bâtir la "Vème Internationale, parti mondial de la révolution socialiste" <br class='autobr' />
Dans deux articles consacrés à la préparation de la fondation de la IVe Internationale, qui aura lieu en 1938, Trotsky écrivait : <br class='autobr' />
Les bolchéviks-léninistes se considèrent comme une fraction de l'internationale qui se bâtit « Étiquettes » et « Numéros » (7 août 1935) Dans un écrit du 14 juillet 1935, Trotsky avait déterminé le nom de la IVe (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot105" rel="tag">IV° Internationale</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Les IVèmes internationales sont mortes. Face à la guerre, il faut bâtir la "Vème Internationale, parti mondial de la révolution socialiste" </h2>
<p>Dans deux articles consacrés à la préparation de la fondation de la IVe Internationale, qui aura lieu en 1938, Trotsky écrivait :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Les bolchéviks-léninistes se considèrent comme une fraction de l'internationale qui se bâtit<br class='autobr' />
<a href="https://wikirouge.net/texts/fr/%C2%AB_%C3%89tiquettes_%C2%BB_et_%C2%AB_Num%C3%A9ros_%C2%BB" class="spip_out" rel="external">« Étiquettes » et « Numéros » (7 août 1935)</a></p>
</blockquote>
<p>Dans un écrit du 14 juillet 1935, Trotsky avait déterminé le nom de la IVe Internationale :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Il me semble que le seul nom qui convienne pour notre Internationale soit parti mondial de la révolution socialiste.</p>
<p><a href="https://wikirouge.net/texts/fr/Parti_mondial_de_la_r%C3%A9volution_socialiste" class="spip_out" rel="external">Parti mondial de la révolution socialiste (14 juillet 1935)</a></p>
</blockquote>
<p>Ces deux textes, ignorés de tous les partis qui prétendent "reconstruire la IV° Internationale" et qui se qualifient de "trotskistes", avec la bénédiction des media bourgeois, sont d'actualité pour poser la question de la nécessité d'une nouvelle internationale communiste, marxiste, la Vème.</p>
<p><strong>Marceau Pivert, le modèle de l'extrême-gauche française</strong></p>
<p>L'un des deux textes cités de Trotksy cité plus est une lettre répondant à celle de Marceau Pivert, membre de l'aile gauche de la SFIO de Léon Blum, dont le parti venait d'exclure les partisans de Trotsky :</p>
<blockquote class="spip">
<p>La lettre de Marceau Pivert sur les exclusions des chefs de la jeunesse révolutionnaire de la Seine, malgré son but louable, renferme un certain nombre d'idées inexactes qui, dans leur développement, peuvent conduire à de sérieuses erreurs. Prévenir les jeunes camarades contre ces erreurs est le vrai devoir d'un marxiste.</p>
<p>Pivert lui-même accuse nos amis de commettre une grande « erreur psychologique » en prenant le nom de bolcheviks-léninistes. Puisque le « bolchevisme initial », selon Pivert, niait la structure démocratique du parti, l'égalité (?) pour toutes les tendances, etc. par leur nom même, les bolcheviks-léninistes donnent à la bureaucratie. du parti une arme contre eux-mêmes. En d'autres termes, l' « erreur psychologique » consiste en une adaptation insuffisante à la psychologie de la bureaucratie du parti.</p>
</blockquote>
<p>Les partisans de Trotsky en France étaient entrés à la SFIO, le parti socialiste de l'époque, adoptant le titre de Fraction bolchévique-léniniste. C'est ce dernier qualificatif que Pivert dénigre, le présentant comme "faisant mal aux oreilles".</p>
<p>Bolchéviks-leninistes, c'est ce que nous sommes en 2026 !</p>
<p>Ce reproche pivertiste, les groupes français d'extrême-gauche l'ont intégré à leur langage, à leur identité : aucun d'eux ne se réclame du "bolchevisme-léninisme". Ils reprennent le terme de "trotskiste", raccourci certes commode, mais bien moins précis.</p>
<p>Trotsky continue sa lettre :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Ce jugement de Pivert représente une « erreur politique » très sérieuse, et même une série d'erreurs. Il n'est pas vrai que le « bolchevisme initial » niait la structure démocratique du parti. J'avance l'affirmation absolument contraire : il n'y a pas eu et il n'y a pas de parti plus démocratique que celui de Lénine. Ce parti s'était formé par en bas. Il dépendait seulement des ouvriers avancés. Il ne connaissait pas la dictature cachée, masquée, mais d'autant plus néfaste, des « amis » bourgeois du prolétariat, des parlementaires carriéristes, des maires affairistes, des journalistes de salon, de toute cette confrérie parasitaire qui permet à la base du parti de parler « librement », démocratiquement », mais se maintient elle-même avec ténacité à l'appareil et, en fin de compte, fait ce qu'elle veut. Ce genre de « démocratie » dans le parti n'est rien d'autre qu'une copie de l'État démocratique-bourgeois, qui lui aussi permet au peuple de parler « librement », puis laisse le pouvoir réel à une poignée de capitalistes. Pivert commet une très grande erreur politique en idéalisant et en embellissant la « démocratie » hypocrite et mensongère de la S.F.I.O. qui, en fait, freine et paralyse l'éducation révolutionnaire des ouvriers en étouffant leur voix par le chœur des conseillers municipaux, des parlementaires et autres qui sont imprégnés jusqu'à la moelle d'intérêts petits-bourgeois égoïstes et de préjugés réactionnaires. La tâche du révolutionnaire, même si la marche du développement le contraint à travailler dans la même organisation que les réformistes, ces exploiteurs politiques du prolétariat, consiste non pas à prendre l'attitude du protégé et à faire sienne celle de l'amitié mensongère pour ces agents de la bourgeoisie, mais à <strong>s'opposer en face des masses le plus clairement, le plus âprement, le plus implacablement possible aux opportunistes, aux patriotes, aux « socialistes » absolument bourgeois.</strong></p>
</blockquote>
<p>« S'opposer en face des masses le plus clairement, le plus âprement, le plus implacablement possible aux opportunistes, aux patriotes, aux « socialistes » absolument bourgeois » est ce que ne font jamais des partis comme LO, les NPAs et RP.</p>
<p>Le rappel historique de Trotsky « Ce parti s'était formé par en bas. Il dépendait seulement des ouvriers avancés. »<br class='autobr' />
est pour nous fondamental. C'est en s'appuyant sur des noyaux ouvriers, qu'une direction révolutionnaire deviendra un embryon, une fraction d'un futur parti ouvrier.</p>
<p>Or la tactique de ces groupes d'extrême-gauche, c'est d'obtenir des étiquettes bureaucratiques syndicales pour leurs militants, les présenter aux élections locales et nationales, ce qui leur permettra de revendiquer à nouveau des étiquettes bureaucratiques syndicales et ainsi de suite.</p>
<p>Ces groupuscules qui se veulent tous les moins sectaires du monde sont incapables de se réunir comme différentes fractions d'un même parti, car ils sont en concurrence auprès des bureaucraties syndicales. « les réformistes, ces exploiteurs politiques du prolétariat », qui ne sont jamais désignés sous ces noms.</p>
<p>« Prendre l'attitude du protégé et à faire sienne celle de l'amitié mensongère pour ces agents de la bourgeoisie » est donc exactement ce que font LO le NPA-R et RP vis-à-vis de LFI, la CGT ou Sud Solidaires. Car « agents de la bourgeoisie » est pour les bolchéviks-léninistes d'aujourd'hui le seul qualificatif juste à appliquer à LFI, la CGT ou Sud Solidaires, et c'est ce que ne font jamais ces groupuscules.</p>
<p>Le manque de confiance en la classe ouvrière, c'est ce qui caractérise ces groupuscules. Pourtant, Trotsky rappelait que pour les marxistes, c'est la classe ouvrière, non pas les "personnalités" en qui réside le facteur décisif :</p>
<blockquote class="spip">
<p>ceux qui choisiront et qui trancheront, ce seront, en fin de compte, non les Blum et les Zyromski, mais les masses, les millions d'exploités. C'est. sur eux qu'il faut s'aligner, c'est pour eux qu'il faut bâtir un parti. Le malheur de Pivert, c'est que jusqu'à maintenant il n'a pas rompu le cordon ombilical qui le relie au petit monde des Blum et des Zyromski</p>
</blockquote>
<p>Certes ces groupes dénoncent des personnalités comme JL Mélenchon mais pas comme des ennemis de classe, des agents de la bourgeoisie, seulement comme des "institutionnels", donc modérés, et pour mettre en avant des "personnalités", JP Mercier, N. Arthaud, se coulant dans le moule de la politique bourgeoise, qui sélectionne des "moulins à parole" qui "parlent bien".</p>
<p><strong>Nous sommes des bolchéviks-léninistes</strong></p>
<p>Il est temps de reprendre ce nom. C'est celui que Trotsky choisit pour ses partisans en France. Les partis LO et NPA-R répètent d'un ton solennel : nous sommes pour la construction d'un parti communiste révolutionnaire. Mais ce terme abstrait a toujours été revendiqué par les « prétendus communistes » :</p>
<blockquote class="spip">
<p>A chaque occasion nouvelle, [Pivert] regarde ses « amis » et leur tâte le pouls avec inquiétude. Et c'est cette politique fausse, illusoire, non réaliste, qu'il réclame des bolcheviks-léninistes ! Ils doivent, paraît-il, renoncer à leur propre nom. Pourquoi ? Est-ce que ce nom effraie les ouvriers ? Au contraire. Si les prétendus « communistes », malgré toutes les trahisons et tous les crimes qu'ils ont commis, retiennent sous leur drapeau une partie importante du prolétariat, c'est uniquement parce qu'ils se présentent aux masses comme les porteurs des traditions de la révolution d'Octobre. Les ouvriers ne craignent ni le bolchevisme ni le léninisme. Ils demandent seulement (et ils font bien) : « Sont-ils de véritables bolcheviks, ou de faux ? » Le devoir des révolutionnaires prolétariens conséquents est, non pas de renoncer au nom de bolcheviks, mais de montrer dans les faits aux masses leur bolchevisme, c'est-à-dire l'esprit révolutionnaire conséquent et le dévouement absolu, à la cause des opprimés.</p>
</blockquote>
<p> Le terme de bolchévisme-léninisme fait clairement référence à Octobre 1917, à la dictature du prolétariat, comme Trotsky l'expliquait :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Mais pourquoi donc, insiste Pivert, se coller sur le nombril une étiquette (?) au lieu de « suivre les enseignements qu'elle comporte » ? Mais Pivert lui-même ne porte-t-il pas l' « étiquette » de socialiste ? Dans le domaine de la politique tout comme les autres domaines de l'activité humaine, il est impossible de procéder sans « étiquettes », c'est-à-dire sans dénominations et qualificatifs aussi précis que possible. Le nom de « socialiste » est non seulement insuffisant mais absolument trompeur, car s'intitulent « socialistes » en France tous ceux qui en ont envie. Par leur nom, les bolcheviks-léninistes disent à tous et à chacun que leur théorie, c'est le « marxisme », que c'est non pas le « marxisme » dénaturé et prostitué des réformistes (à la Paul Faure, Jean Longuet, Séverac, etc.) mais le véritable marxisme restauré par Lénine et appliqué par lui aux questions fondamentales de l'époque de l'impérialisme ; qu'ils s'appuient sur l'expérience de la révolution d'Octobre, développée dans les décisions des quatre premiers congrès de l'Internationale communiste ; qu'ils sont solidaires du travail théorique et politique accompli par l' « opposition de gauche » de l'Internationale communiste (1923-1932) ; enfin qu'ils se rangent sous le drapeau de la IV° Internationale. En politique, le « nom », c'est le « drapeau ». Celui qui renonce aujourd'hui à un nom révolutionnaire pour le bon plaisir de Léon Blum et consorts, celui-là renoncera aussi facilement demain au drapeau rouge pour le drapeau tricolore</p>
</blockquote>
<p>« L'expérience de la révolution d'Octobre, développée dans les décisions des quatre premiers congrès de l'Internationale communiste ; (...) [le] travail théorique et politique accompli par l' « opposition de gauche » de l'Internationale communiste (1923-1932) » sont des références jamais invoquées par ces groupuscules d'extrême-gauche.</p>
<p>Concernant les 4 premiers congrès : les célèbres "21 conditions" qui y furent énoncées en 1920, ces partis n'en remplissent aucune, c'est la raison pour laquelle ils ne se réclament plus de ces textes.</p>
<p>Concernant l'Opposition de gauche : quand en 1929 Trotsky fut expulsé d'URSS par la bureaucratie contre-révolutionnaire, il rassembla autour de trois points l' « opposition de gauche » internationale, un de de ces points étant la dénonciation de la collaboration de Staline avec les directions syndicales britanniques dans le cadre du Comité anglo-russe. Or la collaboration avec les directions syndicales françaises, c'est l'alpha et l'oméga de la "tactique" de nos groupes d'extrême-gauche. Leurs porte-parole sont systématiquement des des délégués syndicaux fidèles à la direction qui les a nommée : Sud-Solidaires pour JP Mercier (LO), Anasse Kazibe (RP) et Gaël Quirante (NPA-R).</p>
<p>Affirmer que LO, RP et NPA-R ont trahi les idéaux de la IVème internationale serait donc déjà les flatter : c'est de la IIIème internationale de 1919-1922, de l'opposition de gauche au stalinisme dans les PC en 1923-1933, que ces groupuscules ne sont en rien les héritiers. Ils se rangent parmi cette pléiade de groupuscules non staliniens qui se disaient socialistes ou communistes, mais irrécupérables et contre lesquels Trotsky polémiqua.</p>
<p><strong>La 5ème internationale est d'actualité</strong></p>
<p>A propos des numéros, Trotsky répondait à Pivert :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Pivert proclame le droit de tout socialiste d'espérer en une meilleure Internationale « avec ou sans changement de numéro ». Cette ironie un peu déplacée sur le « numéro » représente une erreur politique du même type que l'ironie sur l'« étiquette ». Politiquement, la question se pose ainsi : le prolétariat mondial peut-il arriver à lutter avec succès contre la guerre, le fascisme, le capitalisme, sous la direction des réformistes ou des staliniens - c'est-à-dire de la diplomatie soviétique ? Nous répondons : il ne le peut pas. La II° et la III° Internationales ont épuisé leur contenu et sont devenues des obstacles sur la voie révolutionnaire. Les « réformer » est impossible, car toute leur direction est radicalement hostile aux tâches et aux méthodes de la révolution prolétarienne. Celui qui n'a pas compris jusqu'au bout l'effondrement des deux Internationales, celui-là ne peut pas lever le drapeau de la Nouvelle Internationale. « Avec ou sans changement de numéro » ? Cette phrase est dénuée de sens. Ce n'est pas par hasard que les trois anciennes Internationales se sont trouvées numérotées. Chaque « numéro » correspond à une époque déterminée, un programme et des méthodes d'action.</p>
</blockquote>
<p> Le constat de Trotsky est malheureusement d'actualité : « Les IV° Internationales (issues de scission de celle fondée par Trotsky) a épuisé son contenu et sont devenues des obstacles sur la voie révolutionnaire. Les « réformer » est impossible, car toute leur direction est radicalement hostile aux tâches et aux méthodes de la révolution prolétarienne. »</p>
<p>Le fait qu'il y ait actuellement plusieurs IVème internationale est analogue au fait qu'il y avait à l'époque où Trotsky écrivait, la IIème et la IIIème. Ces internationales, dont celle du NPA-A et NPA-R (ces partis s'excommunient en France mais se congratulent mutuellement au niveau international, comme Marion Aubry tombe dans les bras de Van der Leyen au parlement européen !) sont « deux cadavres dont faire la somme serait vain, leur négation étant la voie à suivre » :</p>
<blockquote class="spip">
<p>La Nouvelle Internationale doit être non pas la somme des deux cadavres, comme le rêve le vieux social-patriote Zyromski, surpris dans sa reconnaissance inattendue de la « défense de l'U. R. S. S. », mais la « négation » vivante de ces cadavres et, en même temps, la « continuation » du travail historique accompli par les Internationales précédentes. En d'autres termes, il s'agit de la IV° Internationale. Le « numéro » signifie ici une perspective et un programme déterminés, c'est-à-dire un « drapeau ». Que les philistins ironisent là-dessus. Il ne faut pas les imiter.</p>
</blockquote>
<p>Trotsky fonda la IVème internationale, dans la continuité de la IIIème qui elle-même fut fondée en opposition aux socio-patriotes. Pour LO, les NPAs, RP, le terme même de "social-patriote" n'existe pas ! En ce sens, ces partis ne sont même plus dignes l'aile gauche de la IIème internationale, où Rosa Luxemburg inaugura la lutte des marxistes contre ces socio-patriote, en fondant son journal polonais "La cause ouvrière" dès 1893.</p>
<p>Trotsky fonda la IVème Internationale contre les politiques de Front populaires mises en place par l'Internationale de Staline en 1935 lors de son VIIème (et dernier) congrès. Or le NPA-A en 2024 a rejoint le nouveau Front Populaire. Le NPA-R l'a dénoncé, mais a voulu gardé sa place dans la même IVème internationale que le NPA-A. Le NFP des NPA-s en 2024 est comparable aux FP de 1935 pour les PC.</p>
<p><strong>Etre une direction révolutionnaire c'est décider</strong></p>
<p>L'argument typique de LO ou du NPA-R, c'est le "manque de conscience des travailleurs". Cet argument est typiquement stalinien, déjà bien connu de Trotsky :</p>
<blockquote class="spip">
<p>L'aversion pour les « étiquettes » et les « numéros » en politique est aussi dangereuse que l'aversion pour les définitions précises dans le domaine scientifique. Dans un cas comme dans l'autre, nous avons là le symptôme infaillible d'un manque de clarté dans les idées elles-mêmes. Invoquer les « masses » ne sert, dans de tels cas, qu'à couvrir ses propres hésitations. L'ouvrier qui croit encore à Vandervelde ou à Staline sera sans doute adversaire de la IV° Internationale. L'ouvrier qui a compris que la II° et la III° Internationales sont mortes à la cause de la révolution se rangera immédiatement sous notre drapeau. C'est précisément pourquoi il est criminel de cacher ce drapeau sous la table.</p>
</blockquote>
<p>Mépris hautin et brutal envers le prétendu manque de conscience des travailleurs ; au contraire modestie obséquieuse envers le réformisme lorsqu'il s'agit de prendre ses responsabilités, ce sont deux de pôles entre lesquels les centristes oscillent.</p>
<p><strong>L'extrême-gauche dans l'Union sacrée</strong></p>
<p>La IIIème internationale connut son congrès fondateur en 1919, mais c'est la trahison de la IIème internationale, entrée dans l'Union sacrée qui avait rendu nécessaire d'annoncer la nécessité de sa fondation dès 1914.</p>
<p>La IVème internationale fut fondée en 1938, mais c'est dès 1933, face à la capitulation des partis staliniens après la prise du pouvoir par Hitler, que sa nécessité avait été proclamée par Trotsky. Par la déclaration Staline-Laval, le PC français entra ouvertement dans l'Union sacrée en 1935, l'équivalent pour les PC de l'août 1914 pour les PS.</p>
<p>Le premier mensonge de l'extrême-gauche française est de blanchir les directions réformistes en faisant croire qu'elle ne sont plus dans l'Union sacrée. Comme si après chaque guerre, on repartait à zéro, en attendant la prochaine. Or la question n'est pas celle posée régulièrement par ces partis, de savoir si ces directions entreront à nouveau dans l'Union sacrée lors de la prochaine guerre. La CGT et le PS (comme son avatar LFI) y sont depuis 1914, et ne l'ont jamais quittée. Le PC y est depuis 1935.</p>
<p>En répétant à l'envi que « l'on se dirige vers l'Union sacrée », ces organisations cachent le fait qu'on y est déjà, se posent en aile "vigilante" d'extrême-gauche de Sud-Solidaires et de la CGT, les cautionnant par leur « soutien critique ». Le soutien sans participation est la pire des formes, car la plus hypocrite, de soutien au gouvernement bourgeois. Ce fut la politique de la CGT en 1936 face au gouvernement de Front populaire.</p>
<p>Les directions de la CGT et de Sud sont dans l'Union sacrée, et leurs politiques sont de plus en plus ouvertement réactionnaires.</p>
<p>Une des formes que prend la guerre, c'est le racket fiscal exercé contre les travailleurs à travers les impôts indirects qui sont une des composantes de l'inflation.</p>
<p>Alors que le Parti ouvrier français, dont le programme fut écrit sous le contrôle de Marx vers 1880, comprenait dans sa partie économique : abolition des impôts indirects, les organisations d'extrême-gauche dénoncent ce genre de mesure comme "une diversion", imitant les directions syndicales qui veulent cantonner la classe ouvrière à des augmentations de salaires symboliques augmentées lors des NAO. Les augmentations de salaires sont des revendications purement économiques, la question des taxes est une revendication politique. Non seulement la suppression des taxes sur les carburants serait une augmentation quasiment sans précédent du niveau de vie de la majorité des travailleurs, mais la classe ouvrière en s'emparant de ce mot d'ordre entrainerait derrière les classe moyennes présurées par ces taxes. Etouffer politiquement et économiquement le prolétariat, c'est ce que signifie ce ralliement de l'extrême-gauche opportuniste à la seule question des salaires, sous couvert d'orthodoxie marxiste. C'est pour payer leur part au racket fiscal que les travailleurs devraient demander des augmentations de salaire !</p>
<p>Covid, sanctions contre la Russie, guerre contre l'Iran, droits de douanes, dette publique, tous ces moyens extra-économiques pour tirer des profits sont typiques d'une période de guerre :</p>
<blockquote class="spip">
<p>La guerre a fait subir au capitalisme une évolution. Le pressurage systématique de la plus-value qui fut jadis pour l'entrepreneur la seule source de revenu, semble à présent une occupation trop fade aux messieurs les bourgeois qui ont pris l'habitude de doubler, de décupler leurs dividendes dans l'espace de quelques jours, au moyen de spéculations savantes basées sur le brigandage international.<br class='autobr' />
Le bourgeois a rejeté quelques préjugés qui le gênaient et acquis par contre un certain coup de main<br class='autobr' />
qui lui manquait jusqu'ici. La guerre l'a accoutumé, comme aux actes les plus ordinaires, à réduire par le blocus des pays entiers à la famine, à bombarder et incendier des villes et villages pacifiques, à<br class='autobr' />
infecter les sources et les rivières en y jetant des cultures du choléra, à transporter de la dynamite dans des valises diplomatiques, à émettre des billets de banque faux imitant ceux de l'ennemi, à employer la corruption, l'espionnage et la contrebande dans des proportions jusque-là inouïes. Les moyens d'action appliqués à la guerre restèrent en vigueur dans le monde commercial après la conclusion de la paix. Les opérations commerciales de quelque importance s'effectuent sous l'égide de l'État. Ce dernier est devenu semblable à une association de malfaiteurs armés jusqu'aux dents. Le terrain de la production mondiale se rétrécit chaque jour davantage et la mainmise sur la production devient d'autant plus frénétique et revient d'autant plus chère.<br class='autobr' />
Empêcher : voilà le dernier mot de la politique du capitalisme, la devise qui remplace le<br class='autobr' />
protectionnisme et le libre-échangisme !</p>
</blockquote>
<p>En dénonçant le mot d'ordre d'« Abolition des taxes (accise et TVA) sur les carburants ! » comme "diversion du RN", alors que c'était le programme de Marx, un parti comme LO s'engage dans une voie réactionnaire, demandant aux travailleurs de "gagner la bataille de la taxation", comme le PC leur demandait de gagner la "bataille de la production d'après-guerre. Ces soi-disant héritiers de Trotsky s'opposent à la lutte du prolétariat pour sa survie économique.</p>
<p>Le coup de semonce qui annonça ce capitalisme de guerre fut la crise financière de 2008. Aucune des grandes organisations d'extrême-gauche n'y vit l'effondrement du capitalisme. Or les prémisses de la révolution sont essentiellement économiques.</p>
<p><strong>Conclusion : l'entrée en guerre est d'actualité</strong></p>
<p>Les partis pseudo-trotskistes deviennent politiquement de plus en plus ouvertement des satellites de LFI et de l'Etat bourgeois. La récente manifestation de soutien au maire LFI de Saint-Denis marque un pas de plus dans cette ligne. Le maire d'une grande ville ne serait plus un agent de la bourgeoisie, car il est "à un autre niveau" ; il n'est plus l'ennemi des travailleurs, mais "quelqu'un qui ne changera pas grand-chose" ; l'antiracisme en défense des pauvres remplace la lutte des classes, c'est avec de telles balivernes que LO justifie son soutien à LFI :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Ce beau monde s'est ainsi retrouvé non seulement contre Bally Bagayoko, mais surtout contre la population pauvre d'une ville ouvrière. Même si l'élection d'un maire insoumis ne changera pas grand-chose à ce que vivent les habitants des cités, tant ses problèmes se situent à un tout autre niveau, cette campagne immonde est bien significative de la volonté de la bourgeoisie et de son personnel politique de faire taire tout ce qui peut ressembler à une contestation de sa politique.</p>
</blockquote>
<p>Pour le NPA-R qui est dans la même ligne, le drapeau français de la mairie de Saint-Denis, remplace le drapeau rouge :</p>
<div class='spip_document_17434 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH241/capture_d_ecran_2026-04-08_182106-a187d-0d82e.jpg?1792910802' width='500' height='241' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://npa-revolutionnaires.org/contre-le-racisme-venu-den-haut-lunion-des-travailleurs-fait-la-force/" class="spip_out" rel="external">Contre le racisme venu d'en haut</a></p>
<p>Or la marche à la guerre s'accélère. N'est-il pas temps de planter le drapeau d'un Vème internationale, en renouvelant le constat de Trotsky :</p>
<blockquote class="spip">
<p>
Les bolchéviks-léninistes se considèrent comme une fraction de l'internationale qui se bâtit<br class='autobr' />
Il me semble que le seul nom qui convienne pour notre Internationale soit parti mondial de la révolution socialiste.</p>
</blockquote></div>
Le racket fiscal de l'Etat français ou de l'UE : une arme de guerre contre la classe ouvrière
http://matierevolution.org/spip.php?article9511
http://matierevolution.org/spip.php?article95112026-03-19T23:48:00Ztext/htmlfrAlex, Waraa
<p>Le racket fiscal de l'Etat français ou de l'UE : une arme de guerre contre la classe ouvrière La guerre est un racket (général Butler, 1935) <br class='autobr' />
« La guerre est un racket » (en anglais War is a Racket), dénonçait à juste titre en 1935 le général américain Smedley D. Butler, donnant ce titre à son livre, à faire lire dans tous les cercles marxistes des lycées et Universités, sur le thème de l'antimilitarisme. Mais de tels cercles n'existent pas, ou font exception. Alors qu'en cette période (…)</p>
-
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
<div class='rss_texte'><div class='spip_document_17390 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/png/1000019267-2.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH750/1000019267-2-5b4a3.jpg?1792910803' width='500' height='750' alt='' /></a>
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</div><div class='spip_document_17391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/png/1000019268-2.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH750/1000019268-2-e319a.jpg?1792910803' width='500' height='750' alt='' /></a>
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</div><div class='spip_document_17367 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/1000017978-2.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH784/1000017978-2-8f01e.jpg?1792910803' width='500' height='784' alt='' /></a>
</figure>
</div><h2 class="spip">Le racket fiscal de l'Etat français ou de l'UE : une arme de guerre contre la classe ouvrière</h2><div class='spip_document_17363 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/butler-e5b54-8609a.jpg?1792910803' width='500' height='500' alt='' />
</figure>
</div><div class='spip_document_17364 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH300/war_racket_1903-8362f-4257c.jpg?1792910803' width='300' height='300' alt='' />
</figure>
</div>
<p><strong>La guerre est un racket (général Butler, 1935)</strong></p>
<p>« La guerre est un racket » (en anglais <i>War is a Racket</i>), dénonçait à juste titre en 1935 le général américain Smedley D. Butler, donnant ce titre à son livre, à faire lire dans tous les cercles marxistes des lycées et Universités, sur le thème de l'antimilitarisme. Mais de tels cercles n'existent pas, ou font exception. Alors qu'en cette période électorale la gauche de la gauche (LFI) et l'extrême-gauche électoraliste (LO, NPAs, RP) profitent d'une large exposition médiatique, alors que des groupuscules comme le NPA-R se disent ouvriers, mais présentent avant tout des candidats tête de liste des étudiants, aucun de ces partis ne mène de propagande révolutionnaire sérieuse sur ce terrain. <i>La réaction fait son travail !</i>, avait expliqué Blanqui dès 1848, dénonçant juste titre les révolutionnaires de salon qui ne faisaient pas le leur.</p>
<p>Dans un des chapitres de son livre (intitulés : La guerre est un racket - Qui bénéficie des profits ? - Qui paie l'addition ? - Comment briser ce racket ! - Au diable la guerre !), on y lit :</p>
<blockquote class="spip">
<p>J'ai aidé à rendre le Mexique, en particulier Tampico, sûr pour les intérêts pétroliers américains en 1914. J'ai aidé à faire d'Haïti et de Cuba des endroits convenables pour que les gars de la National City Bank y fasse du profit. J'ai aidé au viol[a] d'une demi douzaine de républiques d'Amérique Centrale au bénéfice de Wall Street. L'historique du racket est long. J'ai aidé à purifier le Nicaragua pour la banque internationale Brown Brothers (en) en 1909-1912. J'ai amené la lumière en République dominicaine pour les intérêts sucriers américains en 1916. En Chine je me suis assuré que la Standard Oil puisse faire des affaires sans encombres.</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_guerre_est_un_racket" class="spip_out" rel="external">Wikipedia</a></p>
</blockquote>
<p>Le fait que la guerre soit motivée par des profits est certes repris largement par des media bourgeois, et l'extrême-gauche et les directions syndicales ne font que s'aligner sur ces media, dénonçant la guerre d'une façon si vague qu'aucun mot d'ordre transitoire ne puisse être repris par les travailleurs les plus conscients et combattifs. La dénonciation du péché de la "cupidité" des impérialistes (surtout celle des étrangers américains, chinois et russes) n'est que le pacifisme des socio-patriotes. Le fait que ce terme ait disparu du vocabulaire de cette extrême-gauche est l'indice de son ralliement à l'union sacrée. Le ministre de l'intérieur Nunez a eu de fait bien raison de regrouper sous la même étiquette "extrême-gauche" les réformistes déclarés de LFI et NPA-R, les réformistes honteux de LO, NPA-R et RP.</p>
<p>Le racket lié à la guerre, dénoncé par le général Butler, touche de plein fouet en ce mois de mars plein les travailleurs de France, sous la forme du prix des carburants à la pompe.</p>
<p><strong>Le litre de pétrole, à 100 ou 200 dollars le baril, est moins cher qu'on ne le croit</strong></p>
<p>"Les prix flambent !", "Le baril de pétrole à 100 dollars !" : cherchant à profiter de la guerre en Asie occidentale (terme plus exact que les dénominations coloniales Proche-, ou Moyen-orient), les media bourgeois prétendent relayer les émotions "objectives" des "marchés". <br class='autobr' />
or les chiffres sont têtus. Même si le baril de pétrole passait de 100 à 200 dollars, cela ne devrait pas avoir de conséquence aussi catastrophique pour les travailleurs.</p>
<p>Car un baril, c'est 160 litres, et 1 euros, c'est environ 1,15 dollars. Donc à 100 dollars le baril, un litre de de pétrole vaut 100/160= 63 centimes de dollars. Ajoutons 15% pour le raffinage, mais enlevons 15% pour la conversion en euros, on revient au point de départ : 63 centimes d'euros, c'est le prix coutant du litre d'essence. Pour un baril de 160 litres de pétrole à 160 dollars, on serait à 1 dollar le litre de pétrole, 1 euro le litre d'essence ; à 200 dollars le baril, un litre d'essence vaudrait à peine plus d' 1 euro 20.</p>
<p>Ces chiffres sont bien connus, les Gilets jaunes ont déclenché leur mouvement sur cette question. C'est le prix usuel de l'essence à la pompe, qui depuis des décennies, est un racket de l'Etat français, pas le blocage du détroit d'Ormuz ! D'ailleurs les hydrocarbures qui passent par ce détroit vont à 80% vers l'Asie, pas chez nous.</p>
<p>La "guerre" est donc une aubaine pour notre Etat bourgeois, c'est une ponction brutale sur les salaires grâce aux taxes sur les carburants. Le "blocage du détroit d'Ormuz" n'était d'ailleurs pas nécessaire, notre Etat par l'intermédiaire des ses alliés (USA, GB, Ukraine) en a instauré un bien avant : en faisant sauter les tuyaux de Nord-Stream, l'UE et les USA ont décidé de bloquer "notre" détroit d'Ormuz, la Baltique. Les "sanctions contre la Russie" sont une augmentation des impôts pour les travailleurs. Ce sont les salariés que que B. Lemaire voulait mettre "à genoux", pas la Russie.</p>
<p>Pour un litre de carburant à pas plus de 50 centimes pour les travailleurs d'Europe ! C'est un prix qui correspond à ceux du marché, il est d'ailleurs pratiqué aux USA et dans bien d'autres pays. Aucun syndicat, aucun parti de la gauche de la gauche (LFI, LO, NPAs) ne met en avant un tel mot d'ordre.</p>
<p>L'Etat français est bien entré en guerre contre nous. Les organisations syndicales ne mènent aucune offensive contre ce volet fiscal de la guerre impérialiste déclenchée par Israël et les USA, relayée par notre ministère des finances. Ceux qui prétendent défendre les travailleurs n'ont pas levé le petit-doigt, alors qu'en France, l'offensive anti-travailleurs principale du mois de mars, c'est bien le racket organisé à travers les carburants, et bientôt le gaz, l'électricité, encore et surtout au moyen de taxes anti-ouvrières.</p>
<p>Les mini-augmentations de salaires, auxquelles se cantonnent les organisations syndicales à travers les N.A.O (appuyées par l'extrême-gauche qui renomment "lutte" cette institution patronale), sont un leurre face à ce type d'offensive brutale. Les syndicats, rejoignant le marxisme sur ce point, étaient arrivés à cette conclusion avant 1914 : c'est l'abolition du salariat qui est l'objectif des révolutionnaires. Un mot d'ordre transitoire est certes l'augmentation des salaires, mais au même titre l'abolition des impôts indirects, dont font partie les taxes sur les carburants. Ce point ne faisait partie d'aucun des programmes aux élections Municipales.</p>
<p>Seule la perspective de la prise du pouvoir politique, l'abolition du salariat sont une perspective réaliste face à ce type d'attaque. L'atout de la classe ouvrière (à quelque chose malheur est bon) est que ce racket fiscal touche les classes moyennes appauvries : "abolition des impôts indirects" est un slogan qui permettrait à la classe ouvrière de "prendre la tête de la nation", comme Marx et Engels l'appelait à faire dans leur Manifeste en 1847 :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Les ouvriers n'ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu'ils n'ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s'ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot.</p>
</blockquote>
<p> <strong>Les milliards du plan "Safe" : le racket de l'UE</strong></p>
<p>Le fait que le prix à la pompe n'est pas un "prix de marché" fut illustré par le fait que début mars, des voitures allemandes se précipitaient en Pologne, même d'aussi loin que Berlin, pour faire le plein dans un pays où l'essence restait bien moins chère.</p>
<p>Dans ce pays la Pologne, depuis des semaines, deux sujets qui impliquent la France font la une des media, alors qu'ils restent dans l'ombre chez nous : le partage de la bombe nucléaire française avec d'autres pays, et le plan "Safe". Ce phénomène démontre comment tous les partis politiques font tout pour mettre des oeillères nationales à la classe ouvrière. Tout parti qui comme LFI a des députés au Parlement européen sait qu'un des thèmes majeurs de discussion est celui du plan "Safe" : 150 milliards d'euros de prêts quasi-gratuits aux marchands de canons pour produire des armes !</p>
<p>En Pologne ce sujet est mis en avant, il divise le pays en droite et centre gauche. Le président de droite veut mettre son veto sur ces prêts, privilégiant l'alliance USA-Pologne ; le premier ministre de centre gauche rétorque, paraphrasant son homologue Macron : c'est un pognon de dingue ! D'où qu'il vienne prenons-le, c'est dans des usines polonaises faisant travailler des ouvriers polonais que ces prêts financeront. Rien n'empêchera de profiter ensuite de l'argent américain :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Le fonds européen met à disposition quelque 150 milliards d'euros afin de financer des projets dans le domaine de la défense. La Pologne, chargée de bâtir une partie du « bouclier oriental » de l'UE et de l'Otan, en est le principal bénéficiaire. Le gouvernement pro-européen de la Pologne s'est engagé vendredi à mettre en œuvre le programme Safe (Security Action for Europe) de l'Union européenne pour financer l'effort de défense à ses frontières orientales malgré le veto du président nationaliste. Le programme Safe a été décidé par les Européens pour faire face à la menace russe et au risque de désengagement américain en Europe. Ce fonds met à disposition quelque 150 milliards d'euros sous forme de prêts préférentiels afin de financer des projets en commun dans le domaine de la défense, l'achat d'armes ou de munitions et le développement d'infrastructures critiques. La Pologne, frontalière de la Russie et du Bélarus et à ce titre chargée de bâtir une partie du « bouclier oriental » de l'UE et de l'Otan, en est le principal récipiendaire avec un montant de 43,73 milliards d'euros, devant la Roumanie avec 16,68 milliards d'euros.</p>
<p>Le premier ministre polonais Donald Tusk revendique la paternité du programme Safe, affirmant avoir convaincu ses partenaires européens de mettre la main à la poche. Safe est un « turbo » pour l'industrie de défense nationale, selon lui, pas moins de 12.000 entreprises polonaises devant directement ou indirectement en bénéficier. Pour le président nationaliste Karol Nawrocki et ses alliés conservateurs du parti PiS (Droit et justice), principale formation d'opposition, Safe est au contraire un cheval de Troie permettant à Bruxelles et à l'Allemagne d'orienter les choix stratégiques de Varsovie. La droite craint par ailleurs de s'aliéner Washington avec des achats d'armement prioritairement européens, aux dépens des fournisseurs américains. (...) Le gouvernement a tiré à boulets rouges sur le président après son veto, faisant assaut d'accusations infamantes pour cet historien obsédé par les dettes de sang des voisins de la Pologne à son égard, qu'il s'agisse de l'Allemagne, de l'Ukraine ou de la Russie. Le camp de Donald Tusk a ainsi dénoncé « un acte de trahison nationale » et le Premier ministre lui-même a ironisé sur une décision que seuls « les journaux russes ont compris ».</p>
</blockquote>
<p><a href="https://www.lefigaro.fr/international/pologne-le-gouvernement-determine-a-contourner-le-veto-presidentiel-au-programme-de-financement-europeen-safe-20260313" class="spip_out" rel="external">Le Figaro - International - 16 mars 2026</a></p>
<p>Traduction : La gauche polonaise propose de financer une "aristocratie ouvrière" patriote, au service des guerres impérialistes.<br class='autobr' />
Ces arguments de la gauche polonaises fonctionnent, car pour la Pologne, l'UE, c'est incontestablement la poule aux oeufs d'or : investissements massifs dans les infrastructures, transports, communications etc. Le développement que connut la France des années 50-60, la Pologne l'a connu récemment.</p>
<p>Bien sûr, ce "développement", c'est au profit des multinationales allemandes et françaises.</p>
<p>Mais en Pologne comme en France, les hôpitaux sont en ruine. Cette question pourrait faire l' union entre les travailleurs de France et de Pologne : les 140 milliards de l'UE, c'est dans les hôpitaux, les écoles qu'il faut les investir, pas dans l'armement. En France, ces 150 milliards du plan Safe, aucun parti n'en a fait un sujet de campagne électorale, alors qu'ils font partie de ce cadeaux au patronat que les syndicats dénoncent en parole !</p>
<p>Aux élections Municipales les citoyens de l'UE pouvaient être candidats, les partis d'extrême-gauche comme LO, les NPA-s, LFI ont choisi de mettre sur leur liste, de fait "des Français d'abord". Car ces institutions européennes, elles les financent à travers les députés, des organisations syndicales comme l'OIT etc. La notable bourgeoise Marina Mesure, soi-disant militante CGT du BTP, de fait une des égéries LFI de JL Mélenchon tout comme Clémence Gaité, incarne la fusion des sommets des appareils réformistes avec les institutions bourgeoises nationales ou européennes, se vautrant dans l'argent que la bourgeoisie donne à la "République sociale". Ce financement du social-patriotisme fut définitivement instauré par l'Union sacrée en 1914 et la création de l'OIT en 1919 (Traité de Versailles !).</p>
<p> Si des groupuscules comme LO ou le NPA-R, qui se veulent l'aile révolutionnaire des appareils (le "camp des travailleurs" de LO) commençaient à dénoncer cet argent de la corruption qui arrose LFI, la CGT, SUD-Solidaires etc, des porte-parole comme Gaël Quirante, JP Mercier, perdraient leur chasuble de "délégué central SUD", qui leur ouvre les portes des pires media bourgeois ! Ce ne serait rien ? Oui, c'est ce que des travailleurs révolutionnaires diraient simplement, mais c'est la fin du monde pour des bureaucrates réformistes, un signe démontrant que les militants de ces organisations construisent des petites boutiques réformistes, fixant pour objectif à leur parti la conquête de centaines de postes de cadres moyens des appareils, payant de mots leurs militants, qui face aux scores proches de 0 % au élections municipales se voient dire : les travailleurs manquent de conscience, nos 0% sont la preuve que vous êtes les nouveaux bolchéviks !</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Comment cette actualité aurait-elle dû s'insérer dans une campagne électorale réellement révolutionnaire ?</p>
<p>Outre les questions économiques, un racket politique énorme a été couvert par l'extrême-gauche : le fait que des lois électorales ont abouti à la généralisation des candidatures de "listes", interdisant de fait les candidatures individuelles. Résultat, dans 2/3 des communes, des maires ont été élus au premier tour avec 100% des voix car une seule liste existait ! Ils ne font pas mieux en Corée du Nord, où un maximum de 99% est imposé. Pas étonnant que c'est l'abstention qui soit "le premier parti de France".</p>
<p>Les principes de Lénine et Trotsky à propos de la participation des partisans de la révolution prolétarienne aux élections, n'ont été suivi par aucun des partis qui prétendent les suivre (LO, NPA-R), il suffit de les lire :</p>
<blockquote class="spip">
<p>le devoir historique immédiat de la classe ouvrière est-il d'arracher ces appareils aux classes dirigeantes, de les briser, de les détruire et de leur substituer les nouveaux organes du pouvoir prolétarien. L'état-major révolutionnaire de la classe ouvrière est d'ailleurs profondément intéressé à avoir dans les institutions parlementaires de la bourgeoisie des éclaireurs qui faciliteront son œuvre de destruction. (...)</p>
<p> Les Parlements bourgeois, constituant un des principaux appareils de la machine gouvernementale de la bourgeoisie, ne peuvent pas plus être conquis par le prolétariat que l'Etat bourgeois, en général. La tâche du prolétariat consiste à faire sauter la machine gouvernementale de la bourgeoisie, à la détruire, y compris les institutions parlementaires, que ce soit celles des Républiques ou celles des monarchies constitutionnelles.</p>
<p> Il en est de même des institutions municipales ou communales de la bourgeoisie, qu'il est théoriquement faux d'opposer aux organes gouvernementaux. A la vérité, elles font aussi partie du mécanisme gouvernemental de la bourgeoisie : elles doivent être détruites par le prolétariat révolutionnaire et remplacées par les Soviets de députés ouvriers. (...)</p>
<p>Les communistes, s'ils obtiennent la majorité dans les municipalités, doivent : (...) remplacer, dans certaines circonstances, les municipalités par des Soviets de députés ouvriers. Toute l'action des communistes dans les municipalités doit donc s'intégrer dans l'œuvre générale de désagrégation du système capitaliste</p>
</blockquote></div>
La nature de l'Etat vénézuelien : un Etat bourgeois, exemple du bonapartisme dans un pays dominés par l'impérialisme
http://matierevolution.org/spip.php?article9434
http://matierevolution.org/spip.php?article94342026-03-12T23:46:00Ztext/htmlfrAlex
<p>La nature de l'Etat vénézuelien : un Etat bourgeois, exemple du bonapartisme dans un pays dominés par l'impérialisme <br class='autobr' />
Le Vénézuéla est un Etat bourgeois, c'est la première réponse que peut donner le marxisme à la question : quelle est la nature de classe de l'Etat vénézuelien ? <br class='autobr' />
Mais alors l'objectif des marxistes est de détruire cet Etat comme tous les Etats bourgeois, pour les remplacer par la dictature mondiale du prolétariat. Une compréhension un peu plus fine est donc nécessaire : (…)</p>
-
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique151" rel="directory">34- Le Venezuela et la "révolution" de Chavez</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">La nature de l'Etat vénézuelien : un Etat bourgeois, exemple du bonapartisme dans un pays dominés par l'impérialisme </h2>
<p>Le Vénézuéla est un Etat bourgeois, c'est la première réponse que peut donner le marxisme à la question : quelle est la nature de classe de l'Etat vénézuelien ?</p>
<p>Mais alors l'objectif des marxistes est de détruire cet Etat comme tous les Etats bourgeois, pour les remplacer par la dictature mondiale du prolétariat. Une compréhension un peu plus fine est donc nécessaire : même si les baleines et les lapins sont tous des mammifère, partir à la chasse de l'un ou l'autre ne pourra être fait par les mêmes méthodes.</p>
<p>un concept marxiste fondamental est celui de bonapartisme. L'extrême-gauche opportuniste ayant abandonné à peu près tous les concepts marxistes, se contente de critiquer (du bout des lèvres pour ne pas perdre des postes syndicaux) le régime de Chavez-Maduro en soulignant les "limites" de la "bourgeoisie nationaliste" (voir par exemple <a href="https://www.lutte-ouvriere.org/journal/article/venezuela-limperialisme-veut-regime-ordres-190306.html" class="spip_out" rel="external">Lutte ouvrière</a> ou <a href="https://npa-revolutionnaires.org/venezuela-la-democratie-des-imperialistes-le-chavisme-et-nos-perspectives-revolutionnaires/" class="spip_out" rel="external">NPA-R</a>).</p>
<p>Le fait que Lutte Ouvrière emploie le terme de "la bourgeoisie vénézuélienne" en parallèle à celui de "la bourgeoisie américaine" donne des airs de marxisme rigoureux, mais cela ne peut tromper que les militants de cette organisation. Car tout le problème est qu'en Amérique latine, les bourgeoisies "nationales" ont été incapables de faire leur révolution bourgeoise (1789 en France, ou la guerre de sécession aux USA), et restent faibles économiquement et politiquement.</p>
<p>La "bourgeoisie vénézuélienne" que désigne LO est fantomatique : beaucoup de ses représentants sont devenus employés de MacDo en Colombie, ils ont dû laisser les rênes du pouvoir au syndicaliste chauffeur de bus Maduro, et c'est seulement la bourgeoisie états-unienne qui a dû le renverser pour elle ! Bernard Arnault laisserait-il la conductrice de bus Selma Labib, porte-parole du NPA-R diriger l'Etat bourgeois en France, avec pour idéologie officielle des tirades anticapitalistes ?</p>
<p><strong>Le bonapartisme sud-américain vu par les anticapitalistes</strong></p>
<p>Des éléments de réponse sur la nature des régimes comme ceux du Venezuela furent donnés dans un <i>Cahier</i> publié par la LCR (ancêtre des NPA-s) en 1987, où l'on trouve à boire et à manger, mais qui donne un matériel intéressant comme base de lecture et discussion :</p>
<p><a href="https://iire.org/sites/default/files/iire-shop/pdf_cer_6.pdf" class="spip_out" rel="external">Le populisme en Amérique latine (1987)</a></p>
<p>Les NPA-s laissant, à tort, les brochures de la LCR au grenier, ressortons-les pour eux, en y triant le bon grain (marxiste) et l'ivraie (centriste).</p>
<p>Côté ivraie, voici la façon confuse dont la LCR posait le problème, tout en ayant le mérite de le poser :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Dans la plupart des pays du continent (l'Amérique centrale et le Chii sont des exceptions), les travailleurs, les ouvriers et les paysans n'ont pas atteint l'indépendance de classe. Ce ne sont pas des forces du mouvement ouvrier —même réformistes— qui les organisent politiquement, mais des forces bourgeoises d'un type particulier : les mouvements dits populistes. Comprendre ces mouvements et définir une stratégie correcte envers eux est donc une condition pour avancer vers l'indépendance de classe. Le problème : Mille fois, les révolutionnaires ont enterré le populisme ; nous avons décrété que le péronisme traversait sa dernière crise, que l'aprisme s'était effondré, etc. Nous avons expliqué que dans les conditions économiques et politiques actuelles, il n'était plus possible de mener une politique populiste de redistribution de la rente, et que le cycle des gouvernements populistes était épuisé. Or, que se passe-t-il ? L'APRA vient de gagner une victoire spectaculaire au Pérou. Au Brésil, Brizola, l'héritier de Vargas et Goulart, apparaît le plus probable gagnant dans des futures élections présidentielles directes. Des partis dits populistes gouvernent dans la moitié du continent : Mexique, République dominicaine, Costa Rica, Venezuela, Pérou. Il est vrai que certains développements —notamment la formation du PT (Parti des Travailleurs) et de la CUT (Centrale Unique des Travailleurs) au Brésil— montrent qu'il est possible, dans les conditions historiques actuelles, d'opérer des percées importantes au-delà du populisme, vers l'indépendance syndicale et politique de classe. Mais cela est loin d'être le cas actuellement dans la grande majorité des pays d'Amérique latine. Tentative de définition Le terme “populisme” est assez confus et imprécis. Si ses origines remontent au populisme russe —les terroristes de la Narodnaïa Volia (Volonté du Peuple) et ensuite le Parti SR (“socialiste révolutionnaire”)— on l'emploie de façon assez vague, et il est évident que les mouvements qu'on désigne par ce nom en Amérique latine ont peu de choses en commun avec ce modèle russe du début du siècle. Il existe une vaste littérature, aussi bien académique que marxiste, sur le populisme en général et latino-américain en particulier. Nous allons nous limiter ici à l'Amérique latine. Les sociologues bourgeois sont loin d'être d'accord entre eux pour caractériser le populisme : par exemple, pour 0mo Germani, il s'agit de la manifestation politique des masses traditionnelles et autoritaires, en déphasage avec la modernisation ; par contre, selon Torcuato di Tella (lui aussi argentin), c'est le produit de la “révolution des aspirations” de secteurs populaires urbains, grâce à la radio, la presse, etc, qui créent des besoins nouveaux en termes de consommation, conditions de vie, etc. Ces analyses sont assez superficielles, et ne présentent qu'un intérêt limité.</p>
</blockquote>
<p>On voit que la LCR se garde bien d'employer le terme d'Etat bourgeois, regroupant sous le terme de vague "populisme" les régimes spécifiques existent en Amérique Latine. Même le terme d' "indépendance de classe" reste vague pour la LCR. Or pour les marxistes, le concept de bonapartisme s'applique très bien à ces types de régimes. A notre avis, le terme de populisme est à rejeter, il est bien trop vague et n'apporte rien.</p>
<p>Complétons notre citation, dont le contenu est typique du marchand d'un bazar centriste ("méthode idéologisante abstraite" etc) :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Plus intéressantes sont les études d'orientation marxiste de l'école dépendantiste notamment au Brésil (Francisco Weffort, Octavio Janni, Fernando Henrique Cardoso, Ruy Mauro Marini). Pour ces auteurs, le populisme a été l'expression d'un cycle économique précis : la période d'industrialisation par substitution d'importations, qui a conduit à une certaine redistribution de la rente. Cette hypothèse est plus intéressante, mais trop économiciste : elle ne permet pas de comprendre la résurgence du populisme actuellement, bien après la fin de la politique d'industrialisation “nationale” par substitution d'importations. Une autre tentative d'interprétation se réclamant du marxisme est celle de l'argentin Ernesto Laclau : le populisme serait l'idéologie populaire-démocratique, présente en articulation avec plusieurs formes de discours de classe (fascisme, nationalisme, socialisme). Cette analyse finit par présenter Hitier, Perôn et Mao comme des variantes du populisme... Il s'agit d'une méthode idéologisante, abstraite, qui ne rend pas compte de la spécificité du phénomène. Enfin, nous avons le point de vue des marxistes révolutionnaires, qui ont perçu le populisme comme un mouvement poly-classiste, sous l'hégémonie d'une direction bourgeoise et avec une idéologie nationaliste. Dans ce cadre, on pouffait avancer une définition provisoire : le populisme est un mouvement politique —avec des formes diverses d'organisation (parti, syndicats, associations diverses, etc)— ayant une large base populaire (ouvrière, paysanne et des classes moyennes), sous une direction bourgeoise/petite-bourgeoise et le leadership charismatique d'un caudillo. Une fois au pouvoir, ce mouvement, qui prétend représenter “le peuple” dans son ensemble, mène une politique bonapartiste prétendûment au-dessus des classes, mais en dernière analyse au service des intérêts du capital (ce qui n'empêche pas des frictions avec des secteurs de la bourgeoisie). II peut aussi —surtout s'il y a une pression à la base— faire des concessions économiques et sociales aux classes exploitées et/ou prendre certaines mesures de type anti- impérialiste. Comme exemples, on pourrait mentionner : le péronisme (“justicialisme”), le varguisme (“travaillisme”), 1'APRA, le Mouvement National Révolutionnaire (MNR - Bolivie), l'Action Démocratique (AD-Venezuela), le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) mexicain, le Parti Révo. lutionnaire Démocratique (PRD) dominicain, le Parti Libéral National (PLN) du Costa Rica, le Parti National Populaire (PNP) de Jamaïque. On pourrait ajouter, comme une variante, le populisme militaire, d'habitude éphémère : Torres en Boli vie, Velasco au Pérou et Torrijos au Panama.</p>
</blockquote>
<p>La description sociologique suivante est un peu plus claire :</p>
<blockquote class="spip">
<p><strong>Aspects du populisme.</strong><br class='autobr' />
Examinons de plus près les divers aspects de cette définition :</p>
<p>1) <strong>direction petite-bourgeoise/bourgeoise</strong>. Généralement le personnel dirigeant des mouvements populistes est d'extraction petite-bourgeoise, mais sa politique sert les intérêts de la bourgeoisie. Cela dit, des conflits entre les deux sont possibles, en fonction de la nature bonapartiste du pouvoir populiste. A cela il faut ajouter, dans une position subalterne mais importante, une bureaucratie d'origine ouvrière à la tête des syndicats populistes</p>
<p>2) <strong>Leadership charismatique</strong>. Le caudillo, le chef populaire joue un rôle essentiel dans la formation et la permanence du mouvement. Au-delà des diverses formes organiques que prend le populisme, il lui donne unité, visibilité, influence de masse. Peron et Vargas sont les deux exemples paradigmatiques, mais l'on peut aussi mentionner Haya de la Torre, Paz Estenssoro, Bétancourt, Ctirdenas, Pepe Figures, Brizola, etc. Ce rôle résulte à la fois d'une certaine tradition culturelle la (le caudillisme) qui remonte au XJXème siècle, et de la structure ‘verticale' et autoritaire du mouvement populiste.</p>
<p>3) <strong>la base sociale</strong>. Généralement de prédominance urbaine : des travailleurs, des couches petites-bourgeoises, certains secteurs de la bourgeoisie dite nationale (Argentine, Brésil, Pérou) mais dans d'autres pays elle inclut aussi des larges couches paysannes (Mexique, Bolivie). L'influence politique de masse du populisme est avant tout électorale, mais dans certains cas elle peut être aussi militante, active et organisée (péronisme, aprisme). Elle s'exerce, aussi à travers des syndicats ouvriers et paysans, dirigés par une bureaucratie syndicale “jaune” et corrompue (“pelegos” au Brésil, “charros” au Mexique, etc) plus ou moins liée à l'Etat.</p>
<p>4) <strong>l'idéologie</strong>. Le nationalisme petit-bourgeois, à la fois anti-impérialiste et anti-communiste ; selon les périodes c'est l'un ou l'autre aspect qui prédomine, y compris au cours de l'histoire du même mouvement. Par exemple, 1'APRA a été d'abord à dominante anti- impérialiste (années vingt et trente) pour devenir fa rouchement anti-communiste et pro-US dans les années cinquante et soixante (un nouveau tournant est peut-être en train d'avoir lieu actuellement). Le varguisme, au con traire, a été férocement anti-communiste en 193542, puis passera des accords tactiques avec le PC brésilien entre 1945 et 1955... L'idéologie populiste s'adresse au ‘peuple' dans son ensemble, ou à la “nation” comme à un tout, mais elle peut aussi établir un lien privilégié avec les travailleurs (Perén, Vargas, Cârdenas). Malgré le rôle “homogénisateur” du caudillo, les mouvements populistes sont politiquement et idéologiquement très hétérogènes : on y trouve une aile droite fascisante (anti communiste, nationaliste de droite, parfois anti-sémite), un centre national/réformiste hégémonique, et une aile gauche socialisante (influencée par le marxisme). Cette hétérogénéité provoque parfois des scissions — notamment par le départ de la gauche.</p>
<p>5) <strong>Le pouvoir populiste</strong>. Il s'agit de régimes de type bonapartiste se présentant comme des arbitres au-dessus des classes, et s'appuyant tantôt sur le patronat et 'armée, tantôt sur les syndicats et les mobilisations populaires. Son programme vise le développement industriel, notamment par la substitution des importations, et l'expansion du marché interne. Cela peut conduire à des frictions et conflits avec l'oligarchie terrienne et la mise en oeuvre de réformes agraires partielles (Mexique, Bolivie, Pérou, Venezuela, etc.). Des conflits et rivalités avec l'impérialisme sont aussi possible, avec l'expropriation de matières premières (pétrole, mines, etc.). Pour gagner le soutien des travailleurs, des concessions importantes peuvent être faites, sous forme d'augmentations salariales, salaire minimum garanti, stabilité de l'emploi, sécurité sociale, etc., constituant parfois une réelle amélioration des conditions de vie des masses laborieuses. En même temps toute mobilisation indépendante des travailleurs est réprimée, et les syndicats sont rattachés, parfois de façon organique (Brésil), à l'Etat. La bureaucratie syndicale tend à devenir un appendice de l'appareil d'Etat et sert à neutraliser toute lutte autonome.</p>
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<p><strong>Trotksy et le bonapartisme bourgeois des pays dominés par l'impérialisme</strong></p>
<p> Voici les extraits de textes de Trotsky donnés par la LCR, et qui devraient venir en tout premier :</p>
<blockquote class="spip">
<p><strong>Trotsky et le bonapartisme</strong> En 1932, Trotsky définissait ainsi le bonapartisme post-révolutionnaire :</p>
<p>“Le régime bonapartiste ne peut acquérir un caractère relativement stable et durable que s'il clôt une époque révolutionnaire ; quand le rapport de force a déjà été mis à l'épreuve dans les luttes ; quand les classes révolutionnaires se sont déjà dépensées, mais que les classes possédantes ne sont pas encore libérées de leur frayeur : demain n'amènera-t-il pas de nouvelles convulsions ? Sans cette condition fondamentale, à savoir, sans l'épuisement préalable de l'énergie des masses dans la lutte, le régime bonapartiste est incapable de se développer”. (Trotsky <a href="https://www.marxists.org/espanol/trotsky/1932/septiembre/14.htm#n1" class="spip_out" rel="external">El unico camino</a>, trad. de l'espagnol)</p>
<p> En 1938, se basant précisément sur l'expérience du Mexique, il définit ainsi le bonapartisme sui generis des pays arriérés :</p>
<p>“Dans les pays industriellement arriérés, le capital étranger joue un rôle décisif. D'où la faiblesse relative de la bourgeoisie nationale par rapport au prolétariat national. Ceci crée des conditions particulières du pouvoir d'Etat. Le gouvernement louvoie entre le capital étranger et le capital indigène, entre la faible bourgeoisie nationale et le prolétariat relativement puissant. Cela confère au gouvernement un caractère bonapartiste sui generis particulier. Il s'élève pour ainsi dire au-dessus des classes. En réalité, il peut gouverner, soit en se faisant l'instrument du capital étranger et en maintenant le prolétariat dans les chaînes d'une dictature policière, soit en manoeuvrant avec le prolétariat et en allant même jusqu'à lui faire des concessions et conquérir ainsi la possibilité de jouir d'une certaine liberté à l'égard des capitalistes étrangers. La politique actuelle du gouvernement en est au second stade : ses plus grandes conquêtes sont les expropriations des chemins de fer et de l'industrie pétrolière. Ces mesures sont intégralement du domaine du capitalisme d'Etat. Toutefois, dans un pays semi colonial, le capitalisme d'Etat se trouve sous la lourde pression du capital privé étranger et de ses gouvernements, et il ne peut se maintenir sans l'appui actif des travailleurs. C'est pourquoi il s'efforce, sans laisser glisser de ses mains le pouvoir réel, de placer sur les organisations ouvrières une partie importante de la responsabilité pour la marche de la production dans les branches nationalisées de l'industrie.”</p>
<p>(“<a href="https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1938/06/lt_19380600.htm" class="spip_out" rel="external">L'industrie nationalisée et la gestion ouvrière</a>” juin 1938, Oeuvres tome 18, pp. 118-119.)</p>
<p>En 1940, il ajoute : “Les gouvernements des pays arriérés, c'est-à-dire coloniaux ou semi-coloniaux, prennent un caractère bonapartiste et diffèrent les uns des autres en ceci que les uns essayent de s'orienter dans une direction démocratique en cherchant un appui chez les ouvriers et les paysans, pendant que d'autres installent une forme de dictature militaire et policière. Ceci également dé termine le sort des syndicats. Ou bien ils se trouvent sous le patronage de l'Etat ou bien ils sont soumis à une cruelle persécution. Le patronage de l'Etat est dicté par deux tâches qui s'affrontent : premièrement se rapprocher de la classe travailleuse tout entière et gagner ainsi un appui pour résister aux prétentions excessives de l'impérialisme ; deuxièmement, discipliner les travailleurs en les plaçant sous le contrôle d'une bureaucratie”. (Sur les syndicats, Montréal : Editions d'Avant-Garde, 1976, pp. 10-11.</p>
</blockquote></div>