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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title> Fran&#231;ois Chesnais : Le capitalisme est mort parce qu'il a atteint des limites infranchissables en termes d'accumulation du capital&#8230;</title>
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		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>

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&lt;p&gt;Fran&#231;ois Chesnais : &lt;br class='autobr' /&gt;
Le capitalisme est mort parce qu'il a atteint des limites infranchissables en termes d'accumulation du capital&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Chesnais est un des rares &#233;conomistes marxistes &#224; avoir reconnu en 2007-2008 la fin du capitalisme. Contrairement &#224; ce que l'on pourrait imaginer, ceux qui se revendiquent du marxisme, qu'ils soient militants politiques, &#233;conomistes ou &#233;crivains, sont loin de reconnaitre en 2007-2008 l'&#233;pisode final du capitalisme comme syst&#232;me dynamique dont les r&#233;cessions (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique84" rel="directory"&gt;5- L'&#233;conomie mondiale en route vers une nouvelle crise syst&#233;mique autrement d&#233;vastatrice que 1929&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;Capitalisme&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fran&#231;ois Chesnais :
&lt;p&gt;Le capitalisme est mort parce qu'il a atteint des limites infranchissables en termes d'accumulation du capital&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chesnais est un des rares &#233;conomistes marxistes &#224; avoir reconnu en 2007-2008 la fin du capitalisme. Contrairement &#224; ce que l'on pourrait imaginer, ceux qui se revendiquent du marxisme, qu'ils soient militants politiques, &#233;conomistes ou &#233;crivains, sont loin de reconnaitre en 2007-2008 l'&#233;pisode final du capitalisme comme syst&#232;me dynamique dont les r&#233;cessions et les crises sont les respirations, les ponctuations, indispensables au fonctionnement. Depuis 2008, toute crise est imm&#233;diatement combattue &#224; fond par les Etats et banques centrales car elle mettrait en cause tout le syst&#232;me. Plus question de laisser un seul grand capitaliste chuter. Cela signifie que cette date marque le mot &#171; fin &#187; non seulement pour les crises capitalistes dites classiques mais aussi pour le capital non financier, pour la mondialisation, pour le d&#233;veloppement industriel, pour la d&#233;mocratie capitaliste, pour les relations internationales pacifiques, pour la stabilit&#233; mondiale, pour la d&#233;mocratie, pour l&#233; d&#233;veloppement de la sant&#233; et on en passe. A la base de cette chute historique d&#233;finitive, il y a la limite atteinte de l'accumulation du capital issue du travail humain productif. Depuis 2008, la part du capital qui n'est pas investie dans la production n'a pas cess&#233; de grandir, y compris en Chine ! Bien s&#251;r, dans les p&#233;riodes de r&#233;cession et de crise, cette part augmentait mais de mani&#232;re peu durable. D&#233;sormais, cette part augmente sans cesse. La finance a tout envahi. La sp&#233;culation aussi. Et l'ensemble ne tient plus qu'&#224; des manipulations de plus en plus hasardeuses des Etats et des banques centrales, au coup par coup, en aveugle. La classe capitaliste a conscience qu'elle est d&#233;pass&#233;e par la nouvelle situation. Cela ne veut pas dire qu'elle va d&#233;clarer forfait, bien entendu, et laisser la place au prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire et au socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je mets en discussion est de savoir si la crise &#233;conomique et financi&#232;re mondiale de 2007-2008 peut simplement &#234;tre vue comme une &#171; tr&#232;s grande crise &#187; d'un capitalisme encore capable de s'ouvrir une nouvelle longue phase de reproduction &#233;largie &#224; l'&#233;chelle du &#171; march&#233; mondial enfin constitu&#233; &#187;, ou au contraire le point de d&#233;part du moment historique o&#249; le capitalisme rencontrerait des limites qu'il ne pourrait plus repousser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le livre III du Capital Marx argumente que &#171; la production capitaliste tend sans cesse &#224; d&#233;passer les limites qui lui sont immanentes, mais elle n'y parvient qu'en employant les moyens, qui de nouveau, et &#224; une &#233;chelle plus imposante, dressent devant elle les m&#234;mes barri&#232;res &#187;[5]. La question pos&#233;e est de savoir si la production capitaliste s'affronte d&#233;sormais &#224; des barri&#232;res qu'elle ne peut plus ou pas d&#233;passer m&#234;me temporairement. On serait en pr&#233;sence de deux formes de limites infranchissables ayant de tr&#232;s fortes implications pour la reproduction du capital et la gestion de l'ordre bourgeois, surtout pour la vie civilis&#233;e. L'une, attenant aux effets de l'automatisation, remonte au 19&#176; si&#232;cle et a un caract&#232;re immanent, interne au mouvement du capital sur lequel Marx a fortement insist&#233;. L'autre, attenant &#224; la destruction par la production capitaliste, des &#233;quilibres &#233;co-syst&#233;miques, notamment de la biosph&#232;re, n'a pas &#233;t&#233; pr&#233;vue par Marx et a d'abord &#233;t&#233; d&#233;finie comme limite externe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par la premi&#232;re au sujet de laquelle Ernest Mandel a d&#233;fendu d&#232;s 1986 la th&#232;se d'un changement qualitatif. La maximisation du profit, elle-m&#234;me sans limite, repose sur la maximisation du montant de plus-value ou survaleur produite et r&#233;alis&#233;e. Elle suppose contradictoirement l'emploi du plus grand nombre possible de prol&#233;taires et le recours &#224; la m&#233;canisation, donc le remplacement du travail vivant (celui des salari&#233;s) par le travail mort (les machines), autrement la diminution de la quantit&#233; de travail vivant n&#233;cessaire pour mettre en valeur un capital d&#233;termin&#233;. De ce fait &#233;crit Marx,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; l'extension de la production s'affirme sous un double aspect : elle pousse &#224; l'accroissement du surtravail, c'est-&#224;-dire &#224; la diminution du temps indispensable &#224; la reproduction de la force de travail ; elle restreint le nombre d'ouvriers n&#233;cessaires pour mettre en mouvement un capital donn&#233; &#187;[6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que se trouve la cause de la baisse du taux de profit. La situation du capitalisme &#233;tant encore celle d'un syst&#232;me connaissant des technologies bien moins drastiquement &#171; labour saving &#187; qu'aujourd'hui et ayant encore la plan&#232;te &#224; conqu&#233;rir, Marx pouvait &#233;crire que si &#171; l'accroissement du capital d&#233;pend &#224; la fois de sa masse et du taux du profit &#187;, la situation &#233;tait celle o&#249; &#171; le d&#233;veloppement de la production capitaliste provoque la baisse du taux du profit, mais comme il comporte la mise en &#339;uvre de capitaux de plus en plus consid&#233;rables, il en augmente la masse &#187;. L'action de &#171; ces influences contradictoires &#187; s'affirmant &#171; p&#233;riodiquement par des crises, qui sont des irruptions violentes apr&#232;s lesquelles l'&#233;quilibre se r&#233;tablit momentan&#233;ment &#187;[7].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'id&#233;e d'un changement de la force respective des influences contradictoires que d&#233;fend Mandel, sous la forme d'une analyse des cons&#233;quences de ce qu'il appelait le &#171; robotisme &#187;, alors &#224; ses tout d&#233;buts. En 1986 dans sa pr&#233;face &#224; l'&#233;dition Penguin Books du Volume III du Capital Mandel argumente que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; l'extension de l'automatisation au-del&#224; d'une certaine limite m&#232;ne, in&#233;vitablement, d'abord &#224; une r&#233;duction du volume total de la valeur produite, puis &#224; une r&#233;duction du volume de la survaleur r&#233;alis&#233;e. &#187; Il y voyait une &#171; limite infranchissable &#187; porteuse d'une &#171; tendance du capitalisme &#224; l'effondrement final &#187; [8].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien plus r&#233;cemment le rapport de l'automatisation avec la crise mondiale de 2007-2008 a &#233;t&#233; expos&#233; en 2011 par un auteur marxiste au parcours tr&#232;s diff&#233;rent, le chef de fil du groupe Krisis, Robert Kurz. Kurz parle de &#171; production r&#233;elle insuffisante de survaleur &#187; (&#8230;) sur fond d'une nouvelle rupture structurelle dans le d&#233;veloppement capitaliste, marqu&#233;e par la troisi&#232;me r&#233;volution industrielle (la micro&#233;lectronique) et de &#171; &#8216;limite interne du capital' qui finit par devenir une limite absolue. &#187;[9]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde barri&#232;re a &#233;t&#233; progressivement cern&#233;e th&#233;oriquement par les d&#233;bats au sein de l'&#233;cologie politique &#233;tatsunienne, notamment entre James O'Connor, John Belamy Foster, Joel Kovel et Jason Moore. Ils ont commenc&#233; avec l'article de 1988 de James O'Connor sur la &#171; seconde contradiction &#187; du capitalisme. Dans le cas de l'&#233;cologie, les d&#233;bats sur les &#171; limites absolues &#187; auxquels on revient plus loin, portent d'une part sur l'ampleur des effets sur le taux de profit de la diminution des ressources naturelles non-renouvelables et de l'autre sur les cons&#233;quences autrement s&#233;rieuses de l'incapacit&#233; du capitalisme de freiner l'avanc&#233;e du changement climatique, le mode de production capitaliste ayant d&#233;velopp&#233; un type de rapport &#224; son environnement qui transforme la biosph&#232;re au point de menacer les rapports civilis&#233;s.[10]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'avenir du capitalisme est devenue une question suffisamment pressante pour que Michael Roberts consacre le dernier chapitre de son r&#233;cent livre &#224; la &#171; possibilit&#233; que le capitalisme ait atteint sa date de p&#233;remption &#187;, alors qu'il l'avait simplement &#233;voqu&#233;e jusque-l&#224; au d&#233;tour de phrases &#233;pisodiques dans les articles sur son blog. Apr&#232;s beaucoup de tergiversations, il conclut que &#171; la Longue D&#233;pression n'est pas une esp&#232;ce de crise finale &#187;, qu'il y a &#171; toujours plus d'&#234;tres humains &#224; exploiter &#187; et qu'il y &#171; aura toujours des innovations technologiques pour lancer un nouveau Kondratiev &#187; alors qu'il aligne dans ce m&#234;me chapitre des &#233;l&#233;ments qui sugg&#232;rent le contraire. Il estime que &#171; le capitalisme r&#233;cup&#233;rera &#224; un moment donn&#233; la sant&#233; &#187;, proposant pour terminer une d&#233;finition bien particuli&#232;re de la barbarie, comme &#171; une chute &#224; un niveau de productivit&#233; du travail et dans des conditions de vie pr&#233;capitalistes &#187; qui contraste singuli&#232;rement avec celle que Mandel donne plus bas[11].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enjeux politiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre par le capitalisme de limites qu'il ne peut pas franchir ne signifie en aucune mani&#232;re la fin de la domination politique et sociale de la bourgeoisie, encore moins sa mort, mais elle ouvre la perspective que celle-ci entraine l'humanit&#233; dans la barbarie. L'enjeu est que celles et ceux qui sont exploit&#233;s par la bourgeoisie ou qui n'ont pas partie li&#233;e avec elle, trouvent les moyens de se d&#233;gager de son parcours mortif&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les implications sociales et politiques d'une &#171; stagnation s&#233;culaire &#187; bien plus s&#233;rieuse dans ses fondements que celle des ann&#233;es 1930 sont difficiles &#224; mesurer mais &#233;videmment immenses, d'autant plus que la situation peut basculer en cas de rupture d'un point de l'&#233;cosyst&#232;me sous l'effet du changement climatique. Une croissance tr&#232;s faible du PIB mondial, et plus encore du PIB per capita pose d&#233;j&#224; de tr&#232;s grands probl&#232;mes aux bourgeoisies. Le march&#233; mondial est fait de groupes industriels et bancaires en concurrence brutale et d'oligarchies nationales profond&#233;ment rivales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de Donald Trump traduit une situation o&#249; entre bourgeoisies tous les coups sont d&#233;sormais permis. Au plan interne la croissance des in&#233;galit&#233;s (revenus, patrimoines, acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation et &#224; la sant&#233;) s'accroissent et leurs cons&#233;quences toujours plus difficiles &#224; g&#233;rer. Mandel parlait en 1986 &#171; des d&#233;fis croissants de toutes les relations bourgeoises fondamentales et des valeurs de la soci&#233;t&#233; dans son ensemble &#187; cons&#233;cutive &#224; une &#171; augmentation du ch&#244;mage de masse et des secteurs marginalis&#233;s de la population, du nombre de ceux qui &#8216;abandonnent' et de tous ceux que le d&#233;veloppement &#8216;final' de la technologie capitaliste expulse du processus de production. &#187; Pour celles et ceux &#171; d'en bas &#187; qui vivent dans une soci&#233;t&#233; mondialis&#233;e domin&#233;e par le capitalisme de part en part, les implications sont extr&#234;mement s&#233;rieuses au plan quotidien comme &#224; l'horizon historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet Mandel &#233;crivait que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; la tendance du capitalisme &#224; l'effondrement final (&#8230;.) n'est pas n&#233;cessairement favorable &#224; une forme sup&#233;rieure d'organisation sociale ou de civilisation. Pr&#233;cis&#233;ment en fonction de la d&#233;g&#233;n&#233;rescence propre du capitalisme, les ph&#233;nom&#232;nes de d&#233;cadence culturelle, de r&#233;gression dans les domaines de l'id&#233;ologie et du respect des droits de l'homme se multiplient en accompagnant la suite des crises multiformes avec lesquelles cette d&#233;g&#233;n&#233;rescence nous fera face (nous fait d&#233;j&#224; face F.C.). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marqu&#233; par les formes prises par la barbarie au 20&#176; si&#232;cle, Mandel pensait que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; la barbarie, en tant qu'un r&#233;sultat possible de l'effondrement du syst&#232;me, est une perspective beaucoup plus concr&#232;te et pr&#233;cise aujourd'hui qu'elle ne l'a &#233;t&#233; dans les ann&#233;es 1920 ou 1930. M&#234;me les horreurs d'Auschwitz et de Hiroshima appara&#238;tront minimes par rapport aux horreurs que l'humanit&#233; devra affronter dans la d&#233;cr&#233;pitude continue du syst&#232;me. Dans ces circonstances, la lutte pour une issue socialiste prend la signification d'une lutte pour la survie de la civilisation humaine et du genre humain. &#187;[12]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mandel mod&#233;rait cette perspective catastrophique avec ce message d'espoir inspir&#233; par le Programme de transition :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Le prol&#233;tariat, comme Marx l'a montr&#233;, unit tous les pr&#233;requis pour conduire cette lutte avec succ&#232;s ; aujourd'hui cela reste plus vrai que jamais. Et il a au moins le potentiel pour acqu&#233;rir &#233;galement les pr&#233;requis subjectifs pour une victoire du socialisme mondial. La r&#233;alisation de ce potentiel d&#233;pendra, en derni&#232;re analyse, des efforts conscients des marxistes r&#233;volutionnaires, s'int&#233;grant aux luttes spontan&#233;es p&#233;riodiques du prol&#233;tariat pour r&#233;organiser la soci&#233;t&#233; selon les principes socialistes et le conduisant vers des objectifs pr&#233;cis : la conqu&#234;te du pouvoir d'&#201;tat et la r&#233;volution sociale radicale. Je ne vois pas plus de raisons pour &#234;tre plus pessimiste aujourd'hui sur le r&#233;sultat de cette entreprise que Marx ne l'&#233;tait lorsqu'il &#233;crivait le Capital. &#187;[13]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1986, la possibilit&#233; que l'effondrement de la bureaucratie sovi&#233;tique d&#233;gage la voie &#224; la &#171; r&#233;volution politique &#187; en URSS et les d&#233;mocraties populaires &#233;tait encore ouverte, et le mouvement contemporain de mondialisation du capital &#233;tait &#224; peine lanc&#233;e. La situation dans laquelle nous sommes est toute autre. Les processus de d&#233;passement du capitalisme et de passage &#224; la soci&#233;t&#233; lib&#233;r&#233;e de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e qui &#233;taient contenus, semblait-il, dans le mouvement m&#234;me du capital et que les gens de ma g&#233;n&#233;ration enseignions aux jeunes militants, ont perdu leur validit&#233;, y compris ceux pr&#233;sent&#233;s par Marx lui-m&#234;me[14]. La bifurcation par rapport &#224; la direction actuelle de la route o&#249; l'humanit&#233; est engag&#233;e d&#233;pendra exclusivement de la lutte, donc de l'&#233;tat des rapports politiques de classe entre les travailleurs largo sensu et la bourgeoisie (les &#171; rapports de force &#187;). Or au plan global, ils sont pour l'instant tr&#232;s d&#233;favorables aux premiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques traits originaux de la crise &#233;conomique et financi&#232;re ouverte en 2007-2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de parler plus en d&#233;tail de la mani&#232;re et du degr&#233; auxquels les deux barri&#232;res sont infranchissables, il faut caract&#233;riser la crise &#233;conomique et financi&#232;re mondiale commenc&#233;e en 2007-2008. Il existe entre marxistes travaillant de par le monde anglophone et des h&#233;t&#233;rodoxes &#233;tatsuniens comme Krugman et Stiglitz, un consensus, large mais bien s&#251;r tr&#232;s flou, pour dire qu'il s'agit une tr&#232;s grande crise, d'une importance analogue &#224; celle de 1929. Certains la caract&#233;risent comme &#171; structurelle &#187; ou &#171; syst&#233;mique &#187;. Mais m&#234;me chez ceux-ci, la tr&#232;s grande majorit&#233; des &#233;conomistes critiques ou anticapitalistes attend qu'elle prenne fin, qu'&#224; un moment donn&#233; il y ait une reprise de l'accumulation. Chez les &#233;conomistes de langue fran&#231;aise les termes &#171; structurel &#187; et &#171; syst&#233;mique &#187; renvoient peu ou prou (surtout le premier) &#224; la th&#233;orie de la R&#233;gulation, dont les tenants sont divis&#233;s sur la nature de la crise actuelle[15].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je cherche &#224; &#233;viter ces termes, en particulier &#171; structurel &#187; fortement connot&#233; au fordisme, en prenant appui sur des remarques de Paul Mattick :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Si la crise trouve sa raison derni&#232;re dans le capitalisme lui-m&#234;me, chaque crise particuli&#232;re se distingue de celle qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233;e, pr&#233;cis&#233;ment &#224; cause des transformations permanentes qui affectent &#224; l'&#233;chelle mondiale les relations de march&#233; et la structure du capital. Dans ces conditions, on ne peut d&#233;terminer d'avance ni les crises elles-m&#234;mes ni leur dur&#233;e et gravit&#233;, et cela d'autant moins que les sympt&#244;mes de crise apparaissent post&#233;rieurement &#224; la crise elle-m&#234;me et ne font que la rendre manifeste aux yeux de l'opinion publique. On ne peut pas non plus ramener la crise &#224; des facteurs &#171; purement &#233;conomiques &#187;, quoiqu'elle survienne bel et bien de fa&#231;on &#171; purement &#233;conomique &#187;, c'est-&#224;-dire prenne sa source dans des rapports sociaux de production travestis en formes &#233;conomiques. La concurrence internationale, qui se m&#232;ne &#233;galement avec des moyens politiques et militaires, r&#233;agit sur le d&#233;veloppement &#233;conomique, de m&#234;me que celui-ci stimule &#224; son tour les diverses formes de concurrence. Aussi ne peut-on comprendre chaque crise concr&#232;te que dans le rapport qu'elle entretient avec le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; globale. &#187;[16]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on t&#233;l&#233;graphique on peut retenir les particularit&#233;s suivantes de la crise de 2007-2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Elle a &#233;clat&#233; au terme d'une tr&#232;s longue phase, soixante-dix ans (donc sans parall&#232;le dans l'histoire du capitalisme) d'accumulation ininterrompue. La crise de 1974-1976 avec son double dip de 1980-1982, a entrain&#233; un changement de rythme dans les pays capitalistes avanc&#233;s, mais pas entam&#233; la dynamique de reproduction &#233;largie au niveau mondial. A la diff&#233;rence de Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Esther Jeffers, Fr&#233;d&#233;ric Lemaire et Dominique Plihon, dans le livre tout r&#233;cent d'Attac[17], je ne pense pas que les trois d&#233;cennies s&#233;parant 1976 et 2007 soient une sorte de crise &#171; structurelle &#187; permanente aux &#233;pisodes multiformes. La p&#233;riode qui commence en 1982 voit les bourgeoisies emmen&#233;es par Reagan et Thatcher non seulement se lancer contre la classe ouvri&#232;re &#224; des rythmes diff&#233;rents selon les pays, mais se tourner vers le march&#233; mondial et en achever la construction compl&#232;te avec la r&#233;int&#233;gration de la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Il ne faut jamais perdre de vue que la phase fordiste d'abord et la longue p&#233;riode d'accumulation ont eu lieu dans les conditions historiques tr&#232;s particuli&#232;res, en l'occurrence &#224; la suite de la Grande d&#233;pression des ann&#233;es 1930, avec ses cons&#233;quences de fermeture massive de capacit&#233;s de production et au lendemain de la Seconde guerre mondiale avec ses destructions &#224; tr&#232;s, tr&#232;s grande &#233;chelle. Le terrain pour l'investissement rentable &#233;tait d&#233;blay&#233;. Autre dimension tr&#232;s importante aussi, le capital a pu puiser dans un stock encore peu exploit&#233; de technologies cr&#233;atrices de grands secteurs industriels ainsi dans une r&#233;serve de connaissances scientifiques aux potentialit&#233;s encore peu exploit&#233;es. M&#234;me l'affaiblissement politique passager de 1945 de la bourgeoisie face &#224; la classe ouvri&#232;re a jou&#233; en faveur de la relance de l'accumulation. Sans les concessions que le capital a &#233;t&#233; contraint de faire au prol&#233;tariat, il n'y aurait jamais eu de r&#233;gulation &#171; fordiste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire Chesnais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.contretemps.eu/chesnais-limites-capitalisme/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.contretemps.eu/chesnais-limites-capitalisme/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://alencontre.org/economie/economie-mondiale-une-situation-systemique-qui-est-specifique-a-la-financiarisation-comme-phase-historique.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://alencontre.org/economie/economie-mondiale-une-situation-systemique-qui-est-specifique-a-la-financiarisation-comme-phase-historique.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/chesnais/entretien.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/chesnais/entretien.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/crise_suraccumulation_mondiale/crise_suraccumulation_mondiale_texte.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/crise_suraccumulation_mondiale/crise_suraccumulation_mondiale_texte.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://hussonet.free.fr/fct17.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://hussonet.free.fr/fct17.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/Francois-Chesnais-une-contribution-incontournable-a-l-analyse-du-capitalisme&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pressegauche.org/Francois-Chesnais-une-contribution-incontournable-a-l-analyse-du-capitalisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://gesd.free.fr/chesnais143.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://gesd.free.fr/chesnais143.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pinguet.free.fr/agone1996.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://pinguet.free.fr/agone1996.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theorie-regulation.org/wp-content/uploads/2012/12/03_chesnais.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theorie-regulation.org/wp-content/uploads/2012/12/03_chesnais.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle_texte.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle_texte.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://gesd.free.fr/fc101.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://gesd.free.fr/fc101.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://alencontre.org/economie/le-capital-financier-et-ses-limites-autour-du-livre-de-francois-chesnais.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://alencontre.org/economie/le-capital-financier-et-ses-limites-autour-du-livre-de-francois-chesnais.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pinguet.free.fr/fcinp6.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://pinguet.free.fr/fcinp6.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;file :///C :/Users/Dell/Downloads/chesnais-2008-quelques-detours-par-la-theorie.pdf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://iris-recherche.qc.ca/blogue/economie-et-capitalisme/finance-capital-today-le-plus-recent-livre-de-francois-chesnais/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://iris-recherche.qc.ca/blogue/economie-et-capitalisme/finance-capital-today-le-plus-recent-livre-de-francois-chesnais/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://matierevolution.org/spip.php?article9249&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://matierevolution.org/spip.php?article9249&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8631&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8631&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5914&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5914&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5308&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5308&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5938&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5938&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5911&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5911&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5848&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5848&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quels sont les sympt&#244;mes de l'effondrement de l'ancien monde ?</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article9579</link>
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		<dc:date>2026-05-20T22:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quels sont les sympt&#244;mes de l'effondrement de l'ancien monde ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Si le discours sur le &#171; progr&#232;s technologique &#187; laisse croire &#224; une progression de l'ancien syst&#232;me dominant, la domination d'une finance de plus en plus riche et puissante mais sans aucune perspective propre montre que l'industrie humaine est de plus en plus d&#233;valoris&#233;e sous le capitalisme alors qu'elle avait autrefois &#233;t&#233; le fondement m&#234;me du syst&#232;me dominant avec sa mani&#232;re d'extraire efficament du profit du travail humain. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory"&gt;16- EDITORIAUX DE &#034;LA VOIX DES TRAVAILLEURS&#034; - &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;Capitalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quels sont les sympt&#244;mes de l'effondrement de l'ancien monde ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si le discours sur le &#171; progr&#232;s technologique &#187; laisse croire &#224; une progression de l'ancien syst&#232;me dominant, la domination d'une finance de plus en plus riche et puissante mais sans aucune perspective propre montre que l'industrie humaine est de plus en plus d&#233;valoris&#233;e sous le capitalisme alors qu'elle avait autrefois &#233;t&#233; le fondement m&#234;me du syst&#232;me dominant avec sa mani&#232;re d'extraire efficament du profit du travail humain. Jamais la part des capitaux qui se d&#233;tournent de la production de biens mat&#233;riels n'a &#233;t&#233; aussi &#233;lev&#233;e. (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment va l'humanit&#233; dans cette phase d&#233;clinante du capitalisme ? De plus en plus mal. L'humanit&#233; met moins en avant sa propre pens&#233;e, ses propres &#233;crits, ses capacit&#233;s, ses talents et elle a de moins en moins confiance dans son avenir. Les humains se parlent de moins en moins, s'&#233;crivent de moins en moins, portent de moins en moins d'int&#233;r&#234;t &#224; leurs propres pens&#233;es, &#233;changent de moins en moins entre eux en termes d'&#233;changes r&#233;els d'opinions intellectuelles sur le monde, se font mutuellement de moins en moins confiance. La violence leur parait de plus en plus mena&#231;ante, l'exclusion frappe de plus en plus, le racisme grimpe en fl&#232;che, la violence aussi. La maladie &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes dans l'&#232;re d'un monde sur sa fin et de nombreux signaux le montrent &#224; commencer par la r&#233;gression mondiale en termes de niveau d'humanit&#233; (&lt;a href=&#034;https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/chronique-dun-monde-est-en-perte-dhumanite/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/chronique-dun-monde-est-en-perte-dhumanite/&lt;/a&gt;). Cela signifie que les &#234;tres humains vivent plus mal, souffrent plus, appr&#233;cient moins la vie, sont moins appr&#233;ci&#233;s aussi. Cela se voit &#224; quoi ? Les jeunes sont pessimistes, misent moins sur les relations avec les autres, ont moins confiance en eux, dans les autres, dans l'avenir, ont moins envie d'avoir des enfants, pr&#233;f&#232;rent davantage se renfermer sur eux-m&#234;mes, ont plus peur, sont plus violents ou plus craintifs. Ils pensent davantage qu'on pourra se passer d'eux et qu'eux n'ont rien de bon &#224; donner &#224; la collectivit&#233;. Les autres leur paraissent de plus en plus comme des agresseurs et le sont plus souvent aussi. Ils ont moins tendance &#224; s'investir dans une relation humaine durable. Ils pensent davantage aussi que tout va &#224; l'&#233;chec. La tendance de la soci&#233;t&#233; vers plus de guerres, plus de racisme et de fascisme, plus de violences urbaines, plus de suppressions d'emplois et plus de ch&#244;mage les pousse &#224; penser qu'on va se passer d'eux et qu'ils ne r&#233;ussiront pas leur existence. (&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/societe/article/2016/12/15/le-pessimisme-et-la-defiance-de-la-jeunesse-atteignent-des-records_5049316_3224.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/societe/article/2016/12/15/le-pessimisme-et-la-defiance-de-la-jeunesse-atteignent-des-records_5049316_3224.html&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement de la d&#233;mocratie se manifeste de multiples mani&#232;res, par la mont&#233;e des dictatures, par les politiques soi-disant anti-terroristes ou sanitaires, par la mainmise sur la presse, la culture, les m&#233;dias, par la chute de l'enseignement, par le d&#233;clin id&#233;ologique&#8230; (&lt;a href=&#034;https://matierevolution.fr/spip.php?article6420&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://matierevolution.fr/spip.php?article6420&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur fond d'effondrement &#233;conomique, financier et social, le d&#233;veloppement d'un fascisme et d'un racisme violent petit blanc n'a rien d'un hasard et se fonde notamment sur une petite bourgeoisie et une jeunesse qui ont perdu confiance dans l'avenir et accusent tout ce qu'elles peuvent sans comprendre que c'est l'effondrement du capitalisme et sans avoir pu rejoindre le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire, seule v&#233;ritable issue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a m&#234;me le d&#233;veloppement d'un contre-racisme par des pr&#233;tendus radicaux (style M&#233;lenchon notamment) qui affirment que la r&#233;ponse &#224; l'id&#233;ologie coloniale raciste serait une id&#233;ologie de sup&#233;riorit&#233; des victimes ! Ce racisme oppos&#233; au premier contribue &#224; la mont&#233;e des id&#233;es fascistes, id&#233;es selon lesquelles la couleur de peau, la race, l'origine et la religion seraient plus importants que l'appartenance sociale, que les classe sociales et la lutte des classes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propagande massive en faveur de la pr&#233;tendue &#171; intelligence artificielle &#187; va dans le m&#234;me sens de d&#233;valorisation de l'homme. Certains voient leur avenir dans l'arm&#233;e et dans la guerre. C'est d&#233;j&#224; un sympt&#244;me de monde parvenu &#224; une impasse&#8230; La jeunesse r&#233;agit avec pessimisme devant ce qui est pr&#233;sent&#233; comme la plus importante r&#233;volution technologique de l'Histoire (&lt;a href=&#034;https://legrandcontinent.eu/fr/2026/04/17/pourquoi-generation-z-est-elle-de-plus-en-plus-mefiante-envers-lia/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://legrandcontinent.eu/fr/2026/04/17/pourquoi-generation-z-est-elle-de-plus-en-plus-mefiante-envers-lia/&lt;/a&gt;). La jeunesse ne rejette pas que l'IA mais l'ensemble du capitalisme (&lt;a href=&#034;https://www.slate.fr/story/119883/survivre-american-dream-capitalisme&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.slate.fr/story/119883/survivre-american-dream-capitalisme&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y en a d'autres qui marquent une r&#233;gression humaine : plus de violences (sexuelles ou non sexuelles) contre les femmes et les enfants, plus de morts de femmes, plus de d&#233;gradation de la sant&#233;, plus de morts (y compris ind&#233;pendamment du covid). Et m&#234;me plus morts que de naissances ! Car la natalit&#233; d&#233;cline dans tous les pays riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233; publique s'effondre. (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7355&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7355&lt;/a&gt;) L'immense majorit&#233; des humains souffre de maladies (&lt;a href=&#034;https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/seulement-43-des-personnes-dans-le-monde-nont-aucune-maladie-ni-handicap-74839.html#item=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/seulement-43-des-personnes-dans-le-monde-nont-aucune-maladie-ni-handicap-74839.html#item=1&lt;/a&gt;). Les syst&#232;mes de sant&#233; publique s'effondrent (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1107&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1107&lt;/a&gt;). La sant&#233; publique mondiale chute (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7355&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7355&lt;/a&gt;).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'h&#244;pital public est d&#233;moli pour favoriser le profit priv&#233; sur le dos de la sant&#233; (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve497&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve497&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un effondrement sanitaire (avec notamment covid) peut en cacher un autre : l'effondrement &#233;conomique et social&#8230; (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5833&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5833&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la phase actuelle d'effondrement du syst&#232;me capitaliste ne ressemble en rien aux anciennes crises &#171; classiques &#187; ? Parce que ce n'est pas une crise avec une r&#233;cession momentan&#233;e suivie d'une reprise &#233;conomique. (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4280&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4280&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production de biens ne suit pas la courbe des profits car la part relative des investissements productifs r&#233;gresse sans cesse. Ce n'est pas une r&#233;cession car c'est un mouvement permanent depuis tr&#232;s longtemps. (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Seule la production d'armes grandit v&#233;ritablement&#8230; Et la guerre s'&#233;tend et menace de devenir g&#233;n&#233;rale. (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7458&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7458&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme, dans ses fondements, est &#224; l'agonie. Il parvient &#224; durer, mais plus il fait trainer sa mort, plus les causes de celles-ci s'aggravent et en particulier la chute relative des investissements productifs par rapport &#224; la masse total des capitaux qui a atteint des sommets vertigineux. (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8695&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8695&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prol&#233;tariat mondial est une classe qui existe d&#233;sormais dans le monde entier et son poids social est au plus haut niveau. L'effondrement du capitalisme n'a pas affaibli fondamentalement le prol&#233;tariat. Les transformations du capitalisme n'ont rien chang&#233; &#224; un point fondamental du prol&#233;tariat : celui-ci n'est toujours pas attach&#233; au syst&#232;me et ne peut que chercher &#224; le renverser m&#234;me si ce n'est nullement le cas de l'essentiel de ses organisations ou plut&#244;t des organisations qui se revendiquent mensong&#232;rement de lui. (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7657&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7657&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tourner la derni&#232;re page du capitalisme (l'effondrement &#233;conomique et social) encore plus sanglante (le massacre pand&#233;mique et la dictature qui pr&#233;tend y faire face) en mettant au pouvoir le gouvernement du peuple travailleur par lui-m&#234;me est la t&#226;che fondamentale des militants r&#233;volutionnaires. (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8647&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8647&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun retour au monde d'avant l'effondrement n'est possible : soit l'humanit&#233; fait un grand pas en avant vers un monde au service de tous, soit une grande chute vers une horreur dictatoriale et esclavagiste&#8230; (&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES CLASSES POSSEDANTES AU BORD DU GOUFFRE BASCULENT DE PLUS EN PLUS DANS L'HORREUR MAIS L'HUMANITE A D'AUTRES PERSPECTIVES D'AVENIR !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quels sympt&#244;mes ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que sont les sympt&#244;mes ? Quelle diff&#233;rence avec les causes profondes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6867&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6867&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6279&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6279&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a les sympt&#244;mes &#233;conomiques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6691&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6691&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7314&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7314&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7200&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7200&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7441&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7441&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1162&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1162&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a les sympt&#244;mes sociaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8462&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8462&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7772&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7772&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7221&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7221&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a les sympt&#244;mes sanitaires (dont la pand&#233;mie covid mais pas seulement)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7117&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7117&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7379&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7379&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6680&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6680&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a les sympt&#244;mes id&#233;ologiques (le d&#233;veloppement d'une pens&#233;e violemment contre-r&#233;volutionnaire)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8253&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8253&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3272&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3272&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1790&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1790&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8098&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8098&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8090&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8090&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des sympt&#244;mes politiques et g&#233;opolitiques (dont la mont&#233;e des dictatures et des fascismes ainsi que le r&#233;armement massif, la multiplication des guerres li&#233;es aux deux blocs imp&#233;rialistes et la mont&#233;e vers la guerre mondiale)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8720&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8720&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7246&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7246&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8527&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8527&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4254&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4254&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8595&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8595&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6420&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6420&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8090&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8090&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a les sympt&#244;mes des r&#233;volutions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8166&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8166&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7640&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7640&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, bien au-del&#224; des sympt&#244;mes qui ne sont que des signaux, il y a les causes profondes de l'effondrement capitaliste qui entra&#238;ne celui des soci&#233;t&#233;s et des &#234;tres humains&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8695&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8695&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1794&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1794&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article527&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article527&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2191&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2191&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8631&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8631&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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<item xml:lang="fr">
		<title>Le monde capitaliste n'est pas en crise mais en faillite...</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article9468</link>
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		<dc:date>2026-04-01T22:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le monde capitaliste est en faillite, pas en r&#233;cession, ni en crise, ni en recul, ni en baisse, ni en eaux troubles, ni en danger, ni &#224; risque. C'est tout simplement que, depuis 2007, le moteur du syst&#232;me ne marche plus du tout. Et il ne marchera plus jamais. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout le monde compare la situation mondiale actuelle du syst&#232;me capitaliste avec celle l'effondrement de 2007-2008. Une fois encore, loin de donner les causes r&#233;elles, on accuse d'autres raisons de la chute et cette fois c'est la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory"&gt;16- EDITORIAUX DE &#034;LA VOIX DES TRAVAILLEURS&#034; - &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;Capitalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le monde capitaliste est en faillite, pas en r&#233;cession, ni en crise, ni en recul, ni en baisse, ni en eaux troubles, ni en danger, ni &#224; risque. C'est tout simplement que, depuis 2007, le moteur du syst&#232;me ne marche plus du tout. Et il ne marchera plus jamais. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde compare la situation mondiale actuelle du syst&#232;me capitaliste avec celle l'effondrement de 2007-2008. Une fois encore, loin de donner les causes r&#233;elles, on accuse d'autres raisons de la chute et cette fois c'est la guerre g&#233;n&#233;ralis&#233;e qui est d&#233;sign&#233;e du doigt. Le monde capitaliste fait semblant de croire que c'est l&#224; qu'est la cause principale de chute &#233;conomique et financi&#232;re avec la guerre g&#233;n&#233;ralis&#233;e au Moyen-Orient, la guerre d'Ukraine et d'autres guerres locales comme Congo, Pakistan ou l'affrontement entre USA et pays d'Am&#233;rique du sud, etc. Une fois encore, ils inversent les r&#244;les. Si les imp&#233;rialismes choisissent d'aggraver et de transformer tous les conflits en affrontement des blocs, c'est justement parce qu'ils estiment que le risque d'effondrement pour des causes &#233;conomiques et financi&#232;res est d&#233;j&#224; tr&#232;s grand et qu'ils pr&#233;f&#232;rent, en cas de chute syst&#233;mique, miser sur la barbarie guerri&#232;re et fasciste plut&#244;t que d'aller vers la r&#233;volution prol&#233;tarienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement &#233;conomique, ils n'ont fait que le retarder par mille moyens artificiels, le d&#233;tourner, le tromper, sans r&#233;gler aucun des probl&#232;mes de fond, aucune des contradictions s&#233;rieuses et ils ont seulement aggrav&#233; la profondeur du gouffre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les capitalistes et leurs Etats sont s&#251;rs maintenant que tout va chuter, pire qu'en 2008. Cela les pousse &#224; miser sur l'effondrement et donc sur la guerre. Parce que, pour eux, la seule option inacceptable, c'est justement la r&#233;volution prol&#233;tarienne allant vers le pouvoir des soviets de travailleurs et le socialisme. Bien s&#251;r, les travailleurs, face &#224; la d&#233;gradation de la situation, ne se voient pas du tout prendre le pouvoir mais les capitalistes, eux, les y voient !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les travailleurs, certes, n'ont pas confiance dans leurs propres forces et leurs organisations (du moins celles qui font d'une mani&#232;re ou d'une autre semblant d'&#234;tre du c&#244;t&#233; des travailleurs) ne font rien pour aider &#224; leur prise de conscience de leur r&#244;le dans la situation mondiale. Mais cela ne suffit pas &#224; rassurer les capitalistes qui, eux, vont vers l'affrontement brutal contre-r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons maintenant pourquoi la situation objective du syst&#232;me capitaliste le pousse &#224; une chute finale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrogez-vous pourquoi le capitalisme, arriv&#233; &#224; son plus haut niveau de richesses et de capitalisations, se retrouve &#224; devoir baisser le rideau ? Eh bien, justement parce qu'il atteint ce plus haut niveau et ne peut aller plus loin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'effondrement du capitalisme, ce n'est pas les r&#233;volutionnaires qui l'imaginent&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; En 2008, j'ai pr&#233;dit &#224; juste titre que nos cycles virulents d'expansion et de ralentissement entra&#238;neraient un effondrement &#233;conomique total. Je crains que nous ne soyons &#224; nouveau confront&#233;s &#224; cette perspective &#187;, explique Nouriel Roubini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.parismatch.com/actu/economie/les-nouvelles-et-sombres-predictions-du-dr-catastrophe-nouriel-roubini-218345&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.parismatch.com/actu/economie/les-nouvelles-et-sombres-predictions-du-dr-catastrophe-nouriel-roubini-218345&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jason W. Moore, professeur de sociologie : &#171; Nous vivons l'effondrement du capitalisme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richard Bookstaber, ancien responsable au Tr&#233;sor am&#233;ricain : &#171; J'ai pr&#233;dit la crise financi&#232;re de 2008. Ce qui arrive pourrait &#234;tre pire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.leparisien.fr/economie/jai-predit-la-crise-financiere-de-2008-ce-qui-arrive-pourrait-etre-pire-la-sombre-prediction-dun-economiste-americain-19-03-2026-7PUGGQTYQVA7FCMS6GOUFCX5RQ.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.leparisien.fr/economie/jai-predit-la-crise-financiere-de-2008-ce-qui-arrive-pourrait-etre-pire-la-sombre-prediction-dun-economiste-americain-19-03-2026-7PUGGQTYQVA7FCMS6GOUFCX5RQ.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamie Dimon, le PDG de J.P. Morgan : valorisations boursi&#232;res folles, quand le patron de la premi&#232;re banque am&#233;ricaine dresse un parall&#232;le avec la crise de 2007&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/02/25/intelligence-artificielle-l-apocalypse-selon-jamie-dimon-patron-de-la-premiere-banque-americaine-j-p-morgan_6668209_3234.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/02/25/intelligence-artificielle-l-apocalypse-selon-jamie-dimon-patron-de-la-premiere-banque-americaine-j-p-morgan_6668209_3234.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ray Dallo, &#171; l&#233;gende de Wall Street &#187; &#171; L'ordre mondial est au bord de l'effondrement&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/ray-dalio-lhomme-qui-a-predit-la-crise-de-2008-le-monde-est-entre-dans-la-derniere-phase-avant-OSG3Y7WEONHKBLDNO7YJHDT3OI/?cmp_redirect=true&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/ray-dalio-lhomme-qui-a-predit-la-crise-de-2008-le-monde-est-entre-dans-la-derniere-phase-avant-OSG3Y7WEONHKBLDNO7YJHDT3OI/?cmp_redirect=true&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 2008 &#224; 2026, rien de r&#233;gl&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lejdd.fr/Economie/dix-ans-apres-le-krach-de-2008-le-risque-de-nouvelle-crise-est-grand-avec-trump-au-pouvoir-3750536&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lejdd.fr/Economie/dix-ans-apres-le-krach-de-2008-le-risque-de-nouvelle-crise-est-grand-avec-trump-au-pouvoir-3750536&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la faillite de Lehman la finance mondiale confront&#233;e &#224; nouveau aux m&#234;mes contradictions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/15-ans-apres-la-faillite-de-lehman-la-finance-mondiale-confrontee-aux-exces-de-largent-facile-1977976&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/15-ans-apres-la-faillite-de-lehman-la-finance-mondiale-confrontee-aux-exces-de-largent-facile-1977976&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27 &#233;conomistes r&#233;formistes &#233;crivent &#171; Les &#233;conomistes att&#233;r&#233;s qui proposent de changer d'&#233;conomie &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La croissance s'est r&#233;v&#233;le fragile puisqu'elle repose sur des bulles financi&#232;res, des bulles immobili&#232;res et une hausse de l'endettement&#8230; Ce mode de croissance n'est pas durable&#8230; Le syst&#232;me n'est pas soutenable puisqu'il repose sur la hausse continuelle des prix des actifs et de l'endettement. Il n&#233;cessite que les taux d'int&#233;r&#234;t soient bas, que le cours des actifs soit &#233;lev&#233; et augmentent, donc que les d&#233;s&#233;quilibres s'accentuent&#8230; Enfin, le syst&#232;me aboutit &#224; l'accumulation de masses &#233;normes de capitaux en qu&#234;te de rentabilit&#233; et de liquidit&#233;&#8230; Il est impossible que les capitaux affichent la rentabilit&#233; requise de 15%. Celle-ci est obtenue non par des placements r&#233;els, mais par des op&#233;rations sp&#233;culatives s'appuyant sur des bulles financi&#232;res&#8230; On parle toujours du &#171; trou du public &#187;, mais pas de celui du priv&#233; (entreprises et m&#233;nages) qui a bien plus augment&#233;&#8230; La dette publique s'est creus&#233;e en raison des cadeaux fiscaux qui ont &#233;t&#233; faits aux riches&#8230; Les Etats ont &#233;t&#233; contraints de sauver un nombre important de groupes financiers, responsables de la crise mais &#171; trop gros pour faire faillite &#187;, &#224; coups d'injections massives d'argent public, ce afin d'&#233;viter une crise syst&#233;mique par effet de contagion. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crises cycliques cu capitalisme n'&#233;taient pas des maladies mais des modes de r&#233;gulation indispensables au syst&#232;me. D&#232;s lors qu'il ne peut plus laisser se d&#233;rouler ses crises, le capitalisme est sans cesse sous perfusion de l'Etat et des banques centrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article680&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article680&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2191&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2191&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce n'est pas un accident, ce n'est pas une maladie, ce n'est pas une crise, ce n'est pas un &#233;chec. C'est un aboutissement et m&#234;me un sommet. Mais c'est une fin. Ce n'est pas un changement de forme qui peut redonner vie au syst&#232;me. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7314&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7314&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5888&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5888&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5938&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5938&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d'abord les signaux &#233;conomiques qui ont commenc&#233; en 2007-2008 avec ce que l'on a appel&#233; la &#171; crise des subprimes &#187; et qui est en fait la tendance g&#233;n&#233;rale du grand capital vers une sp&#233;culation folle par manque croissant d'investissements productifs par rapport &#224; la masse de plus en plus excessive de capitaux. Le capitalisme a d&#232;s lors cess&#233; d'&#234;tre un syst&#232;me fond&#233; sur des alternances croissance/r&#233;cession ponctu&#233; par des faillites et a d&#232;s lors consid&#233;r&#233; que toute chute d'un trust &#233;tait &#171; syst&#233;mique &#187;, c'est-&#224;-dire mena&#231;ait l'&#233;difice mondial tout entier ! Cela signifie qu'&#201;tats et banques centrales ont mis tous leurs moyens pour &#171; sauver &#187; les capitalistes quand ils &#233;taient menac&#233;s par la faillite. La derni&#232;re op&#233;ration de ce type a &#233;t&#233; celle pour sauver les banques, am&#233;ricaines et suisses notamment. Cette situation dans laquelle le syst&#232;me est sans cesse au bord du gouffre est tout &#224; fait nouvelle dans l'histoire du capitalisme et montre que le mode de production capitaliste a atteint une limite qu'il ne peut pas franchir, qu'il a tellement r&#233;ussi que son succ&#232;s d&#233;passe ce que permet son fonctionnement. Cela signifie qu'une part croissante des capitaux ne peut plus produire de nouveaux profits r&#233;els, fond&#233;s sur l'exploitation du travail humain. Ces capitaux, dont la masse croit sans cesse, deviennent &#171; nocifs &#187; et doivent p&#233;riodiquement &#234;tre rachet&#233;s par les &#201;tats et instituions financi&#232;res publiques. Ce fonctionnement en sauvetage permanent gr&#226;ce aux fonds publics est une marque de la nouvelle morbidit&#233; du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme parvient &#224; durer, mais plus il ne fait que faire trainer sa mort, et plus &#231;a dure plus les causes de celle-ci s'aggravent et en particulier la chute relative des investissements productifs par rapport &#224; la masse total des capitaux qui a atteint des sommets vertigineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8166&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8166&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que l'effondrement de 2007-2008 signifie fondamentalement : les forces productives humaines ont d&#233;pass&#233; le cadre &#233;troit des rapports de production fond&#233;s sur la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4265&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4265&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les signes de n&#233;crophilie s'accroissent sans cesse depuis et notamment la hausse de l'or&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prix de l'or a bondi &#224; plus de 5000 dollars l'once, en hausse de 3,5 % mardi pour atteindre 5185 dollars, signe d'une perte de confiance grandissante dans le dollar am&#233;ricain en tant que monnaie mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tandis que l'or franchissait la barre des 5 000 dollars pour atteindre un nouveau record, le krach du march&#233; des obligations d'&#201;tat japonaises (JGB) la semaine derni&#232;re a &#233;t&#233; un autre signe de l'instabilit&#233; financi&#232;re mondiale croissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La hausse du prix de l'or s'est accompagn&#233;e d'une augmentation de 13,6 % du prix de l'argent, qui a atteint 117 dollars l'once, un nouveau record.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'or a augment&#233; de plus de 20 % depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e et toutes les pr&#233;visions indiquent qu'il devrait encore progresser, les investisseurs se d&#233;tournant du dollar et des actifs am&#233;ricains.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les turbulences sur le march&#233; japonais ont des implications majeures pour le march&#233; des bons du Tr&#233;sor am&#233;ricain et sa capacit&#233; &#224; continuer de financer la dette am&#233;ricaine en constante augmentation. Celle-ci s'&#233;l&#232;ve actuellement &#224; 38 000 milliards de dollars et devrait encore augmenter avec l'annonce par Trump de son intention de demander un budget militaire de 1500 milliards de dollars.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les investisseurs japonais d&#233;tiennent 13 % de la dette du march&#233; des bons du Tr&#233;sor am&#233;ricain. La crainte est qu'au moins une partie de cet argent soit rapatri&#233;e si les taux d'int&#233;r&#234;t japonais augmentent fortement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les march&#233;s mondiaux, et en particulier le march&#233; am&#233;ricain, ont pu financer la dette publique croissante &#224; des taux d'int&#233;r&#234;t inf&#233;rieurs &#224; ceux qui seraient justifi&#233;s par leurs d&#233;ficits, gr&#226;ce &#224; la disponibilit&#233; de fonds moins co&#251;teux provenant du Japon.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'une des cons&#233;quences de la crise obligataire a &#233;t&#233; la d&#233;pr&#233;ciation du yen, qui a suscit&#233; l'inqui&#233;tude des milieux financiers am&#233;ricains. Alors que l'on sp&#233;culait sur une intervention du gouvernement pour stabiliser le yen, il est apparu que la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale de New York avait contact&#233; les institutions financi&#232;res japonaises au sujet du taux de change du yen, ce qui a &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233; comme le signe d'une intervention conjointe potentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des propos rapport&#233;s par le Wall Street Journal, Neil Shearing, de Capital Economics &#224; Londres, a qualifi&#233; les bouleversements du march&#233; obligataire japonais de &#171; signal d'alarme &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est un autre sympt&#244;me des vuln&#233;rabilit&#233;s qui bouillonnent sous la surface des &#233;conomies avanc&#233;es &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au c&#339;ur de ces vuln&#233;rabilit&#233;s se trouve la croissance de la dette. Selon le Fonds mon&#233;taire international, la dette publique mondiale totale devrait atteindre plus de 100 % du PIB mondial au cours des trois prochaines ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette augmentation pr&#233;vue repose sur deux &#233;l&#233;ments principaux : la hausse des d&#233;penses militaires et l'augmentation des paiements d'int&#233;r&#234;ts. Aux &#201;tats-Unis, la facture annuelle des int&#233;r&#234;ts approche rapidement le billion de dollars, soit plus du double par rapport aux quatre derni&#232;res ann&#233;es, avec une augmentation similaire du co&#251;t du service de la dette en Allemagne et au Japon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucune man&#339;uvre financi&#232;re ne peut contourner ce probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2026/01/29/lxxv-j29.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2026/01/29/lxxv-j29.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux rapports publi&#233;s &#224; l'occasion de la r&#233;union de Davos du Forum &#233;conomique mondial cette semaine ont, chacun &#224; leur mani&#232;re, d&#233;taill&#233; l'effondrement catastrophique du syst&#232;me capitaliste mondial, sa d&#233;rive vers la barbarie et, par cons&#233;quent, les arguments irr&#233;futables en faveur d'un socialisme international.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'&#233;tait pas leur intention, mais cette n&#233;cessit&#233; &#233;merge des faits, des chiffres et de l'analyse du rapport Global Risks du WEF et du rapport intitul&#233; &#171; Inequality.Inc &#187; pr&#233;par&#233; pour la r&#233;union par l'agence d'aide internationale Oxfam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport du WEF met en garde contre le fait que les syst&#232;mes de gouvernance sont &#171; &#233;tir&#233;s au-del&#224; de leurs limites &#187;, que &#171; les syst&#232;mes affaiblis n'ont besoin que du plus petit choc pour d&#233;passer le point de basculement de la r&#233;silience &#187; et que &#171; les vuln&#233;rabilit&#233;s socio-&#233;conomiques corrosives seront amplifi&#233;es &#224; court terme avec les craintes imminentes d'un ralentissement &#233;conomique &#187; et la r&#233;surgence de risques &#171; tels que les conflits arm&#233;s inter&#233;tatiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport d'Oxfam se concentre sur deux tendances explosives dans la structure socio-&#233;conomique du capitalisme mondial : l'augmentation stup&#233;fiante de la richesse entre les mains d'une oligarchie de milliardaires et, plus important encore, la concentration du pouvoir &#233;conomique et politique monopolistique entre les mains d'une poign&#233;e d'entreprises mondiales g&#233;antes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a not&#233; que depuis 2020, au d&#233;but de la pand&#233;mie, dont ils ont directement b&#233;n&#233;fici&#233;, les cinq hommes les plus riches du monde ont plus que doubl&#233; leur fortune, au rythme de 14 millions de dollars par heure, passant de 405 milliards de dollars &#224; 869 milliards de dollars, tandis que pr&#232;s de 5 milliards de personnes, soit plus de la moiti&#233; de la population mondiale, se sont appauvries.&lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreuses statistiques refl&#232;tent ce processus, l'une des plus frappantes &#233;tant que le 0,001 pour cent d'entreprises les plus importantes r&#233;alise environ un tiers de l'ensemble des b&#233;n&#233;fices des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des &#233;volutions politiques les plus significatives de la p&#233;riode r&#233;cente a &#233;t&#233; le glissement rapide de tous les gouvernements vers la droite, entra&#238;nant ce que l'on a appel&#233; une &#171; crise de la d&#233;mocratie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conclusion du rapport du WEF va dans le m&#234;me sens. Apr&#232;s avoir d&#233;taill&#233; les multiples crises qui assaillent le syst&#232;me capitaliste, il conclut que la &#171; coordination transfrontali&#232;re &#187; reste le seul moyen de faire face aux &#171; risques les plus critiques pour la s&#233;curit&#233; et la prosp&#233;rit&#233; humaines &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais cette collaboration et cette coop&#233;ration ne pourront jamais &#234;tre r&#233;alis&#233;es dans le cadre du syst&#232;me actuel, car chaque classe capitaliste est enracin&#233;e dans son propre &#201;tat national et se bat par tous les moyens disponibles, y compris la guerre, pour d&#233;fendre ses propres int&#233;r&#234;ts nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2024/01/22/mahb-j22.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2024/01/22/mahb-j22.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les faillites capitalistes s'accroissent inexorablement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.allianz-trade.com/fr_BE/actualites/dernieres-actualites/rapport-mondial-faillites-mars-2025.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.allianz-trade.com/fr_BE/actualites/dernieres-actualites/rapport-mondial-faillites-mars-2025.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les faillites d'entreprises ont progress&#233; de 44% en France en deux ans&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/au-tribunal-de-commerce-de-nantes-les-defaillances-dentreprises-ont-progresse-de-44-pourcent-en-deux-ans-54db493e-f79a-11f0-95b0-d3ffbc2ef006&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/au-tribunal-de-commerce-de-nantes-les-defaillances-dentreprises-ont-progresse-de-44-pourcent-en-deux-ans-54db493e-f79a-11f0-95b0-d3ffbc2ef006&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/20/2025-une-annee-noire-pour-les-defaillances-d-entreprise_6663295_3234.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/20/2025-une-annee-noire-pour-les-defaillances-d-entreprise_6663295_3234.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cart se creuse entre la masse des capitaux et le niveau des investissements productifs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La part de l'industrie dans le PIB chute&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;industrialisation est un mythe. Le lancement de l'Intelligence artificielle, pas plus que celle de l'ordinateur quantique ou celle des super centrales nucl&#233;aires ne sont autre chose que des sp&#233;culations faussement bas&#233;es sur des d&#233;veloppements industriels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Tech &#187; tourne de plus en plus &#224; la sp&#233;culation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; mondial se casse en morceaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sp&#233;culation sur les dettes des Etats bat son plein&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;fauts de paiements ou les grandes difficult&#233;s financi&#232;res des Etats ont attir&#233; les rapaces de la finance mondiale, baptis&#233;s &#171; fonds vautours &#187;. Ils rach&#232;tent &#224; tr&#232;s bas prix leurs dettes qui se sont effondr&#233;es, bloquent les n&#233;gociations collectives pour en &#171; solo &#187; percevoir le jackpot et &#234;tre rembours&#233;s avant les autres cr&#233;anciers. Ils tra&#238;nent en justice, le plus souvent aupr&#232;s des tribunaux de New York, les Etats &#171; fautifs &#187; selon eux d'imprudence financi&#232;re, afin d'obtenir le maximum d'argent. Epaul&#233;s par les plus grands cabinets d'avocats, des fonds comme Elliott, Aurelius Capital, Contrarian, GMO Trust m&#232;nent ainsi de longs combats, parfois sur plus d'une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-etats-unis-veulent-encadrer-le-chantage-des-fonds-vautours-sur-les-etats-en-difficulte-2096759&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-etats-unis-veulent-encadrer-le-chantage-des-fonds-vautours-sur-les-etats-en-difficulte-2096759&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'envol&#233;e de l'or et de l'argent (ou encore des cryptomonnaies ou les investissements dans les ETF) d&#233;montrent que les investisseurs ne misent pas sur l'avenir du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fonds sp&#233;culatifs atteignent un pic&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.gestiondefortune.com/gestion-d-actifs/rubriques-gestion-d-actifs/actualites/12867-lindustrie-des-fonds-speculatifs-sur-un-pic-a-plus-de-5-000-md.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.gestiondefortune.com/gestion-d-actifs/rubriques-gestion-d-actifs/actualites/12867-lindustrie-des-fonds-speculatifs-sur-un-pic-a-plus-de-5-000-md.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capital total de l'industrie mondiale des fonds sp&#233;culatifs a d&#233;pass&#233; pour la premi&#232;re fois le seuil historique de 5.000 milliards de dollars, le capital augmentant pour le neuvi&#232;me trimestre cons&#233;cutif au 4T25 pour cl&#244;turer l'ann&#233;e &#224; un niveau record de 5.150 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.boursier.com/actualites/economie/le-capital-de-l-industrie-mondiale-des-fonds-speculatifs-depasse-le-seuil-historique-des-5-000-mds-54064.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.boursier.com/actualites/economie/le-capital-de-l-industrie-mondiale-des-fonds-speculatifs-depasse-le-seuil-historique-des-5-000-mds-54064.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie de l'ombre, mafieuse, corrompue, pr&#233;datrice, devient une part croissante de l'ensemble&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme est devenu n&#233;crophile et se nourrit de&#8230; sa propre mort&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le grand capital ne mise plus sur... le capitalisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8286&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8286&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi le monde capitaliste court &#224; sa perte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5308&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5308&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme moribond est en train de d&#233;truire la plan&#232;te (et nous ne parlons pas ici de l'environnement)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2105&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2105&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dettes des Etats ne sont qu'une cons&#233;quence des interventions &#233;tatiques pour sauver le syst&#232;me mais elles signifient que l'on ne pourra plus le faire d&#233;sormais &#224; la prochaine crise syst&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation historique hors normes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5913&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5913&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme se heurte &#224; ses propres limites : son succ&#232;s lui-m&#234;me &#233;touffe dans les limites de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principes du syst&#232;me capitaliste le condamnent irr&#233;m&#233;diablement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7029&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7029&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenir sous perfusion le capitalisme en survie artificielle est devenu d&#233;raisonnable m&#234;me du point de vue capitaliste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6691&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6691&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme peut-il s'effondrer de lui-m&#234;me d&#233;finitivement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2293&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2293&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me capitaliste a-t-il d&#233;j&#224; chut&#233; de lui-m&#234;me ou ne pourra-t-il chuter que par la r&#233;volution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure : l'humanit&#233; se rel&#232;vera, le capitalisme jamais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde capitaliste est mort. Sa caricature se maintiendra au pouvoir tant que le peuple travailleur ne l'en aura pas balay&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1016&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1016&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Que nous a appris le sommet de Davos du monde capitaliste ?</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article9473</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article9473</guid>
		<dc:date>2026-03-02T23:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que nous a appris le sommet de Davos du monde capitaliste ? La r&#233;union au sommet d'un monde finissant&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
AVERTISSEMENT &lt;br class='autobr' /&gt;
Les documents qui suivent n'expriment pas n&#233;cessairement le point de vue du site mais permettent de se faire une opinion&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 2 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 3 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 4 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 5 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 6 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 7 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 8 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 9 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 10 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 11 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 12 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 13 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 14 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document 15&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique117" rel="directory"&gt;14 - TRAVAILLEURS SANS FRONTIERES - WORKERS HAVE NO FRONTIERS AND A WORLD TO CONQUER&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;Capitalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que nous a appris le sommet de Davos du monde capitaliste ? La r&#233;union au sommet d'un monde finissant&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;AVERTISSEMENT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les documents qui suivent n'expriment pas n&#233;cessairement le point de vue du site mais permettent de se faire une opinion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.letemps.ch/economie/inexorablement-le-monde-s-enfonce-dans-le-capitalisme-de-predation?srsltid=AfmBOopcEiHJbhCR2pIO3Wx50j8hbF6zJ5jAQ5NmkXvzNZ7_lI_VOqVW&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/20/forum-economique-de-davos-le-stress-des-patrons-est-existentiel_6663331_3234.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/01/14/a-davos-en-2024-recoller-les-morceaux-d-un-capitalisme-fracture_6210765_3234.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.latribune.fr/article/economie/1318689261934714/un-risque-que-la-confrontation-geoeconomique-se-transforme-en-guerre-economique-le-scenario-choc-de-davos&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/01/25/qdpi-j25.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2024/01/15/kvxp-j15.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://les7duquebec.net/archives/303979&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2026/01/23/kpwd-j23.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-wsws-org.translate.goog/en/articles/2026/01/20/muqk-j20.html?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&amp;_x_tr_hist=true&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2026/01/25/kpeo-j25.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 10&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2024/01/22/yjni-j22.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-wsws-org.translate.goog/en/articles/2026/01/21/zpqh-j21.html?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&amp;_x_tr_hist=true&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 12&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.humanite.fr/en-debat/forum-de-davos/le-forum-economique-mondial-de-davos-un-club-de-milliardaires-plutot-quun-forum-democratique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 13&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lutte-ouvriere.org/portail/journal/davosnbsp2026nbsp-rendez-vous-milliardaires-190835.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 14&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://contre-attaque.net/2026/01/21/en-suisse-des-milliers-de-personnes-manifestent-contre-le-forum-de-davos/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Document 15&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Science &#233;conomique, la m&#233;thode de Karl Marx</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article8574</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article8574</guid>
		<dc:date>2026-01-27T23:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Karl Marx</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Karl MARX &lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#233;thode de l'&#233;conomie politique &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand nous consid&#233;rons un pays donn&#233; au point de vue de l'&#233;conomie politique, nous commen&#231;ons par &#233;tudier sa population, la division de celle-ci en classes, sa r&#233;partition dans les villes, &#224; la campagne, au bord de la mer, les diff&#233;rentes branches de production, l'exportation et l'importation, la production et la consommation annuelles, les prix des marchandises, etc. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il semble que ce soit la bonne m&#233;thode de commencer par le r&#233;el et le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique50" rel="directory"&gt;1- Les lois &#233;conomiques font partie de la lutte des classes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;Karl Marx&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;Capitalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Karl MARX
&lt;p&gt;La m&#233;thode de l'&#233;conomie politique&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand nous consid&#233;rons un pays donn&#233; au point de vue de l'&#233;conomie politique, nous commen&#231;ons par &#233;tudier sa population, la division de celle-ci en classes, sa r&#233;partition dans les villes, &#224; la campagne, au bord de la mer, les diff&#233;rentes branches de production, l'exportation et l'importation, la production et la consommation annuelles, les prix des marchandises, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble que ce soit la bonne m&#233;thode de commencer par le r&#233;el et le concret, qui constituent la condition pr&#233;alable effective, donc en &#233;conomie politique, par exemple, la population qui est la base et le sujet de l'acte social de production tout entier. Cependant, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, on s'aper&#231;oit que c'est l&#224; une erreur. La population est une abstraction si l'on n&#233;glige par exemple les classes dont elle se compose. Ces classes sont &#224; leur tour un mot creux si l'on ignore les &#233;l&#233;ments sur lesquels elles reposent, par exemple le travail salari&#233;, le capital etc. Ceux-ci supposent l'&#233;change, la division du travail, le prix etc. Le capital, par exemple, n'est rien sans le travail salari&#233;, sans la valeur, l'argent, le prix, etc. Si donc on commen&#231;ait ainsi par la population, on aurait une repr&#233;sentation chaotique du tout, et, par une d&#233;termination plus pr&#233;cise, par l'analyse, on aboutirait &#224; des concepts de plus en plus simples ; du concret figur&#233; on passerait &#224; des abstractions de plus en plus minces, jusqu'&#224; ce que l'on soit arriv&#233; aux d&#233;terminations les plus simples. Partant de l&#224;, il faudrait refaire le chemin &#224; rebours jusqu'&#224; ce qu'enfin on arrive de nouveau &#224; la population, mais celle-ci ne serait pas, cette fois, la repr&#233;sentation chaotique d'un tout, mais une riche totalit&#233; de d&#233;terminations et de rapports nombreux. La premi&#232;re voie est celle qu'a prise tr&#232;s historiquement l'&#233;conomie politique &#224; sa naissance. Les &#233;conomistes du XVIIe si&#232;cle, par exemple, commencent toujours par une totalit&#233; vivante : population, nation, &#201;tat, plusieurs &#201;tats ; mais ils finissent toujours par d&#233;gager par l'analyse quelques rapports g&#233;n&#233;raux abstraits d&#233;terminants tels que la division du travail, l'argent, la valeur, etc. D&#232;s que ces facteurs isol&#233;s ont &#233;t&#233; plus ou moins fix&#233;s et abstraits, les syst&#232;mes &#233;conomiques ont commenc&#233; ; qui partent des notions simples telles que travail, division du travail, besoin, valeur d'&#233;change, pour s'&#233;lever jusqu'&#224; l'&#201;tat, les &#233;changes entre nations et le march&#233; mondial. Cette derni&#232;re m&#233;thode est manifestement la m&#233;thode scientifique correcte. Le concret est concret parce qu'il est la synth&#232;se de multiples d&#233;terminations, donc unit&#233; de la diversit&#233;. C'est pourquoi il appara&#238;t dans la pens&#233;e comme proc&#232;s de synth&#232;se, comme r&#233;sultat, non comme point de d&#233;part, bien qu'il soit le v&#233;ritable point de d&#233;part et par la suite &#233;galement le point de d&#233;part de la vue imm&#233;diate et de la repr&#233;sentation. La premi&#232;re d&#233;marche a r&#233;duit la pl&#233;nitude de la repr&#233;sentation &#224; une d&#233;termination abstraite ; avec la seconde, les d&#233;terminations abstraites conduisent &#224; la reproduction du concret par la voie de la pens&#233;e. C'est pourquoi Hegel est tomb&#233; dans l'illusion de concevoir le r&#233;el comme le r&#233;sultat de la pens&#233;e, qui se concentre en elle-m&#234;me, s'approfondit en elle-m&#234;me, se meut par elle-m&#234;me, alors que la m&#233;thode qui consiste &#224; s'&#233;lever de l'abstrait au concret n'est pour la pens&#233;e que la mani&#232;re de s'approprier le concret, de le reproduire sous la forme d'un concret pens&#233;. Mais ce n'est nullement l&#224; le proc&#232;s de la gen&#232;se du concret lui-m&#234;me. Par exemple, la cat&#233;gorie &#233;conomique la plus simple, mettons la valeur d'&#233;change, suppose la population, une population produisant dans des conditions d&#233;termin&#233;es ; elle suppose aussi un certain genre de famille, ou de commune, ou d'&#201;tat, etc. Elle ne peut jamais exister autrement que sous la forme de relation unilat&#233;rale et abstraite d'un tout concret, vivant, d&#233;j&#224; donn&#233;. Comme cat&#233;gorie, par contre, la valeur d'&#233;change m&#232;ne une existence ant&#233;diluvienne. Pour la conscience &#8212; et la conscience philosophique est ainsi faite que pour la pens&#233;e qui con&#231;oit constitue l'homme r&#233;el et, par la suite, le monde n'appara&#238;t comme r&#233;el qu'une fois con&#231;u &#8212; pour la conscience, donc, le mouvement des cat&#233;gories appara&#238;t comme l'acte de production r&#233;el &#8212; qui re&#231;oit une simple impulsion du dehors et on le regrette &#8212; dont le r&#233;sultat est le monde ; et ceci (mais c'est encore l&#224; une tautologie) est exact dans la mesure o&#249; la totalit&#233; concr&#232;te en tant que totalit&#233; pens&#233;e, en tant que repr&#233;sentation mentale du concret, est en fait un produit de la pens&#233;e, de la conception ; il n'est par contre nullement le produit du concept qui s'engendrerait lui-m&#234;me, qui penserait en dehors et au-dessus de la vue imm&#233;diate et de la repr&#233;sentation, mais un produit de l'&#233;laboration de concepts &#224; partir de la vue imm&#233;diate et de la repr&#233;sentation. Le tout, tel qu'il appara&#238;t dans l'esprit comme une totalit&#233; pens&#233;e, est un produit du cerveau pensant, qui s'approprie le monde de la seule fa&#231;on qu'il lui soit possible, d'une fa&#231;on qui diff&#232;re de l'appropriation de ce monde par l'art, la religion, l'esprit pratique. Apr&#232;s comme avant, le sujet r&#233;el subsiste dans son ind&#233;pendance en dehors de l'esprit ; et cela aussi longtemps que l'esprit a une activit&#233; purement sp&#233;culative, purement th&#233;orique. Par cons&#233;quent, dans l'emploi de la m&#233;thode th&#233;orique aussi, il faut que le sujet, la soci&#233;t&#233;, reste constamment pr&#233;sent &#224; l'esprit comme donn&#233;e premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces cat&#233;gories simples n'ont-elles pas aussi une existence ind&#233;pendante, de caract&#232;re historique ou naturel, ant&#233;rieure &#224; celle des cat&#233;gories plus concr&#232;tes ? Ca d&#233;pend. Hegel, par exemple, a raison de commencer la philosophie du droit par la possession, celle-ci constituant le rapport juridique le plus simple du sujet. Mais il n'existe pas de possession avant que n'existe la famille, ou les rapports entre ma&#238;tres et esclaves, qui sont des rapports beaucoup plus concrets. Par contre, il serait juste de dire qu'il existe des familles, des communaut&#233;s de tribus, qui ne sont encore qu'au stade de la possession, et non &#224; celui de la propri&#233;t&#233;. Par rapport &#224; la propri&#233;t&#233;, la cat&#233;gorie la plus simple appara&#238;t donc comme le rapport de communaut&#233;s simples de familles ou tribus. Dans la soci&#233;t&#233; parvenue &#224; un stade sup&#233;rieur, elle appara&#238;t comme le rapport plus simple d'une organisation plus d&#233;velopp&#233;e. Mais on pr&#233;suppose toujours le substrat concret qui s'exprime par un rapport de possession. On peut se repr&#233;senter un sauvage isol&#233; qui poss&#232;de. Mais la possession ne constitue pas alors un rapport juridique. Il n'est pas exact qu'historiquement la possession &#233;volue jusqu'&#224; la forme familiale. Elle suppose au contraire toujours l'existence de cette &#8220;cat&#233;gorie juridique plus concr&#232;te&#8221;. Cependant il n'en demeurerait pas moins que les cat&#233;gories simples sont l'expression de rapports dans lesquels le concret non encore d&#233;velopp&#233; a pu s'&#234;tre r&#233;alis&#233; sans avoir encore pos&#233; la relation ou le rapport plus complexe qui trouve son expression mentale dans la cat&#233;gorie plus concr&#232;te ; tandis que le concret plus d&#233;velopp&#233; laisse subsister cette m&#234;me cat&#233;gorie comme un rapport subordonn&#233;. L'argent peut exister et a exist&#233; historiquement avant que n'exist&#226;t le capital, que n'existassent les banques, que n'exist&#226;t le travail salari&#233;, etc. &#192; cet &#233;gard, on peut donc dire que la cat&#233;gorie plus simple peut exprimer des rapports dominants d'un tout moins d&#233;velopp&#233; ou, au contraire, des rapports subordonn&#233;s d'un tout plus d&#233;velopp&#233; qui existaient d&#233;j&#224; historiquement avant que le tout ne se d&#233;velopp&#226;t dans le sens qui trouve son expression dans une cat&#233;gorie plus concr&#232;te. Dans cette mesure, la marche de la pens&#233;e abstraite, qui s'&#233;l&#232;ve du plus simple au plus complexe, correspondrait au processus historique r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, on peut dire qu'il y a des formes de soci&#233;t&#233;s tr&#232;s d&#233;velopp&#233;es, mais qui historiquement manquent assez de maturit&#233;, dans lesquelles on trouve les formes les plus &#233;lev&#233;es de l'&#233;conomie, comme par exemple la coop&#233;ration, une division du travail d&#233;velopp&#233;e, etc., sans qu'il existe aucune sorte de monnaie, par exemple le P&#233;rou. Chez les Slaves aussi, l'argent et l'&#233;change qui le conditionne n'apparaissent pas ou peu &#224; l'int&#233;rieur de chaque communaut&#233;, mais ils apparaissent &#224; leurs fronti&#232;res, dans leur trafic avec d'autres communaut&#233;s. C'est d'ailleurs une erreur que de placer l'&#233;change au centre des communaut&#233;s, d'en faire l'&#233;l&#233;ment qui les constitue &#224; l'origine. Au d&#233;but, il appara&#238;t au contraire dans les relations des diverses communaut&#233;s entre elles, bien plut&#244;t que dans les relations des membres &#224; l'int&#233;rieur d'une seule et m&#234;me communaut&#233;. De plus, quoique l'argent apparaisse tr&#232;s t&#244;t et joue un r&#244;le multiple, il est dans l'antiquit&#233;, en tant qu'&#233;l&#233;ment dominant, l'apanage de nations d&#233;termin&#233;es unilat&#233;ralement, de nations commer&#231;antes. Et m&#234;me dans l'antiquit&#233; la plus cultiv&#233;e, chez les Grecs et les Romains, il n'atteint son complet d&#233;veloppement, postulat de la soci&#233;t&#233; bourgeoise moderne, que dans la p&#233;riode de leur dissolution. Donc cette cat&#233;gorie pourtant toute simple n'appara&#238;t historiquement avec toute sa vigueur que dans les &#201;tats les plus d&#233;velopp&#233;s de la soci&#233;t&#233;. Elle ne se fraie nullement un chemin &#224; travers tous les rapports &#233;conomiques. Dans l'Empire romain, par exemple, &#224; l'&#233;poque de son plus grand d&#233;veloppement, l'imp&#244;t en nature et les prestations en nature demeur&#232;rent le fondement. Le syst&#232;me mon&#233;taire &#224; proprement parler n'y &#233;tait compl&#232;tement d&#233;velopp&#233; que dans l'arm&#233;e. Il ne s'est jamais saisi non plus de la totalit&#233; du travail. Ainsi, bien qu'historiquement la cat&#233;gorie la plus simple puisse avoir exist&#233; avant la plus concr&#232;te, elle peut appartenir dans son complet d&#233;veloppement &#8212; en compr&#233;hension et en extension &#8212; pr&#233;cis&#233;ment &#224; une forme de soci&#233;t&#233; complexe, alors que la cat&#233;gorie plus concr&#232;te se trouvait plus compl&#232;tement d&#233;velopp&#233;e dans une forme de soci&#233;t&#233; qui, elle, l'&#233;tait moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail semble &#234;tre une cat&#233;gorie toute simple. L'id&#233;e du travail dans cette universalit&#233; &#8212; comme travail en g&#233;n&#233;ral &#8212; est, elle aussi, des plus anciennes. Cependant, con&#231;u du point de vue &#233;conomique sous cette forme simple, le &#8220;travail&#8221; est une cat&#233;gorie tout aussi moderne que les rapports qui engendrent cette abstraction simple. Le syst&#232;me mon&#233;taire, par exemple, place encore d'une fa&#231;on tout &#224; fait objective, comme une chose en dehors de soi, la richesse dans l'argent. Par rapport &#224; ce point de vue, ce fut un grand progr&#232;s quand le syst&#232;me manufacturier ou commercial transposa la source de la richesse de l'objet &#224; l'activit&#233; subjective &#8212; le travail commercial et manufacturier &#8212;, tout en ne concevant encore cette activit&#233; elle-m&#234;me que sous la forme limit&#233;e de productrice d'argent. En face de ce syst&#232;me, le syst&#232;me des physiocrates pose une forme d&#233;termin&#233;e du travail &#8212; l'agriculture &#8212; comme la forme du travail cr&#233;atrice de richesse et pose l'objet lui-m&#234;me non plus sous la forme d&#233;guis&#233;e de l'argent, mais comme produit en tant que tel, comme r&#233;sultat g&#233;n&#233;ral du travail. Ce produit, en raison du caract&#232;re limit&#233; de l'activit&#233;, reste encore un produit d&#233;termin&#233; par la nature &#8212; produit de l'agriculture, produit de la terre par excellence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;norme progr&#232;s fut fait par Adam Smith quand il rejeta toute d&#233;termination particuli&#232;re de l'activit&#233; cr&#233;atrice de richesse pour ne consid&#233;rer que le travail tout court, c'est-&#224;-dire ni le travail manufacturier, ni le travail commercial, ni le travail agricole, mais toutes ces formes de travail dans leur caract&#232;re commun. Avec la g&#233;n&#233;ralit&#233; abstraite de l'activit&#233; cr&#233;atrice de richesse appara&#238;t alors &#233;galement la g&#233;n&#233;ralit&#233; de l'objet dans la d&#233;termination de richesse, le produit consid&#233;r&#233; absolument, ou encore le travail en g&#233;n&#233;ral, mais en tant que travail pass&#233;, objectiv&#233; dans un objet. L'exemple d'Ad. Smith, qui retombe lui-m&#234;me de temps &#224; autre dans le syst&#232;me des physiocrates, montre combien &#233;tait difficile et important le passage &#224; cette conception nouvelle. Il pourrait alors sembler que l'on e&#251;t par l&#224; simplement trouv&#233; l'expression abstraite de la relation plus simple et la plus ancienne qui s'&#233;tablit &#8212; dans quelque forme de soci&#233;t&#233; que ce soit - entre les hommes consid&#233;r&#233;s en tant que producteurs. C'est juste en un sens. Dans l'autre non. L'indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard d'un genre d&#233;termin&#233; de travail pr&#233;suppose l'existence d'une totalit&#233; tr&#232;s d&#233;velopp&#233;e de genres de travaux r&#233;els dont aucun n'est absolument pr&#233;dominant. Ainsi, les abstractions les plus g&#233;n&#233;rales ne prennent somme toute naissance qu'avec le d&#233;veloppement concret le plus riche, o&#249; un caract&#232;re appara&#238;t comme commun &#224; beaucoup, commun &#224; tous. On cesse alors de pouvoir le penser sous une forme particuli&#232;re seulement. D'autre part, cette abstraction du travail en g&#233;n&#233;ral n'est seulement le r&#233;sultat dans la pens&#233;e d'une totalit&#233; concr&#232;te de travaux. L'indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard de tel travail d&#233;termin&#233; correspond &#224; une forme de soci&#233;t&#233; dans laquelle les individus passent avec facilit&#233; d'un travail &#224; l'autre et dans laquelle le genre pr&#233;cis de travail est pour eux fortuit, donc indiff&#233;rent. L&#224; le travail est devenu non seulement sur le plan des cat&#233;gories, mais dans la r&#233;alit&#233; m&#234;me, un moyen de cr&#233;er la richesse en g&#233;n&#233;ral et a cess&#233;, en tant que d&#233;termination, de ne faire qu'un avec les individus, sous quelque aspect particulier. Cet &#233;tat de chose a atteint son plus haut degr&#233; de d&#233;veloppement dans la forme d'existence la plus moderne des soci&#233;t&#233;s bourgeoises, aux &#201;tats-Unis. C'est donc l&#224; seulement que l'abstraction de la cat&#233;gorie &#034;travail&#034;, &#8220;travail en g&#233;n&#233;ral&#8221;, travail &#8220;sans phrase&#034;, point de d&#233;part de l'&#233;conomie moderne, devient une v&#233;rit&#233; pratique. Ainsi l'abstraction la plus simple, que l'&#233;conomie politique moderne place au premier rang et qui exprime un rapport tr&#232;s ancien et valable pour toutes les formes de soci&#233;t&#233;, n'appara&#238;t pourtant sous cette forme abstraite comme v&#233;rit&#233; pratique qu'en tant que cat&#233;gorie de la soci&#233;t&#233; la plus moderne. On pourrait dire que cette indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard d'une forme d&#233;termin&#233;e de travail, qui se pr&#233;sente aux &#201;tats-Unis comme produit historique, appara&#238;t chez les Russes par exemple comme une disposition naturelle. Mais d'une part, quelle sacr&#233;e diff&#233;rence entre les barbares qui ont des dispositions naturelles &#224; se laisser employer &#224; tous les travaux et des civilis&#233;s qui s'y emploient eux-m&#234;mes. Et, d'autre part, chez les Russes, &#224; cette indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard d'un travail d&#233;termin&#233; correspond dans la pratique leur assujettissement traditionnel &#224; un travail bien d&#233;termin&#233;, auquel ne peuvent les arracher des influences ext&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exemple du travail montre d'une fa&#231;on frappante que m&#234;me les cat&#233;gories les plus abstraites, bien que valables &#8212; pr&#233;cis&#233;ment &#224; cause de leur nature abstraite &#8212; pour toutes les &#233;poques, n'en sont pas moins sous la forme d&#233;termin&#233;e de cette abstraction m&#234;me le produit de conditions historiques et ne restent pleinement valables pour ces conditions et dans le cadre de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; est l'organisation historique de la production la plus d&#233;velopp&#233;e et la plus vari&#233;e qui soit. De ce fait, les cat&#233;gories qui expriment les rapports de cette soci&#233;t&#233; et qui permettent d'en comprendre la structure permettent en m&#234;me temps de se rendre compte de la structure et des rapports de production de toutes les formes de soci&#233;t&#233; disparues avec les d&#233;bris et les &#233;l&#233;ments desquelles elle s'est &#233;difi&#233;e, dont certains vestiges, partiellement non encore d&#233;pass&#233;s, continuent &#224; subsister en elle, et dont certains simples signes, en se d&#233;veloppant, ont pris toute leur signification, etc. L'anatomie de l'homme est la clef de l'anatomie du singe. Dans les esp&#232;ces animales inf&#233;rieures, on ne peut comprendre les signes annonciateurs d'une forme sup&#233;rieure que lorsque la forme sup&#233;rieure est elle-m&#234;me d&#233;j&#224; connue. Ainsi l'&#233;conomie bourgeoise nous donne la clef de l'&#233;conomie antique, etc. Mais nullement &#224; la mani&#232;re des &#233;conomistes qui effacent toutes les diff&#233;rences historiques et voient dans toutes les formes de soci&#233;t&#233; celles de la soci&#233;t&#233; bourgeoise. On peut comprendre le tribut, la d&#238;me, etc., quand on conna&#238;t la rente fonci&#232;re. Mais il ne faut pas les identifier. Comme, de plus, la soci&#233;t&#233; bourgeoise n'est elle-m&#234;me qu'une forme antith&#233;tique du d&#233;veloppement historique, il est des rapports appartenant &#224; des formes de soci&#233;t&#233; ant&#233;rieures que l'on pourra ne rencontrer en elle que tout &#224; fait &#233;tiol&#233;s, ou m&#234;me travestis. Par exemple, la propri&#233;t&#233; communale. Si donc il est vrai que les cat&#233;gories de l'&#233;conomie bourgeoise poss&#232;dent une certaine v&#233;rit&#233; valable pour toutes les autres formes de soci&#233;t&#233;, cela ne peut &#234;tre admis que cum grano salis (avec un grain de sel). Elles peuvent rec&#233;ler ces formes d&#233;velopp&#233;es, &#233;tiol&#233;es caricatur&#233;es, etc., mais toujours avec une diff&#233;rence essentielle. Ce que l'on appelle d&#233;veloppement historique repose somme toute sur le fait que la derni&#232;re forme consid&#232;re les formes pass&#233;es comme des &#233;- tapes menant &#224; son propre degr&#233; de d&#233;veloppement, et, comme elle est rarement capable, et ceci seulement dans des conditions bien d&#233;termin&#233;es, de faire sa propre critique &#8212; il n'est naturellement pas question ici des p&#233;riodes historiques qui se consid&#232;rent elles-m&#234;mes comme des &#233;poques de d&#233;cadence &#8212; elle les con&#231;oit toujours sous un aspect unilat&#233;ral. La religion chr&#233;tienne n'a &#233;t&#233; capable d'aider &#224; comprendre objectivement les mythologies ant&#233;rieures qu'apr&#232;s avoir achev&#233; jusqu'&#224; un certain degr&#233;, pour ainsi dire (virtuellement), sa propre critique. De m&#234;me l'&#233;conomie politique bourgeoise ne parvint &#224; comprendre les soci&#233;t&#233;s f&#233;odales, antiques, orientales que du jour o&#249; eut commenc&#233; l'autocritique de la soci&#233;t&#233; bourgeoise. Pour autant que l'&#233;conomie politique bourgeoise, cr&#233;ant une nouvelle mythologie, ne s'est pas purement et simplement identifi&#233;e au pass&#233;, sa critique des soci&#233;t&#233;s ant&#233;rieures, en particulier de la soci&#233;t&#233; f&#233;odale, contre laquelle elle avait &#224; lutter directement, a ressembl&#233; &#224; la critique du paganisme par le christianisme, ou encore &#224; celle du catholicisme par le protestantisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me que dans toute science historique ou sociale en g&#233;n&#233;ral, il ne faut jamais oublier, &#224; propos de la marche des cat&#233;gories &#233;conomiques, que le sujet, ici la soci&#233;t&#233; bourgeoise moderne, est donn&#233;, aussi bien dans la r&#233;alit&#233; que dans le cerveau, que les cat&#233;gories expriment donc des formes d'existence, des conditions d'existence d&#233;termin&#233;es, souvent de simples aspects particuliers de cette soci&#233;t&#233; d&#233;termin&#233;e, de ce sujet, et que par cons&#233;quent cette soci&#233;t&#233; ne commence nullement &#224; exister, du point de vue scientifique aussi, &#224; partir du moment seulement o&#249; il est question d'elles en tant que telle. C'est une r&#232;gle &#224; retenir, car elle fournit des indications d&#233;cisives pour le choix du plan &#224; adopter. Rien ne semble plus naturel, par exemple, que de commencer par la rente fonci&#232;re, par la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, &#233;tant donn&#233; qu'elle est li&#233;e &#224; la terre, source de toute production et de toute existence, et par elle &#224; la premi&#232;re form&#233; de production de toute soci&#233;t&#233; parvenue &#224; une certaine stabilit&#233; &#8212; &#224; l'agriculture. Or rien ne serait plus erron&#233;. Dans toutes les formes de soci&#233;t&#233;, c'est une production d&#233;termin&#233;e et les rapports engendr&#233;s par elle qui assignent &#224; toutes les autres productions et aux rapports engendr&#233;s par celle-ci leur rang et leur importance. C'est comme un &#233;clairage g&#233;n&#233;ral o&#249; sont plong&#233;es toutes les couleurs et qui en modifie les tonalit&#233;s particuli&#232;res. C'est comme un &#233;ther particulier qui d&#233;termine le poids sp&#233;cifique de toutes les formes d'existence qui y font saillie. Voici, par exemple, des peuples de bergers. (De simples peuples de chasseurs et de p&#234;cheurs sont en de&#231;&#224; du point o&#249; commence le v&#233;ritable d&#233;veloppement.) Chez eux appara&#238;t une certaine forme d'agriculture, une forme sporadique. C'est ce qui d&#233;termine chez eux la forme de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. C'est une propri&#233;t&#233; collective et elle conserve plus ou moins cette forme selon que ces peuples restent plus ou moins attach&#233;s &#224; leur tradition : exemple, la propri&#233;t&#233; communale chez les Slaves. Chez les peuples &#224; agriculture solidement implant&#233;e &#8212; cette implantation constitue d&#233;j&#224; une &#233;tape importante &#8212; o&#249; pr&#233;domine cette forme de culture, comme dans les soci&#233;t&#233;s antiques et f&#233;odales, l'industrie elle-m&#234;me, ainsi que son organisation et les formes de propri&#233;t&#233; qui lui correspondent, a plus ou moins le caract&#232;re de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. Ou bien l'industrie d&#233;pend compl&#232;tement de l'agriculture, comme chez les anciens Romains, ou bien, comme au moyen-&#226;ge elle imite &#224; la ville et dans ses rapports l'organisation rurale. Le capital lui-m&#234;me au moyen-&#226;ge &#8212; dans la mesure o&#249; il ne s'agit pas purement de capital mon&#233;taire &#8212; a, sous la forme d'outillage de m&#233;tier traditionnel, etc., ce caract&#232;re de propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. Dans la soci&#233;t&#233; bourgeoise, c'est l'inverse. L'agriculture devient de plus en plus une simple branche de l'industrie et elle est enti&#232;rement domin&#233;e par le capital. Il en est de m&#234;me de la rente fonci&#232;re. Dans toutes les formes de soci&#233;t&#233; o&#249; domine la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, le rapport avec la nature reste pr&#233;pond&#233;rant. Dans celles o&#249; domine le capital, c'est l'&#233;l&#233;ment social cr&#233;&#233; au cours de l'histoire qui pr&#233;vaut. On ne peut comprendre la rente fonci&#232;re sans le capital. Mais on peut comprendre le capital sans la rente fonci&#232;re. Le capital est la force &#233;conomique de la soci&#233;t&#233; bourgeoise qui domine tout. Il constitue n&#233;cessairement le point de d&#233;part comme le point final et doit &#234;tre expliqu&#233; avant la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. Apr&#232;s les avoir &#233;tudi&#233;s chacun en particulier, il faut examiner leurs rapports r&#233;ciproques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait impossible et erron&#233; de ranger les cat&#233;gories &#233;conomiques dans l'ordre o&#249; elles ont &#233;t&#233; historiquement d&#233;terminantes. Leur ordre est au contraire d&#233;termin&#233; par les relations qui existent entre elles dans la soci&#233;t&#233; bourgeoise moderne et il est pr&#233;cis&#233;ment &#224; l'inverse de ce qui semble &#234;tre leur ordre naturel ou correspondre &#224; leur ordre de succession au cours de l'&#233;volution historique. Il ne s'agit pas de la relation qui s'&#233;tablit historiquement entre les rapports &#233;conomiques dans la succession des diff&#233;rentes formes de soci&#233;t&#233;. Encore moins de leur ordre de succession &#8220;dans l'id&#233;e&#8221; (Proudhon) (conception n&#233;buleuse du mouvement historique). Il s'agit de leur hi&#233;rarchie dans le cadre de la soci&#233;t&#233; bourgeoise moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat de puret&#233; (d&#233;termination abstraite) dans lequel apparurent dans le monde antique les peuples commer&#231;ants &#8212; Ph&#233;niciens, Carthaginois &#8212; est d&#233;termin&#233; par la pr&#233;dominance m&#234;me des peuples agriculteurs. Le capital en tant que capital commercial ou capital mon&#233;taire appara&#238;t pr&#233;cis&#233;ment sous cette forme abstraite l&#224; o&#249; le capital n'est pas encore l'&#233;l&#233;ment dominant des soci&#233;t&#233;s. Les Lombards, les Juifs occupent la m&#234;me position &#224; l'&#233;gard des soci&#233;t&#233;s du moyen-&#226;ge pratiquant l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple de la place diff&#233;rente qu'occupent ces m&#234;mes cat&#233;gories &#224; diff&#233;rents stades de la soci&#233;t&#233; : une des derni&#232;res formes de la soci&#233;t&#233; bourgeoise : les joint stock-compagnies (soci&#233;t&#233;s par actions). Mais elles apparaissent aussi &#224; ses d&#233;buts dans les grandes compagnies de commerce privil&#233;gi&#233;es et jouissant d'un monopole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept de richesse nationale lui-m&#234;me s'insinue chez les. &#233;conomistes du XVIIe si&#232;cle &#8212; l'id&#233;e subsiste encore en partie chez ceux du XVIIIe &#8212; sous cette forme ; la richesse est cr&#233;&#233;e pour l'&#201;tat seulement, mais la puissance de celui-ci se mesure &#224; cette richesse. C'&#233;tait l&#224; la forme encore inconsciemment hypocrite qui annonce l'id&#233;e faisant de la richesse elle-m&#234;me et de sa production le but final des &#201;tats modernes, consid&#233;r&#233;s alors uniquement comme moyens de produire la richesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan &#224; adopter doit manifestement &#234;tre le suivant : l&#176; les d&#233;terminations abstraites g&#233;n&#233;rales, convenant donc plus ou moins &#224; toutes les formes de soci&#233;t&#233;, mais dans le sens expos&#233; plus haut ; 2&#176; les cat&#233;gories constituant la structure interne de la soci&#233;t&#233; bourgeoise et sur lesquelles reposent les classes fondamentales. Capital, travail salari&#233;, propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. Leurs rapports r&#233;ciproques. Ville et campagne. Les trois grandes classes sociales, l'&#233;change entre celles-ci. Circulation. Cr&#233;dit (priv&#233;). 3&#176; Concentration de la soci&#233;t&#233; bourgeoise sous la forme de l'&#201;tat. Consid&#233;r&#233; dans sa relation avec lui-m&#234;me. Les classes &#8220;improductives&#8221;. Imp&#244;ts. Dette publique. Cr&#233;dit public. La population. Les colonies. Emigration. 4&#176; Rapports internationaux de production. Division internationale du travail. Echange international. Exportation et importation. Cours des changes. 5&#176; Le march&#233; mondial et les crises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction : Production, consommation, distribution, &#233;change (Circulation)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;I. Production&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a) L'objet de cette &#233;tude est tout d'abord la production mat&#233;rielle. Des individus produi&#173;sant en soci&#233;t&#233; - donc une production d'individus socialement d&#233;termin&#233;e, tel est naturelle&#173;ment le point de d&#233;part. Le chasseur et le p&#234;cheur individuels et isol&#233;s, par lesquels commen&#173;cent Smith et Ricardo, font partie des plates fictions du XVIII&#176; si&#232;cle. Robinsonades qui n'expriment nullement, comme se l'imaginent certains historiens de la civilisation, une simple r&#233;action contre des exc&#232;s de raffinement et un retour &#224; un &#233;tat de nature mal compris. De m&#234;me, le contrat social de Rousseau qui, entre des sujets ind&#233;pendants par nature, &#233;tablit des relations et des liens au moyen d'un pacte, ne repose pas davantage sur un tel naturalisme. Ce n'est qu'apparence, apparence d'ordre purement esth&#233;tique dans les petites et grandes robinso&#173;nades. Il s'agit, en r&#233;alit&#233;, d'une anticipation de la &#171; soci&#233;t&#233; bourgeoise &#187; qui se pr&#233;parait depuis le XVI&#176; si&#232;cle et qui, au XVIII&#176; marchait &#224; pas de g&#233;ant vers sa maturit&#233;. Dans cette soci&#233;t&#233; o&#249; r&#232;gne la libre concurrence, l'individu appara&#238;t d&#233;tach&#233; des liens naturels, etc., qui font de lui &#224; des &#233;poques historiques ant&#233;rieures un &#233;l&#233;ment d'un conglom&#233;rat humain d&#233;termin&#233; et d&#233;limit&#233;. Pour les proph&#232;tes du XVIII&#176; si&#232;cle, - Smith et Ricardo se situent encore compl&#232;tement sur leurs positions, - cet individu du XVIII&#176; si&#232;cle - produit, d'une part, de la d&#233;composition des formes de soci&#233;t&#233; f&#233;odales, d'autre part, des forces de production nouvelles qui se sont d&#233;velopp&#233;es depuis le XVI&#176; si&#232;cle - appara&#238;t comme un id&#233;al qui aurait exist&#233; dans le pass&#233;. Ils voient en lui non un aboutissement historique, mais le point de d&#233;part de l'histoire, parce qu'ils consid&#232;rent cet individu comme quelque chose de naturel, conforme &#224; leur conception de la nature humaine, non comme un produit de l'histoire, mais comme une donn&#233;e de la nature. Cette illusion a &#233;t&#233; jusqu'&#224; maintenant partag&#233;e par toute &#233;poque nou&#173;velle. Steuart, qui, &#224; plus d'un &#233;gard, s'oppose au XVIII&#176; si&#232;cle et, en sa qualit&#233; d'aristo&#173;crate, se tient davantage sur le terrain historique, a &#233;chapp&#233; &#224; cette illusion na&#239;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus on remonte dans le cours de l'histoire, plus l'individu &#8211; et par suite l'individu produc&#173;teur, lui aussi, - appara&#238;t dans un &#233;tat de d&#233;pendance, membre d'un ensemble plus grand : cet &#233;tat se manifeste tout d'abord de fa&#231;on tout &#224; fait naturelle dans la famille et dans la famille &#233;largie jusqu'&#224; former la tribu ; puis dans les diff&#233;rentes formes de communaut&#233;s, issues de l'opposition et de la fusion des tribus. Ce n'est qu'au XVIII&#176; si&#232;cle, dans la &#171; soci&#233;t&#233; bourgeoise &#187;, que les diff&#233;rentes formes de l'ensemble social se pr&#233;sentent &#224; l'individu com&#173;me un simple moyen de r&#233;aliser ses buts particuliers, comme une n&#233;cessit&#233; ext&#233;rieure. Mais l'&#233;poque qui engendre ce point de vue, celui de l'individu isol&#233;, est pr&#233;cis&#233;ment celle o&#249; les rapports sociaux (rev&#234;tant de ce point de vue un caract&#232;re g&#233;n&#233;ral) ont atteint le plus grand d&#233;veloppement qu'ils aient connu. L'homme est, au sens le plus litt&#233;ral, un [...] [1], non seule&#173;ment un animal sociable, mais un animal qui ne peut s'isoler que dans la soci&#233;t&#233;. La production r&#233;alis&#233;e en dehors de la soci&#233;t&#233; par l'individu isol&#233; - fait exceptionnel qui peut bien arriver &#224; un civilis&#233; transport&#233; par hasard dans un lieu d&#233;sert et qui poss&#232;de d&#233;j&#224; en puissance les forces propres &#224; la soci&#233;t&#233; - est chose aussi absurde que le serait le d&#233;veloppe&#173;ment du langage sans la pr&#233;sence d'individus vivant et parlant ensemble. Inutile de s'y arr&#234;ter plus longtemps. Il n'y aurait aucune raison d'aborder ce point si cette niaiserie, qui avait un sens et une raison d'&#234;tre chez les gens du XVIII&#176; si&#232;cle, n'avait &#233;t&#233; r&#233;introduite tr&#232;s s&#233;rieuse&#173;ment par Bastiat, Carey, Proudhon etc., en pleine &#233;conomie politique moderne. Pour Proudhon entre autres, il est naturellement bien commode de faire de la mythologie pour donner une explication historico-philosophique d'un rapport &#233;conomique dont il ignore l'ori&#173;gine historique : l'id&#233;e de ce rapport serait venue un beau jour toute pr&#234;te &#224; l'esprit d'Adam ou de Prom&#233;th&#233;e, qui l'ont alors introduite dans le monde, etc... Rien de plus fastidieux et de plus plat que le locus communis [lieu commun] en proie au d&#233;lire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;TERNISATION DES RAPPORTS DE PRODUCTION HISTORIQUES.&lt;br class='autobr' /&gt;
PRODUCTION ET DISTRIBUTION EN G&#201;N&#201;RAL. PROPRI&#201;T&#201;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand donc nous parlons de production, c'est toujours de la production &#224; un stade d&#233;ter&#173;mi&#173;n&#233; du d&#233;veloppement social qu'il s'agit - de la production d'individus vivant en soci&#233;t&#233;. Aussi pourrait-il sembler que, pour parler de la production en g&#233;n&#233;ral, il faille, soit suivre le proc&#232;s historique de son d&#233;veloppement dans ses diff&#233;rentes phases, soit d&#233;clarer de prime abord que l'on s'occupe d'une &#233;poque historique d&#233;termin&#233;e, par exemple de la production bourgeoise moderne, qui est, en fait, notre v&#233;ritable sujet. Mais toutes les &#233;poques de la production ont certains caract&#232;res communs, certaines d&#233;terminations communes. La production en g&#233;n&#233;ral est une abstraction, mais une abstraction rationnelle, dans la mesure o&#249;, soulignant et pr&#233;cisant bien les traits communs, elle nous &#233;vite la r&#233;p&#233;tition. Cepen&#173;dant, ce caract&#232;re g&#233;n&#233;ral, ou ces traits communs, que permet de d&#233;gager la comparaison, forment eux-m&#234;mes un ensemble tr&#232;s complexe dont les &#233;l&#233;ments divergent pour rev&#234;tir des d&#233;termi&#173;nations diff&#233;rentes. Certains de ces caract&#232;res appartiennent &#224; toutes les &#233;poques, d'autres sont communs &#224; quelques-unes seulement. [Certaines] de ces d&#233;terminations appara&#238;tront communes &#224; l'&#233;poque la plus moderne comme &#224; la plus ancienne. Sans elles, on ne peut concevoir aucune production. Mais, s'il est vrai que les langues les plus &#233;volu&#233;es ont en commun avec les moins &#233;volu&#233;es certaines lois et d&#233;terminations, ce qui constitue leur &#233;volution, c'est pr&#233;cis&#233;ment ce qui les diff&#233;rencie de ces caract&#232;res g&#233;n&#233;raux et communs ; aussi faut-il bien distinguer les d&#233;terminations qui valent pour la production en g&#233;n&#233;ral, afin que l'unit&#233; - qui d&#233;coule d&#233;j&#224; du fait que le sujet, l'humanit&#233;, et l'objet, la nature, sont identi&#173;ques - ne fasse pas oublier la diff&#233;rence essentielle. C'est de cet oubli que d&#233;coule, par exemple, toute la sagesse des &#233;conomistes modernes qui pr&#233;tendent prouver l'&#233;ternit&#233; et l'harmonie des rapports sociaux existant actuellement. Par exemple, pas de production possible sans un instrument de production, cet instrument ne serait-il que la main. Pas de production possible sans travail pass&#233; accumul&#233;, ce travail ne serait-il que l'habilet&#233; que l'exe&#173;r&#173;cice r&#233;p&#233;t&#233; a d&#233;velopp&#233;e et fix&#233;e dans la main du sauvage. Entre autres choses, le capital est, lui aussi, un instrument de production, c'est, lui aussi, du travail pass&#233;, objectiv&#233;. Donc le capital est un rapport naturel universel et &#233;ternel ; oui, mais &#224; condition de n&#233;gliger pr&#233;cis&#233;ment l'&#233;l&#233;ment sp&#233;cifique, ce qui seul transforme en capital l'&#171; instrument de produc&#173;tion &#187;, le &#171; travail accumul&#233; &#187;. Toute l'histoire des rapports de production appara&#238;t ainsi, par exemple chez Carey, comme une falsification provoqu&#233;e par la malveillance des gouverne&#173;ments. S'il n'y a pas de production en g&#233;n&#233;ral, il n'y a pas non plus de production g&#233;n&#233;rale. La production est toujours une branche particuli&#232;re de la production - par exemple l'agriculture, l'&#233;levage du b&#233;tail, la manufacture, etc., ou bien elle constitue un tout. Mais l'&#233;conomie politique n'est pas la technologie. Il faudra expliquer ailleurs (plus tard) le rapport entre les d&#233;terminations g&#233;n&#233;rales de la production &#224; un stade social donn&#233; et les formes particuli&#232;res de la production. Enfin la production n'est pas non plus uniquement une production particuli&#232;re, elle appara&#238;t toujours sous la forme d'un certain corps social d'un sujet social, qui exerce son activit&#233; dans un ensemble plus ou moins grand et riche de branches de la production. Il n'y a pas encore lieu non plus d'&#233;tudier ici le rapport existant entre l'expos&#233; scientifique et le mouvement r&#233;el. Production en g&#233;n&#233;ral. Branches particuli&#232;res de la production. Production consid&#233;r&#233;e dans sa totalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est de mode en &#233;conomie politique de faire pr&#233;c&#233;der toute &#233;tude d'une partie g&#233;n&#233;rale, - celle, pr&#233;cis&#233;ment, qui figure sous le titre de Production (cf., par exemple, J. Stuart Mill), - dans laquelle on traite des conditions g&#233;n&#233;rales de toute production. Cette partie g&#233;n&#233;rale comprend ou est cens&#233;e comprendre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. L'&#233;tude des conditions sans lesquelles la production n'est pas possible, et qui se borne donc en fait &#224; la mention des facteurs essentiels communs &#224; toute production. Mais, en r&#233;alit&#233;, cela se r&#233;duit, comme nous le verrons, &#224; quelques d&#233;terminations tr&#232;s simples rab&#226;ch&#233;es en plates tautologies ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. L'&#233;tude des conditions qui favorisent plus ou moins le d&#233;veloppement de la produc&#173;tion, comme, par exemple, l'&#233;tat social progressif ou stagnant d'Adam Smith. Pour donner un caract&#232;re scientifique &#224; ce qui, chez lui, a sa valeur comme aper&#231;u, il faudrait &#233;tudier les p&#233;riodes de divers degr&#233;s de productivit&#233; au cours du d&#233;veloppement de diff&#233;rents peuples - &#233;tude qui d&#233;passe les limites proprement dites de notre sujet, mais qui, dans la mesure o&#249; elle y entre, doit &#234;tre expos&#233;e dans la partie expliquant la concurrence, l'accumu&#173;lation, etc. Sous sa forme g&#233;n&#233;rale, la conclusion aboutit &#224; cette g&#233;n&#233;ralit&#233; qu'un peuple industriel est &#224; l'apog&#233;e de sa production au moment m&#234;me o&#249;, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il atteint son apog&#233;e historique. Et, de fait, un peuple est &#224; son apog&#233;e industrielle tant que ce n'est pas encore le profit, mais la recherche du gain qui est pour lui l'essentiel. Sup&#233;riorit&#233;, en ce sens, des Yankees sur les Anglais. Ou bien, aussi, on aboutit &#224; ceci, que certaines races, certaines dispositions, certains climats, certaines conditions naturelles, comme la situation au bord de la mer, la fertilit&#233; du sol, etc., sont plus favorables que d'autres &#224; la production. Ce qui donne de nouveau cette tautologie : la richesse se cr&#233;e d'autant plus facilement que ses &#233;l&#233;ments subjectifs et objectifs existent &#224; un degr&#233; plus &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, dans cette partie g&#233;n&#233;rale, ce n'est pas de tout cela qu'il s'agit en r&#233;alit&#233; pour les &#233;conomistes. Il s'agit bien plut&#244;t, comme le montre l'exemple de Mill, de repr&#233;senter la production, &#224; la diff&#233;rence de la distribution, etc., comme enclose dans des lois naturelles, &#233;ternelles, ind&#233;pendantes de l'histoire, et &#224; cette occasion de glisser en sous-main cette id&#233;e que les rapports bourgeois sont des lois naturelles immuables de la soci&#233;t&#233; con&#231;ue in abstracto [dans l'abstrait]. Tel est le but auquel tend plus ou moins consciemment tout ce proc&#233;d&#233;. Dans la distribution, au contraire, les hommes se seraient permis d'agir en fait avec beaucoup d'arbitraire. Abstraction faite de cette disjonction brutale de la production et la distribution et de la rupture de leur rapport r&#233;el, on peut d&#232;s l'abord voir au moins ceci clairement : si diverse que puisse &#234;tre la distribution aux diff&#233;rents stades de la soci&#233;t&#233;, il doit &#234;tre possible, tout aussi bien que pour la production, de d&#233;gager des caract&#232;res communs, et possible aussi d'effacer ou de supprimer toutes les diff&#233;rences historiques pour &#233;noncer des lois s'appliquant &#224; l'homme en g&#233;n&#233;ral. Par exemple, l'esclave, le serf, le travailleur salari&#233; re&#231;oivent tous une quantit&#233; d&#233;termin&#233;e de nourriture qui leur permet de subsister en tant qu'esclave, serf, salari&#233;. Qu'ils vivent du tribut, de l'imp&#244;t, de la rente fonci&#232;re, de l'aum&#244;ne ou de la d&#238;me, le conqu&#233;rant, le fonctionnaire, le propri&#233;taire foncier, le moine ou le l&#233;vite re&#231;oivent tous une quote-part de la production sociale qui est fix&#233;e suivant d'autres lois que celle des esclaves, etc. Les deux principaux points que tous les &#233;conomistes placent sous cette rubrique sont : 1&#176; propri&#233;t&#233; ; 2&#176; garantie de cette derni&#232;re par la justice, la police, etc. On peut r&#233;pondre &#224; cela tr&#232;s bri&#232;vement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le premier point : Toute production est appropriation de la nature par l'individu dans le cadre et par l'interm&#233;diaire d'une forme de soci&#233;t&#233; d&#233;termin&#233;e. En ce sens, c'est une tautologie de dire que la propri&#233;t&#233; (appropriation) est une condition de la production. Mais il est ridicule de partir de l&#224; pour passer d'un saut &#224; une forme d&#233;termin&#233;e de la propri&#233;t&#233;, par exemple &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. (Ce qui, de plus, suppose &#233;galement comme condition une forme oppos&#233;e, la non-propri&#233;t&#233;.)L'histoire nous montre bien plut&#244;t dans la propri&#233;t&#233; commune (par exemple chez les Indiens, les Slaves, les anciens Celtes, etc.) la forme primitive, forme qui, sous l'aspect de propri&#233;t&#233; communale, jouera longtemps encore un r&#244;le important. Quant &#224; savoir si la richesse se d&#233;veloppe mieux sous l'une ou l'autre forme de propri&#233;t&#233;, il n'en est encore nullement question ici. Mais, dire qu'il ne puisse &#234;tre question d'aucune production, ni par cons&#233;quent d'aucune soci&#233;t&#233; o&#249; n'existe aucune forme de propri&#233;t&#233;, est pure tautologie. Une appropriation qui ne s'approprie rien est une contradictio in subjecto [une contradiction dans les termes].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le deuxi&#232;me point : Mise en s&#251;ret&#233; des biens acquis, etc. Si l'on r&#233;duit ces banalit&#233;s &#224; leur contenu r&#233;el, elles expriment beaucoup plus que ne s'en doutent ceux qui les pr&#234;chent. A savoir que toute forme de production engendre ses propres rapports juridiques, sa propre forme de gouvernement, etc. C'est manquer de finesse et de perspicacit&#233; que d'&#233;tablir entre des choses formant un tout organique des rapports contingents, que d'&#233;tablir seulement entre elles un lien de la r&#233;flexion. C'est ainsi que les &#233;conomistes bourgeois ont le sentiment vague que la production est plus facile avec la police moderne qu'&#224; l'&#233;poque par exemple du &#171; droit du plus fort &#187;. Ils oublient seulement que le &#171; droit du plus fort &#187; est &#233;galement un droit, et qui survit sous une autre forme dans leur &#171; &#201;tat juridique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les conditions sociales r&#233;pondant &#224; un stade d&#233;termin&#233; de la production sont seulement en voie de formation ou, au contraire, quand elles sont d&#233;j&#224; en voie de disparition, des perturbations se produisent naturellement dans la production, bien qu'elles soient d'un degr&#233; et d'un effet variables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sumer : tous les stades de la production ont des d&#233;terminations communes auxquelles la pens&#233;e pr&#234;te un caract&#232;re g&#233;n&#233;ral ; mais les pr&#233;tendues conditions g&#233;n&#233;rales de toute production ne sont rien d'autre que ces facteurs abstraits, qui ne r&#233;pondent &#224; aucun stade historique r&#233;el de la production.&lt;br class='autobr' /&gt;
II. Rapport g&#233;n&#233;ral entre la production et la distribution, l'&#233;change, la consommation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de nous engager plus avant dans l'analyse de la production, il est n&#233;cessaire d'examiner les diff&#233;rentes rubriques dont l'accompagnent les &#233;conomistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; l'id&#233;e telle qu'elle se pr&#233;sente d'elle-m&#234;me : dans la production, les membres de la soci&#233;t&#233; adaptent (produisent, fa&#231;onnent) les produits de la nature conform&#233;ment &#224; des besoins humains ; la distribution d&#233;termine la proportion dans laquelle l'individu participe &#224; la r&#233;partition de ces produits ; l'&#233;change lui procure les produits particuliers en lesquels il veut convertir la quote-part qui lui est d&#233;volue par la distribution ; dans la consommation enfin les produits deviennent objets de jouissance, d'appropriation individuelle. La production cr&#233;e les objets qui r&#233;pondent aux besoins ; la distribution les r&#233;partit suivant des lois sociales ; l'&#233;chan&#173;ge r&#233;partit de nouveau ce qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;parti, mais selon les besoins individuels ; dans la consommation enfin, le produit s'&#233;vade de ce mouvement social, il devient directement objet et serviteur du besoin individuel, qu'il satisfait dans la jouissance. La production appara&#238;t ainsi comme le point de d&#233;part, la consommation comme le point final, la distribution et l'&#233;change comme le moyen terme, lequel a, &#224; son tour, un double caract&#232;re, la distribution &#233;tant le moment ayant pour origine la soci&#233;t&#233; et l'&#233;change le moment ayant l'individu pour origine. Dans la production la personne s'objective et dans la personne [2] se subjectivise la chose ; dans la distribution c'est la soci&#233;t&#233;, sous forme de d&#233;terminations g&#233;n&#233;rales domi&#173;nantes, qui fait office d'interm&#233;diaire entre la production et la consommation ; dans l'&#233;change, le passage de l'une &#224; l'autre est assur&#233; par la d&#233;termination contingente de l'individu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distribution d&#233;termine la proportion (la quantit&#233;) des produits qui &#233;choient &#224; l'individu ; l'&#233;change d&#233;termine les produits que chaque individu r&#233;clame en tant que part qui lui a &#233;t&#233; assign&#233;e par la distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Production, distribution, &#233;change, consommation forment ainsi [suivant la doctrine des &#233;conomistes [3]]un syllogisme dans les r&#232;gles ; la production constitue le g&#233;n&#233;ral, la distribu&#173;tion et l'&#233;change le particulier, la consommation le singulier, &#224; quoi aboutit l'ensemble. Sans doute, c'est bien l&#224; un encha&#238;nement, mais fort superficiel. La production est d&#233;termin&#233;e par des lois naturelles g&#233;n&#233;rales ; la distribution par la contingence sociale, et celle-ci peut, par suite, exercer sur la production une action plus ou moins stimulante ; l'&#233;change se situe entre les deux comme un mouvement social de caract&#232;re formel, et l'acte final de la consommation, con&#231;u non seulement comme abou&#173;tis&#173;se&#173;ment, mais comme but final, est, &#224; vrai dire, en dehors de l'&#233;conomie, sauf dans la mesure o&#249; il r&#233;agit &#224; son tour sur le point de d&#233;part, o&#249; il ouvre &#224; nouveau tout le proc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les adversaires des &#233;conomistes - adversaires de l'int&#233;rieur ou du dehors, - qui leur reprochent de dissocier d'une fa&#231;on barbare des choses formant un tout, se placent ou bien sur le m&#234;me terrain qu'eux, ou bien au-dessous d'eux. Rien de plus banal que le reproche fait aux &#233;conomistes de consid&#233;rer la production trop exclusivement comme une fin en soi et all&#233;guant que la distribution a tout autant d'importance. Ce reproche repose pr&#233;cis&#233;ment sur la conception &#233;conomique suivant laquelle la distribution existe en tant que sph&#232;re autonome, ind&#233;pendante, &#224; c&#244;t&#233; de la production. Ou bien [on leur reproche] de ne pas consid&#233;rer dans leur unit&#233; ces diff&#233;rentes phases. Comme si cette dissociation n'&#233;tait pas pass&#233;e de la r&#233;alit&#233; dans les livres, mais au contraire des livres dans la r&#233;alit&#233;, et comme s'il s'agissait ici d'un &#233;quilibre dialectique de concepts et non pas de la conception [4] des rapports r&#233;els !&lt;br class='autobr' /&gt;
a) La production est aussi consommation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Double caract&#232;re de la consommation, subjectif et objectif : d'une part, l'individu qui d&#233;ve&#173;&#173;lop&#173;pe ses facult&#233;s en produisant les d&#233;pense &#233;galement, les consomme dans l'acte de la produc&#173;tion, tout comme la procr&#233;ation naturelle est consommation des forces vitales. Deuxi&#232;mement : consommation des moyens de production que l'on emploie, qui s'usent, et qui se dissolvent en partie (comme par exemple lors de la combustion) dans les &#233;l&#233;ments de l'univers. De m&#234;me pour la mati&#232;re premi&#232;re, qui ne conserve pas sa forme et sa constitution naturelles, mais qui se trouve consomm&#233;e. L'acte de production est donc lui-m&#234;me dans tous ses moments un acte de consommation &#233;galement. Les &#233;conomistes, du reste, l'admettent. La production consid&#233;r&#233;e comme imm&#233;diatement identique &#224; la consommation et la consomma&#173;tion comme co&#239;ncidant de fa&#231;on imm&#233;diate avec la production, c'est ce qu'ils appellent la consommation productive. Cette identit&#233; de la production et de la consommation revient &#224; la proposition de Spinoza : Determinatio est negatio [Toute d&#233;termination est n&#233;gation].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette d&#233;termination de la consommation productive n'est pr&#233;cis&#233;ment &#233;tablie que pour distinguer la consommation qui s'identifie &#224; la production, de la consommation propre&#173;ment dite, qui est plut&#244;t con&#231;ue comme antith&#232;se destructrice de la production. Consid&#233;rons donc la consommation proprement dite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La consommation est de mani&#232;re imm&#233;diate &#233;galement production, de m&#234;me que dans la nature la consommation des &#233;l&#233;ments et des substances chimiques est production de la plante. Il est &#233;vident que dans l'alimen&#173;tation, par exemple, qui est une forme particuli&#232;re de la consommation, l'homme produit son propre corps. Mais cela vaut &#233;galement pour tout autre genre de consommation qui, d'une mani&#232;re ou d'une autre, contribue par quelque c&#244;t&#233; &#224; la production de l'homme. Production consommatrice. Mais, objecte l'&#233;conomie, cette produc&#173;tion qui s'identifie &#224; la consommation est une deuxi&#232;me production, issue de la destruction du premier produit. Dans la premi&#232;re le producteur s'objectivait ; dans la seconde, au contraire, c'est l'objet qu'il a cr&#233;&#233; qui se person&#173;nifie. Ainsi, cette production consommatrice - bien qu'elle constitue une unit&#233; imm&#233;diate de la production et de la consommation - est essen&#173;tiel&#173;le&#173;&#173;ment diff&#233;rente de la production propre&#173;ment dite. L'unit&#233; imm&#233;diate, dans laquelle la produc&#173;tion co&#239;ncide avec la consommation et la consommation avec la production, laisse subsis&#173;ter leur dualit&#233; fonci&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production est donc imm&#233;diatement consommation, la consommation imm&#233;diatement production. Chacune est imm&#233;diatement son contraire. Mais il s'op&#232;re en m&#234;me temps un mouvement m&#233;diateur entre les deux termes. La production est m&#233;diatrice de la consom&#173;mation, dont elle cr&#233;e les &#233;l&#233;ments mat&#233;riels et qui, sans elle, n'aurait point d'objet. Mais la consommation est aussi m&#233;diatrice de la production en procurant aux produits le sujet pour lequel ils sont des produits. Le produit ne conna&#238;t son ultime accomplissement que dans la consommation. Un chemin de fer sur lequel on ne roule pas, qui donc ne s'use pas, n'est pas consomm&#233;, n'est un chemin de fer que dans le domaine de la possibilit&#233; [...] et non dans celui de la r&#233;alit&#233;. Sans production, pas de consommation ; mais, sans consommation, pas de production non plus, car la production serait alors sans but. La consommation produit la production doublement. 1&#186; C'est dans la consommation seulement que le produit devient r&#233;ellement produit. Par exemple, un v&#234;tement ne devient v&#233;ritablement v&#234;tement que par le fait qu'il est port&#233; ; une maison qui n'est pas habit&#233;e n'est pas, en fait, une v&#233;ritable maison ; le produit donc, &#224; la diff&#233;rence du simple objet naturel, ne s'affirme comme produit, ne devient produit que dans la consommation. C'est la consommation seulement qui, en absor&#173;bant le produit, lui donne la derni&#232;re touche (finishing stroke) ; carla production n'est pas produit en tant qu'activit&#233; objectiv&#233;e, mais seulement en tant qu'objet pour le sujet agissant [la consommation produit la production] [5]. 2&#186; La consommation cr&#233;e le besoin d'une nouvelle production, par cons&#233;quent la raison id&#233;ale, le mobile interne de la production, qui en est la condition pr&#233;alable. La consommation cr&#233;e le mobile de la production ; elle cr&#233;e aussi l'objet qui agit dans la production en d&#233;terminant sa fin. S'il est clair que la production offre, sous sa forme mat&#233;rielle, l'objet de la consommation, il est donc tout aussi clair que la consommation pose id&#233;alement l'objet de la production, sous forme d'image int&#233;rieure, de besoin, de mobile et de fin. Elle cr&#233;e les objets de la production sous une forme encore subjective. Sans besoin, pas de production. Mais la consommation reproduit le besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce double caract&#232;re correspond du c&#244;t&#233; de la production : 1&#186; Elle fournit &#224; la consom&#173;ma&#173;tion sa mati&#232;re, son objet. Une consommation sans objet n'est pas une consommation ; &#224; cet &#233;gard donc la production cr&#233;e, produit la consommation. 2&#186; Mais ce n'est pas seulement l'objet que la production procure &#224; la consommation. Elle lui donne aussi son aspect d&#233;termin&#233;, son caract&#232;re, son fini (finish). Tout comme la consommation donnait la derni&#232;re touche au produit en tant que produit, la production le donne &#224; la consommation. D'abord l'objet n'est pas un objet en g&#233;n&#233;ral, mais un objet d&#233;termin&#233;, qui doit &#234;tre consomm&#233; d'une fa&#231;on d&#233;termin&#233;e, &#224; laquelle la production elle-m&#234;me doit servir [6] d'interm&#233;diaire. La faim est la faim, mais la faim qui se satisfait avec de la viande cuite, mang&#233;e avec fourchette et couteau, est une autre faim que celle qui avale de la chair crue en se servant des mains, des ongles et des dents. Ce n'est pas seulement l'objet de la consommation, mais aussi le mode de consommation qui est donc produit par la production, et ceci non seulement d'une mani&#232;re objective, mais aussi subjective. La production cr&#233;e donc le consommateur. 3&#186; La production ne fournit donc pas seulement un objet mat&#233;riel au besoin, elle fournit aussi un besoin &#224; l'objet mat&#233;riel. Quand la consommation se d&#233;gage de sa grossi&#232;ret&#233; primitive et perd son caract&#232;re imm&#233;diat - et le fait m&#234;me de s'y attarder serait encore le r&#233;sultat d'une production rest&#233;e &#224; un stade de grossi&#232;ret&#233; primitive -, elle a elle-m&#234;me, en tant qu'instinct, l'objet pour m&#233;diateur. Le besoin qu'elle &#233;prouve de cet objet est cr&#233;&#233; par la perception de celui-ci. L'objet d'art - comme tout autre produit - cr&#233;e un public apte &#224; comprendre l'art et &#224; jouir de la beaut&#233;. La production ne produit donc pas seulement un objet pour le sujet, mais aussi un sujet pour l'objet. La production produit donc la consommation 1&#186; en lui fournissant la mati&#232;re ; 2&#186; en d&#233;terminant le mode de consommation ; 3&#186; en faisant na&#238;tre chez le consom&#173;ma&#173;teur le besoin de produits pos&#233;s d'abord simplement par elle sous forme d'objets. Elle pro&#173;duit donc l'objet de la consommation, le mode de consommation, l'instinct de la consom&#173;mation. De m&#234;me la consommation engendre l'aptitude du producteur en le sollicitant sous la forme d'un besoin d&#233;terminant le but de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'identit&#233; entre la consommation et la production appara&#238;t donc sous un triple aspect :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Identit&#233; imm&#233;diate. La production est consommation ; la consommation est produc&#173;tion. Production consommatrice. Consommation productive. Toutes deux sont appel&#233;es consommation productive par les &#233;cono&#173;mis&#173;tes. Mais ils font encore une diff&#233;rence. La premi&#232;re prend la forme de reproduction ; la seconde, de consommation productive. Toutes les recherches sur la premi&#232;re sont l'&#233;tude du travail productif ou improductif ; les recherches sur la seconde sont celle de la consommation productive ou improductive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Chacune appara&#238;t comme le moyen de l'autre ; elle est m&#233;di&#233;e par l'autre ; ce qui s'expri&#173;me par leur interd&#233;pendance, mouvement qui les rapporte l'une &#224; l'autre et les fait appara&#238;tre comme indispensables r&#233;ciproquement, bien qu'elles restent cependant ext&#233;rieures l'une &#224; l'autre. La production cr&#233;e la mati&#232;re de la consommation en tant qu'objet ext&#233;rieur ; la consommation cr&#233;e pour la production le besoin en tant qu'objet interne, en tant que but. Sans production, pas de consommation ; sans consommation, pas de production. Ceci figure dans l'&#233;conomie politique sous de nombreuses formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La production n'est pas seulement imm&#233;diatement consommation, ni la consommation imm&#233;diatement production ; la production n'est pas non plus seulement moyen pour la consommation, ni la consommation but pour la production, en ce sens que chacune d'elles fournit &#224; l'autre son objet, la production l'objet ext&#233;rieur de la consommation, la consom&#173;ma&#173;tion l'objet figur&#233; de la production. En fait, chacune d'elles n'est pas seulement imm&#233;diate&#173;ment l'autre, ni seulement m&#233;diatrice de l'autre, mais chacune d'elles, en se r&#233;alisant, cr&#233;e l'autre ; se cr&#233;e sous la forme de l'autre. C'est la consommation qui accomplit pleinement l'acte de la production en donnant au produit son caract&#232;re achev&#233; de produit, en le dissolvant en consommant la forme objective ind&#233;pendante qu'il rev&#234;t, en &#233;levant &#224; la dext&#233;rit&#233;, par le besoin de la r&#233;p&#233;tition, l'aptitude d&#233;velopp&#233;e dans le premier acte de la production ; elle n'est donc pas seulement l'acte final par lequel le produit devient v&#233;ritablement produit, mais celui par lequel le producteur devient &#233;galement v&#233;ritablement producteur. D'autre part, la production produit la consommation en cr&#233;ant le mode d&#233;termin&#233; de la consommation, et ensuite en faisant na&#238;tre l'app&#233;tit de la consommation, la facult&#233; de consommation, sous forme de besoin. Cette derni&#232;re identit&#233;, que nous avons pr&#233;cis&#233;e au paragraphe 3, est com&#173;men&#173;t&#233;e en &#233;conomie politique sous des formes multiples, &#224; propos des rapports entre l'offre et la demande, les objets et les besoins, les besoins cr&#233;&#233;s par la soci&#233;t&#233; et les besoins naturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de plus simple alors, pour un h&#233;g&#233;lien, que de poser la production et la consomma&#173;tion comme identiques. Et cela n'a pas &#233;t&#233; seulement le fait d'hommes de lettres socialistes, mais de prosa&#239;ques &#233;conomistes m&#234;me ; par exemple de Say, sous la forme suivante : quand on consid&#232;re un peuple, ou bien l'humanit&#233; in abstracto, on voit que sa production est sa consommation. Storch a montr&#233; l'erreur de Say : un peuple, par exemple, ne consomme pas purement et simplement sa production, mais cr&#233;e aussi des moyens de production, etc., du capital fixe, etc. Consid&#233;rer la soci&#233;t&#233; comme un sujet unique, c'est au surplus la consid&#233;rer d'un point de vue faux - sp&#233;culatif. Chez un sujet, production et con&#173;som&#173;ma&#173;tion apparaissent comme des moments d'un m&#234;me acte. L'important ici est seulement de souligner ceci : que l'on consid&#232;re la production et la consommation comme des activit&#233;s d'un sujet ou de nom&#173;breux individus [7], elles apparaissent en tout cas comme les moments d'un proc&#232;s dans lequel la production est le v&#233;ritable point de d&#233;part et par suite aussi le facteur qui l'emporte. La consommation en tant que n&#233;cessit&#233;, que besoin, est elle-m&#234;me un facteur interne de l'activit&#233; productive ; maiscette derni&#232;re est le point de d&#233;part de la r&#233;alisa&#173;tion et par suite aussi son facteur pr&#233;dominant, l'acte dans lequel tout le proc&#232;s se d&#233;roule &#224; nouveau. L'individu produit un objet et fait retour en soi-m&#234;me par la consommation de ce dernier, mais il le fait en tant qu'individu productif et qui se reproduit lui-m&#234;me. La consom&#173;ma&#173;tion appara&#238;t ainsi comme moment de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, dans la soci&#233;t&#233;, le rapport entre le producteur et le produit, d&#232;s que ce dernier est achev&#233;, est un rapport ext&#233;rieur,- et le retour du produit au sujet d&#233;pend des relations de celui-ci avec d'autres individus. Il n'en devient pas imm&#233;diatement possesseur. Aussi bien, l'appropriation imm&#233;diate du produit n'est-elle pas la fin que se propose le producteur quand il produit dans la soci&#233;t&#233;. Entre le producteur et les produits intervient la distribution, qui par des lois sociales d&#233;termine la part qui lui revient dans la masse des produits et se place ainsi entre la production et la consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, alors, la distribution constitue-t-elle une sph&#232;re autonome &#224; c&#244;t&#233; et en dehors de la production ?&lt;br class='autobr' /&gt;
b) Distribution et production&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui frappe n&#233;cessairement tout d'abord, quand on consid&#232;re les trait&#233;s ordinaires d'&#233;conomie politique, c'est que toutes les cat&#233;gories y sont pos&#233;es sous une double forme. Par exemple, dans la distribution figurent : rente fonci&#232;re, salaire, int&#233;r&#234;t et profit, tandis que dans la production terre, travail, capital figurent comme agents de la production. Or, en ce qui concerne le capital, il appara&#238;t clairement d&#232;s l'abord qu'il est pos&#233; sous deux formes : 1&#176; comme agent de production ; 2&#176; comme source de revenus : comme formes de distribution d&#233;termin&#233;es et d&#233;terminantes. Par suite, int&#233;r&#234;t et profit figurent aussi en tant que tels dans la production, dans la mesure o&#249; ils sont des formes sous lesquelles le capital augmente, s'accro&#238;t, donc des facteurs de sa production m&#234;me. Int&#233;r&#234;t et profit, en tant que formes de distribution, supposent le capital consid&#233;r&#233; comme agent de la production. Ce sont des modes de distribution qui ont pour postulat le capital comme agent de la production. Ce sont &#233;galement des modes de reproduction du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, le salaire est le travail salari&#233;, que les &#233;conomistes consid&#232;rent sous une autre rubrique : le caract&#232;re d&#233;termin&#233; d'agent de production que poss&#232;de ici le travail appara&#238;t l&#224; comme d&#233;termination de la distribution. Si le travail n'&#233;tait pas d&#233;fini comme travail salari&#233;, le mode suivant lequel il participe &#224; la r&#233;partition des produits n'appara&#238;trait pas sous la forme de salaire : c'est le cas par exemple dans l'esclavage. Enfin la rente fonci&#232;re, pour prendre tout de suite la forme la plus d&#233;velopp&#233;e de la distribution, par laquelle la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re participe &#224; la r&#233;partition des produits, suppose la grande propri&#233;t&#233; fonci&#232;re (&#224; vrai dire la grande agriculture) comme agent de production, et non tout simplement la terre, pas plus que le salaire ne suppose le travail tout court. Les rapports et les modes de distribution apparais&#173;sent donc simplement comme l'envers des agents de production. Un individu qui participe &#224; la production sous la forme du travail salari&#233; participe sous la forme du salaire &#224; la r&#233;partition des produits, r&#233;sultats de la production. La structure de la distribution est enti&#232;rement d&#233;termin&#233;e par la structure de la production. La distribution est elle-m&#234;me un produit de la production non seulement en ce qui concerne l'objet, le r&#233;sultat de la production seul pouvant &#234;tre distribu&#233;, mais aussi en ce qui concerne la forme, le mode pr&#233;cis de participation &#224; la production d&#233;terminant les formes particuli&#232;res de la distribution, c'est-&#224;-dire d&#233;terminant sous quelle forme le producteur participera &#224; la distribution. Il est absolu&#173;ment illusoire de placer la terre dans la production, la rente fonci&#232;re dans la distribution, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;conomistes comme Ricardo, auxquels on a le plus reproch&#233; de n'avoir en vue que la production, ont par suite d&#233;fini la distribution comme l'objet exclusif de l'&#233;conomie politique, parce qu'instinctivement ils voyaient dans les formes de distribution l'expression la plus nette des rapports fixes des agents de production dans une soci&#233;t&#233; donn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par rapport &#224; l'individu isol&#233;, la distribution appara&#238;t naturellement comme une loi sociale qui conditionne sa position &#224; l'int&#233;rieur de la production dans le cadre de laquelle il produit, et qui pr&#233;c&#232;de donc la production. De par son origine, l'individu n'a pas de capital, pas de propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. D&#232;s sa naissance, il est r&#233;duit au travail salari&#233; par la distribution sociale. Mais le fait m&#234;me qu'il y soit r&#233;duit r&#233;sulte de l'existence du capital, de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re comme agents de production ind&#233;pendants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on consid&#232;re des soci&#233;t&#233;s enti&#232;res, la distribution, &#224; un autre point de vue encore, semble pr&#233;c&#233;der la production et la d&#233;terminer ; pour ainsi dire comme un fait pr&#233;&#173;&#233;cono&#173;mique. Un peuple conqu&#233;rant partage le pays entre les conqu&#233;rants et impose ainsi une certaine r&#233;partition et une certaine forme de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re : Il d&#233;termine donc la production. Ou bien il fait des peuples conquis des esclaves et fait ainsi du travail servile la base de la production. Ou bien un peuple, par la r&#233;volution, brise la grande propri&#233;t&#233; et la morcelle ; il donne donc ainsi par cette nouvelle distribution un nouveau caract&#232;re &#224; la production. Ou bien enfin la l&#233;gislation perp&#233;tue la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re dans certaines familles, ou fait du travail un privil&#232;ge h&#233;r&#233;ditaire et lui imprime ainsi un caract&#232;re de caste. Dans tous ces cas, et tous sont historiques, la distribution ne semble pas &#234;tre organis&#233;e et d&#233;termin&#233;e par la production, mais inversement la production semble l'&#234;tre par la distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa conception la plus banale, la distribution appara&#238;t comme distribution des produits, et ainsi comme plus &#233;loign&#233;e de la production et pour ainsi dire ind&#233;pendante de celle-ci. Mais, avant d'&#234;tre distribution des produits, elle est : 1&#176; distribution des instruments de production, et 2&#176;, ce qui est une autre d&#233;termination du m&#234;me rapport, distribution des membres de la soci&#233;t&#233; entre les diff&#233;rents genres de production. (Subordination des individus &#224; des rapports de production d&#233;termin&#233;s.) La distribution des produits n'est manifestement que le r&#233;sultat de cette distribution, qui est incluse dans le proc&#232;s de production lui-m&#234;me et d&#233;termine la structure de la production. Consid&#233;rer la production sans tenir compte de cette distribution, qui est incluse en elle, c'est manifestement abstraction vide, alors qu'au contraire la distribution des produits est impliqu&#233;e par cette distribution, qui constitue &#224; l'origine un facteur m&#234;me de la production. Ricardo, &#224; qui il importait de concevoir la production moderne dans sa structure sociale d&#233;termin&#233;e et qui est l'&#233;conomiste de la production par excellence [8], affirme pour cette raison que ce n'estpas la production, mais la distribution qui constitue le sujet v&#233;ritable de l'&#233;conomie politique moderne. D'o&#249; l'absurdit&#233; des &#233;conomistes qui traitent de la production comme d'une v&#233;rit&#233; &#233;ternelle, tandis qu'ils rel&#232;guent l'histoire dans le domaine de la distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de savoir quel rapport s'&#233;tablit entre la distribution et la production qu'elle d&#233;termine rel&#232;ve manifestement de la production m&#234;me. Si l'on pr&#233;tendait qu'alors, du fait que la production a n&#233;cessairement son point de d&#233;part dans une certaine distribution des instruments de production, la distribution, au moins dans ce sens, pr&#233;c&#232;de la production, en constitue la condition pr&#233;alable, on pourrait r&#233;pondre &#224; cela que la production a effectivement ses propres conditions et pr&#233;misses, qui en constituent des facteurs. Ces derniers peuvent appara&#238;tre tout au d&#233;but comme des donn&#233;es naturelles. Le proc&#232;s m&#234;me de la production transforme ces donn&#233;es naturelles en donn&#233;es historiques et, s'ils apparaissent pour une p&#233;riode comme des pr&#233;misses naturelles de la production, ils en ont &#233;t&#233; pour une autre p&#233;riode le r&#233;sultat historique. Dans le cadre m&#234;me de la production, ils sont constamment modifi&#233;s. Par exemple, le machinisme a modifi&#233; aussi bien la distribution des instruments de production que celle des produits. La grande propri&#233;t&#233; fonci&#232;re moderne elle-m&#234;me est le r&#233;sultat aussi bien du commerce moderne et de l'industrie moderne que de l'application de cette derni&#232;re &#224; l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les, questions soulev&#233;es plus haut se ram&#232;nent toutes en derni&#232;re instance &#224; celle de savoir comment des conditions historiques g&#233;n&#233;rales interviennent dans la production et quel est le rapport de celle-ci avec le mouvement historique en g&#233;n&#233;ral. La question rel&#232;ve manifestement de la discussion et de l'analyse de la production elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, sous la forme triviale o&#249; elles ont &#233;t&#233; soulev&#233;es plus haut, on peut les r&#233;gler &#233;galement d'un mot. Dans toutes les conqu&#234;tes, il y a trois possibilit&#233;s. Le peuple conqu&#233;rant impose au peuple conquis son propre mode de production (par exemple les Anglais en Irlande dans ce si&#232;cle, en partie dans l'Inde) ; ou bien il laisse subsister l'ancien mode de production et se contente de pr&#233;lever un tribut (par exemple les Turcs et les Romains) ; ou bien il se produit une action r&#233;ciproque qui donne naissance &#224; quelque chose de nouveau, &#224; une synth&#232;se (en partie dans les conqu&#234;tes germaniques). Dans tous les cas, le mode de production, soit celui du peuple conqu&#233;rant ou celui du peuple conquis, ou encore celui qui provient de la fusion des deux pr&#233;c&#233;dents, est d&#233;terminant pour la distribution nouvelle qui appara&#238;t. Bien que celle-ci se pr&#233;sente comme condition pr&#233;alable de la nouvelle p&#233;riode de production, elle est ainsi elle-m&#234;me &#224; son tour un produit de la production, non seulement de la production historique en g&#233;n&#233;ral, mais de telle ou telle production historique d&#233;termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Mongols, par leurs d&#233;vastations en Russie par exemple, agissaient conform&#233;ment &#224; leur mode de production fond&#233; sur le p&#226;turage, qui exigeait comme condition essentielle de grands espaces inhabit&#233;s. Les barbares germaniques, dont le mode de production traditionnel comportait la culture par les serfs et la vie isol&#233;e &#224; la campagne, purent d'autant plus facile&#173;ment soumettre les provinces romaines &#224; ces conditions, que la concentration de la propri&#233;t&#233; terrienne qui s'y &#233;tait op&#233;r&#233;e avait d&#233;j&#224; compl&#232;tement boulevers&#233; l'ancien r&#233;gime de l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une image traditionnelle que dans certaines p&#233;riodes on n'aurait v&#233;cu que de pillage. Mais, pour pouvoir piller, il faut qu'il existe quelque chose &#224; piller, donc une production. Et le mode de pillage est lui-m&#234;me &#224; son tour d&#233;termin&#233; par le mode de production. Une stock-jobbing nation [nation de sp&#233;culateurs en Bourse] par exemple ne peut pas &#234;tre pill&#233;e comme une nation de vachers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En la personne de l'esclave, l'instrument de production est directement ravi. Mais alors la production du pays, au profit duquel il est ravi, doit &#234;tre organis&#233;e de telle sorte qu'elle permette le travail d'esclave, ou (comme dans l'Am&#233;rique du Sud, etc.) il faut que l'on cr&#233;e un mode de production conforme &#224; l'esclavage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des lois peuvent perp&#233;tuer dans certaines familles un instrument de production, par exemple la terre. Ces lois ne prennent une importance &#233;conomique que lorsque la grande propri&#233;t&#233; fonci&#232;re est en harmonie avec la production sociale, comme en Angleterre par exemple. En France, on a pratiqu&#233; la petite culture malgr&#233; l'existence de la grande propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, aussi cette derni&#232;re fut-elle d&#233;truite par la R&#233;volution. Mais qu'advient-il si l'on pr&#233;tend perp&#233;tuer par des lois le morcellement par exemple. Malgr&#233; ces lois, la propri&#233;t&#233; se concentre de nouveau. Il y a lieu de d&#233;terminer &#224; part quelle influence les lois exercent sur le maintien des rapports de distribution et par suite quelle est leur influence sur la production.&lt;br class='autobr' /&gt;
c) &#201;change et production&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La circulation elle-m&#234;me n'est qu'un moment d&#233;termin&#233; de l'&#233;change ou encore l'&#233;change consid&#233;r&#233; dans sa totalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; l'&#233;change n'est qu'un facteur servant d'interm&#233;diaire entre la produc&#173;tion et la distribution qu'elle d&#233;termine ainsi que la consommation ; dans la mesure d'autre part o&#249; cette derni&#232;re appara&#238;t elle-m&#234;me comme un facteur de la production, l'&#233;change est manifestement aussi inclus dans cette derni&#232;re en tant que moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, il est &#233;vident que l'&#233;change d'activit&#233;s et de capacit&#233;s qui s'effectue dans la production elle-m&#234;me en fait directement partie et en est un &#233;l&#233;ment essentiel. Deuxi&#232;me&#173;ment, cela est vrai de l'&#233;change des produits pour autant que cet &#233;change est l'instrument qui sert &#224; fournir le produit achev&#233; destin&#233; &#224; la consommation imm&#233;diate. Dans cette mesure, l'&#233;change lui-m&#234;me est un acte inclus dans la production. Troisi&#232;mement, l'&#233;change (exchange) entre marchands (dealers) est, de par son organisation, &#224; la fois d&#233;termin&#233; enti&#232;&#173;re&#173;ment par la production et lui-m&#234;me activit&#233; productive. L'&#233;change n'appara&#238;t comme ind&#233;pendant &#224; c&#244;t&#233; de la production, comme indiff&#233;rent vis-&#224;-vis d'elle, que dans le dernier stade, o&#249; le produit est &#233;chang&#233; imm&#233;diatement pour &#234;tre consomm&#233;. Mais, 1&#176; il n'y a pas d'&#233;change sans division du travail, que celle-ci soit naturelle ou m&#234;me d&#233;j&#224; un r&#233;sultat historique ; 2&#176; l'&#233;change priv&#233; suppose la production priv&#233;e ; 3&#176; l'intensit&#233; de l'&#233;change comme son extension et son mode sont d&#233;termin&#233;s par le d&#233;veloppement et la structure de la production. Par exemple, l'&#233;change entre la ville et la campagne ; l'&#233;change &#224; la campagne, &#224; la ville, etc. Dans tous ces moments, l'&#233;change appara&#238;t donc comme directement compris dans la production, ou d&#233;termin&#233; par elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat auquel nous arrivons n'est pas que la production, la distribution, l'&#233;change, la consommation sont identiques, mais qu'ils sont tous des &#233;l&#233;ments d'une totalit&#233;, des diff&#233;renciations &#224; l'int&#233;rieur d'une unit&#233;. La production d&#233;borde aussi bien son propre cadre dans sa d&#233;termination antith&#233;tique d'elle-m&#234;me que les autres moments. C'est &#224; partir d'elle que recommence sans cesse le proc&#232;s. Il va de soi qu'&#233;change et consommation ne peuvent &#234;tre ce qui l'emporte. Il en est de m&#234;me de la distribution en tant que distribution des produits. Mais, en tant que distribution des agents de production, elle est elle-m&#234;me un moment de la production. Une production d&#233;termin&#233;e d&#233;termine donc une consommation, une distribution, un &#233;change d&#233;termin&#233;s, elle r&#232;gle &#233;galement les rapports r&#233;ciproques d&#233;termin&#233;s de ces diff&#233;rents moments. A vrai dire, la production, elle aussi, sous sa forme exclusive, est, de son c&#244;t&#233;, d&#233;termin&#233;e par les autres facteurs. Par exemple quand le march&#233;, c'est-&#224;-dire la sph&#232;re de l'&#233;change, s'&#233;tend, le volume de la production s'accro&#238;t et il s'op&#232;re en elle une division plus profonde. Une transformation de la distribution entra&#238;ne une transformation de la production ; c'est le cas, par exemple, quand il y a concentration du capital, ou r&#233;partition diff&#233;rente de la population &#224; la ville et &#224; la campagne, etc. Enfin les besoins inh&#233;rents &#224; la consommation d&#233;terminent la production. Il y a action r&#233;ciproque entre les diff&#233;rents moments. C'est le cas pour n'importe quelle totalit&#233; organique.&lt;br class='autobr' /&gt;
III. La m&#233;thode de l'&#233;conomie politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand nous consid&#233;rons un pays donn&#233; au point de vue de l'&#233;conomie politique, nous commen&#231;ons par &#233;tudier sa population, la division de celle-ci en classes, sa r&#233;partition dans les villes, &#224; la campagne, au bord de la mer, les diff&#233;rentes branches de production, l'exportation et l'importation, la production et la consommation annuelles, les prix des marchandises, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble que ce soit la bonne m&#233;thode de commencer par le r&#233;el et le concret, qui constituent la condition pr&#233;alable effective, donc en &#233;conomie politique, par exemple, la population qui est la base et le sujet de l'acte social de production tout entier. Cependant, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, on s'aper&#231;oit que c'est l&#224; une erreur. La population est une abstraction si l'on n&#233;glige par exemple les classes dont elle se compose. Ces classes sont &#224; leur tour un mot creux si l'on ignore les &#233;l&#233;ments sur lesquels elles reposent, par exemple le travail salari&#233;, le capital etc. Ceux-ci supposent l'&#233;change, la division du travail, les prix, etc. Le capital, par exemple, n'est rien sans le travail salari&#233;, sans la valeur, l'argent, le prix, etc. Si donc on commen&#231;ait ainsi par la population, on aurait une repr&#233;sentation chaotique du tout et, par une d&#233;termination plus pr&#233;cise, par l'analyse, on aboutirait &#224; des concepts de plus en plus simples ; du concret figur&#233; ou passerait &#224; des abstractions de plus en plus minces, jusqu'&#224; ce que l'on soit arriv&#233; aux d&#233;terminations les plus simples. Partant de l&#224;, il faudrait refaire le chemin &#224; rebours jusqu'&#224; ce qu'enfin on arrive de nouveau &#224; la population, mais celle-ci ne serait pas, cette fois, la repr&#233;sentation chaotique d'un tout, mais une riche totalit&#233; de d&#233;termi&#173;na&#173;tions et de rapports nombreux. La premi&#232;re voie est celle qu'a prise tr&#232;s historiquement l'&#233;conomie politique &#224; sa naissance. Les &#233;conomistes du XVII&#176; si&#232;cle, par exemple, commen&#173;cent toujours par une totalit&#233; vivante : population, nation, &#201;tat, plusieurs &#201;tats ; mais ils finissent toujours par d&#233;gager par l'analyse quelques rapports g&#233;n&#233;raux abstraits d&#233;terminants tels que la division du travail, l'argent, la valeur, etc. D&#232;s que ces facteurs isol&#233;s ont &#233;t&#233; plus ou moins fix&#233;s et abstraits, les syst&#232;mes &#233;conomiques ont commenc&#233;, qui partent des notions simples telles que travail, division du travail, besoin, valeur d'&#233;change, pour s'&#233;lever jusqu'&#224; l'&#201;tat, les &#233;changes entre nations et le march&#233; mondial. Cette derni&#232;re m&#233;thode est manifeste&#173;ment la m&#233;thode scientifique correcte. Le concret est concret parce qu'il est la synth&#232;se de multiples d&#233;terminations, donc unit&#233; de la diversit&#233;. C'est pourquoi il appara&#238;t dans la pens&#233;e comme proc&#232;s de synth&#232;se, comme r&#233;sultat, non comme point de d&#233;part, bien qu'il soit le v&#233;ritable point de d&#233;part et par suite &#233;galement le point de d&#233;part de la vue imm&#233;diate et de la repr&#233;sentation. La premi&#232;re d&#233;marche a r&#233;duit la pl&#233;nitude de la repr&#233;sentation &#224; une d&#233;termination abstraite ; avec la seconde, les d&#233;terminations abstraites conduisent &#224; la repro&#173;duc&#173;tion du concret par la voie de la pens&#233;e. C'est pourquoi Hegel est tomb&#233; dans l'illusion de concevoir le r&#233;el comme le r&#233;sultat de la pens&#233;e, qui se concentre en elle-m&#234;me, s'approfon&#173;dit en elle-m&#234;me, se meut par elle-m&#234;me, alors que la m&#233;thode qui consiste &#224; s'&#233;lever de l'abstrait au concret n'est pour la pens&#233;e que la mani&#232;re de s'approprier le concret, de le reproduire sous la forme d'un concret pens&#233;. Mais ce n'est nullement l&#224; le proc&#232;s de la gen&#232;se du concret lui-m&#234;me. Par exemple, la cat&#233;gorie &#233;conomique la plus simple, mettons la valeur d'&#233;change, suppose la population, une population produisant dans des conditions d&#233;termin&#233;es ; elle suppose aussi un certain genre de famille, ou de commune, ou d'&#201;tat, etc. Elle ne peut jamais exister autrement que sous forme de relation unilat&#233;rale et abstraite d'un tout concret, vivant, d&#233;j&#224; donn&#233;. Comme cat&#233;gorie, par contre, la valeur d'&#233;change m&#232;ne une existence ant&#233;diluvienne. Pour la conscience - et la conscience philosophique est ainsi faite que pour elle la pens&#233;e qui con&#231;oit constitue l'homme r&#233;el et, par suite, le monde n'appara&#238;t comme r&#233;el qu'une fois con&#231;u - pour la conscience, donc, le mouvement des cat&#233;gories appara&#238;t comme l'acte de production r&#233;el - qui re&#231;oit une simple impulsion du dehors et on le regrette - dont le r&#233;sultat est le monde ; et ceci (mais c'est encore l&#224; une tautologie) est exact dans la mesure o&#249; la totalit&#233; concr&#232;te en tant que totalit&#233; pens&#233;e, en tant que repr&#233;sentation mentale du concret, est en fait un produit de la pens&#233;e, de la conception ; il n'est par contre nullement le produit du concept qui s'engendrerait lui-m&#234;me, qui penserait en dehors et au-dessus de la vue imm&#233;diate et de la repr&#233;sentation, mais un produit de l'&#233;laboration de concepts &#224; partir de la vue imm&#233;diate et de la repr&#233;sentation. Le tout, tel qu'il appara&#238;t dans l'esprit comme une totalit&#233; pens&#233;e, est un produit du cerveau pensant, qui s'approprie le monde de la seule fa&#231;on qu'il lui soit possible, d'une fa&#231;on qui diff&#232;re de l'appropriation de ce monde par l'art, la religion, l'esprit pratique. Apr&#232;s comme avant, le sujet r&#233;el subsiste dans son ind&#233;pendance en dehors de l'esprit ; et cela aussi longtemps que l'esprit a une activit&#233; purement sp&#233;culative, purement th&#233;orique. Par cons&#233;quent, dans l'emploi de la m&#233;thode th&#233;orique aussi, il faut que le sujet, la soci&#233;t&#233;, reste constamment pr&#233;sent &#224; l'esprit comme donn&#233;e premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces cat&#233;gories simples n'ont-elles pas aussi une existence ind&#233;pendante, de caract&#232;re historique ou naturel, ant&#233;rieure &#224; celle des cat&#233;gories plus concr&#232;tes ? &#199;a d&#233;pend [9]. Hegel, par exemple, a raison de commencer la philosophie du droit par la possession, celle-ci constituant le rapport juridique le plus simple du sujet. Mais il n'existe pas de possession avant que n'existe la famille, ou les rapports entre ma&#238;tres et esclaves, qui sont des rapports beaucoup plus concrets. Par contre, il serait juste de dire qu'il existe des familles, des communaut&#233;s de tribus, qui ne sont encore qu'au stade de la possession, et non &#224; celui de la propri&#233;t&#233;. Par rapport &#224; la propri&#233;t&#233;, la cat&#233;gorie la plus simple appara&#238;t donc comme le rapport de communaut&#233;s simples de familles ou de tribus. Dans la soci&#233;t&#233; parvenue &#224; un stade sup&#233;rieur, elle appara&#238;t comme le rapport plus simple d'une organisation plus d&#233;velop&#173;p&#233;e. Mais on pr&#233;suppose toujours le substrat concret qui s'exprime par un rapport de posses&#173;sion. On peut se repr&#233;senter un sauvage isol&#233; qui poss&#232;de. Mais la possession ne constitue pas alors un rapport juridique. Il n'est pas exact qu'historiquement la possession &#233;volue jusqu'&#224; la forme familiale. Elle suppose au contraire toujours l'existence de cette &#171; cat&#233;gorie juridique plus concr&#232;te &#187;. Cependant il n'en demeurerait pas moins que les cat&#233;gories simples sont l'expression de rapports dans lesquels le concret non encore d&#233;velopp&#233; a pu s'&#234;tre r&#233;alis&#233; sans avoir encore pos&#233; la relation ou le rapport plus complexe qui trouve son expression mentale dans la cat&#233;gorie plus concr&#232;te ; tandis que le concret plus d&#233;velopp&#233; laisse subsister cette m&#234;me cat&#233;gorie comme un rapport subordonn&#233;. L'argent peut exister et a exist&#233; historiquement avant que n'exist&#226;t le capital, que n'existassent les banques, que n'exist&#226;t le travail salari&#233;, etc. A cet &#233;gard, on peut donc dire que la cat&#233;gorie plus simple peut exprimer des rapports dominants d'un tout moins d&#233;velopp&#233; ou, au contraire, des rapports subordonn&#233;s d'un tout plus d&#233;velopp&#233; qui existaient d&#233;j&#224; historiquement avant que le tout ne se d&#233;velopp&#226;t dans le sens qui trouve son expression dans une cat&#233;gorie plus concr&#232;te. Dans cette mesure, la marche de la pens&#233;e abstraite, qui s'&#233;l&#232;ve du plus simple au plus complexe, correspondrait au processus historique r&#233;el. D'autre part, on peut dire qu'il y a des formes de soci&#233;t&#233; tr&#232;s d&#233;velopp&#233;es, mais qui historiquement manquent assez de maturit&#233;, dans lesquelles on trouve les formes les plus &#233;lev&#233;es de l'&#233;conomie, comme par exemple la coop&#233;ration, une division du travail d&#233;velopp&#233;e, etc., sans qu'existe aucune sorte de monnaie, par exemple le P&#233;rou. Chez les Slaves aussi, l'argent et l'&#233;change qui le conditionne n'apparaissent pas ou peu &#224; l'int&#233;rieur de chaque communaut&#233;, mais ils apparais&#173;sent &#224; leurs fronti&#232;res, dans leur trafic avec d'autres communaut&#233;s. C'est d'ailleurs une erreur que de placer l'&#233;change au centre des communaut&#233;s, d'en faire l'&#233;l&#233;ment qui les constitue &#224; l'origine. Au d&#233;but, il appara&#238;t au contraire dans les relations des diverses communaut&#233;s entre elles, bien plut&#244;t que dans les relations des membres &#224; l'int&#233;rieur d'une seule et m&#234;me communaut&#233;. De plus, quoique l'argent apparaisse tr&#232;s t&#244;t et joue un r&#244;le multiple, il est dans l'antiquit&#233;, en tant qu'&#233;l&#233;ment dominant, l'apanage de nations d&#233;termin&#233;es unilat&#233;ralement, de nations commer&#231;antes. Et m&#234;me dans l'antiquit&#233; la plus cultiv&#233;e, chez les Grecs et les Romains, il n'atteint son complet d&#233;veloppement, postulat de la soci&#233;t&#233; bourgeoise moderne, que dans la p&#233;riode de leur dissolution. Donc cette cat&#233;gorie pourtant toute simple n'appara&#238;t historiquement avec toute sa vigueur que dans les &#201;tats les plus d&#233;velopp&#233;s de la soci&#233;t&#233;. Elle ne se fraie nullement un chemin &#224; travers tous les rapports &#233;conomiques. Dans l'Empire romain, par exemple, &#224; l'&#233;poque de son plus grand d&#233;veloppement, l'imp&#244;t en nature et les prestations en nature demeur&#232;rent le fondement. Le syst&#232;me mon&#233;taire &#224; proprement parler n'y &#233;tait compl&#232;tement d&#233;velopp&#233; que dans l'arm&#233;e. Il ne s'est jamais saisi non plus de la totalit&#233; du travail. Ainsi, bien qu'historiquement la cat&#233;gorie la plus simple puisse avoir exist&#233; avant la plus concr&#232;te, elle peut appartenir dans son complet d&#233;veloppement - en compr&#233;hen&#173;sion et en extension - pr&#233;cis&#233;ment &#224; une forme de soci&#233;t&#233; complexe [10], alors que la cat&#233;gorie plus concr&#232;te se trouvait plus compl&#232;tement d&#233;velopp&#233;e dans une forme de soci&#233;t&#233; qui, elle, l'&#233;tait moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail semble &#234;tre une cat&#233;gorie toute simple. L'id&#233;e du travail dans cette universalit&#233; - comme travail en g&#233;n&#233;ral - est, elle aussi, des plus anciennes. Cependant, con&#231;u du point de vue &#233;conomique sous cette forme simple, le &#171; travail &#187; est une cat&#233;gorie tout aussi moderne que les rapports qui engendrent cette abstraction simple. Le syst&#232;me mon&#233;taire, par exemple, place encore d'une fa&#231;on tout &#224; fait objective, comme une chose en dehors de soi, la richesse dans l'argent. Par rapport &#224; ce point de vue, ce fut un grand progr&#232;s quand le syst&#232;me manu&#173;fac&#173;turier ou commercial transposa la source de la richesse de l'objet &#224; l'activit&#233; subjective le travail commercial et manufacturier -, tout en ne concevant encore cette activit&#233; elle-m&#234;me que sous la forme limit&#233;e de productrice d'argent. En face de ce syst&#232;me, le syst&#232;me des physiocrates pose une forme d&#233;termin&#233;e du travail - l'agriculture - comme la forme de travail cr&#233;atrice de richesse et pose l'objet lui-m&#234;me non plus sous la forme d&#233;guis&#233;e de l'argent, mais comme produit en tant que tel, comme r&#233;sultat g&#233;n&#233;ral du travail. Ce produit, en raison du caract&#232;re limit&#233; de l'activit&#233;, reste encore un produit d&#233;termin&#233; par la nature - produit de l'agriculture, produit de la terre par excellence [11].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;norme progr&#232;s fut fait par Adam Smith quand il rejeta toute d&#233;termination particuli&#232;re de l'activit&#233; cr&#233;atrice de richesse pour ne consid&#233;rer que le travail tout court, c'est-&#224;-dire ni le travail manufacturier, ni le travail commercial, ni le travail agricole, mais toutes ces formes de travail dans leur caract&#232;re commun. Avec la g&#233;n&#233;ralit&#233; abstraite de l'activit&#233; cr&#233;atrice de richesse appara&#238;t alors &#233;galement la g&#233;n&#233;ralit&#233; de l'objet dans la d&#233;ter&#173;mi&#173;nation de richesse, le produit consid&#233;r&#233; absolument, ou encore le travail en g&#233;n&#233;ral, mais en tant que travail pass&#233;, objectiv&#233; dans un objet. L'exemple d'Adam Smith, qui retombe lui-m&#234;me de temps &#224; autre dans le syst&#232;me des physiocrates, montre combien &#233;tait difficile et important le passage &#224; cette conception nouvelle. Il pourrait alors sembler que l'on e&#251;t par l&#224; simplement trouv&#233; l'expression abstraite de la relation la plus simple et la plus ancienne qui s'&#233;tablit - dans quelque forme de soci&#233;t&#233; que ce soit - entre les hommes consid&#233;r&#233;s en tant que producteurs. C'est juste en un sens. Dans l'autre, non. L'indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard d'un genre d&#233;termin&#233; de travail pr&#233;suppose l'existence d'une totalit&#233; tr&#232;s d&#233;velopp&#233;e de genres de travaux r&#233;els dont aucun n'est plus absolument pr&#233;dominant. Ainsi, les abstractions les plus g&#233;n&#233;rales ne prennent somme toute naissance qu'avec le d&#233;veloppement concret le plus riche, o&#249; un caract&#232;re appara&#238;t comme commun &#224; beaucoup, comme commun &#224; tous. On cesse alors de pouvoir le penser sous une forme particuli&#232;re seulement. D'autre part, cette abstraction du travail en g&#233;n&#233;ral n'est pas seulement le r&#233;sultat dans la pens&#233;e d'une totalit&#233; concr&#232;te de travaux. L'indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard de tel travail d&#233;termin&#233; correspond &#224; une forme de soci&#233;t&#233; dans laquelle les individus passent avec facilit&#233; d'un travail &#224; l'autre et dans laquelle le genre pr&#233;cis de travail est pour eux fortuit, donc indiff&#233;rent. L&#224; le travail est devenu non seulement sur le plan des cat&#233;gories, mais dans la r&#233;alit&#233; m&#234;me, un moyen de cr&#233;er la richesse en g&#233;n&#233;ral et a cess&#233;, en tant que d&#233;termination, de ne faire qu'un avec les individus, sous quelque aspect particulier. Cet &#233;tat de choses a atteint son plus haut degr&#233; de d&#233;veloppement dans la forme d'existence la plus moderne des soci&#233;t&#233;s bourgeoises, aux &#201;tats-Unis. C'est donc l&#224; seulement que l'abstraction de la cat&#233;gorie &#171; travail &#187;, &#171; travail en g&#233;n&#233;ral &#187;, travail &#171; sans phrase &#187; [12], point de d&#233;part de l'&#233;conomie moderne, devient v&#233;rit&#233; pratique. Ainsi l'abstraction la plus simple, que l'&#233;conomie politique moderne place au premier rang et qui exprime un rapport tr&#232;s ancien et valable pour toutes les formes de soci&#233;t&#233;, n'appara&#238;t pourtant sous cette forme abstraite comme v&#233;rit&#233; pratique qu'en tant que cat&#233;gorie de la soci&#233;t&#233; la plus moderne. On pourrait dire que cette indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard d'une forme d&#233;termin&#233;e de travail, qui se pr&#233;sente aux &#201;tats-Unis comme produit historique, appara&#238;t chez les Russes par exemple comme une disposition naturelle. Mais, d'une part, quelle sacr&#233;e diff&#233;rence entre des barbares qui ont des disposi&#173;tions naturelles &#224; se laisser employer &#224; tous les travaux et des civilis&#233;s qui s'y emploient eux-m&#234;mes. Et, d'autre part, chez les Russes, &#224; cette indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard d'un travail d&#233;termin&#233; correspond dans la pratique leur assujettissement traditionnel &#224; un travail bien d&#233;termin&#233;, auquel ne peuvent les arracher que des influences ext&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exemple du travail montre d'une fa&#231;on frappante que m&#234;me les cat&#233;gories les plus abstraites, bien que valables - pr&#233;cis&#233;ment &#224; cause de leur nature abstraite - pour toutes les &#233;poques, n'en sont pas moins sous la forme d&#233;termin&#233;e de cette abstraction m&#234;me le produit de conditions historiques et ne restent pleinement valables que pour ces conditions et dans le cadre de celles-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; bourgeoise est l'organisation historique de la production la plus d&#233;velopp&#233;e et la plus vari&#233;e qui soit. De ce fait, les cat&#233;gories qui expriment les rapports de cette soci&#233;t&#233; et qui permettent d'en comprendre la structure permettent en m&#234;me temps de se rendre compte de la structure et des rapports de production de toutes les formes de soci&#233;t&#233; disparues avec les d&#233;bris et les &#233;l&#233;ments desquelles elle s'est &#233;difi&#233;e, dont certains vestiges, partiellement non encore d&#233;pass&#233;s, continuent &#224; subsister en elle, et dont certains simples signes, en se d&#233;velop&#173;pant, ont pris toute leur signification, etc. L'anatomie de l'homme est la clef de l'anatomie du singe. Dans les esp&#232;ces animales inf&#233;rieures, on ne peut comprendre les signes annonciateurs d'une forme sup&#233;rieure que lorsque la forme sup&#233;rieure est elle-m&#234;me d&#233;j&#224; connue. Ainsi l'&#233;conomie bourgeoise nous donne la clef de l'&#233;conomie antique, etc. Mais nullement &#224; la mani&#232;re des &#233;conomistes qui effacent toutes les diff&#233;rences historiques et voient dans toutes les formes de soci&#233;t&#233; celles de la soci&#233;t&#233; bourgeoise. On peut comprendre le tribut, la d&#238;me, etc., quand on conna&#238;t la rente fonci&#232;re. Mais il ne faut pas les identifier. Comme, de plus, la soci&#233;t&#233; bourgeoise n'est elle-m&#234;me qu'une forme antith&#233;tique du d&#233;veloppement historique, il est des rapports appartenant &#224; des formes de soci&#233;t&#233; ant&#233;rieures que l'on pourra ne rencon&#173;trer en elle que tout &#224; fait &#233;tiol&#233;s, ou m&#234;me travestis. Par exemple, la propri&#233;t&#233; communale. Si donc il est vrai que les cat&#233;gories de l'&#233;conomie bourgeoise poss&#232;dent une certaine v&#233;rit&#233; valable pour toutes les autres formes de soci&#233;t&#233;, cela ne peut &#234;tre admis que cum grano, salis [avec un grain de sel]. Elles peuvent receler ces formes d&#233;velopp&#233;es, &#233;tiol&#233;es, caricatur&#233;es, etc., mais toujours avec une diff&#233;rence essentielle. Ce que l'on appelle d&#233;veloppement histori&#173;que repose somme toute sur le fait que la derni&#232;re forme consid&#232;re les formes pass&#233;es comme des &#233;tapes menant &#224; son propre degr&#233; de d&#233;veloppement, et, comme elle est rarement capable, et ceci seulement dans des conditions bien d&#233;termin&#233;es, de faire sa propre critique - il n'est naturellement pas question ici des p&#233;riodes historiques qui se consid&#232;rent elles-m&#234;mes comme des &#233;poques de d&#233;cadence - elle les con&#231;oit toujours sous un aspect unilat&#233;ral. La religion chr&#233;tienne n'a &#233;t&#233; capable d'aider &#224; comprendre objectivement les mythologies ant&#233;rieures qu'apr&#232;s avoir achev&#233; jusqu'&#224; un certain degr&#233;, pour ainsi dire [...] [virtuellement], sa propre critique. De m&#234;me l'&#233;conomie politique bourgeoise ne parvint &#224; comprendre les soci&#233;t&#233;s f&#233;odales, antiques, orientales que du jour o&#249; eut commenc&#233; l'autocri&#173;ti&#173;que de la soci&#233;t&#233; bourgeoise. Pour autant que l'&#233;conomie politique bourgeoise, cr&#233;ant une nouvelle mythologie, ne s'est pas purement et simplement identifi&#233;e au pass&#233;, sa critique des soci&#233;t&#233;s ant&#233;rieures, en particulier de la soci&#233;t&#233; f&#233;odale, contre laquelle elle avait encore &#224; lutter directement, a ressembl&#233; &#224; la critique du paganisme par le christianisme, ou encore &#224; celle du catholicisme par le protestantisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me que dans toute science historique ou sociale en g&#233;n&#233;ral, il ne faut jamais oublier, &#224; propos de la marche des cat&#233;gories &#233;conomiques, que le sujet, ici la soci&#233;t&#233; bourgeoise moderne, est donn&#233;, aussi bien dans la r&#233;alit&#233; que dans le cerveau, que les cat&#233;go&#173;ries expriment donc des formes d'existence, des conditions d'existence d&#233;termin&#233;es, souvent de simples aspects particuliers de cette soci&#233;t&#233; d&#233;termin&#233;e, de ce sujet, et que par cons&#233;quent cette soci&#233;t&#233; ne commence nullement &#224; exister, du point de vue scientifique aussi, &#224; partir du moment seulement o&#249; il est question d'elle en tant que telle. C'est une r&#232;gle &#224; retenir, car elle fournit des indications d&#233;cisives pour le choix du plan &#224; adopter. Rien ne semble plus naturel, par exemple, que de commencer par la rente fonci&#232;re, par la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, &#233;tant donn&#233; qu'elle est li&#233;e &#224; la terre, source de toute production et de toute existence, et par elle &#224; la premi&#232;re forme de production de toute soci&#233;t&#233; parvenue &#224; une certaine stabilit&#233; - &#224; l'agri&#173;culture. Or rien ne serait plus erron&#233;. Dans toutes les formes de soci&#233;t&#233;, c'est une produc&#173;tion d&#233;termin&#233;e et les rapports engendr&#233;s par elle qui assignent &#224; toutes les autres productions et aux rapports engendr&#233;s par celles-ci leur rang et leur importance. C'est comme un &#233;clairage g&#233;n&#233;ral o&#249; sont plong&#233;es toutes les couleurs et qui en modifie les tonalit&#233;s particuli&#232;res. C'est comme un &#233;ther particulier qui d&#233;termine le poids sp&#233;cifique de toutes les formes d'existence qui y font saillie. Voici, par exemple, des peuples de bergers. (De simples peuples de chasseurs et de p&#234;cheurs sont en de&#231;&#224; du point o&#249; commence le v&#233;ritable d&#233;veloppement.) Chez eux appara&#238;t une certaine forme d'agriculture, une forme sporadique. C'est ce qui d&#233;termine chez eux la forme de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. C'est une propri&#233;t&#233; collective et elle conserve plus ou moins cette forme selon que ces peuples restent plus ou moins attach&#233;s &#224; leur tradition : exemple, la propri&#233;t&#233; communale des Slaves. Chez les peuples &#224; agriculture solidement implant&#233;e - cette implanta&#173;tion constitue d&#233;j&#224; une &#233;tape importante - o&#249; pr&#233;domine cette forme de culture, comme dans les soci&#233;t&#233;s antiques et f&#233;odales, l'industrie elle-m&#234;me, ainsi que son organisation et les formes de propri&#233;t&#233; qui lui correspondent, a plus ou moins le caract&#232;re de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. Ou bien l'industrie d&#233;pend compl&#232;tement de l'agriculture, comme chez les anciens Romains, ou bien, comme au moyen &#226;ge, elle imite &#224; la ville et dans ses rapports l'organisation rurale. Le capital lui-m&#234;me au moyen &#226;ge - dans la mesure o&#249; il ne s'agit pas purement de capital mon&#233;taire - a, sous la forme d'outillage de m&#233;tier traditionnel, etc., ce caract&#232;re de propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. Dans la soci&#233;t&#233; bourgeoise, c'est l'inverse. L'agricul&#173;ture devient de plus en plus une simple branche de l'industrie et elle est enti&#232;rement domin&#233;e par le capital. Il en est de m&#234;me de la rente fonci&#232;re. Dans toutes les formes de soci&#233;t&#233; o&#249; domine la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, le rapport avec la nature reste pr&#233;pond&#233;rant. Dans celles o&#249; domine le capital, c'est l'&#233;l&#233;ment social cr&#233;&#233; au cours de l'histoire qui pr&#233;vaut. On ne peut comprendre la rente fonci&#232;re sans le capital. Mais on peut comprendre le capital sans la rente fonci&#232;re. Le capital est la force &#233;conomique de la soci&#233;t&#233; bourgeoise qui domine tout. Il constitue n&#233;cessairement le point de d&#233;part comme le point final et doit &#234;tre expliqu&#233; avant la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. Apr&#232;s les avoir &#233;tudi&#233;s chacun en particulier, il faut examiner leur rapport r&#233;ciproque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait donc impossible et erron&#233; de ranger les cat&#233;gories &#233;conomiques dans l'ordre o&#249; elles ont &#233;t&#233; historiquement d&#233;terminantes. Leur ordre est au contraire d&#233;termin&#233; par les relations qui existent entre elles dans la soci&#233;t&#233; bourgeoise moderne et il est pr&#233;cis&#233;ment &#224; l'inverse de ce qui semble &#234;tre leur ordre naturel ou correspondre &#224; leur ordre de succession au cours de l'&#233;volution historique. Il ne s'agit pas de la relation qui s'&#233;tablit historiquement entre les rapports &#233;conomiques dans la succession des diff&#233;rentes formes de soci&#233;t&#233;. Encore moins de leur ordre de succession &#171; dans l'id&#233;e &#187; (Proudhon) (conception n&#233;buleuse du mouvement historique). Il s'agit de leur hi&#233;rarchie dans le cadre de la soci&#233;t&#233; bourgeoise moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat de puret&#233; (d&#233;termination abstraite) dans lequel apparurent dans le monde antique les peuples commer&#231;ants - Ph&#233;niciens, Carthaginois - est d&#233;termin&#233; par la pr&#233;dominance m&#234;me des peuples agriculteurs. Le capital en tant que capital commercial ou capital mon&#233;&#173;taire appara&#238;t pr&#233;cis&#233;ment sous cette forme abstraite l&#224; o&#249; le capital n'est pas encore l'&#233;l&#233;ment dominant des soci&#233;t&#233;s. Les Lombards, les Juifs occupent la m&#234;me position &#224; l'&#233;gard des soci&#233;t&#233;s du moyen &#226;ge pratiquant l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple de la place diff&#233;rente qu'occupent ces m&#234;mes cat&#233;gories &#224; diff&#233;rents stades de la soci&#233;t&#233; : une des derni&#232;res formes de la soci&#233;t&#233; bourgeoise : les joint stock-companies [soci&#233;t&#233;s par actions]. Mais elles apparaissent aussi &#224; ses d&#233;buts dans les grandes compagnies de commerce privil&#233;gi&#233;es et jouissant d'un monopole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept de richesse nationale lui-m&#234;me s'insinue chez les &#233;conomistes du XVIII&#176; si&#232;cle - l'id&#233;e subsiste encore en partie chez ceux du XVIII&#176; - sous cette forme ; la richesse est cr&#233;&#233;e pour l'&#201;tat seulement, mais la puissance de celui-ci se mesure &#224; cette richesse. C'&#233;tait l&#224; la forme encore inconsciemment hypocrite qui annonce l'id&#233;e faisant de la richesse elle-m&#234;me et de sa production le but final des &#201;tats modernes, consid&#233;r&#233;s alors uniquement comme moyens de produire la richesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan &#224; adopter doit manifestement &#234;tre le suivant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. les d&#233;terminations abstraites g&#233;n&#233;rales, convenant donc plus ou moins &#224; toutes les formes de soci&#233;t&#233;, mais dans le sens expos&#233; plus haut ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. les cat&#233;gories constituant la structure interne de la soci&#233;t&#233; bourgeoise et sur lesquelles reposent les classes fondamentales. Capital, travail salari&#233;, propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. Leurs rapports r&#233;ciproques. Ville et campagne. Les trois grandes classes sociales. L'&#233;change entre celles-ci. Circulation. Cr&#233;dit (priv&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Concentration de la soci&#233;t&#233; bourgeoise sous la forme de l'&#201;tat. Consid&#233;r&#233; dans sa relation avec lui-m&#234;me. Les classes &#171; improductives &#187;. Imp&#244;ts. Dette publique. Cr&#233;dit public. La population. Les colonies. &#201;migration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Rapports internationaux de production. Division internationale du travail. &#201;change international. Exportation et importation. Cours des changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Le march&#233; mondial et les crises.&lt;br class='autobr' /&gt;
IV. Production. Moyens de production et rapports de production. Rapports de production et rapports de circulation. Formes de l'&#201;tat et de la conscience par rapport aux conditions de production et de circulation. Rapports juridiques. Rapports familiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nota bene, en ce qui concerne des points &#224; mentionner ici et a ne pas oublier :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. La guerre d&#233;velopp&#233;e ant&#233;rieurement &#224; la paix : montrer comment par la guerre et dans les arm&#233;es, etc., certains rapports &#233;conomiques, comme le travail salari&#233;, le machinisme, etc., se sont d&#233;velopp&#233;s plus t&#244;t qu'&#224; l'int&#233;rieur de la soci&#233;t&#233; bourgeoise. De m&#234;me le rapport entre la force productive et les rapports de circulation particuli&#232;rement manifeste dans l'arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Rapport entre l'histoire id&#233;aliste telle qu'on l'a &#233;crite jusqu'ici et l'histoire r&#233;elle. En particulier celles qui se disent histoires de la civilisation, et qui sont toutes histoires de la religion et des &#201;tats [13]. (A cette occasion, on peut aussi parler des diff&#233;rents genres d'histoire &#233;crite jusqu'&#224; maintenant. L'histoire dite objective. La subjective (morale, etc.). La philosophique [14].)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Ph&#233;nom&#232;nes secondaires et tertiaires. D'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, rapports de production d&#233;riv&#233;s, transf&#233;r&#233;s, non originaux. Ici entr&#233;e en jeu de rapports internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Reproches au sujet du mat&#233;rialisme de cette conception. Rapport avec le mat&#233;rialisme naturaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Dialectique des concepts force productive (moyens de production) et rapports de production, dialectique dont les limites sont &#224; d&#233;terminer et qui ne supprime pas la diff&#233;rence r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Le rapport in&#233;gal entre le d&#233;veloppement de la production mat&#233;rielle et celui de la production artistique par exemple. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, ne pas prendre l'id&#233;e de progr&#232;s sous la forme abstraite habituelle. Art moderne, etc. [15]. Cette disproportion est loin d'&#234;tre aussi importante, ni aussi difficile &#224; saisir que celle qui se produit &#224; l'int&#233;rieur des rapports sociaux pratiques. Par exemple, de la culture. Rapport des &#201;tats-Unis avec l'Europe [16]. Mais la vraie difficult&#233; &#224; discuter ici est celle-ci : comment les rapports de production, en prenant la forme de rapports juridiques, suivent un d&#233;veloppement in&#233;gal. Ainsi, par exemple, le rapport entre le droit priv&#233; romain (pour le droit criminel et le droit public c'est moins le cas) et la production moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Cette conception appara&#238;t comme un d&#233;veloppement n&#233;cessaire. Mais justification du hasard. Comment [17]. (La libert&#233; notamment aussi.) (Influence des moyens de communication. L'histoire universelle n'a pas toujours exist&#233; ; l'histoire consid&#233;r&#233;e comme histoire universelle est un r&#233;sultat [18].)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Le point de d&#233;part naturellement dans les d&#233;terminations naturelles ; subjectivement et objectivement. Tribus, races, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Pour l'art, on sait que certaines &#233;poques de floraison artistique ne sont nullement en rapport avec le d&#233;veloppement g&#233;n&#233;ral de la soci&#233;t&#233;, ni par cons&#233;quent avec celui de sa base mat&#233;rielle, qui est pour ainsi dire l'ossature de son organisation. Par exemple les Grecs compar&#233;s aux modernes, ou encore Shakespeare. Pour certaines formes de l'art, l'&#233;pop&#233;e par exemple, il est m&#234;me reconnu qu'elles ne peuvent jamais &#234;tre produites dans la forme classique o&#249; elles font &#233;poque, d&#232;s que la production artistique appara&#238;t en tant que telle ; que donc, dans le domaine de l'art lui-m&#234;me, certaines de ses cr&#233;ations importantes ne sont possibles qu'&#224; un stade inf&#233;rieur du d&#233;veloppement artistique. Si cela est vrai du rapport des diff&#233;rents genres artistiques &#224; l'int&#233;rieur du domaine de l'art lui-m&#234;me, Il est d&#233;j&#224; moins surprenant que cela soit &#233;galement vrai du rapport du domaine artistique tout entier au d&#233;veloppement g&#233;n&#233;ral de la soci&#233;t&#233;. La difficult&#233; ne r&#233;side que dans la mani&#232;re g&#233;n&#233;rale de saisir ces contradictions. D&#232;s qu'elles sont sp&#233;cifi&#233;es, elles sont par l&#224; m&#234;me expliqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons, par exemple, le rapport de l'art grec d'abord, puis de l'art de Shakespeare avec notre temps. On sait que la mythologie grecque n'a pas &#233;t&#233; seulement l'arsenal de l'art grec, mais la terre m&#234;me qui l'a nourri. La fa&#231;on de voir la nature et les rapports sociaux qui inspire l'imagination grecque et constitue de ce fait le fondement de [la mythologie [19]] grecque est-elle compatible avec les Selfactors [machines &#224; filer automatiques], les chemins de fer, les locomotives et le t&#233;l&#233;graphe &#233;lectrique ? Qu'est-ce que Vulcain aupr&#232;s de Roberts and Co, Jupiter aupr&#232;s du paratonnerre et Herm&#232;s aupr&#232;s du Cr&#233;dit mobilier ? Toute mythologie ma&#238;trise, domine les forces de la nature dans le domaine de l'imagination et par l'imagination et leur donne forme : elle dispara&#238;t donc quand ces forces sont domin&#233;es r&#233;ellement. Que devient Fama &#224; c&#244;t&#233; de Printing-house square [20] ? L'art grec suppose la mythologie grecque, c'est-&#224;-dire l'&#233;laboration artistique mais inconsciente de la nature et des formes sociales elles-m&#234;mes par l'imagination populaire. Ce sont l&#224; ses mat&#233;riaux. Ce qui ne veut pas dire n'importe quelle mythologie, c'est-&#224;-dire n'importe quelle &#233;laboration artistique inconsciente de la nature (ce mot sous-entendant ici tout ce qui est objectif, donc y compris la soci&#233;t&#233;). Jamais la mythologie &#233;gyptienne n'aurait pu fournir un terrain favorable &#224; l'&#233;closion de l'art grec. Mais il faut en tout cas une mythologie. Donc en aucun cas une soci&#233;t&#233; arriv&#233;e &#224; un stade de d&#233;veloppement excluant tout rapport mythologique avec la nature, tout rapport g&#233;n&#233;rateur de mythes, exigeant donc de l'artiste une imagination ind&#233;pendante de la mythologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, Achille est-il compatible avec la poudre et le plomb ? Ou, somme toute, l'Iliade avec la presse ou encore mieux la machine &#224; imprimer ? Est-ce que le chant, le po&#232;me &#233;pique, la Muse ne disparaissent pas n&#233;cessairement devant la barre du typographe, est-ce que ne s'&#233;vanouissent pas les conditions n&#233;cessaires de la po&#233;sie &#233;pique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la difficult&#233; n'est pas de comprendre que l'art grec et l'&#233;pop&#233;e sont li&#233;s &#224; certaines formes du d&#233;veloppement social. La difficult&#233; r&#233;side dans le fait qu'ils nous procurent encore une jouissance esth&#233;tique et qu'ils ont encore pour nous, &#224; certains &#233;gards, la valeur de normes et de mod&#232;les inaccessibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un homme ne peut redevenir enfant, sous peine de tomber dans la pu&#233;rilit&#233;. Mais ne prend-il pas plaisir &#224; la na&#239;vet&#233; de l'enfant et, ayant acc&#233;d&#233; &#224; un niveau sup&#233;rieur, ne doit-il pas aspirer lui-m&#234;me &#224; reproduire sa v&#233;rit&#233; ? Dans la nature enfantine, chaque &#233;poque ne voit-elle pas revivre son propre caract&#232;re dans sa v&#233;rit&#233; naturelle ? Pourquoi l'enfance historique de l'humanit&#233;, l&#224; o&#249; elle a atteint son plus bel &#233;panouissement, pourquoi ce stade de d&#233;veloppement r&#233;volu &#224; jamais n'exercerait-il pas un charme &#233;ternel ? Il est des enfants mal &#233;lev&#233;s et des enfants qui prennent des airs de grandes personnes. Nombre de peuples de l'antiquit&#233; appartiennent &#224; cette cat&#233;gorie. Les Grecs &#233;taient des enfants normaux. Le charme qu'exerce sur nous leur art n'est pas en contradiction avec le caract&#232;re primitif de la soci&#233;t&#233; o&#249; il a grandi. Il en est bien plut&#244;t le produit et il est au contraire indissolublement li&#233; au fait que les conditions sociales insuffisamment m&#251;res o&#249; cet art est n&#233;, et o&#249; seulement il pouvait na&#238;tre, ne pourront jamais revenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Animal politique. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Dans la version Kautsky : dans la consommation. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Addition de Kautsky &#224; l'original. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Kautsky a lu tel Aufl&#245;sung (analyse) au lieu de Aufjassung (Conception). (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Cette phrase n'existe pas dans l'original. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Dans le texte de Kautsky : sert. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Dans le texte de Kautsky : d'individus isol&#233;s. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] En fran&#231;ais dans le texte. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] En fran&#231;ais dans le texte. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Restitu&#233; d'apr&#232;s l'original. Dans le texte de Kautsky : grade nur kombinierten gesellschaftsformen (pr&#233;cis&#233;ment &#224; des formes de soci&#233;t&#233; complexes seulement) au lieu de : grade einer kombinierten Gesellschaftsform. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] En fran&#231;ais dans le texte. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[12] En fran&#231;ais dans le texte. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[13] Chez Kautsky ; l'ancienne histoire de la religion et des &#201;tats. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[14] Les parenth&#232;ses dans l'original. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[15] Restitu&#233; d'apr&#232;s l'original. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[16] Toute la ponctuation de ce passage, pleine d'erreurs dans le premier d&#233;chiffrage, est r&#233;tablie tel d'apr&#232;s l'original. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[17] Restitu&#233; d'apr&#232;s l'original. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[18] Parenth&#232;ses d'apr&#232;s l'original. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[19] Dans l'original, le mot est sant&#233;. Nous reprenons le mot &#171; mythologie &#187; donn&#233; dans l'&#233;dition de Moscou (1939) et qui nous parait plus satisfaisant que le mot &#171; art &#187; de l'&#233;dition Kautsky. (N. R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[20] Imprimerie du Times. (N. R.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'humanit&#233; se rel&#232;vera, le capitalisme jamais !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Karob, Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#233;ditorial &lt;br class='autobr' /&gt;
L'humanit&#233; se rel&#232;vera, le capitalisme jamais ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs r&#233;volutionnaires, les femmes, les jeunes, les petits paysans p&#234;cheurs artisans commer&#231;ants et auto-entrepreneurs, l'humanit&#233;, le communisme, tous se rel&#232;veront ensemble, mais le capitalisme, lui, ne se rel&#232;vera jamais ! Il a atteint des limites ind&#233;passables, non seulement du point de vue des exploit&#233;s et des opprim&#233;s mais aussi du point de vue de son propre syst&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Y&#233;men, Gaza, Soudan, Mali, Ukraine, Za&#239;re, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory"&gt;16- EDITORIAUX DE &#034;LA VOIX DES TRAVAILLEURS&#034; - &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;Capitalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_17065 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.org/IMG/jpg/maxresdefault-29.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/maxresdefault-29-2e21d.jpg?1782367534' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#233;ditorial&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'humanit&#233; se rel&#232;vera, le capitalisme jamais !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs r&#233;volutionnaires, les femmes, les jeunes, les petits paysans p&#234;cheurs artisans commer&#231;ants et auto-entrepreneurs, l'humanit&#233;, le communisme, tous se rel&#232;veront ensemble, mais le capitalisme, lui, ne se rel&#232;vera jamais ! Il a atteint des limites ind&#233;passables, non seulement du point de vue des exploit&#233;s et des opprim&#233;s mais aussi du point de vue de son propre syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y&#233;men, Gaza, Soudan, Mali, Ukraine, Za&#239;re, Rwanda, Afghanistan, Pakistan, Sahel, Burkina Faso, Syrie, Liban, Cisjordanie, rien que des massacres voulus, approuv&#233;s, organis&#233;s, arm&#233;s par les grandes puissances imp&#233;rialistes ! Et il n'y pas que les guerres et les guerres civiles ! Il y a les dictatures, les fascismes qui s'&#233;tendent partout ! De m&#234;me que les r&#233;voltes et r&#233;volutions s'&#233;tendent partout, en Asie, en Afrique, en Am&#233;rique du sud, en Europe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des pays du monde ont connu des r&#233;voltes et r&#233;volutions depuis 2010, suite &#224; l'effondrement &#233;conomique capitaliste de 2007-2008. La pand&#233;mie covid-19, encore une horreur mondiale due au capitalisme, a partiellement &#233;touff&#233; la r&#233;volte &#224; partir de 2019. Et les politiques dictatoriales soi-disant anti-covid ont fait le reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les horreurs dues aux Etats capitalistes s'aggravent sans cesse, les r&#233;voltes et r&#233;volutions t&#233;moignent des capacit&#233;s de courage, de d&#233;vouement, de solidarit&#233;, de spontan&#233;it&#233;, d'auto-organisation des jeunes, des femmes, des travailleurs des villes et des campagnes, et montrent d'o&#249; viendra l'avenir de l'humanit&#233; : du peuple travailleur r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce caract&#232;re mondial des r&#233;volutions et des contre-r&#233;volutions d&#233;montre que c'est bien les fondements du monde qui sont &#233;branl&#233;s et non tel ou tel r&#233;gime (Moubarak ou Ben Ali), telle ou telle r&#233;gion (monde arabe ou Afrique), tel ou tel gouvernement, telle ou telle situation particuli&#232;re (des femmes, des jeunes, des plus d&#233;munis, etc.), telle ou telle usure du pouvoir, telle ou telle situation politique ou &#233;conomique particuli&#232;re qui sont en cause. Cela touche aussi bien les pays riches que les pays pauvres, les pays occidentaux que orientaux, du nord et du sud, de l'est et de l'ouest, les dictatures que les pr&#233;tendues d&#233;mocraties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle situation mondiale a une cause qui est fondamentalement &#233;conomique (la saturation en capitaux par rapport aux capacit&#233;s limit&#233;es des investissements productifs) et c'est le r&#233;sultat in&#233;vitable de la chute historique, elle aussi mondiale, du syst&#232;me de domination capitaliste (de son mode de production) qui a atteint ses limites et ne peut plus se relancer. En effet, ce qui a caus&#233; la chute mondiale des march&#233;s capitalistes en 2007 et qui continue de saper l'&#233;conomie capitaliste n'est ni une r&#233;cession, ni l'inflation, ni la d&#233;mondialisation de Trump, ni les effondrements des monnaies, ni les bulles boursi&#232;res, ni les probl&#232;mes de l'&#233;nergie, ni la faillite des Etats et des banques centrales, tout cela n'&#233;tant que des cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas pr&#233;dire de quoi l'avenir sera fait (&#224; quel moment, &#224; quel rythme, pour quelle raison occasionnelle, cette chute se produira, avec quel point de d&#233;part, avec quelle cons&#233;quence), mais on peut &#234;tre certains d'une chose : le syst&#232;me &#224; l'agonie nous menace tous de mort, de barbarie, de violences de masse, quelque soit notre pays, notre r&#233;gion, nos situations, nos origines, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est certain aussi, c'est que la cause principale n'est pas ce que l'on nous en dit : crise climatique, crise migratoire, crise &#233;cologique, crise d&#233;mographique, crise pand&#233;mique, crise des d&#233;penses de l'Etat, crise &#233;nerg&#233;tique, crise g&#233;n&#233;rationnelle, crise interethnique, interreligieuse, inter-civilisationnelle, crise est-ouest, crise djihadiste et terroriste, crise des bitcoins, crise de l'IA, crise guerri&#232;re, crise de la mondialisation ou de la financiarisation, crise de la robotisation, etc. La cause n'est m&#234;me pas la mis&#232;re des plus d&#233;munis et le grand &#233;cart entre riches et pauvres, ni la r&#233;volte des peuples. La cause est &#233;cconomique et pourtant, ce n'est m&#234;me pas une crise classique du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme pourrait parfaitement se remettre de n'importe laquelle des crises que nous venons de citer et m&#234;me de toutes mais pas du probl&#232;me crucial et fondamental qui le mine depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000 : la saturation compl&#232;te de l'accumulation des capitaux. La quantit&#233; mondiale du capital a augment&#233; de mani&#232;re folle toutes les derni&#232;res d&#233;cennies et on pourrait se dire que c'est un grand succ&#232;s pour le grand capital. Seulement c'est un succ&#232;s qui d&#233;passe ses capacit&#233;s&#8230; O&#249; placer tous ces capitaux ? Dans la sph&#232;re des investissements productifs s'investit une part sans cesse plus faible du capital total qui peut s'investir. Du coup, il devient vital que les Etats et les banques centrales comme les particuliers d&#233;tenteurs de capitaux inventent des investissements non productifs nouveaux et en quantit&#233;. En s'aidant des sp&#233;culations, des dettes publiques et priv&#233;es, des bitcoins, de l'intelligence artificielle et autres, on peut sans cesse cr&#233;er des faux investissements et qui rapportent vraiment de l'argent. Mais toutes ces m&#233;thodes artificielles pour offrir des profits aux capitaux ont un d&#233;faut majeur : elles accroissent follement la masse des capitaux qui ne se tournent pas vers l'investissement productif et la part de ces capitaux dans le capital total grandit sans cesse, contribuant &#224; serrer le n&#339;ud qui &#233;touffe le syst&#232;me capitaliste. Car la sp&#233;culation permet &#224; un capitaliste de s'enrichir mais pas au syst&#232;me tout entier de s'enrichir. La richesse du capitalisme est toujours fondamentalement provenue de l'exploitation du travail humain (la plus-value accroissant le capital par son r&#233;investissemnt productif), m&#234;me si les capitalistes ont toujours entretenu l'illusion que ce seraient eux, le Capital et non le Travail, qui cr&#233;eraient de la richesse. Or ce syst&#232;me n'a jamais &#233;t&#233; capable de vivre sans accroitre sans cesse le capital. Seules de br&#232;ves chutes des profits (les crises capitalistes) &#233;taient tol&#233;rables et la destruction de capital qu'elles engendraient &#233;tait compens&#233;e par le fait que ces crises &#233;puraient le capitalisme de ses canards boiteux, lui permettant de repartir de plus belle. Dans la situation actuelle, une telle crise n'est plus tol&#233;rable pour le capitalisme car il la juge &#171; syst&#233;mique &#187;, ce qui signifie qu'une simple crise de r&#233;gulation menacerait de mort le syst&#232;me tout en entier !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons pas emp&#234;cher le capitalisme de s'effondrer n'en d&#233;plaise &#224; tous les fans des &#171; solutions &#187; r&#233;formistes. Nous ne pouvons que nous saisir de la situation et tenter de transformer chaque faiblesse du syst&#232;me en armes des prol&#233;taires r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, nous n'avons ni &#224; rire ni &#224; pleurer sur la fin du capitalisme. C'est lui-m&#234;me qui est la cause de cette autodestruction et qui annonce sa mort en sonnant le glas par maints sympt&#244;mes plus atroces les uns que les autres. Aucune raison de regretter le vieux syst&#232;me d'exploitation et d'oppression, mais pas de raiosn de se r&#233;jouir non plus car rien n'est r&#233;gl&#233; et seule l'intervention directe du prol&#233;tairat r&#233;volutionnaire peut nous permettre de tourner la page de l'Histoire de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et plus les classes poss&#233;dantes se convainquent que leur avenir est bouch&#233;, plus ils manipulent le racisme, le machisme, le fascisme, toutes les haines, toutes les peurs, toutes les divisions, tous les fantasmes, toutes les inepties, tous les app&#233;tits sales, horribles, toutes les brutes galonn&#233;es sanguinaires, tous les meutriers, tous les terroristes du monde entier. La barbarie ne meurt pas en m&#234;me temps que le capitalisme, elle s'accroit jusqu'au triomphe de la r&#233;volution sociale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;voltes et r&#233;volutions ont agi dans le sens diam&#233;tralement oppos&#233; &#224; cette mont&#233;e de la barbarie dans les actes et dans les esprits. L&#224; o&#249; les peuples sont le plus durement divis&#233;s en ethnies, en clans, en couleurs de peaux, en origines diveres, en religions, en r&#233;gions, entre nationaux et migrants, entre hommes et femmes, entre riches et pauvres, ces mouvements de masse ont justement mis en avant tous les opprim&#233;s et tous les exploit&#233;s, tous unis, reniant souvent le poids oppressif de tout un vieux pass&#233; (les femmes en t&#234;te en Iran comme en Tunisie, en Alg&#233;rie, en Egypte ou au Soudan, les ethnies et clans balay&#233;s au Liban, par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les Etats, ces pouvoirs du grand capital, sont plus pr&#233;sents que jamais, disent les sceptiques en ce qui concerne la mort du capitalisme. Oui, mais le syst&#232;me ne peut se contenter des aides &#233;tatiques pour survivre. Son fonctionnement &#233;conomique est bien plus important. Plus il fait appel au soutien des Etats et des banques centrales plus sa chute s'aggrave car la part des capitaux non issus du secteur productif grandit d'autant plus et la plus-value n'est plus &#224; la base du profit. Un capitaliste individuel se moque d'o&#249; vient l'argent pourvu qu'il remplisse sans cesse davantage les coffres mais le syst&#232;me tout entier ne peut pas s'en moquer ! Et le capitalisme accumule des capitaux sans accroitre la richesse r&#233;elle. Le gouffre grandit qui s&#233;pare la richesse fictive de la richesse r&#233;elle. Au point que ce gouffre fait peur aux classes dirigeantes elles-m&#234;mes et les pousse dans les voies folles de la marche &#224; la guerre mondiale, au fascisme mondial, &#224; la dictature et aux massacres de masse mean&#231;ant toute l'humanit&#233;&#8230; Tout cela vaut mieux aux yeux des classes poss&#233;dantes que les risques mortels de la r&#233;volution sociale renversant d&#233;finitivement le pouvoir &#233;conomique et politique de la classe capitaliste !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour le peuple travailleur, la r&#233;volution socialiste demandera de grands efforts mais elle nous coutera moins cher que les souffrances que les classes dirigeantes nous pr&#233;parent !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La crise du capitalisme et les perspectives pour les r&#233;volutionnaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1135&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1135&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me capitaliste a-t-il d&#233;j&#224; chut&#233; de lui-m&#234;me ou ne pourra-t-il chuter que par la r&#233;volution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation actuelle du capitalisme, est-ce une crise classique ou quoi d'autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1794&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1794&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de vue de l'&#233;conomiste Fran&#231;ois Chesnais sur la fin du capitalisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crise grave, crise syst&#233;mique ou bout du monde pour le capitalisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Capitalisme : de la construction &#224; la destruction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5939&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5939&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humanit&#233; est frapp&#233;e mortellement mais c'est le grand capital qui est en soins palliatifs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6106&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6106&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment nous allons vivre l'effondrement du capitalisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#233;ories de l'effondrement capitaliste, adeptes et d&#233;tracteurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7441&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7441&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme &#224; l'agonie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme meurt d'avoir... trop bien r&#233;ussi &#224; accumuler du capital&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agir contre ses propres principes en s'autod&#233;truisant, personne n'imagine le capitalisme faire cela et pourtant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7556&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7556&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crise ou mort du capitalisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les gouvernants en sont r&#233;duits &#224; la seule violence directe, c'est que la dynamique capitaliste est morte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6174&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6174&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel avenir pour le capitalisme ? ou quand la bourgeoisie mondiale serre les fesses&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4084&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4084&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la dynamique du capitalisme se heurte &#224; ses propres limites : son succ&#232;s lui-m&#234;me &#233;touffe dans les limites de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crises &#171; classiques &#187; ne sont plus possibles pour le syst&#232;me (trop dangereuses) et pourtant elles permettaient de le r&#233;guler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de cavalerie financi&#232;re &#224; la Madoff, une survie illusoire d'un capitalisme mondial en bout de course&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4561&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4561&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Capitalisme : chronique d'une mort annonc&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4686&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4686&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme est-il mort ou vivant ? - Sur quels crit&#232;res se fonder ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme d&#233;liquescent et sous perfusion, plus antisocial et sanglant que jamais, est encore plus incompatible avec la libert&#233; des femmes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si l'humanit&#233; changeait... de mode de production&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8434&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8434&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand capital a encore peur... du communisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7912&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7912&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel avenir : la barbarie de masse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7694&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7694&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; ou l'humanit&#233; maitresse d'elle-m&#234;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi Lutte Ouvri&#232;re ment en intitulant son meeting du 27 septembre d'Arthaud-Mercier : &#171; Aux travailleurs de diriger la soci&#233;t&#233; &#187;&#8230;</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article9338</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article9338</guid>
		<dc:date>2025-11-06T23:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre War</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Parti r&#233;volutionnaire - Revolutionnary party</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Gilets jaunes, Auto-organisation, Comit&#233;s, Conseils ouvriers, Coordinations, Assembl&#233;es interprofessionnelles, Soviet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi Lutte Ouvri&#232;re ment en intitulant son meeting du 27 septembre d'Arthaud-Mercier : &#171; Aux travailleurs de diriger la soci&#233;t&#233; &#187;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici le discours de Nathalie Arthaud, dirigeante de Lutte Ouvri&#232;re, que nous allons commenter et d&#233;monter point par point dans la suite : &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.lutte-ouvriere.org/portail/brochures/meeting-27-septembre-2025-discours-nathalie-arthaud-187347.html &lt;br class='autobr' /&gt;
Disons tout de suite que nous sommes tout &#224; fait pour que la classe ouvri&#232;re gouverne toute la soci&#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique113" rel="directory"&gt;12 - QUOI DE NEUF DANS LES ORGANISATIONS REVOLUTIONNAIRES - WHAT'S NEW UPON REVOLUTIONNARY ORGANISATIONS&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot48" rel="tag"&gt;Guerre War&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot173" rel="tag"&gt;Parti r&#233;volutionnaire - Revolutionnary party&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;Capitalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;Gilets jaunes, Auto-organisation, Comit&#233;s, Conseils ouvriers, Coordinations, Assembl&#233;es interprofessionnelles, Soviet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi Lutte Ouvri&#232;re ment en intitulant son meeting du 27 septembre d'Arthaud-Mercier : &#171; Aux travailleurs de diriger la soci&#233;t&#233; &#187;&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voici le discours de Nathalie Arthaud, dirigeante de Lutte Ouvri&#232;re, que nous allons commenter et d&#233;monter point par point dans la suite :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lutte-ouvriere.org/portail/brochures/meeting-27-septembre-2025-discours-nathalie-arthaud-187347.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lutte-ouvriere.org/portail/brochures/meeting-27-septembre-2025-discours-nathalie-arthaud-187347.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons tout de suite que nous sommes tout &#224; fait pour que la classe ouvri&#232;re gouverne toute la soci&#233;t&#233; et l'avons affirm&#233; maintes fois de mani&#232;re publique, en paroles et en actes, mais que nous ne croyons pas du tout que l'organisation opportuniste de fausse extr&#234;me gauche Lutte ouvri&#232;re soit r&#233;ellement favorable &#224; cette perspective ni qu'elle dise un seul mot r&#233;ellement dans ce sens et moins encore fasse le moindre geste pour cela&#8230; C'est ce que nous allons tenter de d&#233;montrer une fois de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur chaque point, nous allons montrer que chaque affirmation qui pourrait apparaitre juste ne l'est pas parce qu'il y manque l'essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce premier point, le titre de la conf&#233;rence, et le pont crucial du pouvoir aux travailleurs, on ne trouvera dans le texte du meeting de Arthaud aucune qualification d'un quelconque type de pouvoir aux travailleurs, ni m&#234;me aucun parall&#232;le avec d'autres prises de pouvoir des travailleurs dans le pass&#233;, la Commune de Paris de 1871 ou la r&#233;volution russse ou d'autres r&#233;volutions prol&#233;tariennes. On ne trouvera ni le mot r&#233;publique des conseils ouvriers, ni pouvoir des comit&#233;s du peuple travailleur, ni dictature des soviets, ni auto-organisation r&#233;volutionnaire des travailleurs, ni assembl&#233;es souveraines et d&#233;cisionnelles du peuple travailleur. Tout cela n'est pas dans ce discours et n'est pas non plus dans aucun texte ou discours de la m&#234;me organisation. Ce n'est pas dans leur programme. Ce ne peut pas &#234;tre dans leurs r&#233;alisations politiques de demain car ce n'est pas dans leurs g&#232;nes d'aujourd'hui&#8230; Le seul but de Lutte Ouvri&#232;re qui a, formellement, un rapport avec une construction actuelle en rapport avec la pr&#233;paration en vue d'un demain r&#233;volutionnaire, c'est la construction d'un parti r&#233;volutionnaire, ou du moins qui se dit tel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment distinguer un parti r&#233;volutionnaire d'un qui ne le serait que mensong&#232;rement ? Par le fait qu'il milite ou pas pour le pouvoir de soviets r&#233;volutionnaires ! LO non seulement ne milite pas pour des soviets de travailleurs mais n'en parle m&#234;me pas, ne rappelle m&#234;me pas de mani&#232;re historique en relation &#224; la situation actuelle que c'est cela la voie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez le texte. Cherchez-y les mots &#171; soviets &#187;, &#171; comit&#233;s &#187;, &#171; conseils &#187;, &#171; dictature du prol&#233;tariat &#187;, &#171; auto-organisation &#187;, &#171; commune &#187; et on en passe. Rien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cherchez un mot de description du futur gouvernement des travailleurs ? Qu'est-ce qu'il sera ? Comment il sera ? Sur qui il se fondera ? Quelle forme il prendra ? Comment il s'imposera ? Comment il se d&#233;fendra contre la classe capitaliste ? Rien ! Rien de rien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas un mot, pas une phrase, pas un paragraphe, pas une allusion !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LO ne se lie pas les mains (elle ne s'engage &#224; rien) par des d&#233;clarations ou des programmes par trop r&#233;ellement r&#233;volutionnaires. On ne risque pas de la critiquer de d&#233;velopper un programme r&#233;volutionnaire ni m&#234;me d'y faire allusion&#8230; Qui pourrait le critiquer de faire cela ? La gauche syndicale &#224; laquelle elle appartient, la gauche politique, la bourgeoisie et son Etat qui lui permettent de se pr&#233;senter aux &#233;lections, qui lui permettent de passer dans la presse, qui lui permettent d'occuper des positions dirigeantes ou pas dans les appareils syndicaux, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre point, lorsqu'on explique que la situation politique, &#233;conomique et sociale am&#232;ne &#224; penser que les travailleurs vont devoir prendre le pouvoir, vont devoir supprimer le capitalisme, c'est que le syst&#232;me est &#224; bout de souffle, n'a plus d'avenir, est dans le gouffre. Trouve-t-on dans le texte les termes et les explications d'une &#171; situation r&#233;volutionnaire &#187;, d'une &#171; p&#233;riode pr&#233;-r&#233;volutionnaire &#187; ? Absolument pas ! LO ne croit pas du tout que la situation est r&#233;volutionnaire, ni pr&#233;-r&#233;volutionnaire et ne l'affirme absolument pas. La r&#233;f&#233;rence &#224; la n&#233;cessit&#233;, un jour, dans un an ou un si&#232;cle ou plusieurs si&#232;cles, de faire la r&#233;volution pour renverser le pouvoir capitaliste est hors actualit&#233;, du fait moins aux yeux des dirigeants de LO. Du coup, toutes les analyses de la situation actuelle ne visent absolument pas &#224; d&#233;montrer que le capitalisme doit &#234;tre renvers&#233; de mani&#232;re plus urgente qu'il y a dix ans ou dans dix si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arthaud d&#233;marre en disant qu'elle ne va pas perdre de temps &#224; discuter des difficult&#233;s du Premier ministre. Elle ne discute pas davantage des &#171; difficult&#233;s &#187; du pr&#233;c&#233;dent qui l'avaient amen&#233; &#224; d&#233;missionner. Pourtant, la suspension de la r&#233;forme des retraites alors que les actions de la gauche syndicale et politique n'avaient jamais amen&#233; une telle suspension, la d&#233;mission de Bayrou, et bien d'autres affolements des capitalistes ont montr&#233; que les classes dirigeantes ont &#233;t&#233; affol&#233;es &#224; l'id&#233;e de la mont&#233;e &#224; partir de septembre d'un mouvement issu de la base, non d&#233;pendant des partis et syndicats de gauche et non musel&#233; par eux, un mouvement qui aurait &#233;t&#233; du type des Gilets jaunes et qui avait la sympathie de l'ensemble des milieux populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours d'Arthaud analyse-t-il ce fait d&#233;terminant pour les luttes de classes en France et surtout dans la perspective de la r&#233;volution sociale que LO pr&#233;tend repr&#233;senter politiquement ? Absolument pas ! Pas un mot sur la tentative d'un mouvement issu de la base, d'un mouvement auto-organis&#233;, se dirigeant lui-m&#234;me, contestant le fondement m&#234;me de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment LO analyse la situation de crise sp&#233;cifique que tout le monde constate actuellement en France ? Eh bien, pour LO, il n'y a absolument pas de crise particuli&#232;rement aig&#252;e mais seulement le r&#233;sultat classique des classiques du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passe-t-il actuellement dans l'&#233;conomie fran&#231;aise ? Eh bien, il se passe que &#171; dans cette soci&#233;t&#233;, il n'y a pas de riches sans pauvres ! Les riches capitalistes ne prosp&#232;rent qu'en produisant plus d'exploit&#233;s et plus de pr&#233;carit&#233;. Pour que les capitalistes concentrent entre leurs mains des centaines de millions et des milliards, il faut des millions de travailleurs qui triment pay&#233;s au lance pierre. &#187; Pas de situation particuli&#232;rement critique donc !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou encore, on lit dans cette analyse de la situation que : &#171; le profit, la plus-value, est accumul&#233;e entre les mains de la classe capitaliste, et transform&#233;e en capitaux, c'est-&#224;-dire en nouveaux moyens d'exploiter d'autres travailleurs, leurs enfants, et ainsi de suite&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manque de chance, c'est justement ce que le capitalisme ne parvient plus &#224; faire et qui a aentrain&#233; l'effondrement de 2007-2008, &#233;tant donn&#233; que la fraction du capital qui n'exploite plus du travail humain est de plus en plus grande et ne peut plus r&#233;aliser de la plus-value extraite du travail humain. En effet, nous sommes dans une situation dite de suraccumulation du capital, ce qui signifie que le capital accumul&#233; est trop grand par rapport aux possibilit&#233;s d'investir de mani&#232;re rentable dans la production. Le capitalisme a trop bien r&#233;ussi au point qu'il ne peut plus continuer &#224; se maintenir en place. Ce n'est pas LO qui le dira. LO veut seulement dire que le capitalisme sera un jour d&#233;pass&#233; et pas qu'il est d&#233;j&#224; fini, mort comme syst&#232;me rentable et dynamique, et que la r&#233;volution est d'ores et d&#233;j&#224; &#224; l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tout cela ne se trouve dans l'analyse de la situation du capitalisme selon LO :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La crise &#233;conomique n'est pas le fruit d'une politique trop lib&#233;rale, elle est dans l'ADN du capitalisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand la production est laiss&#233;e &#224; l'initiative de milliers d'entreprises priv&#233;es qui se font concurrence, comment &#233;viter la surproduction ou &#224; l'inverse la sous-production ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand le seul but est la course aux profits, comment emp&#234;cher que les capitaux se concentrent dans les secteurs les plus rentables au d&#233;triment des autres ? Les crises sont les respirations naturelles et monstrueuses du capitalisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et depuis les ann&#233;es 1970 et les deux krachs p&#233;troliers, la crise est le mode d'existence du capitalisme car les forces productives ont tr&#232;s largement d&#233;pass&#233; les capacit&#233;s d'absorption du march&#233; solvable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tant que les march&#233;s n'&#233;taient pas satur&#233;s et que de nouveaux rempla&#231;aient les anciens, tant que la reconstruction de l'apr&#232;s Seconde Guerre mondiale n'&#233;tait pas achev&#233;e, la guerre commerciale n'avait pas la m&#234;me intensit&#233;. D&#233;sormais c'est l'embouteillage, ce qui exacerbe la guerre &#233;conomique entre les multinationales et en fait, pour elles, une question de vie ou de mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette crise &#233;conomique se double d'une autre menace : celle de la crise financi&#232;re. Comme des milliards de capitaux ne trouvent pas &#224; s'investir de fa&#231;on rentable dans la production de biens mat&#233;riels et de services, ils s'investissent dans la finance. D'o&#249; une financiarisation croissante de l'&#233;conomie, et des mouvements de sp&#233;culation d&#233;mesur&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est marginalement que LO constate &#171; une financiarisation &#187;, &#171; des capitaux qui ne trouvent pas &#224; s'investir &#187;. En effet, LO &#233;crit que la crise &#233;conomique se double d'une&#8230; menace. Or, la menace est plus que r&#233;alis&#233;e, elle a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e en 2007. Elle n'a fait qu'augmenter depuis. Cela fait que le syst&#232;me est d&#233;j&#224; mort et que LO dit qu'il est en plus&#8230; menac&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, quand on ne pense pas que le capitalisme ne parvient plus du tout &#224; fonctionner, on ne pense pas non plus que la r&#233;volution sociale soit&#8230; &#224; l'ordre du jour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, LO se contente de regrouper des gens qui admettent l'id&#233;e qu'un jour (dans une p&#233;riode absolument impr&#233;dictible et pas forc&#233;ment proche) il faudra une r&#233;volution communiste et pas qui pensent qu'il la faut maintenant&#8230; Et donc pas des gens qu'ils pensent qu'il faut agir tout de suite en fonction de cette perspective. Du coup, les soviets ne sont absolument pas &#224; l'ordre du jour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que tout est pr&#234;t &#224; exploser dans le monde capitaliste, pour LO ? Oui, mais pas plus hier qu'aujourd'hui ni que demain car la raison que LO trouve de ce &#171; risque &#187; est sans &#233;poque, de toujours : &#171; Nous dormons sur un volcan parce que l'&#233;conomie capitaliste est par nature sp&#233;culative. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie capitaliste serait ainsi depuis toujours de nature sp&#233;culative ? C'est absolument faux ! La fraction du capital qui se consacre &#224; la sp&#233;culation est infiniment plus importante depuis 2007 que jamais dans toute l'histoire du capitalisme. La &#171; nature &#187; du capitalisme n'&#233;tait absolument pas sp&#233;culative mais investisseuse dans la production et LO lui-m&#234;me l'affirmait deux lignes plus haut ! Tout cet embrouillamini de fausse analyse de la situation du capitalisme pour cacher que LO ne veut pas voir que le capitalisme n'a plus d'avenir, non pas un jour mais tout de suite !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LO passe alors &#224; un domaine o&#249; elle se croit plus &#224; l'aise : d&#233;noncer la marche &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien de la d&#233;noncer mais encore faut-il la comprendre. Pourquoi les capitalistes se jetteraient-ils dans une boucherie g&#233;n&#233;ralis&#233;e qui d&#233;truirait une grande partie de la plan&#232;te si le syst&#232;me capitaliste n'est pas imm&#233;diatement menac&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, LO &#233;crit que la plan&#232;te est menac&#233;e directement et rapidement par une guerre mondiale. Quelles cons&#233;quences politiques et sociales imm&#233;diates en d&#233;coulent ? Quelles t&#226;che LO attribue-t-elle aux militants r&#233;volutionnaires, dans les entreprises, dans les quartiers, dans les syndicats, dans la jeunesse, parmi les femmes, etc ? Pas un mot l&#224;-dessus ! Faut-il appeler les soldats &#224; refuser d'ob&#233;ir, &#224; rompre avec leur hi&#233;rarchie belliciste, &#224; s'organiser en comit&#233;s aux c&#244;t&#233;s de comit&#233;s de travailleurs eux-m&#234;mes organis&#233;s contre la guerre ? Pas un mot l&#224;-dessus ! Faut-il des prises de positions dans les syndicats et une organisation de fractions anti-guerre imp&#233;rialiste dirig&#233;e par les militants r&#233;volutionnaires ? Pas un mot l&#224;-dessus ! Est-ce que LO d&#233;veloppe la perspective l&#233;niniste consistant &#224; pr&#244;ner la d&#233;faite de l'arm&#233;e imp&#233;rialiste de son propre pays, ou d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire ? Ni le mot ni l'objectif r&#233;volutionnaire de dissolution, de d&#233;moralisation, de destruction des arm&#233;es imp&#233;rialistes par le peuple travailleur auto-organis&#233; appelant les soldats &#224; faire de m&#234;me ne sont dans le texte du meeting de Lutte Ouvri&#232;re, ni dans aucun autre texte de cette organisation ! C'est pourtant une constante pour les dirigeants communistes r&#233;volutionnaires, notamment L&#233;nine, Trotsky et Rosa Luxemburg. Comment peut-on &#233;crire que la guerre mondiale est une perspective proche, se dire r&#233;volutionnaire et ne pas proposer aux travailleurs la lutte r&#233;volutionnaire pour dissoudre les arm&#233;es imp&#233;rialistes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LO se contente d'ironniser sur ces messieurs-dames qui pr&#233;parent la guerre, alors qu'il s'agit de pr&#233;parer le prol&#233;tariat &#224; la riposte ! Pas un mot sur le fait que le prol&#233;tariat est capable lui-m&#234;me d'entrer en guerre contre son imp&#233;rialisme, qu'il peut s'armer, qu'il peu former des milices ouvri&#232;res, qu'il peut mener une propagande anti-militariste dans les rangs de l'arm&#233;e, etc. Rien !&lt;br class='autobr' /&gt;
LO dit juste : &#171; ne nous laissons pas embrigader &#187;. Ou encore elle &#233;crit : &#171; Les imp&#233;rialistes sont les grandes puissances occidentales, &#224; commencer par les &#201;tats-Unis. &#187; Tiens, tiens ! Une organisation de France qui ne commence pas par d&#233;noncer son propre imp&#233;rialisme, alors que L&#233;nine affirmait que tel &#233;tait le devoir de tout groupe r&#233;volutionnaire, aussi petit soit-il, d'un pays imp&#233;rialiste au bord de la guerre imp&#233;rialiste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dit LO sur l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais ? &#171; Grande-Bretagne et France se sont partag&#233; les d&#233;pouilles de l'empire Ottoman, apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
La France a mis la main sur la Syrie dont elle a d&#233;tach&#233; une partie, le Liban, pour mieux contr&#244;ler son port, son commerce et ses banques. La Grande Bretagne a mis le grappin sur la Palestine, la Jordanie et l'actuel Irak. &#187; Oulala ! Il lui faut remonter &#224; la premi&#232;re guerre mondiale pour illustrer les m&#233;faits de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait plus judicieux de rappeler comment la France intervient militairement dans le monde, au point que tous les peuples de l'Afrique ne veulent plus de l'arm&#233;e fran&#231;aise, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait judicieux de rappeler que l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais vient de soutenir le dictateur malgache contre son peuple, sans succ&#232;s ! Mais LO n'a pas appel&#233; les travailleurs fran&#231;ais &#224; se solidariser du peuple malgache en r&#233;volte contre l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais, et ne le fait pas davantage maintenant que ce dictateur est tomb&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais est intervenu pour soutenir toutes les dictatures contre toutes les r&#233;voltes et r&#233;volutions, notamment celles qui ont &#233;clat&#233; lors des &#171; printemps &#187;. L&#224; non plus aucun appel des militants de LO, notamment dans les syndicats o&#249; cette organisation milite, pour combattre les men&#233;es contre-r&#233;volutionnaires de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le passage du discours d'Arthaud o&#249; il est fait allusion aux r&#233;voltes en question, il n'est jamais dit que le prol&#233;tariat du pays imp&#233;rialiste doit absolument se solidariser avec la r&#233;volte, combattre les vis&#233;es et les men&#233;es de son propre imp&#233;rialisme, le discr&#233;diter aupr&#232;s du peuple du pays imp&#233;rialiste, d&#233;moraliser l'arm&#233;e, etc&#8230; Rien d'une politique r&#233;volutionnaire en pays imp&#233;rialiste en somme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si LO fait allusion &#224; la responsabilit&#233; de l'imp&#233;rialisme dans des guerres r&#233;centes, c'est pour discuter de la responsabilit&#233; d'un Sarkozy, pas de celle du prol&#233;tariat fran&#231;ais, pas de celle des r&#233;volutionnaires de France ! Et pas de la perspective r&#233;volutionnaire de d&#233;moralisation de l'arm&#233;e, de destruction de l'appareil militaire et policier de l'imp&#233;rialisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas plus que LO ne parle, dans le passage o&#249; cette organisation fait une petite allusion &#224; la vague internationale des r&#233;voltes (juste en citant Madagascar et le N&#233;pal), de la n&#233;cessit&#233; d'une politique r&#233;volutionnaire dans ces pays, notamment de l'armement du prol&#233;tariat. Cet objectif de base sans lequel toute d&#233;nonciation de la guerre imp&#233;rialiste n'est qu'un mot pacifiste et creux, est absolument absent de la propagande de Lutte ouvri&#232;re et pas seulement dans ce meeting.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si LO d&#233;nonce l'imp&#233;rialisme, c'est pour dire qu'&#171; il n'y a pas un signe &#233;gal &#224; mettre entre l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain et la Russie et la Chine &#187; que LO ne traite pas ces deux derniers pays d'imp&#233;rialismes ! Alors que l'imp&#233;rialisme mondial se s&#233;pare en deux blocs et que toute la politique r&#233;volutionnaire de L&#233;nine consistait justement &#224; mettre un signe &#233;gal entre tous les blocs imp&#233;rialistes ! LO &#233;crit : &#171; La Russie et la Chine ont les moyens de r&#233;sister aux pressions de l'imp&#233;rialisme occidental, mais cela n'en fait pas encore des puissances imp&#233;rialistes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, voil&#224;, LO a d&#233;couvert des grands pays capitalistes d&#233;velopp&#233;s qui, dans l'&#233;tat actuel du capitalisme arriv&#233; &#224; son stade supr&#234;me comme le disait L&#233;nine, rompent cependant avec la loi de L&#233;nine en n'&#233;tant pas imp&#233;rialistes ! Quand LO fait dans l'originalit&#233; th&#233;orique par rapport avec ses glorieux pr&#233;d&#233;cesseurs r&#233;volutionnaires, ce n'est justement pas glorieux du tout !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de nous expliquer aussi que l'Union europ&#233;enne n'est pas imp&#233;rialiste puisqu'elle s'est couch&#233;e sans combat face &#224; Trump dans la guerre commerciale et douani&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule phrase exacte de tout ce passage sur la guerre imp&#233;rialiste qui vient est : &#171; Seul le renversement du pouvoir de la bourgeoisie et la domination de l'imp&#233;rialisme sur le monde peut &#233;carter la menace de la guerre mondiale et assurer des relations fraternelles entre les peuples. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais m&#234;me la caract&#233;risation de la guerre mondiale qui vient est fausse : LO la traite de guerre imp&#233;rialiste parce qu'elle implique l'imp&#233;rialisme des USA et pas de guerre inter-imp&#233;rialiste comme si Russie et Chine ne constituaient pas un bloc qui essaie lui aussi de dominer le monde ! Comme si ce deuxi&#232;me bloc ne mena&#231;ait pas la domination du dollar, comme si ce deuxi&#232;me bloc ne s'implantait pas dans les pays o&#249; les imp&#233;rialismes occidentaux sont discr&#233;dit&#233;s, notamment en Afrique ! Comme si le pacifisme que LO pr&#234;te &#224; la Chine notamment mais m&#234;me &#224; la Russie ne cachait pas des perspectives guerri&#232;res &#233;normes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me lorsque LO fait allusion &#224; Isra&#235;l et &#224; la Palestine, ce n'est nullement pour d&#233;velopper une politique anti-imp&#233;rialiste. Ainsi, pas un mot pour dire que l'imp&#233;rialisme a continuer tout au long du massacre de Gaza &#224; armer N&#233;tanyahou ! Pas un mot pour dire qu'il fallait une propagande dans les entreprises, dans les syndicats pour bloquer les armes en direction d'Isra&#235;l ! Jamais LO ne souligne la responsabilit&#233; du peuple travailleur de France dans la lutte contre son propre imp&#233;rialisme. Cette organisation l&#224; encore se contente de propos vague et sans cons&#233;quence, qui ne la mouillent pas par rapport aux appareils syndicaux o&#249; elle milite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pas un mot dans ce meeting pour d&#233;noncer les propos guerriers et bellicistes des syndicats, en faveur de l'Ukraine notamment et particuli&#232;rement ceux du syndicat SUD o&#249; militent Mercier et de nombreux militants de LO !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LO parle juste de &#171; solidarit&#233; &#224; l'&#233;gard des Palestiniens &#187; sans dire un mot de plus sur en quoi consiste cette solidarit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LO entre alors dans un grand d&#233;veloppement moraliste contre le nationalisme en g&#233;n&#233;ral. L&#224; encore, s&#233;paration totale avec la politique de L&#233;nine et des r&#233;volutionnaires communistes du pass&#233; qui &#233;tablissaient une s&#233;paration entre les pays imp&#233;rialistes et les autres, d&#233;non&#231;ant le nationalisme des grandes puissances, pas celui des petits peuples opprim&#233;s. L&#233;nine a m&#234;me men&#233; toute une politique montrant qu'en prenant la t&#234;te des petits peuples opprim&#233;s sur la plan national, le prol&#233;tariat pouvait devenir une force consid&#233;rable capable de battre les arm&#233;es imp&#233;rialistes car sa propagande dissolvait les liens entre l'imp&#233;rialisme et sa propre arm&#233;e. Rien de tout cela bien entendu dans le discours de LO sur le nationalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LO, dans ce passage, parle juste de d&#233;noncer, pas de combattre. Tout le temps, LO affirme &#171; il faut d&#233;noncer ces politiques comme le produit du capitalisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d&#233;noncer le capitalisme et l'imp&#233;rialisme ne nous indique pas la voie pour les renverser. M&#234;me le fait de dire qu'un jour il faudra faire la r&#233;volution pour le renverser n'est pas une indication suffisante. Qu'est-ce que cela change dans notre politique d'aujourd'hui, dans les luttes, dans les mouvements, dans les manifestations, dans les syndicats ? Pas un mot de r&#233;ponse &#224; part : &#171; d&#233;noncer le capitalisme qui est responsable tout &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un seul passage est juste : &#171; Il n'y a qu'une seule politique &#224; mener face &#224; la guerre, la seule qui a march&#233; lors de la Premi&#232;re Guerre, parce qu'elle a arr&#234;t&#233; la guerre, c'est la politique du parti Bolchevik, de L&#233;nine et des r&#233;volutionnaires qui ont pr&#233;par&#233; les esprits pour que le ouvriers et les paysans retournent leurs armes contre leurs propres g&#233;n&#233;raux et qu'ils se lancent &#224; la conqu&#234;te du pouvoir. &#187; On croirait que cela allait &#234;tre le d&#233;but d'un d&#233;veloppement sur comment LO entend mener actuellement la m&#234;me politique. Eh bien pas tout. C'est juste le petit coup de chapeau qui a pour but de grandir LO et de faire passer cette organisation comme tr&#232;s r&#233;volutionnaire aupr&#232;s du bon public ! Ensuite, plus rien l&#224;-dessus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LO passe direct &#224; une autre d&#233;nonciation moraliste, celle du racisme. Comme si la guerre imp&#233;rialiste, tout comme le nationalisme et le racisme, &#233;tait un d&#233;faut moral de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Arthaud de monter le ton : &#171; Ce nationalisme, il faut le combattre, autant si ce n'est plus que le racisme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais rappelez-vous, pour LO, combattre c'est juste d&#233;noncer moralement et verbalement, sans d&#233;masquer les racines r&#233;elles, sans proposer des perspectives politiques r&#233;elles, sans un v&#233;ritable programme r&#233;volutionnaire en somme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; LO passe aux r&#233;voltes qui &#233;clatent un peu partout dans le monde. Est-ce pour expliquer quelle politique les trompe et quelle politique les ferait r&#233;ussir ? Qu'est-ce qui a manqu&#233; au peuple &#233;gyptien, au peuple tunisien, au peuple marocain, au peuple alg&#233;rien, au peuple y&#233;m&#233;nite, au peuple haitien, au peuple albanais, pour ne citer que les premi&#232;re r&#233;voltes et r&#233;volutions des printemps ? Ce n'est pas dans le meeting de LO que vous trouverez une tentative de r&#233;ponse. LO ne cherche rien de tout cela. Vous ne le trouverez pas plus dans ce meeting que dans les autres textes de LO portant sur ces r&#233;voltes. Juste une seule r&#233;p&#233;tition : seule la r&#233;volution, seule la classe ouvri&#232;re peuvent renverser l'ordre social. Comment y parvenir ? Pas un mot ! En quoi cela consisterait dans ces pays ? Rien ! En quoi cela consiste pr&#233;cis&#233;ment en France aujourd'hui ? Rien &#224; part le mot d'ordre &#171; d&#233;velopper la conscience de classe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que marcher comme des petits soldats derri&#232;re les dirigeants syndicaux pro-imp&#233;rialistes, d&#233;mobilisateurs et r&#233;formistes, comme le fait syst&#233;matiquement LO, c'est d&#233;velopper la conscience de classe, ce n'est pas LO qui nous le dira ! Notamment dans la lutte des retraites en France, LO n'a pas lev&#233; le petit doigt pour &#233;lever la conscience de classe. Dans le mouvement de septembre dernier, LO n'a pas lev&#233; le petit doigt pour &#233;lever la conscience de classe, pas plus que lors du mouvement des Gilets jaunes o&#249; LO proclamait ne pas porter le gilet jaune, se d&#233;solidarisant de la r&#233;volte sociale pour rester en phase avec l'appareil syndical contre-r&#233;volutionnaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A propos du N&#233;pal et du Bangladesh, LO affirme : &#171; Dans ces deux pays, ce qui a manqu&#233; aux insurg&#233;s, ce n'est pas le courage, c'est la conscience de savoir qui sont leurs v&#233;ritables ennemis et qui sont leurs faux amis. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pas un mot sur comment distinguer ces faux amis r&#233;formistes et opportunistes ! Comment le fait LO en France ? Montrez-nous ! Pas un mot dans le texte sur les faux amis syndicaux fran&#231;ais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui nous montre comment LO se distingue des fameux faux amis ? Quelle politique d&#233;montre qu'on rompt avec eux ? Pas de r&#233;ponse !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, cette r&#233;ponse existe. Le premier signe qu'on a affaire &#224; des faux amis, c'est qu'ils ne militent pas pour l'auto-organisation des travailleurs sous forme de comit&#233;s, de conseils, d'assembl&#233;es souveraines et d&#233;cisionnelles, pour des organisations de base ind&#233;pendantes des appareils syndicaux et politiques, que ce soit dans les gr&#232;ves, dans les mobilisations, dans les journ&#233;es d'action, dans les mouvements de base. LO ne le dit pas et ne le fait pas et fait donc partie des fameux faux amis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de LO est &#233;tonnante par son caract&#232;re vague, lointain, sans pr&#233;cision : &#171; Une r&#233;volte ne peut se transformer en r&#233;volution victorieuse qu'au travers d'un combat politique qui pose la question de qui va prendre le pouvoir gouvernemental entre ses mains. Qui va diriger la soci&#233;t&#233;. La bourgeoisie pour maintenir l'ordre social capitaliste ou la classe ouvri&#232;re pour &#233;difier une soci&#233;t&#233; communiste ? Si cette question n'&#233;merge pas au cours d'une crise r&#233;volutionnaire, l'ordre social ne peut pas &#234;tre renvers&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poser la question &#171; qui va prendre le pouvoir &#187; d'accord, mais entre qui et qui ? La classe ouvri&#232;re et la bourgeoisie, encore d'accord. Mais comment la classe ouvri&#232;re peut prendre le pouvoir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'entend LO par prise de pouvoir par la classe ouvri&#232;re ? La venue au pouvoir de partis et de syndicats dits &#171; ouvriers &#187; ? LO ne le dit pas mais ne dit pas le contraire non plus ! Elle n'entre pas dans de tels d&#233;tails, parce que ce serait de la politique fiction ? Ou pour le pas g&#232;ner les syndicalistes r&#233;formistes qu'elle cultive en son sein ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, pas un mot ni l&#224; ni nulle part dans la politique et les actes de LO qui dise en clair : les soviets r&#233;volutionnaires de travailleurs doivent prendre la totalit&#233; du pouvoir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la conclusion n'est pas &#171; construisez les soviets &#187; mais rejoignez notre organisation ce que LO dit sous la forme &#171; construisez le parti r&#233;volutionnaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;montrez-nous d'abord, camarades de LO, que vous &#234;tes vraiment r&#233;volutionnaires, militez en paroles et en actes pour la construction des conseils de travailleurs sans lesquels l'id&#233;e meme que la classe ouvri&#232;re doit prendre le pouvoir est un mot vide de sens !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Et si l'humanit&#233; changeait de mode de production...</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article9316</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article9316</guid>
		<dc:date>2025-10-29T23:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Socialisme - Socialism</dc:subject>
		<dc:subject>communisme</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une fois encore, l'humanit&#233; est amen&#233;e &#224; se poser le probl&#232;me du renversement de l'ancien mode de production et donc de l'exploitation capitaliste de l'homme &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus en plus, le monde semble se heurter &#224; des probl&#232;mes inextricables, insolubles, sans r&#233;ponse possible devant lesquels personne ne pourrait pr&#233;tendre avoir de vraies solutions, &#224; part de reporter la question &#224; plus tard en l'aggravant : crise des investissements productifs, crise &#233;conomique, crise financi&#232;re, crise sociale, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory"&gt;16- EDITORIAUX DE &#034;LA VOIX DES TRAVAILLEURS&#034; - &lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une fois encore, l'humanit&#233; est amen&#233;e &#224; se poser le probl&#232;me du renversement de l'ancien mode de production et donc de l'exploitation capitaliste de l'homme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus, le monde semble se heurter &#224; des probl&#232;mes inextricables, insolubles, sans r&#233;ponse possible devant lesquels personne ne pourrait pr&#233;tendre avoir de vraies solutions, &#224; part de reporter la question &#224; plus tard en l'aggravant : crise des investissements productifs, crise &#233;conomique, crise financi&#232;re, crise sociale, crise de l'Etat, crise du pouvoir, crise guerri&#232;re, crise fasciste, crise de la d&#233;mocratie, crise &#233;cologique, crise sanitaire, etc. Tout cela provient de la crise dite syst&#233;mique, c'est-&#224;-dire des limites atteintes et m&#234;me d&#233;pass&#233;es du mode de production capitaliste qui n&#233;cessite de passer au mode de production socialiste. Une limite nettement marqu&#233;e lors de la chute mondiale de l'&#233;conomie en 2007-2008 et aussi lors de la vague de r&#233;voltes et r&#233;volutions d&#233;but&#233;e en 2010-2011 et qui continue comme lors de la pand&#233;mie mondiale qui s'est traduite par un massacre et lors de la vague de guerres dans le monde. Tout cela indique le mot &#171; fin &#187; pour le syst&#232;me de domination qui a si longtemps gouvern&#233; le monde. Cependant, cette fin est-elle le d&#233;but d'autre chose, l&#224; est toute la question. Le probl&#232;me se pose mais a-t-il une solution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Posons-nous d'abord la question de quel est donc le probl&#232;me fondamental pos&#233; actuellement &#224; l'humanit&#233; et nous verrons ensuite si celle-ci a en elle les forces et les moyens, les capacit&#233;s et la conscience pour le r&#233;soudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons tout de suite que nous estimons l'ancien syst&#232;me socio-&#233;conomique, l'ancien mode de production, compl&#232;tement mort, incapable historiquement de s'en sortir, non pas du fait d'accidents ou de mauvaises politiques gouvernementales ni de mauvais comportements individuels des capitalistes, ni du fait de d&#233;fauts de l'humanit&#233;, mais &#224; cause du succ&#232;s du capitalisme qui d&#233;passe ainsi les capacit&#233;s d'absorption du march&#233; capitaliste des capitaux. En somme, il y a trop de capitaux par rapport aux investissements possibles et plus le syst&#232;me perdure gr&#226;ce aux efforts giantesques des gouvernants des Etats nationaux les plus riches et des banques centrales, plus le grand capital grandit plus le probl&#232;me s'aggrave. Tous les autres probl&#232;mes comme ruine des Etats, ruine sociale, ruine &#233;conomique, guerres se d&#233;veloppant partout, fascismes et dictatures de m&#234;me, crise &#233;cologique, crise sanitaire, etc, tout cela d&#233;coule de la chute irr&#233;m&#233;diable du syst&#232;me. Ce n'est pas N&#233;tanyahou, Trump, Modi et autres Poutine qui font la crise mondiale, leurs politiques fascistes n'en sont que la cons&#233;quence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avons-nous des solutions face &#224; la ruine des Etats, la ruine des &#233;conomies, la catastrophe humanitaire, sociale, sanitaire, et plus fondamentalement &#224; la fin du capitalisme ? Cela signifie bien s&#251;r, l'humanit&#233; peut-elle porter en elle un nouveau syst&#232;me, un nouveau mode de production ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx, pour sa part, r&#233;pondait dans sa Pr&#233;face &#224; la &#171; Contribution de la Critique de l'&#233;conomie politique &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'humanit&#233; ne se pose jamais que des probl&#232;mes qu'elle est capable de r&#233;soudre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici le passage d'o&#249; est extrait cette citation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Mes recherches aboutirent &#224; ce r&#233;sultat que les rapports juridiques - ainsi que les formes de l'&#201;tat - ne peuvent &#234;tre compris ni par eux-m&#234;mes, ni par la pr&#233;tendue &#233;volution g&#233;n&#233;rale de l'esprit humain, mais qu'ils pren&#172;nent au contraire leurs racines dans les conditions d'existence mat&#233;rielles dont Hegel, &#224; l'exem&#172;ple des Anglais et des Fran&#231;ais du XVIII&#176; si&#232;cle, comprend l'ensemble sous le nom de &#171; soci&#233;t&#233; civile &#187;, et que l'anatomie de la soci&#233;t&#233; civile doit &#234;tre cherch&#233;e &#224; son tour dans l'&#233;co&#172;no&#172;mie politique. J'avais commenc&#233; l'&#233;tude de celle-ci &#224; Paris et je la continuai &#224; Bruxelles o&#249; j'avais &#233;migr&#233; &#224; la suite d'un arr&#234;t&#233; d'expulsion de M. Guizot. Le r&#233;sultat g&#233;n&#233;ral auquel j'arrivai et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur &#224; mes &#233;tudes, peut bri&#232;vement se formuler ainsi : dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rap&#172;ports d&#233;termin&#233;s, n&#233;cessaires, ind&#233;pendants de leur volont&#233;, rapports de production qui corres&#172;pondent &#224; un degr&#233; de d&#233;veloppement d&#233;termin&#233; de leurs forces productives mat&#233;&#172;rielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure &#233;conomique de la soci&#233;t&#233;, la base concr&#232;te sur laquelle s'&#233;l&#232;ve une superstructure juridique et politique et &#224; la&#172;quel&#172;le correspondent des formes de conscience sociales d&#233;termin&#233;es. Le mode de production de la vie mat&#233;rielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en g&#233;n&#233;ral. Ce n'est pas la conscience des hommes qui d&#233;termine leur &#234;tre ; c'est inversement leur &#234;tre social qui d&#233;termine leur conscience. &#192; un certain stade de leur d&#233;veloppement, les forces productives mat&#233;rielles de la soci&#233;t&#233; entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propri&#233;t&#233; au sein desquels elles s'&#233;taient mues jusqu'alors. De formes de d&#233;veloppement des forces productives qu'ils &#233;taient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s'ouvre une &#233;poque de r&#233;volution sociale. Le changement dans la base &#233;conomique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'&#233;norme superstructure. Lorsqu'on consid&#232;re de tels bouleversements, il faut toujours distin&#172;guer entre le bouleversement mat&#233;riel - qu'on peut constater d'une mani&#232;re scientifiquement rigoureuse - des conditions de production &#233;conomiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes id&#233;ologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le m&#232;nent jusqu'au bout. Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'id&#233;e qu'il se fait de lui-m&#234;me, on ne saurait juger une telle &#233;poque de boule&#172;ver&#172;se&#172;ment sur sa conscience de soi ; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie mat&#233;rielle, par le conflit qui existe entre les forces productives socia&#172;les et les rapports de production. Une formation sociale ne dispara&#238;t jamais avant que soient d&#233;velopp&#233;es toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et sup&#233;rieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence mat&#233;rielles de ces rapports soient &#233;closes dans le sein m&#234;me de la vieille soci&#233;t&#233;. C'est pourquoi l'humanit&#233; ne se pose jamais que des probl&#232;mes qu'elle peut r&#233;soudre, car, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, il se trouvera toujours, que le probl&#232;me lui-m&#234;me ne surgit que l&#224; o&#249; les conditions mat&#233;rielles pour le r&#233;soudre existent d&#233;j&#224; ou du moins sont en voie de devenir. &#192; grands traits, les modes de production asiatique, antique, f&#233;odal et bourgeois moderne peuvent &#234;tre qualifi&#233;s d'&#233;poques progressives de la formation sociale &#233;conomique. Les rap&#172;ports de production bourgeois sont la derni&#232;re forme contradictoire du processus de produc&#172;tion sociale, contradictoire non pas dans le sens d'une contradiction individuelle, mais d'une contradiction qui na&#238;t des conditions d'existence sociale des individus ; cependant les forces productives qui se d&#233;veloppent au sein de la soci&#233;t&#233; bourgeoise cr&#233;ent en m&#234;me temps les conditions mat&#233;rielles pour r&#233;soudre cette contradiction. Avec cette formation sociale s'ach&#232;&#172;ve donc la pr&#233;histoire de la soci&#233;t&#233; humaine. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engels rajoutait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les forces socialement agissantes agissent tout &#224; fait comme les forces de la nature : aveugles, violentes, destructrices tant que nous ne les connaissons pas et ne comptons pas avec elles. Mais une fois que nous les avons reconnues, que nous en avons saisi l'activit&#233;, la direction, les effets, il ne d&#233;pend plus que de nous de les soumettre de plus en plus &#224; notre volont&#233; et d'atteindre nos buts gr&#226;ce &#224; elles. Et cela est particuli&#232;rement vrai des &#233;normes forces productives actuelles. Tant que nous nous refusons obstin&#233;ment &#224; en comprendre la nature et le caract&#232;re, - et c'est contre cette compr&#233;hension que regimbent le mode de production capitaliste et ses d&#233;fenseurs, - ces forces produisent tout leur effet malgr&#233; nous, contre nous, elles nous dominent, comme nous l'avons expos&#233; dans le d&#233;tail. Mais une fois saisies dans leur nature, elles peuvent, dans les mains des producteurs associ&#233;s, se transformer de ma&#238;tresses d&#233;moniaques en servantes dociles. C'est l&#224; la diff&#233;rence qu'il y a entre la force destructrice de l'&#233;lectricit&#233; dans l'&#233;clair de l'orage et l'&#233;lectricit&#233; dompt&#233;e du t&#233;l&#233;graphe et de l'arc &#233;lectrique, la diff&#233;rence entre l'incendie et le feu agissant au service de l'homme. En traitant de la m&#234;me fa&#231;on les forces productives actuelles apr&#232;s avoir enfin reconnu leur nature, on voit l'anarchie sociale de la production remplac&#233;e par une r&#233;glementation socialement planifi&#233;e de la production, selon les besoins de la communaut&#233; comme de chaque individu ; ainsi, le mode capitaliste d'appropriation, dans lequel le produit asservit d'abord le producteur, puis l'appropriateur lui-m&#234;me, est remplac&#233; par le mode d'appropriation des produits fond&#233; sur la nature des moyens modernes de production eux-m&#234;mes : d'une part appropriation sociale directe comme moyen d'entretenir et de d&#233;velopper la production, d'autre part appropriation individuelle directe comme moyen d'existence et de jouissance.&lt;br class='autobr' /&gt;
En transformant de plus en plus la grande majorit&#233; de la population en prol&#233;taires, le mode de production capitaliste cr&#233;e la puissance qui, sous peine de p&#233;rir, est oblig&#233;e d'accomplir ce bouleversement. En poussant de plus en plus &#224; la transformation des grands moyens de production socialis&#233;s en propri&#233;t&#233; d'&#201;tat, il montre lui-m&#234;me la voie &#224; suivre pour accomplir ce bouleversement. Le prol&#233;tariat s'empare du pouvoir d'&#201;tat et transforme les moyens de production d'abord en propri&#233;t&#233; d'&#201;tat. Mais par l&#224;, il se supprime lui-m&#234;me en tant que prol&#233;tariat, il supprime toutes les diff&#233;rences de classe et oppositions de classes et &#233;galement l'&#201;tat en tant qu'&#201;tat. La soci&#233;t&#233; ant&#233;rieure, &#233;voluant dans des oppositions de classes, avait besoin de l'&#201;tat, c'est-&#224;-dire, dans chaque cas, d'une organisation de la classe exploiteuse pour maintenir ses conditions de production ext&#233;rieures, donc surtout pour maintenir par la force la classe exploit&#233;e dans les conditions d'oppression donn&#233;es par le mode de production existant (esclavage, servage, salariat). L'&#201;tat &#233;tait le repr&#233;sentant officiel de toute la soci&#233;t&#233;, sa synth&#232;se en un corps visible, mais cela il ne l'&#233;tait que dans la mesure o&#249; il &#233;tait l'&#201;tat de la classe qui, pour son temps, repr&#233;sentait elle-m&#234;me toute la soci&#233;t&#233; : dans l'antiquit&#233;, &#201;tat des citoyens propri&#233;taires d'esclaves ; au moyen &#226;ge, de la noblesse f&#233;odale ; &#224; notre &#233;poque, de la bourgeoisie. Quand il finit par devenir effectivement le repr&#233;sentant de toute la soci&#233;t&#233;, il se rend lui-m&#234;me superflu. D&#232;s qu'il n'y a plus de classe sociale &#224; tenir dans l'oppression ; d&#232;s que, avec la domination de classe et la lutte pour l'existence individuelle motiv&#233;e par l'anarchie ant&#233;rieure de la production, sont &#233;limin&#233;s &#233;galement les collisions et les exc&#232;s qui en r&#233;sultent, il n'y a plus rien &#224; r&#233;primer qui rende n&#233;cessaire un pouvoir de r&#233;pression, un &#201;tat. Le premier acte dans lequel l'&#201;tat appara&#238;t r&#233;ellement comme repr&#233;sentant de toute la soci&#233;t&#233;, - la prise de possession des moyens de production au nom de la soci&#233;t&#233;, - est en m&#234;me temps son dernier acte propre en tant qu'&#201;tat. L'intervention d'un pouvoir d'&#201;tat dans des rapports sociaux devient superflue dans un domaine apr&#232;s l'autre, et entre alors naturellement en sommeil. Le gouvernement des personnes fait place &#224; l'administration des choses et &#224; la direction des op&#233;rations de production. L'&#201;tat n'est pas &#8220; aboli &#8221;, il s'&#233;teint. Voil&#224; qui permet de juger la phrase creuse sur l' &#8220; &#201;tat populaire libre [7] &#8221;, tant du point de vue de sa justification temporaire comme moyen d'agitation que du point de vue de son insuffisance d&#233;finitive comme id&#233;e scientifique ; de juger &#233;galement la revendication de ceux qu'on appelle les anarchistes, d'apr&#232;s laquelle l'&#201;tat doit &#234;tre aboli du jour au lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'apparition historique du mode de production capitaliste, la prise de possession de l'ensemble des moyens de production par la soci&#233;t&#233; a bien souvent flott&#233; plus ou moins vaguement devant les yeux tant d'individus que de sectes enti&#232;res, comme id&#233;al d'avenir. Mais elle ne pouvait devenir possible, devenir une n&#233;cessit&#233; historique qu'une fois donn&#233;es les conditions mat&#233;rielles de sa r&#233;alisation. Comme tout autre progr&#232;s social, elle devient praticable non par la compr&#233;hension acquise du fait que J'existence des classes contredit &#224; la justice, &#224; l'&#233;galit&#233;, etc., non par la simple volont&#233; d'abolir ces classes, mais par certaines conditions &#233;conomiques nouvelles. La scission de la soci&#233;t&#233; en une classe exploiteuse et une classe exploit&#233;e, en une classe dominante et une classe opprim&#233;e &#233;tait une cons&#233;quence n&#233;cessaire du faible d&#233;veloppement de la production dans le pass&#233;. Tant que le travail total de la soci&#233;t&#233; ne fournit qu'un rendement exc&#233;dant &#224; peine ce qui est n&#233;cessaire pour assurer strictement l'existence de tous, tant que le travail r&#233;clame donc tout ou presque tout le temps de la grande majorit&#233; des membres de la soci&#233;t&#233;, celle-ci se divise n&#233;cessairement en classes. A c&#244;t&#233; de cette grande majorit&#233;, exclusivement vou&#233;e &#224; la corv&#233;e du travail, il se forme une classe lib&#233;r&#233;e du travail directement productif, qui se charge des affaires communes de la soci&#233;t&#233; : direction du travail, affaires politiques, justice, science, beaux-arts, etc. C'est donc la loi de la division du travail qui est &#224; la base de la division en classes. Cela n'emp&#234;che pas d'ailleurs que cette division en classes n'ait &#233;t&#233; accomplie par la violence et le vol, la ruse et la fraude, et que la classe dominante, une fois mise en selle, n'ait jamais manqu&#233; de consolider sa domination aux d&#233;pens de la classe travailleuse et de transformer la direction sociale en exploitation des masses. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5349&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5349&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'&#233;taient les anciens modes de production avant le capitalisme&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1857/00/km18570000.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1857/00/km18570000.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5406&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5406&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie que la lutte des classes ne peut poser le probl&#232;me de la suppression d'un ancien mode de production que lorsque celui-ci a &#233;puis&#233; ses possibilit&#233;s. La base d&#233;terminante des luttes sociales est la situation objective de la soci&#233;t&#233;, pas seulement celle de la classe exploit&#233;e mais d'abord et avant tout celle de la classe exploiteuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; la question &#171; sommes-nous, nous prol&#233;taires, capables de r&#233;soudre le probl&#232;me &#187;, il faut d'abord discuter &#224; fond celle-ci : &#171; quel est le probl&#232;me aujourd'hui pos&#233; &#224; l'humanit&#233; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas un probl&#232;me pos&#233; par un gouvernement national quelconque, pos&#233; dans un seul pays ou une seule r&#233;gion du monde, pos&#233; &#224; une seule cat&#233;gorie ou classe sociale, mais &#224; l'humanit&#233; enti&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'humanit&#233; ne se pose jamais que des probl&#232;mes qu'elle est capable de r&#233;soudre &#187; affirmait Karl Marx. Mais qu'en penser aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3102&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3102&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous &#233;crivions ci-dessus :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les opprim&#233;s ne se voient pas capables de grandes transformations historiques, craignent d'&#234;tre pris dans des &#233;v&#233;nements sanglants et ne parviennent pas &#224; imaginer leurs fr&#232;res de classe comme des dirigeants d'une nouvelle soci&#233;t&#233;. Les militants ouvriers sont sans cesse confront&#233;s &#224; ce niveau de conscience de leur classe qui ne d&#233;passe pas spontan&#233;ment le niveau r&#233;formiste. Sans les &#233;v&#233;nements objectifs, sans les conditions n&#233;cessaires de la crise de la domination de classe, il serait impossible aux exploit&#233;s de jouer leur r&#244;le historique. Inutile de s'en inqui&#233;ter, &#233;crit donc Karl Marx, quand ce sera le moment pour les prol&#233;taires de s'emparer des id&#233;es r&#233;volutionnaires, les conditions sociales et politiques d'une autre soci&#233;t&#233; seront m&#251;res&#8230;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Inutile aussi, pour les communistes r&#233;volutionnaires, de s'adapter m&#234;me momentan&#233;ment au r&#233;formisme ambiant ou de ressentir le poids des id&#233;es r&#233;actionnaires qui ne manquent pas d'influencer aussi la classe ouvri&#232;re. Ce type de raisonnements ne peut que faire reculer les raisonnements et les questionnements des r&#233;volutionnaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Marx propose une autre attitude : s'en tenir &#224; rechercher le sens de la n&#233;cessit&#233; historique, les fondements de la crise de la domination de la classe capitaliste dans les contradictions du syst&#232;me d'exploitation et la d&#233;fense d'une politique d'avenir correspondant &#224; la remise en cause de cette soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les rapports de production bourgeois sont la derni&#232;re forme contradictoire du processus de production sociale, contradictoire non pas dans le sens d'une contradiction individuelle, mais d'une contradiction qui na&#238;t des conditions d'existence sociale des individus ; cependant les forces productives qui se d&#233;veloppent au sein de la soci&#233;t&#233; bourgeoise cr&#233;ent en m&#234;me temps les conditions mat&#233;rielles pour r&#233;soudre cette contradiction. Avec cette formation sociale s'ach&#232;ve donc la pr&#233;histoire de la soci&#233;t&#233; humaine. &#187; &#233;crit Karl Marx.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment &#234;tre s&#251;r que le mode de production capitaliste est mort ? Bien des gens r&#233;pondront que non, il fonctionne toujours puisque la classe capitaliste a toujours le pouvoir d'Etat partout et est capable partout de nous &#233;craser militairement. Mais cela est faux. Un syst&#232;me d&#233;pass&#233; par l'Histoire peut s'accrocher au pouvoir un certain temps. Par contre, l'humanit&#233; ne peut passer &#224; un mode de production sup&#233;rieur que si l'ancien mode de production est historiquement d&#233;pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; la question de la p&#233;rennit&#233; du syst&#232;me ou non, il faut examiner non le point de vue des exploit&#233;s mais celui des exploiteurs. Ces derniers font-ils confiance &#224; l'avenir des investissements productifs ? S'ils le faisaient, les sp&#233;culations sur les dettes du type &#171; subprimes &#187;, les cryptomonnaies (des fausses monnaies qui ne sont fond&#233;es que sur l'espoir que des gens vont en acheter de plus en plus, et autres sp&#233;culations folles monteraient-elles en fl&#232;che, la valorisation de l'or serait-elle sans cesse montante &#233;galement, les banques nationales et centrales devraient-elles sans cesse intervenir dans l'&#233;conomie pour sauver trusts, banques et &#233;tablissements financiers ainsi que bourses et assurances ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8286&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8286&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi le fait que le grand capital d&#233;tourne une partie croissante des capitaux hors de la sph&#232;re productive signifie un arr&#234;t de mort du syst&#232;me ? Voici la r&#233;ponse d'un &#233;conomiste marxiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/crise_suraccumulation_mondiale/crise_suraccumulation_mondiale_texte.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/crise_suraccumulation_mondiale/crise_suraccumulation_mondiale_texte.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que signifie dire que &#171; le capitalisme est mort &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie qu'il a tellement r&#233;ussi qu'il d&#233;passe d&#233;sormais ses propres capacit&#233;s d'absorption de tels moyens financiers produits&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui veut dire que sa r&#233;ussite nous conduit &#224; devoir absolument passer au socialisme ou tomber dans la pire des barbaries qui d&#233;truirait tous les moyens &#233;conomiques produits pr&#233;c&#233;demment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons bien que la plupart des gens ignorent tout &#224; fait que l'humanit&#233; est aujourd'hui bloqu&#233;e par un probl&#232;me fondamental pour le syst&#232;me capitaliste et qui s'appelle &#171; suraccumulation du capital &#187; mais ce n'est pas l'ignorance, quand elle est g&#233;n&#233;rale qui devient pour autant une v&#233;rit&#233;. La population ignore que le capitalisme est mort en tant que syst&#232;me dynamique (comme dit l'homme de la rue, tout continue de fonctionner puisque je continue de boire mon caf&#233;), mais syst&#232;me est quand m&#234;me&#8230; mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dynamique du capitalisme se heurte &#224; ses propres limites : son succ&#232;s lui-m&#234;me &#233;touffe dans les limites de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les capitalistes reconnaissent-ils qu'il y a une suraccumulation dramatique du grand capital qui n'est plus un simple ph&#233;nom&#232;ne conjoncturel li&#233; aux r&#233;cessions momentan&#233;es mais permanente et sans cesse croissante ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/geler-les-investissements-le-mauvais-reflexe-des-entreprises-en-crise-1216771&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/geler-les-investissements-le-mauvais-reflexe-des-entreprises-en-crise-1216771&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://trends.levif.be/opinions/chroniques/la-prochaine-crise-financiere-une-menace-systemique-en-gestation/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://trends.levif.be/opinions/chroniques/la-prochaine-crise-financiere-une-menace-systemique-en-gestation/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marx et Engels disaient-il que le capitalisme ne pouvait pas se d&#233;truire lui-m&#234;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3413&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3413&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, l'effondrement du capitalisme ne voudra pas dire que l'on va passer automatiquement &#224; un syst&#232;me sup&#233;rieur. La chute de l'empire romain n'a pas &#233;t&#233; suivie d'une soci&#233;t&#233; sup&#233;rieure&#8230; La plupart des effondrements de civilisations ont &#233;t&#233; suivies de destructions plus souvent que d'avanc&#233;es historiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne s'agit pas seulement de possibilit&#233;s ou pas de faire progresser l'humanit&#233;. C'est une question de vie ou de mort. Le pouvoir aux travailleurs et le socialisme sont des n&#233;cessit&#233;s vitales pour l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des faux r&#233;volutionnaires sont capables de dire qu'il faudra (un jour) renverser le capitalisme sans dire quelles sont les conditions objectives qui rendent cela possible et m&#234;me n&#233;cessaire, indispensable, vital&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7617&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7617&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui ! Nous allons in&#233;luctablement vivre l'effondrement final du capitalisme mais t&#226;chons aussi de vivre la mise en place du pouvoir aux travailleurs, dictature du prol&#233;tariat organis&#233; en soviets, indispensable comme transition au socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif num&#233;ro un des travailleurs r&#233;volutionnaires est plus que jamais les soviets et leur prise du pouvoir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cela, nous restons les h&#233;ritiers de Barta (contrairement &#224; Lutte ouvri&#232;re)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6005&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6005&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7513&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7513&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous restons fid&#232;les au mot-d'ordre : LES SOVIETS PARTOUT ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barta, novembre 1943&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1943/11/ldc20_112143.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1943/11/ldc20_112143.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Les COMIT&#201;S D'ACTION d'usine et de quartier, les MILICES OUVRI&#200;RES et l'armement des travailleurs, voil&#224; le seul gouvernement du peuple par le peuple lui-m&#234;me ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barta, d&#233;cembre 1944&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/12/tract_120144.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/12/tract_120144.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Oui, le socialisme est une solution &#224; tous les probl&#232;mes pos&#233;s par l'effondrement du capitalisme !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4924&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4924&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, des investissements non rentables d'un point de vue capitaliste peuvent l'&#234;tre d'un point de vue de classe prol&#233;tarien ou d'un point de vue socialiste. Et inversement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, pour supprimer la guerre, le mieux est de supprimer les arm&#233;es permanentes de l'Etat capitaliste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, pour en finir avec la destruction de l'&#233;cologie de la Terre, il faut en finir avec l'exploitation de la Terre d'un point de vue capitaliste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, une soci&#233;t&#233; socialiste supprimera le nationalisme, qu'il soit guerrier ou pas, fasciste ou pas, supprimera le racisme, supprimera l'opposition entre hommes et femmes, supprimera l'exploitation de l'homme, de la femme et de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, l'humanit&#233; a des solutions pour r&#233;soudre ses probl&#232;mes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les hommes n'en ont pas encore conscience, la r&#233;volution sociale pour renverser le capitalisme est &#224; l'ordre du jour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4687&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4687&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4440&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4440&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3412&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3412&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La guerre la plus meurtri&#232;re tue plus de trois millions de personnes par an, et rien que des ouvriers ! Dans un silence de mort...</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article9274</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article9274</guid>
		<dc:date>2025-08-12T22:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Karob, Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Ouvriers Workers</dc:subject>
		<dc:subject>prol&#233;taires</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La guerre la plus meurtri&#232;re tue, sans aucune catastrophe particuli&#232;re, plus de trois millions de personnes par an dans le monde, et rien que des ouvriers ! Une seule solution : que le syst&#232;me capitaliste meure ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Les accidents du travail ne sont pas accidentels : c'est une v&#233;ritable guerre du capital contre le monde du travail &lt;br class='autobr' /&gt;
Contrairement &#224; ce que sugg&#232;re l'expression &#171; les accidents du travail &#187;, ces morts dites accidentelles ne sont pas li&#233;es &#224; une cause inattendue, impr&#233;visible, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory"&gt;16- EDITORIAUX DE &#034;LA VOIX DES TRAVAILLEURS&#034; - &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot49" rel="tag"&gt;Ouvriers Workers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot58" rel="tag"&gt;prol&#233;taires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;Capitalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La guerre la plus meurtri&#232;re tue, sans aucune catastrophe particuli&#232;re, plus de trois millions de personnes par an dans le monde, et rien que des ouvriers ! Une seule solution : que le syst&#232;me capitaliste meure !&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les accidents du travail ne sont pas accidentels : c'est une v&#233;ritable guerre du capital contre le monde du travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que sugg&#232;re l'expression &#171; les accidents du travail &#187;, ces morts dites accidentelles ne sont pas li&#233;es &#224; une cause inattendue, impr&#233;visible, purement fortuite, due &#224; un malheureux hasard, &#224; un concours de circonstances compl&#232;tement impr&#233;dictible, ponctuelle, qui ne se reproduiraient que de mani&#232;re rarisssime et qui seraient aussi inattendues qu'impossible &#224; combattre (malchance, fatalit&#233;, probl&#232;mes techniques, fautes individuelles, manque de rigueur, d'attention dans le travail et de respect des normes de s&#233;curit&#233;, causes v&#233;ritablement accidentelles). Pas du tout ! Ces &#171; accidents &#187; ont lieu de mani&#232;re r&#233;guli&#232;re, tous les ans, tous les mois, tous les jours, dans toutes les r&#233;gions du monde et dans tous les pays, dans toutes les professions industrielles, avec une statistique relativement stable et touchant toujours la m&#234;me population de prol&#233;taires. Ces morts (plus de trois millions par an) et ces bless&#233;s (des centaines de millions par an avec beaucoup de handicap&#233;s &#224; vie) ne sont pas le produit d'une fatalit&#233; du travail industriel mais une n&#233;cessit&#233; pour la recherche permanente du profit maximum pour le capital !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les m&#233;dias ne s'en saisissent que rarement et mani&#232;re ponctuelle dans la rubrique des &#171; faits divers &#187;, ne le combattent et d&#233;noncent jamais, m&#234;me si les organisations dites ouvri&#232;res ne m&#232;nent pas de combat s&#233;rieux sur ce th&#232;me, m&#234;me si les gouvernants et la justice se refusent &#224; mener une lutte contre ces assassinats d'ouvriers, et refusent de les qualifier ainsi, il s'agit bel et bien de crimes de masse et m&#234;me du plus grand assassinat permanent de la soci&#233;t&#233; capitaliste&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crime de masse, n'est-ce pas une exag&#233;ration ? Pas du tout ! Plus de trois millions de morts par an, c'est la principale cause d'assassinat dans le monde tous les ans, bien plus que les guerres et les accidents de la route dans le monde !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; accidents &#187; du travail dans le monde font 6.000 morts par jour ! Soit 2.190.000 par an ! Plus de deux millions d'ouvriers assassin&#233;s par le grand capital tous les ans&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://globometer.com/travail-accidents.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://globometer.com/travail-accidents.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, il faut compter plus de trois millions de morts par accident du travail dans le monde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ilo.org/fr/resource/news/pr%C3%A8s-de-3-millions-de-personnes-meurent-daccidents-et-de-maladies-li%C3%A9s-au&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ilo.org/fr/resource/news/pr%C3%A8s-de-3-millions-de-personnes-meurent-daccidents-et-de-maladies-li%C3%A9s-au&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les guerres dans le monde font 84.000 morts par an&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.statista.com/infographie/28298/evolution-du-nombre-de-morts-causes-par-des-conflits-armes-et-guerres-dans-le-monde-par-region/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.statista.com/infographie/28298/evolution-du-nombre-de-morts-causes-par-des-conflits-armes-et-guerres-dans-le-monde-par-region/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accidents du travail c'est trois fois plus que les accidents de la route dans le monde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/road-traffic-injuries&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/road-traffic-injuries&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cent fois plus que le nombre de morts li&#233;s &#224; la r&#233;pression d'Etat dans le monde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.statista.com/statistiques/1398163/nombre-morts-actions-policieres/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.statista.com/statistiques/1398163/nombre-morts-actions-policieres/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;volutionnaires ne sont pas les premiers &#224; le constater : ce crime n'a rien d'accidentel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://institutlaboetie.fr/note-accidents-du-travail/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://institutlaboetie.fr/note-accidents-du-travail/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.miroirsocial.com/le-travail-tue-plus-que-les-guerres-et-ces-morts-sont-evitables&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.miroirsocial.com/le-travail-tue-plus-que-les-guerres-et-ces-morts-sont-evitables&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.monde-diplomatique.fr/2003/06/RAMONET/10125&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.monde-diplomatique.fr/2003/06/RAMONET/10125&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.info-socialrh.fr/bibliotheque-numerique/entreprise-et-carrieres/715/sans/le-travail-tue-plus-que-les-guerres-458997.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.info-socialrh.fr/bibliotheque-numerique/entreprise-et-carrieres/715/sans/le-travail-tue-plus-que-les-guerres-458997.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.liberation.fr/economie/social/avec-plus-de-8-000-morts-au-travail-depuis-2009-la-france-ne-brille-pas-en-europe-20250501_AY6RJ4VL7NFKRBRAG3YL4KPRQA/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.liberation.fr/economie/social/avec-plus-de-8-000-morts-au-travail-depuis-2009-la-france-ne-brille-pas-en-europe-20250501_AY6RJ4VL7NFKRBRAG3YL4KPRQA/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/02/06/cadences-sous-traitance-pression-quand-le-travail-tue_6214988_3234.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/02/06/cadences-sous-traitance-pression-quand-le-travail-tue_6214988_3234.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas que les morts directes dans l'entreprise&#8230; On peut mourir &#224; plus long terme (chez soi et m&#234;me apr&#232;s la retraite, sans d&#233;claration d'accident) par divers produits industriels comme amiante, cuivre, produits radioactifs, m&#233;taux lourds (cadmium, chrome, nickel, arsenic&#8230;), huiles min&#233;rales, poussi&#232;res de bois, silice cristalline, benz&#232;ne ou encore goudrons, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article8575&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article8575&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.fondation-arc.org/cancer/cancers-professionnels/risques-au-travail&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.fondation-arc.org/cancer/cancers-professionnels/risques-au-travail&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4099&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4099&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve489&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve489&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou par accident industriel&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bluedocker.com/les-10-accidents-industriels-les-plus-graves-de-lhistoire/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://bluedocker.com/les-10-accidents-industriels-les-plus-graves-de-lhistoire/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou par la consommation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/quatre-industries-sont-responsables-de-2-7-millions-de-deces-annuels-en-europe_AD-202406120080.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/quatre-industries-sont-responsables-de-2-7-millions-de-deces-annuels-en-europe_AD-202406120080.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers ont encore d'autres moyens de mourir plus vite comme la fatigue, l'usure au travail, les maux caus&#233;s discr&#233;tement par les produits inhal&#233;s, etc&#8230; Les statistiques indiquent que les ouvriers vivent en moyenne cinq ans de moins chez les ouvriers&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.insee.fr/fr/statistiques/8220688&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.insee.fr/fr/statistiques/8220688&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelques exemples&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrier de 19 ans coul&#233; dans le bitume&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sudouest.fr/faits-divers/un-ouvrier-de-19-ans-meurt-enseveli-sous-du-bitume-a-200-0c-25264308.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sudouest.fr/faits-divers/un-ouvrier-de-19-ans-meurt-enseveli-sous-du-bitume-a-200-0c-25264308.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sudinfo.be/id1018064/article/2025-07-15/terrible-accident-de-travail-un-ouvrier-en-urgence-absolue-apres-avoir-ete&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sudinfo.be/id1018064/article/2025-07-15/terrible-accident-de-travail-un-ouvrier-en-urgence-absolue-apres-avoir-ete&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eymoutiers (87) : un homme de 58 ans a &#233;t&#233; happ&#233; par une vis sans fin dans une scierie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lepopulaire.fr/eymoutiers-87120/faits-divers/une-enquete-pour-homicide-involontaire-ouverte-apres-la-mort-de-l-ouvrier-d-une-scierie-a-eymoutiers_14723201/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lepopulaire.fr/eymoutiers-87120/faits-divers/une-enquete-pour-homicide-involontaire-ouverte-apres-la-mort-de-l-ouvrier-d-une-scierie-a-eymoutiers_14723201/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travailleur d&#233;c&#233;d&#233; dans une usine de conditionnement de la viande Tyson&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/07/19/gjmd-j19.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/07/19/gjmd-j19.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#234;me pas besoin de la guerre, du fascisme et de la dictature pour tuer tous les jours des ouvriers et en masse !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les patrons fran&#231;ais tuent tous les jours deux ouvriers en moyenne et cela se fait &#224; petit bruit&#8230;. Pas de gros scandale et juste un petit titre dans les actualit&#233;s par ci par l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/les-documents-franceinfo/en-france-deux-personnes-meurent-au-travail-chaque-jour-en-moyenne-mais-ces-chiffres-manquent-de-precision-5817523&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/les-documents-franceinfo/en-france-deux-personnes-meurent-au-travail-chaque-jour-en-moyenne-mais-ces-chiffres-manquent-de-precision-5817523&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort horrible de ce jeune ouvrier est bien significative de ce qui n'a rien d'un accident, le fait que les travailleurs n'ont aucune s&#233;curit&#233; en France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.bfmtv.com/police-justice/vendee-un-ouvrier-de-19-ans-meurt-enseveli-sous-du-goudron-brulant-une-enquete-ouverte_AN-202507160144.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.bfmtv.com/police-justice/vendee-un-ouvrier-de-19-ans-meurt-enseveli-sous-du-goudron-brulant-une-enquete-ouverte_AN-202507160144.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat fran&#231;ais est en t&#234;te des tueurs mondiaux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7506&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7506&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut mettre un terme &#224; la dissimulation du massacre qui a lieu sur les lieux de travail&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/08/01/ayps-a01.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/08/01/ayps-a01.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie des travailleurs compte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/07/29/bnqv-j29.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/07/29/bnqv-j29.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le carnage en milieu de travail se poursuit aux &#201;tats-Unis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/08/01/pers-a01.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/08/01/pers-a01.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/07/25/pujn-j25.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/07/25/pujn-j25.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une guerre qui est men&#233;e contre la classe ouvri&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/08/01/yygg-a01.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/08/01/yygg-a01.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie de travailleurs est sacrifi&#233;e pour le profit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/07/26/rjmo-j26.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/07/26/rjmo-j26.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les syndicats s'avouent compl&#232;tement incapables d'intervenir directement et en appellent aux patrons et &#224;&#8230; l'Etat capitaliste ! Comme si c'&#233;taient les responsables du crime qui allaient le combattre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.unsa.org/Securite-et-sante-au-travail-huit-syndicats-dont-l-UNSA-interpellent-le.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.unsa.org/Securite-et-sante-au-travail-huit-syndicats-dont-l-UNSA-interpellent-le.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux travailleurs de prendre le contr&#244;le de l'industrie pour surveiller les risques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/07/19/yvjd-j19.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2025/07/19/yvjd-j19.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le syst&#232;me capitaliste qui est mortif&#232;re. Il est vital pour l'humanit&#233; de s'en d&#233;barrasser&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7314&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7314&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Organisons-nous en comit&#233;s aussi pour d&#233;fendre nos vies !&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires, La Fraction et l'&#233;tat du capitalisme...</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article8711</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article8711</guid>
		<dc:date>2025-06-19T22:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Convergences r&#233;volutionnaires et La Fraction (ex de LO et ex du NPA) : ne surtout pas voir que le capitalisme est mort&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur les groupes de l'ex-NPA, on entend uniquement le fait qu'ils se sont s&#233;par&#233;s et pas du tout ce qu'ils pensent du monde actuel, qui est pourtant bien plus int&#233;ressant que les petites histoires de recomposition et d&#233;composition. Car, si aucun de ces groupes ne sert &#224; penser le monde en vue de constituer uns strat&#233;gie r&#233;volutionnaire et de grouper autour de celle-ci, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique113" rel="directory"&gt;12 - QUOI DE NEUF DANS LES ORGANISATIONS REVOLUTIONNAIRES - WHAT'S NEW UPON REVOLUTIONNARY ORGANISATIONS&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;Capitalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Convergences r&#233;volutionnaires et La Fraction (ex de LO et ex du NPA) : ne surtout pas voir que le capitalisme est mort&#8230; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur les groupes de l'ex-NPA, on entend uniquement le fait qu'ils se sont s&#233;par&#233;s et pas du tout ce qu'ils pensent du monde actuel, qui est pourtant bien plus int&#233;ressant que les petites histoires de recomposition et d&#233;composition. Car, si aucun de ces groupes ne sert &#224; penser le monde en vue de constituer uns strat&#233;gie r&#233;volutionnaire et de grouper autour de celle-ci, qu'ils soient group&#233;s ou pas n'y change pas grand chose...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'article &#171; Suite &#224; l'onde de choc contestataire parcourant le monde quelles perspectives &#187;, on trouve l'expression &#171; tr&#232;s incertain &#187;. C'est le qualificatif de nos camarades de La Fraction sur l'&#233;tat du capitalisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinez la grande pr&#233;cision de cette analyse : &#171; les perspectives de l'&#233;conomie mondiale sont tr&#232;s incertaines. Selon Christine Lagarde, l'ancienne dirigeante du FMI et actuelle pr&#233;sidente de la Banque centrale europ&#233;enne, le pire serait derri&#232;re nous et le plus dur &#224; venir... Il est possible que, apr&#232;s le red&#233;marrage de l'&#233;conomie, on puisse passer &#224; une p&#233;riode de convalescence, mais il est tout aussi possible que cette convalescence soit tr&#232;s lente et m&#234;me tr&#232;s difficile&#8230; Quoi qu'il en soit, que le pire soit derri&#232;re nous ou non, c'est aux travailleurs qu'on pr&#233;sentera la facture&#8230; Ind&#233;pendamment du rythme de la reprise, la classe ouvri&#232;re est en situation de se porter &#224; la t&#234;te du combat&#8230; la situation actuelle rec&#232;le d'immenses possibilit&#233;s dont personne ne sait jusqu'o&#249; elles pourraient aller. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, on ne sait rien mais on peut tout ! La Fraction ne se laisse pas &#233;touffer par l'analyse th&#233;orique ni sur l'&#233;conomie ni sur rien ! Notons aussi, m&#234;me si ce n'est pas le sujet de cet article, le caract&#232;re plus que lacunaire de l'analyse du mouvement des r&#233;volutions dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Suite-a-l-onde-de-choc-contestataire-parcourant-le-monde-quelles-perspectives&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Suite-a-l-onde-de-choc-contestataire-parcourant-le-monde-quelles-perspectives&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait s'attendre &#224; mieux dans un ancien dossier sur la crise du capitalisme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/2008-2018-La-crise-dix-ans-apres&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/2008-2018-La-crise-dix-ans-apres&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la &#171; crise &#187; de 2007-2008 (une crise sans faillite de grande entreprise ou de grande banque, du jamais vu !), la Fraction NPA &#233;crit : &#171; Par bien des aspects, cette crise a &#233;t&#233; la plus profonde qu'ait connue le monde capitaliste depuis la grande d&#233;pression des ann&#233;es 1930. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Plus profonde &#187;, c'est sans doute un terme qui se veut &#224; la fois qualitative et quantitative mais on ne sait pas m&#234;me si on mesure l&#224; un sommet ou un gouffre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dix ans apr&#232;s, le monde capitaliste s'interroge encore : o&#249; en sommes-nous ? La crise est-elle derri&#232;re nous ? Menace-t-elle encore ? Les interrogations elles-m&#234;mes en disent long sur le capitalisme et la soci&#233;t&#233; qu'il nous propose. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visiblement, il va falloir se contenter des interrogations pour &#171; en dire long &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour les dirigeants politiques de ce monde, la crise est bien finie. &#187; d&#233;clare l'article&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah l&#224;, c'est carr&#233;ment faux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les institutions capitalistes ne cessent de dire que la situation est critique et m&#234;me mena&#231;ante !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons comme seul exemple le FMI :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.20minutes.fr/economie/1001140-20120911-dg-fmi-crise-dette-finie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.20minutes.fr/economie/1001140-20120911-dg-fmi-crise-dette-finie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lapresse.ca/affaires/economie/200901/06/01-674585-la-crise-du-credit-nest-pas-finie-soutient-le-fmi.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lapresse.ca/affaires/economie/200901/06/01-674585-la-crise-du-credit-nest-pas-finie-soutient-le-fmi.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/11/97002-20120911FILWWW00339-la-crise-de-la-dette-n-est-pas-finie-fmi.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/11/97002-20120911FILWWW00339-la-crise-de-la-dette-n-est-pas-finie-fmi.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.imf.org/fr/Blogs/Articles/2023/07/25/global-economy-on-track-but-not-yet-out-of-the-woods&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.imf.org/fr/Blogs/Articles/2023/07/25/global-economy-on-track-but-not-yet-out-of-the-woods&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.imf.org/fr/News/Articles/2022/04/14/sp041422-curtain-raiser-sm2022&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.imf.org/fr/News/Articles/2022/04/14/sp041422-curtain-raiser-sm2022&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://start.lesechos.fr/societe/economie/un-tiers-de-leconomie-mondiale-en-recession-en-2023-est-ce-si-grave-1894638&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://start.lesechos.fr/societe/economie/un-tiers-de-leconomie-mondiale-en-recession-en-2023-est-ce-si-grave-1894638&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FMI, ce n'est qu'un exemple mais pas un exemple marginal, je pense&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La r&#233;alit&#233; est moins rose pour les travailleurs&#8230; &#187; dit l'article, ce qui sous-entend d&#233;j&#224; que la r&#233;alit&#233; est rose pour le capitalisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce que reconnait comme difficult&#233; l'article, ce sont les dettes. Mais comment expliquer cet endettement massif dans ce monde capitaliste rose, on ne nous le dit pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On lit ainsi : &#171; Par ailleurs, la masse des dettes est colossale. L'endettement total dans le monde (&#201;tats, entreprises et particuliers) s'&#233;l&#232;ve &#224; 237 000 milliards d'euros, soit trois fois le PIB mondial. Il est sup&#233;rieur de 70 000 milliards d'euros &#224; son niveau de 2007. Cet endettement, qui &#233;tait &#224; l'origine de l'&#233;clatement de la crise, n'est donc toujours pas r&#233;solu&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dynamique et compl&#232;tement endett&#233;, n'est-ce pas contradictoire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut lire : &#171; O&#249; nous m&#232;ne le capitalisme aujourd'hui ? Ce dossier se propose d&#233;j&#224; et plus modestement de revenir sur la crise de 2008, ses causes, ses cons&#233;quences. Et les le&#231;ons que nous pouvons en tirer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc demander o&#249; nous m&#232;ne le capitalisme, ce n'est pas modeste, vous &#234;tes avertis !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci au seul commentateur de cet article d'y rajouter la premi&#232;re remarque int&#233;resssante : &#171; le capitalisme est sous perfusion &#187; ! Notez bien que ce n'est pas la Fraction-NPA qui l'&#233;cit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de souci, c'est un dosser et l'explication va sans doute venir apr&#232;s&#8230; on lit la suite :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-arythmie-congenitale-du-capitalisme&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-arythmie-congenitale-du-capitalisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224;, surprise !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les capitalistes ont d&#233;velopp&#233; des capacit&#233;s de production qui d&#233;passent le march&#233; dit &#171; solvable &#187; et ne s'en rendent compte qu'a posteriori. Mais c'est leur syst&#232;me qui veut &#231;a, une r&#233;gulation apr&#232;s coup sur le march&#233; ! Un syst&#232;me qui ne conna&#238;t donc que la crise comme correctif, l'arythmie de la production, avec ses syncopes. Un syst&#232;me qui retrouve donc un nouvel &#233;quilibre en licenciant, en fermant des usines, des bureaux, en r&#233;duisant les salaires. Certains capitalistes font m&#234;me faillite, tandis que d'autres rach&#232;tent &#224; bas prix et empochent la mise. Des forces productives sont d&#233;truites pour s'adapter au march&#233; r&#233;el. Et tant pis si des dizaines de milliers de travailleurs sont priv&#233;s de tout, parce qu'ils auraient trop produit. L'abondance devient p&#233;nurie par la seule irrationalit&#233; d'un syst&#232;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un ph&#233;nom&#232;ne de ce genre qu'on a connu en 2008. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut donc lire que la crise de 2007-2008 est une crise classique dans laquelle les &#171; capitalistes font m&#234;me faillite &#187; ! Mais c'est parfaitement faux ! Au contraire, sa grande particularit&#233; est d'&#234;tre une situation critique dans laquelle les grandes entreprises ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;es comme &#171; syst&#233;miques &#187;, c'est-&#224;-dire trop grosses pour faire faillite sans entrainer la faillite du syst&#232;me mondial&#8230; Ce n'est pas un contresens de d&#233;tail bigre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis ensuite, on nous rebat les oreilles avec le leitmotiv dont les capitaliste eux-m&#234;mes ne se contentent plus : tout serait, en 2007-2008, de la faute&#8230; des subprimes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-de-2008&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-de-2008&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyez-vous l'&#233;conomie mondiale s'effondre &#224; cause de la titrisation des dettes immobili&#232;res aux USA !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y apprend incidemment que &#171; l'ensemble de la finance est infest&#233;e de titres pourris &#187;. Pourquoi diable dans une &#233;conomie qui est si dynamique et profiteuse ?!!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons la suite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Dans-la-foulee-de-la-crise-de-2007-2008-manifestations-greves-et-revolutions&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Dans-la-foulee-de-la-crise-de-2007-2008-manifestations-greves-et-revolutions&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour renflouer les industriels et les banquiers, les &#201;tats se sont lourdement endett&#233;s. Ainsi, les dettes ont explos&#233; entre 2007 et aujourd'hui, y compris dans les pays riches. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, si on a bien compris c'est une crise capitaliste tout ce qu'il y a de classique mais dans laquelle les Etats ont sauv&#233; industriels et banquiers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Int&#233;ressant cela&#8230; C'est classique aussi ? On ne nous le dit pas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en &#233;tait rest&#233;s aux banquiers et capitalistes de 1929 qui se suicidaient &#224; la queue le leu&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On va quand m&#234;me avoir la r&#233;ponse &#224; cette question : &#171; Aujourd'hui, o&#249; en est-on de cette crise ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Aujourd-hui-ou-en-est-on-de-cette-crise&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Aujourd-hui-ou-en-est-on-de-cette-crise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Dix ans apr&#232;s la crise de 2008, tout va tr&#232;s bien, puisque le Cac 40 se porte comme un charme. Tout va tr&#232;s bien puisque la production automobile mondiale a d&#233;pass&#233; les 97 millions de v&#233;hicules pour l'ann&#233;e 2017, 2,6 % de plus qu'en 2016, et 36 % de plus qu'en 2007 (l'ann&#233;e d'avant la crise). Tout va tr&#232;s bien puisque le march&#233; des ventes d'armes est &#224; la hausse, atteint 375 milliards de dollars en 2016 (l'&#233;quivalent du budget total d'un &#201;tat comme la France), soit une progression de 2 % par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, mais de 38 % par rapport &#224; 2002, avant la crise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout va tr&#232;s bien puisque nos capitalistes empochent tant de profits qu'ils ont des difficult&#233;s, les pauvres, &#224; trouver les d&#233;bouch&#233;s suffisants pour cette masse de leurs capitaux. Sauf que cette expansion du capitalisme qui ne suit pas assez vite celle de l'accumulation du capital conduit &#224; l'&#233;mergence de bulles, comme celles qui ont engendr&#233; la crise de 2008. Mais tout va tr&#232;s bien puisque nos gouvernants nous ressassent, tous les ans, qu'on renoue avec la croissance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout va tr&#232;s bien, &#224; ceci pr&#232;s que du c&#244;t&#233; des travailleurs, lesdites reprises de la croissance sont &#224; peine perceptibles : le ch&#244;mage ou la pr&#233;carit&#233; se maintiennent et les salaires restent au ras du sol. Les travailleurs n'ont ressenti que les crises. Et avec violence. Causant &#224; chaque fois des baisses de pouvoir d'achat qui se cumulent. Malmenant &#224; chaque fois la courbe du ch&#244;mage. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le capitalisme &#224; l'agonie ? Il a au contraire connu une expansion fulgurante dans un ensemble de pays, dits &#171; &#233;mergents &#187;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est quand m&#234;me un peu &#233;tonnant car le m&#234;me dossier affirme que l'avenir est au renversement du capitalisme par la vague r&#233;volutionnaire mondiale !!! Pour un capitalisme aussi dynamique, c'est une conclusion vraiment injuste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me article &#233;crit en effet : &#171; Et si la prochaine crise du capitalisme, c'&#233;tait nous ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si on allait renverser le capitalisme alors qu'il a encore de brillantes perspectives devant lui. Et ils se disent marxistes, ces camarades ?!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la fraction, la perpsective imm&#233;diate semble pourtant officiellement d'en finir avec la capitalisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Une-bonne-resolution-contre-les-guerres-et-la-misere-en-finir-avec-le?navthem=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Une-bonne-resolution-contre-les-guerres-et-la-misere-en-finir-avec-le?navthem=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi se donner cet objectif rapide si le syst&#232;me est en plein redressement, on ne voit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne voit pas non plus pourquoi mondialement guerres, dictaures et fascisme montent en fl&#232;che si le syst&#232;me se porte si bien&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a remarqu&#233; comment les articles sur la crise reliaient toujours la situation &#233;conomique et la situation politique mais il y a un probl&#232;me du coup : les deux s'inversent dans les conclusions !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on &#224; la fois dire dans le m&#234;me article que le capitalisme est &#171; pourrissant &#187; et dire qu'il &#171; sabre le champagne &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-capitalistes-sabrent-leur-champagne-sabrons-leurs-profits?navthem=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-capitalistes-sabrent-leur-champagne-sabrons-leurs-profits?navthem=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a m&#234;me pas de faute d'analyse sur les perspectives du capitalisme mais une absence totale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans th&#233;orie r&#233;volutionnaire, pas de politique r&#233;volutionnaire possible ! Mais avec un m&#233;li-m&#233;lo activiste, on peut justifier n'importe quelle politique dans le seul but de renforcer le groupe sans aucun principe politique pour accompagner une telle activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La base d'une vraie politique r&#233;volutionnaire est l'&#233;tude scientifique de la r&#233;alit&#233;. Avec la Fraction, on est tr&#232;s loin de cela&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire encore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2730&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2730&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve952&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve952&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article796&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article796&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7617&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7617&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre r&#233;ponse sur la signification de la &#171; crise &#187; de 2007-2008 et sur l'&#233;tat actuel du capitalisme et son avenir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4280&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4280&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5887&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5887&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5127&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5127&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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