Matière et Révolution
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Contribution au débat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la matière, de la vie, de l'homme et de la société
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69144Le climat, seul responsable de la recrudescence de la faim dans le monde ?
http://matierevolution.org/spip.php?article6154
http://matierevolution.org/spip.php?article61542018-10-15T22:37:00Ztext/htmlfrRobert ParisEcologieClimat
<p>C'est la « crise climatique » qui produit la nouvelle crise de la faim dans le monde, ou bien c'est la crise du capitalisme ayant atteint son stade ultime ? <br class='autobr' />
Un nouveau pic de la faim dans le monde, voilà ce qui se produit en 2018, alors que jamais les moyens de produire de la nourriture pour toute la population de la planète n'ont été aussi grands… en termes techniques mais pas en termes de système social. Politiciens, média, gouvernants et même certains scientifiques accusent le climat, (…)</p>
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</div><h2 class="spip">C'est la « crise climatique » qui produit la nouvelle crise de la faim dans le monde, ou bien c'est la crise du capitalisme ayant atteint son stade ultime ?</h2>
<p>Un nouveau pic de la faim dans le monde, voilà ce qui se produit en 2018, alors que jamais les moyens de produire de la nourriture pour toute la population de la planète n'ont été aussi grands… en termes techniques mais pas en termes de système social. Politiciens, média, gouvernants et même certains scientifiques accusent le climat, incriminant le réchauffement dû, paraît-il à l'excès de gaz carbonique atmosphérique accusé d'engendrer un excès d'effet de serre et donc de chaleur.</p>
<p>Du coup, si on les en croit, ce ne serait pas le capitalisme qui serait à accuser dans la catastrophe actuelle de la faim mondiale, mais… le climat ! Le GIEC (ou IPCC en anglais), organisme international, gouvernemental plus que scientifique, vient encore d'en remettre une couche pour l'affirmer haut et fort. Et, partout dans le monde, on essaie de nous convaincre que toutes les catastrophes actuelles, économiques comme sociales et politiques, des chutes des économies d'Amérique du sud ou d'Europe de l'Est ou d'Asie, des dictatures et du terrorisme aux migrants en passant par l'extrême droite, seraient tous dus au réchauffement d'origine humaine (dit anthropîque).</p>
<p>En 2017, la faim a progressé dans le monde pour la troisième année consécutive, selon cinq agences des Nations-unies. Elles mettent en cause la "variabilité du climat" et considèrent celle-ci comme l'une des "causes principales des graves crises alimentaires" du monde. En 2017, 821 millions de personnes dans le monde étaient en situation de manque chronique de nourriture contre 804 millions en 2016, et moins de 793 millions en 2007. En dix ans, le nombre de victimes de la malnutrition a augmenté de 28 millions. Comme par hasard, les émeutes de la faim de 2008 avaient montré que cette date était une charnière dans la reprise de la famine mondiale ! 2008, c'est la date clef de la crise économique et pas de la crise climatique !!! Et la hausse continue en 2018… Car la crise mondiale n'a pas été réglée en 2008 mais seulement repoussée par des méthodes artificielles qui, loin de résoudre la question de fond posée au débit des années 2000, n'a fait que l'aggraver : la masse extraordinaire de capitaux flottants qui ne peuvent s'investir avec profit suffisant dans des productions et ne font que spéculer. En effet, les aides étatiques et des banques centrales n'ont fait qu'augmenter les sommes disponibles et les possibilités de spéculer sur des dettes en rajoutant les dettes étatiques aux dettes privées. On notera que la hausse des températures prétendue par le GIEC, elle, ne démarre nullement en 2008 et la plupart des climatologues y voient plutôt une époque de baisse conjoncturelle de températures…</p>
<p>La faim serait-elle causée par l'effet de serre et pas par l'effet d'étranglement du grand capital à l'égard des peuples ? On nous dit maintenant que les famines précédentes étaient dues à l'esclavagisme, au colonialisme, au néo-colonialisme et à l'impérialisme et au capitalisme mais cette fois-ci, ils l'affirment le cœur (du côté du portefeuille ou du coffre-fort) sur la main, ce n'est pas le système social et politique qui serait en cause pour les morts de faim à venir… Ils déclarent donc le capitalisme « non coupable » et on devrait les croire sur parole ?!!!</p>
<p>Le réchauffement, et son responsable le CO², devient ainsi la tenue camouflage des nouveaux crimes contre l'humanité du capitalisme.</p>
<p>Bien sûr, certains pourraient nous dire : « Mais non ! Nous n'avons pas dit que le capitalisme et que les gouvernants ne sont pas responsables, mais seulement que tout le monde l'est, y compris et d'abord tous les individus qui peuvent contribuer, par leurs déchets et leurs véhicules notamment, à cette pollution au gaz carbonique qui nuit à la planète et cause notamment la faim, les migrations et autres catastrophes. »</p>
<p>Tous coupables donc aussi bien de la faim dans le monde que des violences et de la misère qui poussent des peuples à migrer en masse ?</p>
<p>Par contre, l'industrie nucléaire serait vertueuse, elle qui n'émettrait pas de CO² et aurait « seulement » quelques déchets radioactifs quand elle n'a pas d'accident grave comme à Fukushima. L'industrie automobile serait elle aussi devenue vertueuse, malgré le dieselgate, puisqu'elle se tourne vers des véhicule propres et électriques. Comme si les batteries électriques, c'était propre !!! Comme si les villes polluées l'étaient par du gaz carbonique et comme si c'était lui qui était cause du grand nombre de malades et de morts dus à la pollution de l'air !!!</p>
<p>Tout ce cirque du réchauffement climatique pour expliquer les catastrophes du capitalisme, dont la nouvelle famine mondiale, est un mensonge à grande échelle. En effet, le climat n'y est pour rien : les pays pauvres qui sont en pleine sécheresse sont aussi frappés que les pays qui subissent des tempêtes ou ceux qui ont un climat modéré et il en va de même des pays dits émergents qui replongent… Ceux qui subissent des froids historiques dans l'hémisphère sud sont aussi frappés que ceux qui subissent des étés chauds dans l'hémisphère nord !</p>
<p>Les uns comme les autres, du chaud et humide au froid et sec, sont pillés par les trusts et ne le sont pas moins depuis la chute catastrophique du capitalisme de 2007-2008 mais le sont plus que jamais. Les anciens pays colonisés sont en passe d'être recolonisés sous prétexte de lutte contre le terrorisme, avec des armées néo-coloniales qui s'autorisent à y intervenir en permanence avec ou sans l'accord des gouvernants du pays.</p>
<p>Dû au climat, le fait que les anciens pays coloniaux soient à nouveau pillés, à nouveau victimes de guerres sous des prétextes divers, soi-disant pour sauver les peuples ? Ces guerres, qui ont détruit des pays entiers, qui ont contraint des peuples à partir sur les routes, à devenir des migrants, rejetés d'ici et de là, seraient-elles des produits du réchauffement climatique ? C'est le CO² qui cause l'accroissement des dictatures, des fascismes, des violences de toutes sortes contre les peuples ?!!!</p>
<p>Les pays émergents ne plongent pas du fait du climat mais de la crise économique mondiale. Les pays riches n'attaquent pas les droits sociaux, la santé, les minimas sociaux et les services publics à cause de la hausse du gaz carbonique atmosphérique ! L'exploitation capitaliste devient de plus en plus dure partout dans le monde et ce n'est pas à cause de la hausse des températures mais de la hausse des violences des classes possédantes dans la lutte des classes. La hausse mondiale d'un chômage permanent de masse n'est pas non plus un produit du climat. Un demi degré de plus ou de moins ne fait pas fermer des usines, ni ne pousse les capitaux vers la spéculation plutôt que vers l'investissement productif !</p>
<p>En fait, la courbe de la faim dans le monde suit exactement celle de la crise historique du système capitaliste qui a commencé au début des années 2000, a menacé de produire un effondrement mondial en 2007-2008, et a été seulement retardé, avec un accroissement de tous les voyants rouges produit justement par les actions publiques pour éviter, ou plutôt retarder seulement, la chute définitive du système.</p>
<p>La faim dans le monde suit la même courbe que l'économie, que les investissements, que le chômage, que la misère, que la santé, que l'éducation, que la sécurité des personnes, que les maladies, que les guerres, que le terrorisme, qui sont tous des produits d'une même cause : l'agonie du capitalisme ayant atteint ses limites et incapable d'aller plus loin et de porter encore la société humaine. C'est de cela que découle l'agonie de la plus grande partie de la planète, même si la faim n'est encore que marginale dans la partie la plus riche, minoritaire.</p>
<p>Même en Europe, aux USA, au Japon, la faim recommence à frapper, de la même manière que font leur réapparition des maladies de la misère qui avaient depuis longtemps disparu.</p>
<p>La barbarie capitaliste frappe le monde entier, avec un visage qui n'a pas seulement le nom d'extrême droite, de barbarie xénophobe violente, d'affrontements interethniques, interreligieux, interraciaux, intergenre, intergénérationnels et autres. Il a aussi comme visage des dictatures qui reviennent, des guerres qui s'accroissent et aussi la faim qui revient en force.</p>
<p>Oui, c'est bel et bien le capitalisme qui produit l'accroissement de la faim. Si on a les capacités techniques de donner à manger à trois fois la population du monde et qu'on ne donne pas à manger à toute cette population, c'est que le système social qui domine ne le permet pas. C'est le système social qui interdit que les invendus soient donnés aux plus démunis. C'est le système social qui impose qu'on brûle tous les jours les stocks de produits alimentaires. C'est le système social qui impose qu'on accumule la richesse à un pôle et la misère à l'autre. Et c'est le système social, en particulier les trusts capitalistes, qui organisent la misère mondiale, même s'ils essaient de nous enfumer avec leur nuage de gaz carbonique.</p></div>
Le tronc d'arbre, créateur, vivant et dynamique
http://matierevolution.org/spip.php?article6070
http://matierevolution.org/spip.php?article60702018-10-09T22:05:00Ztext/htmlfrRobert ParisEmergenceEcologieévolution des espèces
<p>Avertissement : nombre de photos de troncs d'arbre manquent. Elles seront progressivement en place. <br class='autobr' />
« Nature de la physique » de Feynman : <br class='autobr' />
« J'ai beaucoup appris au cours de ces promenades dans les bois avec mon père… Nous observions tout ce qui s'y passait. Nous discutions beaucoup des plantes qui poussent, des arbres qui luttent pour avoir de la lumière, qui essaient de grimper le plus haut possible, et du problème de faire monter l'eau à plus de quinze mètres, des petites plantes qui (…)</p>
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<div class='rss_texte'><p><i>Avertissement : nombre de photos de troncs d'arbre manquent. Elles seront progressivement en place.</i></p>
<p>« Nature de la physique » de Feynman :</p>
<p>« J'ai beaucoup appris au cours de ces promenades dans les bois avec mon père… Nous observions tout ce qui s'y passait. Nous discutions beaucoup des plantes qui poussent, des arbres qui luttent pour avoir de la lumière, qui essaient de grimper le plus haut possible, et du problème de faire monter l'eau à plus de quinze mètres, des petites plantes qui au ras du sol essaient de capter le peu de lumière qui passe à travers les arbres… de toute la croissance, en général.</p>
<p>Un beau jour, après avoir vu tout ça, mon père m'emmena de nouveau dans la forêt et me dit : « Pendant tout le temps que nous avons passé dans la forêt, nous n'avons vu que la moitié de ce qui s'y passe, exactement la moitié. – Que veux-tu dire ? dis-je. – Nous avons examiné la manière dont les choses poussent. Mais toute croissance doit nécessairement s'accompagner d'une dégradation égale, sinon les diverses substances seraient à jamais consommées. Il n'y aurait que des arbres morts, qui auraient épuisé toute la nourriture de l'air et du sol ; rien ne retournerait plus ni à la terre, ni à l'air. Plus rien ne pourrait pousser puisqu'il n'y aurait plus de matériaux disponibles. Toute croissance doit nécessairement être suivie d'une dégradation équivalente. »</p>
<p>Suivirent alors d'autres promenades dans la forêt : nous fendions de vieilles souches, nous observions de curieux insectes, des champignons en train de pousser ; mon père ne pouvait me montrer les bactéries, mais nous observions leur effet dégradant… Je vis dans la forêt un travail incessant de circulation de la matière. »</p>
<p>Les arbres vivent en connexion avec le milieu...</p>
<div class='spip_document_10838 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/chene.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/chene-7617d.jpg?1790134908' width='500' height='375' alt='' /></a>
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</div>
<p>Les arbres échangent dans l'air...</p>
<div class='spip_document_10839 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_3899.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3899-59ff9.jpg?1790134908' width='500' height='375' alt='' /></a>
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</div>
<p>Les arbres se rejoignent dans le ciel...</p>
<div class='spip_document_10843 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH328/collectif_arbres-92887-03fb9.jpg?1790134908' width='500' height='328' alt='' />
</figure>
</div>
<p>... et par les racines</p>
<div class='spip_document_10841 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH230/vignetteouvdossarbre-4786b.jpg?1790134909' width='500' height='230' alt='' />
</figure>
</div>
<div class='spip_document_10840 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_3876.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3876-0caf3.jpg?1790134909' width='500' height='375' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p>Ils changent avec l'âge...</p>
<p>Chêne</p>
<div class='spip_document_10826 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH400/chene-pedoncule-tronc-5d6ed.jpg?1790134909' width='400' height='400' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Vieux chêne</p>
<div class='spip_document_10819 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L299xH224/CheneVieux-739f6.jpg?1790134909' width='299' height='224' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Hêtre</p>
<div class='spip_document_10822 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L196xH257/19-hc3aatre-tronc-c3a9corce2-ef4b5.jpg?1790134909' width='196' height='257' alt='' />
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</div>
<p>Vieux hêtre</p>
<div class='spip_document_10820 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/Vieux-hetre.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/Vieux-hetre-6228b.jpg?1790134909' width='500' height='333' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p>Châtaignier</p>
<div class='spip_document_10825 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/ak021008017-cb55a.jpg?1790134909' width='500' height='375' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Vieux châtaignier</p>
<div class='spip_document_10821 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/cha.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/cha-9988d.jpg?1790134909' width='500' height='333' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p>Taxodium</p>
<div class='spip_document_10801 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_3875.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3875-05cda.jpg?1790134910' width='500' height='375' alt='' /></a>
</figure>
</div> <p>If</p>
<div class='spip_document_10800 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_3874.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3874-10bbf.jpg?1790134911' width='500' height='375' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p>Tulipier de Virginie</p>
<div class='spip_document_10799 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_3872.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3872-f9e28.jpg?1790134911' width='500' height='375' alt='' /></a>
</figure>
</div> <p>Orme de Sibérie</p>
<div class='spip_document_10798 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_3869.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3869-77523.jpg?1790134911' width='500' height='375' alt='' /></a>
</figure>
</div><h2 class="spip">Le tronc d'arbre, être vivant et dynamique aux capacités étonnantes qui révolutionnent le Vivant</h2>
<p>Oui, les arbres ont de quoi nous étonner, non seulement parce qu'ils communiquent entre eux, non seulement parce qu'ils sont capables de s'entraider en envoyant par exemple des sucs nécessaires à un arbre malade, mais parce qu'ils ont inventé plusieurs sortes de comportements. Ainsi, un tronc qui paraît mort peut encore vivre grâce à la solidarité des arbres pendant plusieurs années, a remarqué un forestier allemand. Un arbre malade, incapable de se nourrir par ses racines de manière suffisante, peut y être aidé par les arbres voisins. Un arbre reçoit des informations sur des agressions possibles, par ses voisins. Les arbres forment des collectivités, les forêts, qui se comportent différemment de l'arbre isolé.</p>
<p>L'arbre n'est pas la seule plante à produire du bois (les plantes à filtre en font), à utiliser la photosynthèse, à produire des feuilles et des branches. Par contre, l'arbre a inventé le tronc, les grandes racines, les feuilles, les glands, la sève, les fruits, et le système microfluide, ou encore l'absorption en masse du gaz carbonique atmosphérique. L'arbre a inventé et fabriqué une quantité de substances comme des flavonoïdes, des terpènes, des lactones, et j'en passe. Il a modifié les sols permettant ainsi à de nouvelles espèces d'arbres de s'implanter, les échanges moléculaires entre êtres vivants, les collaborations entre plantes (coévolution des espèces d'arbres en forêt), les possibilités de transplantation d'une vie dans une autre vie. Il a colonisé des territoires nouveaux.</p>
<div class='spip_document_10818 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH275/foret_collectivite_d_arbres_en_relation_permanente-4caa4.jpg?1790134911' width='500' height='275' alt='' />
</figure>
</div>
<p>La forêt, une collectivité d'arbres en relation permanente et obéissant à des règles collectives, différentes de celles de l'individu</p>
<div class='spip_document_10827 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/fofof.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/fofof-8ca5b.jpg?1790134912' width='500' height='281' alt='' /></a>
</figure>
</div><div class='spip_document_10805 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/Fontainebleau_aout_2015_024.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/Fontainebleau_aout_2015_024-f48c5.jpg?1790134912' width='500' height='375' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p>Des arbres en relation</p>
<div class='spip_document_10815 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/ATT00002-7c8d6.jpg?1790134912' width='500' height='334' alt='' />
</figure>
</div><div class='spip_document_10814 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L450xH621/1-5-45589.jpg?1790134912' width='450' height='621' alt='' />
</figure>
</div><div class='spip_document_10816 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L399xH533/100119_1874BD-fb690-d59dd.jpg?1790134912' width='399' height='533' alt='' />
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<p>Parler d'un tronc d'arbre comme d'un révolutionnaire peut pourtant sembler étrange, même en songeant à l'évolution des espèces : rien de plus immobile apparemment, rien de plus mort puisqu'il a la particularité de conserver des cellules mortes qui enveloppent le tronc, rien de plus figé encore en apparence puisque les racines figent le tronc sur place et pourtant… Pourtant, l'arbre n'est rien de tout cela. Il est dynamique, actif, vivant, capable d'initiatives, bâtisseur de relations avec d'autres arbres…</p>
<p>Bien des éléments du fonctionnement du tronc d'arbre ont un caractère véritablement révolutionnaire par rapport aux autres plantes parmi lesquels on peut citer : la fabrication de l'écorce, la croissance du tronc de l'arbre, la montée de la sève brute et la fabrication de la sève élaborée, la capacité à croître très en altitude, le sens de la verticale, le développement des branches et des feuilles, le sommeil nocturne, la respiration, le sens des vibrations, la collaboration avec des quantités de formes de vie, la fabrication de la résine, la fabrication du bois, la conservation de l'eau, les relations avec les autres arbres, etc.</p>
<p>Cependant, il est toujours difficile de s'étonner de ce que l'on voit tous les jours, même quand on n'en comprend pas le fonctionnement…</p>
<p>Considérons la croissance du tronc. Quoi d'étonnant ? Pourtant, cela ne fonctionne pas du tout comme ce que nous imaginons de notre propre croissance de taille ! L'arbre grandit par le haut, ce qui signifie qu'une marque portée sur le tronc d'un jeune arbre ne va pas monter en hauteur en même temps que l'arbre mais, au contraire, rester exactement au même niveau. Une branche située à un certain niveau ou une marque ou un clou resteront toujours au même niveau au cours des années…</p>
<p>Prenons la montée de l'eau dans le tronc d'arbre. Elle va à l'encontre de la gravitation et pourtant elle ne résulte pas non plus d'un phénomène capillarité, alors c'est quoi ? Ce n'est pas un moteur ! Ce n'est pas une pompe au sens propre !</p>
<p>Prenons le sens de la verticalité du tronc. Qu'est-ce qui le produit ? Comment l'arbre fait-il pour trouver la direction verticale, même sur un terrain en pente ?</p>
<p>Prenons la taille de l'arbre. Comment font les arbres pour atteindre une si grande hauteur ? On sait que les arbres sont les plus grands des êtres vivants. Qu'est-ce qui permet à l'arbre d'être si grand ? Qu'est-ce qui détermine sa hauteur ?</p>
<p>Prenons la mort de l'arbre. Qu'est-ce qui la provoque ? Comment la détecter ? On croit souvent qu'on sait reconnaître un arbre mort, mais rien de plus faux : cela ne se voit pas à l'œil nu…</p>
<p>Prenons la capacité de l'arbre à déterminer le sens de son développement. Qu'est-ce qui permet à l'arbre de diriger son développement ?</p>
<p>Prenons l'écorce de l'arbre. Comment se fait-il que l'arbre conserve ses cellules mortes, contrairement à la plupart des êtres vivants ?</p>
<p>Mais aussi comment fait-il pour communiquer avec ses voisins ?</p>
<p>Comment décide-t-il que c'est le moment de faire chuter ses feuilles ?</p>
<p>Est-il capable de se protéger des autres êtres vivants qui le menacent ? Est-il capable de se soigner ? Est-il capable de détecter des dangers ? La réponse à ces trois questions est oui, aussi étonnant que cela paraisse !</p>
<p>Et nous n'avons fait que donner une première idée de la quantité de questions étonnantes concernant le tronc de l'arbre…</p>
<p>Commençons par la capacité de fabriquer le bois…</p>
<p>Comment est produit le bois du cœur de l'arbre ?</p>
<p>En vieillissant, les cellules du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Xyl%C3%A8me" class="spip_out" rel="external">xylème</a> (autre nom du bois) s'obstruent et durcissent, formant le bois de cœur, qui sert de durcisseur aux branches.</p>
<div class='spip_document_10842 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L371xH357/structure_d_un_tronc-31099.gif?1790134912' width='371' height='357' alt='' />
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<p>L'arbre produit la lignine. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lignine" class="spip_out" rel="external">La lignine</a> (du latin lignum qui signifie bois) est une biomolécule, en fait une famille de macromolécules polymères polyphénoliques, qui est un des principaux composants du bois avec la cellulose et l'hémicellulose. La lignine est apparue il y a 380 millions d'années, au Dévonien, avec les premières plantes vasculaires que sont les Fougères (Ptéridophytes) et presque simultanément les premiers arbres (Archaeopteris). La biosynthèse de la lignine nécessite de l'oxygène et est probablement apparue à cette époque lorsque la concentration en oxygène atmosphérique a atteint un niveau suffisant. La lignification assure une rigidité, une imperméabilité à l'eau, une résistance à l'implosion des cellules conductrices de sève brute et une grande résistance à la décomposition. Cette capacité a permis d'avoir un port dressé favorisant la réception de l'énergie lumineuse.</p>
<p>L'écorce est faite à partir de cellules mortes mais qui n'ont pas été apoptosées et détruites, contrairement à ce qui se passe généralement dans le vivant.</p>
<p>La grande capacité de l'arbre à se protéger par son écorce est soulignée par la grande difficulté des maisons en bois de résister aux agressions, celles des champignons, des insectes et des animaux. Le bois mort de l'arbre vivant (écorce) se protège autrement plus que le bois mort de l'arbre mort !!!</p>
<p>La manière de se soigner et d'éloigner des intrus est bien connue, elle s'appelle la résine et elle est produite par l'écorce. Les arbres sont souvent blessés par le gel, le vent, le feu ou la cognée… La résine protège la blessure, avant que celle-ci se cicatrise. Au début, la sève s'écoule par l'ouverture mais un cal se forme bientôt sur les bords, entraînant la perte du liquide, puis les cellules de cambium se multiplient à la périphérie de la blessure en progressant vers le centre. Si l'entaille est petite, ces cellules finissent par se rejoindre en une cicatrice parfaite. Si l'entaille est béante, elle peut ne jamais se refermer complètement.</p>
<p>La résine peut également produire des moyens d'écarter des envahisseurs et agresseurs qui essaient de vivre sur le dos de l'arbre ou de l'étouffer : c'est du poison.</p>
<p>La manière de s'informer des menaces consiste en émissions de gaz des autres arbres en cas d'agression.</p>
<p>L'un des points essentiels du fonctionnement de l'arbre consiste à faire en sorte de toujours maintenir un approvisionnement suffisant en eau. Par exemple, les feuillus vont actionner la chute de leurs feuilles dès que l'on perçoit le raccourcissement des jours et le refroidissement de la température. Cela se produit aussi dans le cas d'une saison sèche. C'est l'arbre qui perçoit la nécessité et qui crée une assise de cellules liégeuses au point d'attache des feuilles sur les rameaux. Ainsi coupées du système circulatoire général de l'arbre, les feuilles dépérissent et tombent. Une autre assise de cellules spéciales cicatrise la petite blessure laissée par la chute de la feuille, protégeant l'arbre contre la déperdition d'humidité et l'invasion des champignons, deux soucis permanents de l'arbre.</p>
<p>L'une des capacités essentielles consiste à faire monter l'eau (en fait la sève brute) en hauteur et c'est une capacité étonnante puisqu'elle doit non seulement franchir la matière mais combattre la gravitation, et cela sans une pompe, sans un cœur, sans un moteur ! Fondamentalement, la réponse à la question « Pourquoi l'eau monte dans l'arbre jusqu'à son sommet, aussi élevé soit-il ? » est la suivante : parce que les racines captent l'eau des zones avoisinantes, parce que l'aubier (partie de l'arbre située entre le cœur et le cambium) permet de transporter l'eau et parce que les feuilles évaporent l'eau. La transpiration des feuilles, qui rejette des tonnes de vapeur d'eau dans l'atmosphère (jusqu'à 5 000 tonnes d'eau en un an pour un hectare de hêtres !), crée un vide aussitôt comblé par le liquide qu'aspirent les racines. A mesure que l'eau s'évapore dans les feuilles, la pression entraîne des effets en chaîne jusque dans les racines qui pompent l'eau du voisinage dans les radicelles des racines, par les poils absorbants de celles-ci. C'est tellement efficace que l'eau se déplace parfois à la vitesse de 30 m/h ! Les vaisseaux du tissu jeune du xylème transportent ainsi rapidement eau et sels, de bas en haut, d'un mouvement inverse de celui de la sève élaborée par les feuilles qui va de haut en bas.</p>
<h2 class="spip">« Les lois du monde », Lehoucq, Courty, Kierlik :</h2>
<p>« L'aspect le plus surprenant de la circulation de la sève dans les végétaux est la hauteur à laquelle ce liquide peut s'élever, plus de cent mètres pour les plus grands arbres, tels les séquoias. Quel mécanisme est capable de faire monter un liquide aussi haut ?</p>
<p>La sève est le sang des végétaux. Elle véhicule l'eau, mais aussi les substances nutritives et les déchets que les différentes parties de la plante doivent recevoir ou éliminer.</p>
<p>La circulation se fait à travers des vaisseaux, qui jouent le même rôle que les vaisseaux sanguins d'un animal, constitués d'une structure de cellules mortes vidées de leur protoplasme. Ces vaisseaux forment des conduits continus d'un diamètre compris entre 20 et 400 micromètres selon les plantes. La lignine, paroi des conduits, est un polymère dur et imperméable qui lui confère une bonne résistance mécanique et facilite l'écoulement de l'eau…</p>
<p>Par une ascension capillaire, la sève, dont la tension de surface est proche de celle de l'eau, peut monter spontanément, dans les plus fins conduits, de moins d'un mètre. Manifestement, la capillarité n'explique pas l'ascension de la sève jusqu'au sommet des arbres…</p>
<p>Ne pourrait-on imaginer que la sève se hisse dans les vaisseaux, poussée par la pression atmosphérique ? (…) La hauteur ainsi atteinte est inversement proportionnelle à la densité du liquide… L'eau étant 13,6 fois moins dense que le mercure du baromètre, la hauteur atteinte par l'eau dans un baromètre est de 10,3 mètres. C'est aussi la hauteur maximale que pourrait atteindre la sève si la pression atmosphérique qui s'exerce sur le sol et qui se transmet à la sève par l'intermédiaire des racines était responsable de sa montée. C'est insuffisant et l'ascension de la sève dans le tronc des grands arbres semble défier les lois de la pesanteur.</p>
<p>La chimie peut-elle expliquer le phénomène ? La concentration de la sève en éléments nutritifs varie au cours du cycle annuel. Certains arbres, comme les érables, ont une sève dont la concentration en sucre est bien supérieure à celle du sol qui entoure les racines. D'où une diffusion qui entraîne une pression. (…) La pression osmotique de la sève des érables vaut environ deux atmosphères et permettrait à la sève de s'élever d'à peu près 21 mètres. C'est encore insuffisant…</p>
<p>La solution à notre problème provient de ce que la circulation est ouverte : l'eau peut sortir de l'arbre. Le moteur qui fait monter la sève est le Soleil. C'est l'évaporation des feuilles qui entraîne la sève en la tirant du haut et pas en la poussant par le bas. »</p>
<p>La montée de la sève est due à plusieurs phénomènes : la transpiration foliaire, l'osmose et la capillarité. À la surface des feuilles, l'eau s'évapore, et du fait de la cohésion entre molécules d'eau grâce aux liaisons hydrogènes, les grands arbres peuvent faire monter une colonne d'eau de plus de 100 mètres. L'osmose permet de faire monter l'eau, car la sève brute étant chargée en minéraux, l'eau cherche un équilibre, et a tendance à « pousser » pour entrer dans les canaux conducteurs de sève. La capillarité est le phénomène physique par lequel l'eau adhère aux parois d'un tube, et monte, jusqu'à trouver un équilibre entre la force de la gravité et la capacité.</p>
<p>Trois phénomènes permettent à la sève de monter dans les arbres : l'évaporation, la capillarité et la pression racinaire. L'évaporation se produit au niveau des feuilles des arbres. Sous l'effet de la chaleur du soleil, une partie de l'eau contenue dans la sève se transforme en vapeur, ce qui crée une légère dépression dans les vaisseaux de l'écorce. Cette dépression agit comme une pompe et aspire la sève vers le haut.</p>
<p>À cela s'ajoute la capillarité, c'est-à-dire la propension des liquides à progresser spontanément dans les milieux poreux (les tissus) ainsi que dans les tubes de moins de 1 millimètre de diamètre, comme c'est le cas des vaisseaux de l'écorce conduisant la sève.</p>
<p>Enfin, la pression racinaire résulte du phénomène d'osmose. Ce dernier pousse l'eau à se déplacer du milieu le moins concentré en sels vers le milieu le plus concentré en sels. Les racines étant très concentrées en sels minéraux, elles attirent l'eau du sol environnant, créant une pression interne qui pousse la sève vers le haut de l'arbre.</p>
<p>Comment fait l'arbre pour avoir une croissance si étonnante que chaque point de l'écorce ne grimpe pas en même temps que la taille de l'arbre mais reste au même niveau ?</p>
<p>En fait, l'arbre grandit en édifiant de nouvelles structures, avec des cellules nouvelles au-dessus des anciennes. Ainsi, une branche apparue à 1,20 mètre du sol sera toujours à ce niveau, tout au long de la vie de l'arbre.</p>
<p> C'est cette croissance, égale en tout point, et toujours le cambium du tronc produisant et dressant des cellules au-dessus des précédentes qui permet à l'arbre de grandir verticalement sans pour autant voir de moyen de connaître la direction verticale !</p>
<p>Sur un terrain en pente s'ajoute un autre phénomène appelé le gravitropisme, dont on commence tout juste à comprendre le fonctionnement. Les arbres possèdent des cellules spécialisées (les statocytes) qui contiennent de minuscules grains d'amidon. Ces grains, un peu comme le niveau à bulle de maçon, serviraient de repère à l'arbre en l'aidant à percevoir sa verticalité. Dans le cas où le tronc pousserait de travers, les statocytes favoriseraient le déplacement de l'auxine sur un seul côté du tronc. Ceci engendrant la fabrication d'un bois dit « de tension » dont les fibres se rétractent et provoque la courbure du tronc.</p>
<p>Une des révolutions du tronc d'arbres, c'est encore leur diversité de formes et fonctionnement… Il y a 65 065 espèces d'arbres et tous ont des troncs différents !!!</p>
<h2 class="spip">Aux origines du tronc d'arbre</h2>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4574" class="spip_out" rel="external">Une grande famille, aux embranchements nombreux et possédant des racines… très anciennes : vous la connaissez ?</a></p>
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<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_3865.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3865-f9c24.jpg?1790134913' width='500' height='375' alt='' /></a>
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<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_3868.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3868-f9f9d.jpg?1790134913' width='500' height='375' alt='' /></a>
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<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_3867.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3867-0d66f.jpg?1790134913' width='500' height='375' alt='' /></a>
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<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_3866.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3866-2ae76.jpg?1790134914' width='500' height='375' alt='' /></a>
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<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH200/pdtimg_3807878b-dfb60.jpg?1790134914' width='300' height='200' alt='' />
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<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/troncs-bois-fossile-indonesie.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/troncs-bois-fossile-indonesie-14abd.jpg?1790134914' width='500' height='500' alt='' /></a>
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<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L262xH193/imagess-4-46af8.jpg?1790134914' width='262' height='193' alt='' />
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</div><h2 class="spip">Des troncs d'arbre étonnants</h2>
<p>Hêtre tortillard</p>
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<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/gif/-le-hetre-tortillard-.gif' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/gif"> <img src='http://matierevolution.org/IMG/gif/-le-hetre-tortillard-.gif?1727644352' width='500' height='375' alt='' /></a>
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<p>Baobab</p>
<div class='spip_document_10808 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/baobab-d5663.jpg?1790134914' width='500' height='334' alt='' />
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</div>
<p>Arbre de Judée... peu classique</p>
<div class='spip_document_10807 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/arbre-de-judee-lhay-les-roses-4.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/arbre-de-judee-lhay-les-roses-4-ef592.jpg?1790134914' width='500' height='333' alt='' /></a>
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</div>
<p>Acaricuara</p>
<div class='spip_document_10806 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/Acaricuara.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH667/Acaricuara-480be.jpg?1790134914' width='500' height='667' alt='' /></a>
</figure>
</div><h2 class="spip">Les troncs de diverses espèces d'arbres</h2>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89corce" class="spip_out" rel="external">L'écorce de l'arbre</a></p>
<p><a href="https://viagallica.com/v/arbres_-_reconnaissance_par_ecorce.htm" class="spip_out" rel="external">La reconnaissance des arbres par l'écorce</a></p>
<p><a href="http://www.lesarbres.fr/ecorces.php" class="spip_out" rel="external">Diverses écorces</a></p>
<p><a href="http://www.lesarbres.fr/ecorces.php" class="spip_out" rel="external">Encore sur les écorces d'arbre</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinophyta" class="spip_out" rel="external">ordre des Conifères :</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Araucariaceae" class="spip_out" rel="external">Araucariacées :</a></p>
<p>Araucaria</p>
<div class='spip_document_10828 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/tronc-d-araucaria-85979316.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH678/tronc-d-araucaria-85979316-85796.jpg?1790134914' width='500' height='678' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinaceae" class="spip_out" rel="external">Pinacées :</a></p>
<p>Cèdre</p>
<div class='spip_document_11198 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L259xH194/cedre-6f3ae-9fa9d.jpg?1790134914' width='259' height='194' alt='' />
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</div>
<p>Épicéa</p>
<div class='spip_document_11197 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH578/cedre_Liban_detail-9a809-58121.jpg?1790134914' width='500' height='578' alt='' />
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</div>
<p>Mélèze</p>
<div class='spip_document_11196 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH332/meleze_-_02-dc016-4cdf3.jpg?1790134914' width='500' height='332' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Pin</p>
<div class='spip_document_11195 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH715/pin_Calabre_detail-0f179-207d4.jpg?1790134914' width='500' height='715' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Sapin</p>
<div class='spip_document_11194 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH706/sapin-3a1e6-03376.jpg?1790134915' width='500' height='706' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Tsuga</p>
<div class='spip_document_11193 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L280xH373/Tsuga-8e52c-ee2b5.jpg?1790134915' width='280' height='373' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cupressaceae" class="spip_out" rel="external">Cupressacées :</a></p>
<p>Calocèdre</p>
<div class='spip_document_11204 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L251xH334/calocedre-bfce9-e632a.png?1790134915' width='251' height='334' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Cyprès</p>
<div class='spip_document_11203 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L201xH251/cypres-19812-9d24d.jpg?1790134915' width='201' height='251' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Faux cyprès</p>
<div class='spip_document_11202 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH667/faux_cypres-6ed31-e7d03.jpg?1790134915' width='500' height='667' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Genévrier</p>
<div class='spip_document_11201 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH360/genevrier-2df8e-bc850.jpg?1790134915' width='500' height='360' alt='' />
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</div>
<p>Hinoki</p>
<div class='spip_document_11200 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH757/hinoki-34f47-1032a.jpg?1790134915' width='500' height='757' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Libocèdre</p>
<div class='spip_document_11199 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L212xH457/libocedre-5ef1e-62f2d.jpg?1790134915' width='212' height='457' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Thuya</p>
<div class='spip_document_11206 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L421xH600/Thuja_occidentalis_03-806b2-c6d7a.jpg?1790134915' width='421' height='600' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxodiaceae" class="spip_out" rel="external">Taxodiacées :</a></p>
<p>Athrotaxis</p>
<div class='spip_document_11215 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH667/athrotaxis-77025-3c263.jpg?1790134915' width='500' height='667' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Cryptoméria</p>
<div class='spip_document_11214 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/cryptomeriatronc-ab537-34eb0.jpg?1790134915' width='500' height='375' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Cunninghamia</p>
<div class='spip_document_11213 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH750/Cunninghamia-cf800-54c48.jpg?1790134915' width='500' height='750' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Cyprès chauve</p>
<div class='spip_document_11212 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH667/cypres_chauve-7b3d5-6c2ee.jpg?1790134915' width='500' height='667' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Glyptostrobus</p>
<div class='spip_document_11211 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L220xH293/Glyptostrobus-f7563-6ccc4.jpg?1790134915' width='220' height='293' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Métaséquoia</p>
<div class='spip_document_11210 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH667/Metasequoia-40a02-cacfa.jpg?1790134915' width='500' height='667' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Séquoia, Taïwania</p>
<div class='spip_document_11209 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L377xH658/sequoia_detail-b6d43-db8e3.jpg?1790134915' width='377' height='658' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ginkgophyta" class="spip_out" rel="external">ordre des Ginkgoales, f. des Ginkgoacées :</a></p>
<p>Ginkgo</p>
<div class='spip_document_11216 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH640/gingko_detail-43258-5842e.jpg?1790134915' width='500' height='640' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxales" class="spip_out" rel="external">ordre des Taxales :</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cephalotaxus" class="spip_out" rel="external">Céphalotaxées :</a></p>
<p>Cephalotaxus</p>
<div class='spip_document_11217 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/Cephalotaxus-dc393-f5cd1.jpg?1790134915' width='500' height='333' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxaceae" class="spip_out" rel="external">Taxacées :</a></p>
<p>Amentotaxus</p>
<div class='spip_document_11223 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L299xH448/Amentotaxus-8c62d-b8a3e.jpg?1790134915' width='299' height='448' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Austrotaxus</p>
<div class='spip_document_11221 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L347xH462/Austrotaxus-6fd2d-839cc.jpg?1790134915' width='347' height='462' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Pseudotaxus</p>
<div class='spip_document_11220 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH335/Pseudotaxus-b4a86-1c3f2.jpg?1790134915' width='500' height='335' alt='' />
</figure>
</div>
<p>If (Taxus), Torreya</p>
<div class='spip_document_11218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/Torreya-50acf-afeb7.jpg?1790134915' width='500' height='375' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eucommia_ulmoides" class="spip_out" rel="external">Eucommiacées :</a></p>
<p>Eucommia</p>
<div class='spip_document_11397 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L240xH180/Eucommia_ulmoides1-e9e53-b0729.jpg?1790134915' width='240' height='180' alt='' />
</figure>
</div><div class='spip_document_11398 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH666/Eucommia_ulmoides-Arb-Brno-9-12-639f1-721df.jpg?1790134915' width='500' height='666' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Juglandaceae" class="spip_out" rel="external">Juglandacées :</a></p>
<p>Noyer</p>
<div class='spip_document_11399 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH400/Noyer-55a03-5a737.jpg?1790134915' width='400' height='400' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Ptérocarya</p>
<div class='spip_document_11400 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH669/Pterocarya-a978d-59bf4.jpg?1790134915' width='500' height='669' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Moraceae" class="spip_out" rel="external">Moracées :</a></p>
<p>Arbre à pain</p>
<div class='spip_document_11401 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L471xH620/Arbre_a_pain-506d5-67af1.jpg?1790134915' width='471' height='620' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Figuier</p>
<div class='spip_document_11402 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/figuiertronc-45890-61e0d.jpg?1790134915' width='500' height='375' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Jacquier</p>
<div class='spip_document_11403 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH537/jacquier-tronc-366f7-2f6b0.jpg?1790134915' width='400' height='537' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Mûrier</p>
<div class='spip_document_11404 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH667/Murier_a_feuilles_de_platane_Bergerac_tronc-3d12f-b8cfa.jpg?1790134915' width='500' height='667' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Oranger des Osages</p>
<div class='spip_document_11405 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH335/Oranger_des_Osages-5e681-5da53.jpg?1790134915' width='480' height='335' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Pippal</p>
<div class='spip_document_11406 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH750/pipal-33364289-81188-e7baf.jpg?1790134915' width='500' height='750' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Salicaceae" class="spip_out" rel="external">Salicacées :</a></p>
<p>Peuplier</p>
<div class='spip_document_11407 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L394xH525/Peuplier-351ca-a16fb.jpg?1790134915' width='394' height='525' alt='' />
</figure>
</div><div class='spip_document_11408 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH738/peuplier_detail-e065f-88a14.jpg?1790134915' width='500' height='738' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Saule</p>
<div class='spip_document_11409 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH667/saule-compressor-86f9a-99d60.jpg?1790134915' width='500' height='667' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Betulaceae" class="spip_out" rel="external">Bétulacées :</a></p>
<p>Aulne</p>
<div class='spip_document_11410 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L414xH623/Aulne-848ae-8d3e7.jpg?1790134915' width='414' height='623' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Bouleau</p>
<div class='spip_document_11411 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/bouleaux_detail-e0349.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH856/bouleaux_detail-e0349-65eef.jpg?1790134915' width='500' height='856' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p>Charme</p>
<div class='spip_document_11412 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/charme_pyramidal_detail-f17be.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L401xH1127/charme_pyramidal_detail-f17be-d6db0.jpg?1790134915' width='401' height='1127' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p>Noisetier</p>
<div class='spip_document_11413 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/noisetier_tronc_MVC-767S-30a92-d241c.jpg?1790134915' width='500' height='375' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Platanaceae" class="spip_out" rel="external">Platanacées :</a></p>
<p>Platane</p>
<div class='spip_document_11416 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH400/platane-ecorce1-5bce6-161ae.jpg?1790134915' width='400' height='400' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fagaceae" class="spip_out" rel="external">Fagacées :</a></p>
<p>Chêne</p>
<div class='spip_document_11417 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH400/chene-pedoncule-tronc-5d6ed-fdfb3.jpg?1790134915' width='400' height='400' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Châtaignier</p>
<div class='spip_document_11414 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/ak021008017-cb55a-70eb4.jpg?1790134915' width='500' height='375' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Hêtre</p>
<div class='spip_document_11415 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/fagus-sylvatica7866ef05e891d7c26f1cd9d549c11e9a-166a6-e9cd9.jpg?1790134915' width='500' height='375' alt='' />
</figure>
</div>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ulmaceae" class="spip_out" rel="external">Ulmacées :</a></p>
<p>Orme <br class='autobr' />
Micocoulier <br class='autobr' />
Zelkova</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aceraceae" class="spip_out" rel="external">Céracées :</a></p>
<p>Érables</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_esp%C3%A8ces_d%27%C3%A9rables" class="spip_out" rel="external">Espèces d' Érables</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anacardiaceae" class="spip_out" rel="external">Anacardiacées :</a></p>
<p>Anacardier <br class='autobr' />
Cotinus <br class='autobr' />
Faux Poivrier <br class='autobr' />
Manguier <br class='autobr' />
Pistachier <br class='autobr' />
Rhus <br class='autobr' />
Sumac</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Araliaceae" class="spip_out" rel="external">Araliacées :</a></p>
<p>Aralia <br class='autobr' />
Kalopanax</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bignoniaceae" class="spip_out" rel="external">Bignoniacées :</a></p>
<p>Catalpa <br class='autobr' />
Jacaranda</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Caprifoliaceae" class="spip_out" rel="external">Caprifoliacées :</a></p>
<p>Abélia<br class='autobr' />
Kolkwitzia</p>
<p>Laurier-tin</p>
<p>Sureau <br class='autobr' />
Viorne obier</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cornaceae" class="spip_out" rel="external">Cornacées :</a></p>
<p>Cornouiller</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ebenaceae" class="spip_out" rel="external">Ébénacées :</a></p>
<p>Ébène <br class='autobr' />
Plaqueminier <br class='autobr' />
Sapotillier <br class='autobr' />
Styrax</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ericaceae" class="spip_out" rel="external">Éricacées :</a></p>
<p>Arbousier <br class='autobr' />
Rhododendron</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hamamelidaceae" class="spip_out" rel="external">Hamamélidacées :</a></p>
<p>Katsura <br class='autobr' />
Liquidambar <br class='autobr' />
Parrotie</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hippocastanaceae" class="spip_out" rel="external">Hippocastanacées :</a></p>
<p>Marronnier</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lauraceae" class="spip_out" rel="external">Lauracées :</a></p>
<p>Avocatier</p>
<p>Camphrier<br class='autobr' />
Cannelier <br class='autobr' />
Laurier <br class='autobr' />
Sassafras</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabaceae" class="spip_out" rel="external">Fabacées :</a></p>
<p><a href="http://www.cosmovisions.com/papilionacees.htm" class="spip_out" rel="external">Sous-famille des Papilionacèes :</a></p>
<p>Baguenaudier <br class='autobr' />
Cytise <br class='autobr' />
Robinier <br class='autobr' />
Sophora du Japon <br class='autobr' />
Virgilier <br class='autobr' />
Wisteria (glycine)</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Caesalpinioideae" class="spip_out" rel="external">Sous-famille des Caesalpinioidées :</a></p>
<p>Arbre de Judée<br class='autobr' />
Bauhinia<br class='autobr' />
Caesalpinia, avec le Pernambouc ou le Pau-Brasil<br class='autobr' />
Caroubier<br class='autobr' />
Cassia<br class='autobr' />
Chicot<br class='autobr' />
Févier<br class='autobr' />
Tamarinier</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mimosaceae" class="spip_out" rel="external">Sous-famille des Mimosacées</a></p>
<p>Acacia<br class='autobr' />
Albizia<br class='autobr' />
Mimosa</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Magnoliaceae" class="spip_out" rel="external">Magnoliacées :</a></p>
<p>Magnolia<br class='autobr' />
Tulipier</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Meliaceae" class="spip_out" rel="external">Méliacées :</a></p>
<p>Cédrèle<br class='autobr' />
Margousier</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Myrtaceae" class="spip_out" rel="external">Myrtacées :</a></p>
<p>Eucalyptus</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nyssaceae" class="spip_out" rel="external">Nyssacées :</a></p>
<p>Davidia</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Oleaceae" class="spip_out" rel="external">Oléacées :</a></p>
<p>Olivier<br class='autobr' />
Frêne<br class='autobr' />
Chionanthus</p>
<p>Lilas</p>
<p>Forsythia</p>
<p>Jasmin</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rhamnaceae" class="spip_out" rel="external">Rhamnacées :</a></p>
<p>Bourdaine <br class='autobr' />
Céanothe<br class='autobr' />
Nerprun</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosaceae" class="spip_out" rel="external">Rosacées :</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maloideae" class="spip_out" rel="external">sous-famille des Malacées :</a></p>
<p>Alisier<br class='autobr' />
Amélanchier<br class='autobr' />
Aubépine<br class='autobr' />
Néflier<br class='autobr' />
Cognassier <br class='autobr' />
Cotoneaster <br class='autobr' />
Poirier<br class='autobr' />
Pommier<br class='autobr' />
Sorbier</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prunus" class="spip_out" rel="external">Sous-famille des Amygdalacées, genre Prunus</a></p>
<p>Abricotier<br class='autobr' />
Amandier<br class='autobr' />
Cerisier<br class='autobr' />
Laurier-cerise<br class='autobr' />
Laurier du Portugal<br class='autobr' />
Merisier<br class='autobr' />
Pêcher<br class='autobr' />
Prunier</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rutaceae" class="spip_out" rel="external">Rutacées :</a></p>
<p>Citronnier<br class='autobr' />
Eucommia<br class='autobr' />
Euodia<br class='autobr' />
Oranger<br class='autobr' />
Phellodendron<br class='autobr' />
Ptéléa<br class='autobr' />
Zanthoxylum</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sapindaceae" class="spip_out" rel="external">Sapindacées :</a></p>
<p>Litchi</p>
<p>Longanier</p>
<p>Savonnier</p>
<p>Xanthoceras</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Scrophulariaceae" class="spip_out" rel="external">Scrofulariacées :</a></p>
<p>Paulownia</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sterculiaceae" class="spip_out" rel="external">Sterculiacées :</a></p>
<p>Brachychiton</p>
<p>Cacaoyer<br class='autobr' />
Cola</p>
<p>Sterculia</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Simaroubaceae" class="spip_out" rel="external">Simaroubacées :</a></p>
<p>Ailante</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fagaceae" class="spip_out" rel="external">Fagacées :</a></p>
<p>Chêne <br class='autobr' />
Châtaignier <br class='autobr' />
Hêtre</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ulmaceae" class="spip_out" rel="external">Ulmacées :</a></p>
<p>Orme <br class='autobr' />
Micocoulier <br class='autobr' />
Zelkova</p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2006" class="spip_out" rel="external">Les arbres sentent-ils et communiquent-ils ?</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3405" class="spip_out" rel="external">L'arbre révolutionne la Terre</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2839" class="spip_out" rel="external">Arbres associés, enlacés, emmêlés, amoureux, interactifs, coopérant, échangeant, s'entraidant ou se volant mutuellement</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tronc_(botanique)" class="spip_out" rel="external">Qu'est-ce que le tronc d'arbre</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bois" class="spip_out" rel="external">Création du bois</a></p>
<p><a href="https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/botanique-tout-savoir-coniferes-774/page/7/" class="spip_out" rel="external">Qu'est-ce que la résine</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sine_(v%C3%A9g%C3%A9tale)" class="spip_out" rel="external">Création de la résine</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A8ve" class="spip_out" rel="external">Qu'est-ce que la sève</a><br class='autobr' />
<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont%C3%A9e_de_s%C3%A8ve" class="spip_out" rel="external">Montée de la sève</a></p>
<p><a href='http://matierevolution.org/[Pour déraciner quelques idées fausses sur les arbres -> https:/www.matierevolution.fr/spip.php?article4035'>Invention de la croissance verticale du tronc de l'arbre</a></p>
<p><a href="https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00882772/document" class="spip_out" rel="external">Mécanique de l'arbre sur pied : modélisation d'une structure en croissance soumise à des chargements permanents et évolutifs</a></p>
<p><a href="https://www.sourcier-geobiologie-67.com/2017/09/13/les-%C3%A9tonnantes-facult%C3%A9s-des-arbres/" class="spip_out" rel="external">Les étonnantes facultés des arbres</a></p>
<p><a href="https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/botanique-exclusivite-nouvel-extrait-documentaire-intelligence-arbres-68428/" class="spip_out" rel="external">Intelligence des arbres ?</a></p>
<p><a href="https://www.kaizen-magazine.com/article/arbres-entre-visible-invisible/" class="spip_out" rel="external">Arbre : entre visible et invisible</a></p>
<p><a href="https://www.consoglobe.com/top-5-arbres-plus-originaux-planete-cg" class="spip_out" rel="external">Les arbres les plus originaux de la planète</a></p>
<p><a href="http://www.regardsurlemonde.fr/blog/les-arbres-les-plus-beaux-du-monde" class="spip_out" rel="external">Les arbres les plus beaux du monde</a></p>
<p><a href="https://www.inrees.com/articles/foret-cache-arbre-intelligence-plantes/" class="spip_out" rel="external">La forêt cache l'arbre</a></p>
<p><a href="http://www.natures-paul-keirn.com/article-l-arbre-choisit-de-faire-tomber-ses-feuilles-37997292.html" class="spip_out" rel="external">L'arbre choisit de faire tomber ses feuilles</a></p>
<p><a href="http://arbre.over-blog.com/l-arbre-et-le-mouvement" class="spip_out" rel="external">L'arbre et le mouvement</a></p>
<p><a href="https://www.econologie.com/forums/sciences-et-technologies/les-arbres-bougent-sur-le-cycle-jour-nuit-t14779.html" class="spip_out" rel="external">Les arbres bougent sur un cycle jour-nuit</a></p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/08/30/des-formes-et-des-forces_1753537_1650684.html" class="spip_out" rel="external">Des formes et des forces</a></p>
<p><a href="https://uplib.fr/wiki/Les_arbres,_comment_%C3%A7a_pousse_%3F" class="spip_out" rel="external">Comment poussent les arbres</a></p>
<p><a href="http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/Les-arbres-grossissent-et-prennent-du-poids-mais-pas-en-meme-temps" class="spip_out" rel="external">Quand les arbres grossissent et quand ils prennent du poids</a></p>
<p><a href="http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/bois/bois-tronc.htm" class="spip_out" rel="external">Structure d'un tronc d'arbre</a></p>
<p><a href="https://www.zoom-nature.fr/larbre-vivant-une-megalopole-de-micro-habitats/" class="spip_out" rel="external">L'arbre vivant : une mégalopole de micro-habitats</a></p></div>
L'équilibre terrestre du climat et de la biodiversité du vivant est paraît-il menacé, mais la dynamique terrestre est-elle un équilibre ou, au contraire, un état hors équilibre relié à une dialectique des contradictions, fondant des révolutions porteuses de nouveautés ?
http://matierevolution.org/spip.php?article4945
http://matierevolution.org/spip.php?article49452016-01-13T00:26:00Ztext/htmlfrRobert ParisDialectic - DialectiqueDiscontinuitéEmergenceEcologieClimat
<p>« Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité. » <br class='autobr' />
Victor Hugo <br class='autobr' /> « L'évolution est une succession infinie d'accidents, construisant, déconstruisant, et reconstruisant sans cesse, faisant naître de la nouveauté. » <br class='autobr' />
Jean-Claude Ameisen dans "La sculpture du vivant" <br class='autobr' /> « Bien que nous ayons beaucoup de preuves en faveur de l'existence de discontinuités, nous continuons à envisager l'évolution humaine sous la forme d'une transition en douceur d'un type d'ancêtre humain à (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique38" rel="directory">Géodynamique et climatologie de la Terre - Sauvegarde de la planète</a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot285" rel="tag">Climat</a>
<div class='rss_texte'><p><i>« Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité. »</i></p>
<p>Victor Hugo</p>
<p><i>« L'évolution est une succession infinie d'accidents, construisant, déconstruisant, et reconstruisant sans cesse, faisant naître de la nouveauté. »</i></p>
<p>Jean-Claude Ameisen dans "La sculpture du vivant"</p>
<p><i>« Bien que nous ayons beaucoup de preuves en faveur de l'existence de discontinuités, nous continuons à envisager l'évolution humaine sous la forme d'une transition en douceur d'un type d'ancêtre humain à un autre. (…) En fait, il n'en a probablement pas été ainsi. »</i></p>
<p>Christopher Wills dans "La sagesse des gènes, nouvelles perspectives sur l'évolution"</p>
<p><i> « Ce gradualisme du darwinisme a été enraciné dans les vues philosophiques de la société victorienne. De cette « évolution », on élimine tous les sauts, les changements brusques et les transformations révolutionnaires. Ces perspectives anti-dialectiques (...) ont profondément enraciné dans la pensée occidentale ce biais qui nous prédispose à rechercher la continuité et le changement progressif. »</i></p>
<p>Stephen Jay Gould</p>
<p><i>« La grande révolution de la théorie des quanta fut que des caractères de discontinuités furent découverts dans le Livre de la Nature, dans un contexte où tout autre chose que la continuité apparaissait comme absurde d'après les vues admises jusqu'à ce moment. »</i></p>
<p>Le physicien Erwin Schrödinger dans « Qu'est-ce que la vie ? »</p>
<p><i>« On a découvert que quand vous allez loin de l'équilibre, par exemple, en considérant une réaction chimique, que vous empêchez d'arriver à l'équilibre, se produisent des phénomènes extraordinaires que personne n'aurait cru possibles ; par exemple, des horloges chimiques… Donc, loin de l'équilibre, se produisent des phénomènes ordonnés qui n'existent pas près de l'équilibre… le non-équilibre, c'est la voie la plus extraordinaire que la nature ait inventée pour coordonner les phénomènes, pour rendre possibles des phénomènes complexes. »</i></p>
<p>Ilya Prigogine dans « Temps à devenir »</p>
<p><i>« La thermodynamique des processus irréversibles a découvert que les flux qui traversent certains systèmes physico-chimiques et les éloignent de l'équilibre, peuvent nourrir des phénomènes d'auto-organisation spontanée, des ruptures de symétrie, des évolutions vers une complexité et une diversité croissantes. »</i></p>
<p>Ilya Prigogine et Isabelle Stengers dans « La nouvelle alliance »</p>
<p> <i>« Pendant le dernier interglaciaire, l'Eémien, la teneur en dioxyde de carbone était supérieure à celle de la période pré-industrielle et atteignait 300 ppm (contre 280 ppm dans la période préindustrielle). Sans nier l'impact de l'industrialisation sur la teneur en CO² de l'atmosphère et les problèmes d'environnement qu'il soulève, force est de constater que la teneur de dioxyde de carbone atmosphérique fluctue de façon naturelle, indépendamment de l'influence anthropique… La pompe biologique et la production de carbonates de calcium sont les mécanismes qui semblent les plus appropriés pour expliquer les variations de teneur du dioxyde de carbone atmosphérique lors des transitions glaciaire-interglaciaire… La destruction d'une chaîne de montagnes, l'accélération du taux d'expansion des dorsales ou les collisions continentales sont susceptibles de modifier les teneurs en dioxyde de carbone atmosphérique. » </i></p>
<p>Extrait de l'ouvrage collectif « Sciences de la terre et de l'univers » de Brahic, Hoffert, Schaaf et Tardy dirigé par Jean-Yves Daniel :</p>
<h2 class="spip">L'équilibre terrestre du climat et de la biodiversité du vivant est paraît-il menacé, mais la dynamique terrestre est-elle un équilibre ou, au contraire, un état hors équilibre relié à une dialectique des contradictions, fondant des révolutions porteuses de nouveautés ?</h2>
<p>Bien des gens, scientifiques compris, estiment que l'équilibre terrestre (notamment le climat et l' « équilibre » du vivant) serait en train d'être mis en cause par la production de CO² liée à l'activité humaine. Ils préfèrent d'ailleurs souligner l'importance du CO² que du méthane et de la vapeur d'eau dans l'effet de serre qui cause globalement un réchauffement et minimisent tous les autres facteurs (soleil, océans, nuages, volcanisme...)</p>
<p>En réalité, la dynamique qui a produit la Terre est fondée sur des apparitions de structures nouvelles « loin de l'équilibre », sur des révolutions porteuses de nouveautés, sur l'émergence de structures qui n'ont aucune base dans l'ordre ancien et amènent même la destruction massive et brutale de celui-ci…</p>
<p>La vie n'est pas la seule révolution qu'ait connue la terre et n'est pas une seule mais des multiples révolutions. L'oxygène, l'eau, les continents, l'atmosphère, l'érosion, la couche d'ozone font également partie de la liste des multiples révolutions qui ont fait la Terre. Ce ne sont pas des ordres stables mais des produits de rétroactions brutales qui ont renversé l'existence précédente.</p>
<p>A l'origine de la Terre (4,6 milliards d'années), il y avait 0% d'oxygène (aujourd'hui 21%) dans l'atmosphère constituée à 98% de CO² (contre 0,03% aujourd'hui) et une température des continents si chaude (340° contre 13° aujourd'hui) et la pression si forte (60 bars contre 1 bar aujourd'hui) qu'aucune vie n'y aurait été possible. La seule vie existait dans les océans et elle a commencé par fonctionner sur la base du CO² (gaz carbonique) et pas de l'oxygène.</p>
<p>Les premiers êtres vivants bactériens étaient donc anaérobies (vivant en dehors de présence d'oxygène). Au lieu de l'oxygène, les archéobactéries utilisent le méthane, le chlorure de sodium, la forte chaleur ou le soufre pour trouver leur énergie vitale.</p>
<p>Dotées de chlorophylle et autres pigments récepteurs de photons, les cyanobactéries, également connues sous le nom d'algues bleues, ont utilisé le rayonnement solaire pour synthétiser leur matière nutritive à partir d'eau et de dioxyde de carbone. Ce processus s'est accompagné d'un dégagement de dioxygène, qui a été piégé dans les minéraux par des éléments chimiques réducteurs, tel le fer, avant de s'accumuler progressivement dans l'atmosphère. Une partie des molécules de dioxygène se sont ensuite dissociées sous l'effet du rayonnement ultraviolet, et les atomes libérés se sont recombinés à d'autres molécules pour former la couche d'ozone dans la stratosphère.</p>
<p>L'apparition de la vie date de 3,9 milliards d'années, la formation de l'oxygène atmosphérique de 2 milliards d'années, la formation de l'ozone de 1,6 milliards d'années, les premières algues de 1,2 milliards d'années, la conquête par la vie de la terre ferme de 400 millions d'années.</p>
<p>La terre ferme de la planète Terre a été conquise par les plantes il y a un peu plus de 400 millions d'années. En effet, il y a 420 millions d'années, la vie végétale des océans commence à coloniser les terres émergées.</p>
<p>Il y a environ 130 millions d'années, au Crétacé, les crocodiles, dinosaures, tortues et autres amphibiens qui peuplent la Terre sont témoins d'une révolution : les gymnospermes, plantes à graine nue qui dominent alors la flore depuis 150 millions d'années, sont supplantées par les angiospermes, les « plantes à fleurs », dont la graine se forme à l'abri d'un fruit. Les pollens fossiles l'indiquent, les premières angiospermes sont apparues il y a plus de 136 millions d'années. Elles ont ensuite colonisé toute la planète, et ce, très rapidement : des fragments de plantes ont été retrouvés en Europe, Amérique du Sud, du Nord, Asie, Nouvelle-Zélande et Antarctique, dans des terrains datés de 125 à 65 millions d'années. Cette colonisation s'est accompagnée d'une diversification elle aussi rapide, puisque dès cette dernière date, à la fin du Crétacé, les principales familles actuelles existaient.</p>
<p>Les premières plantes à coloniser la Terre ne se sont pas contentées de donner un peu de couleur à un paysage terne des continents désertiques. Elles ont aussi considérablement accéléré la décomposition naturelle des roches, rafraîchi l'atmosphère, provoqué une extinction massive de la vie océanique et surtout déclenché une ère glaciaire majeure.</p>
<p>Plantes, animaux, continents, océans, climat rétroagissent brutalement. L'apparition des algues vertes (2,5 milliards d'années) a modifié l'atmosphère brutalement la faisant passer de 0% d'oxygène à environ 10% d'où une agression d'anciennes espèces et un choc évolutif brutal. La disparition brutale des dinosaures, lors de l'extinction massive d'espèces du Crétacé, a provoqué le développement des arbres. Les premiers arbres, il y a 300 millions d'années, étaient les ancêtres des conifères (les plantes à cônes) que nous connaissons aujourd'hui. Cependant, les dinosaures sauriens, broutaient les sous-bois des immenses forêts de conifères et les jeunes plants ne pouvaient se développer jusqu'à l'âge adulte. En disparaissant, il y 65 millions d'années, les dinosaures ont probablement favorisé le renouvellement des forêts par les plantes à fleurs.</p>
<h2 class="spip">Voici la chronologie de l'histoire des principales révolutions de la Terre porteuse d'un tel changement massif, brutal et radical :</h2>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 4,6 milliards d'années : formation de la Terre au sein du système solaire, planète chaude sans matière froides en surface</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 4,5 milliards d'années : bombardement massif de météorites porteuses d'eau donnant une planète entièrement couverte d'océans</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 4,3 milliards d'années : formation de l'atmosphère terrestre et formation des roches sédimentaires les plus anciennes</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 4 milliards d'années : début de la tectonique des plaques et formation des roches magmatiques ; la température terrestre passe en dessous de 100°, ce qui permet la formation de macromolécules</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 3,8 milliards d'années : « bombardement tardif » qui efface toutes les traces précédentes, supprimant tout enregistrement historique antécédent</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> date inconnue : apparition des ARN</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> date inconnue : apparition des protéines</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> date inconnue : apparition de l'ADN</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 3,5 milliards d'années : apparition de la vie cellulaire ; apparition des premiers stromatolithes</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 3,2 milliards d'années : apparition des premiers acritarches</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 3 milliards d'années : apparition de la photosynthèse</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2,9 milliards d'années : accrétion des continents (première fois que l'on trouve de vastes zones continentales)</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2,7 milliards d'années : première cellules eurcaryotes</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2,45 à 2,2 milliards d'années : « grand événement » d'apparition de l'oxygène avec, comme conséquence, l'effondrement du méthane et la destruction massive de formes de vie pour lesquelles l'oxygène est un poison</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2,2 milliards d'années : première augmentation de l'énergie solaire (plus 10%)</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2,1 milliards d'années : apparition des algues rouges</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2 milliards d'années : émergence de la sexualité des bactéries ; apparition des pluricellulaires</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 1,56 milliards d'années : formation de cellules eucaryotes complètes</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 1 milliard d'année : terre en boule de neige et explosion des cellules eucaryotes</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 800 millions d'années : l'énergie solaire augmente considérablement (jusque là, elle était 30% plus faible)</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 720 millions d'années : glaciation globale de la Terre</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 635 millions d'années : glaciation globale de la Terre et explosion d'Ediacara</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 540 millions d'années : explosion de diversité « cambrienne » du vivant</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 500 millions d'années : apparition des chordés ainsi que des animaux à coquille</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 480 millions d'années : grande extinction du vivant ; apparition des plantes terrestres ; grand refroidissement global et des variations du niveau marin (dites glacio-eustatiques) ; le supercontinent Gondwana, alors placé au pôle Sud, porte une immense calotte glaciaire (inlandsis). Cette glaciation qui mobilisa d'énormes quantités d'eau, a fait baisser le niveau des mers</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 450 millions d'années : apparition des vertébrés</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 410 millions d'années : apparition des poissons à mâchoires</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 400 millions d'années : apparition des insectes, des graines et des sarcoptérygiens (poumons)</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 373 millions d'années : colonisation des continents par les plantes</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 370 millions d'années : grande extinction</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 365 millions d'années : apparition des tétrapodes</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 360 millions d'années : apparition des amphibiens</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 340 millions d'années : apparition des reptiles</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 320 à 270 millions d'années : glaciation</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 251 millions d'années : extinction ; grands trapps de Sibérie</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 210 millions d'années : éclatement du supercontinent qui agglomérait toutes les terres émergées</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 220 millions d'années : apparition des dinosaures</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 200 millions d'années : extinction</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 150 millions d'années : apparition des oiseaux</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 135 millions d'années : apparition des fleurs</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 115 millions d'années : apparition des euthériens</p>
<p> En même temps, la vie subit une nouvelle révolution générale et profonde.</p>
<p>A la fin du crétacé se développe un nouveau groupe de mammifères : les cuspides, comme Zalambdalestes. Ces petits animaux ressemblaient aux petits rongeurs actuels. Toutefois, sur terre, et depuis déjà 100 millions d'années, les dinosaures prospèrent et se diversifient. Notamment avec les Hadrosaures, qui furent certainement les dinosaures les plus communs de leur époque. Semblables aux Iguanodontidés mais plus évolués, on les distinguait en deux parties : les Hadrosaurinés, qui ne possédaient pas de crête, et les Lambéosaurinés, qui en avaient une. Leur caractéristique la plus frappante est leur bec de canard contenant plus d'un millier de dents capables de broyer les végétaux, même les plus costauds. Un autre groupe d'herbivores prospérait durant le Crétacé : les Ceratopsiens. Ils possédaient souvent plusieurs cornes faciales ; à part quelques exceptions comme Pachyrhinosaurus qui possédaient des excroissances à la place de la corne ; ainsi qu'une crête ornementale qui devait jouer un rôle pendant la parade nuptiale ou pour se défendre quand l'animal était attaqué. Enfin, les carnivores eurent de nouveaux et très célèbres représentants durant le Crétacé : les Tyrannosauridés. Ces grands prédateurs étaient munis de pattes arrière extrêmement puissante et d'une gueule aux mâchoires elles aussi d'une puissance phénoménale. Cependant leurs membres avant se sont atrophiés, et la cause reste encore dure à déterminer.</p>
<p> Dans les eaux, la vie subit une véritable révolution elle aussi. Les invertébrés se rapprochèrent peu à peu de nos crustacés actuels, ainsi que des gastéropodes et des oursins. Les poissons osseux (téléostéens) se diversifièrent énormément grâce à l'apparition d'animaux proches de nos anguilles, des carpes et des perches. Enfin, des reptiles marins comme les Mosasaures apparurent avec les tortues marines et les premiers oiseaux aquatiques.</p>
<p> Enfin, au Crétacé, les restes de la Pangée se divisent et forment le Gondwana (au sud) et la Laurasie (au nord). Ceux-ci se disloquaient et les continents actuels prenaient peu à peu forme. Madagascar et l'Inde se séparèrent du Gondwana afin de prendre leurs places actuelles. Bientôt un effroyable cataclysme allait tout bouleverser et tout remettre en cause : l'extinction Crétacé-Tertiaire, il y a 65 millions d'années !</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 65 millions d'années : grands trapps du Deccan et trapps de la province ignée nord-atlantique ; disparition des dinosaures et grande extinction de quantité d'autres espèces</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 40 millions d'années : trapps d'Ethiopie</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 34 millions d'années : glaciation</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 17 millions d'années : embellie climatique du Miocène qui va durer deux millions d'années ; première sortie d'Afrique par nos ancêtres grands singes</p>
<p>La Terre n'avait pas connu de calotte de glace importante et durable depuis le permo-carbonifère, il y a 300 millions d'années, pendant près de 250 millions d'années. Les dinosaures, par exemple, dont le règne démarre il y a 220 millions d'années et s'achève il y a 65 millions d'années, n'ont quasiment pas vu l'ombre d'une calotte de glace ! Alors que de Toumaï à aujourd'hui, les hominidés puis les hommes ont évolué, depuis 7 millions d'années, dans un monde plus froid… Les résultats concernant le CO² (pour l'optimum de température du Miocène qui dure deux millions d'années de 17 millions à 15 millions) ont été un peu inattendus… Le taux le plus élevé, 700 ppmv, conduisait à nouveau à un refroidissement très marqué…</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 14 millions d'années : trapps d'Ethiopie ; extinction</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 10 millions d'années : début de la bifurcation entre hominoïdes et autres grands singes</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 7 millions d'années : naissance du genre homo au Tchad</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 5 millions d'années : naissance de la bipédie</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> de 3 millions d'années à 1,5 millions d'années : homo habilis</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> de 2 millions d'années à 100.000 ans : homo erectus</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2,7 millions d'années : glaciation</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 150.000 ans : sortie d'homo sapiens de son Afrique natale</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> de 300.000 ans à 40.000 ans : homo néanderthalensis</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> de 150.000 ans à aujourd'hui : homo sapiens</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 21.000 ans : glaciation</p>
<p>La Terre n'est pas la seule à être un produit des révolutions de son Histoire. C'est le cas de tous les éléments inertes comme vivants qui s'y trouvent : ils ont eu une apparition brutale.</p>
<p>Comme chaque être vivant, l'homme est un produit de l'histoire (et pas seulement de l'histoire de son cerveau). En effet, tous les éléments qui caractérisent notre physiologie sont nés à des époques diverses (apparus chez divers ancêtres de l'homme). Prenons simplement quelques éléments de son squelette :</p>
<p>a – la formule dentaire de base il y a 3,5 millions d'années</p>
<p>b – le bassin il y a 3,5 millions d'années</p>
<p>c – l'extrémité du scrotum il y a 2,5 millions d'années</p>
<p>d – le genou et le pied il y a 1,8 millions d'années</p>
<p>e – le coude il y a 1,5 millions d'années</p>
<p>f – la position du crâne par rapport à la colonne il y a 250.000 ans</p>
<p>g – le poignet et la forme sphérique du crâne il y a 100.000 ans qui est la dernière évolution importante du squelette.</p>
<p>Citons plus en détails ce patchwork historique qu'est un homme issu d'une succession de révolutions qui n'ont rien d'une progression continue ni linéaire :</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 15 milliards d'années, les particules qui constituent notre corps</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> peu avant 3,5 milliards d'années, la vie, les protéines, l'ARN et l'ADN</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2,8 milliards d'années, la vie utilisant l'oxygène</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2,2 milliards d'années, notre noyau cellulaire</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 1 milliard d'années, la sexualité</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 670 millions, notre fonctionnement pluricellulaire</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 500 millions d'années, la vie hors de l'eau</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 450 millions d'années, les débuts de notre système vertébral</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 400 millions d'années, notre vie terrestre et formation de la mâchoire</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 200 millions d'années, notre fonctionnement de mammifères avec notamment l'invention de la mamelle</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 100 millions d'années, le placenta</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 60 millions d'années, vision trichromatique des primates</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> environ 10 millions d'années, ancêtre commun des primates et des hominidés</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 6 millions d'années, notre apparition en Afrique en tant qu'être ressemblant à l'homme (australopithèque)</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 5 millions d'années, notre bipédie</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 3,8 millions d'années, notre voûte plantaire</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 3,5 millions d'années, notre formule dentaire de base et notre bassin</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 3 millions d'années, notre utilisation des outils</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2,5 millions d'années, notre scrotum</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 2 millions d'années, notre fonctionnement chromosomique et la grande phase de céphalisation</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> environ 2 millions d'années, notre pharynx notre larynx et nos zones du cerveau permettant le prélangage (lallation) puis le langage</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 1,8 millions d'années, de nouvelles étapes vers notre configuration actuelle : face plus aplatie, front relevé, incisives et canines plus développées, molaires et prémolaires plus petites, bourrelet au dessus des yeux disparu, agrandissement du cerveau (homo habilis)</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> plus d'un million d'années, libération du front des muscles qui retenaient le crâne</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 1,8 millions d'années, nos os du pied et notre genou</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 1,5 millions d'années, notre coude</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 400.000 ans, notre os sphénoïde du crâne</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 338.000 ans, une génétique très proche de celle de l'homme actuel</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 250.000 ans, notre trou occipital dans le prolongement de la colonne vertébrale</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 200.000 ans, le premier homo sapiens en Afrique</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 100.000 ans, la forme sphérique du crâne et le poignet ; c'est-à-dire homo sapiens sapiens (moderne)</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> 10.000 ans, l'homme agriculteur Les datations précédentes sont indiquées à titre tout à fait indicatif et seulement pour montrer combien l'homme est fait de briques de toutes époques….</p>
<p>La vie, elle-même, n'est pas née en une fois mais par toute une série de révolutions qui ne se sont pas déroulées régulièrement mais ont été séparées de longues périodes historiques.<br class='autobr' />
Dans son ouvrage « Singularités » De Duve imagine les singularités suivantes du vivant :</p>
<p>1- formation des premières molécules (éventuellement dans l'espace) : chimie abiotique produisant des acides aminés, les pyrophosphates et thioesters</p>
<p>2- production de l'ATP et autres molécules porteuses de l'énergie des interactions du vivant</p>
<p>3- formation des bases U, A, G et C, les mononucléotides NMP et leurs dérivés pyrophosphatés les NTP, qui sont les briques du futur ARN (mais aussi de l'ADN qui n'apparaît que beaucoup plus tard semble-t-il) et appariement des bases. Apparition d'un protométabolisme.</p>
<p>4- apparition de l'ARN (acide ribonucléique) que De Duve appelle « événement charnière » car l'ARN est à l'origine des protéines et des métabolismes. Mais cela ne signifie pas une seule naissance car d'emblée apparaissent de multiples ARN.</p>
<p>5- réplication et transformation de l'ARN par lui-même. Formation des ARN auto-catalytique (l'ARNr ribosomial est la première molécule catalytique, avant les enzymes), ARN messager (ARNm) et de l'ARN de transfert (ARNt). Invention de la variation en même temps que la réplication. L'ARN est à la fois porteur de la mémoire génétique, dépositaire réplicable et agent de cette réplication (ce qui ne sera plus vrai avec l'apparition de l'ADN avec lequel la transcription sera complètement dissociée de la réplication). Début du mécanisme de sélection. Allongement des brins d'ARN. Développement des enzymes et du métabolisme.</p>
<p>6- production des protéines par l'interaction entre diverses sortes de molécules ARN (ARNm, ARNt et ARNr), traduction du langage nucléique en langage protéique, que De Duve nomme la « vraie révolution », « l'événement clef par lequel l'information est entrée dans la vie émergente ».</p>
<p>7- formation de la membrane cellulaire par des protéines membranaires</p>
<p>8- naissance de la cellule vivante (son apparition est particulièrement difficile à situer dans le temps) avec apparition de la croissance et de la multiplication par division.</p>
<p>9- apparition du code génétique : langage de transcription (général au vivant utilisant l'ADN) entre les bases de l'ARN (les NTP) couplées par trois (formant un codon) et les acides aminés (un acide correspondant de façon unique à un codon). Formation de la base thymine T par méthilisation de l'uracile U.</p>
<p>10- apparition de l'ADN (acide désoxyribonucléique), la fameuse double hélice et du double processus de réplication (un brin répliqué d'un seul coup et l'autre par segments reconstitués ensuite) puis revérification par des enzymes correcteurs. L'ordre de l'ADN est issu du désordre et des interactions des ARN qui ne disparaissent pas ensuite mais sont intégrés au processus… Les microARN (non codants) servent à réguler l'expression des gènes.</p>
<p>11- naissance de l'être procaryote (cellule sans noyau) puis eucaryote (cellule à noyau par l'intégration par symbiose à un procaryote d'autre procaryotes constituant mitochondries et chloroplastes). Naissent les familles de procaryotes, les bacteria et les archaea, puis les eucarya (ou eucaryotes, parmi lesquels apparaîtront notamment les animaux, les plantes et les éponges).</p>
<p>12- apparition des êtres pluricellulaires.</p>
<h2 class="spip">LIRE AUSSI :</h2>
<p><a href="https://www.google.fr/search?hl=fr&q=ordre+d%C3%A9sorre+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&btnG=Recherche&meta=&gws_rd=ssl#hl=fr&q=ordre+d%C3%A9sordre+site:http://www.matierevolution.fr+OR+site:http://www.matierevolution.org" class="spip_out" rel="external">La dialectique de l'ordre et du désordre</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article2079" class="spip_out" rel="external">Qu'est-ce que des structures issues du non-équilibre ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3019" class="spip_out" rel="external">La nouveauté apparaît, au sein du vivant, ponctuellement, dans le temps comme dans l'espace</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1793" class="spip_out" rel="external">Le vivant, c'est la continuité ou la discontinuité ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3436" class="spip_out" rel="external">Les révolutions des plantes et des arbres</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3000" class="spip_out" rel="external">La thèse de Courtillot sur le réchauffement climatique</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3315" class="spip_out" rel="external">Extinctions massives d'espèces vivantes et volcanisme</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3324" class="spip_out" rel="external">Ce que nous apprennent les anciens climats de la Terre</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article4091" class="spip_out" rel="external">Lien entre volcanisme et tectonique des plaques</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3584" class="spip_out" rel="external">Que savons-nous du passage de l'inerte au vivant</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article27" class="spip_out" rel="external">Le fonctionnement révolutionnaire du vivant</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2624" class="spip_out" rel="external">Quelles révolutions de la matière ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3235" class="spip_out" rel="external">Météorologie et discontinuité</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article211" class="spip_out" rel="external">La discontinuité de la vie</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article9" class="spip_out" rel="external">Révolutionnaire, la matière ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3190" class="spip_out" rel="external">L'apparition des mammifères</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article1931" class="spip_out" rel="external">L'évolution est-elle régulière, progressive, linéaire, continue ou, au contraire, par sauts, par apparitions et disparitions, par équilibres ponctués, non-linéaire et non-régulière ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article348" class="spip_out" rel="external">Le changement brutal d'espèces</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article434" class="spip_out" rel="external">La discontinuité en géologie</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3405" class="spip_out" rel="external">Quand l'arbre révolutionne la Terre…</a></p>
<p> <a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3394" class="spip_out" rel="external">Entre animal et végétal, le chaînon manquant ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3545" class="spip_out" rel="external">La révolution qui a mené des dinosaures aux oiseaux</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article550" class="spip_out" rel="external">La complexité du vivant construite par la destruction</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article50" class="spip_out" rel="external">Evolution ou révolution des espèces ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1175" class="spip_out" rel="external">Géophysique et extinction des espèces</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2625" class="spip_out" rel="external">Qu'est-ce que la vie ? Un processus d'auto-organisation de la matière</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3473" class="spip_out" rel="external">L'espèce vivante, une catégorie dialectiquement contradictoire</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article348" class="spip_out" rel="external">Le changement brutal d'espèces</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1195" class="spip_out" rel="external">L'extinction des dinosaures</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3271" class="spip_out" rel="external">La dialectique de la plante</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2028" class="spip_out" rel="external">Un système va-t-il "naturellement" vers l'équilibre ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?breve292" class="spip_out" rel="external">Qu'est-ce que l'équilibre et le non-équilibre ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article449" class="spip_out" rel="external">L'auto-organisation ou l'ordre spontanément issu du désordre</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article564" class="spip_out" rel="external">Qu'est-ce que l'auto-organisation ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3234" class="spip_out" rel="external">Rétroaction du volcanisme, du climat et de la vie</a></p>
<p> <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article1774" class="spip_out" rel="external">Histoire des climats de la planète Terre</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1177" class="spip_out" rel="external">Le changement climatique est-il lent et progressif ou brutal ?</a></p>
<p><a href="http://www.cea.fr/le_cea/actualites/le_climat_a_bascule_de_facon_extremement_brutale-5453" class="spip_out" rel="external">Un article du CEA de 2008 démontre que le climat a basculé de façon extrêmement brutale mais cet article nuit à la thèse du réchauffement anthropique régulier et le CEA a retiré l'article !!!</a></p>
<p><a href="http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1363.htm" class="spip_out" rel="external">Heureusement le CNRS, coauteur, le publie encore</a></p>
<p><a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/carottages_groenland_fluctuations_climat_periode_glaciaire_5323.php4" class="spip_out" rel="external">Changement brutal de climat</a></p>
<p><a href="http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1363.htm" class="spip_out" rel="external">Un autre article sur le changement brutal de climat</a></p>
<p><a href="http://crops.u-sphere.com/index.php?title=Basculement_brutal_du_climat_%C3%A0_la_fin_de_la_derni%C3%A8re_%C3%A8re_glaciaire" class="spip_out" rel="external">Basculement brutal du climat</a></p>
<p><a href="http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/06/23/01008-20080623ARTFIG00362-intense-rechauffement-terrestre-il-y-a-ans.php" class="spip_out" rel="external">Encore sur le changement brutal de climat</a></p>
<p><a href="http://www.larecherche.fr/savoirs/palmares/bascule-ultrarapide-du-climat-01-01-2009-88348" class="spip_out" rel="external">Toujours sur le basculement brutal du climat</a></p>
<p><a href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/biblio/pigb15/02_variabilite.htm" class="spip_out" rel="external">Changements du climat qualitatifs et brutaux</a></p>
<p><a href="http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=24643" class="spip_out" rel="external">Le basculement rapide du climat</a></p>
<p><a href="http://climat-sceptique.over-blog.com/categorie-1098981.html" class="spip_out" rel="external">Le climat se réchauffe du fait de l'activité humaine ?</a></p></div>
Les arnaques du capitalisme dit « vert » : lampes basse consommation, carburant vert, fibres remplaçant l'amiante, nucléaire, etc…
http://matierevolution.org/spip.php?article2322
http://matierevolution.org/spip.php?article23222012-05-20T03:20:00Ztext/htmlfrRobert ParisEcologieCapitalisme
<p>Les arnaques du capitalisme dit « vert » : lampes basse consommation, carburant vert, … <br class='autobr' />
Les arnaques durables… de quoi rendre verts tous les consommateurs car elles se protègent derrière une prétention de défense de l'écologie que l'on trouve maintenant à toutes les sauces !!! Le simple fait d'indiquer qu'un produit, interdit par la loi, n'y est pas est présenté comme une preuve de préoccupation écologique... Le capitalisme a parfaitement su s'adapter au souci du consommateur et vendre (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique38" rel="directory">Géodynamique et climatologie de la Terre - Sauvegarde de la planète</a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot226" rel="tag">Ecologie</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag">Capitalisme</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Les arnaques du capitalisme dit « vert » : lampes basse consommation, carburant vert, …</h2>
<p>Les arnaques durables… de quoi rendre verts tous les consommateurs car elles se protègent derrière une prétention de défense de l'écologie que l'on trouve maintenant à toutes les sauces !!! Le simple fait d'indiquer qu'un produit, interdit par la loi, n'y est pas est présenté comme une preuve de préoccupation écologique... Le capitalisme a parfaitement su s'adapter au souci du consommateur et vendre même fictivement ce que celui-ci veut acheter. Inutile de compter sur une quelconque défense de la planète sous ce régime de profit ! Ni de compter sur lui pour informer le consommateur. Il est par contre utile de prévenir celui-ci nous-mêmes, hors des circuits commerciaux. Par exemple : N'ACHETEZ PAS LES LAMPES BASSE CONSOMMATION ET RETIREZ LES DE VOS APPARTEMENTS !!!</p>
<div class='spip_document_2402 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L330xH270/lampe-basse-consommation-b2e2b.jpg?1790134915' width='330' height='270' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Ces lampes dites "basse consommation" sont dangereuses et ce n'est nullement indiqué sur l'emballage. Et, en plus, elles ont un éco-label ! Et cherchez dessus qu'il y a danger précautions en cas de rupture de l'ampoule ou précautions pour le cerveau ou les yeux des enfants... Vous ne trouverez jamais marqué : danger gaz mercure, danger champs électromagnétiques, danger pour les yeux ! Le pire étant de ne pas prévenir et de ne pas indiquer les conditions d'utilisation et les conditions en cas de casse. Du coup, on laisse des enfants en bas âge sous ces lampes, on les utilise pour des lampes de bureau et on ignore ce qui se passe si l'ampoule casse... On croit que tout est fait pour les recycler. On croit qu'elles économisent l'énergie et l'argent. Et tout cela est faux... Et les pouvoirs publics s'ingénient à cultiver ces mensonges et ces bonnes affaires !</p>
<div class='spip_document_2403 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_1343.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_1343-59e8b.jpg?1790134916' width='500' height='375' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p><strong>Ampoules basse consommation, fluo-compactes ou LBC</strong></p>
<p>Les ampoules basse consommation sont l'un des objets qui vont se généraliser et sont présentés comme ultra écolo... On nous a dit qu'il fallait passer systématiquement aux ampoules basse consommation. Et cela devrait être généralisé en 2012, or, si on regarde bien le sujet, on s'aperçoit que ces ampoules sont dangereuses et nullement économiques (sans même parler du prix).</p>
<p>Le premier et le plus gros problème provient du fait que le consommateur ignore pour l'essentiel tout des problèmes, qu'il va penser que tout va bien puisque c'est à la fois écolo et économique et c'est complètement faux. Il risque de prendre ces LBC comme lampe de chevet située tout près de son crâne ou, en cas de rupture (en la vissant ou dévissant par exemple avec les doigts), il risque d'ignorer qu'il est en train de s'intoxiquer au mercure puisque jamais il n'y a marqué mercure sur l'emballage. Il risque de passer l'aspirateur ou de conserver les moquettes ou tapis sur lesquels le mercure a pu tomber à la brisure de l'ampoule. Enfin, il risque de passer l'aspirateur, pulvérisant du mercure dans toute la pièce pour de longues durées.</p>
<p> Tout cela est accepté par les autorités qui n'ont pas imposé que soit marqué mercure sur l'emballage ni indiqué les mesures à prendre en cas de rupture, ni indiqué la distance minimale par rapport à la tête du fait des champs magnétiques, ni indiqué les risques pour les yeux des petits enfants. On ne dénoncera jamais assez tous ces scandales... <br class='autobr' />
Voici quelques infos glanées sur le net les concernant :</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> et d'abord, la fabrication de ces ampoules coûte plus cher que pour des ampoules normales. donc attention aux dépenses supplémentaires d'énergie pour la fabrication d'objets soi-disant écologiques...</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> et aussi, ces ampoules génèrent un champ magnétique,</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> enfin, il y a la présence de mercure gazeux à l'intérieur qui va finir par se disperser dans la pièce en cas de choc…</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> aussi, ces ampoules consomment plus à l'allumage, et ne devient économiques que sur une utilisation de plusieurs longues minutes. <br class='autobr' />
Effectivement elles rayonnent : meilleur est le rendement et plus il y aura des harmoniques en hautes fréquences !!!</p>
<p>En lampe de bureau, elle seront a 40cm de la tête et en permanence !</p>
<p>On retrouve le débat du GSM : le champ pris en considération (60V/m) (normes) est celui qui crée un effet thermique (sensation de chaleur), contre le champ (2V/m) d'effet biologique plus difficile a prouver.</p>
<p>Dangers liés aux champs électromagnétique liés (<a href="http://www.criirem.org/index.php?option=com_content&view=article&id=127:ampoules-a-economie-denergie--alerte-a-lallumage-electropolluant-&catid=45:ampoules&Itemid=124" class="spip_out" rel="external">voir ici</a>, dangers liés au mercure contenu et au fait que les utilisateurs ignorent ce qui se passe quand une ampoule est détruite, etc, les ampoules à basse consommation sont pourvues du label économie européen alors qu'elles ne sont même pas économiques en termes de durée et pas du tout en termes financier !!!</p>
<p>Pour l'essentiel, le consommateur ignore que l'ampoule contient du mercure. Il y a éventuellement écrit en tout petit la dose de HG mais qu'est-ce que Hg et il y a écrit en grand que c'est un geste écologique !!!</p>
<p>Les ampoules basse consommation - appelées officiellement fluocompactes - ont commencé à inonder le marché il y a environ deux ans. Vendues 8 à 12 euros pièce (3 à 4 fois plus cher que les classiques), elles remplaceront définitivement les antiques ampoules à incandescence, jugées énergivores, et donc nuisibles pour l'environnement. Or l'association « 60 millions de consommateurs » vient de mener toute une série de tests dont les résultats laissent pantois.</p>
<p>40% des ampoules n'atteignent pas la durée de vie affichée<br class='autobr' />
« Certaines lampes affichent 10.000 heures d'usage - donc vous les achetez en pensant qu'elles vont tenir approximativement cette durée - et au bout de 4.000 heures, on en a vu quelque chose comme 40% qui avaient déjà lâché », explique par exemple Thomas Laurenceau. Et il fulmine : « Il y a une espèce de connivence entres les bureaucrates qui font les réglementations et les industriels qui disent "Allez, on y va, on va pousser ça c'est vachement bien !". Rappelons-nous que quand on nous a présenté ces ampoules, c'était le produit d'avenir. Et puis maintenant on s'aperçoit que c'est pas vrai ». Certes, elles consomment moins, admet l'association. Mais compte tenu du prix et de la durée de vie réelle, on serait ainsi très loin des promesses faites aux Français.</p>
<p>Comparons les deux systèmes. Dans l'ancien système, les ampoules à incandescence fonctionnaient grâce à un filament de tungstène chauffé. Dans le nouveau système, l'innovation est saisissante puisqu'elle consiste à plier et enrouler un tube fluorescent bien connu, et qui contient 50 milligrammes de mercure, pour en faire une ampoule. Ces ampoules basse consommation produisent donc de la lumière par fluorescence, générée par l'électricité envoyée dans un tube contenant des vapeurs de mercure.</p>
<p>C'est pour le moins surprenant dans un contexte international où des tractations longues et fastidieuses ont enfin permis aux Nations unies (Programme des Nations unies pour l'environnement) d'aboutir au bannissement progressif (!) pour 2016 du mercure dans tous les procédés industriels comme celui de la fabrication du chlore. Dans ce but, de nombreux pays préparent un bannissement des importations-exportations du mercure et une prise de conscience se fait jour pour éviter des conséquences pour la santé de l'homme liées à l'utilisation non maîtrisée de ce métal comme l'orpaillage en Guyane et... ailleurs.<br class='autobr' />
Et, dans ce contexte, voilà que le mercure serait acceptable à hauteur de 5 milligrammes (aujourd'hui souvent 3 mg) dans les ampoules fluo-compactes.</p>
<p>Que se passe-t-il alors en cas de casse ?</p>
<p>Le mercure est dégazé dans la pièce en moins d'une heure et donc directement inhalable. La commission de la Sécurité des Consommateurs recommande dans ce cas d'aérer et quitter la pièce, de ramasser ensuite les débris à l'aide de gants et de papier absorbant, sans utiliser d'aspirateur pour ne pas disperser les vapeurs de mercure dans l'air.</p>
<p>Il est peut-être utile de rappeler que la toxicité du mercure, comme celle de tout autre élément, est liée à son état et à sa forme chimique. Son état, car le mercure gazeux est extrêmement toxique alors que le mercure métallique présente une toxicité faible, il a d'ailleurs été utilisé autrefois pour traiter la syphilis sans succès mais cette thérapie n'a tué aucun patient. Il faut donc éviter toute vaporisation du mercure et veiller à ne pas chauffer les résidus d'une lampe à basse consommation. Quant à la forme chimique, le mercure rejeté dans l'environnement peut être transformé en méthylmercure, composé responsable de l'intoxication majeure des populations de la baie de Minamata. Ces considérations semblaient importantes puisqu'elles ont conduit au bannissement des thermomètres à mercure qui contenaient entre 500 milligrammes et 1 gramme de mercure. Il apparaît aujourd'hui qu'elles ne s'appliquent pas aux lampes basse consommation...</p>
<p>A ce tableau s'ajoute que les lampes à basse consommation émettent des ondes UV ainsi que des ondes radio basses et hautes fréquences. Il est donc fortement conseillé, selon l'Ademe, de se tenir à au moins 30 cm minimum d'une ampoule fluo-compacte pour éviter tout risque lié aux radiofréquences ; risque, il est vrai, non formellement établi à ce jour. Cela exclut toute utilisation de ces ampoules dans des lampes de chevet ou de bureau !</p>
<p>S'agissant du confort, elles mettent du temps à chauffer et à atteindre leur luminosité maximale et l'éclairage fourni est plutôt froid ; le contraire serait d'ailleurs étonnant, puisque c'est ce qui est reproché aux tubes fluorescents que l'on a enroulé pour obtenir des ampoules ! Des améliorations seraient en cours pour obtenir une lumière douce et naturelle.</p>
<p>Enfin l'aspect esthétique est très discutable car la trop grande taille de ces ampoules pour remplacer des ampoules à incandescence donne à nombre de bureaux et autres halls d'accueil un aspect d'inadaptation et de montages bricolés. Mais là, c'est une autre histoire, tout est affaire de goût.</p>
<p>Pour finir nous sommes invités à déposer, délicatement pour ne pas les casser, ces nouvelles ampoules dans des sites dédiés, l'éco-organisme Recylum se chargeant de leur destruction.</p>
<p>Si l'on s'arrête sur le dernier point, l'éco-citoyen que nous sommes ne peut que se réjouir d'apporter ses vieilles ampoules à son supermarché habituel participant ainsi à la protection de l'environnement !</p>
<p>Par contre pour un chimiste, c'est plutôt une stupéfaction de constater que des objets de grande consommation (des millions d'ampoules) contenant du mercure viennent remplacer des ampoules à incandescence au moment où on lui demande d'inventer des procédés et des utilisations qui bannissent tout recours au mercure. De toute évidence, l'approche par l'étude du "cycle de vie" n'a pas été appliquée à la mise sur le marché des lampes basse consommation. On a hâtivement privilégié un seul paramètre parmi beaucoup d'autres : la consommation électrique. On constate que l'économie est mineure au regard des nombreux inconvénients générés par le remplacement des ampoules à incandescence et il est singulier que l'on persiste à nous présenter cette substitution comme un progrès !<br class='autobr' />
Longtemps importées, et donc énergivores, ces ampoules à basse consommation d'énergie sont enfin en passe d'être produites dans l'espace européen, ce qui permettra peut-être de régénérer des emplois qui avaient été perdus grâce à ce grand progrès. On annonce aujourd'hui des avancées technologiques importantes dans le domaine des LED (Light Emitting Diode = diode électroluminescente) qui pourraient venir se substituer aux lampes basse consommation. Dans ce domaine nous possédons le savoir-faire qui devrait nous permettre de les produire et il reste à démontrer que le cycle de vie est compatible avec un progrès.</p>
<p>Pour finir, les lampes fluo-compactes nuisent à la rétine des jeunes enfants, provoquant une dégénération maculaire précoce…</p>
<p>Et enfin, les capacités de stockage et de retraitement sont très largement insuffisantes et le seront plus encore quand elles seront généralisées.</p>
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<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L360xH350/bio_carburant-81dfe.jpg?1790134916' width='360' height='350' alt='' />
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<p><strong>Carburant vert</strong></p>
<p>Montée par l'Etat, les pétroliers et les gros céréaliers pour prendre le pognon dans la poche des automobilistes, le carburant vert offre en prime un bilan écologique désastreux !</p>
<p>Les biocarburants signifient que le carburant est obtenu à partir de produits issus de l'agriculture. Elle est privilégiée par certains scientifiques, une partie de la classe politique française (à sensibilité écologiste) et des médias qui estiment que le préfixe « bio » est associé en France au mode de production de l'agriculture biologique.<br class='autobr' />
Il y en a de nombreuses sortes se fondant sur des huiles, des alcools, des gaz ou des charbons.</p>
<p>Dans aucun cas, le bilan énergétique n'est tellement favorable et la pollution de l'atmosphère est pour l'essentiel aggravée, le coût de production est généralement élevé et le rendement moteur faible…<br class='autobr' />
Quant aux coûts supplémentaires, ils sont supportés par les peuples, comme consommateurs et par les budgets publics, et pas par les trusts. Selon un rapport de la Cour des comptes présenté le 24 janvier 2012, la politique d'aide aux agrocarburants serait supportée essentiellement par les consommateurs. Entre 2005 et 2010, ceux-ci auraient « déboursé 3 milliards d'euros de plus » pour inclure dans leur consommation environ 2,5 % de carburant d'origine végétale.<br class='autobr' />
La combustion (et, dans une moindre mesure, la production) des carburants participe aux émissions massives de gaz à effet de serre (GES) et contribue au réchauffement climatique. Au contraire, le carbone émis lors de la combustion de biocarburants (filière huile ou filière éthanol) a préalablement été fixé par les plantes (palme, colza, maïs, blé, bois, …) lors de la photosynthèse. Mais la production de ces biocarburants requiert un travail humain, donc une consommation de carburant et éventuellement d'autres produits, dont l'usage produit aussi des GES. Pour mesurer le gain en termes d'émission de GES, il s'agit de faire le bilan énergétique de la production d'agrocarburants.<br class='autobr' />
Dans une étude publiée dans « Nature resources research », les chercheurs David Pimentel et Tad Patzek concluent « qu'il n'y a aucun bénéfice énergétique à utiliser la biomasse des plantes pour fabriquer du carburant », au terme d'un calcul tendant à montrer que l'énergie globale nécessaire à la production d'éthanol à partir de maïs, à la production du bois et à celle de biodiesel à partir de soja ou de tournesol est pour chacun de ces cas supérieure de 27 à 118 % à l'énergie produite. Il est donné pour cela des quantités d'énergie dépensées à la fabrication et lors du conditionnement, transport et épandage des pesticides et des engrais, à la fabrication des outils agricoles, au drainage, à l'irrigation ainsi que l'énergie dépensée par les travailleurs eux-mêmes en dehors de leur travail. Cette étude a été néanmoins dénoncée comme fortement biaisée par les hypothèses prises et l'interprétation des résultats. Les postes de dépenses énergétiques sont par exemple non vérifiables ou s'appuient sur des techniques obsolètes. D'autre part, il faut tenir compte dans le calcul des émissions de CO2 par les carburants fossiles du bilan énergétique de leur extraction, de leur transport et de leur raffinage.</p>
<p>La production d'agrocarburants demande les moyens de la production agricole intensive en termes d'engrais et de produits phytosanitaires. Dans une étude parue dans Bioscience, les chercheurs Marcelo Dias de Oliveira et al. (université d'État de Washington) concluent que la filière éthanol à partir de canne à sucre réduit la biodiversité et augmente l'érosion du sol.</p>
<p>La production d'éthanol au Brésil se base notamment sur l'exploitation de nouvelles terres défrichées pour cela.</p>
<p>Dukes estime que le remplacement des carburants fossiles par une combustion de végétaux actuels correspondrait au moins à 22% de la production végétale terrestre (y compris des végétaux marins), augmentant ainsi de 50% l'appropriation de cette ressource par l'homme, et pourrait compromettre la survie des autres espèces qui en dépendent.</p>
<p>Tyler Volk, professeur du Earth Systems Group du département de biologie de l'université de New York, estime que « la production massive d'éthanol pourrait augmenter la pression sur les terres cultivables, faire monter les prix de la nourriture et accélérer la déforestation ».</p>
<p>Le caractère durable de la production des agrocarburants peut être mis à mal si elle est réalisée de manière non durable : épuisement des sols, pollution des eaux et destruction de milieux naturels pour cette production. Selon les estimations de Les amis de la Terre, la plantation de palmiers à huile a été responsable de 87 % de la déforestation en Malaisie entre 1985 et 2000. 4 millions d'hectares de forêts ont ainsi été détruits à Sumatra et Bornéo. 6 millions d'hectares en Malaisie et 16,5 millions en Indonésie sont voués à disparaître. Selon certains écologistes, la menace est sérieuse.</p>
<p>Le prix des aliments a fortement augmenté, et les biocarburants ont été accusés d'en être la cause. Par exemple, le prix de la tortilla, aliment de base en Amérique latine, a flambé au Mexique : le gouvernement mexicain en avait fait porter le blâme sur les exportations du maïs vers les USA où il est utilisé pour produire de l'éthanol.</p>
<p><strong>Nucléaire</strong></p>
<p>C'est l'un des produits présentés comme « verts » car moins producteurs de CO2 et donc présenté comme permettant d'éviter le réchauffement climatique. Rappelons que les trust du nucléaire ont financé la thèse du réchauffement climatique d'origine humaine pour trouver une industrie énergétique rentable pour remplacer l'essence en perte de stocks…</p>
<p>Est-il besoin de dire que cette présentation écolo du nucléaire par les trusts est une belle arnaque ?</p>
<p>Tchernobyl et Fukushima devraient suffire à répondre…</p>
<p><strong>Produits bio</strong></p>
<p>Oeufs, viandes, céréales, fruits. Les produits Bio sont partout ! En quelques années, ils ont envahi les étals des marchés et la grande distribution. Crise de la vache folle et autres dioxines ne sont certainement pas étrangères à ce succès rapide.<br class='autobr' />
Surfant sur la vague de la consommation citoyenne, les fabricants et distributeurs sont de plus en plus nombreux à habiller leurs produits de signes attestant de leur qualité écologique.</p>
<p>Les labels ne sont pas nécessairement une garantie comme on vient de le voir avec les label éco de l'Europe pour les lampes…</p>
<p>De même, les produits affichant "ne contient pas de" ne signifient pas toujours que l'élément de substitution choisi est moins nocif pour l'environnement. C'était le cas des lessiviers qui remplaçaient le phosphate par des substances chimiques parfois plus polluantes.</p>
<p>Les labels écologiques créés par les entreprises, qui ont connu une expansion très rapide dans les années 1990, ont ainsi fait l'objet d'une grande enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en 1998. Le résultat : 60 % des logos écologiques figurant sur les produits non alimentaires contrôlés n'étaient pas réellement justifiés.</p>
<p>Le consommateur croit parfois que le label parle du produit mais ce n'est pas forcément le cas. Ce rond vert avec deux flèches qui s'entrecroisent signifie simplement que le producteur contribue financièrement à un dispositif aidant les communes à développer la collecte sélective des déchets.</p>
<p><strong>Le chauffage bio</strong></p>
<p>Qu'est-ce que le « chauffage bio » ? Sous ce terme plutôt vague, on comprend la notion de chauffage sans trop de problème, et on imagine que « bio » fait référence à « biologie » ou « biologique », c'est-à-dire quelque chose de sain et/ou non polluant, d'écologique, quoi, un peu comme l'agriculture du même nom (qui a parlé de « yaourts » ?). Si on voit assez bien ce que signifie les deux termes pris séparément, il est difficile d'imaginer exactement ce que signifie « chauffage bio ». Sûrement quelque chose en rapport avec les énergies naturelles, celles qu'on appelle renouvelables. Une chose est sûre, ces produits visent clairement une clientèle (d'origine) citadine, en mal de nature, et le plus souvent féminine. Petit tour d'horizon des produits auto-estampillés « chauffage bio ».<br class='autobr' />
Imaginez une fausse cheminée ou tout appareil générant une flamme à partir d'un combustible (alcool), remplacez l'alcool par du bio-éthanol (de l'alcool issu de cultures vivrières), et pan ! vous avez du chauffage bio. Oui, mais comme c'est bio, c'est un peu plus cher, c'est sûr : de 300 € pour un petit truc ridicule qui fait des flamèches à quelques milliers d'euros pour une cheminée plus sophistiquée à l'efficacité hypothétique. Vous pouvez aussi y ajouter des accessoires de bon goût (galets, fausses bûches…), histoire d'assumer complètement votre kitch attittude.</p>
<p>Le combustible utilisé est vendu plus de 2 € le litre : avec un PCI de l'ordre de 6 kWh/L, on a un coût moyen du kWh (hors rendement de combustion) de plus de 30 c€, c'est tout simplement la source d'énergie la plus chère pour le chauffage (environ 3 fois plus cher que du chauffage électrique ou du propane… Mais d'après ses vendeurs c'est aussi « l'un des combustibles les plus propres de la terre »…<br class='autobr' />
Non content d'être le système de chauffage le plus kitsch (point de vue personnel) et le plus cher de tous (comme on vient de le montrer), la combustion du bio-éthanol libère quasiment un litre d'eau pour 1 L d'éthanol consommé (sauf erreur de ma part - après équilibrage stœchiométrique de l'équation de combustion de l'éthanol C2H5-OH). Sans cheminée cette vapeur d'eau se retrouve dans la pièce, avec des problématiques similaires aux poêles à pétrole/kerdane (augmentation de l'hygrométrie intérieure => inconfort, impossibilité de chauffer au delà d'une certaine température, condensation, moissisure, risque de développement de problèmes respiratoires pour les enfants en bas âge, etc.). À titre de comparaison, un être humain rejette environ 1.25 L d'eau par jour (par respiration et transpiration). Brûler 2.5 litres d'éthanol introduit autant d'eau dans une pièce que 2 personnes pendant 24 heures. Si 2.5 L d'éthanol permettent de chauffer pendant 8 heures - comme on peut parfois le lire - alors on peut dire que la combustion de l'éthanol émet 6 fois plus de vapeur d'eau qu'un occupant. Ou que la combustion de l'éthanol produit autant de vapeur d'eau que 6 personnes.</p>
<p>L'éthanol peut provoquer ébriété (c'est de l'alcool !!), nausées, vomissements, comas éthyliques en cas d'inhalation, et il est dangereux pour les yeux. Par ailleurs il est assez facilement inflammable.</p>
<p>« La combustion de ce biocarburant ne dégage pas plus de CO2 que deux bougies et pas plus de vapeurs d'eau qu'un humidificateur : il n'y a donc aucun danger pour la santé et aucun impact sur la couche d'ozone ». Concernant les bougies, je ne peux pas confirmer ou infirmer, je manque d'informations en ce sens. J'imagine alors qu'il s'agit de grosses bougies. En réalité, tout dépend de ce que l'on compare : le CO2 émis dans la pièce, ou le bilan CO2 de la filière éthanol depuis la culture jusqu'à l'utilisation ? Pour ma part, vu la composition chimique de l'éthanol, j'en déduis que le CO2 émis dans la pièce est comparable à celui du gaz (tel que le propane, ce qui n'est pas négligeable…</p>
<p>Quant à mentionner la couche d'ozone, on ne voit pas vraiment ce que ça vient faire ici : soit l'entreprise entretien volontairement la confusion entre effet de serre et couche d'ozone, soit elle est tout simplement incompétente. Dans tous les cas elle est en tort.<br class='autobr' />
Alors évidemment, l'appareil ne produit pas de cendres, pas besoin de conduit de fumées, pas d'odeur (ce n'est pas le cas pour tout le monde, il semblerait), mais l'usage de l'éthanol est dangereux, coûteux et peu pratique (on ne peut pas éteindre l'appareil en cours d'utilisation car l'alcool peut entrer en ébullition et se diffuser dans le local, il faut attendre que l'appareil soit froid pour pouvoir le recharger, etc.).</p>
<p>Vous avez dit bio ? Je doute que le bio-éthanol soit issu de culture biologique… Il est issu de la biomasse, certes, mais ça ne suffit pas : les agrocarburants font l'objet de critiques (justifiées à mon sens) quant à leur bilan écologique. Le bio-éthanol est l'un des biocarburants concernés, et le bio-éthanol utilisé comme combustible dans les cheminées et poêles spécifiques est par conséquent lui aussi concerné (c'est le même produit !). Présenter le chauffage à l'éthanol comme une forme de chauffage écologique est une vilaine arnaque et car il n'est pas « bio », est coûteux, dangereux et peu pratique. Il ne peut, au mieux, que mériter l'attribut de chauffage d'agrément (mais pas de système de chauffage à part entière, ni de chauffage d'appoint, d'ailleurs). Selon moi c'est juste pour faire kitsch, ça coûte cher et c'est inutile. À éviter donc, au risque de passer pour un(e) imbécile…</p>
<p>À noter que la combustion de l'éthanol donne une flamme bleue, le combustible utilisé dans les appareils de chauffage est dénaturé, ce qui donne un flamme jaune. Les raisons sont de 2 ordres : esthétique (car une flamme jaune rappelle davantage le chauffage au bois), et « technique » dans le sens ou ce type de chauffage d'agrément doit diffuser sa chaleur par rayonnement (une flamme jaune rayonne bien, une flamme bleue rayonne très peu).</p>
<p><strong>Les remplaçants de l'amiante</strong></p>
<p>Comme on a fini par le savoir, l'amiante a provoqué la mort par cancers de nombre de personnes qui ne travaillaient absolument pas dans l'industrie de l'amiante même ne travaillaient pas du tout dans une quelconque production. Le rapport INSERM 2006 sur l'amiante a établi que : « Il n'y a pas de limite sous laquelle on peut considérer que l'amiante n'est pas cancérogène ». Il a fini par être interdit même s'il en existe toujours un peu partout… Depuis… 1996, l'importation et la mise sur le marché de produits contenant de l'amiante sont interdits avec des dérogations… jusqu'en 2001 !!!</p>
<p>Les remplaçants ne valent pas mieux mais ce n'est pas encore largement diffusé…</p>
<p>Ce sont des fibres de verre, des fibres céramiques,d es fibres de carbone, des fibres synthétiques et des fibres naturelles.</p>
<p>Il n'y a aucun produit remplaçant de l'amiante qui ne soit pas dangereux et ne provoque pas également des risques de cancer, mais, rassurez-vous, on se garde de le dire à ceux qui les utilisent…</p>
<p> <a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1472" class="spip_out" rel="external">La suite sur le « capitalisme vert »</a></p>
<p>On pourrait en rajouter des pages et des pages comme les tuyaux d'échappement écolo avec filtre à particules dont les particules sont ultra dangereuses si le filtre est cramé, etc, etc...</p>
<p>Le capitalisme vert n'existe pas et n'existera jamais. Le profit n'est pas écolo et il est prêt à massacrer la planète pour se maintenir...</p></div>
Fukushima : démantèlement incertain et désastre économique garanti
http://matierevolution.org/spip.php?article2292
http://matierevolution.org/spip.php?article22922012-05-06T05:58:10Ztext/htmlenRobert ParisEnglishnucléaireEcologie
<p>Fukushima : démantèlement incertain et désastre économique garanti <br class='autobr' />
Il est déjà acquis que Tepco, l'opérateur de Fukushima, ne maîtrise pas grand chose de la centrale sinistrée. Ni la poursuite endémique de la contamination de l'atmosphère et de la mer, ni le statut du combustible nucléaire réduit à l'état de trois coriums à la localisation incertaine, ou stocké dans des piscines dont il ne peut être retiré. Ni a fortiori l'impact de nouvelles secousses sismiques sur des structures (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique38" rel="directory">Géodynamique et climatologie de la Terre - Sauvegarde de la planète</a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot1" rel="tag">English</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot218" rel="tag">nucléaire</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot226" rel="tag">Ecologie</a>
<div class='rss_texte'><p><strong>Fukushima : démantèlement incertain et désastre économique garanti</strong></p>
<p>Il est déjà acquis que Tepco, l'opérateur de Fukushima, ne maîtrise pas grand chose de la centrale sinistrée. Ni la poursuite endémique de la contamination de l'atmosphère et de la mer, ni le statut du combustible nucléaire réduit à l'état de trois coriums à la localisation incertaine, ou stocké dans des piscines dont il ne peut être retiré. Ni a fortiori l'impact de nouvelles secousses sismiques sur des structures éprouvées, dont en premier celle de la piscine du réacteur n°4, qui concentre toutes les inquiétudes étant donné l'énorme masse de combustible qu'elle contient.</p>
<p>1.535 assemblages sont stockés à 30 mètres du sol dans une structure qui a du être consolidée et se trouve à l'air libre, ce qui représente 85 fois la quantité de Césium-137 libéré par l'explosion du réacteur de Tchernobyl… De quoi rendre invivable le Japon tout entier et bien au-delà, car c'est à cette dimension que se mesure le danger subsistant.</p>
<p>Fukushima pose des problèmes actuellement insolubles, escamotés par l'assurance que si le démantèlement de la centrale prendra quarante années, il sera mené à son terme. En réalité, rien n'est moins certain. Renvoyant à l'improbable option alternative de la couverture de toutes les installations, qui doivent continuer à être refroidies, par un gigantesque sarcophage. Un édifice à côté duquel celui de Tchernobyl – dont le chantier de renouvellement vient de débuter – ne tiendra pas la comparaison. À la double nuance près qu'il faudra que les sous-sols sur lequel la centrale est construite en supportent le poids et que les fuites d'eau contaminée par ses sous-sols soient arrêtées…</p>
<p>Simultanément, la catastrophe de Fukushima vient d'entrer pleinement dans une nouvelle phase. Celle-ci a débuté avec l'arrêt progressif pour maintenance de la totalité du parc des réacteurs nucléaires japonais, qui en comportait encore 50 une fois ceux de Fukushima décomptés, le dernier en date ayant cessé son activité aujourd'hui. Les réacteurs doivent désormais passer un double examen, celui de tests de sécurité qui seront toujours suspectés de complaisance, et celui devant l'opinion publique, ainsi que les élus locaux sous la pression populaire.</p>
<p>Inutile de préciser que le gouvernement – au sein duquel le lobby nucléaire barbote comme une barre de combustible dans la cuve d'un réacteur avant qu'elle n'entre en fusion faute d'eau de refroidissement – s'efforce de parvenir à une relance que les opérateurs de l'électro-nucléaire ainsi que les industriels en général appellent aussi de leur vœux. Le premier car la facture énergétique en hydrocarbures de remplacement pour les centrales thermiques monte en flèche et détériore les comptes, les seconds car cette même facture lamine leurs marges, les troisièmes car elle perturbe leur production en raison des restrictions de consommation associées à cette situation.</p>
<p>Une chose est déjà acquise : le projet d'accroître de 30 à 50 % en 2030 la part de l'électro-nucléaire dans la production d'électricité du Japon est caduc. Mais dans l'immédiat, à l'approche du pic estival de consommation, le pays n'a pas d'autre solution que de modérer cette certitude. Créant une situation à l'échelle d'un pays inédite et instructive. À terme, les entreprises et les particuliers devraient subir une hausse de leur facture d'électricité, ce qui ne contribuera pas à améliorer la situation économique générale. Un double chantage est à ces deux titres opéré par le gouvernement, au service d'une première tentative limitée de relance ayant valeur de test et pouvant ensuite servir de précédent.</p>
<p>Parallèlement au volet sanitaire qui concerne en premier lieu les Japonais, le volet financier de Fukushima prend progressivement de l'ampleur. L'équation économique de l'électro-nucléaire doit d'abord être revue, afin de prendre en compte les coûts engendrés par la catastrophe, qu'ils soient supportés par le gouvernent ou par Tepco.</p>
<p>L'heure des additions est à tous égards loin d'être venue, mais l'opérateur est en passe d'être nationalisé de fait, même si le gouvernement ne veut pas le reconnaître, en raison des aides financières qui lui sont apportées. Ce sont finalement les Japonais qui vont payer la facture, à la fois comme consommateurs et comme contribuables. Tepco est en passe de présenter un plan de nouvelles économies de plus de 30 milliards d'euros sur dix ans, afin de débloquer le principe d'un apport de dix milliards d'euros de fonds publics, après avoir déjà reçu un accord pour 16 milliards d'euros. Des investisseurs privés devraient apporter une somme équivalente de 10 milliards d'euros. C'est à ce prix et à celui d'une augmentation des tarifs qui n'a pas été publiquement chiffrée que l'opérateur serait maintenu hors de l'eau et pourrait poursuivre l'exploitation de ses centrales, si celles-ci sont remises en fonctionnement, et engager les opérations de démantèlement de Fukushima, s'il se révèle possible de les mener à leur terme. Dans le cas contraire, l'addition sera encore plus lourde.</p>
<p>Les uns après les autres, les arguments des farouches et dangereux défenseurs de l'électro-nucléaire tombent. Dernière ligne de défense dérisoire et trompeuse : celle de l'énergie propre qui ne produit pas de CO2… ce qui est un comble étant donné tout ce qu'elle peut produire de tout aussi néfaste comme on le constate encore une fois. François Leclerc</p>
<p><strong>Fukushima, l'en pire japonais</strong></p>
<p>Monopolisés par les élections, les médias ont fait l'impasse sur le nucléaire, et surtout, sur les rebondissements de la situation japonaise qui empire de jour en jour. C'est le 22 avril que la situation s'est dégradée encore plus au Japon, puisqu'un incendie et une explosion rendent la situation à Fukushima toujours plus intenable.</p>
<p>Suite à l'incendie qui s'était déclaré vers le 18 avril, dans une installation industrielle nucléaire japonaise, site dans lequel est stocké de l'uranium appauvri, une explosion s'est produite le 22 avril à 8h00, provocant la mort d'un ouvrier de l'usine, en en blessant 11 autres.</p>
<p>Ce n'est qu'à 17h15 que cet incendie a été finalement maitrisé.</p>
<p>Le black out médiatique a donc bien fonctionné, et à cet instant, on ne sait pas si une pollution radioactive s'est dégagée du site.</p>
<p>Récemment, une nouvelle fuite d'eau hautement radioactive s'était échappée d'une cuve de la centrale dévastée, direction l'Océan Pacifique.</p>
<p>Dans les colonnes de « Rue 89 », Thierry Jacolet a pu interviewer l'un des liquidateurs de Fukushima qui évoque carrément « l'enfer ».</p>
<p>Ce travailleur, qui risque sa place s'il s'adresse aux médias, à tout de même dans cet entretien fait un rapide bilan de la situation : 3000 liquidateurs kamikazes interviennent jour après jour sur le site, afin de tenter de décontaminer la centrale, ou de refroidir les réacteurs, et les 1000 cuves installées sur le site contiennent déjà plus de 100 millions de litres d'eau très radioactive.</p>
<p>Ces sous-traitants sont mobilisés plus longtemps que la raison ne le permet, l'administration ayant relevé le plafond de la limite d'exposition de 20 mSv/an à 250 mSv/an.</p>
<p>L'interviewé, qui a déjà encaissé 20 mSv en moins d'un an, connait l'importance du danger, précisant : « je sais que c'est hyper radioactif. Parfois, j'ai encore peur. C'était surtout le cas au début. Maintenant le danger fait partie de ma vie. Peut-être que dans 5 à 10 ans, je sentirai les effets. »</p>
<p>Luc Oursel, président du directoire d'Areva n'est pas rassuré et le fait savoir dans un article paru le 23 avril 2012.</p>
<p>Même s'il est convaincu à tort que la France est une référence « non seulement industrielle, mais aussi institutionnelle » il semble oublier les zones d'ombre qui entoure chaque « incident » nucléaire français, et les lenteurs de réaction, autant que d'information.</p>
<p>On sait que des balises ont été installées un peu partout dans le secteur de Fukushima dans lequel Tepco voudrait avoir en vain une irradiation inférieure à 10µSvh.</p>
<p>En effet, si la balise de West Gate est juste en dessous de la barre (9 µSvh), celle de Main Gate affiche 25 µSvh, et celle de Main Building franchit un nouveau « record » avec 255 µSvh.</p>
<p>Ces chiffres hors normes sont pourtant sujets à caution, puisqu'on apprend que Tepco a protégé les balises par un blindage, lequel à fait diviser par 5 les valeurs de radioactivité, ce qui ne devrait pas être la fonction d'une balise, celle-ci étant censée afficher la réalité de la pollution.</p>
<p>En attendant, la presse étrangère nous informe que le Japon envisage maintenant un plan d'évacuation de 40 millions de personnes, ce qui serait la plus grande migration d'être humains depuis les années 30, lorsque Staline avait forcé des dizaines de millions de personnes à occuper les régions extrême-orientales Russes.</p>
<p>Dans la foulée, on peut s'intéresser aussi aux installations nucléaires françaises, pour lesquelles Jean Marc Royer, pour l'ASN (Autorité de sureté nucléaire) a produit un rapport accablant : après avoir constaté que, concernant les dangers relatifs aux inondations, EDF est appelée à « revoir sa copie », que pour ce qui est risques liés aux séismes, l'ensemble laisse à désirer, demande que soit rendu conforme l'ensemble des installations nucléaires pour ce qui est du danger lié à la perte des alimentations électrique.</p>
<p>Du coté de la « gestion des accidents graves », l'ASN a noté d'un zéro pointé tout ce qui la concerne.</p>
<p>La dissimulation n'est pas l'apanage du Japon ou de la France, puisque ce n'est que récemment que l'on a appris l'accident nucléaire survenu en début d'année dans la centrale nucléaire de Kori, en Corée du Sud, pays dans lequel on compte déjà 23 réacteurs nucléaires, et qui envisage d'un construire 10 nouveaux.</p>
<p>C'est lors d'un exercice de basculement d'alimentation sur un groupe électrogène que celui-ci s'est arrêté sans raisons, isolant le réacteur de toute source d'alimentation électrique pendant 12 minutes, provoquant fatalement une montée en température.</p>
<p>Pour revenir à Fukushima, on voit donc que la « déclaration d'arrêt à froid » a du plomb dans l'aile, et que la situation continue d'empirer, malgré les silences et les mensonges, car comme dit mon vieil ami africain : « n'accepte pas le poison de celui qui t'a offert du miel ».</p>
<p> Olivier Cabanel</p>
<p>The Worst Yet to Come? Why Nuclear Experts Are Calling Fukushima a Ticking Time-Bomb</p>
<p>Experts say acknowledging the threat would call into question the safety of dozens of identically designed nuclear power plants in the U.S.</p>
<p>May 4, 2012 More than a year after the triple meltdown at the Fukushima Daiichi power plant, the Japanese government, Tokyo Electric Power Company (Tepco) and the U.S. Nuclear Regulatory Commission (NRC) present similar assurances of the site's current state: challenges remain but everything is under control. The worst is over.</p>
<p>But nuclear waste experts say the Japanese are literally playing with fire in the way nuclear spent fuel continues to be stored onsite, especially in reactor 4, which contains the most irradiated fuel — 10 times the deadly cesium-137 released during the 1986 Chernobyl nuclear accident. These experts also charge that the NRC is letting this threat fester because acknowledging it would call into question safety at dozens of identically designed nuclear power plants around the U.S., which contain exceedingly higher volumes of spent fuel in similar elevated pools outside of reinforced containment.</p>
<p>Reactor 4: The Most Imminent Threat</p>
<p>The spent fuel in the hobbled unit 4 at Fukushima Daiichi not only sits in an elevated pool outside the reactor core's reinforced containment, in a high-consequence earthquake zone adjacent to the ocean — just as nearly all the spent fuel at the nuclear site is stored — but it's also open to the elements because a hydrogen explosion blew off the roof during the early days of the accident and sent the building into a list.</p>
<p>Alarmed by the precarious nature of spent fuel storage during his recent tour of the Fukushima Daiichi site, Sen. Ron Wyden, D-Oregon, subsequently fired off letters to Secretary of State Hillary Clinton, Secretary of Energy Steven Chu, NRC Chairman Gregory Jaczko and Japanese ambassador to the U.S. Ichiro Fujisaki. He implored all parties to work together and with the international community to address this situation as swiftly as possible.</p>
<p>A press release issued after his visit said that Wyden, a senior member of the U.S. Senate Committee on Energy and Natural Resources who is highly experienced with nuclear waste storage issues, believes the situation is « worse than reported, » with « spent fuel rods currently being stored in unsound structures immediately adjacent to the ocean. » The press release also noted the structures' high susceptibility to earthquakes and that « the only protection from a future tsunami, Wyden observed, is a small, makeshift sea wall erected out of bags of rock. »</p>
<p>As opposed to units 1-3 at Fukushima Daiichi, where the meltdowns occurred, unit 4′s reactor core, like units 5 and 6, was not in operation when the earthquake struck last year. But unlike units 5 and 6, it had recently uploaded highly radioactive spent fuel into its storage pool before the disaster struck.</p>
<p>Robert Alvarez, a nuclear waste expert and former senior adviser to the Secretary of Energy during the Clinton administration, has crunched the numbers pertaining to the spent fuel pool threat based on information he obtained from sources such as Tepco, the U.S. Department of Energy, Japanese academic presentations and the Institute of Nuclear Power Operations (INPO), the U.S. organization created by the nuclear power industry in the wake of the 1979 Three Mile Island accident.</p>
<p>What he found, which has been corroborated by other experts interviewed by AlterNet, is an astounding amount of vulnerably stored spent fuel, also known as irradiated fuel, at the Fukushima Daiichi site. His immediate focus is on the fuel stored in the damaged unit 4′s pool, which contains the single largest inventory of highly radioactive spent fuel of any of the pools in the damaged reactors.</p>
<p>Alvarez warns that if there is another large earthquake or event that causes this pool to drain of water, which keeps the fuel rods from overheating and igniting, it could cause a catastrophic fire releasing 10 times more cesium-137 than was released at Chernobyl.</p>
<p>That scenario alone would cause an unprecedented spread of radioactivity, far greater than what occurred last year, depositing enormous amounts of radioactive materials over thousands of miles and causing the evacuation of Tokyo.</p>
<p>Nuclear experts noted that other lethal radioactive isotopes would also be released in such a fire, but that the focus is on cesium-137 because it easily volatilizes and spreads pervasively, as it did during the Chernobyl accident and again after the disaster at Fukushima Daiichi last year.</p>
<p>With a half-life of 30 years, it gives off penetrating radiation as it decays and can remain dangerous for hundreds of years. Once in the environment, it mimics potassium as it accumulates in the food chain; when it enters the human body, about 75 percent lodges in muscle tissue, including the heart.</p>
<p>The Threat Not Just to Japan But to the U.S. and the World</p>
<p>An even more catastrophic worst-case scenario follows that a fire in the pool at unit 4 could then spread, igniting the irradiated fuel throughout the nuclear site and releasing an amount of cesium-137 equaling a doomsday-like load, roughly 85 times more than the release at Chernobyl.</p>
<p>It's a scenario that would literally threaten Japan's annihilation and civilization at large, with widespread worldwide environmental radioactive contamination.</p>
<p>« Japan would suffer the worst, but it would be a global catastrophe, » said Kevin Kamps, nuclear waste expert at the watchdog group Beyond Nuclear. « It already is, it already has been, but it would dwarf what's already happened. »</p>
<p>Kamps noted that these pool fires were the beginning of the worst-case analysis envisioned by the Japanese government in the early days of the disaster, as reported by the New York Times in February.</p>
<p>« Not only three reactor meltdowns but seven pool fires at Fukushima Daiichi, » Kamps said. « If the site had to be abandoned by all workers, then everything would come loose. The end result of that was the evacuation of Tokyo. »</p>
<p>In an interview with AlterNet, Alvarez, who is a senior scholar at the Institute for Policy Studies, said that the Japanese government, Tepco and the U.S. NRC are reluctant to say anything publicly about the spent fuel threat because « there is a tendency to want to provide reassurance that everything is fine. »</p>
<p>He was quick to note, « The cores are still a problem, make no mistake, and there will be some very bad things happening if they don't maintain their temperatures at some sort of stable level and make sure this stuff doesn't eat down through the concrete mats. »</p>
<p>But he said that privately « they're probably more scared shitless about the pools than they are about the cores. They know they're really risky and dangerous. »</p>
<p>AlterNet asked the NRC if it is concerned about the vulnerability of the spent fuel at Fukushima Daiichi and what, if anything, it had expressed to the Japanese government and Tepco on the matter.</p>
<p>« All the available information continues to show the situation at Fukushima Dai-ichi is stable, both for the reactors and the spent fuel pools, » NRC spokesman Scott Burnell replied via email. « The available information indicates that Spent Fuel Pool #4 has been reinforced. »</p>
<p>But nuclear experts, including Arnie Gundersen, a former nuclear industry senior vice president who coordinated projects at 70 U.S. nuclear power plants, and warned days after the disaster at Fukushima last year of a « Chernobyl on steroids » if the spent fuel pools were to ignite, strongly disagreed with this assessment.</p>
<p>« It is true that in May and June the floor of the U4 SFP [spent fuel pool] was ‘reinforced,' but not as strong as it was originally, » Gundersen noted in an email to AlterNet. « The entire building however has not been reinforced and is damaged by the explosion in both 4 and 3. So structurally U4 is not as strong as its original design required. »</p>
<p>Gundersen, who is chief engineer at the consulting firm Fairewinds Associates, added that the spent fuel pool at unit 4 « remains the single biggest concern since about the second week of the accident. It can still create ‘Chernobyl on steroids.' »</p>
<p>Alvarez said that even if the unit 4 structure has been tentatively stabilized, it doesn't change the fact « it sits in a structurally damaged building, is about 100 feet above the ground and is exposed to the atmosphere, in a high-consequence earthquake zone. »</p>
<p>He also said that the urgency of the situation is underscored by the ongoing seismic activity around northeast Japan, in which 13 earthquakes of magnitude 4.0 to 5.7 have occurred off the northeast coast of Honshu between April 14 and April 17.</p>
<p>« This has been the norm since 3/11/11 and larger quakes are expected closer to the power plant, » Alvarez added.</p>
<p>A recent study published in the journal Solid Earth, which used data from over 6,000 earthquakes, confirms the expectation of larger quakes in closer proximity to the Fukushima Daiichi site. In part, this conclusion is predicated on the discovery that the earthquake that initiated last year's disaster caused a seismic fault close to the nuclear plant to reactivate.</p>
<p>« There are a few active faults in the nuclear power plant area, and our results show the existence of similar structural anomalies under both the Iwaki and the Fukushima Daiichi areas, » lead researcher Dapeng Zhao, a geophysics professor at Japan's Tohoku University, said in a press release. « Given that a large earthquake occurred in Iwaki not long ago, we think it is possible for a similarly strong earthquake to happen in Fukushima. »</p>
<p>AlterNet asked Sen. Wyden if he considers the spent fuel at Fukushima Daiichi a national security threat.</p>
<p>In a statement released by his office, Wyden replied, « The radiation caused by the failure of the spent fuel pools in the event of another earthquake could reach the West Coast within days. That absolutely makes the safe containment and protection of this spent fuel a security issue for the United States. »</p>
<p>Alvarez agrees, saying, « My major concern is that this effort to get that spent fuel out of there is not something you should be doing casually and taking your time on. »</p>
<p>Yet Tepco's current plans are to hold the majority of this spent fuel onsite for years in the same elevated, uncontained storage pools, only transferring some of the fuel into more secure, hardened dry casks when the common pool reaches capacity.</p>
<p>For the moment, though, and for the foreseeable future — unless the international community substantively comes to Japan's aid — Tepco couldn't transfer the irradiated fuel from the damaged reactor units into dry cask storage even if it wanted to because the equipment to do so, such as the crane support infrastructure, was destroyed during the initial disaster.</p>
<p>« That's kind of shocking, » said Paul Gunter of Beyond Nuclear. « But that's why we're still sitting on this gamble that there won't be another earthquake that could topple a very precarious unit 4. »</p>
<p>Gunter is concerned that even a minor earthquake or a subsidence in the earth under unit 4 could cause its collapse.</p>
<p>« I think we're all on pins and needles every day with regard to unit 4, » he said. « I mean there's any number of things that could happen. Nobody really knows. »</p>
<p>Gunter added, « Right now its seismic rating should be zero. »</p>
<p>Alvarez echoed Wyden's letters to the Japanese ambassador and U.S. officials.</p>
<p>« It really requires a major effort, » he said. « The United States and other countries should begin to get involved and try to help the Japanese government to expedite the removal of that spent fuel and to put it into dry, hardened storage as soon as possible. »</p>
<p>Same Spent Fuel Pool Designs at Dozens of U.S. Nuclear Sites</p>
<p>So why isn't the NRC and the Obama administration doing more to shed light on the extreme vulnerability of these irradiated fuel pools at Fukushima Daiichi, which threaten not only Japan but the U.S. and the world?</p>
<p>Nuclear waste experts say it would expose the fact that the same design flaw lies in wait — and has been for decades — at dozens of U.S. nuclear facilities. And that's not something the NRC, which is routinely accused of promoting the nuclear industry rather than adequately regulating it, nor the pro-nuclear Obama administration, want to broadcast to the American public.</p>
<p>« The U.S. government right now is engaged in its own kabuki theatre to protect the U.S. industry from the real costs of the lessons at Fukushima, » Gunter said. « The NRC and its champions in the White House and on Capitol Hill are looking to obfuscate the real threats and the necessary policy changes to address the risk. »</p>
<p>There are 31 G.E. Mark I and Mark II boiling water reactors (BRWs) in the U.S., the type used at Fukushima. All of these reactors, which comprise just under a third of all nuclear reactors in the U.S., store their spent fuel in elevated pools located outside the primary, or reinforced, containment that protects the reactor core. Thus, the outside structure, the building ostensibly protecting the storage pools, is much weaker, in most cases about as sturdy, experts describe in interviews with AlterNet, as a structure one would find housing a car dealership or a Wal-Mart.</p>
<p>Not what Americans might expect to find safeguarding nuclear material that is more highly radioactive than what resides in the reactor core.</p>
<p>The outer containments surrounding these spent fuel pools in these U.S. reactors patently fail to meet the NRC's own « defense in-depth » nuclear safety requirements.</p>
<p>But these reactors don't merely suffer from the same storage design flaw as those at Fukushima Daiichi.</p>
<p>In the U.S., the nuclear industry has been allowed to store incredible volumes of spent fuel for decades in high-density pools that were not only originally designed to retain about one-fourth or one-fifth of what they now hold but were intended to be temporary storage facilities. No more than five years. That was before the idea of reprocessing irradiated fuel in this country failed to gain a foothold over 30 years ago. Once that happened, starting in the early 1980s, the NRC allowed high-density storage in fuel pools on the false assumption that a high-level waste repository would be opened by 1998. But subsequent efforts to gain support for storing nuclear waste at Yucca Mountain in Nevada have also been scrapped.</p>
<p>More recently, the NRC arbitrarily concluded these pools could store this spent fuel safely for 120 years.</p>
<p>« Our pools are more crammed to the gills than the unit 4 pool at Fukushima Daiichi, much more so, » noted Kamps of Beyond Nuclear. « It's kind of like a very thick forest that's waiting for a wildfire. It would take extraordinary measures to prevent nuclear chain reactions in our pools because the waste is so closely packed in there. »</p>
<p>Experts say the only near-term answer to better protect our nation's existing spent nuclear fuel is dry cask storage. But there's one catch: the nuclear industry doesn't want to incur the expense, which is about $1 million per cask.</p>
<p>« So now they're stuck, » said Alvarez, « The NRC has made this policy decision, which the industry is very violently opposed to changing because it saves them a ton of money. And if they have to go to dry hardened storage onsite, they're going to have to fork over several hundred million dollars per reactor to do this. »</p>
<p>He also pointed out that the contents of the nine dry casks at the Fukushima Daiichi site were undamaged by the disaster.</p>
<p>« Nobody paid much attention to that fact, » Alvarez said. « I've never seen anybody at Tepco or anyone [at the NRC or in the nuclear industry] saying, ‘Well, thank god for the dry casks. They were untouched.' They don't say a word about it. »</p>
<p>The NRC declined to comment directly to accusations it's reluctant to draw attention to the spent fuel vulnerability at Fukushima Daiichi because it would bring more awareness to the dangers of irradiated storage here in the U.S. But the agency did respond to a question about what it has done to address the vulnerability of spent nuclear fuel storage at U.S. nuclear sites with the Mark I and II designs.</p>
<p>« All U.S. spent nuclear fuel is stored safely and securely, regardless of reactor type, » NRC spokesman Burnell replied in an email. « Every spent fuel pool is an inherently robust combination of reinforced concrete and steel, capable of safely withstanding the same type and variety of severe events that reactors are designed for. »</p>
<p>He continued, « After 9/11, the NRC required U.S. nuclear power plants to obtain additional equipment for maintaining reactor and spent fuel pool safety in the event of any situation that could disable large areas of the plant. This ‘B5b' equipment and related procedures include ensuring spent fuel pools have adequate water levels. The B5b measures are in place at every U.S. plant and have been inspected multiple times, including shortly after the accident at Fukushima.</p>
<p>« The NRC continues to conclude the combination of installed safety equipment and B5b measures can protect the public if extreme events impact a U.S. nuclear power plant. »</p>
<p>But nuclear experts told AlterNet that the majority of Burnell's response could've been made prior to the disaster at Fukushima. In fact, Ed Lyman, senior staff scientist at the Union of Concerned Scientists, investigated these so-called « B5b » safety measures the NRC ordered post-9/11 and published his findings in a May 2011 Bulletin of the Atomic Scientists article.</p>
<p>Directly reflecting Burnell's response to AlterNet, Lyman wrote that after the Fukushima disaster, « the NRC and the industry invoked the mysterious requirements known as ‘B5b' as a cure-all for the kinds of problems that led to the Fukushima crisis.</p>
<p>« Even though the B5b strategies were specifically developed to cope with fires and explosions, the NRC now argues that they could be used for any event that causes severe damage to equipment and infrastructure, including Fukushima-scale earthquakes and floods. »</p>
<p>But contrary to these NRC assurances, then and now, Lyman's report found B5b requirements inadequate, containing flaws in safety assumptions that suggest the NRC has not applied the major lessons learned from the Fukushima disaster. Additionally, he revealed emails showing that the NRC's own staff members questioned the plausibility of these procedures to effectively respond to extreme weather events like floods, earthquakes and concomitant blackouts.</p>
<p>Burnell sent a follow-up email, noting, « I also should have mentioned the NRC issued an order in March to all U.S. plants to install enhanced spent fuel pool instrumentation, so that plant operators will have a clearer understanding of SFP status during a severe event. »</p>
<p>This is a curiously roundabout way of saying that spent fuel pools at U.S. reactors currently have no built-in instrumentation to gauge radiation, temperature or pressure levels.</p>
<p>Kamps also pointed out that the NRC commissioners voted 4 to 1, with Chairman Gregory Jaczko in dissent, to not require such requested safety upgrades to U.S. reactors until the end of 2016.</p>
<p>He added, « Burnell's flippant, false assurances prove that pool risks, despite being potentially catastrophic, are largely ignored by not only industry, but even NRC itself, even in the aftermath of Fukushima. » Brad Jacobson</p></div>
Tchernobyl, 20 ans après
http://matierevolution.org/spip.php?article2272
http://matierevolution.org/spip.php?article22722012-04-23T14:29:17Ztext/htmlfrMaxnucléaireEcologie
<p>Tchernobyl, 20 ans après <br class='autobr' />
Il y a 26 ans, un réacteur nucléaire explosait en Ukraine ; un livre raconte l'après catastrophe : <br class='autobr' />
La supplication Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse ; de Svetlana Alexievitch <br class='autobr' />
Extrait, <br class='autobr' />
Monologue à deux voix pour un homme et une femme <br class='autobr' />
Nina Konstantinovna et Nikolaï Prokhorovitch Jarkov. Il enseigne le travail manuel et elle, la littérature. <br class='autobr' />
Elle : " J'entends si souvent parler de la mort que je ne vais plus aux enterrements. Avez-vous (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique38" rel="directory">Géodynamique et climatologie de la Terre - Sauvegarde de la planète</a>
/
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot218" rel="tag">nucléaire</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot226" rel="tag">Ecologie</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Tchernobyl, 20 ans après</h2>
<p>Il y a 26 ans, un réacteur nucléaire explosait en Ukraine ; un livre raconte l'après catastrophe :</p>
<p>La supplication Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse ; de Svetlana Alexievitch</p>
<p>Extrait,</p>
<p>Monologue à deux voix pour un homme et une femme</p>
<p>Nina Konstantinovna et Nikolaï Prokhorovitch Jarkov. Il enseigne le travail manuel et elle, la littérature.</p>
<p>Elle : " J'entends si souvent parler de la mort que je ne vais plus aux enterrements. Avez-vous entendu des conversations d'enfants sur la mort ? En sixième, ils se demandent si cela fait peur ou non. Il n'y a pas si longtemps, à leur âge, ils voulaient savoir comment naissent les bébés. Maintenant, ils s'inquiètent de savoir ce qui se passerait après une guerre atomique. Ils n'aiment plus les oeuvres classiques : je leur récite du Pouchkine et ils me regardent avec des yeux froids, détachés... Un autre monde les entoure... Ils lisent de la science-fiction. Cela les entraîne, dans un monde différent, où l'homme se détache de la terre, manipule le temps... Ils ne peuvent pas avoir peur de la mort de la même manière que les adultes... Que moi, par exemple. Elle les excite comme quelque chose de fantastique.</p>
<p>Je réfléchis à cela. La mort tout autour oblige à penser beaucoup. J'enseigne la littérature russe à des enfants qui ne ressemblent pas à ceux qui fréquentaient ma classe, il y a dix ans. Ils vont continuellement à des enterrements... On enterre aussi des maisons et des arbres... Lorsqu'on les met en rang, s'ils restent debout quinze ou vingt minutes, ils s'évanouissent, saignent du nez. On ne peut ni les étonner ni les rendre heureux. Ils sont toujours somnolents, fatigués. Ils sont pâles, et même gris. Ils ne jouent pas, ne s'amusent pas. Et s'ils se bagarrent ou brisent une vitre sans le faire exprès, les professeurs sont même contents. Ils ne les grondent pas parce que ces enfants ne sont pas comme les autres. Et ils grandissent si lentement. Si je leur demande de répéter quelque chose pendant le cours, ils n'en sont même pas capables. Parfois, je dis juste une phrase et leur demande de la répéter : impossible, ils ne la retiennent pas... Alors, je pense. Je pense beaucoup. Comme si je dessinais avec de l'eau sur une vitre : je suis seule à savoir ce que représente mon esquisse. Personne ne le devine, ne l'imagine.</p>
<p>Notre vie tourne autour... autour de Tchernobyl. Où était Untel à ce moment-là ? À quelle distance du réacteur vivait-il ? Qu'a-t-il vu ? Qui est mort ? Qui est parti ? Pour où ? Je me souviens que, dans les premiers mois après la catastrophe, les restaurants se sont de nouveau remplis. Les gens organisaient des soirées bruyantes... "On ne vit qu'une seule fois...", "Quitte à mourir, autant que ce soit en musique". Des soldats, des officiers sont venus. Mais Tchernobyl est désormais tout le temps avec nous... Une jeune femme enceinte est morte soudain, sans cause apparente. Le pathologiste n'a pas établi de diagnostic. Une petite fille de onze ans s'est pendue. Sans raison. Une petite fille... Et quoi qu'il arrive, les gens disent que c'est à cause de Tchernobyl. On nous dit : "Vous êtes malades parce que vous avez peur. À cause de la peur. De la phobie de la radiation." Mais pourquoi les petits enfants sont-ils malades ? Pourquoi meurent-ils ? Ils ne connaissent pas la peur. Ils ne comprennent pas encore.</p>
<p>Je me souviens de ces jours... J'avais la gorge irritée et me sentais lourde. "Vous vous faites des idées sur votre santé, m'a dit le médecin. Tout le monde se fait des idées à cause de Tchernobyl." Mais non, je me sentais réellement mal, avec des douleurs partout et les forces qui m'abandonnaient. Mon mari et moi étions gênés de nous l'avouer l'un à l'autre, mais nous commencions à perdre l'usage de nos jambes. Tout le monde autour de nous se plaignait, même nos amis, de ne plus avoir la force de marcher, d'avoir envie de s'allonger au milieu de la route. Les élèves étaient avachis sur les tables et perdaient connaissance pendant les cours. Tout le monde était devenu sombre. On ne rencontrait plus de gens souriants, de visages sympathiques. Les enfants restaient à l'école de huit heures du matin à neuf heures du soir. Il leur était strictement interdit de jouer dehors, de courir dans la rue. On leur avait distribué des vêtements : une jupe et un chemisier aux filles, un costume aux garçons, mais ils rentraient chez eux dans ces vêtements et l'on ne savait pas où ils traînaient avec. Normalement, les mères devaient laver ces vêtements chaque jour, de manière à ce que les enfants aillent tous les matins à l'école avec des habits propres. Mais on n'avait pas distribué de vêtements de rechange. De plus, les mères avaient leurs tâches domestiques. Elles devaient s'occuper des poules, des vaches, des cochons... Elles ne comprenaient pas pourquoi elles devaient se charger de ce surcroît de travail. Pour elles, des vêtements sales devaient porter des taches d'encre, de terre, de graisse et non des isotopes à courte période. Lorsque j'essayais d'expliquer la chose aux parents d'élèves, j'avais l'impression de leur parler en bantou. "Qu'est-ce que c'est que cette radiation ? On ne l'entend pas, on ne la voit pas... Mais moi, je n'ai pas assez d'argent pour finir le mois. Les trois derniers jours avant la paie, nous ne mangeons que des pommes de terre et du lait. Laissez tomber..." Et la mère faisait un geste las de la main. Or, justement, on a interdit de boire le lait et de manger les pommes de terre de la région. Les magasins étaient approvisionnés en conserves chinoises de viande et en sarrasin. Seulement, les villageois n'avaient pas assez d'argent pour se les payer. Les consignes étaient destinées à des individus cultivés. Elles supposaient une certaine éducation. Or cela manquait cruellement ! Le peuple pour qui les instructions étaient rédigées n'existe pas chez nous. Et il n'est pas si simple d'expliquer la différence entre un röntgen et un rem... De mon point de vue, je qualifierais ce comportement de fatalisme léger. Par exemple, la première année, il était interdit de consommer ce qui poussait dans les potagers. Et pourtant, non seulement les gens en ont mangé, mais ils en ont même fait des conserves. De plus, la récolte était extraordinaire ! Comment expliquer que l'on ne peut pas manger ces cornichons ou ces tomates... Cela veut dire quoi : on ne peut pas ? Leur goût est normal et ils ne donnent pas mal au ventre... Et personne ne "brille" dans l'obscurité... Pour changer leur plancher, nos voisins ont utilisé du bois local. Ils ont mesuré : la radiation était cent fois supérieure à la normale. Vous croyez qu'ils ont démonté ce parquet pour le jeter bien loin ? Pas du tout, ils ont vécu avec. Les gens se disent que tout cela va se calmer et finir par s'arranger tout seul. Au début, certaines personnes apportaient des produits alimentaires aux dosimétristes. Le niveau de radiation dépassait systématiquement la norme des dizaines de fois. Mais l'habitude a été vite perdue. "La radiation, on ne la voit pas, on ne l'entend pas. Ce sont des inventions des scientifiques !" Les choses ont repris leur cours : les labours, les semailles, la récolte... L'impensable s'est produit : les gens se sont mis à vivre comme avant. Renoncer aux concombres de son potager était plus grave que Tchernobyl. Pendant tout l'été, les enfants ont été forcés de rester à l'école. Les soldats l'ont lessivée à fond et ont enlevé une couche de terre autour d'elle. Mais, à la rentrée, on a envoyé ces écoliers récolter les betteraves, ainsi d'ailleurs que des étudiants et des élèves des écoles techniques. Ils étaient tous forcés d'y aller. Tchernobyl était moins grave que de laisser des légumes non récoltés dans les champs...</p></div>
ça chauffe à Fukushima
http://matierevolution.org/spip.php?article2157
http://matierevolution.org/spip.php?article21572012-02-14T10:39:15Ztext/htmlfrMaxJapon JapannucléaireEcologie
<p>Dernières nouvelles <br class='autobr' />
Alors que les autorités japonaises et Tepco déclaraient en décembre que la situation était stabilisée, et les réacteurs placés en « arrêt à froid », tout semble indiquer le contraire. La température a augmenté dans le réacteur n°2 de la centrale de Fukushima, passant de moins de 50 °C à plus de 80 °C. Tepco prétend que les travaux de tuyauterie en seraient à l'origine mais la situation est sous contrôle et aucune fuite radioactive n'a été détectée. Encore du bluff ! (…)</p>
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<div class='rss_texte'><p><a href="http://fukushima.over-blog.fr/article-augmentation-de-la-radioactivite-a-fukushima-99252427.html" class="spip_out" rel="external">Dernières nouvelles</a></p>
<p>Alors que les autorités japonaises et Tepco déclaraient en décembre que la situation était stabilisée, et les réacteurs placés en « arrêt à froid », tout semble indiquer le contraire. La température a augmenté dans le réacteur n°2 de la centrale de Fukushima, passant de moins de 50 °C à plus de 80 °C. Tepco prétend que les travaux de tuyauterie en seraient à l'origine mais la situation est sous contrôle et aucune fuite radioactive n'a été détectée. Encore du bluff !</p>
<p>Tepco vient d'annoncer que du Xénon avait été retrouvé dans l'enceinte de confinement du réacteur n°2. Cela signifie concrètement, comme en novembre 2011, qu'une réaction en chaîne incontrôlable a eu lieu ces derniers jours et est peut-être encore en cours.</p>
<p>En effet, les xénons 133 et 135 se créent lorsqu'il y a une fission nucléaire de l'uranium et leur période radioactive est très courte (9 h pour Xe-135 et 5 jours pour Xe-133).</p>
<p>Voici les résultats de l'analyse, issus du document fourni par Tepco :</p>
<p>Temps d'échantillonnage : 13 février 2012, 16h24 à 16h54 (filtre à charbon actif)</p>
<p>Xe-133 : 0,016 Bq/cm3 (5 jours de demi-vie) ou 16 000 Bq/m3</p>
<p>Xe-135 : 0,023 Bq/cm3 (9 heures de demi-vie) ou 23 000 Bq/m3</p>
<p>source : <a href="http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/images/handouts_120214_07-e.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/images/handouts_120214_07-e.pdf</a></p>
<p>Si Tepco ne revient pas sur ces données, alors on peut considérer que les thermomètres du réacteur 2 ne sont pas défaillants et que l'augmentation de la radioactivité dans la préfecture de Fukushima n'était pas anodine.</p>
<p>La température continuant à s'élever (plus de 300°C), l'inquiétude est grande chez les travailleurs de la centrale. Certains craignent une explosion, comme l'indique ce témoignage recueilli par Fukushima Diary : <a href="http://fukushima-diary.com/2012/02/minamisoma-blogger-the-heating-gauge-is-not-broken-at-reactor2/#.Tzp73KvEc30.facebook" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://fukushima-diary.com/2012/02/minamisoma-blogger-the-heating-gauge-is-not-broken-at-reactor2/#.Tzp73KvEc30.facebook</a> (en anglais).</p>
<p> L'ASN (autorité de sureté nucléaire) définit ainsi l'arrêt à froid : « la situation d'un réacteur nucléaire à l'arrêt dans lequel l'état du fluide de refroidissement se rapproche de celui qui correspond aux conditions ambiantes de pression et de température ».</p>
<p>Or contre toute attente, ça chauffe grave à Fukushima, obligeant l'exploitant à augmenter l'injection d'eau, en la portant à 13 mètres cubes.</p>
<p>Plus grave, du Xénon a été retrouvé dans l'enceinte de confinement du réacteur n°2, ce qui signifie qu'une réaction en chaîne incontrôlable a eu lieu, et qu'elle est peut-être encore en cours en ce moment.</p>
<p>Il faut savoir que les xénons 133 et 135 se créent lorsqu'il y a fission nucléaire de l'uranium.</p>
<p>Malgré tous les efforts de l'exploitant, la température continue de monter, et voisinerait les 300°C, ce qui fait craindre aux travailleurs sur place la possibilité d'une explosion.</p>
<p>Cela expliquerait l'augmentation constatée de la radioactivité sur le site, passant de 4,45 Mbq/km2 à 98,2 Mbq/km2 pour le césium 134, le césium 137 passant de 6,46 Mbq/km2 à 139 Mbq/km2.</p>
<p>Une augmentation de la température au sein du réacteur n°2 de la centrale de Fukushima-Daiichi a été notée la semaine dernière. Le 6 février, elle aurait atteint 70 °C à la base de la cuve comme le signale l'IRSN, puis elle aurait dépassé 80 °C en fin de semaine dernière, obligeant les responsables de la centrale nucléaire d'en informer les autorités nippones. L'arrêt à froid des réacteurs avait pourtant été décrété fin décembre et de l'eau continuait à y être déversée pour maintenir la température sous les 50 °C.</p>
<p>La température de la cuve du réacteur n°2 de la centrale de Fukushima ne cesserait pas d'augmenter, en dépit des efforts mis en œuvre pour tenter de l'abaisser. Chaque heure, ce sont plus de 10 tonnes d'eau qui ont été déversées pour refroidir le réacteur, mais cette opération n'a atteint que partiellement ses objectifs. Depuis les dernières mesures, le 27 janvier, la température aurait augmenté de 45°C pour atteindre les 70°C. Tepco a donc décidé d'injecter davantage d'eau dans la nuit du 6 février mais la température est montée jusqu'à 73.3°C.</p>
<p>A un mois ou presque du premier « anniversaire » du début de la catastrophe de Fukushima (11 mars 2011), la centrale connaît un coup de chaud. Et même si l'opérateur avait proclamé à la mi-décembre son … arrêt à froid ! Le corium se rappelle ainsi à l'attention de tous ceux qui voudraient bien l'oublier.</p>
<p><a href="http://fukushima.over-blog.fr/m/article-99161856.html" class="spip_out" rel="external">Lire ici les dernières nouvelles</a></p>
<p><a href="http://www.bloc.com/article/societe/sujets-d-actualite/centrale-de-fukushima-situation-explosive-2012-02-07.html" class="spip_out" rel="external">Lire aussi sur cette information</a></p>
<p><a href="http://www.scoop.it/t/fukushima-informations" class="spip_out" rel="external">Et là...</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2071" class="spip_out" rel="external">Lire aussi</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2118" class="spip_out" rel="external">Et encore</a></p>
<p><strong>Les arnaque de TEPCO et du gouvernement japonais </strong></p>
<p>Le 19 janvier, Tepco a admis le dysfonctionnement d'un système de transmission de données au gouvernement. En novembre 2010, quatre mois avant la catastrophe, l'entreprise devait relier à une alimentation de secours un appareil fournissant en temps réel des données sur la température des réacteurs et les niveaux de radiation autour des installations, à l'ERSS et à Speedi, deux systèmes d'informations faisant partie du réseau gouvernemental de prévention des catastrophes.</p>
<p>Or, à l'époque, la connexion n'avait pas pu être établie, car le câble disponible était... trop court ! D'après l'entreprise, la question a été évoquée avec l'organisation japonaise de sûreté nucléaire (JNES), organisme gouvernemental, mais aucune décision n'a été prise. Tepco a par ailleurs reconnu qu'avant la catastrophe, elle ne considérait pas le problème comme une urgence.</p>
<p>Hostiles</p>
<p>Informée du dysfonctionnement après l'accident, l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle (NISA) n'a pas cru bon de le faire apparaître dans le rapport intérimaire de la commission d'enquête sur les causes de l'accident de la centrale, dévoilé en décembre.</p>
<p>Autre problème impliquant la compagnie d'électricité, l'absence d'enregistrements des discussions de la cellule de crise mise en place par le gouvernement, Tepco et la NISA après l'accident. Le 24 janvier, le ministre de l'économie, du commerce et de l'industrie Yukio Edano a présenté ses excuses après avoir confirmé cette information.</p>
<p>M. Edano, qui occupait en mars 2011 le poste de porte-parole du gouvernement, a jugé "regrettable" l'absence de ces enregistrements : "Compte tenu de l'impact de la catastrophe sur l'opinion et des attentes de la population, ils auraient dû être réalisés."</p>
<p>La responsabilité de ces enregistrements, obligatoires selon la loi, revenait à la NISA dont un représentant assurait le secrétariat de la cellule de crise. Ce dernier a affirmé qu'il était trop occupé pour s'en occuper. Et, d'après la NISA, l'absence de ces données n'est pas très grave, car les décisions prises ont ensuite été communiquées en conférence de presse.</p>
<p>Ce point a fait réagir jusqu'au quotidien économique Nihon Keizai, pourtant traditionnel soutien de la filière nucléaire. "Ces révélations font craindre que le gouvernement a délibérément évité de réaliser ces enregistrements, écrit-il dans un éditorial du 24 janvier, pour dissimuler à l'opinion certaines informations."</p>
<p>Et le quotidien de faire état de rumeurs selon lesquelles des argumentaires seraient rédigés pour s'assurer que les responsables impliqués donnent la même version des décisions prises par la cellule de crise. "Ces informations, ajoute-t-il, ont pour unique conséquence de saper les efforts réalisés pour restaurer la crédibilité des régulateurs et des opérateurs du nucléaire."</p>
<p>Retrouver la confiance des Japonais, aujourd'hui majoritairement hostiles au redémarrage des 51 réacteurs (sur 54) à l'arrêt, s'annonce donc difficile. D'autant que, d'après le quotidien Mainichi, le gouvernement a également dissimulé un rapport établissant que le Japon disposait de suffisamment de moyens de production d'électricité pour compenser l'arrêt de tous les réacteurs nucléaires et qu'il pourrait passer sans problème l'été, période de pic de consommation.</p>
<p>Le gouvernement aurait agi ainsi pour alimenter la crainte d'une pénurie de courant et convaincre l'opinion d'accepter le redémarrage des réacteurs.</p>
<p>Le taux de radioactivité de l'air dans la région de Fukushima a sérieusement augmenté depuis le 9 février mais Tepco annonçait que ce ne pouvait pas venir d'une reprise de criticité du réacteur puisqu'il n'y avait pas de xénon dans l'air, radio nucléïde qui apparait lors d'une réaction nucléaire et dont la demie vie est courte :"... les xénons 133 et 135 se créent lorsqu'il y a une fission nucléaire de l'uranium et leur période radioactive est très courte (9 h pour Xe-135 et 5 jours pour Xe-133)"<br class='autobr' />
Tiens, depuis hier, on découvre du xénon dans la région de Fukushima !<br class='autobr' />
Et depuis la semaine dernière, le taux de radioactivité a également augmenté à Tokyo, 200 km au sud de Fukushima, il est actuellement équivalent à celui qui a été relevé en France lors du passage du nuage de Tchernoyl en mai 1986.</p>
<p>Certains veilleurs japonais (<a href="http://fukushima-diary.com" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://fukushima-diary.com</a>) citent le cas d'un ingénieur qui a préféré quitter son travail devant cette montée de température, car, pour lui, si la température dépasse les 700°, il y aurait risque d'explosion entraînant l'explosion des trois autres réacteurs situés autour et dont les coeurs ont également fondu.</p>
<p>L'autre information alarmante vient de l'état du sol dans la région de Fukushima. Cette zone a été fragilisée par le tremblement de terre du 11 mars et une succession de mini failles sont apparues dans cette région. Plusieurs chercheurs estiment qu'un autre tremblement de terre majeur peut se produire et depuis quelques semaines.</p>
<p>Le dernier en date est de niveau 6, un professeur japonais, le Professeur Dapeng Zhao a alerté les autorités de la possible survenue d'un fort tremblement de terre juste sous la centrale dans un bref délai !</p>
<p><a href='http://matierevolution.org/tepco site:http:/www.matierevolution.fr OR site:http:/www.matierevolution.org'>Lire aussi sur TEPCO</a></p>
<p><a href="http://www.centpapiers.com/fukushima-en-janvier-2012/92670" class="spip_out" rel="external">Et encore...</a></p>
<p><a href="http://www.wikistrike.com/article-breaking-news-fukushima-4-explosions-hydrovolcaniques-ou-d-hydrogene-probables-97836942.html" class="spip_out" rel="external">D'autres nouvelles que TEPCO n'a pas commentées</a></p></div>
Pourquoi l'annonce de Tepco d'un arrêt à froid de Fukushima n'a rien de rassurant ?
http://matierevolution.org/spip.php?article2071
http://matierevolution.org/spip.php?article20712011-12-20T16:53:08Ztext/htmlfrRobert ParisJapon JapannucléaireEcologie
<p>Pourquoi l'annonce de Tepco d'un arrêt à froid de Fukushima n'a rien de rassurant ? <br class='autobr' />
Tepco, suivi par le gouvernement japonais par la voix de son premier ministre, vient d'annoncer comme une victoire l' « arrêt à froid » des réacteurs de la centrale de Fukushima, sous-entendant que les efforts fournis auraient permis de stabiliser la situation de la catastrophe nucléaire, dans la centrale et aux abords. Non seulement, il est permis d'en douter, mais cette annonce est plutôt inquiétante dans (…)</p>
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<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Pourquoi l'annonce de Tepco d'un arrêt à froid de Fukushima n'a rien de rassurant ?</h2>
<p>Tepco, suivi par le gouvernement japonais par la voix de son premier ministre, vient d'annoncer comme une victoire l' « arrêt à froid » des réacteurs de la centrale de Fukushima, sous-entendant que les efforts fournis auraient permis de stabiliser la situation de la catastrophe nucléaire, dans la centrale et aux abords. Non seulement, il est permis d'en douter, mais cette annonce est plutôt inquiétante dans la mesure où personne n'indique de quelle manière les causes objectives d'inquiétude auraient été supprimées. Où est passé le césium qui risquait de se déverser en mer. Bien sûr, s'il est entièrement parti dans les eaux, Tepco peut prétendre que c'est réglé. Le Japon peut espérer qu'il y a assez d'eau sur la planète pour diminuer la concentration de césium… à la longue. Et avant que les cancers ne se déclarent, ils pourront toujours dire que cela ne venait pas du Japon…</p>
<p>Le refroidissement de la centrale inquiète par son caractère de bricolage. Le Monde du 18 décembre écrit : <i>« Le refroidissement n'exclut pas le risque d'une nouvelle réaction en chaîne parvenant à l'état de criticité… Mais la plus grande crainte reste celle d'un nouveau puissant séisme, dont la probabilité est élevée. Il pourrait endommager le système de refroidissement construit dans l'urgence. Selon le journaliste Tomohiko Suzuki, qui a travaillé plus d'un mois à la centrale en se faisant passer pour un travailleur du nucléaire, « les tuyaux sont en plastique, pas comme ceux habituellement utilisés dans les installations nucléaires ». La précarité de la situation suscite donc de sérieux doutes sur les affirmations officielles. »</i></p>
<p>Mais le pire est ailleurs. Le même article du Monde écrit que <i>« Début novembre, la découverte de xénon au niveau du réacteur 2 avait incité Tepco à évoquer la possibilité d'une « fission nucléaire spontanée »…. Le combustible des trois réacteurs a fondu, percé la cuve et pénétré la couche de béton de l'enceinte de confinement »</i></p>
<p>Vendredi dernier, le professeur Kazuhido Kudo, spécialiste du nucléaire à l'université du Kyushu a déclaré à l'International Herald Tribune que <i>« ce que le gouvernement appelle arrêt d'urgence n'est qu'un moment de répit… Il n'y a aucune certitutde sur l'état réel des réacteurs. »</i></p>
<p>La prétendue stabilisation de la température du cœur des centrales pourrait provenir du fait que les centrales se seraient débarrassées de l'essentiel de leur combustible dans la mer et … dans la terre…</p>
<p>Le commentaire gouvernemental ne donne aucun bilan du combustible déversé en mer ni de l'hypothèse que le combustible ait commencé une fusion spontanée, ni de ce qui se passe après le percement de la paroi de béton. L'essentiel de l'information en somme reste cloisonnée…</p>
<p>Avant qu'une fusion spontanée traversant l'écorce n'ait d'effets visibles, le gouvernement peut estimer qu'il est possible que personne n'en sache rien. Dans le cas inverse, si la mer est gravement polluée et la terre aussi, les autorités japonaises, capitalistes et gouvernants ainsi que leurs cautions françaises du gouvernement français et d'AREVA pourraient légitimement être accusés de crime contre l'humanité !!!</p>
<p>TEPCO a autorisé quelques journalistes triés sur le volet de venir faire reportage et photos sur le site nucléaire à condition d'avoir le droit d'examiner les reportages et les photos et d'interdire ce qui ne lui plaiera pas. Voilà déjà qui en dit long sur sa manière d'informer le public....</p>
<p>Lors d'une réunion de la cellule ministérielle sur l'accident nucléaire, le chef du gouvernement a confirmé que les installations, lourdement endommagées lors séisme et du tsunami du 11 mars 2011, avaient atteint « l'état d'arrêt à froid ». Cela signifie que les Japonais ont réussi à maintenir la température à l'intérieur des réacteurs sous les 100 degrés Celsius. L'eau utilisée pour refroidir les réacteurs se maintient donc sous le point d'ébullition et il n'y a plus de vapeur d'eau irradiée qui s'en dégage.</p>
<p>« En conséquence, les émissions radioactives peuvent être contenues à un niveau suffisamment bas à l'extérieur des installations de la centrale, même en cas de nouvel accident », a déclaré Yoshihiko Noda.</p>
<p>Dans une centrale en exploitation, l'arrêt à froid permet de procéder à des opérations de maintenance. Dans le cas de Fukushima, où le combustible a fondu, a percé les cuves et est tombé au fond de l'enceinte de confinement de trois des six réacteurs, l'arrêt à froid ne veut pas dire que l'on va pouvoir intervenir librement à l'intérieur, à cause d'une radioactivité surélevée.</p>
<p>Réponse des experts indépendants : tout ce qu'a réussi à faire Tepco, c'est rétablir les systèmes de refroidissement en posant dans une course de vitesse, à même le sol, des pompes, des conduites en caoutchouc ou en acier qui peuvent geler ou éclater durant l'hiver.</p>
<p>Les réacteurs de la centrale de Fukushima sont dans un état épouvantable. Les cœurs de trois d'entre eux ont fondu. Des fuites sont avérées au niveau des cuves et des enceintes de confinement. Les réacteurs sont trop endommagés pour pouvoir décréter leur arrêt à froid. Et les rejets radioactifs de la centrale restent inquiétants.</p>
<p>Tout ce bricolage pour reprendre le contrôle de la centrale, assurent les experts, risque à tout moment de s'écrouler en cas de nouveau séisme de forte puissance.</p>
<p>Les températures au fond des cuves des réacteurs 1 à 3, les plus endommagés, étaient passées sous 100 degrés entre août et septembre, et ont été maintenues à ce niveau grâce à l'installation de systèmes de refroidissement en continu.</p>
<p>Un laboratoire français indépendant, l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (Acro), révèle le 15 décembre que la contamination la plus importante se situe à une cinquantaine de kilomètres de la centrale de Fukushima.</p>
<p>Des poussières de maisons situées à 200 km de Fukushima et des urines d'enfants à Tokyo ont montré un taux de contamination important en césium 137 et 134. C'est ce que révèle le laboratoire français, suite à des prélèvements effectués en octobre. Le district le plus concerné est celui de Watari, zone où la vente de riz vient d'être interdite.</p>
<p>Certaines habitations sont contaminées à des taux dépassant presque les 6 000 becquerels par kilo. Pour la première fois, le laboratoire a trouvé des traces de contamination dans des urines d'enfant à Tokyo, soit à 250 km de la centrale. Une conséquence très probable de l'alimentation. L'Acro a par ailleurs relevé des traces de contamination dans les urines de douze sur 23 enfants examinés dans la province de Fukushima.</p>
<p>D'après l'association, le gouvernement devrait modifier les critères fixés pour décider de l'évacuation des populations et faire des mesures dans les habitations. Ces critères "reposent uniquement sur la contamination des sols à l'extérieur et supposent implicitement qu'une fois chez eux, les habitants des zones contaminées ne courent plus aucun risque. Notre étude montre qu'il n'en est rien", explique l'association.</p>
<p>Après les urines d'enfants contaminées, les sacs d'aspirateur ! L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (Acro), l'un des deux laboratoires d'analyses indépendants créés en France après la catastrophe de Tchernobyl, a procédé à des analyses des poussières contenues dans les sacs d'aspirateur de treize habitations, situées dans un rayon de 200 km autour de la centrale de Fukushima.</p>
<p>Résultat : toutes les poussières issues des sacs sont contaminées en césium 137 et 134. Sans surprise, la zone la plus touchée est la plus proche de la centrale : il s'agit du district de Watari (ville de Fukushima), à 50 km de la centrale, où la vente de riz vient d'être interdite. L'Acro y a trouvé "presque 20 000 becquerels par kilo de poussière pour les deux césiums", indique son communiqué.</p>
<p>Des contaminations significatives ont également été identifiées jusqu'à Ichinoseki (province d'Iwaté) et Kashiwa (province de Chiba), à quelque 200 km de la centrale. De quoi interroger, selon l'Acro, les critères d'évacuation du gouvernement japonais, qui "reposent uniquement sur la contamination des sols à l'extérieur et supposent implicitement qu'une fois chez eux, les habitants des zones contaminées ne courent plus aucun risque".</p>
<p>L'Acro, laboratoire basé à Hérouville-Saint-Clair (banlieue de Caen), s'est notamment illustré en produisant, en mai et juillet dernier les analyses d'échantillons d'urines d'une quinzaine d'enfants de la ville de Fukushima, située à 60 km de la centrale. "Toutes contaminées", analysent alors les chercheurs, contredisant les statistiques officielles.</p>
<p>En ce qui concerne les analyses réalisées en septembre dernier, une bonne nouvelle : "Il n'y a plus 100% des urines analysées en provenance de Fukushima contaminées". Et deux mauvaises : de nombreux enfants continuent à être contaminés à des niveaux qui ne baissent pas depuis le mois de mai, et pour la première fois, des traces de césium ont été trouvées dans les urines d'un enfant de Tokyo.</p>
<p>"Il ne semble pas y avoir de corrélation claire entre la contamination des poussières et des urines" », indique l'association. Quand on sait que la quantité de césium dans le corps diminue de moitié en un mois chez un enfant qui mange sain, l'alimentation fait figure de principal mode de contamination interne. Un vecteur qui, une fois encore, n'est guère pris en compte dans les critères d'évacuation des autorités japonaises, souligne l'Acro.</p>
<p>Alors que les lobbies nucléaires, pratiquant un humour discutable, font remarquer la quasi absence de morts suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, les premières retombées sur la santé se font jour.</p>
<p>On se souvient de la flagornerie d'Otsuka Norikazu, ce célèbre animateur de télévision japonais qui, cédant à la provocation facile, avait en direct mangé des produits agricoles japonais pollués par la centrale nucléaire, encourageant ses compatriotes à suivre son exemple, convaincu de l'innocuité des produits consommés, avec le désir patriotique de sauver la production agricole de son pays.</p>
<p>Mal lui en a pris, on apprend qu'il a été hospitalisé le 7 novembre atteint d'une leucémie aiguë et Tepco aura des difficultés cette fois à affirmer que la catastrophe nucléaire de Fukushima n'y est pour rien.</p>
<p>Les avis médicaux lui donnent 70% de « chances » de mourir d'ici 5 ans ce qui a été confirmé par des experts allemands.</p>
<p>On se souvient de la réponse donnée par le célèbre biologiste Jean Rostand à qui on demandait quelle dose de radioactivité on pouvait ingérer sans danger : « c'est comme si vous me demandiez quelle quantité d'arsenic un bébé peut absorber sans danger ! ».</p>
<p>Ce grand scientifique nous a quittés en 1977, et malheureusement, on a peu tenu compte de son avis et de ses écrits, lorsqu'il dénonçait les dangers évidents générés par l'industrie nucléaire.</p>
<p>Aujourd'hui le gouvernement japonais reconnait s'être trompé lorsqu'il affirmait qu'il n'y avait pas de risques à consommer de la nourriture polluée à la radioactivité sous le seuil des 500 Bq/kg.</p>
<p>On se souvient de la phrase célèbre prononcée par un responsable japonais : « à court terme, il n'est pas nocif ».</p>
<p>Il s'excuse en disant maintenant qu'il a été mal compris et qu'il voulait seulement dire : « si vous consommez des produits pollués une ou deux fois, ce n'est pas dangereux, ça l'est seulement si vous le faites régulièrement ».</p>
<p>Ce qui est un peu tardif, car aujourd'hui, 9 mois après la catastrophe, les produits radioactifs relâchés par la centrale ont été largement ingérés par les japonais.</p>
<p>On a aujourd'hui la preuve que la carte officielle de contamination radioactive a largement masqué la vérité, et grâce à des chercheurs japonais, nous pouvons comparer sur ce lien la réalité de la pollution et la désinformation gouvernementale.</p>
<p>La carte de gauche est la carte officielle, datant du 11 novembre, et celle de droite est celle de chercheurs japonais indépendants. (Il faut noter les différences de couleur entre les deux cartes : sur la carte de droite on va du bleu, lequel correspond à 10 000 Bq/m2 au rouge pour 50 000 Bq/m2 et plus, alors que la carte gouvernementale va du marron foncé au bleu).</p>
<p>Le professeur Yukio Hayakawa de l'université de Gunma à publié une carte encore plus précise, et a reçu un avertissement du président de son université pour avoir diffusé cette carte.</p>
<p>On voit clairement sur sa carte qu'il existe des zones polluées à 1µSv/h à 200 km de la centrale, ce qui signifie que la surface polluée du Japon est bien plus polluée que dit.</p>
<p>On est loin des propos lénifiants et cyniques de Jean marc Jancovici qui se refusait à donner autant d'importance à la catastrophe de Fukushima qu'à celle de Tchernobyl alors que le professeur Chris Busby, de l'université de l'Ulster, avait déclaré en aout dernier que la catastrophe de Fukushima pourrait générer un million de morts.</p>
<p>En attendant, la vive lumière au sol, feu d'hydrogène pour certains, est toujours visible, et l'on a appris qu'il y a un différé de 30 secondes entre l'image prise, et l'image montrée, ce qui peut permettre à l'opérateur de cacher ce qu'il souhaite.</p>
<p>En mai dernier, un ouvrier de Fukushima, d'une soixantaine d'année est mort, tombé inconscient sur le lieu de travail, mais le porte parole de Tepco affirme que c'est sans rapport avec la contamination tout comme pour cet ouvrier de 50 ans, dont le nom n'a pas été communiqué, mort au début du mois d'octobre.</p>
<p>Et quid d'Abe Hiroto, décédé à 23 ans d'une leucémie aiguë après avoir défendu dans les colonnes d'un magazine pour pécheurs, (Rod & Reel) la qualité des poissons des pécheurs de la région de Fukushima ? Il habitait à 30 km de la centrale nucléaire tout comme Nagashima Kazuyuki, un athlète de 30 ans qui risque aussi de mourir d'une leucémie aiguë.</p>
<p>On le voit sur ce lien combattre et triompher lors des 16ème Jeux Asiatiques de 2010.</p>
<p>Il est aujourd'hui à l'hôpital.</p>
<p>Et ne parlons pas de ces sauveteurs dont le gouvernement japonais tente de dissimuler la mort.</p>
<p>Mais plutôt que de continuer ce décompte macabre, il faut plutôt s'intéresser aux 17 780 travailleurs qui se relaient depuis 9 mois pour nettoyer les décombres de la centrale nucléaire.</p>
<p>Malgré les protections qu'ils ont fini par recevoir, ils sont au moins 169 à avoir reçu des doses supérieures à 100 millisieverts.</p>
<p>Il faut se souvenir aussi qu'à l'époque de Tchernobyl, les méthodes de « com » étaient les mêmes, on tentait de cacher en haut lieu le véritable nombre de morts, et ce n'est que 25 ans après que des chercheurs américains nous ont appris la triste vérité : 985 000 morts, chiffre dépassé depuis, dus à la catastrophe.</p>
<p>Et puis, au-delà de la mort, les pneumonies, les problèmes hormonaux se multiplient chez les 2 millions d'habitants de la région au point qu'un appel à été lancé.</p>
<p>« La santé de nos enfants est maintenant en danger. Nous constatons des symptômes tels que thyroïdes enflées, saignements de nez, diarrhées, toux, asthme… »</p>
<p>Un laboratoire français indépendant, agréé par l'ASN (autorité de sureté nucléaire), l'ACRO (association pour le contrôle de la radioactivité dans l'ouest) a mené une enquête sur une vingtaine d'enfants de la région de Fukushima démontrant que la totalité des enfants examinés étaient contaminés par du césium radioactif, et d'après une étude japonaise, 1 enfant sur 13 aurait des problèmes hormonaux et souffrirait d'un dysfonctionnement de la thyroïde.</p>
<p>Pour cacher la triste vérité, les « responsables » japonais ont multiplié par 20 la norme de radioprotection du secteur, passant de 1 à 20 millisievert/an, ce qui correspond au seuil maximum d'irradiation en France pour un travailleur du nucléaire.</p>
<p>20% des écoles de la préfecture de Fukushima dépassent ce taux.</p>
<p>La CRIIRAD à mesuré en juillet une contamination de 370 000 Bq/kg de la terre prélevée sous les balançoires d'une école primaire, et a déclaré : « ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié ».</p>
<p>Le gouvernement qui devait organiser des mesures dans 600 lieux publics de la préfecture de Fukushima vient de reporter ces opérations à février 2012, justifiant le report en expliquant que l'entreprise qui devait fournir les équipements n'a pu respecter les délais de livraison. l</p>
<p>D'ailleurs l'ambiance est à l'optimisme dans la ville de Fukushima, puisque le marathon Ekiden, prévu tous les ans, a été maintenu, et des sportives ont couru les 40 kilomètres dans l'une des régions les plus contaminées du Japon, des taux de 1,4 microsieverts/h y ont été mesurés, soit 12 fois la limite d'exposition.</p>
<p>L'organisateur de la course a toutefois pris la précaution de faire signer un document dégageant sa responsabilité, en cas de problème de santé.</p>
<p>Quant à Meiji, fabricant japonais entre autres de lait en poudre, il va devoir retirer 400 000 boites, lesquelles ont été contaminées au césium 137 et 137, espérant qu'elles n'ont pas déjà été consommées.</p>
<p>A Hitachinaka, à 100 km de la centrale, le taux de radiation est de 40 000 Bq/m2, soit 970 000 fois le niveau de 2009.</p>
<p>Quand aux 100 000 évacués, ils sont toujours sans nouvelles depuis 9 longs mois des indemnités promises par TEPCO, ce dernier ayant adopté une attitude pour le moins cynique, contestant la fiabilité des mesures effectuées, mais aussi assurant ne pas être responsable des matériaux radioactifs dispersés ça ou là, déclarant « les matériaux radioactifs qui ont été disséminés par le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima appartiennent aux propriétaires des terres où ils sont retombés, mais plus à Tepco ».</p>
<p>Pourtant Tepco avait vendu ses parts dans l'éolien, pour un montant de 188 millions d'euros, afin de pouvoir dédommager les victimes de la catastrophe nucléaire.</p>
<p>Tokyo n'a pas été épargné par la catastrophe, et on sait maintenant que dans le quartier de Shinjuku, le taux de radioactivité est encore de 17 000 Bq/m2 et que dans certaines régions montagneuses, du coté de Midori et Kiryu à 180 km de Fukushima, la radioactivité se situe entre 100 000 et 300 000 Bq/m2.</p>
<p>En attendant, le gouvernement tente manifestement de cacher ce qui attend la population japonaise, et lorsque l'on voit comment sont recrutés les « liquidateurs », à qui on a proposé jusqu'à 3500 euros par jour, on ne se fait guère d'illusion sur le terrible destin qui les attend, (ils absorbent en 15 minutes l'équivalent de 100 mS/v par an) et il est probable que tout sera fait pour que leur disparition soit cachée.</p>
<p><strong>Le corium</strong></p>
<p><strong>1. Définition du corium</strong><br class='autobr' />
Le corium est un magma résultant de la fusion des éléments du cœur d'un réacteur nucléaire. Il est constitué du combustible nucléaire (uranium et plutonium), du gainage des éléments combustibles (alliage de zirconium) et des divers éléments du cœur avec lesquels il rentre en contact (barres, tuyauteries, supports, etc.). Le terme « corium » est un néologisme formé de core (en anglais, pour le cœur d'un réacteur nucléaire), suivi du suffixe ium présent dans le nom de nombreux éléments radioactifs : uranium, plutonium, neptunium, américium, etc.</p>
<p><strong>2. Matière de tous les extrêmes</strong></p>
<p>Le corium est la matière des six extrêmes : il est extrêmement puissant, extrêmement toxique, extrêmement radioactif, extrêmement chaud, extrêmement dense et extrêmement corrosif.</p>
<p><strong>Extrêmement puissant</strong></p>
<p>Le combustible fondu est le constituant principal du corium. Or ce combustible est formé à l'origine d'assemblages de crayons contenant des pastilles. Dans le réacteur n°1 de Fukushima Daiichi, le cœur était composé de 400 assemblages constitués de 63 crayons de combustibles chacun. Les réacteurs 2 et 3 étaient quant à eux composés, chacun, de 548 assemblages, constitués eux-mêmes de 63 crayons de combustibles. Sachant qu'un crayon contient environ 360 pastilles, on peut en déduire que dans les trois réacteurs concernés, il y a plus de 33 millions de pastilles en jeu.</p>
<p> Et comme chaque pastille est supposée délivrer autant d'énergie qu'une tonne de charbon, on comprend pourquoi le corium développe une chaleur énorme en totale autonomie.</p>
<p><strong>Extrêmement toxique</strong></p>
<p>Le corium contient un nombre important d'éléments en fusion, interagissant entre eux sans cesse, et produisant des gaz et des aérosols. C'est la toxicité de ces émanations qui est problématique, car les particules émises sont extrêmement fines, invisibles à l'œil nu et, en suspension dans l'air, peuvent se déplacer avec les vents jusqu'à faire le tour de la terre. Toutefois, plus on s'éloigne de la source, plus ces particules et ces gaz sont dilués dans l'atmosphère et présentent moins de danger. C'est donc le Japon en premier lieu qui est victime des effets de toxicité des éléments diffusés. Néanmoins, si la concentration de particules diminue avec la distance, au final le bilan en maladies reste le même mais réparties différemment (1).<br class='autobr' />
Exemple d'élément toxique : l'uranium. C'est un toxique chimique pour le rein, mais il peut aussi toucher les poumons, les os et le foie. Il a aussi des effets sur le système nerveux, comparables à ceux d'autres poisons métalliques comme le mercure, le cadmium ou le plomb. L'uranium peut enfin augmenter la perméabilité cutanée et avoir des effets génétiques.</p>
<p><strong>Extrêmement radioactif</strong></p>
<p>Le corium émet tellement de radioactivité que personne ne peut s'en approcher sans décéder dans les secondes qui suivent. Il avoisine 28 térabecquerels par kg, soit, pour un corium de 50 tonnes, plus d'un million de térabecquerels (un becquerel correspond à une désintégration par seconde, un million de TBq correspond à 10 puissance 18 désintégrations par seconde).</p>
<p>Comme le corium est critique, ou localement critique, c'est-à-dire qu'il présente des réactions de fission nucléaire, rien n'est modélisable et tout peut arriver. Ce que l'on sait, c'est qu'au fur et à mesure que les éléments lourds se regroupent, la masse critique augmente et donc la réaction ainsi que la température. Par effet de coefficient de température négatif, la réaction tend à diminuer et donc aussi la température. Il s'établit ainsi un cycle d'augmentation et de réduction du volume de ce noyau très actif, la période de ce cycle dépendant de la masse, de la densité, de la forme et de la composition du corium.<br class='autobr' />
Cet effet de « respiration » du corium est sans doute à mettre en corrélation à Fukushima avec les mesures changeantes de pression, de température et de radioactivité données par Tepco au fil des mois suivant la catastrophe.</p>
<p><strong> Extrêmement chaud</strong></p>
<p>Areva, par la voix de François Bouteille, explique que le corium a une température de 2500°C. Mais en fait, selon son environnement, il peut monter encore de 400°C car la température de fusion de l'oxyde d'uranium est de l'ordre de 2900°C. En fait, sa température varie entre 2500 et 3200 °C. Pour comparaison, la température de la lave d'un volcan se situe entre 700 et 1200°C. Cette chaleur importante, produite par la désintégration des produits de fission, peut faire fondre la plupart des matériaux qu'il rencontre, comme l'acier ou le béton. C'est pour cela qu'il est incontrôlable, car personne ne peut l'approcher et il détruit tout sur son passage.</p>
<p>Une autre source de chaleur est l'oxydation des métaux par réactions chimiques à chaud avec l'oxygène atmosphérique ou la vapeur d'eau.<br class='autobr' />
Les chercheurs ont du mal à étudier le corium et les essais qu'ils effectuent sont loin de la réalité puisqu'ils travaillent sur des magmas n'ayant souvent pas la même composition, avec des températures plus faibles (souvent de 500 à 2000°C) et des masses 50 à 500 fois moins importantes que celles des cœurs de Fukushima. Toutefois, parmi une multitude de paramètres étudiés, ils déterminent que la cuve en acier d'un réacteur recevant un bain de corium en son fond devient fragile à partir de 1000°C.</p>
<p>A Tchernobyl, il a fallu 6 à 7 mois pour obtenir un “arrêt à froid” de la masse de corium. Mais 18 ans après l'accident, en 2004, on mesurait encore une température de 36°C à proximité du combustible fondu (2).<br class='autobr' />
A Fukushima, la dernière feuille de route de Tepco (3) en juillet - tout comme l'analyse de l'IRSN - annonce un “arrêt à froid” des réacteurs pour janvier 2012 : l'entreprise en effet ne communique que sur les réacteurs, pas sur le corium. Et pour cause, il faudra probablement quelques dizaines d'années avant un refroidissement de celui-ci. Il faut donc voir l'expression “arrêt à froid” comme une façade de communication minimisant la catastrophe.</p>
<p><strong>Extrêmement dense</strong></p>
<p>Le corium a une densité de l'ordre de 20, c'est-à-dire environ trois plus importante que l'acier. Concrètement, cela signifie qu'un mètre cube de corium pèse 20 tonnes (contre 1 tonne pour 1 m3 d'eau). Le volume des différents coriums est estimé par Jansson-Guilcher de 1 à 1,5 m3 (20/30 tonnes) pour le réacteur 1 et de 3 à 4 m3 (60/70 tonnes) pour les réacteurs 2 et 3. On peut ainsi mieux imaginer ce qu'une telle masse peut produire comme pression sur une très faible surface. Mais s'il s'avère que l'ensemble du corium puisse se conglomérer, par exemple en cas de l'effondrement d'un fond de cuve, les masses en jeu sont évidemment plus importantes et l'attaque du béton ou du sol est d'autant plus renforcée.</p>
<p> <strong>Extrêmement corrosif</strong></p>
<p>Le corium est capable de traverser la coque en acier d'une cuve et la dalle de béton qui la supporte. La cuve principale (RPV = Reactor Pressure Vessel) fait 16 à 17 centimètres d'épaisseur. La cuve secondaire dite “de confinement” (appelée aussi Drywell ou PCV = Pressure Containment Vessel) est beaucoup plus mince, de l'ordre de 2 à 6 cm, mais doublée d'un bouclier de béton. Enfin, la dalle de béton de base, appelée aussi radier, devrait avoir en théorie une épaisseur de 8 mètres. Toutes ces protections peuvent être traversées par le corium par corrosion (Se reporter aux paragraphes 7 et 8).</p>
<p><strong><br class='autobr' />
3. Quand le corium de Fukushima s'est-il formé ?</strong></p>
<p>La panne du système de refroidissement de la centrale de Fukushima Daiichi a eu lieu le 11 mars 2011, mais on ne sait pas encore exactement la ou les causes (tremblement de terre, tsunami, et possible erreur humaine pour le réacteur 1). Quoiqu'il en soit, après deux mois de dissimulations, Tepco a finalement reconnu que les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 avaient fondu. Le réacteur 1 n'a plus été refroidi durant 14 heures et 9 minutes, le 2 durant 6 heures et 29 minutes et le 3 durant 6 heures et 43 minutes.</p>
<p><strong><br class='autobr' />
4. Combien de tonnes de combustible ont fondu ?</strong></p>
<p>D'après les données connues des combustibles des réacteurs de Fukushima Daiichi, on connaît les masses de combustible des trois coriums :
<br /><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> corium 1 : 69 tonnes
<br /><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> corium 2 : 94 tonnes
<br /><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> corium 3 : 94 tonnes<br class='autobr' />
soit une masse totale de combustible en fusion de 257 tonnes.<br class='autobr' />
Pour comparaison, le corium de Three Mile Island avait une masse d'environ 20 tonnes et celui de Tchernobyl de 50 à 80 tonnes. A Fukushima, les coriums ont donc une masse jamais égalée, ce qui explique entre autres les difficultés que rencontrent les experts pour modéliser l'accident.</p>
<p>Quant au corium 3, il faut préciser que celui-ci contient du plutonium issu du combustible MOX. Ce dernier étant constitué de plutonium à 6,25%, et le cœur du réacteur 3 contenant 32 assemblages sur les 548 présents, on peut évaluer à au moins 300 kg la masse de plutonium issu du MOX contenue dans le corium 3, sans compter le plutonium provenant du combustible usé contenu dans les 516 autres assemblages (4).<br class='autobr' />
A ces données, il faut ajouter les tonnes de matériaux divers qui structurent les cœurs et qui peuvent avoir été emportés dans la masse en fusion, ce qui représente quelques tonnes supplémentaires.<br class='autobr' />
Pour autant, l'expérience montre qu'une partie du corium reste dans les cuves percées s'il est suffisamment refroidi. Cela dépend en fait de l'état des cuves. Si le corium est passé par une ouverture minime de la cuve, une partie peut être restée attachée aux parois subsistantes. En revanche, si le cœur a fondu entièrement, le fond de cuve peut s'ouvrir complètement et dans ce cas, le corium résiduel est extrêmement faible.</p>
<p><strong> Aspect et composition du corium</strong></p>
<p>Le corium ressemble à de la lave en fusion, avec une consistance pâteuse, entre liquide et solide. Quand il rencontre une masse froide, ou quand il se refroidit avec le temps, une croûte peut se former, limitant ainsi les échanges de température. La croûte peut exister en surface, refroidie par exemple par de l'eau. Elle peut aussi être verticale, contre les parois d'une cuve en béton. Mais à Fukushima, le corium est actif, ainsi aucune possibilité de refroidissement n'est envisageable ou attendue pour l'instant. Si croûte il y a, elle doit être bien mince.</p>
<p>Les éléments constituant le corium n'ayant pas la même masse, ils migrent selon leur densité, les plus lourds (métaux) se retrouvant au fond et les plus légers (oxydes) en surface. Mais si la chaleur est trop intense, la production de gaz est importante et tout est brassé. Dans ce cas, les éléments les plus lourds ont tendance à se rassembler au centre.</p>
<p>Le corium est composé d'un certain nombre de métaux en fusion provenant de la fonte des différents éléments du cœur. Le zirconium, provenant des gaines de combustible, est le plus observé car il réagit avec l'eau en produisant du dioxyde de zirconium et de l'hydrogène. D'autres métaux se retrouvent dans cette « soupe », formant une couche dense contenant des métaux de transition tels que le ruthénium, le technétium ou le palladium, de l'indium, du cadmium, du zircaloy, du fer, du chrome, du nickel, du manganèse, de l'argent, des produits de fission métalliques, et du tellurure de zirconium.<br class='autobr' />
La couche superficielle se compose principalement à l'origine de dioxyde de zirconium et de dioxyde d'uranium, éventuellement avec de l'oxyde de fer et des oxydes de bore, puis elle finit par concentrer également des oxydes de strontium, de baryum, de lanthane, d'antimoine, d'étain, de niobium et de molybdène.</p>
<p><strong>6. Progression du corium</strong></p>
<p>Si l'on se réfère à une étude réalisée par l'Oak Ridge National Laboratory qui évoque une simulation d'accident de ce type dans un réacteur à eau bouillante similaire à ceux de Fukushima Daiichi, on sait qu'il suffit de 5 heures pour que le cœur ne soit plus recouvert d'eau, 6 heures pour que le cœur commence à fondre, 6h30 pour que le cœur s'effondre, 7 heures pour que le fond de la cuve lâche, et 14 h pour que le corium traverse une couche de 8 m de béton avec une progression de 1,20 m/h (5). On peut donc raisonnablement supposer que la cuve du réacteur 1 de Fukushima Daiichi a été traversée par le corium dès le soir du 11 mars et que cette pâte incandescente est passée sous la dalle dès le 12 mars 2011.</p></div>
L'ère nucléaire à venir....
http://matierevolution.org/spip.php?article2036
http://matierevolution.org/spip.php?article20362011-11-25T05:48:00Ztext/htmlfrMaxnucléaireEcologie
<p>Le débat entre le PS et les Verts est symptomatique. Si la droite sarkozyste défend le nucléaire à mort (c'est le cas de le dire !), la gauche a fait la démonstration de sa soumission aux trust du nucléaire. Il a suffi d'une nuit et d'un coup de fil de la direction d'Areva pour que le PS retire ses engagements signés avec les Verts et revienne en arrière sur le MOX, ce combustible nucléaire si dangereux qui a été particulièrement mis en cause à Fukushima !!! Eh bien, cela n'a pas suffi pour (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique38" rel="directory">Géodynamique et climatologie de la Terre - Sauvegarde de la planète</a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot218" rel="tag">nucléaire</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot226" rel="tag">Ecologie</a>
<div class='rss_texte'><p>Le débat entre le PS et les Verts est symptomatique. Si la droite sarkozyste défend le nucléaire à mort (c'est le cas de le dire !), la gauche a fait la démonstration de sa soumission aux trust du nucléaire. Il a suffi d'une nuit et d'un coup de fil de la direction d'Areva pour que le PS retire ses engagements signés avec les Verts et revienne en arrière sur le MOX, ce combustible nucléaire si dangereux qui a été particulièrement mis en cause à Fukushima !!! Eh bien, cela n'a pas suffi pour que les Verts se retirent de l'accord. Il faut dire qu'ils avaient beaucoup à y perdre : argent et postes... Voilà qui en dit long sur les uns et les autres. Eva Joly a mal digéré la couleuvre, mais elle a fini par l'avaler... Il n'y avait pas d'illusions à avoir : les Verts ont déjà gouverné et les affaires d'Etat ne leur font pas horreur. Dominique Voynet n'avait-elle pas signé le rapport Quilès selon lequel la France est blanche au Rwanda ?</p>
<p>Il faut dire que ses déclarations précédentes ne préparaient pas Eva Joly à prendre le tournant. "J'affirme solennellement, tranquillement, fermement, qu'il n'y aura pas d'accord avec les socialistes si nous n'avons pas l'arrêt du chantier de Flamanville. Il n'y a pas de plan B", a déclaré Eva Joly lors du journal de 13 heures sur TF1. Si aucun accord n'est trouvé, "je porterai toute seule toutes les revendications de sortie du nucléaire et tout le programme écologiste et, j'espère, jusqu'au deuxième tour", a ajouté l'ancienne magistrate.</p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?breve519" class="spip_out" rel="external">La sécurité des centrales nucléaires en France de plus en plus remise en question</a></p>
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<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L328xH398/article_1510-MAR03-TRICASTIN-e4ea9.jpg?1790134916' width='328' height='398' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Alors que le Président de la République, porte-parole et VRP du lobby nucléaire, vient parader sur le site du Tricastin, le Collectif Antinucléaire de Vaucluse rappelle qu'il n'y a pas d'avenir pour la destruction atomique ni en Provence, ni en France ni dans le monde. L'avenir de la filière nucléaire et des emplois repose, sans attendre, sur le démantèlement des installations qui seul garantie la survie des provençaux, des territoires, de la santé.</p>
<p>7000 habitant-e-s de Provence ont signé une pétition exigeant la fermeture des 4 réacteurs nucléaires du Tricastin, tous ayant dépassés l'âge des 30ans fixé lors de leur mise en service. Situés sur une faille sismique ils menacent au quotidien la vie en Provence et donc toute possibilité d'existence et de développement. Tout comme les installations nucléaires civiles et militaires de Cadarache et de Marcoule.</p>
<p>La venue du Président de la République au cœur du « triangle de la mort » est une véritable provocation au moment ou le nucléaire craque de toute part, contamine au quotidien les citoyen-e-s, la chaîne alimentaire, le Rhône ; et l'hôpital d'Avignon n'a jamais accueilli autant d'habitant-e-s victimes de leucémies en hausse constante. Plus de 200 incidents nucléaires ont été recensés en 2010 en Provence, et les nucléocrates scientistes obscurantistes et dogmatiques ne pensent qu'à une chose : faire perdurer leur pompe à profit en précarisant l'emploi et licenciant les salariés.</p>
<p>L'appareil d'Etat, les administrations sont gangrénés par le lobby du nucléaire qui a placé à tous les postes clefs ses agents. Les élus locaux et régionaux intoxiqués et soudoyés refusent d'honorer leur responsabilités et la loi qui leur font obligation de protéger les populations. Leur irresponsabilité est inadmissible et coupable, complice d'un crime en bande organisée.</p>
<p>La santé, la survie et l'emploi passent par l'arrêt immédiat du nucléaire et le démantèlement des installations qui garantira la vie et procurera du travail au moins à deux générations, nécessitera des formations complémentaires de haut niveau, permettra de placer notre région et notre pays à la pointe de l'expertise mondiale en démantèlement et reconversion de sites. Après avoir assumée un rôle de mort sur la planète avec la destruction atomique, il est grand temps que la France assure une mission de paix et de coopération au bénéfice de tous les peuples. Il y a urgence, il n'est pas envisageable et réaliste d'attendre 10, 20 ou 30 ans. Nous refusons la terreur nucléaire, la sacralisation de la mort, les atteintes à notre santé et à celles de nos enfants, de servir de cobaye aux criminels de l'atome.</p>
<p>Tchernobyl – Fukushima – Provence – France : même ennemi, même combat ! Arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire.</p>
<p>Collectif antinucléaire de Vaucluse / CAN84</p>
<p>Collectifantinucleaire84@hotmail.fr</p>
<p>Le VRP du nucléaire, Sarkozy, vient nous provoquer ce vendredi 25 novembre au Tricastin, après sa venue sur Avignon, la semaine passée où Gendarme et RG nous ont empêché de nous exprimer et de déployer notre banderole. Rendons-lui la monnaie de sa pièce :</p>
<p>Rassemblement le vendredi 25 novembre à 10h devant Tricastin pour l'arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire civil et militaire. Rendez vous 9h30 devant la mairie de LAPALUD (84)</p>
<p>Départ en co-voiturage pour ceux qui le souhaite
<br /><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> à partir d'Avignon à 8h30au Parking des Italiens
<br /><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> à partir de Carpentras à 8h30 devant le Crédit Mutuel avenue de Mazan ( nous contacter par mail pour nous indiquer votre participation sur place ou au départ de co-voiturage)</p>
<p>Essayez d'imprimer en un maximum d'exemplaires le tract ci-joint, nous le distribuerons sur place et éventuellement dans les villes voisines</p>
<p>contact : Jean 06 60 76 04 03 // Victor 06 03 03 63 75</p>
<p>le CAN84</p>
<p><a href="http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1689" class="spip_out" rel="external">Une émission de radio de Daniel Mermet, "Il ne s'est rien passé à Tricastin"</a></p>
<p><strong>Contamination des populations européennes</strong> : l'iode radioactif est le signe d'un événement nucléaire en cours</p>
<p>Nous entendons depuis 2 jours que dans le Nord de la France et plusieurs pays européen, les balises de surveillance ont détectées une présence "anormale" de particules radioactives d'iode 131.</p>
<p>Mais comme pour l'explosion du four à fusion des dechets "faiblement radioactifs" de Marcoule, l'Etat par la voix de l'IRSN nous dit que rien n'est dangereux pour la santé vu les faibles doses enregistrée.</p>
<p>Marcoule a finalement révélé une "erreur de mesure" de cette institut chargé de la protection des populations contre les rayons ionisants, et donc de la surveillance des sites nucléaires sur le territoire Français, mais aussi à l'étranger comme au Japon ou elle est intervenue au nom des intérêts communs franco-japonais. (Areva fournit le combustible MOX par exemple)</p>
<p>La radioactivité a été sous estimée d'au moins 500 fois au moment des annonces qui étaient censées nous rassurer.</p>
<p>La CRIIRAD (qui a ses propres balises de détection) a porté plainte et dénonce le refus de l'Etat, EDF, Areva et le sous traitant, de communiquer sur la nature des déchets incinérés dans le four au moment de l'explosion.</p>
<p>Hier 16 novembre 2011, cela fait 5 jours que l'Etat cherche à nouveau à rassurer et a noyer cette présence de particules radioactives qui n'a pas été révélée par la France mais par l'UKRAINE en premier !</p>
<p>Les normes existantes en matière de seuil de dangerosité, sont des normes à "géométrie variable", terme utilisé non pas par les anti nucléaires, mais par la revue Sciences et Avenir, qu on ne peut pas soupçonner de chercher trop la vérité sur les catastrophes en cours. Voir cette article <a href="http://resosol.org/InfoNuc/documents-importants/Radioactivite%20-%20des%20normes%20a%20geometrie%20variable.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://resosol.org/InfoNuc/documents-importants/Radioactivite%20-%20des%20normes%20a%20geometrie%20variable.pdf</a></p>
<p>Les articles ci dessous eux sont militants et posent plus de questions qu'ils ne donnent de réponses.</p>
<p>Iode radioactif sur l'Europe : évènement nucléaire en cours ? <br class='autobr' />
(fukushima.over-blog.fr) :</p>
<p>Il y a une imprécision dans l'article qui ouvre le dossier : l'iode 131 n'a pas une durée de vie de 8 jours, mais une "demi-vie" de 8 jours, ce qui signifie qu'au bout de 8 jours il n'en reste que la moitié... mais au bout de 16 jours il en reste un quart, et au bout de 32 jours il en reste un huitième, etc. Autrement dit, un faible taux aujourd'hui peut très bien vouloir dire que ce sont les restes d'une émission 30 fois plus importante mais datant d'il y a 4 mois... (Jacques Caplat - Agir Pour l'Environnement)</p>
<p>La nouvelle d'un nouveau nuage radioactif sur la France a désormais fait le tour de toutes les rédactions et de tous les sites d'information, pour annoncer… qu'on ne savait toujours rien de plus ! On appréciera en passant l'inquiétude franco-française des médias qui ne s'expriment que le 15 novembre en écho du communiqué de l'IRSN alors qu'il aurait été plus raisonnable de sonner le clairon dès le 11 novembre… vu la grande radio-toxicité de l'iode-131.</p>
<p>Pour résumer, ce sont désormais 13 pays qui ont reconnu avoir détecté un taux d'iode-131 supérieur à la normale : l'Allemagne, l'Autriche, la Croatie, le Danemark, la France, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Russie, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, et l'Ukraine. Ils représentent une superficie d'environ 6 millions de km².</p>
<p>Vu l'étendue de la pollution, il est certain que la source ne doit pas être minime puisque la radioactivité de l'iode décroît assez rapidement (cet élément perd la moitié de sa radioactivité en 8 jours). Quelle sont les installations nucléaires qui pourraient aujourd'hui être responsables d'une telle pollution ?</p>
<p>1) un réacteur nucléaire en activité : nous avons le choix en Europe qui est la région du monde la plus nucléarisée avec ses 82 centrales et 159 réacteurs en activité</p>
<p>2) un laboratoire nucléaire destiné à la production de radio-isotopes médicaux. Des fuites ont déjà eu lieu, par exemple à celui de Fleurus (IRE) en Belgique en 2008. Le gouvernement belge avait averti les riverains des risques de contamination nucléaire après une fuite d'iode-131. L'incident avait été classé "niveau 3" (accident évité de peu). L'objet de ce genre de labo vise à isoler et purifier les radio-isotopes utiles à la médecine nucléaire. La matière première provient de réacteurs de recherche, par exemple en Belgique à Mol, en France, aux Pays-Bas, en Russie (Rosatom), en Pologne (réacteur Maria) ou encore en République tchèque.</p>
<p>3) un réacteur arrêté suite à une explosion : deux candidats potentiels, Tchernobyl et Fukushima Daiichi. Ces deux sites ont la particularité de contenir des coriums constitués de tonnes de combustible fondu qui peuvent faire l'objet de reprises de criticité. Celui de Tchernobyl est encore chaud, 25 ans après la catastrophe, et il est surveillé de manière continue car sa capacité de nuire est encore immense (voir l'article de l'AIPRI à ce sujet : Tchernobyl ne nous oublie pas). Celui, ou plutôt ceux de Fukushima Daiichi, sont encore très actifs et Tepco estime que la centrale rejette encore 100 millions de becquerels par heure.</p>
<p>Selon le Sunday Times, l'Ukraine la première a détecté des traces d'iode entre le 10 et le 20 octobre, et la Pologne entre le 17 et le 24 octobre. La Bulgarie dit ne pas avoir remarqué de taux anormaux. Enfin, la République tchèque assure que l'iode ne peut pas provenir d'une centrale nucléaire car les autres éléments radioactifs n'ont pas été détectés.</p>
<p>Etant donné le danger sanitaire que représente la diffusion d'iode radioactif dans l'air, il est urgent que les autorités nucléaires de sûreté déterminent la source de la pollution, afin de prendre toutes les mesures de précaution pour les populations vivant à proximité de l'installation défectueuse.</p>
<p>Iode radioactif sur l'Europe : évènement nucléaire en cours ?</p>
<p>Au fur et à mesure que la nouvelle se répand, les choses commencent à bouger…</p>
<p>On apprenait ce matin que de nouveaux pays étaient concernés par la pollution à l'iode-131 : d'après le site Zero Hedge, le Danemark et la Russie font désormais partie de la liste, ce qui portait à 12 le nombre de pays impliqués. Ca commence à faire beaucoup !</p>
<p>Et surprise à 11h55 ? mais est-ce une surprise pour la France avec l'antécédent de 1986 ? ? le site du Monde annonce que l'Hexagone est également touché par le nuage radioactif !</p>
<p>Il s'appuie pour cela sur la publication d'une note de l'IRSN toute fraîche sortie, qui fait le point sur des analyses faites la semaine dernière. Ce qui est très surprenant, c'est que cet organisme dit avoir été informé « de façon informelle à travers les réseaux scientifiques dont il est membre ». Ce qui signifie que l'AIEA, au courant de la pollution depuis plusieurs semaines, n'a pas estimé utile d'alerter les services nationaux compétents de tous les pays européens. Ce manque de réactivité est très grave, car il veut dire clairement que pour l'AIEA, un incident nucléaire, ce n'est pas si grave que cela, et que l'enquête qu'elle était censée faire de manière rapide dans un souci de protection des populations n'a pas été menée sérieusement. A vrai dire, ce n'est pas étonnant, car il faut bien savoir que cette structure internationale n'a pas vraiment pour objet le bien-être des populations mais principalement le développement de l'utilisation l'énergie nucléaire (Article 3 de ses statuts).</p>
<p>Revenons à l'analyse faite par l'IRSN : cet organisme a engagé en France des analyses par spectrométrie gamma sur des prélèvements d'aérosols et d'iode sous forme gazeuse pour y rechercher la présence éventuelle d'iode-131. Les analyses ont été effectuées par le laboratoire de mesure de la radioactivité de l'environnement d'Orsay et dans celui du Vésinet.</p>
<p>Les valeurs significatives relevées par l'IRSN sont les suivantes :</p>
<p>Bure (55) : 0,79 µBq/m3 +/- 0,22</p>
<p>Charleville-Mézières (08) : 5,7 µBq/m3 +/- 1,9</p>
<p>Orsay (91) : 4,9 µBq/m3 +/- 1,4</p>
<p>Le Vésinet (78) : 12 µBq/m3 +/- 6</p>
<p>L'IRSN précise que la présence d'iode-131 dans l'air, qui est tout à fait inhabituelle à cette échelle du territoire national, indique l'existence de rejets radioactifs anormaux dans l'atmosphère dont l'activité la plus marquée en France se situe entre le 7 et le 10 novembre. L'IRSN, comme l'AIEA, rejettent l'hypothèse que ces taux anormaux d'iode-131 puissent trouver leur origine à l'ex-centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Le possible évènement de reprise de criticité de Fukushima annoncé par Tepco le 3 novembre a pourtant été mis à la connaissance de tous, et l'arrivée d'iode-131 sur l'Europe une semaine plus tard pourrait bien avoir un lien avec cet épisode que l'industrie nucléaire a voulu rapidement étouffer. Il reste à nos yeux une hypothèse plausible. En mars, le nuage radioactif de Fukushima avait bien atteint la France à compter du 27 mars, soit 15 jours après l'explosion du réacteur 1. Avec un même régime des vents et une réaction moindre qui aurait diffusé moins de radionucléides qu'une explosion, il est tout à fait possible que cette pollution provienne de Fukushima. En effet, la pollution n'a jamais cessé depuis le 12 mars 2011, et l'hémisphère nord est désormais couvert d'un vaste nuage radioactif permanent. Or, tant qu'il ne pleut pas, les gaz et les aérosols radioactifs restent en suspensions dans l'atmosphère et se cumulent, ils ne disparaissent jamais.</p>
<p>Pollution de l'hémisphère nord par Fukushima en mai 2011</p>
<p>Afin de déterminer la source, l'IRSN réalise actuellement des calculs de rétro-trajectoires pour tenter de localiser la provenance des masses d'air ayant transporté l'iode 131 détecté. Nous attendons avec impatience les résultats de cette recherche.</p>
<p>Pour mémoire, les niveaux en iode 131 mesurés en France après l'accident de Fukushima avaient atteint quelques milliBecquerels par m3 d'air (voir le bulletin du 10 juin 2011), soit plus de 100 fois les valeurs mesurées actuellement.</p>
<p>Pour ceux qui douteraient que l'atmosphère est constamment polluée par la radioactivité, voici une animation très parlante réalisée par Marian Steinbach à partir des relevés de 1750 compteurs Geiger de son pays du 14 juin au 25 octobre 2011. Marian a eu l'idée géniale de transformer les chiffres en des points de différentes intensités sur la carte, ce qui a pour effet de visualiser l'invisible, les radionucléides se déplaçant dans l'air comme le vent dans un champ de blé.</p>
<hr class="spip" />
<p>Le mystère demeure. Pas de nouveau communiqué de l'AIEA.</p>
<p>Selon un article de MailOnline, la France, la Grande Bretagne, l'Espagne, la Russie, l'Ukraine, la Finlande, la Suisse, la Pologne et la Norvège n'ont pas remarqué d'augmentation du taux d'iode dans l'atmosphère.</p>
<p>Les mentions de l'Ukraine et de la Pologne sont étranges car l'article de l'Associated Press of Pakistan les mentionne comme ayant relevé un taux anormal d'iode : « Higher radiation levels were detected in Poland and Ukraine even before October 19 ». Cette anomalie nous rapproche de l'ex-centrale nucléaire de Tchernobyl. Le Pakistan, qui ne fait pas partie de l'Europe, ne prend pas de gants pour parler de ce qu'il sait. Alors que les pays européens se serrent les coudes sous le traité Euratom qui a été l'acte fondateur de l'Europe le 25 mars 1957. Tandis que l'industrie nucléaire a du mal à se remettre de la catastrophe de Fukushima, une reprise de criticité dans le corium de Tchernobyl ferait un des plus mauvais effets pour essayer de redorer l'image du nucléaire en Europe.</p>
<p>Selon un article du 14 novembre du site Decoded Science, la Suède est à ajouter à la liste des pays européens qui ont remarqué cette hausse d'iode-131, ce qui porte à 10 le nombre de pays concernés, représentant une surface de 2 millions de km² : l'Allemagne, l'Autriche, la Croatie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, et l'Ukraine.</p>
<p>Des hypothèses supplémentaires ont été émises ici ou là : sous-marin atomique, radiations cosmiques de la nébuleuse de la Tarentule, guerre de Lybie, excréments de patients soignés à l'iode-131… Oui vous avez bien lu ! Le Professeur Malcolm Sperrin, directeur de la physique médicale à l'hôpital de Grande-Bretagne du Royal Berkshire, après avoir écarté tout lien avec Fukushima, a déclaré : « It is far more likely that the iodine may be as a result of excretion by patients undergoing medical treatment. »</p>
<p>Donc résumons : 2 millions de km² pollués par de l'iode-131, certes très faiblement, mais aussi très durablement (depuis 4 semaines maintenant). Tous les pays concernés se renvoient la balle : personne n'est responsable, aucune installation nucléaire ne déclare de fuite, d'incident, ou d'accident.</p>
<p>L'AIEA informe, puis se tait. Elle enquête. Elle prend son temps. Si elle met deux mois pour envoyer des experts comme pour Fukushima, il faudra encore attendre un moment avant d'avoir du nouveau ! Le temps de réparer la fuite et de classer cette affaire sans suite</p>
<p>Des traces d'iode radioactif ont été détectées partout en Europe, y compris en France. Présent depuis la mi-octobre, cet iode signale un événement nucléaire récent, voire encore d'actualité. Son origine inconnue pose de lourdes questions quant à la sécurité des installations nucléaires. Cet iode 131 révèle peut-être aussi que la centrale de Fukushima est totalement hors contrôle.</p>
<p>Iode 131 détecté partout en Europe</p>
<p>Des traces d'iode radioactif sont détectées depuis quelques semaines partout en Europe. Le premier pays à avoir signalé publiquement la présence d'iode 131 dans l'air ambiant fut la République Tchèque. Mais d'autres pays avaient déjà alerté l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA), notamment l'Autriche et la Hongrie. Très vite, la Pologne, la Slovaquie, l'Allemagne, la Norvège, le Danemark et la Russie confirmèrent la présence d'iode radioactif sur leur territoire. Enfin, on sait depuis hier que la France est aussi concernée par ce nuage radioactif d'iode 131.</p>
<p>Un nuage radioactif sans risque pour la santé ???</p>
<p>Si la présence d'iode 131 dans l'air ambiant amène de nombreuses questions, l'AIEA et l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire) affirment qu'il n'y a pour l'instant aucun danger. En effet, les doses considérées sont tellement infimes qu'elles ne mettraient pas en danger la santé des personnes, même sur une longue période.</p>
<p>Iode 131, signe d'un événement nucléaire en cours</p>
<p>Là où la présence d'iode 131 inquiète vraiment, c'est qu'elle signale un événement nucléaire récent et peut être encore en cours. En effet, la durée de vie des particules d'iode 131 est particulièrement brève : demi-vie de 8 jours (perte de la moitié de l'activité radioactive en 8 jours). Si on en trouve aujourd'hui, c'est donc forcément qu'un incident ou un accident nucléaire en a relâché très récemment. Et en relâche peut-être encore… Sans compter que cet événement s'inscrit dans la durée puisque, rien qu'en France, les traces d'iode 131 sont détectables depuis le 19 octobre…</p>
<p>Origine du nuage radioactif inconnue</p>
<p>L'AIEA, pourtant chargée de contrôler l'utilisation des matières nucléaires, n'a toujours pas désigné le responsable de cette contamination. Elle déclare ne pas en connaître l'origine, ce qui est particulièrement inquiétant. Mais on peut légitimement douter de ce que dit l'AIEA et considérer que l'agence préfère se taire. Et ce silence inquiète aussi... De nombreuses pistes ont dès lors été évoquées. On parle d'un problème sur une usine de production de traitement médical (l'iode 131 est utilisé en médecine), sur un réacteur de recherche ou sur une centrale nucléaire. La mise en commun des données par les différents pays devrait permettre de reconstituer le mouvement du nuage d'iode 131 et de remonter à sa source.</p>
<p>La piste de Fukushima ne peut pas être écartée</p>
<p>Mais la piste la plus sérieuse reste évidemment l'accident en cours à la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. En effet, après les explosions de mars dernier, des particules radioactives ont survolées la planète et de l'iode 131 a été détecté en France. Aujourd'hui, cet iode a probablement entièrement disparu. Cependant, de nombreux témoignages évoquent une reprise de criticité (réaction de fission nucléaire incontrôlée) à Fukushima. Dans un premier temps, le réacteur 2 fut surveillé de près, mais il existe aujourd'hui des doutes sur le 3. Des sources japonaises ont aussi évoqué de sérieux problèmes sur les réacteurs 5 et 6, que l'on croyait jusque-là épargnés. Or, si les combustibles fondus (corium) sont en fort épisode de criticité, ils rejettent forcément de l'iode 131 dans l'atmosphère. La promptitude des autorités à discréditer la piste de Fukushima pose évidemment question</p>
<p>Bruno Chareyron est ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la Criirad, une association créée en 1986 après l'accident de Tchernobyl.</p>
<p>Pourquoi la Criirad a-t-elle lancé une alerte, à la suite de l'INRS, sur la présence d'iode radioactif ?</p>
<p>>> Nous n'avons pas voulu lancer d'alerte, mais nous avons simplement mis à jour les informations de notre site Internet sur la radioactivité dans la vallée du Rhône (une localisation liée historiquement à la détection des effets de Tchernobyl, dans laquelle la Criirad joue un rôle important ndlr). Depuis le 12 novembre, nous actualisons régulièrement ces données. Sur nos cinq balises sur place, nous n'avons pas évalué de présence d'iode 131 radioactif. Dans la limite de détection des balises : si on regarde les mesures de Pologne publiées par l'INRS, ce n'est pas étonnant, car on détecte des microbecquerels.</p>
<p>Cette radioactivité est donc trop faible pour présenter un danger ?<br class='autobr' />
>> Pour l'instant, on peut être rassurant : même si ce phénomène durait depuis des mois cela n'aurait pas de conséquence. À titre de comparaison, les niveaux sont au moins 100 fois inférieurs à ce qui était mesuré en France au moment de Fukushima. On parlait alors en millibecquerels, pas en microbecquerels. Mais on reste vigilant, tant qu'on ne sait pas d'où ça vient, on ne sait pas si la situation s'est normalisée.</p>
<p>Pour l'instant, des conséquences sur la santé sont écartées. Faut-il néanmoins s'inquiéter ?</p>
<p>>> Cet incident a démarré entre le 17 et le 24 octobre en Pologne. Trois semaines plus tard, on ne sait toujours pas ce qui s'est passé, l'AIEA n'est pas capable de dire d'où ça vient, dans quelle industrie ces rejets ont été faits. Ce qui est relativement insupportable, c'est qu'il existe un réseau de surveillance international, appelé TICEN, qui regroupe des mesures très pointues, mais qui ne sont pas publiques. Par le passé, nous avons déjà demandé ces données au CEA (Commissariat à l'énergie atomique) mais ils n'ont pas souhaité nous les montrer. Ce genre de données aurait été très utile pour mesurer les effets de Fukushima en France et dans le monde. Sur notre site Internet, une pétition regroupe déjà 84 000 personnes pour que cette opacité cesse.</p>
<p>Si le coupable de ces rejets ne se dénonce pas, pourrait-on remonter à lui en étudiant la météo ?<br class='autobr' />
>> C'est possible techniquement, cela demande de poser ensemble les données dans l'air, combinées : tant de microBecquerels en tel lieu, tant en un autre... Les données météorologiques sont connues, et en couplant toutes ces données on peut y arriver. L'IRSN est en train de travailler sur cette reconstitution.</p>
<p>L'accident de Fukushima est venu comme un révélateur :</p>
<p>qu'avons-nous appris de Tchernobyl et "ces leçons" ont-elles été utilisées pour Fukushima ? La réponse est négative pour des raisons qu'il serait trop long de tirer ici mais qui sont déductibles du texte joint.<br class='autobr' />
D'ailleurs, nous pouvons d'ores et déjà dire que Fukushima est en grande partie une répétition de Tchernobyl, même si techniquement, factuellement, politiquement, économiquement, les conditions sont différentes.</p>
<p>Mais reste un point commun capital : la biosphère et les populations seront aussi touchées quelle que soit la partie du monde où le prochain accident grave se produira. Seule l'orientation des vents et des pluies feront la différence. Autrement dit les autorités privées et publiques seront amenées à mentir autant qu'elles mentent encore sur Tchernobyl et Fukushima.</p>
<p>Or si nous sommes, nous citoyens français, parmi les plus exposés au monde, vous l'êtes également ainsi que la polulation des USA. C'est en lisant l'article de Gentile que j'ai eu envie de vous envoyer cet article encore inédit en France. Et aussi pour jeter un pont sur l'Atlantique (un des sites les plus sérieux sur le nucléaire est celui d'Arnie Gundersen sur Fairewinds.com).</p>
<p>Jean-Marc Royer</p>
<p>Il fût et il reste très difficile de se faire une idée de ce que représente Tchernobyl, tant parce que l'évènement a surpris toutes nos représentations habituelles de la catastrophe que parce la vérité met de très nombreuses années à se frayer un chemin dans le nucléaire, c'est une constante depuis Hiroshima. Les nuages radioactifs n'ayant pas le bon goût de s'arrêter aux frontières, les responsabilités internationales des États nucléaires sont à l'évidence mises en jeu, elles sont énormes, ils le savent.</p>
<p>En effet, ce sont plus de 2 000 explosions, dont certaines équivalaient à 50 fois celles du Japon qui ont eu lieu, sans parler des ratés et des dizaines d'accidents dont les premiers connus datent de l'automne 1957 à Windscale (UK) et Maïak (URSS). Mais qui en connaît les conséquences ? Aucune enquête épidémiologique internationale digne de ce nom n'ayant été diligentée à ce propos, un comité européen sur les risques de radiations (CERR) [1] a étudié, à la demande des députés verts, et confirmé, l'impact de l'activité atomique depuis 65 ans sur les populations mondiales, ce dont on pouvait se douter étant donné qu'on en retrouve les traces, années après années, jusque dans les glaces du Pôle Sud [2].</p>
<p>Les enjeux sont tellement grands que les effets pathologiques de toutes ces contaminations à petites doses au long cours sont farouchement niés par tous les pays et les organisations intergouvernementales dans un bel ensemble. L'omerta, y compris médiatique, est à la mesure du problème. C'est pourquoi ceux qui travaillent à l'émergence de ces vérités qui dérangent si fort de si nombreux acteurs ont droit à notre profond respect. La grande majorité des informations qui suivent sont extraites du livre d'Alexeï V. Yablokov, Vassili B. Nesterenko, Alexeï V. Nesterenko, « Tchernobyl, conséquences de la catastrophe pour l'homme et la nature », annales N°1181 de l'académie des sciences de New York [3] 2 et dont le choix des textes traduits en français sont dus à Wladimir Tchertkoff avec la collaboration de Lisa Mouravieff.</p>
<p>Irradiation et multi contaminations « à rebonds » imprévisibles. <br class='autobr' />
Tout comme le 6 août 1945, le 26 avril 1986 est une date historique pour l'ensemble de l'humanité. Pour s'en faire une idée, il faut brosser à grands traits le tableau des irradiations, des contaminations et de leurs conséquences sur le long terme. En explosant, le réacteur N°4 de la centrale Lénine de Tchernobyl n'a pas seulement rejeté des gaz et des aérosols divers issus de la désintégration atomique du combustible comme le ferait une bombe, mais également « des particules chaudes solides » de combustible : ce sont des morceaux de toutes tailles qui, combinés avec d'autres radionucléides, sont retombés sur le site ou à proximité de la centrale.</p>
<p>Au moment de l'accident, l'activité de certaines « particules chaudes » atteignait 10 à 12 mille becquerels, ce qui pouvait provoquer la mort en quelques heures. Par la suite, des « particules chaudes liquides » se sont également formées dans le sol à la suite des pluies. Lorsque ces particules pénètrent dans l'organisme à travers la peau, l'eau et l'alimentation ingérés ou l'air inhalé, elles produisent, même longtemps après leur émission, des doses élevées d'irradiation. Dès les débuts du cataclysme, les irradiations sont donc violentes, multiples, complexes et pérennes quelle que soit la distance de l'accident, c'est une des particularités de Tchernobyl par rapport aux bombardements de 1945. Cette remarque est importante pour la compréhension de la suite et des suites de cet accident.</p>
<p>Dans le documentaire « La bataille de Tchernobyl » on peut voir des réservistes, bardés de plaques de plomb attachées avec de la ficelle (on dirait de grands enfants se prêtant à des jeux de rencontres moyenâgeuses comme il en existe sur Internet), qui enlèvent ces « particules chaudes solides » hautement radioactives du toit d'un bâtiment, pour les balancer en contrebas, à concurrence de deux pelletées maximum par personne, avant de décamper rapidement, conformément à l'ordre qu'ils ont reçu afin de préserver leurs chances de survie.</p>
<p>Depuis le jour de la catastrophe, les irradiations sont peu à peu supplantées par des contaminations de long terme, mais la situation radiologique évolue d'une manière que personne ne pouvait prédire. En effet, suite aux processus de désintégration du plutonium-241, la formation naturelle de l'américium-241, puissant émetteur de rayons gamma, va constituer un aspect important de la contamination de nombreux territoires distants, jusqu'à un millier de kilomètres. À cause de cette désintégration progressive, les territoires dont le niveau des rayonnements gamma était faible, sont devenus à nouveau dangereux.</p>
<p>Par ailleurs, il y a eu une forte redistribution des radionucléides dans les écosystèmes du fait de leur concentration par les organismes vivants et de leur migration, après quelques années, dans les parties du sol où plongent les racines : ces radionucléides deviennent alors de plus en plus accessibles pour les végétaux qui les reportent pour la deuxième fois à la surface du sol. C'est l'une des causes de l'expansion et de l'aggravation de la morbidité et de la mortalité atomique dans les territoires contaminés.</p>
<p>D'après les données existantes relatives à l'action des radionucléides incorporés sur la santé, à partir de 50 Bq/kg d'accumulation du césium-137 dans l'organisme de l'enfant (70-75 Bq/kg pour les adultes), des altérations pathologiques peuvent apparaître dans les systèmes vitaux (cardio-vasculaire, nerveux, endocrinien, immunitaire), dans les reins, le foie, les yeux et les autres organes : <br class='autobr' /> La glande thyroïde concentre jusqu'à 40% de la quantité totale des radionucléides d'iode chez les adultes et jusqu'à 70% chez les enfants. L'hypophyse aussi la concentre considérablement (de 5 à 12 fois). Du fait que tous les autres organes de la sécrétion interne (glandes parathyroïdiennes, épiphyse, pancréas et glandes surrénales) sont étroitement liés dans l'équilibre hormonal, la contamination radiologique de Tchernobyl a influé sur le fonctionnement de tous les organes du système endocrinien.<br class='autobr' />
L'effondrement de la fonction hormonale du thymus joue le rôle principal dans le développement de la pathologie du système immunitaire.</p>
<p> Les maladies des organes circulatoires sont l'une des causes principales d'invalidité et de mort des « liquidateurs ». <br class='autobr' /> Le vieillissement accéléré provoqué par la catastrophe de Tchernobyl a déjà touché des centaines de milliers de personnes et en touchera des millions dans le futur.</p>
<p>Par ailleurs, dans le documentaire déjà cité, de nombreuses personnes parlent du goût de plomb qu'elles avaient en permanence dans la bouche durant les évènements. Et en effet, entre 2400 et 6720 tonnes de plomb ont été déversées au cours des opérations d'extinction. Pendant les quelques jours qui ont suivi, une partie importante de ce plomb a été rejetée dans l'atmosphère suite à sa fusion, à son ébullition et à sa sublimation dans l'incendie du réacteur. C'est pourquoi le saturnisme est devenu une des pathologies importantes de Tchernobyl.</p>
<p>De plus, les conséquences génétiques de la catastrophe de Tchernobyl, en ajoutant de nouvelles atteintes, toucheront pendant des siècles des centaines de millions de personnes, parmi lesquelles : <br class='autobr' /> celles qui ont subi le premier choc radiologique (irradiation externe forte et brutale), parce que la quantité des radionucléides rejetés par la Catastrophe dans la biosphère fût des milliers de fois supérieure, et bien plus virulente que celle d'Hiroshima ; <br class='autobr' /> celles qui vivent, et vivront pendant les 300 ans à venir dans les territoires contaminés par le strontium-90 et le césium-137 ou qui vivront dans les territoires contaminés par le plutonium et l'américium pendant des milliers d'années, <br class='autobr' /> les enfants des géniteurs irradiés pendant des générations, où qu'ils vivent par la suite.</p>
<p>Le Secret, la falsification officielle sans retour des statistiques en ex URSS, l'absence d'une statistique fiable en Ukraine, au Bélarus, la volonté des structures gouvernementales et de l'industrie atomique, ainsi que des principales organisations intergouvernementales (CIPR, AIEA et OMS) de minimiser les conséquences de Tchernobyl sont légion, en voici quelques exemples.</p>
<p>Dans aucuns des livrets militaires des 60 000 militaires en service qui ont participé aux travaux de « liquidation », n'a été enregistré le dépassement de la norme de 25 rœntgens, alors en vigueur. Mais l'examen clinique de 1100 militaires liquidateurs a révélé chez 37% d'entre eux les symptômes hématologiques de la maladie des rayons qui indique que ces personnes ont reçu à l'évidence plus de 25 rœntgens.</p>
<p>D'autre part, Vingt et un ans après la Catastrophe, les observateurs des mystérieux vols d'avions et les « pluies noires » qui s'en sont suivies à partir du 1er mai ont commencé à parler ; les pilotes militaires aussi, qui pulvérisaient réellement de l'iodure d'argent pour déclencher ces pluies et empêcher ainsi qu'une dangereuse contamination radioactive n'arrive sur les territoires densément peuplés de Voronej, Nijni Novgorod et … de la place rouge à Moscou.<br class='autobr' />
La médecine officielle n'a commencé à reconnaître la fréquence de la cataracte « tchernobylienne » que 8 ou 9 ans après que la chose ait été découverte. Même chose en ce qui concerne le cancer de la thyroïde, la leucémie et l'affection du système nerveux central. Cette façon de faire traîner la reconnaissance de l'évidence (et la prise des décisions nécessaires pour en minimiser les effets) restera sur la conscience de ceux pour qui les intérêts de l'industrie atomique sont plus importants que l'aide aux millions de victimes.</p>
<p>Les autorités soviétiques ont non seulement officiellement interdit aux médecins de faire le lien entre les maladies et l'irradiation mais elles ont de plus classé « secrets » tous les matériaux concernant Tchernobyl. Des années après, lorsqu'il est devenu impossible de cacher la manifestation évidente de la hausse de la morbidité, on a tenté d'expliquer cette hausse par les conséquences d'un stress national généralisé et une psychologie de très bas étage (phobie de la radioactivité !), alors que la psychologie n'a jamais été la préoccupation majeure des organisations soviétiques ou internationales en question.</p>
<p>Hors des frontières de l'ex URSS, on a entrepris de cacher les informations sur la morbidité grandissante des populations directement ou indirectement touchées par les retombées de Tchernobyl : il n'y a pas de données instrumentales disponibles de la contamination de tous les pays d'Europe par tous les radionucléides de Tchernobyl, et désormais il n'y en aura plus jamais. S'appuyant sur ce manque, le rapport de l'AIEA/OMS « Forum Tchernobyl » (2005) ne discute que des données concernant les territoires du Bélarus, de l'Ukraine et de la Russie Européenne, passant sous silence la contamination des autres pays européens.</p>
<p>Dans le même ordre d'idée, même si la densité actuelle de la contamination n'est pas actuellement élevée dans un territoire, l'énorme contamination des premiers jours et des semaines qui ont suivi la catastrophe - on sait par reconstruction que dans certains territoires l'activité des retombées radioactives dépassait 10 000 fois les niveaux du fond naturel - ainsi que la faible contamination persistante pendant des décennies, a pu causer et causera une influence considérable sur la santé des habitants et de l'environnement. Les déclarations rassurantes comme quoi la contamination de Tchernobyl n'ajoute que 2% au fond radioactif naturel sur la superficie de la Terre, constituent donc une désinformation consciente.</p>
<p>D'autre part, la suppression des institutions chargées des suites pathologiques de Tchernobyl, le détournement des équipes de chercheurs de l'étude des problèmes engendrés par la catastrophe, le harcèlement et l'emprisonnement de certains médecins spécialisés, sont autant de tentatives concertées et persistantes de cacher la vérité. Yuiri Bandajevski fût arrêté en juillet 1999, prétendument dans le cadre des mesures d'urgence destinées à combattre le terrorisme. Arbitrairement détenu, puis accusé de corruption et condamné le 18 juin 2001 à 8 années de prison malgré la rétractation publique de son accusateur au terme d'un procès digne de ceux des années 30, il fût incarcéré jusqu'en 2005.</p>
<p>Vassili Nesterenko, directeur de l'Institut indépendant biélorusse de protection radiologique Belrad qu'il a créé en 1989 avec l'aide d'Andreï Sakharov, Ales Adamovitch et Anatoli Karpov, a été menacé d'internement en asile psychiatrique par le KGB, a subi deux attentats et est décédé le 25 août 2008 après une opération à l'estomac. Aussi, l'exigence avancée par les spécialistes de l'AIEA et de l'OMS de la nécessité d'une « corrélation certaine » entre la charge radioactive d'une personne concrète (jamais reconstituable avec précision, et pour cause), et l'atteinte à la santé pour qu'il y ait démonstration évidente du lien de la maladie avec l'irradiation de Tchernobyl, relève-t-elle d'une série de manœuvres intellectuelles particulièrement malhonnêtes.</p>
<p>En résumant sommairement les données publiées dans le livre déjà cité, la contamination radioactive de Tchernobyl a touché près de 400 millions de personnes (205 millions en Europe et environ 200 millions hors de l'Europe), à un niveau de 4 kBq/m2 (0,1Ci/km2) et plus. L'analyse des courbes de la morbidité générale des enfants vivant dans les territoires contaminés de l'ex URSS est particulièrement désespérante : seulement 20% d'entre-eux sont en bonne santé.<br class='autobr' />
Dans certaines régions du Polessié il n'y en a plus un seul. En Allemagne, les dents des enfants nés après la Catastrophe avaient 10 fois plus de strontium-90, tout comme on retrouve de l'Uranium dans les dents de lait des enfants anglais habitants près de Windscale (rebaptisé Sellafield) 53 ans après cette catastrophe atomique. Le nombre des victimes de Tchernobyl croîtra pendant plusieurs générations. Au cours des 15 premières années après la Catastrophe, celui-ci peut être estimé de la manière suivante : Bélarus, Ukraine Russie d'Europe 237 000 Le reste de l'Europe-contaminée à plus de 1 Ci/km2 170 000 contaminée de 0,1 à 1 Ci/km2 255 000 Asie, Afrique, Amérique du Nord 323 000 Le monde entier 985 000 [4]<br class='autobr' />
Une nouvelle race d'hommes appelée à se développer : « les liquidateurs ».</p>
<p>Cette expression est en soi un subterfuge qui vise à faire croire que ce type de catastrophe, qui est essentiellement en devenir, « serait liquidable », de manière à clore le dossier des responsabilités. On ne connaît pas le nombre exact de personnes (armée, polices, milices, réservistes, mineurs, volontaires …) ayant participé à la « liquidation » car :</p>
<p> des dispositions secrètes interdisaient de rendre public l'appel à la participation aux travaux concernés (lettre du Ministère de la défense de l'URSS du 9 juin 1989) ; <br class='autobr' /> amenés de toutes les régions de l'ex-URSS par des moyens d'urgence gouvernementaux, ils y ont été renvoyés aussitôt après sans le moindre début de suivi épidémiologique.<br class='autobr' />
Leur nombre total s'élève vraisemblablement à plus de 800 000. Leur exposition, lorsqu'elle était contrôlée, (la limite fût relevée à 25 Rœntgens), était de toute manière systématiquement minimisée (documentaire cité). Comme au cours des premières années il a été officiellement interdit d'établir une corrélation entre la morbidité et la radioactivité, celle des liquidateurs, obtenue avant 1989 a été falsifiée sans retour. Mais nous savons qu'au début, tous les liquidateurs étaient obligatoirement des jeunes gens en bonne santé. En Russie, cinq ans après la catastrophe, 30% d'entre eux étaient déjà considérés officiellement « malades » ; dix ans plus tard, moins de 9% des liquidateurs étaient considérés « en bonne santé », et après 16 ans il n'en restait » pas plus de 2%.</p>
<p>Qu'est-ce qu'une catastrophe au temps de l'Anthropocène<br class='autobr' /> [5] ? Des sols de cours d'écoles ont été entièrement retournés au Japon, mais il n'y a aucun moyen de décontaminer des territoires entiers avec leur faune et leur flore. Se pose toujours la même question lancinante du « stockage de déchets éternellement radioactifs » (bel oxymore). À l'échelle continentale, il s'agirait rien moins que de créer d'immenses cimetières de la Terre. Les catastrophes atomiques ont ceci de particulier qu'elles délimitent toujours une fracture multidimensionnelle de l'histoire du vivant : <br class='autobr' /> La perte irrémédiable de tout un monde vivant sur d'immenses territoires, un printemps sans les cris des oiseaux, et des arbres roussis par un gigantesque et silencieux incendie.</p>
<p> Une mortalité si nombreuse dans des conditions si inhumaines que le travail de deuil s'avère impossible à réaliser, surtout « au temps de la mort sèche » [6]. <br class='autobr' /> Un évènement imprévu et inconcevable, qui dépasse nos facultés d'imagination, et dont les conséquences futures sont elles-mêmes imprédictibles.</p>
<p> Des irradiés/contaminés subissant une atteinte aussi bien mentale que physique dont certains effets s'étaleront sur plusieurs générations pour donner naissance à des lignées d'êtres difformes.<br class='autobr' />
Autrement dit, « un avant et un après » sans retour possible. Un trou dans la mémoire symbolique des humains, dans leur inconscient, ce qui nous prépare « un retour du refoulé » à la mesure de l'évènement. Mais de plus, et c'est là le « double effet paradoxal » des catastrophes atomiques, elles n'ont pas de fin, pas de terme prévisible : c'est un monstre qui pousse et dévore de l'intérieur l'humanité, dont la morbidité persistante est difficilement évitable. La catastrophe atomique « colonise l'avenir et n'offre aucune possibilité d'échapper au destin tragique : aucune culture n'est prête à affronter ce pari » [7].</p>
<p>Une politique négationniste</p>
<p>Face à ce cancer, les États et les organisations intergouvernementales (UNSCEAR, CIPR …) ont délibérément minimisé les conséquences sanitaires de Tchernobyl : ce parti pris des jugements concerne également l'OMS et sa fameuse thèse d'une trentaine de morts, car un accord a été signé en 1959 entre l'AIEA et l'OMS obligeant celle-ci à soumettre sa position à celle de l'AIEA dans tous les cas où le nucléaire est en jeu. Quand les nucléaristes déclarent, vingt ans après la Catastrophe de Tchernobyl : « aujourd'hui, la condition principale de la garantie de la sûreté radiologique n'est plus dans l'abaissement des charges de doses déjà insignifiantes, mais dans la garantie du fonctionnement efficace des entreprises et de la production de l'énergie atomique », ils tentent par ce biais de faire oublier le sort de millions de victimes de la catastrophe.</p>
<p>Cette politique nationale et internationale consistant à tout faire pour effacer les traces et la mémoire de la catastrophe … rappelle furieusement celle qui a accompagné la « solution finale ». Un autre versant de la politique négationniste face à tous ces dangers, consiste en un raisonnement de type scientiste qui les transforme en risques statistiques : c'est un nouveau mode de justification rationnelle des aspects périlleux à court, moyen et long terme de l'industrie atomique. Ce type de calcul du risque a connu depuis trente ans une vogue envahissante qui se décline dans ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui le rapport comparé des coûts et des risques encourus.</p>
<p>Cette raison calculatrice est complétée par une politique systémique d'externalisations maximales, lesquelles seront imputées de facto aux populations et à la biosphère. Ce que vise à cacher cette manipulation intellectuelle du risque, c'est qu'en cas de catastrophe (« le risque résiduel »), ce sont toujours les États qui sont appelés à la rescousse car les moyens privés sont à l'évidence insuffisants pour y faire face.<br class='autobr' />
Mais depuis Tchernobyl et Fukushima, les habitants de tous les pays de la planète savent également qu'ils ne peuvent plus compter sur leurs gouvernements pour le protéger efficacement ni avant et encore moins après une catastrophe atomique. C'est pourquoi nous pouvons dire que les populations du monde entier, après avoir été évacuées du choix politique - aucune société civile ne fût jamais consultée - courent le risque d'être évacuées de leurs territoires nourriciers.</p>
<p>Étant donné la taille et la complexité des réalisations techniques de l'ère « thermo-industrielle » [8], cela transforme de facto le monde en « laboratoire d'essais » : ce fût le cas à Hiroshima comme à Tchernobyl. Le concept de « laboratoire-monde », tiré du livre d'Alain Gras sur les macro-systèmes techniques, renvoie, d'une part à l'extension planétaire des réseaux qui permettent la division internationale du travail (à vous la fabrication et les risques majeurs, à nous la conception et le profit majeur) et d'autre part à une volonté de puissance illimitée sur le monde.</p>
<p>Ce qu'il s'est produit à la centrale Lénine, destinée à devenir la plus grande usine de production d'électricité atomique au monde (6 000 MW), en est malheureusement une parfaite illustration. En effet, la catastrophe trouve son origine dans le projet inouï consistant à « expérimenter » en vraie grandeur : il s'agissait, dans le cas d'un arrêt d'urgence, d'utiliser le dégagement calorifique résiduel pour une production supplémentaire d'énergie électrique ! Une véritable expérience atomique dans le laboratoire-monde, la suite logique d'un fantasme de toute puissance.</p>
<p>Autrement dit, le monde vivant est devenu le laboratoire à grande échelle de la technoscience. Mais le rejet du seul réacteur N°4 de la centrale Lénine a provoqué une contamination des dizaines de fois supérieure à la contamination due aux bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki et le « nuage de Tchernobyl » a fait au moins deux fois le tour de la Terre, ce qui fait de Tchernobyl la plus grande catastrophe technologique de l'anthropocène [9] à ce jour.</p>
<p>Mais il y a plus grave. Le Pr. V. Nesterenko, qui fut directement en charge des conséquences de la catastrophe, explique dans le documentaire déjà cité, que 1400 kg du mélange uranium-graphite au contact de l'eau constituaient une masse susceptible de provoquer une explosion atomique d'une puissance de 3 à 5 Mégatonnes soit entre 50 et 80 fois la puissance de l'explosion d'Hiroshima si une quantité suffisante de Corium, qui avait déjà percé la cuve du réacteur, avait transpercé la dalle de béton qui le séparait des masses d'eau contenues dans les sous-sols du réacteur. « Une explosion d'une telle puissance pouvait provoquer des radiolésions massives des habitants dans un espace de 300-320 Km de rayon (englobant la ville de Minsk) et toute l'Europe pouvait se trouver victime d'une forte contamination radioactive rendant la vie normale impossible. […] Mon opinion est que nous avons frisé à Tchernobyl une explosion nucléaire. Si elle avait eu lieu, l'Europe serait devenue inhabitable. » [10] .<br class='autobr' />
Qu'est-ce qui a permis d'éviter l'apocalypse Européenne à Tchernobyl ? D'abord cette nouvelle race d'hommes appelée « liquidateurs » que l'on conduit rapidement et par milliers sur les lieux du sacrifice : les réservistes qu'on envoie ramasser les débris mortels du réacteur, les pompiers qui évitent la propagation de l'incendie puis auxquels on demande de pomper l'eau sous le coeur en fusion, les mineurs qui creusent une galerie souterraine de cent cinquante mètres et une chambre de 1800m3 trois fois plus vite qu'en temps ordinaires pour combler le sous-sol de béton et tous les autres services, civils et volontaires.</p>
<p>Puis on distribue des diplômes, des médailles, on édifie des stèles et des statues dans le plus pur style réaliste socialiste aux nouveaux hommes de marbre du nucléaire, (y compris en Occident et bientôt au Japon), mais on continue de dissimuler, de falsifier des documents, de déroger aux plus élémentaires principes de sécurité ou de précaution envers les populations civiles et l'on pourchasse les physiciens ou les médecins qui mènent des études sur les suites de ces catastrophes. On encense les uns pour mieux isoler ou décrédibiliser les autres. Quand on se souvient de la durée et des efforts gigantesques qu'il a fallu déployer à Tchernobyl, on peut clairement affirmer que Fukushima sera dans l'actualité pour un long moment, malheureusement pour les habitants de l'archipel et du monde entier.</p>
<p>En effet, les moyens mis en œuvre par le puissant régime totalitaire soviétique sont sans commune mesure avec ce que peut faire le Japon ou n'importe quel autre pays au monde (Chine exceptée) : en ex-URSS il était possible d'enrôler 800 000 « liquidateurs », les services de secours civils de tout un immense pays, des centaines de pompiers, dix mille mineurs, une armée encore puissante avec ses milliers de réservistes, sur ordre du secrétaire du Politburo. Le déploiement de tels moyens ne sera plus possible dans d'autres cas similaires et il est douteux que l'appel aux autres pays soit suffisant : en démocratie libérale, il y aura peu de volontaires pour mourir dans des souffrances que l'on sait atroces et pérennes sur plusieurs générations.</p>
<p>Au Japon, vu leur état, les systèmes de refroidissement ne pourront plus jamais être remis en service. Tandis que l'on injecte du Bore pour inerter l'atmosphère des réacteurs en fusion, une énorme quantité d'eau y est quotidiennement déversée pour les refroidir afin d'éviter qu'ils ne transpercent l'enceinte et atteignent ces mêmes des masses d'eau, ce qui pourrait être très grave. Or la chape de béton, construite dans les années soixante-dix, dont l'épaisseur ne fût pas prévue pour une telle éventualité, est par ailleurs vieillie.</p>
<p>Et ce n'est pas un, mais quatre réacteurs, dont le N°3 qui fonctionnait au MOX [11] français, qui sont concernés. Sans parler des conséquences d'une éventuelle réplique sismique qu'on ne peut malheureusement pas écarter vu la situation de la centrale. Dans ces conditions, qui peut prédire les effets cumulatifs possibles de ce type de situation au Japon, ou ailleurs ? Or, ce qu'il fût possible de mettre en place à Tchernobyl pour éviter la catastrophe planétaire, ne le sera vraisemblablement plus jamais sauf, pour quelques temps encore en Chine …</p>
<p>On l'a vu, une catastrophe de grande ampleur, continentale, ne peut être exclue.</p>
<p>Dans les territoires contaminés par les dépôts de Tchernobyl, il est dangereux de s'occuper d'agriculture, il est dangereux de cultiver les forêts, dangereux de pêcher le poisson et de chasser le gibier, il est dangereux de consommer les denrées produites localement sans contrôler leur radioactivité, dangereux de boire le lait et même l'eau. Tout ce qui constituait depuis des millénaires la plus sûre et la plus fidèle des sources de vie - l'air, les eaux naturelles, les fleurs, les fruits de la terre, les forêts, les fleuves et les mers - tout cela est devenu en quelques jours source de danger pour l'homme, car les radionucléides se sont propagés du réacteur en ruines à travers tous ces territoires et au-delà [12].</p>
<p>Les éléments radioactifs ont rempli tout notre espace vital et sont devenus source d'irradiation et de contamination dangereuse pour l'homme et toute la biosphère, ce que le rapport du Comité européen sur les risques de radiations (CERR) [13] a été le premier à confirmer en 2003. Sans doute est-ce d'ailleurs là un des facteurs expliquant l'explosion du nombre de cas de cancers dans le monde (les cas ont officiellement doublé en France entre 1985 et 2000).</p>
<p>La perspective d'une survie en territoire contaminé impose de bien comprendre la différence essentielle entre irradiation et contamination. Les discours officiels se focalisent sur l'irradiation due aux rayons émis par les matières fissiles lors de l'explosion. La catastrophe ukrainienne nous l'a enseigné, il faut également prendre en compte les effets délétères sur la santé des « faibles doses » inhalées ou ingérées par l'alimentation, qui vont ensuite se fixer dans l'organisme et produire leurs effets des années plus tard.</p>
<p>Les produits radiotoxiques issus des centrales (Césium137, Strontium 90, etc.), sont d'une toxicité phénoménale : de toutes petites doses produisent un effet qu'il est impossible de nier. Des mesures efficaces de protection pour la diminution de la teneur en radionucléides incorporés doivent commencer à partir du niveau d'accumulation du césium-137 de 25-28 Bq/kg dans l'organisme (ce qui correspond à la charge de dose de 0,1 mSv/an) mesure que le CERR recommande également dans son étude. Les appareils automatiques de spectrométrie de radiation interne du corps humain tels le SCRINNER en usage en Biélorussie, sont conçus pour mesurer l'activité dans le corps humain des radionucléides suivants : Cesium-137, cesium-134, potassium-40, radium-226, thorium-232, manganèse-54, cobalt-60, iodine-131, etc.</p>
<p>Ces appareils devraient être d'usage courant dans tous les pays sous le vent de centrales atomiques en activité. Par ailleurs, dans de véritables prescriptions publiques à grande échelle, il faudrait préciser les avantages et les limites des pastilles d'iode et des mesures de confinement, les gestes qui sauvent, les « périmètres d'évacuation » des plans d'urgence …</p>
<p>C'est pourquoi, dans tous les pays, les organisations de la société civile doivent considérer l'importance de la création d'un système de contrôles radiologiques indépendant du système officiel.</p>
<p>Figures de la défaite déshonorante, les « hibakushas », assimilés aux pestiférés par peur d'une contagion fantasmée, furent l'objet de la honte publique, décourageant ainsi la plupart des rescapés de participer à un quelconque travail de mémoire, témoignages dont on a vu avec Primo Lévi, Robert Antelme, David Rousset et les autres survivants l'importance capitale dans l'Europe intellectuelle de l'après-guerre. Les édiles japonais procédèrent à une « reconstruction » rapide de la ville qui eût pour but avoué d'effacer méticuleusement toutes les traces de leur défaite et … de ce crime effroyable. Comme si à la place d'Auschwitz s'élevait maintenant une sorte de parc d'attraction ultra moderne pour la paix.</p>
<p>Les USA ont activement contribué à ce processus en menant sur place et avec l'aide des autorités japonaises des études sur toutes les conséquences de ce bombardement. Mais « la raison d'État » primant sur les souffrances de milliers d'innocents, ces études furent versées dans des archives secrètes de Washington, longtemps inaccessibles. Plus de traces, telle est le credo commun à tous les criminels et négationnistes (Cf. ce qu'en dit plus précisément Günter Anders). Contrairement à ce qui s'est produit pour la Shoah, vainqueurs et vaincus se sont associés pour aveugler l'humanité, avec succès jusqu'à ce jour, sur la nature des crimes commis à Hiroshima et Nagasaki. Il en fût de même à Tchernobyl et en sera de même à Fukushima. Le travail de mémoire est ainsi forclos comme on tente d'enfermer un déchet radioactif dont on sait pertinemment qu'on en repasse la dangerosité aux générations suivantes.</p>
<p>L'invention atomique était manifestement porteuse de mort généralisée du vivant sur la planète, mais les gouvernements et la plupart des médias occidentaux (la guerre froide, qui devait durer quarante ans, y a bien pourvu) ont tout fait pour recouvrir cette défaite historique de l'humanité d'un épais manteau d'admiration et de dévotion devant le génie et la puissance des chercheurs, de la science, de la technique, de l'industrie … Un nouveau dieu est apparu ce 6 août, à la puissance inquiétante certes, comme tous les dieux, et à la gloire duquel de nouveaux hymnes ont été forgés illico presto (une étude qui reste à faire).</p>
<p>Le largage des bombes atomiques ainsi que « l'expérience Tchernobyl » furent non seulement un crime contre l'humanité, mais fait nouveau, un crime contre la Nature, ce que l'on appellerait aujourd'hui un Écocide. Si le refoulement de ce type de catastrophe systémique pour la biosphère persiste, il ne sera pas sans conséquences pour l'avenir de l'humanité et sa manière d'en écrire l'histoire.</p>
<p>À travers son concept de « banalité du mal », Hannah Arendt a démontré dans les années soixante que des crimes contre l'humanité avaient été perpétrés par des hommes ordinaires parce qu'ils ne se posaient pas de questions sur les fins de leurs « activités ». À partir du moment où ils étaient liés par un serment de fidélité à leur hiérarchie (ou à une idéologie, toutes choses qui sont aujourd'hui érigées en valeurs universelles par la raison calculatrice dans le monde du « travail » et ailleurs), ils tenaient ces activités pour légitimes. Ces « hommes » manquaient d'imagination ou l'avaient bannie en tant « qu'état d'âme contre-productif » (comme on dirait aujourd'hui) s'opposant à l'efficience technocratique.<br class='autobr' />
Ce concept de « banalisation du mal » n'est donc pas issu de supputations sur une « nature humaine », mais bien d'une analyse socio-historique de ce qui s'est passé en Europe entre 1933 et 1945 et de ce qui en a préparé l'avènement. Soixante ans après, à moins de croire en un monde fixiste, il faut oser tirer les conclusions de ce qu'Hannah Arendt avait écrit. Historiquement, la banalisation du mal occidental s'est répandue à grande échelle à partir du moment où le travail et les êtres humains ont été « thermo industrialisés » avec l'appui massif de la technoscience, c'est-à-dire coupés de leur réalité nourricière, terrestre, pour être encasernés, prolétarisés, disqualifiés, déréalisés et finalement déshumanisés.</p>
<p>À partir de ce moment, tout a été possible dans l'ordre de la banalisation et tout est devenu acceptable dans l'ordre du mal puisque toutes les fins humaines ont été discréditées au seul profit de l'aliénation productiviste, marchande et consommatoire. Les choses ne se sont pas arrangées depuis un siècle : cela est vérifiable sur tous les plans, y compris psychique [14]13. Alors, il faut avoir le courage de dire que cette banalisation du mal est devenue omniprésente et qu'en conséquence nos sociétés ne sont plus que des « totalitarismes démocratiques » qui nous mènent au(x) désastre(s) définitif(s), ce qui devrait être analysé comme tel dans l'ordre du politique. Et le comble du cynisme négationniste, le « point de vue darwiniste/social » qui consisterait à dire que l'espèce humaine est de toutes manières « de passage sur terre » pour finalement disparaître, n'est pas plus acceptable, ni pour nous, ni pour nos enfants.</p>
<p>Une conclusion s'impose donc : il faudrait mettre sur pied un tribunal international, du type de celui de Bertrand Russel, jugeant les crimes contre l'humanité à Tchernobyl et ailleurs, depuis le 6 août 1945, jusqu'à Fukushima en passant par Falloujah.</p>
<p>Voici une courte présentation des signataires</p>
<p>Jacques Testart Agronome et biologiste, docteur en sciences, directeur de recherche honoraire à l'Inserm ; ex président de la Commission française du développement durable (1999-2003). Dernière publication : « Labo-planète. Ou comment 2030 se prépare sans les citoyens » avec Catherine Bourgain et Agnès Sinaï.<br class='autobr' />
Frédérick LEMARCHAND, Sociologue, Co-directeur du pôle RISQUES, Maison de la recherche en sciences humaines, Université de Caen, Membre du Conseil scientifique du CRIIGEN. Auteur de « Les Silences de Tchernobyl », Auteur du film « La vie contaminée », Conseiller de l'exposition internationale « Il était une fois Tchernobyl » Intervention sur : « Après Fukushima, repenser l'évaluation du risque nucléaire ».<br class='autobr' />
Marc ATTEIA - Docteur en mathématiques appliquées, Marc Atteia professeur honoraire de mathématiques de l'Université de Toulouse. A publié : « Hilbertian kernels and spline functions », « Le technoscientisme, le totalitarisme contemporain », avec D. Bancel et Igor Gumowski : « Nonlinear problems of analysis in geometry and mechanics ».<br class='autobr' />
Paul Ariès, philosophe et écrivain, intellectuel de référence du courant de la décroissance. Dernier ouvrage publié : « La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance ».<br class='autobr' />
Jean-Marc ROYER, Ingénieur aviation civile, cadre supérieur honoraire d'Aéroports de Paris, ex-responsable syndical Orly. A paraître chez Yves Michel : « Décoloniser l'imaginaire ; Tome 1 : La science creuset de l'inhumanité occidentale », rédacteur du texte « Tchernobyl 25 ans après ».<br class='autobr' /> <br class='autobr' />
Notes<br class='autobr' />
[1] Synthèse et commande du rapport : <a href="http://www.euradcom.org" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">www.euradcom.org</a>. Pour le CERR, environ 65 millions de morts sont imputables à l'industrie atomique depuis 1945 !<br class='autobr' />
[2] Lorius Claude, Voyage dans l'Anthropocène, Actes Sud, 2010.<br class='autobr' />
[3] Version américaine partiellement consultable en ligne sur : <a href="http://books.google.fr/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://books.google.fr/</a>. D'autres sites en proposent le digest français.<br class='autobr' />
[4] Alexeï V. Yablokov, Vassili B. Nesterenko, Alexeï V. Nesterenko, opus cité.<br class='autobr' />
[5] Ere caractérisée par le fait que l'homme en est devenu la force géologique principale (Georgescu-Roegen, A. Gras, J. Grinevald ou C. Lorius).<br class='autobr' />
[6] Allouch Jean, Erotique du deuil au temps de la mort sèche, EPEL, 1995.<br class='autobr' />
[7] Frédéric Lemarchand, Sociologue, Membre du Conseil scientifique du CRIIGEN, article du 17 mars 2011, Les Echos.<br class='autobr' />
[8] Révolution thermo-industrielle, terme proposé par Alain Gras, Jacques Grinevald ou Claude Lorius à la suite de Georgescu-Roegen pour signifier que l'élément décisif du changement au 19°siècle, c'est l'utilisation de la machine thermique fonctionnant au carburant fossile.<br class='autobr' />
[9] Lorius Claude, opus cité.<br class='autobr' />
[10] Lettre du Professeur Nesterenko à Wladimir Tchertkoff, Solange Fernex et Bella Belbéoch, Janvier 2005.<br class='autobr' />
[11] Combustible dans lequel se trouve également du plutonium, ce qui réduit les marges de sécurité, sa température de fusion étant + faible et + rapidement atteinte.<br class='autobr' />
[12] C'est-à-dire jusque dans les glaces du pôle Sud : Lorius Claude, opus cité.<br class='autobr' />
[13] Synthèse et commande du rapport : <a href="http://www.euradcom.org" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">www.euradcom.org</a>. Pour le CERR, 65 millions de morts sont imputables à l'industrie atomique depuis 1945 !<br class='autobr' />
[14] Melman Charles, Lebrun Jean-Pierre, La nouvelle économie psychique, une nouvelle façon de penser et de jouir aujourd'hui, Eres, 2009</p>
<p>Commentaires de M&R :</p>
<p>Cette prise de position m'a semblé intéressante car suffisamment rare de la part de scientifiques et d'ancien salarié ou blouse blanche comme on dirait dans l'industrie pour opposer les ouvriers et les techniciens/ingénieurs.<br class='autobr' />
Mais leur indignation se heurte à leur compréhension philosophique des rapports sociaux entre exploiteurs et exploités.<br class='autobr' />
Pour les responsables de ces catastrophes industrielles, de ces démocraties totalitaires, de ces trusts du nucléaires, les leçons sont tirées : Tchernobyl, Fukushima, Bhopal, AZF, Seveso, le poison des mines d'or du Mali, le poison des mines d'uranium, celui de l'amiante, du plomb, les coups de grisou dans les mines de Charbon, sont au-delà des problèmes écologiques dont il font mine de se préoccuper en adoptant quelques mesures dérisoires, un risque de crise sociale, amenant une déstabilisation politique d'un régime.<br class='autobr' />
Ainsi 3 ans après Tchernobyl , le bloc soviétique éclatait définitivement.<br class='autobr' />
Mais une révolution du type Tiananmen était écartée.<br class='autobr' />
Le problème aujourd hui pour le Japon et le reste du monde capitaliste en crise, est d'empêcher que la révolte des populations japonaises contaminées, ne débouchent sur un renversement de tout le régime politique, mais aussi économique.<br class='autobr' />
Le monde entier est en train de se fissurer en même temps et ce qui arrivent au Japon, est aussi dangereux pour les classes dirigeantes asiatiques, américaines, chinoises, arabes, africaines, européennes, car nous voyons en ce moment que tous les pays du monde ont leurs dirigeants grecques démocrates ou fascistes qui n'ont plus de solutions économiques et politiques que la répression totale pour se sauver du renversement par leur propre peuple.</p></div>
Fukushima, le nucléaire m'a tué
http://matierevolution.org/spip.php?article2010
http://matierevolution.org/spip.php?article20102011-11-03T05:03:00Ztext/htmlfrRobert ParisJapon JapannucléaireEcologie
<p>Que s'est-il vraiment passé à Fukushima ? <br class='autobr' />
Ce que nous prépare la crise nucléaire au Japon <br class='autobr' />
Fukushima, le nucléaire m'a tué <br class='autobr' />
Ce n'est pas parce qu'ici on entend moins parler de Fukushima que le problème est réglé et il est loin de l'être. Recouvrir le réacteur, ce n'est pas suffisant pour empêcher les produits radioactifs d'atteindre la mer, l'air ou la nappe phréatique. Loin d'avoir pris le contrôle de la centrale numéro 1 de Fukushima, TEPCO n'est parvenu à rien : ni contrôle des (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique38" rel="directory">Géodynamique et climatologie de la Terre - Sauvegarde de la planète</a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot131" rel="tag">Japon Japan</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot218" rel="tag">nucléaire</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot226" rel="tag">Ecologie</a>
<div class='rss_texte'><p><a href="http://www.google.fr/search?hl=fr&q=japon+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&btnG=Recherche&meta=" class="spip_out" rel="external">Que s'est-il vraiment passé à Fukushima ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article40" class="spip_out" rel="external">Ce que nous prépare la crise nucléaire au Japon</a></p>
<h2 class="spip">Fukushima, le nucléaire m'a tué</h2>
<p>Ce n'est pas parce qu'ici on entend moins parler de Fukushima que le problème est réglé et il est loin de l'être. Recouvrir le réacteur, ce n'est pas suffisant pour empêcher les produits radioactifs d'atteindre la mer, l'air ou la nappe phréatique. Loin d'avoir pris le contrôle de la centrale numéro 1 de Fukushima, TEPCO n'est parvenu à rien : ni contrôle des pollutions marines, ni contrôle des pollutions aériennes, ni contrôle des pollutions souterraines !!!</p>
<p>La mer est de plus en plus polluée. Le cumul des substances radioactives rejetées en mer par la centrale nucléaire de Fukushima serait environ trois fois plus important que ne le pensait l'opérateur du site, a affirmé, vendredi 9 septembre, la presse nippone. Des chercheurs japonais évaluent à présent à 15.000 térabecquerels la quantité d'éléments radioactifs dispersés dans l'océan Pacifique entre mars et avril, à la suite des explosions d'hydrogène et autres avaries survenues à Fukushima Dai-Ichi, complexe atomique endommagé par le séisme et le tsunami du 11 mars dans le nord-est de l'archipel.</p>
<p>La fusion du cœur se poursuit, a percé la paroi de béton et approche dangereusement la nappe phréatique et explosera dès qu'elle l'aura atteint, dispersant des masses radioactives dans l'air et la mer…</p>
<p>Le rapport de TEPCO sur les rejets de césium 137 dans le Pacifique a été sévèrement contredit par l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).</p>
<p><strong>La fusion continue</strong></p>
<p>L' « opérateur » TEPCO annonce que « le processus de fusion du coeur pourrait avoir repris plus lentement ». Comment peut-on autant mentir ?.... Ce processus ne s'est jamais arrêté. Il n'a jamais été contrôlé. S'il y a de nouveau des manifestations du corium, c'est qu'il n'a pas cessé de se développer…</p>
<p>L'opérateur et les autorités Japonaises savaient manifestement depuis longtemps que quelque chose ne tournait pas rond sous les ex-réacteurs. Et nous savions qu'ils savaient. Pourquoi cette information est-elle diffusée maintenant, car rien n'est communiqué de manière innocente depuis le début de cette crise ? La communication d'éléments est parfaitement organisée et cette soi-disant révélation n'échappe pas à la règle. Nous reviendrons dans un billet ultérieur sur une tentative de décryptage de cette annonce.</p>
<p>L'iode 131 a toujours été signalé dans un endroit ou un autre du Japon</p>
<p>S'il n'y avait pas de criticité, il n'y aurait pas non plus d'iode 131. Or, ce radio-nucléide a été retrouvé en permanence au Japon. En fait, il n'a jamais complètement disparu, ce qui aurait du être le cas quelques semaines au plus après la fusion initiale du combustible.</p>
<p>La vérité crue : Tepco n'a jamais repris le contrôle sur le combustible !</p>
<p>Tepco aurait retrouvé, à part le Xénon-133, un autre élément prouvant une criticité résiduelle entretenue depuis le 12 mars</p>
<p>Selon une source non officielle (main d'œuvre sous-traitante sur le site), Tepco aurait annoncé à la JAEA qu'un autre radio-nucléide similaire au radio-Xénon et confirmant cette fois-ci une criticité entretenue depuis le phénomène de fusion des cœurs aurait également été retrouvé dans les gaz prélevés à la sortie du confinement de l'unité n°. 2.</p>
<p>Si le phénomène de criticité reprend ou se poursuit, il s'accompagne obligatoirement d'un dégagement de chaleur et de vapeur. Deux éléments qui continuent de décroître au niveau de la cuve du réacteur n°. 2. C'est une preuve supplémentaire que le plus gros du combustible fondu s'est échappé de l'ex-réacteur et probablement du confinement.</p>
<p>Une fois le combustible sorti de la cuve principale, plus rien ne peut agir sur lui et plus aucune mesure ne peut aller constater sa chaleur, sa température, ou ses autres caractéristiques. Toute la technologie et la science atomique s'arrêtent brusquement une fois cette petite cuve transpercée.</p>
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<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L299xH247/corium-simulation-etalement-3480b.jpg?1790134916' width='299' height='247' alt='' />
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<p><strong>Corium !</strong></p>
<p>Corium : c'est le mot tabou de Tepco. Pourquoi l'entreprise responsable de la plus grande catastrophe nucléaire au monde n'en parle jamais ? Tout simplement parce que c'est la matière la plus dangereuse jamais créée par l'homme, une sorte de magma incontrôlable et ingérable, aux conséquences incommensurables. Une température variant entre 2500 et 3200 °C, soit 2 à 3 fois plus qu'un volcan en éruption. Personne ne peut s'en approcher sans décéder dans les secondes qui suivent. Avec le plutonium issu du combustible MOX fabriqué à Marcoule (Gard) par Areva et le laboratoire spécialement conçu pour étudier le corium implanté à Cadarache (Bouches-du-Rhône), la France et la Provence sont pleinement co-responsable de la catastrophe.</p>
<p>Le « corium » est un magma résultant de la fusion des éléments du cœur d'un réacteur nucléaire. Il est constitué du combustible nucléaire, des éléments de l'assemblage combustible et des divers éléments du cœur avec lesquels il rentre en contact. Le corium ne se forme que lors d'accidents nucléaires tels ceux de Three Mile Island, de Tchernobyl, ou de Fukushima.</p>
<p>Le corium se forme à très haute température ( 3 000 °C, température de fusion de l'oxyde d'uranium) et peut donc faire fondre la plupart des matériaux. Il dispose d'une importante puissance résiduelle, c'est-à-dire qu'il continue à émettre de la chaleur, en raison de la désintégration des produits de fission, après arrêt du réacteur. Il est hautement toxique et radioactif en plus d'être extrêmement chaud.</p>
<p>Le terme « corium » est un néologisme formé de core (en anglais, pour le cœur d'un réacteur nucléaire), suivi du suffixe ium présent dans le nom de nombreux éléments radioactifs : uranium, plutonium, neptunium, américium, etc.</p>
<p>Ce phénomène peut briser les barrières de protection, entraînant la dissémination de produits radioactifs. Lors de la formation du corium, les gaines combustibles sont percées, ce qui constitue la rupture de la première barrière de protection. Si le corium coule en fond de cuve et que le cœur est totalement dénoyé, il peut percer la cuve du réacteur et, ce faisant, briser la deuxième barrière de protection et se répandre dans le bâtiment réacteur.</p>
<p>A Fukushima, il semble qu'il y ait formation de corium dans les trois réacteurs concernés !!!</p>
<p>Quelle preuve de formation de corium ? Des traces de gaz xénon ont été détectées dans le réacteur numéro 2 de la centrale de Fukushima Daiichi, celle-là même dont les incidents à répétition terrorisèrent le monde entier au mois de mars dernier. La présence de ce gaz serait un indicateur qu'une fission se produit et, selon un responsable de Tepco cité par le « Asahi Shimbun », que des épisodes « temporaires, à petite échelle, de criticité », se produisent. « Toutefois, parce qu'il n'y a eu augmentation ni du niveau de température, ni du niveau de pression dans le coeur du réacteur, il n'y a pas de criticité majeure », poursuit Junichi Matsumoto. Un accident de criticité est le scénario du pire pour toutes les centrales nucléaires, puisqu'il implique une réaction en chaîne incontrôlée. C'est ce qui s'était produit à Tchernobyl.</p>
<p>Selon les informations données le 2 novembre lors d'une conférence de presse par Tepco, opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le combustible fondu du réacteur 2 est sujet à une reprise de criticité. Ce qui signifie concrètement que des réactions en chaîne et des fissions nucléaires ont eu lieu récemment. Habituellement, dans une centrale nucléaire en bon état, tout ceci est sous contrôle. Mais là, il faut arrêter de parler de « réacteurs accidentés » car on ne maîtrise plus rien. En effet, il n'y a plus de réacteur digne de ce nom dans les unités 1, 2 et 3. Ils ne seront jamais réparés. Chaque cuve a été percée par un cœur fondu, qui a créé cette chose que l'on doit désormais appeler par son nom, un corium.</p>
<p> <strong>Nouveaux mensonges de TEPCO et du gouvernement</strong></p>
<p>Tepco vient donc d'annoncer que du xénon a été détecté dans l'unité 2. Les deux éléments Xe-133 et Xe-135 révèlent des réactions en chaîne très récentes, car ces gaz rares sont des marqueurs d'une fission nucléaire de l'uranium et leur période radioactive est très courte (9 h pour Xe-135 et 5 jours pour Xe-135). Pour essayer d'arrêter ce phénomène, Tepco a injecté de l'eau boratée dans le réacteur (1), ce qui selon plusieurs sources, n'est pas forcément la meilleure solution : à Tchernobyl, quand une reprise de criticité a lieu, les équipes responsables du corium utilisent du nitrate de gadolinium, produit qui semble plus indiqué.</p>
<p>L'absence de repérage de bouffée de rayonnements et la non augmentation de la température ou de la pression pourraient s'expliquer par des réactions en chaîne non pas dans la centrale mais dans son sous-sol, ce qui correspondrait à un scénario de melting-out, c'est-à-dire de sortie totale du corium des différentes enceintes de confinement, radier compris. Seul les gaz produits par la reprise de criticité seraient ainsi détectables en surface.</p>
<p>Pour Tsuyoshi Misawa, un professeur de physique à l'Institut de recherche du réacteur de Kyoto cité par le « Japan Times », si les données communiquées par Tepco sont exactes, « il est clair que la détection de xénon provient d'une fission nucléaire ».</p>
<p>La survenance de fissions de faible ampleur n'est pas exclue dans les réacteurs 1 et 3 de la centrale. Avec le numéro 2, ces deux réacteurs sont ceux qui ont rencontré des problèmes de refroidissement après que le tsunami du 11 mars dernier ait détruit certains des systèmes de protection de la centrale.</p>
<p> Mr. Sonoda, un élu lié au pouvoir qui tentait de défendre TEPCO, a essayé un coup de com' (certes en réponse au défi lancé il y a un mois par notre confrère indépendant Yu Terasawa) finalement pathétique en buvant un verre d'eau décontaminée provenant des réacteurs 5 et 6 – moins affectés que les autres – de la centrale accidentée. Pathétique parce que l'élu cachait bien mal sa nervosité au moment de tremper ses lèvres dans ce breuvage peut-être plus douteux.</p>
<p>Les craintes populaires vont crescendo quant à la radioactivité dans les denrées alimentaires, le riz et les produits de la mer en particulier, l'eau et les nappes phréatiques.</p>
<p>L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé mercredi avoir décelé des signes de récente réaction de fission en chaîne dans un réacteur, un incident qui prouve que tout danger n'est pas encore écarté.</p>
<p>La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) a détecté à l'intérieur du réacteur n°2 de faibles quantité de gaz xenon 133 et 135.<br class='autobr' />
La présence de ces substances, dont la durée de vie radioactive est très courte (respectivement 5 jours et 9 heures), semble indiquer que l'uranium a subi "il y a peu de temps" une réaction de fission.</p>
<p>Du xenon 131m et du krypton 85 ont également été repérés, selon des mesures effectuées mardi et mercredi. Toutes ces données sont en cours de vérification par l'Agence japonaise de l'énergie nucléaire (JAEA).</p>
<p>Selon Tepco, "même si une réaction de fission est en cours, elle est d'une ampleur extrêmement faible et le réacteur est dans l'ensemble dans une situation stable".</p>
<p>D'après des documents publiés quotidiennement par Tepco, la température au fond des cuves des réacteurs 1, 2 et 3, endommagés par le séisme et le tsunami du 11 mars, restait mardi à 11H00 (02H00 GMT) nettement inférieure à 100°C. Celle du 2, la plus élevée, était de 76,8°C.</p>
<p>Mercredi, "elle était à 75,1°", a affirmé à l'AFP un porte-parole.<br class='autobr' />
"Ces relevés montrent que, même en cas de fission, la quantité d'énergie émise n'est pas importante" et que ce qui se passe "est contrôlable", a précisé mercredi soir un responsable de Tepco, Junichi Matsumoto.</p>
<p>Par mesure de précaution, l'opérateur a toutefois injecté dans la nuit de mardi à mercredi 10 tonnes de solution aqueuse d'acide borique afin d'absorber les neutrons et de stopper un éventuel processus en chaîne.</p>
<p>Chaque cassure d'un atome d'uranium s'accompagne en effet de la production de 2 ou 3 neutrons, lesquels risquent à leur tour de heurter d'autres noyaux d'uranium et de proroger ce phénomène.<br class='autobr' />
Interrogé sur le risque d'importante réaction "critique", M. Matsumoto a déclaré que "compte tenu de l'état dans lequel se trouve le combustible (fondu), la possibilité est faible".</p>
<p><strong>Rien n'est réglé !</strong></p>
<p>A Fukushima, le redémarrage impromptu (ou la poursuite) d'une réaction en chaîne montre au contraire que la situation n'est pas encore maîtrisée bien que le combustible soit refroidi et que la fusion du combustible ait été stoppée.</p>
<p>"Il peut s'agir d'une petite réaction de fission qui repart de façon localisée et s'arrête d'elle-même sans générer une chaleur telle qu'elle puisse modifier grandement les mesures de température et de pression dans le bas de la cuve", a expliqué à l'AFP un expert français.<br class='autobr' />
"En tout état de cause, il difficile de déterminer ce qui s'est produit, compte tenu du fait qu'on ne sait pas dans quelles conditions, où et sous quelle forme se trouve le combustible", a-t-il ajouté. Mensonges, mensonges...</p>
<p>"Il est possible aussi qu'une très petite réaction se poursuive depuis longtemps sans que nous ayons pu détecter les niveaux très faibles de gaz dégagés", a par ailleurs souligné M. Matsumoto.<br class='autobr' />
Tepco a dit prendre des dispositions pour renforcer également la surveillance des réacteurs 1 et 3. Mensonges, mensonges...</p>
<p>C'est le blackout total de la part de Tepco, avec l'assentiment du gouvernement. En effet, toute la zone est interdite aux caméras/journalistes/photographes. Tous les ouvriers signent un document ou ils acceptent de perdre leur travail, sans indemnités, s'ils parlent à la presse, diffusent des photos du site, etc. La plupart des médias japonais ne parlent plus de Fukushima, sauf à l'occasion d'évènements comme celui-ci. Par contre, une "contre-information" pour ne pas dire désinformation, est activement diffusée, la dernière en date étant un membre du gouvernement buvant l'eau décontaminé de la centrale. Comme c'est repris tel quel par les agences de presse étrangères, et donc nos médias, on oublie une chose : il ne s'agit pas de l'eau décontaminée des réacteurs endommagés, mais de celle provenant des réacteurs 5 et 6 ! Qui sont en (soit disant) parfait état (une brèche vient d'être découverte sur un équipement).</p>
<p>Ceci, c'est quand même de la manipulation de l'information, non ?<br class='autobr' />
Donc, comme vous, et surtout comme les japonais, j'aimerais avoir une véritable information et que des observateurs puissent là confirmer. Hélas, une chape de plomb recouvre Fukushima, plus épaisse que le sarcophage de Tchernobyl.</p>
<p>La plupart des travailleurs de Fukushima, employés par des sous traitants, n'ont aucune idée des points chauds ou très dangereux dans la centrale. Heureusement, les téléphones portables et internet leur permettent un accès à l'info extérieure au Japon, pour ceux qui en disposent. Le témoignage d'un employé, qui s'est fait connaitre anonymement en pointant son doigt pendant 25 minutes sur la webcam de Tepco, est à ce sujet très informatif.</p>
<p>Trois des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi ont été endommagés, de même que la piscine du quatrième, après la rupture de leur alimentation électrique et l'arrêt de leur système de refroidissement le 11 mars.</p>
<p>Selon les experts, le combustible qu'ils contenaient a fondu et est tombé au fond de la cuve.</p>
<p>Depuis, des milliers de travailleurs ont mis en place des moyens de refroidissement et de décontamination.</p>
<p>Tepco a surpris aujourd'hui en annonçant avoir décelé une nouvelle réaction de fission sur le réacteur 2 de la centrale nucléaire, l'un de ceux accidentés. « Etant donné les signes, il est certain qu'une fission a lieu », a indiqué Junichi Matsumoto, un responsable de Tepco, évoquant la détection de gaz xénon typiques de la fission nucléaire. Il a précisé que ni la température ni la radioactivité n'avaient augmenté, et que la réaction était sans doute limitée.</p>
<p>En temps normal, la fission est précisément ce qu'on attend d'un réacteur nucléaire : le noyau d'un atome d'uranium est divisé en plusieurs nucléides, émettant des neutrons et dégageant de l'énergie. Mais depuis le séisme et le tsunami du 11 mars, qui ont entraîné la deuxième plus grande catastrophe nucléaire au monde depuis Tchernobyl, la priorité de Tepco a justement été de stopper cette réaction en refroidissant les réacteurs accidentés.</p>
<p><strong>On meurt autour de Fukushima</strong></p>
<p> La semaine dernière, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a fait état d'une contamination radioactive record de l'océan, avec des rejets de césium 137 estimés à 27 millions de milliards de becquerels. « Ce rejet radioactif en mer représente le plus important apport ponctuel de radionucléides artificiels pour le milieu marin jamais observé », selon l'institut français.</p>
<p>Le bras technique de l'Autorité de sûreté nucléaire a précisé que la réévaluation des rejets de césium en mer entre le 21 mars et le 8 avril a « conduit à un résultat environ deux fois plus élevé que celui estimé par l'IRSN en juillet et 20 fois plus important que l'estimation faite par Tepco, publiée en juin ». Son expertise est prisée au Japon, où la confiance des citoyens dans les informations des autorités officielles a sérieusement été compromise depuis la catastrophe.</p>
<p>Un niveau excessif de radioactivité, jusqu'à 29 fois supérieur au niveau moyen a été détecté dans les organismes marins pour le strontium90 et jusqu'à 300 fois pour le césium137. A Fukushima, les rejets radioactifs de césium 137, dont la période radioactive est de 30 ans, sont à présent 168 fois plus importants qu'à Hiroshima victime de l'explosion de la bombe nucléaire en 1945. Les autorités et le lobby nucléaire sacrifient la population, les enfants, les territoires.</p>
<p>Le quotidien japonais Asahi Shimbun a révélé samedi le résultat de<br class='autobr' />
mesures de radioactivité réalisées par le gouvernement japonais entre le<br class='autobr' />
8 et le 12 septembre. Dans les préfectures de Chiba et Saitama, situées<br class='autobr' />
environ à 200 kilomètres de la centrale de Fukushima, des taux élevés de<br class='autobr' />
césium-137 (demi-vie de 30 ans) ont été trouvés entre 30.000 et 60.000<br class='autobr' />
becquerels par mètre carré dans les zones les plus fortement contaminées.</p>
<p>Le quotidien japonais rappelle qu'à Tchernobyl les zones comptant plus<br class='autobr' />
de 37.000 becquerels/m² avaient été officiellement considérées comme<br class='autobr' />
contaminées avec réinstallation forcée au delà de 555 000 bq/m2, ce qui<br class='autobr' />
n'est pas le cas au Japon.</p>
<p>Avec des radiations de 0,2 à 0,5 microsieverts par heure, les habitants<br class='autobr' />
des préfectures de Chiba et Saitama atteindront en trois à sept mois la<br class='autobr' />
dose limite annuelle d'exposition aux rayonnements autorisée en France,<br class='autobr' />
soit 1 millisievert par an.</p>
<p>Il y a un mois, un travailleur anonyme du site nucléaire se faisant appeler Mr T.S., afin de ne pas perdre son emploi, a « mangé le morceau ».</p>
<p>Il s'est donné une mission, avec son compteur personnel Geiger (qui ne le quitte pas), il mesure, partout ou il passe, les taux de radioactivité, et lorsqu'ils sont importants, il prévient les habitants du secteur.</p>
<p>Il raconte sa situation lorsqu'il travaille dans la centrale : il a un système d'alarme personnel qui sonne si la radioactivité dépasse un certain niveau, mais il n'a pas la mesure exacte de ce qu'il a absorbé. <br class='autobr' />
Il convient de rappeler que pour les travailleurs du nucléaire japonais, avant l'accident, la limite était d'un millisievert par an, elle est aujourd'hui 80 fois supérieure, mais ailleurs, comme en France par exemple, cette norme est toujours d'1 milli sievert par an.</p>
<p>Et puis, ce serait oublier que la norme n'empêche pas le danger.<br class='autobr' />
Ce travailleur anonyme explique qu'aujourd'hui, dans la centrale où il continue de travailler, la radioactivité est de 10 000 fois plus élevée qu'avant l'accident.</p>
<p>Le 6 octobre dernier un travailleur employé à la centrale nucléaire est mort subitement, mais les autorités affirment que les radiations ne seraient pas en cause.</p>
<p>Il a pourtant reçu, selon Tepco, une dose de 2,02 millisieverts, soit plus du double de la limite fixée avant l'accident.</p>
<p>Ce sera donc le 3ème mort officiel parmi les travailleurs de la centrale, en écartant les 2 morts du jour du tsunami.</p>
<p>On sait en tout cas, depuis le mois de mai, que 4956 travailleurs de Fukushima ont présenté des taux de d'irradiation interne élevés, ainsi que l'a admis Terasaka Nobuaki, patron de NISA (Nuclear and Industrial Safety Agency).</p>
<p>A la date du 18 avril, on dénombrait 21 travailleurs ayant reçu des doses supérieure à 100 millisieverts, bien qu'en réalité, la dosimétrie individuelle de chaque travailleur ne soit pas connue avec précision, vu que les ouvriers s'échangeaient leurs dosimètres, lesquels étant à ce moment en nombre insuffisant.</p>
<p>Le 27 septembre, d'après l'IRSN le césium 134 et 137 de la région de Fukushima ont des taux comparables à ceux de la région de Tchernobyl, soit 15 millions de Bq/m2, et au delà de la zone d'exclusion des 20 km, on a mesuré des taux dépassant les 3 millions de Bq/m2.</p>
<p>Pas étonnant des lors que les japonais refusent de retourner dans les zones contaminées, notamment à Hirono, ce que leur adjoignait les autorités.</p>
<p>Comme l'explique Dominique Leglu, ce n'est que 7 mois après que les thyroïdes de 360 000 enfants vont être examinées, et on s'attend à des nouvelles pas très bonnes, vu que les autorités ont attendus 5 longs jours avant de distribuer les pilules d'iodes, décision trop tardive et donc inutile, puisque la radioactivité avait eu largement le temps de se fixer sur les thyroïdes des japonais, et particulièrement sur celles de leurs enfants.</p>
<p>Les premiers résultats viennent de tomber : 10 des 130 enfants évacués de Fukushima présenteraient des troubles thyroïdiens. <br class='autobr' />
Il y a 40 ans, la première manifestation antinucléaire contre la centrale nucléaire de Bugey avait défrayé la chronique et j'ai eu l'honneur d'y participer, tout comme à celle qui s'est tenue le samedi 15 octobre 2011 avec 3000 autres manifestants, et à cette occasion Yuko Nishiyama a envoyé un message aux amis français.</p>
<p>Extraits : « on a perdu notre région, on ne sait même pas quand l'accident se terminera (…) l'état japonais, le préfet de Fukushima, et le maire de Fukushima ne nous ont pas informés de ce qui se passait réellement, ils ne nous ont pas du tout protégés. Donc nous avons été obligés de nous sauver par nous-mêmes, avec notre propre jugement de la situation (…) les enfants ne peuvent pas partir de Fukushima et ils portent un masque quand ils sortent dehors. Il leur est interdit de faire du sport, ils vivent avec beaucoup de limitations (…) notre pays a reçu 770 000 000 000 000 000 Bq de radioactivité mais le gouvernement fait vivre toute la population comme avant (…) et puis face à cette infâme destinée pour les enfants de Fukushima, face à ce spécialiste qui nous explique que jusqu'à 100 mSv an c'est sans danger pour notre santé, et aussi face à ce préfet qui l'a invité…secourez-nous ! S'il vous plait…ONEGAI-SHIMASU ».</p>
<p>Un autre citoyen japonais, Simon, a habité 10 ans à Fukushima City, à 60 km de la centrale et à 47ans, il a tourné la page, laissant derrière lui son appartement, son travail, ses amis et il restera en France les 3 mois que lui permet son visa touriste, puis il hésite entre l'Angleterre ou l'île d'Okinawa, le plus loin possible de Fukushima.</p>
<p>Il évoque le « Whole Body Counter » une machine qui détecte les radionucléides contenus dans l'organisme, mais qui est inaccessible financièrement (1000 €) et affirme que seulement 5 personnes ont pu l'utiliser à ce jour : ils tournaient une émission télé, et c'est la chaine de TV qui a payé.</p>
<p>Alors il s'est acheté sur le Net un compteur Geiger, fait ses mesures lui-même, le prête, et a détecté souvent une radiation supérieure à 20 mSv.</p>
<p>« Asahi Shimbun », un quotidien japonais, à révélé des niveaux élevés de radioactivité jusqu'à 250 km de la centrale, du coté de Siba et Salaima, mesures prises entre le 8 et 12 septembre dernier : entre 30 000 et 60 000 becquerels par m2.</p>
<p>Les habitants de cette région reçoivent plus de 4 mSv/an, soit 4 fois plus que la norme pratiquée ailleurs.</p>
<p>A Tokyo même, des niveaux incompatibles avec la santé ont été relevés, et nombreux sont ceux qui pensent qu'il faudrait évacuer la ville.</p>
<p>Le gouvernement à une tache difficile : selon le ministère de l'environnement japonais, il faut enlever et éliminer (mais comment ?) 29 millions de m3 de terre contaminée dans une zone de 2400 km2, et tout cela aura un prix élevé : aux 2,2 milliards d'euros, il faudra ajouter plus de 4 milliards d'euros, et cela ne sera pas suffisant.<br class='autobr' />
D'après le « Mainichi Japan » du 12 octobre 2011, un niveau de radioactivité anormalement élevé a été relevé le long d'une rue de Setagaya, un arrondissement de Tokyo, qui serait du aux pluies radioactives.</p>
<p>Près de certaines écoles de ce quartier, un taux de 2,7 mSv/heure a été détecté, et nettoyer à grande eau n'a pas permis d'abaisser cette radioactivité.</p>
<p>A Funabashi, près de l'aéroport international de Narita, un niveau de 5,8 mSv/h a été relevé dans un parc, et à Yokohama, du Strontium 90 a été décelé dans le sol.</p>
<p>Cet isotope radioactif est susceptible de provoquer des cancers de l'os et des leucémies.</p>
<p>Au moment ou nombreux sont ceux qui imaginent que tout est réglé à Fukushima, on s'aperçoit qu'ils sont très éloignés de la réalité, et que malheureusement, le pire est sûrement devant nous.</p>
<p>Au mois de mai, la décontamination partielle des 110 000 tonnes d'eau radioactive que voulait entreprendre Tepco était estimée à 650 millions de dollars, et le 22 juin, l'opération lancée avec promesse qu'en 150 jours tout serait réglé, allait connaitre de nombreux déboires, prenant beaucoup de retard, et son efficacité n'est que d'environ 55%.</p>
<p>Le 22 novembre, date à laquelle tout devait être tout devait être terminé, rien n'aura été résolu, et l'opacité de Tepco ne permet pas de savoir comment ils comptent résoudre le problème.<br class='autobr' />
Le 22 septembre, il restait encore 102 000 tonnes d'eau à traiter. <br class='autobr' />
De plus, une bonne partie de l'eau radioactive a fui vers l'océan, ou les nappes phréatiques.</p>
<p>Les premiers résultats du suivi sanitaire d'une fraction significative de la population évacuée suite à la catastrophe nucléaire viennent d'être publiés par le Mainichi Daily News et ils sont préoccupants. Environ 9,7% des enfants évacué de la préfecture de Fukushima et qui ont transité par la ville de Chino présenteraient des troubles thyroïdiens.</p>
<p>C'est l'hôpital de Shinsu avec l'aide de la Japan Chernobyl Foundation qui a mené cette étide épidémiologique sur les enfants de moins de 16 ans évacués de la préfecture de Fukushima et en transit à Chino. L'étude qui a duré un mois (en août dernier) incluait des analyses systématiques de prélèvements sanguins et d'urine, sur un total de 130 enfants.</p>
<p>Les analyses ont porté notamment sur les niveaux d'hormones thyroïdienne dans les échantillons ainsi que ceux de thyroglobuline, une protéine dont la présence peut résulter de dommages thyroïdiens.</p>
<p>Des tâches de radioactivité très élevés commencent à être découvertes jusqu'à Tokyo. Ce sont les points bas où le ruissellement des eaux à concentré la radioactivité lors des pluies qui ont rabattu les radionucléides au sol. On a trouvé une tâche de 500 000 becquerels par m² dans la banlieue de Tokyo. Ces points chauds peuvent être décontaminés après leur identification. Mais tant qu'ils ne sont pas détectés, les riverains restent exposés. Un risque qui concerne aussi la production agricole.</p>
<p>Selon des chercheurs américains et européens, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi aurait relâché plus du double de césium 137 par rapport à l'estimation officielle réalisée par les autorités japonaises. Cette étude estime que les rejets de césium radioactif seraient équivalents à 42 % des rejets associés à Tchernobyl (Ukraine) en 1986.</p>
<p>L'étude, conduite par le Norwegian Institute for Air Research et regroupant les travaux de chercheurs américains et européens, est actuellement en cours de validation par les pairs sur le site de la revue scientifique Atmospheric Chemistry and Physics. Elle se base sur les relevés des stations de surveillance de la radioactivité réparties autour de la Terre.</p>
<p>Doublement de l'estimation des rejets de césium</p>
<p>Les scientifiques évaluent les rejets de césium 137 à 35.800 térabecquerels, soit 3,5x1016 becquerels (Bq). En juin, l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle (Nisa) évaluait à 1,5x1016 Bq : 1,2x1016 Bq lors de la première semaine de la catastrophe (du 11 au 18 mars 2011) et 0,3x1016 Bq pour les semaines suivantes.</p>
<p>Les émissions de césium 137 ont été les plus élevées du 12 au 19 mars, atteignant un pic les 14 et 15 mars. "La chute soudaine enregistrée [ensuite] correspond au début de l'aspersion de la piscine du réacteur 4 contenant du combustible usé", indique le rapport, confirmant que "les radiations ne provenaient pas uniquement des cœurs endommagés des réacteurs, mais aussi de [cette] piscine". Il juge par ailleurs que l'aspersion a été une "mesure efficace" dans la lutte contre la dispersion des matières radioactives.</p>
<p>19 % du césium seraient retombés au Japon, le solde ayant été transporté par les vents au-dessus de l'océan Pacifique, selon les scientifiques. Avec une demi-vie de 30 ans, le césium 137 rendrait certaines zones du Japon inhabitables pour plusieurs décennies.</p>
<p>Le réacteur 1 couvert Depuis le 27 juin, Tepco construit une "couverture" en PVC, d'une hauteur de 54 m et de largeurs allant de 42 à 47 m selon les côtés, recouvrant le réacteur 1 afin de confiner les rejets de particules radioactives. Les photos publiées par Tepco le 14 octobre (voir ci-contre) montrent que la construction de la structure métallique et l'installation des membranes imperméables en PVC sont quasiment achevées.</p>
<p>Le tsunami ne serait pas seul en cause</p>
<p>Le rapport indique par ailleurs que les émissions de xénon 133 sont de l'ordre de 16,7x1018 Bq. Il s'agit du plus important rejet jamais enregistré, représentant 2,5 fois les rejets de ce gaz noble associés à la catastrophe ukrainienne.</p>
<p>Cependant, avec une demi-vie de 5,2 jours, et étant donné qu'il "n'est ni ingéré ni retenu lors de l'inhalation", le gaz n'entraîne pas de risque sanitaire du même ordre que le césium 133. Par contre, la prise en compte des rejets de xénon 133, "constatés immédiatement après le séisme", sont "importants pour la compréhension de l'accident" estiment les chercheurs.</p>
<p>En effet, pour les auteurs de l'étude, la détection du xénon 133 immédiatement après le séisme prouve que la centrale japonaise aurait rejeté des éléments radioactifs avant que le tsunami ne l'atteigne. "Cette apparition précoce des émissions est intéressante et pourrait indiquer que les réacteurs ont subi des dommages structurels du fait du séisme", analyse l'étude.</p>
<p>Interrogé par Bloomberg, Tadashige Koitabashi, un porte-parole de la NISA, a refusé de commenter l'étude, ajoutant que l'Agence reste convaincue que le tremblement de terre n'a pas causé de dommages significatifs aux installations de la centrale. Selon la Nisa, la catastrophe est due au seul tsunami qui a causé une perte de l'alimentation électrique et de la source froide entraînant la fusion partielle des cœurs.</p>
<p>Yasuo Kosaku, un officiel de la Nisa, juge néanmoins que "l'estimation de juin pourrait nécessiter une révision". Le gouvernement avait déjà annoncé une telle révision en août.</p>
<h2 class="spip">Traduction en clair : Fukushima aurait dû être immédiatement évacué car le corium va finir par atteindre la nappe phréatique et exploser, parce que les cancers se développent. Tokyo devra aussi être évacué et toute la population, au Japon comme ailleurs n'a pas fini de payer le prix de la politique criminelle des classes dirigeantes !
<p>Les responsabilités dans la destruction du Japon et peut-être du monde incombent aux classes dirigeantes.</p>
<p>Après la peur et les souffrances, la colère du peuple travailleur japonais va certainement exploser à court ou moyen terme. Il est à souhaiter que les responsables étatiques et capitalistes soient balayés par le séisme populaire !!!!</p>
<p>le gouvernement japonais n'a pas prévenu la population contre les risques de tsunami liés au nucléaire. Il continue de mentir. Il protège ainsi ses choix meurtriers et se protège contre les accusations à venir...</p>
<p>Mais il ne protège pas la population....</p>
<p>Il protège le système qui amené à cette catastrophe pour l'humanité !!!!</p>
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