Matière et Révolution
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Contribution au débat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la matière, de la vie, de l'homme et de la société
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69144L'armée permanente, une institution nouvelle au Moyen-Age européen, née à l'intiative de la bourgeoisie
http://matierevolution.org/spip.php?article9144
http://matierevolution.org/spip.php?article91442026-08-10T22:15:00Ztext/htmlfrRobert ParisMoyen-AgeBourgeois
<p>L'armée permanente, une institution nouvelle au Moyen-Age européen, née à l'intiative de la bourgeoisie <br class='autobr' />
On prétend souvent que l'armée permanente est une institution inévitable pour défendre la sécurité, le territoire, la nation, la patrie et même le peuple. Ce sont en fait les classes possédantes que cette institution d'Etat défend et la bourgeoisie a été à son initiative au Moyen-âge, notamment lors des révoltes des communes, dans les guerres entre seigneurs féodaux européens qui ont (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique29" rel="directory">3ème chapitre : Révolutions bourgeoises et populaires</a>
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<div class='rss_texte'><h2 class="spip">L'armée permanente, une institution nouvelle au Moyen-Age européen, née à l'intiative de la bourgeoisie</h2>
<p>On prétend souvent que l'armée permanente est une institution inévitable pour défendre la sécurité, le territoire, la nation, la patrie et même le peuple. Ce sont en fait les classes possédantes que cette institution d'Etat défend et la bourgeoisie a été à son initiative au Moyen-âge, notamment lors des révoltes des communes, dans les guerres entre seigneurs féodaux européens qui ont permis à la bourgeoisie de se renforcer, aussi bien militairement que socialement et politiquement.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3181" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3181</a></p>
<p>Au début du Moyen-Age européen, les nobles (seigneurs féodaux, propriétaires terriens) avaient le monopole des armes. Pour un manant (pas un seigneur), porter une arme était un crime passible de la peine de morts. L'armée n'était pas permanente mais temporaire. Il n'y avait pas véritablement d'Etat centralisé. L'armée était constituée de l'« ost », les suzerains convoquant les seigneurs inférieurs (leurs vassaux) pour une durée limitée. L'essentiel de l'armée était la cavalerie, les piétons jouant un rôle secondaire. Il était impossible de faire des guerres de longue durée car les seigneurs refusaient de rester plus longtemps que la durée de l'ost (quarante jours) à laquelle ils étaient engagés pour un nombre fixé de guerriers (seigneurs et écuyers).</p>
<p>La bataille de Hastings en 1066 a été la dernière victoire d'une armée féodale (les Normands) sur une armée (anglaise) comprenant de nombreux manants/soldats. Des batailles fameuses au cours du Moyen-Age ont été des défaites cuisantes de la noblesse face à des armées du peuple en Angleterre, en France, en Hollande, aux Pays-Bas, au Brabant et en Suisse comme Crécy, Morgarten, Azincourt, Courtrai, Sempach, Näfels, Poitiers, Gand, Anvers, Brignais, etc...</p>
<p>L'intervention armée de la bourgeoisie et du petit peuple des villes et des campagnes, en lutte pour défendre leurs intérêts de classe contre la noblesse à partir des années 1200 environ, a complètement changé le caractère de la guerre et, à la fin de la guerre de Cent Ans, les grands Etats ne pouvaient plus se passer d'une infanterie de métier fondée sur des soldats apointés et enrégimentés en permanence, les armées féodales étant devenues incapables de battre les manants en armes. Le monopole des armes de guerre est alors passé des seigneurs de la noblesse à l'Etat central qui va devenir, même sous la royauté, de plus en plus un Etat bourgeois.</p>
<p>La « Guerre de Cent Ans » a constitué le grand tournant pour les armées européennes. Les conceptions de la guerre, de l'armée, de l'armement et des buts de guerre n'étaient plus les mêmes à la fin qu'au début. L'armée permanente, l'enrégimentement comme soldats embauchés de manants, soldats de l'infanterie et de l'Etat centralisé étaient nés.</p>
<p>Pierre Goubert dans « Initation à l'histoire de France » : « L'organisation décisive, et durable date du 26 mai 1445 : les « Compagnies de l'Ordonnance du Roi », une vingtaine pour commencer, furent créées. Sous l'autorité d'un capitaine choisi par le roi, chacune comprenait cent « lances » de six hommes tous cavaliers, un seul entièrement cuirassé, l'homme d'armes, ou « gendarme »… Elles étaient à la fois soldées, permanentes, et dépendantes du roi. Ces débuts sérieux d'une armée royale - dix mille à douze mille hommes pour commencer – furent complétés par l'instauration d'une infanterie à l'anglaise, les « francs-archers » (28 avril 1448) qui devaient s'entraîner régulièrement à l'arc ou à l'arbalète et répondre au premier appel du roi… L'artillerie fut considérablement développée… Un tel effort militaire, appelé à durer, ne pouvait se concevoir sans une réorganisation des finances et du gouvernement lui-même… Au fil de guerres de plus en plus difficiles qui mettaient en action des armées dont l'effectif doubla (d'environ 20 000 hommes sous Charles VIII à près de 50 000 en 1559) et qui ne pouvaient toujours vivre sur le pays comme l'armée française en Italie, les rois avaient dû mettre sur pied un système financier et administratif solide…. Les contribuables du temps eurent tout le loisir de s'en apercevoir… Les forces armées ont continué de grimper sous Louis XIII et Louis XIV et la misère de grandir dans les campagnes… Même après avoir signé la paix de Nimègue, Louis XIV conserva plus cent mille hommes sur le pied de guerre… Mais pas pour la défense de la France. Ainsi, en 1688, il lança ses troupes sur le Palatinat qu'il ravagea pour la deuxième fois, brûla Heidelberg, saccagea Mannheim, Spire, Worms et Bingen… Puis Louis XIV mobilisa plus de deux cent mille soldats contre la coalition dirigée par Guillaume d'Orange. »</p>
<h2 class="spip">Quand les armées féodales sont battues à plates coutures par des armées de soldats et des milices bourgeoises</h2>
<p>Quand les archers anglais (manants et même pas cavaliers) ont battu l'armée féodale française (des seigneurs à cheval)</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Azincourt" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Azincourt</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Cr%C3%A9cy" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Cr%C3%A9cy</a></p>
<p>Quand les soldats suisses (des paysans) ont battu l'armée féodale des Habsbourg en la massacrant intégralement</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2580" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2580</a></p>
<p>Lorsque les Flamands assiègent Courtrai le 9 juillet 1302, une puissante armée française dirigée par le comte Robert II d'Artois arrive pour écraser la rébellion. La bataille de Courtrai, dite des Éperons d'Or, se déroule le 11 juillet dans un champ près de la ville, sur un terrain gorgé d'eau. La charge de la cavalerie française est arrêtée par la milice flamande qui s'est déployée en arc de cercle, derrière un fossé. Les chevaliers français ne peuvent faire demi-tour pour contourner l'obstacle. La plupart d'entre eux sont abattus alors qu'ils piétinent dans la boue.</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Flandre" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Flandre</a></p>
<p>Féodalité et Bourgeoisie, l'affrontement de classe</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4827" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4827</a></p>
<p>Révolution en Flandres à partir de 1336</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article293" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article293</a></p>
<p>La révolution d'Etienne Marcel</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article238" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article238</a></p>
<p>L'armement des ruraux et des bourgeois à la fin du Moyen Age</p>
<p><a href="https://books.openedition.org/irhis/1149?lang=fr" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://books.openedition.org/irhis/1149?lang=fr</a></p>
<p>L'armement du peuple</p>
<p><a href="https://wikirouge.net/Armement_du_peuple" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://wikirouge.net/Armement_du_peuple</a></p>
<p>La guerre de Cent Ans, entre guerre féodale et guerre entre armées permanentes nationales</p>
<p><a href="https://www.lefigaro.fr/histoire/la-guerre-de-cent-ans-entre-guerre-feodale-et-guerre-nationale-20250201" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lefigaro.fr/histoire/la-guerre-de-cent-ans-entre-guerre-feodale-et-guerre-nationale-20250201</a></p>
<p>L'armée féodale</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ost" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Ost</a></p>
<p>L'ost du roi de France aux XIIIe-XVe siècles : le devenir de ses dimensions féodales</p>
<p><a href="https://shs.cairn.info/les-armees--9782705695859-page-63?lang=fr" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://shs.cairn.info/les-armees--9782705695859-page-63?lang=fr</a></p>
<p>De l'armée féodale à l'armée permanente</p>
<p><a href="https://shs.cairn.info/le-miracle-capetien--9782262004330-page-123?lang=fr" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://shs.cairn.info/le-miracle-capetien--9782262004330-page-123?lang=fr</a></p>
<p>Les militaires du Moyen Age</p>
<p><a href="https://www.lhistoire.fr/les-militaires-du-moyen-age" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lhistoire.fr/les-militaires-du-moyen-age</a></p>
<p>Une mise en lumière des mutations militaires de la fin du Moyen Âge</p>
<p><a href="https://journals.openedition.org/artefact/514" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://journals.openedition.org/artefact/514</a></p>
<p>La décadence de la féodalité et l'essor de la bourgeoisie</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/engels/works/1884/00/fe18840000z.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/engels/works/1884/00/fe18840000z.htm</a></p>
<p>La guerre a toujours un caractère de classe. Un exemple : la guerre au Moyen-Age européen</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5665" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5665</a></p>
<p>L'organisation militaire avant les armées permanentes</p>
<p><a href="https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1861_num_22_1_461937" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1861_num_22_1_461937</a></p>
<h2 class="spip">La naissance de l'armée permanente</h2>
<p>Aux sources d'une armée permanente</p>
<p><a href="https://enc.hal.science/hal-04096177/file/2013_ThENC_DELPU_Fabien.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://enc.hal.science/hal-04096177/file/2013_ThENC_DELPU_Fabien.pdf</a></p>
<p>Charles VII et la création de l'armée permanente</p>
<p><a href="https://www.histogames.com/HTML/chronologie/articles/0003-charles-vii-et-la-creation-d-une-armee-permanente.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.histogames.com/HTML/chronologie/articles/0003-charles-vii-et-la-creation-d-une-armee-permanente.php</a></p>
<p><a href="http://jeanmarieborghino.fr/charles-vii-reforme-larmee-francaise/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://jeanmarieborghino.fr/charles-vii-reforme-larmee-francaise/</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_militaire_de_la_France" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_militaire_de_la_France</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_d%27ordonnance" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_d%27ordonnance</a></p>
<p>La guerre anglaise aux XIVe et XVe siècles</p>
<p><a href="https://www.academie-stanislas.org/wp-content/uploads/2023/02/2019-06-07-giuliato.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.academie-stanislas.org/wp-content/uploads/2023/02/2019-06-07-giuliato.pdf</a></p>
<p>Histoire de l'armée de terre française</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Arm%C3%A9e_de_terre_fran%C3%A7aise" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Arm%C3%A9e_de_terre_fran%C3%A7aise</a></p>
<p>Du XVème au XIXème siècle, la guerre France/Angleterre sur mers et sur terre, un sous-produit de la lutte des classes</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3687" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3687</a></p>
<p>Une « révolution militaire » s'était ou non produite en Europe occidentale et centrale à l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècle)</p>
<p><a href="https://theatrum-belli.com/revolution-militaire-et-naissance-de-la-modernite/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://theatrum-belli.com/revolution-militaire-et-naissance-de-la-modernite/</a></p>
<p>La guerre et la construction de l'Etat en tant que crime organisé</p>
<p><a href="https://www.persee.fr/doc/polix_0295-2319_2000_num_13_49_1075" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.persee.fr/doc/polix_0295-2319_2000_num_13_49_1075</a></p>
<p>Au programme révolutionnaire, deux revendications fondamentales : la suppression de l'armée permanente de la bourgeoisie et l'armement du prolétariat</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7480" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7480</a></p>
<p> <a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6275" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6275</a></p></div>
Les riches de Mauritanie ne disent même pas merci...
http://matierevolution.org/spip.php?article9200
http://matierevolution.org/spip.php?article92002025-08-31T22:52:00Ztext/htmlfrKarim, Robert ParisBourgeoisMauritanie
<p>Les riches de Mauritanie <br class='autobr' />
Il faut tout d'abord rappeler que l'accumulation primitive du capital en Mauritanie provient d'abord et avant tout de la traite des esclaves noirs par les féodaux béïdanes. Ensuite, elle est provenue de leur exploitation ainsi que de celle des paysans, des mineurs, des pêcheurs et de l'ensemble du peuple travailleur, en particulier des femmes et des jeunes. <br class='autobr' />
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6138 <br class='autobr' />
https://www.dailymotion.com/video/x4wjh2s (…)</p>
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<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Les riches de Mauritanie</h2>
<p>Il faut tout d'abord rappeler que l'accumulation primitive du capital en Mauritanie provient d'abord et avant tout de la traite des esclaves noirs par les féodaux béïdanes. Ensuite, elle est provenue de leur exploitation ainsi que de celle des paysans, des mineurs, des pêcheurs et de l'ensemble du peuple travailleur, en particulier des femmes et des jeunes.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6138" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6138</a></p>
<p><a href="https://www.dailymotion.com/video/x4wjh2s" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.dailymotion.com/video/x4wjh2s</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7555" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7555</a></p>
<p>En Mauritanie, l'exploitation du fer et des mineurs de fer a été une véritable manne pour les exploiteurs mauritaniens et étrangers et que les mineurs se sont bien souvent battus.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7778" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7778</a></p>
<p>Il faut dire ensuite que le pays permet un enrichissement massif d'un tout petit nombre de milliardaires mais que ces derniers n'ont aucune confiance dans le pays pour rester riches et préfèrent cacher leur fortune au grand public, y compris en faisant sortir du pays l'essentiel de leurs richesses gagnées sur le dos du peuple travailleur de Mauritanie…</p>
<p>Pas confiance et pour cause : ils craignent que les exploités et les opprimés se révoltent et décident que les richesses du pays leur appartiennent !</p>
<p>Les nominés du podium des grandes fortunes Nouakchottoises 2023 étaient entre autres Mohamed Ould Bouamattou (2 milliards de dollars), Mohamed Ould Noueiguedh (1 milliard de dollars), Béchir Ould Moulaye El Hassen (500 millions de dollars). La liste est longue (<a href="https://www.lechodusud.com/post/les-10-personnes-les-plus-riches-de-mauritanie" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lechodusud.com/post/les-10-personnes-les-plus-riches-de-mauritanie</a>)…</p>
<p>Ils étaient dix sur la dernière liste sur laquelle on avait même placé le nom de l'ancien président, Mohamed Ould Abdelaziz. Ce qui n'arrangeait pas ses affaires judiciaires. Peut-être aussi qu'on a voulu l'y a aider !<br class='autobr' />
Si la dernière liste fait état d'autres personnalités notoirement connues comme le richissime importateur, Mohamed Ould Saleck dont les magasins sont florissants dans les grandes régions du pays, elle ignorait tout de même de grosses fortunes connues à Nouakchott. Mais en 2024, les choses ont bien changé.</p>
<p>Plusieurs personnalités ont donc fait irruption dans ce challenge. En apparences, les fortunes ont augmenté toujours avec la grande discrétion sur le capital. On peut notamment évoquer la famille Ehel Ghadda, Ezza Mint Cheikh Ayah. La seule femme qui compte aujourd'hui sur ce registre. Elle remplace au poste Nancy Abeiderrahmane qui fut l'unique femme à brusquer l'hégémonie masculine. Sans doute d'autres banquiers comme Tajjeddine, Abass…La liste est plus longue que connue.</p>
<p>Pour plusieurs observateurs qui ont le regard tendre sur ces hommes et femmes d'affaires, l'éclosion de nouveaux patrons procède de la vitalité du pays qui secrète ainsi un atout à son essor grâce au rôle moteur du secteur privé dans la croissance économique nationale. Mais encore faut-il que le secteur privé ne se résume pas seulement en siphons des deniers publics. L'argent ici a toujours une odeur pestilentielle.</p>
<p><a href="https://ladepeche.mr/?p=13332" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://ladepeche.mr/?p=13332</a></p>
<p>Qui sont-ils ?</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Ould_Bouamatou" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Ould_Bouamatou</a></p>
<p><a href="https://www.lechodusud.com/post/les-10-personnes-les-plus-riches-de-mauritanie" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lechodusud.com/post/les-10-personnes-les-plus-riches-de-mauritanie</a></p>
<p><a href="https://www.boolumbal.org/Les-10-hommes-les-plus-riches-de-Mauritanie-pour-l-annee-2014_a13396.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.boolumbal.org/Les-10-hommes-les-plus-riches-de-Mauritanie-pour-l-annee-2014_a13396.html</a></p>
<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1428376/economie-entreprises/en-mauritanie-mohamed-ould-bouamatou-et-bechir-el-hassen-plus-brouilles-que-jamais/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.jeuneafrique.com/1428376/economie-entreprises/en-mauritanie-mohamed-ould-bouamatou-et-bechir-el-hassen-plus-brouilles-que-jamais/</a></p>
<p><a href="https://www.cridem.org/C_Info.php?article=664740" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.cridem.org/C_Info.php?article=664740</a></p>
<p>Pourquoi ils cachent leur fortune</p>
<p><a href="https://www.boolumbal.org/Ou-est-passe-l-argent-des-riches-mauritaniens_a15122.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.boolumbal.org/Ou-est-passe-l-argent-des-riches-mauritaniens_a15122.html</a></p>
<p><a href="https://mauritanie-ouldkaige.blogspot.com/2014/12/fortunes-mauritaniennes-et.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://mauritanie-ouldkaige.blogspot.com/2014/12/fortunes-mauritaniennes-et.html</a></p>
<p><a href="https://www.s-quive.com/article/la-mauritanie-le-tresor-cache-de-lafrique-de-louest" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.s-quive.com/article/la-mauritanie-le-tresor-cache-de-lafrique-de-louest</a></p>
<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/138300/politique/mauritanie-qui-veut-la-peau-de-bouamatou/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.jeuneafrique.com/138300/politique/mauritanie-qui-veut-la-peau-de-bouamatou/</a></p>
<p>Qui vole les richesses de la Mauritanie ?<br class='autobr' />
La réponse est toute simple : ceux qui les ont toujours volées depuis que la Mauritanie a été inventée par le colonialisme français, les seigneurs maures voleurs et assassins et leurs commanditaires occidentaux.<br class='autobr' />
Si vous connaissez des beidanes possédant plus de trois belles maisons alors que leur salaire officiel ne permet pas d'en acheter une, c'est qu'ils ont des sources de revenus inofficielles, ce sont des profiteurs de l'Etat et des richesses volées du pays…<br class='autobr' />
Un ancien chef d'Etat démis comme bien d'autres par un coup d'état militaire, déclarait que des richesses du pays, fer, cuivre, autres métaux, gaz, pétrole, richesses de la pèche, le peuple mauritanien ne connait pas la couleur de cet argent, n'en sent pas l'odeur, n'en voit pas même les miettes…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7895" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7895</a></p>
<p>La prétendue démocratie mauritanienne est juste là pour camoufler ce grand vol de toutes les richesses par une infime minorité.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8115" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8115</a></p>
<p>Les classes dirigeantes, elles, affirment à usage du peuple, que le pays est pauvre !</p>
<p><a href="https://www.chezvlane.com/Le-mythe-de-la-richesse-quand-le-President-met-les-points-sur-les-i_a26443.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.chezvlane.com/Le-mythe-de-la-richesse-quand-le-President-met-les-points-sur-les-i_a26443.html</a></p>
<p>Mais, entre elles, les classes possédantes affirment que le pays est riche ! Cherchez l'erreur…</p>
<p><a href="https://fr.euronews.com/business/2018/06/28/la-mauritanie-compte-sur-ses-richesses-naturelles-pour-booster-sa-croissance" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.euronews.com/business/2018/06/28/la-mauritanie-compte-sur-ses-richesses-naturelles-pour-booster-sa-croissance</a></p>
<p><a href="https://energychamber.org/le-senegal-et-la-mauritanie-sont-riches-en-ressources-mais-pauvres-en-infrastructures-il-est-temps-de-changer-cela/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://energychamber.org/le-senegal-et-la-mauritanie-sont-riches-en-ressources-mais-pauvres-en-infrastructures-il-est-temps-de-changer-cela/</a></p>
<p><a href="https://hi-in.facebook.com/TrustMagOfficiel/posts/1678618308965719/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://hi-in.facebook.com/TrustMagOfficiel/posts/1678618308965719/</a></p>
<p><a href="https://mauritaniabusinesscircle.org/pourquoi-investir-en-mauritanie/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://mauritaniabusinesscircle.org/pourquoi-investir-en-mauritanie/</a></p>
<p>Les capitalistes étrangers aiment bien les richesses mauritaniennes…</p>
<p><a href="https://telquel.ma/2025/01/20/mauritanie-et-emirats-arabes-unis-les-dessous-dune-riche-amitie_1913680" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://telquel.ma/2025/01/20/mauritanie-et-emirats-arabes-unis-les-dessous-dune-riche-amitie_1913680</a></p>
<p><a href="https://export.agence-adocc.com/fr/fiches-pays/mauritanie/investir2" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://export.agence-adocc.com/fr/fiches-pays/mauritanie/investir2</a></p>
<p><a href="https://apim.gov.mr/fr/why-mauritania-4/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://apim.gov.mr/fr/why-mauritania-4/</a></p>
<p><a href="https://www.financialafrik.com/2025/03/20/mauritanie-le-nouveau-code-des-investissements-garantit-une-egalite-de-traitement-entre-investisseur-local-et-etranger/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.financialafrik.com/2025/03/20/mauritanie-le-nouveau-code-des-investissements-garantit-une-egalite-de-traitement-entre-investisseur-local-et-etranger/</a></p>
<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1545328/economie-entreprises/les-recentes-decouvertes-de-gaz-en-mauritanie-ont-stimule-les-investissements-etrangers/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.jeuneafrique.com/1545328/economie-entreprises/les-recentes-decouvertes-de-gaz-en-mauritanie-ont-stimule-les-investissements-etrangers/</a></p>
<p><a href="https://energycapitalpower.com/cinq-raisons-dinvestir-en-mauritanie/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://energycapitalpower.com/cinq-raisons-dinvestir-en-mauritanie/</a></p>
<p>Et le peuple travailleur, lui, sait qu'il ne profite nullement de toutes des richesses !</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7809" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7809</a></p>
<p>Tout prédestinait la République Islamique de Mauritanie à une prospérité vers laquelle convergeraient les citoyens des autres pays de la sous-région, à la recherche de conditions de vie plus favorables. Un territoire immense très peu peuplé, on l'a vu plus haut, un peuple peu exigeant, multiracial, dont les mœurs sont adoucies par une religion commune tolérante et dont l'attitude pacifique, peu regardante, frise la résignation. Enfin, un pays dépositaire de ressources naturelles considérables qui ont fait d'autres pays des paradis terrestres. Les côtes de la Mauritanie, longues de plus de 800 Kms, sont, dit-on, les plus poissonneuses de la planète. Les très fécondes profondeurs de ses eaux territoriales font le bonheur des plus grands chalutiers du monde. Les mines de fer, de cuivre et d'or auxquelles s'ajoutent, chaque année, de nouvelles ressources souterraines (métaux rares, diamants), de mieux en mieux prospectées, devraient faire de l'économie mauritanienne une des plus solides d'Afrique. Et comme pour renforcer le paradoxe, voici qu'apparaît la providentielle manne pétrolière, en dépit de toutes les rumeurs contradictoires et des multiples conflits d'intérêt. Au sud, les grandes plaines très fertiles de la Chemama et du Gorgol, encore mal et sous-exploitées, pourraient, à elles seules, mettre à l'abri le pays contre les crises alimentaires qui secouent périodiquement le monde. Et les millions de têtes du cheptel (ovins, caprins et camelins) continuent comme il y a cent ans à alimenter les marchés des grandes villes à l'occasion des fêtes des Aïd.</p>
<p>Malgré tous ces facteurs, la pauvreté suit une courbe ascendante.</p>
<p><a href="https://www.avomm.com/Pauvrete-en-Mauritanie-Un-pays-riche-des-citoyens-pauvres-Le-Calame_a4497.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.avomm.com/Pauvrete-en-Mauritanie-Un-pays-riche-des-citoyens-pauvres-Le-Calame_a4497.html</a></p>
<p>Oui ! le pays est très riche et le peuple est très pauvre !</p>
<p><a href="https://www.boolumbal.org/ECONOMIE-Sommes-nous-un-pays-pauvre_a2535.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.boolumbal.org/ECONOMIE-Sommes-nous-un-pays-pauvre_a2535.html</a></p>
<p>Les mesures soi-disant en faveur des plus pauvres sont de la poudre aux yeux…</p>
<p><a href="https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2020/03/10/mauritania-to-improve-its-social-safety-net-system" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2020/03/10/mauritania-to-improve-its-social-safety-net-system</a></p>
<p>Les classes dirigeantes du monde craignent que le gouffre entre riches et pauvres en Mauritanie n'engendre la révolution sociale…</p>
<p><a href="https://news.un.org/fr/story/2016/05/334932" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://news.un.org/fr/story/2016/05/334932</a></p>
<p><a href="https://www.lalibre.be/debats/opinions/2023/06/15/la-mauritanie-est-au-bord-du-gouffre-HXOKJVTSXBGELOGHKT2HMFDQII/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lalibre.be/debats/opinions/2023/06/15/la-mauritanie-est-au-bord-du-gouffre-HXOKJVTSXBGELOGHKT2HMFDQII/</a></p></div>
Daniel Guérin : la contre-révolution qui s'est développée au sein même de la révolution française n'a pas attendu Thermidor 1794 et elle a pu être offensive contre le petit peuple révolutionnaire dès 1793 !
http://matierevolution.org/spip.php?article8702
http://matierevolution.org/spip.php?article87022025-05-27T22:01:00Ztext/htmlfrRobert Paris1789-1793FranceRévolutionBourgeoisPetits bourgeoisRévolution bourgeoiseParti révolutionnaire - Revolutionnary party
<p>Daniel Guérin : la contre-révolution qui s'est développée au sein même de la révolution française n'a pas attendu Thermidor 1794 et elle a pu être offensive contre le petit peuple révolutionnaire dès 1793 ! <br class='autobr' />
La contre-révolution, c'est bien entendu la révolte de la noblesse et son armée européenne en guerre contre la France, c'est la révolte du clergé, c'est la Vendée, la chouannerie, la révolte des grandes villes contre la révolution parisienne, etc. Mais il y a aussi la contre-révolution (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique185" rel="directory">8- La contre-révolution</a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot34" rel="tag">1789-1793</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot42" rel="tag">France</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag">Révolution</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot51" rel="tag">Bourgeois</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot54" rel="tag">Petits bourgeois</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot112" rel="tag">Révolution bourgeoise</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot173" rel="tag">Parti révolutionnaire - Revolutionnary party</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Daniel Guérin : la contre-révolution qui s'est développée au sein même de la révolution française n'a pas attendu Thermidor 1794 et elle a pu être offensive contre le petit peuple révolutionnaire dès 1793 !</h2>
<p>La contre-révolution, c'est bien entendu la révolte de la noblesse et son armée européenne en guerre contre la France, c'est la révolte du clergé, c'est la Vendée, la chouannerie, la révolte des grandes villes contre la révolution parisienne, etc. Mais il y a aussi la contre-révolution qui grandit au sein même de la révolution…</p>
<p>La première fraction de la révolution française qui se retourne contre elle, ce sont les La Fayette, les Sieyès, les Mirabeau, les Barnave, les Lameth, les Duport et bien d'autres personnages de débuts de la révolution qui se sont affolés quand elle a commencé à détruire la royauté, condamner à mort le roi et construire la république et surtout quand les masses populaires ont montré qu'elles pouvaient jouer un rôle dirigeant elles aussi.</p>
<p>La deuxième fraction, c'est celle de la bourgeoisie girondine qui s'affole de l'alliance entre le peuple travailleur (sans culottes, bras nus, femmes révolutionnaires).</p>
<p>La troisième fraction, ce sont les dirigeants de l'appareil d'Etat et les chefs robespierristes. Ils sont en butte à la montée de la colère populaire devant la misère. Ils sont contraints d'abord de rester liés au peuple révolutionnaire, de prendre des mesures de contrainte économique pour combattre la misère. Ils continuent à soutenir la révolution à son sommet en 1793 lors de l'attaque des Tuileries, de la commune de Paris, du deuxième soulèvement populaire de la Révolution, mais ils combattent ensuite le mouvement populaire contre la pauvreté, tentent de le détourner en lutte de déchristianisation, ils cassent et discréditent les enragés, les républicaines révolutionnaires, les sections populaires, les comités de piques et leurs dirigeants, les arrêtent et les condamnent.</p>
<p>L'aboutissement de la contre-révolution, c'est Thermidor (27 juillet 1794). Mais ce n'est que son achèvement, pas son début. Daniel Guérin écrit, dans « La lutte de classes sous la Première République » que nous citons largement dans la suite, « La volte-face gouvernementale ne fut pas limitée à la question religieuse (contre les déchristianisateurs)… mais ce fut la Révolution dans son ensemble qui commença son mouvement de recul. Tridon l'a fort bien compris. Il a même repéré très exactement les dates fatidiques de l'évènement : du 28 novembre au 12 décembre 1793. « Entre ces dates, écrit-il, se débat la crise suprême de la Révolution. » La Révolution interrompit sa marche en avant, la réaction commença, non pas en germinal, à la fin de mars 1794, comme le pensent Michelet et Becker, mais dès le soir du 1er frimaire, du 21 novembre 1793, quand Robespierre, du haut de la tribune des Jacobins, déclara la guerre aux déchristianisateurs. »</p>
<p>Lire iici quelques extraits :</p>
<div class='spip_document_16464 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner">
<a href='http://matierevolution.org/IMG/pdf/daniel_guerin.pdf' class=" spip_doc_lien" title='PDF - 16.8 Mio' type="application/pdf"><img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1792715850' width='64' height='64' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p>Robespierre passait ainsi de principal dirigeant de la révolution à principal organisateur de la contre-révolution au sein de la révolution.</p>
<p>Thermidor 1794 de la Révolution française ! Pourquoi la direction bourgeoise de la révolution s'est chargée de lancer la contre-révolution :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4801" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4801</a></p>
<p>Comment comprendre que la Révolution française, amoureuse de la liberté, bascule dans « la Terreur » :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5543" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5543</a></p>
<p>Les Montagnards, Robespierre et les Jacobins étaient-ils l'aile marchante de la révolution française :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3001" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3001</a></p>
<p>Démocratie directe de 1793 et Etat bourgeois :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1500" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1500</a></p>
<p>Maximilien Robespierre, dirigeant de la révolution bourgeoise française :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2628" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2628</a></p>
<p>Robespierre, défenseur jusqu'au bout de la politique révolutionnaire de la bourgeoisie française :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4127" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4127</a></p>
<p>La révolution française n'a pas été qu'une révolution bourgeoise :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article232" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article232</a></p></div>
L'égalité est une revendication trompeuse…
http://matierevolution.org/spip.php?article8762
http://matierevolution.org/spip.php?article87622024-04-07T22:45:00Ztext/htmlfrRobert ParisOuvriers WorkersBourgeois
<p>L'égalité est une revendication trompeuse… <br class='autobr' />
Bien sûr, nous sommes contre les inégalités entre riches et pauvres, entre hommes et femmes, entre nationaux et immigrés, etc, mais cela ne signifie pas que l'égalité soit un objectif général, le but même de notre combat. <br class='autobr' />
L'égalité, cela a un petit air radical et même révolutionnaire et communiste mais cela ne l'est pas tant que cela… <br class='autobr' />
Les utopistes du siècle des Lumières ou les révolutionnaires de 1789-1795 pouvaient croire que l'égalité était (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique82" rel="directory">5- La formation de la conscience de classe</a>
/
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot49" rel="tag">Ouvriers Workers</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot51" rel="tag">Bourgeois</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">L'égalité est une revendication trompeuse…</h2>
<p>Bien sûr, nous sommes contre les inégalités entre riches et pauvres, entre hommes et femmes, entre nationaux et immigrés, etc, mais cela ne signifie pas que l'égalité soit un objectif général, le but même de notre combat.</p>
<p>L'égalité, cela a un petit air radical et même révolutionnaire et communiste mais cela ne l'est pas tant que cela…</p>
<p>Les utopistes du siècle des Lumières ou les révolutionnaires de 1789-1795 pouvaient croire que l'égalité était la revendication la plus révolutionnaire. Les révolutionnaires d'aujourd'hui ne le peuvent pas même si nombre de groupes révolutionnaires le prétendent :</p>
<p><a href="http://www.poteapote.com/Soci%C3%A9t%C3%A9/Nathalie-Arthaud-r%C3%A9pond-aux-10-propositions-pour-faire-de-l%C3%A9galit%C3%A9-une-r%C3%A9alit%C3%A9" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://www.poteapote.com/Soci%C3%A9t%C3%A9/Nathalie-Arthaud-r%C3%A9pond-aux-10-propositions-pour-faire-de-l%C3%A9galit%C3%A9-une-r%C3%A9alit%C3%A9</a></p>
<p>Faire de l'égalité une réalité ? Mais est-ce que cela a un sens ?!!</p>
<p>Faire de l'égalité l'objectif premier d'une organisation communiste révolutionnaire :</p>
<p><a href="https://www.wsws.org/fr/special/library/fondations-us/62.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.wsws.org/fr/special/library/fondations-us/62.html</a></p>
<p>Nous voulons rappeler dans cet article que la revendication de l'égalité n'est ni communiste ni révolutionnaire, même si des militants qui se voudraient révolutionnaires en font leur objectif premier.</p>
<p>L'égalité, la bourgeoisie y a donné un certain sens et le capitalisme aussi, mais ces derniers sont loin de s'opposer aux inégalités et aux divisions au sein de la société. Devant le marché des marchandises, tous sont apparemment égaux comme devant le marché du travail. L'égalité juridique (ou égalité devant la loi) est aussi revendiquée par la société bourgeoise. L'égalité devant le vote aussi. Mais tout cela n'est que de la poudre aux yeux tant que subsiste la division fondamentale, celle entre une classe possesseuse des capitaux et une autre qui en est dépourvue ! Bien sûr, la société bourgeoise, l'Etat bourgeois, la justice bourgeoise n'accordent nullement des droits égaux aux exploiteurs et aux exploités. C'est seulement une égalité formelle et purement théorique et abstraite.</p>
<p>Le bilan de l'aspiration à l'égalité (celui des Lumières et de la Révolution française) est ainsi tiré par Engels dans l' « Anti-Dühring » :</p>
<p>« Nous savons aujourd'hui que ce règne de la raison n'était rien d'autre que le règne idéalisé de la bourgeoisie ; que la justice éternelle trouva sa réalisation dans la justice bourgeoise ; que l'égalité aboutit à l'égalité bourgeoise devant la loi ; que l'on proclama comme l'un des droits essentiels de l'homme... la propriété bourgeoise ; et que l'État rationnel, le contrat social de Rousseau ne vint au monde, et ne pouvait venir au monde, que sous la forme d'une République démocratique bourgeoise. Pas plus qu'aucun de leurs prédécesseurs, les grands penseurs du XVIII° siècle ne pouvaient transgresser les barrières que leur propre époque leur avait fixées. »</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/engels/works/1878/06/fe18780611c.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/engels/works/1878/06/fe18780611c.htm</a></p>
<p>Marx dans Gundrisse :</p>
<p>« L'échange de valeurs d'échange est la base réelle qui produit toute égalité et toute liberté. En tant qu'idées pures, elles n'en sont que des expressions idéalisées ; en tant qu'elles se développent en relations juridiques, politiques et sociales, elles ne sont que cette base à une autre puissance. » </p>
<p>« La valeur d'échange ou de façon plus proche le système de l'argent est dans le fait le système de l'égalité et de la liberté, et ce qui s'y oppose en les perturbant dans le développement plus précis du système, ce sont des perturbations qui lui sont immanentes, c'est justement la réalisation de l'égalité et de la liberté qui se font connaître en se manifestant comme inégalité et non-liberté. »</p>
<p>« Ne règnent ici que la Liberté, l'Égalité, la Propriété et Bentham. Liberté ! Car l'acheteur et le vendeur d'une marchandise, par exemple de la force de travail, ne sont déterminés que par leur libre volonté. Ils passent contrat en tant que personnes libres, à parité de droits. Le contrat est le résultat final dans lequel leurs volontés se donnent une expression juridique commune. Égalité ! Car ils ne se rapportent l'un à l'autre qu'en tant que possesseurs de marchandise et échangent équivalent contre équivalent. Propriété ! Car chacun ne dispose que du sien. Bentham ! Car pour chacun d'eux il ne s'agit que de lui-même. La seule puissance qui les réunisse et les mette en rapport est celle de leur égoïsme, de leur avantage particulier, de leurs intérêts privés. Et c'est justement parce qu'ainsi chacun ne s'affaire que pour lui et personne ne s'occupe de l'autre, que tous, en conséquence d'une harmonie préétablie des choses ou sous les auspices d'une providence très futée, accomplissent seulement l'œuvre de leur avantage réciproque, de l'utilité commune, de l'intérêt global. »</p>
<p>L'égalité semble bien une notion purement économique alors que le pouvoir capitaliste est politique. Quelle égalité est-elle possible entre ceux qui ont la totalité du pouvoir et ceux qui n'en ont aucune part ?</p>
<p>L'égalité politique a-t-elle un sens ? Certainement pas quand les moyens politiques sont aux mains de ceux qui possèdent l'argent !</p>
<p>L'égalité sociale a-t-elle un sens ? Quelle égalité peut-il y avoir entre des capitalistes qui ont les armes et les prolétaires qui n'en possèdent pas ?</p>
<p>Même l'égalité économique n'a aucun sens ! Quelle égalité peut-il y avoir entre le profit et le salaire ?</p>
<p>Quelle égalité est possible entre possesseurs des entreprises et ceux qui ne font qu'y travailler ?</p>
<p>Socialiste ou communiste au sens de Marx, la revendication d'égalité ? Certainement pas !</p>
<p>Etablir prétendument un signe d'égalité entre capitalistes et prolétaires, cela n'a rien de communiste ni de socialiste.</p>
<p>Marx s'est sans cesse démarqué de la revendication illusoire d'égalité, qu'il s'agisse de droit égal, de salaire égal, de répartition égale des richesses.</p>
<p>Engels relève dans l'anti-Düring, "Le contenu réel de la revendication prolétarienne d'égalité est la revendication de l'abolition des classes.",</p>
<p>Engels, Le gentlemen révolutionnaire (lettre a A. Bebel, 1875) :</p>
<p>« Se représenter la société socialiste comme l'Empire de l'égalité est une conception française trop étroite. »</p>
<p>Dans "Socialisme scientifique et socialisme utopique" de Friedrich Engels :</p>
<p>"Quant à attendre du mode de production capitaliste une autre répartition des produits, ce serait demander aux électrodes d'une batterie qu'elles ne décomposent pas l'eau et qu'elles ne développent pas de l'oxygène au pôle positif et de l'hydrogène ne au pôle négatif alors qu'elles sont reliées à la batterie."</p>
<p>Extraits de "la critique du programme de Gotha" de Karl Marx : "Qu'est-ce que le « partage équitable » ?</p>
<p>« Les bourgeois ne soutiennent-ils pas que le partage actuel est « équitable » ? Et, en fait, sur la base du mode actuel de production, n'est-ce pas le seul partage « équitable » ? Les rapports économiques sont-ils réglés par des idées juridiques ou n'est-ce pas, à l'inverse, les rapports juridiques qui naissent des rapports économiques ? Les socialistes des sectes n'ont-ils pas, eux aussi, les conceptions les plus diverses de ce partage « équitable » ?<br class='autobr' />
Pour savoir ce qu'il faut entendre en l'occurrence par cette expression creuse de « partage équitable », nous devons confronter le premier paragraphe avec celui-ci. Ce dernier suppose une société dans laquelle « les instruments de travail sont patrimoine commun et où le travail collectif est réglementé par la communauté », tandis que le premier paragraphe nous montre que « le produit appartient intégralement, par droit égal, à tous les membres de la société ».<br class='autobr' />
« A tous les membres de la société » ? Même à ceux qui ne travaillent pas ? Que devient alors le « produit intégral du travail » ? - Aux seuls membres de la société qui travaillent ? Que devient alors le « droit égal » de tous les membres de la société ?<br class='autobr' />
Mais « tous les membres de la société » et le « droit égal » ne sont manifestement que des façons de parler. Le fond consiste en ceci que, dans cette société communiste, chaque travailleur doit recevoir, à la mode lassalienne, un « produit intégral du travail ».</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2930" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2930</a></p>
<p>Le "droit égal", dit Marx, nous l'avons ici, en effet, mais c'est encore le "droit bourgeois" qui, comme tout droit présuppose l'inégalité. Tout droit consiste dans l'application d'une règle unique à des gens différents , à des gens qui, en fait, ne sont ni identiques, ni égaux. Aussi le "droit égal" équivaut-il à une violation de l'égalité, à une injustice. En effet, chacun reçoit, pour une part égale de travail social fourni par lui, une part égale du produit social (avec les défalcations indiquées plus haut). <br class='autobr' />
Or, les individus ne sont pas égaux : l'un est plus fort l'autre plus faible ; l'un est marié, l'autre non ; l'un a plus d'enfants, l'autre en a moins, etc. <br class='autobr' />
..."A égalité de travail, conclut Marx, et, par conséquent, à égalité de participation au fond social de consommation, l'un reçoit donc effectivement plus que l'autre, l'un est plus riche que l'autre, etc. Pour éviter tous ces inconvénients, le droit devrait être non pas égal, mais inégal." <br class='autobr' />
La justice et l'égalité, la première phase du communisme ne peut donc pas encore les réaliser ; des différences subsisteront quant à la richesse, et des différences injustes, mais l'exploitation de l'homme par l'homme sera impossible, car on ne pourra s'emparer, à titre de propriété privée, des moyens de production, fabriques, machines, terre, etc. En réfutant la formule confuse et petite-bourgeoise de Lassalle sur l'"égalité" et la "justice" en général, Marx montre le cours du développement de la société communiste, obligée de commencer par détruire uniquement cette "injustice" qu'est l'appropriation des moyens de production par des individus, mais incapable de détruire d'emblée l'autre injustice : la répartition des objets de consommation "selon le travail" (et non selon les besoins). <br class='autobr' />
Les économistes vulgaires, et parmi eux les professeurs bourgeois, "notre" Tougan y compris, font constamment aux socialistes le reproche d'oublier l'inégalité des hommes et d'en "rêver" la suppression. Ce reproche, on le voit, prouve simplement l'ignorance extrême de messieurs les idéologues bourgeois. <br class='autobr' />
Marx tient rigoureusement compte non seulement de l'inévitable inégalité des hommes entre eux, mais aussi du fait que la transformation des moyens de production en propriété commune de la société entière (le au sens habituel du mot) ne supprime pas à elle seule les défauts de la répartition et l'inégalité du "droit bourgeois", qui continue de régner, puisque les produits sont répartis "selon le travail ". <br class='autobr' />
"Mais, poursuit Marx, ces défauts sont inévitables dans la première phase de la société communiste, telle qu'elle vient de sortir de la société capitaliste, après un long et douloureux enfantement. Le droit ne peut jamais être plus élevé que l'état économique de la société et que le degré de civilisation qui y correspond." <br class='autobr' />
Ainsi, dans la première phase de la société communiste (que l'on appelle ordinairement socialisme), le "droit bourgeois" est aboli non pas complètement, mais seulement en partie, seulement dans la mesure où la révolution économique a été faite, c'est-à-dire seulement en ce qui concerne <br class='autobr' />
les moyens de production. Le "droit bourgeois" en reconnaît la propriété privée aux individus. Le socialisme en fait une propriété commune. C'est dans cette mesure, mais dans cette mesure seulement, que le "droit bourgeois" se trouve aboli.</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/08/er5.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/08/er5.htm</a></p>
<p>« Nous connaissons maintenant le mode et la manière dont se détermine la valeur payée au propriétaire de cette marchandise originale, la force de travail. La valeur d'usage qu'il donne en échange à l'acheteur ne se montre que dans l'emploi même, c'est à dire dans la consommation de sa force. Toutes les choses nécessaires à l'accomplissement de cette œuvre, matières premières, etc., sont achetées sur le marché des produits par l'homme aux écus et payées à leur juste prix. La consommation de la force de travail est en même temps production de marchandises et de plus value. Elle se fait comme la consommation de toute autre marchandise, en dehors du marché ou de la sphère de circulation. Nous allons donc, en même temps que le possesseur d'argent et le possesseur de force de travail, quitter cette sphère bruyante où tout se passe à la surface et aux regards de tous, pour les suivre tous deux dans le laboratoire secret de la production, sur le seuil duquel il est écrit : No admittance except on business. Là, nous allons voir non seulement comment le capital produit, mais encore comment il est produit lui-même. La fabrication de la plus value, ce grand secret de la société moderne, va enfin se dévoiler.<br class='autobr' />
La sphère de la circulation des marchandises, où s'accomplissent la vente et l'achat de la force de travail, est en réalité un véritable Eden des droits naturels de l'homme et du citoyen. Ce qui y règne seul, c'est Liberté, Egalité, Propriété et Bentham. Liberté ! car ni l'acheteur ni le vendeur d'une marchandise n'agissent par contrainte ; au contraire ils ne sont déterminés que par leur libre arbitre. Ils passent contrat ensemble en qualité de personnes libres et possédant les mêmes droits. Le contrat est le libre produit dans lequel leurs volontés se donnent une expression juridique commune. Egalité ! car ils n'entrent en rapport l'un avec l'autre qu'à titre de possesseurs de marchandise, et ils échangent équivalent contre équivalent. Propriété ! car chacun ne dispose que de ce qui lui appartient. Bentham ! car pour chacun d'eux il ne s'agit que de lui-même. La seule force qui les mette en présence rapport est celle de leur égoïsme, de leur profit particulier, de leurs intérêts privés. Chacun ne pense qu'à lui, personne ne s'inquiète de l'autre, et c'est précisément pour cela qu'en vertu d'une harmonie préétablie des choses, ou sous les auspices d'une providence tout ingénieuse, travaillant chacun pour soi, chacun chez soi, ils travaillent du même coup à l'utilité générale, à l'intérêt commun. »</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-6.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-6.htm</a></p>
<p>Marx : « La revendication de l'égalité des salaires repose par conséquent sur une erreur, sur un désir insensé qui ne sera jamais satisfait. Elle a sa source dans ce radicalisme faux et superficiel qui accepte les prémisses et cherche à se dérober aux conclusions. Sous le régime du salariat, la valeur de la force de travail se détermine comme celle de toute autre marchandise. Et comme les différentes sortes de travail ont des valeurs différentes, c'est-à-dire nécessitent pour leur production des quantités de travail différentes, elles doivent nécessairement avoir des prix différents sur le marché du travail. Réclamer une rémunération égale ou même équitable sous le régime du salariat équivaut à réclamer la liberté sous le régime de l'esclavage. Ce que vous considérez comme juste et équitable n'entre donc pas en ligne de compte. La question qui se pose est la suivante : Qu'est-ce qui est nécessaire et inévitable au sein d'un système de production donné ? »</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/marx/works/1865/06/km18650626h.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/marx/works/1865/06/km18650626h.htm</a></p>
<p>Marx : « M. Proudhon est-il forcé de recourir à une fiction, pour vous expliquer le développement. II s'imagine, que la division du travail, le crédit, les machines etc., que tout a été inventé au service de son idée fixe, de l'idée de l'égalité, Son explication est d'une naïveté sublime. Ou a inventé ces choses pour l'égalité, mais malheureusement se sont tournées contre l'égalité. C'est là tout son raisonnement. C-à-d., il fait une suppo¬sition gratuite, et parce que le développement réel et sa fiction se contre¬disent sur chaque pas, il en conclut qu'il y a contradiction. Il nous dissimule, qu'il y a seulement contradiction entre ses idées fixes et le mouvement réel. »</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/marx/works/1846/12/kmfe18461228.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/marx/works/1846/12/kmfe18461228.htm</a></p>
<p>Voulons-nous l'égalité politique ?</p>
<p>Ah non ! Enlever la totalité du pouvoir à la classe capitaliste et donner la totalité au prolétariat, telle est la premère étape de la révolution communiste et elle ne peut nullement être résumée par le terme d' « égalité » !</p>
<p>L'égalité ne se réfère qu'à la répartition des richesses et pas à leur mode de production.</p>
<p>Faut-il changer la répartition des richesses ou changer d'abord le mode de production de celles-ci ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4267" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4267</a></p>
<p>Faut-il exiger un « juste partage des richesses » au sein du système ou renverser le mode de production capitaliste ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7365" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7365</a></p>
<p>Peut-on supprimer d'abord les inégalités sans supprimer la propriété privée des moyens de production, sans supprimer également la production en vue du profit, sans supprimer encore le pouvoir aux mains des capitalistes, sans supprimer toujours la division en classes sociales ?</p>
<p>Eh bien, l'égalité entre salariés et patrons est impossible, il faut supprimer l'exploitation de l'homme par l'homme : l'objectif est plus de patrons et plus d'ouvriers et pas l'égalité entre eux !</p></div>
Temurdji, surnommé Gengis Khan, mène un immense massacre contre la révolution bourgeoise des villes
http://matierevolution.org/spip.php?article8417
http://matierevolution.org/spip.php?article84172024-03-10T23:07:00Ztext/htmlfrRobert ParisGuerre WarBourgeois
<p>Temurdji, surnommé Gengis Khan (maître du monde), mène un immense massacre contre la révolution bourgeoise des villes <br class='autobr' />
Gengis Khan s'est heurté à un monde (Asie-Europe) où régnait le grand commerce international dirigé par les grandes villes appuyées sur des royaumes nationaux (Chine, Iran, Syrie, Pologne, Russie, etc). La grande bourgeoisie des villes y devenait de plus en plus la classe dominante. Il a détruit cet ordre là en détruisant ces grandes villes et bâti un pouvoir supranational (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique29" rel="directory">3ème chapitre : Révolutions bourgeoises et populaires</a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot48" rel="tag">Guerre War</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot51" rel="tag">Bourgeois</a>
<div class='rss_texte'><div class='spip_document_16392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/png/gengis_khan_empire-fr.svg.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH324/gengis_khan_empire-fr.svg-944d8.jpg?1792715961' width='500' height='324' alt='' /></a>
</figure>
</div><h2 class="spip">Temurdji, surnommé Gengis Khan (maître du monde), mène un immense massacre contre la révolution bourgeoise des villes</h2>
<p>Gengis Khan s'est heurté à un monde (Asie-Europe) où régnait le grand commerce international dirigé par les grandes villes appuyées sur des royaumes nationaux (Chine, Iran, Syrie, Pologne, Russie, etc). La grande bourgeoisie des villes y devenait de plus en plus la classe dominante. Il a détruit cet ordre là en détruisant ces grandes villes et bâti un pouvoir supranational dominant un commerce mondial. Les impérialismes conquérants et guerriers d'aujourd'hui le présentent comme un idéal.</p>
<p>Amin Maalouf dans « Samarcande » :</p>
<p>« La première vague des invasions mongoles, conduite par Gengis Khan, fut, sans aucun doute, le fléau le plus dévastateur qui ait jamais frappé l'Orient. Des villes prestiggieuses furent rasées, et leur population exterminée, telles Pékin, Boukhara ou Samarcande, dont les habitants furent traités comme du bétail, les jeunes femmes distribuées aux officiers de la horde victorieuse, les artisans réduits en esclavage, les autres massacrés… Tant de villes ne se relèveront plus et notamment les trois grandes métropoles du Khorassan, où fut longtemps concentrée toute l'activité intellectuelle de cette partie du monde : Mers, Balkh et Nichapour. Auxquelles il faut ajouter Ravy, berceau de la médecine orientale, dont on oubliera jusqu'au nom ; il faudra attendre plusieurs siècles pour voir renaître, sur un site voisin, la ville de Téhéran… La deuxième vague mongole devait, à quelques mois d'intervalle, dévaster Baghdad, Damas, Cracovie en Pologne et la province chinoise de Setchuan ! »</p>
<p>Au début du 13e siècle, l'armée de Gengis Khan a été l'acteur principal de l'une des plus importantes expansions militaires de l'Histoire. En une vingtaine d'années, les Mongols conquirent une partie du nord de la Chine, alors dominée par le royaume des Xixia et l'Empire djurtchet, et anéantirent l'Empire musulman de Khwarezm en Asie centrale.</p>
<p>Une progression par les armes que poursuivirent les successeurs du conquérant mongol, dont les troupes menacèrent en quelques années des pays aussi lointains que la Hongrie, l'Égypte et le Japon. Cette fulgurante expansion semble, à première vue, difficile à expliquer. Certes, les bergers nomades étaient de formidables guerriers, que leur mode de vie avait transformés en remarquables cavaliers et archers, et qu'un climat très rigoureux avait aguerris contre les longues privations de la vie militaire.</p>
<p>Mais aucun de leurs prédécesseurs venus des steppes, peuples nomades et guerriers, n'avait rencontré un succès un tant soit peu égal au leur. Les armées de Gengis Khan ne bénéficiaient d'aucune technologie supérieure à celle de leurs prédécesseurs. Leur arme principale, l'arc composite, ne présentait que peu de différences avec celui utilisé par les Scythes 2 000 ans auparavant.</p>
<p>La structure de l'armée mongole, divisée en unités de 10, 100, 1 000 et 10 000 hommes, n'était pas non plus une nouveauté puisque de nombreuses tribus nomades étaient organisées ainsi depuis que les Xiongnu, fondateurs du premier empire de Mongolie, avaient introduit ce système au 3e siècle av. J.-C. C'est la politique de Gengis Khan à l'égard de la grande bourgeoisie montante des grandes villes qui est la clef permettant de comprendre une telle réussite</p>
<p>La bourgeoisie chinoise avait un développement économique qui dépassait de loin celui des bourgeoisies européennes et se heurtait à la puissance des régimes de l'empire du Milieu. Le slogan favori des empereurs chinois n'était-il pas « ne pas laisser s'installer le chaos » ? Et, s'ils n'ont jamais réussi, ni par la muraille de Chine ni autrement, à se protéger des attaques extérieures, ils ont parfaitement réussi en maintenant toujours un fort pouvoir central, à renvoyer la bourgeoisie chinoise dans les filets, maintenant ainsi l'ordre féodal des guerriers. Le roi Gengis Khan ne déclarait-il pas qu'en entrant dans une ville, il tuait mille bourgeois et avait ainsi la paix pour mille ans ? C'est donc la force de l'Etat chinois, et non la force de la bourgeoisie européenne – la bourgeoisie était bien plus riche et entreprenante -, qui explique le retard pris par la Chine sur l'Europe. La classe dirigeante européenne, féodale, avait besoin pour maintenir un pouvoir central, de s'appuyer sur l'essor économique des villes et sur la bourgeoisie, développant ainsi ses propres fossoyeurs.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6461" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6461</a></p>
<p>Gengis-Khan fut sans contredit un. homme de génie, bon général et législateur en même temps. Avant de s'abattre sur les provinces de la Transoxiane, il avait eu le talent de réunir sous son sceptre de nombreuses tribus errantes auxquelles il avait imposé un même code ; aussi, quand il se mit en campagne vers l'occident, conduisait-il une armée de 600,000 hommes, dit-on. Les historiens musulmans, que l'on ne doit pas s'attendre à trouver impartiaux, parlent des Mogols comme Tacite des Germains : c'est un peuple sauvage, belliqueux, qui ne connaît que de grossiers plaisirs et mit aveuglément ses chefs à la bataille. En réalité, si les riverains de l'Oxus et du Yaxartes furent incapables de résister à cette avalanche de barbares, c'est que la population iranienne était efféminée, et que les Turcs, seuls capables de se défendre avec succès, aimèrent mieux se joindre au vainqueur afin de partager le butin avec lui. Les résultats de l'invasion furent terribles ; Bokhara fut réduite en cendres, Samarcande fut rasée jusqu'au sol. Pendant des années, la Transoxiane fut ravagée par des bandes innombrables qui, après l'avoir ruinée, se jetèrent sur la Perse et sur l'Inde. Les paysans étaient enrôlés de force dans les armées mogoles, les artisans des villes étaient emmenés captifs par milliers dans les provinces de l'extrême Orient, où Gengis-Khan voulait transporter l'industrie des pays musulmans. Les tribus turques, qui depuis des siècles n'avaient cessé de franchir le Yaxartes, avaient fait bien du mal aux campagnes ; la population urbaine n'en avait été que médiocrement victime, par quoi elles n'avaient guère nui à la civilisation. Ce nouveau conquérant, en détruisant de grandes capitales comme Bokhara et Samarcande, anéantit la vie intellectuelle. Sans doute ces villes se relevèrent plus tard ; Gengis-Khan et ses fils, fort indifférens en matière religieuse, couvrant d'une égale protection les bouddhistes, les musulmans et les chrétiens, laissèrent les mosquées se rebâtir et les collèges se rouvrir ; mais les Iraniens avaient tant souffert que leur nombre était bien diminué. L'élément tartare avait pris le dessus. Une théologie superstitieuse fut seule enseignée dans les nouvelles écoles de la Transoxiane ; la poésie en avait disparu. Si les émirs mogols tombèrent sous la domination de, mollahs fanatiques, ni le peuple ni la religion n'en profitèrent.</p>
<p><a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Les_R%C3%A9volutions_de_l%E2%80%99Asie_centrale/02" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikisource.org/wiki/Les_R%C3%A9volutions_de_l%E2%80%99Asie_centrale/02</a></p>
<p>L'Invasion mongole de l'Empire khwarezmien est une campagne militaire dirigée par Genghis Khan, qui a lieu entre 1219 et 1221 et qui marque le début de l'invasion mongole des pays musulmans. L'expansion mongole se solde finalement par la conquête de la quasi-totalité de l'Asie, ainsi que certaines parties de l'Europe de l'Est, à l'exception du Japon, du Sultanat mamelouk d'Égypte et de la plus grande partie du sous-continent indien et de l'Asie du Sud-Est.</p>
<p>La ville de Boukhara, pas lourdement fortifiée, possède comme seules protections un fossé, un mur unique et la citadelle typique des villes khwarezmi. La garnison de Boukhara est composée de soldats turcs et est dirigée par les généraux turcs, qui tentent une sortie le troisième jour du siège. Ces troupes, chargées de briser le siège, peut-être 20 000 hommes, sont anéanties dans la bataille qui s'ensuit. Les dirigeants de la ville ouvrent les portes de leur cité aux Mongols, bien qu'une unité de défenseurs turcs réussisse à tenir la citadelle de la ville pendant douze jours. <br class='autobr' />
Une fois la ville totalement entre ses mains, le khan fait exécuter les survivants de la citadelle, envoyer les artisans en Mongolie, enrôler dans l'armée les jeunes hommes qui n'ont pas combattu et réduire en esclavage le reste de la population.</p>
<p>Pendant que les soldats mongols pillent la ville, un incendie éclate, réduisant en cendres la majeure partie de la cité</p>
<p>Après la chute de Boukhara, Genghis se dirige vers Samarcande, la capitale khwarezmienne, où il arrive en mars 1220.</p>
<p>Samarcande possède des fortifications bien plus importantes que Boukhara et est défendue par 100 000 hommes. Alors que Genghis commence le siège de la ville, ses fils Djaghataï et Ögödei le rejoignent après avoir terminé la mise au pas d'Otrar. Une fois les armées réunies, les Mongols lancent un assaut sur la ville en utilisant les prisonniers comme boucliers humains.</p>
<p>Le troisième jour des combats, la garnison de Samarcande lance une contre-attaque. Feignant de battre en retraite, Genghis attire 50 000 des soldats de la garnison à l'extérieur des fortifications de Samarcande et les massacre. À deux reprises, le Shah Muhammad tente de briser le siège de la ville, mais il est repoussé à chaque fois. Le cinquième jour, toute la garnison se rend, à part à peu près 2 000 soldats, des partisans fanatiques du Shah, qui s'enferment dans la citadelle.</p>
<p>Après la chute de la forteresse, Genghis revient sur les conditions de la capitulation et fait exécuter tous les soldats qui ont pris les armes contre lui à Samarcande.</p>
<p>Les habitants de la ville reçoivent l'ordre d'évacuer et de se rassembler dans une plaine à l'extérieur de la cité, où ils sont tués et décapités. Des pyramides de têtes coupées sont élevées, comme symbole de la victoire des Mongols.</p>
<p>L'assaut sur Ourguentch s'avère être la bataille la plus difficile de l'invasion mongole…. Comme à chaque fois, après la chute de la ville les artisans sont envoyés en Mongolie, les enfants et les jeunes femmes sont donnés aux soldats mongols comme esclaves et le reste de la population est massacré. Le savant Perse Djuwani affirme que 50 000 soldats mongols ont reçu la tâche d'exécuter vingt-quatre citoyens d'Ourguentch chacun, ce qui signifierait que 1,2 million de personnes ont été tuées. Ce chiffre est presque certainement une exagération, car rien ne prouve que la population de la ville ait été assez importante pour qu'après avoir enlevé les artisans, les enfants et les jeunes il reste encore 1,2 million de personnes à tuer.</p>
<p>Le gouverneur de la ville de Merv se rend sur la promesse de Tolui que la vie des citoyens sera épargnée. Cependant, dès qu'il est le maitre de la ville, Tolui fait tuer presque toutes les personnes qui se sont rendues, lors d'un massacre presque plus important que celui d'Ourgentch. Après la prise de Merv, Tolui se dirige vers l'Ouest et attaque les villes de Nishapur et Herat. Nishapur tombe après seulement trois jours, mais Tokuchar, le gendre de Genghis, est tué durant la bataille. Après la prise de la cité, Tolui fait tuer tous les habitants de la ville et laisse la direction des opérations à la veuve de Tokuchar. Après la chute de Nishapur, Herat se rend sans combattre et est épargnée. Un autre massacre a lieu en 1221 après la prise de Bamian, une ville située dans l'Hindou Kouch, qui ne se rend qu'après une résistance farouche. Cette fois-ci, le déclencheur est la mort du petit-fils de Genghis Khan durant les combats. Enfin, les villes de Toos et Mashad sont prises, ce qui assure aux Mongols le contrôle complet de la province de Khorassan durant le printemps 1221.</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_de_l%27Empire_khwarezmien" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_de_l%27Empire_khwarezmien</a></p>
<p>Cependant, la cible principale de Gengis Khan est la dynastie Jin régnant sur la riche Chine du nord. La guerre commence en mars 1211. Pendant deux ans, les Mongols ne dépassent guère la Grande Muraille mais conquièrent la Mandchourie. Victorieux en campagne, ils voient leurs assauts se briser sur les murailles des grandes villes, jusqu'à ce qu'ils acquièrent des machines pour les assiéger.</p>
<p>Ils avancent ensuite avec trois armées au cœur du territoire chinois, entre la Grande Muraille et le fleuve Jaune. Après avoir dévasté le nord de la Chine et pris de nombreuses villes, Gengis prend Pékin en 1215, mais refuse d'entrer personnellement dans la ville.</p>
<p>En 1218, il envahit le royaume de Khwarezm ; dès 1220, le Khwarezm est vaincu, la Sogdiane est occupée, en particulier Boukhara et Samarcande.</p>
<p>En 1221, il occupe Balkh (Bactres) et arrive jusqu'à l'Indus où, près de quinze siècles auparavant, un autre conquérant, Alexandre le Grand, s'était arrêté en provenance de Grèce.</p>
<p>En 1226, il attaque les Tangoutes sous le prétexte qu'ils hébergent des ennemis des Mongols. En février, il s'empare des villes de Heishui, Ganzhou et Suzhou ; durant l'automne, il prend Xiliangfu. <br class='autobr' />
Un général xia attaque alors les Mongols dans une bataille près des monts Helan mais son armée est vaincue. En novembre, Gengis Khan mène le siège contre la ville tangoute de Lingzhou puis traverse le fleuve Jaune et anéantit le reste de l'armée tangoute. Un alignement de cinq étoiles est observé le soir de cette bataille.</p>
<p>En 1227, il attaque la capitale tangoute et s'empare de Lintiaofu en février. En mars, il prend les préfectures de Tiaozhou, Hezhou, puis la préfecture de Xiningzhou en avril, la préfecture de Deshun. À Deshun, le général xia Ma Jianlong résiste aux Mongols pendant plusieurs jours et mène personnellement les attaques pour les maintenir en dehors de la ville. Ma Jianlong meurt peu après sous les assauts des archers mongols. Après avoir conquis Deshun, Gengis Khan se dirige vers les Monts Liupan pour passer l'été. Sur la montagne, il décrète que les Mongols ne doivent plus tuer aveuglément, conformément à la parole qu'il avait eue un an auparavant, lors de l'alignement des cinq étoiles. Il ne reste plus que la capitale Zhongxingfu, encerclée par l'armée mongole. Après six mois de siège, le dernier empereur de xia capitule, il est tué, ainsi que toute sa famille.</p>
<p>En Irak et en Iran, il est vu comme un seigneur de guerre sanguinaire et génocidaire qui causa d'immenses destructions. Un descendant de Gengis, Hulagu Khan, détruira une grande partie du nord de l'Iran. Il est l'un des conquérants les plus haïs des Iraniens, avec Alexandre le Grand et Tamerlan.</p>
<p>Il en est de même en Afghanistan, au Pakistan ainsi que dans d'autres pays non turcs à majorité musulmane, bien que dans certains pays il faille nuancer le tableau. On raconte que l'ethnie des Hazaras d'Afghanistan descend d'une grande garnison mongole qui stationnait autrefois sur leur terre d'origine. Les sacs de Bagdad et de Samarcande causèrent des massacres et le sud du Khuzestan fut complètement détruit. En Russie, Ukraine, Pologne et Hongrie, Gengis Khan, ses descendants et les Mongols et/ou Tatars sont généralement décrits comme de grands destructeurs.</p>
<p>Aujourd'hui, Gengis, ses descendants, ses généraux et les Mongols en général restent connus pour leurs forces militaires féroces, leur endurance, leur cruauté et leurs conquêtes destructives dans les livres d'histoire du monde entier.</p>
<p>Selon l'interprétation de certains historiens, les Mongols, par les exterminations, auraient voulu libérer la terre d'un excès de population et la rendre à la prairie des troupeaux et des loups.</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gengis_Khan" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Gengis_Khan</a></p>
<p>En fait, l'Asie était le siège d'une activité commerçante internationale (routes de la soie notamment) qui menait à la formation d'une grande bourgeoisie conquérante qui permetttait l'édification de riches royaumes qui devenaient rapidement soumis à la grande bourgeoisie montante malgré des dictatures féroces. La capacité de Gengis Khan a été de détruire cette grande bourgeoisie des grandes villes d'Asie et de reconstruire l'économie sous un empire unifié.</p>
<p>Gengis Khan et la bourgeoisie</p>
<p>La route de la soie a perduré durant la totalité du XIIIe siècle grâce à une politique volontariste de Gengis Khan ainsi que des autorités locales. Les marchands sont protégés et les Ortog34 traversent tout le continent pour récolter des produits exotiques à la cour de Karakorum, principalement de Chine et d'Iran. Ce système de libre-échange pan-asiatique a aussi été favorisé par des services administratifs efficaces et une paix relative au sein de l'Empire. Or si ce commerce s'étend jusqu'à la Mer Noire, où sont présents Vénitiens et Génois qui y possèdent des comptoirs, le commerce pour les Européens n'était destiné en réalité qu'à un marché strictement régional, allant tout au plus jusqu'à Tabriz pour les tapis et au Khwarezm pour la soie, en somme une zone très réduite, mais auparavant interdite d'accès par les marchands musulmans qui bloquaient les voies maritimes, et dès lors accessible grâce à la stabilité qui règne dans l'Empire. Le véritable attribut de la route de la soie pour les Européens ne réside donc pas comme on pourrait l'imaginer dans les échanges qui n'ont finalement pas été particulièrement foisonnants, mais bien dans l'accès aux voies d'échanges favorisé par la grande Pax Mongolica. Selon l'historien Étienne de la Vaissière, plus qu'un espace d'échange global, l'apport principal de la route de la soie en Europe a été avant tout d'apporter aux Occidentaux une véritable prise de conscience d'un Monde au-delà du Monde musulman35, l'Asie ayant été depuis le VIe siècle quelque peu oubliée . L'héritage de Gengis Khan pour l'Europe a donc été la mise en place d'une géographie primitive du monde, avec la naissance de marchés prometteurs et une certaine idée de la grandeur asiatique. La route de la soie gengiskhanide a ainsi plus participé à la connaissance de l'Autre qu'à un enrichissement relatif des puissances marchandes européennes.</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gengis_Khan" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Gengis_Khan</a></p>
<p>Gengis Khan éradiqua près d'un cinquième du monde</p>
<p>Genghis Khan, l'empereur mongol du XIIe siècle fut l'un des plus grands tyrans de l'Histoire, par le nombre de personnes que son armée a tué. On estime qu'il a causé la mort d'environ 40 millions de personnes, ce qui représentait à l'époque près de 17% de l'humanité.</p>
<p>Les Mongols attaquent Samarkand en utilisant des ennemis capturés comme boucliers corporels. Après plusieurs jours, il ne reste plus que quelques soldats, fidèles partisans du Shah, dans la citadelle. Après la chute de la forteresse, Gengis aura renié ses conditions de reddition et exécuté tous les soldats qui ont pris les armes contre lui à Samarkand. Les habitants de Samarkand reçoivent l'ordre d'évacuer et de se rassembler dans une plaine à l'extérieur de la ville, où ils sont tués et des pyramides de têtes coupées sont érigées en symbole de victoire. Ata-Malik Juvayni, un haut fonctionnaire au service de l'empire mongol, écrit qu'à Termez, sur l'Oxus, tout le peuple, hommes et femmes, a été chassé dans la plaine et divisé selon sa coutume habituelle, puis ils ont tous été tués.</p>
<p>La ville de Boukhara n'est pas fortement fortifiée, avec un fossé et un seul mur, et la citadelle typique des villes khwarazmiennes. Les dirigeants de la ville ouvrent les portes aux Mongols, bien qu'une unité de défenseurs turcs ait tenu la citadelle de la ville pendant encore douze jours. Les survivants de la citadelle sont exécutés, les artisans et les artisans renvoyés en Mongolie, les jeunes hommes qui n'ont pas combattu sont enrôlés dans l'armée mongole et le reste de la population est envoyé en esclavage. Alors que les soldats mongols pillent la ville, un incendie se déclare, rasant la majeure partie de la ville. Genghis Khan fait rassembler la population survivante de la ville dans la mosquée principale de la ville, où il déclare qu'il est le fléau de Dieu, envoyé pour les punir pour leurs péchés.</p>
<p>Pendant ce temps, la riche cité commerçante d'Urgench est toujours aux mains des forces khwarazmiennes. L'assaut sur Urgench s'avère être la bataille la plus difficile de l'invasion mongole et la ville ne tombe qu'après que les défenseurs aient mis en place une solide défense, combattant bloc pour bloc. Les pertes mongoles sont plus élevées que la normale, en raison de la difficulté inhabituelle d'adapter les tactiques mongoles aux combats en ville.</p>
<p>Comme d'habitude, les artisans sont renvoyés en Mongolie, les jeunes femmes et les enfants sont donnés aux soldats mongols comme esclaves et le reste de la population est massacré. Le chercheur persan Juvayni déclare que 50 000 soldats mongols sont chargés d'exécuter chacun vingt-quatre citoyens d'Ourgentch, ce qui signifierait que 1,2 million de personnes ont été tuées. Le limogeage d'Ourgentch est considéré comme l'un des massacres les plus sanglants de l'histoire humaine.</p>
<p><a href="https://www.curieuseshistoires.net/gengis-khan-eradiqua-un-cinquieme-du-monde/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.curieuseshistoires.net/gengis-khan-eradiqua-un-cinquieme-du-monde/</a></p>
<p>En réalité, c'est la bourgeoisie du grand commerce qu'il frappe en écrasant les villes</p>
<p>Victorieux en campagne, les Mongols voient leurs assauts repoussés dans la conquête des grandes villes. Appliquant sa proverbiale méthode de logique et de détermination, Gengis se penche avec l'aide de ses équipiers sur le problème des attaques de places fortifiées. Aidés par des ingénieurs chinois, ils bâtissent progressivement les techniques qui feront d'eux les plus redoutables meneurs de sièges de l'histoire militaire.<br class='autobr' />
En 1213, par ses victoires écrasantes en campagnes et ses quelques succès contre des villes fortifiées, Gengis étend sa conquête du territoire de Jin vers le sud jusqu'à la Grande Muraille. Il avance ensuite avec trois armées au cœur du territoire, entre la Grande Muraille et le Huang He. Après avoir dévasté le nord de la Chine et pris de nombreuses villes, il capture la capitale de Jin en 1215, Yanjing (qui deviendra plus tard Pékin). L'empereur de Jin ne capitule pas mais se retranche à Kaifeng. Ses successeurs y seront ensuite vaincus, mais pas avant 1234. Entretemps, Kuchlug, chef déchu des Naiman fuit vers l'ouest et s'approprie l'état des Kara-Khitans (Liao), allié occidental de Gengis.<br class='autobr' />
Voyant son armée amoindrie après dix années de campagnes contre le Xia Occidental et Jin, Gengis n'envoie que deux tumen contre Kuchlug, heureusement dirigés par un jeune général talentueux, Djebé. Des agents mongols provoquent une révolte civile, permettant à Djebé d'investir le pays. Kuchlug, dont l'armée est anéantie à l'ouest de Kashgar, est capturé puis exécuté. En 1218, l'empire mongol s'étend à l'ouest jusqu'au lac Balkhach et atteint le voisinage de Khwarizm, un état musulman allant de la mer Caspienne à l'ouest jusqu'au golfe Persique et à la mer d'Arabie au sud.</p>
<p><a href="https://chine.in/guide/gengis-khan_435.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://chine.in/guide/gengis-khan_435.html</a></p>
<p>La bataille de Zhongdu (aujourd'hui Pékin) était une bataille en 1215 entre les Mongols et ladynastie Jurchen Jin , qui contrôlait le nord de la Chine.Les Mongols ont gagné et poursuivi leur conquête de la Chine.La bataille pour Pékin fut longue et fatigante, mais les Mongols se montrèrent plus puissants puisqu'ils prirent finalement la ville le 1er juin 1215, massacrant ses habitants.Cela a forcé l'empereur Jin Xuanzong à déplacer sa capitale vers le sud à Kaifeng et a ouvert la vallée du fleuve Jaune à de nouveaux ravages mongols.Kaifeng est également tombé aux mains des Mongols après un siège en 1232.</p>
<p><a href="https://history-maps.com/fr/story/Genghis-Khan" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://history-maps.com/fr/story/Genghis-Khan</a></p>
<p>Sur la civilisation mongole :</p>
<p><a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5623346z/f4.item.r=gengis%20khan" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5623346z/f4.item.r=gengis%20khan</a></p>
<p>La chute de Bagdad :</p>
<p><a href="https://vous-avez-dit-arabe.webdoc.imarabe.org/histoire/un-monde-en-mutation/pourquoi-la-chute-de-bagdad-en-1258-a-t-elle-bouleverse-le-monde-arabe" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://vous-avez-dit-arabe.webdoc.imarabe.org/histoire/un-monde-en-mutation/pourquoi-la-chute-de-bagdad-en-1258-a-t-elle-bouleverse-le-monde-arabe</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Bagdad_%281258%29" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Bagdad_%281258%29</a></p>
<p>Invasion mongole de la Rus' de Kiev :</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_de_la_Rus%27_de_Kiev" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_de_la_Rus%27_de_Kiev</a></p>
<p>Invasion mongole de l'Europe</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_de_l%27Europe" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_de_l%27Europe</a></p>
<p>Ce sont les Mongoles qui ont empêché la conquête arabe de l'Europe…</p>
<p>Invasions mongoles du Japon</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_du_Japon" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_du_Japon</a></p>
<p>Invasion mongole en Chine</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_en_Chine" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_en_Chine</a></p>
<p>Invasion mongole de l'Empire khwarezmien</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_de_l%27Empire_khwarezmien" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_de_l%27Empire_khwarezmien</a></p>
<p>Invasions mongoles de la Pologne</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_de_la_Pologne" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_de_la_Pologne</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_invasion_mongole_de_la_Pologne" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_invasion_mongole_de_la_Pologne</a></p>
<p>Invasions mongoles de la Corée</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?search=invasion+mongole&title=Sp%C3%A9cial:Recherche&ns0=1" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/w/index.php?search=invasion+mongole&title=Sp%C3%A9cial:Recherche&ns0=1</a></p>
<p>Invasions mongoles en Anatolie</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_en_Anatolie" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_en_Anatolie</a></p>
<p>Invasions mongoles de la Hongrie</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_de_la_Hongrie" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_de_la_Hongrie</a></p>
<p>Invasion mongole en Géorgie</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_en_G%C3%A9orgie" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_en_G%C3%A9orgie</a></p>
<p>Invasions mongoles en Syrie</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_en_Syrie" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_mongoles_en_Syrie</a></p>
<p>Invasion mongole des Kara-Khitans</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_des_Kara-Khitans" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_mongole_des_Kara-Khitans</a></p>
<p>Invasions mongoles en Birmanie</p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8res_invasions_mongoles_en_Birmanie" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8res_invasions_mongoles_en_Birmanie</a></p>
<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_invasion_mongole_en_Birmanie" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_invasion_mongole_en_Birmanie</a></p></div>
Il y a quelque chose de pourri au Royaume Uni, c'est la classe possédante
http://matierevolution.org/spip.php?article8643
http://matierevolution.org/spip.php?article86432024-01-09T23:09:00Ztext/htmlfrRobert ParisBourgeoisAristocratesAngleterre Great Britain
<p>Il y a quelque chose de pourri au Royaume Uni, c'est la classe possédante <br class='autobr' />
Les nouveaux scandales des conservateurs britanniques <br class='autobr' />
https://www.lemonde.fr/international/article/2023/01/24/au-royaume-uni-les-conservateurs-englues-dans-une-serie-de-scandales_6159025_3210.html <br class='autobr' />
https://www.wsws.org/fr/articles/2023/12/29/klcl-d29.html <br class='autobr' />
https://www.la-croix.com/Monde/Royaume-Uni-petits-arrangements-baronne-Mone-Parti-conservateur-2022-11-29-1201244361 (…)</p>
-
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory">08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE </a>
/
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot51" rel="tag">Bourgeois</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot52" rel="tag">Aristocrates</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot115" rel="tag">Angleterre Great Britain</a>
<div class='rss_texte'><p>Il y a quelque chose de pourri au Royaume Uni, c'est la classe possédante</p>
<h2 class="spip">Les nouveaux scandales des conservateurs britanniques</h2>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2023/01/24/au-royaume-uni-les-conservateurs-englues-dans-une-serie-de-scandales_6159025_3210.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/international/article/2023/01/24/au-royaume-uni-les-conservateurs-englues-dans-une-serie-de-scandales_6159025_3210.html</a></p>
<p><a href="https://www.wsws.org/fr/articles/2023/12/29/klcl-d29.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.wsws.org/fr/articles/2023/12/29/klcl-d29.html</a></p>
<p><a href="https://www.la-croix.com/Monde/Royaume-Uni-petits-arrangements-baronne-Mone-Parti-conservateur-2022-11-29-1201244361" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.la-croix.com/Monde/Royaume-Uni-petits-arrangements-baronne-Mone-Parti-conservateur-2022-11-29-1201244361</a></p>
<p><a href="https://www.20minutes.fr/monde/4059696-20231026-royaume-uni-depute-conservateur-arrete-soupconne-viol" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.20minutes.fr/monde/4059696-20231026-royaume-uni-depute-conservateur-arrete-soupconne-viol</a></p>
<h2 class="spip">Dissimulation de covid, immunité collective bidon, fêtes pendant le confinement, Partygate, scandales sexuels... Ces affaires à répétition qui ont ébranlé le gouvernement de Boris Johnson </h2>
<p><a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/royaume-uni-partygate-scandales-sexuels-ces-affaires-a-repetition-qui-ebranlent-le-gouvernement-de-boris-johnson_5240587.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/royaume-uni-partygate-scandales-sexuels-ces-affaires-a-repetition-qui-ebranlent-le-gouvernement-de-boris-johnson_5240587.html</a></p>
<p><a href="https://www.france24.com/fr/europe/20220707-royaume-uni-boris-johnson-celui-par-qui-les-scandales-arrivent" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.france24.com/fr/europe/20220707-royaume-uni-boris-johnson-celui-par-qui-les-scandales-arrivent</a></p>
<p><a href="https://www.lepoint.fr/monde/le-gouvernement-de-boris-johnson-secoue-par-un-nouveau-scandale-sexuel-01-07-2022-2481753_24.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lepoint.fr/monde/le-gouvernement-de-boris-johnson-secoue-par-un-nouveau-scandale-sexuel-01-07-2022-2481753_24.php</a></p>
<p> <a href="https://www.courrierinternational.com/article/scandale-boris-johnson-sous-le-feu-des-critiques-apres-un-nouveau-scandale-sexuel-dans-son-camp" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.courrierinternational.com/article/scandale-boris-johnson-sous-le-feu-des-critiques-apres-un-nouveau-scandale-sexuel-dans-son-camp</a></p>
<p><a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/2019-2022-ces-scandales-qui-ont-marque-le-passage-de-boris-johnson-a-downing-street-8957648" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.radiofrance.fr/franceinter/2019-2022-ces-scandales-qui-ont-marque-le-passage-de-boris-johnson-a-downing-street-8957648</a></p>
<p><a href="https://www.vosgesmatin.fr/politique/2021/11/11/boris-johnson-et-le-parti-conservateur-ebranles-par-un-scandale-de-lobbying" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.vosgesmatin.fr/politique/2021/11/11/boris-johnson-et-le-parti-conservateur-ebranles-par-un-scandale-de-lobbying</a></p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/monde/europe/les-trois-annees-agitees-de-boris-johnson-au-pouvoir-1775295" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/monde/europe/les-trois-annees-agitees-de-boris-johnson-au-pouvoir-1775295</a></p>
<p><a href="https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/royaume-uni-boris-johnson-cumule-les-scandales_5243140.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/royaume-uni-boris-johnson-cumule-les-scandales_5243140.html</a></p>
<p><a href="https://www.ouest-france.fr/europe/royaume-uni/boris-johnson/boris-johnson-veut-tourner-la-page-du-scandale-cummings-6850763" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.ouest-france.fr/europe/royaume-uni/boris-johnson/boris-johnson-veut-tourner-la-page-du-scandale-cummings-6850763</a></p>
<h2 class="spip">Les scandales de Liz Truss</h2>
<p>Les media avaient dit que Liz Truss était la nouvelle Thatcher ! La femme d'acier ! Sauf qu'il n'y a plus d'acier dans l'économie anglaise</p>
<p><a href="https://www.letemps.ch/opinions/demission-liz-truss-marches-avaient-raison" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.letemps.ch/opinions/demission-liz-truss-marches-avaient-raison</a></p>
<p>Un énorme échec des politiques économiques après des déclarations retentissantes (les travailleurs n'en font pas assez, ou encore l'Angleterre est prête à mener la guerre nucléaire contre la Russie, etc.)</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7342" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7342</a></p>
<p>Liz Truss, la nouvelle premier ministre d'Angleterre et la suite de Thatcher, un ennemi déclarée des travailleurs….</p>
<p><a href="https://www.france24.com/fr/europe/20220905-liz-truss-l-h%C3%A9riti%C3%A8re-du-thatch%C3%A9risme-pour-succ%C3%A9der-%C3%A0-boris-johnson" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.france24.com/fr/europe/20220905-liz-truss-l-h%C3%A9riti%C3%A8re-du-thatch%C3%A9risme-pour-succ%C3%A9der-%C3%A0-boris-johnson</a></p>
<p>Liz Truss et le gouvernement britannique reviennent sur la baisse d'impôt sur le revenu pour les plus riches</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2022/10/03/liz-truss-et-le-gouvernement-britannique-reviennent-sur-la-baisse-d-impot-sur-le-revenu-pour-les-plus-riches_6144160_3210.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/international/article/2022/10/03/liz-truss-et-le-gouvernement-britannique-reviennent-sur-la-baisse-d-impot-sur-le-revenu-pour-les-plus-riches_6144160_3210.html</a></p>
<p>L'état catastrophique de l'Angleterre après Truss</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2022/10/21/apres-la-demission-de-liz-truss-le-royaume-uni-plonge-dans-une-crise-politique-profonde-et-inedite_6146726_3210.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/international/article/2022/10/21/apres-la-demission-de-liz-truss-le-royaume-uni-plonge-dans-une-crise-politique-profonde-et-inedite_6146726_3210.html</a></p>
<p><a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/royaume-uni-comment-la-premiere-ministre-liz-truss-a-plonge-le-pays-dans-la-crise-en-quelques-semaines_5426974.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/royaume-uni-comment-la-premiere-ministre-liz-truss-a-plonge-le-pays-dans-la-crise-en-quelques-semaines_5426974.html</a></p>
<h2 class="spip">Les scandales de Rishi Sunak</h2>
<p>Prise illégale d'intérêts</p>
<p><a href="https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/le-premier-ministre-britannique-rishi-sunak-soupconne-de-prise-illegale-d-interets-959118.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/le-premier-ministre-britannique-rishi-sunak-soupconne-de-prise-illegale-d-interets-959118.html</a></p>
<p>Une ministre au coeur des scandales</p>
<p><a href="https://www.valeursactuelles.com/monde/royaume-uni-au-coeur-de-scandales-la-ministre-de-linterieur-anti-immigration-limogee" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.valeursactuelles.com/monde/royaume-uni-au-coeur-de-scandales-la-ministre-de-linterieur-anti-immigration-limogee</a></p>
<p>Démêlés fiscaux</p>
<p><a href="https://www.letemps.ch/monde/europe/president-conservateurs-britanniques-nadhim-zahawi-limoge-demeles-fiscaux" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.letemps.ch/monde/europe/president-conservateurs-britanniques-nadhim-zahawi-limoge-demeles-fiscaux</a></p>
<p>Deux fois plus riche que le roi, Rishi Sunak est le Premier ministre britannique le plus riche de l'Histoire</p>
<p><a href="https://www.bfmtv.com/economie/deux-fois-plus-riche-que-le-roi-rishi-sunak-est-le-premier-ministre-britannique-le-plus-riche-de-l-histoire_AN-202210240460.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.bfmtv.com/economie/deux-fois-plus-riche-que-le-roi-rishi-sunak-est-le-premier-ministre-britannique-le-plus-riche-de-l-histoire_AN-202210240460.html</a></p>
<h2 class="spip">Le roi Charles III accusé…</h2>
<p>…de s'enrichir grâce aux morts</p>
<p><a href="https://www.ouest-france.fr/europe/royaume-uni/charles-iii/scandale-au-royaume-uni-charles-iii-accuse-de-senrichir-grace-aux-morts-e7d41824-8c58-11ee-8574-017bb85f3fb1" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.ouest-france.fr/europe/royaume-uni/charles-iii/scandale-au-royaume-uni-charles-iii-accuse-de-senrichir-grace-aux-morts-e7d41824-8c58-11ee-8574-017bb85f3fb1</a></p>
<p><a href="https://rmc.bfmtv.com/actualites/international/charles-iii-polemique-sur-les-heritages-recuperes-automatiquement-par-la-famille-royale_AV-202311270381.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://rmc.bfmtv.com/actualites/international/charles-iii-polemique-sur-les-heritages-recuperes-automatiquement-par-la-famille-royale_AV-202311270381.html</a></p>
<p>… de discréditer toute la royauté britannique</p>
<p><a href="https://www.wsws.org/fr/articles/2023/05/08/klex-m08.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.wsws.org/fr/articles/2023/05/08/klex-m08.html</a></p>
<p>… d'être violeur et pédophile</p>
<p><a href="https://www.public.fr/News/charles-iii-implique-dans-une-affaire-de-pedophilie-1776313" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.public.fr/News/charles-iii-implique-dans-une-affaire-de-pedophilie-1776313</a></p>
<p>Une fondation du roi Charles III prise dans un scandale d'abus sexuel sur mineurs</p>
<p><a href="https://www.vanityfair.fr/article/charles-iii-fondation-prise-dans-un-scandale-abus-sexuel-sur-mineurs" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.vanityfair.fr/article/charles-iii-fondation-prise-dans-un-scandale-abus-sexuel-sur-mineurs</a></p>
<p><a href="https://www.closermag.fr/royautes/charles-iii-le-roi-happe-par-un-scandale-lie-a-des-abus-sexuels-sur-mineurs-3223218#item=1" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.closermag.fr/royautes/charles-iii-le-roi-happe-par-un-scandale-lie-a-des-abus-sexuels-sur-mineurs-3223218#item=1</a></p>
<p>L'homme ayant couronné le roi d'Angleterre Charles III vient d'être condamné par la justice</p>
<p><a href="https://fr.yahoo.com/news/charles-iii-lhomme-ayant-couronn%C3%A9-163000872.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.yahoo.com/news/charles-iii-lhomme-ayant-couronn%C3%A9-163000872.html</a></p>
<p>Une famille royale nazie</p>
<p><a href="https://histoiresroyales.fr/prince-charles-edouard-duc-de-saxe-cobourg-gotha-nazi-ami-hitler/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://histoiresroyales.fr/prince-charles-edouard-duc-de-saxe-cobourg-gotha-nazi-ami-hitler/</a></p>
<p>Le mari de la reine, un machiste, raciste et fasciste</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1133" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1133</a></p>
<h2 class="spip">Covid aussi est un sujet de scandales nombreux et variés…</h2>
<p>A bas « le putain de reconfinement », il vaut mieux remplir les cimetières, déclarait le premier ministre anglais Boris Johnson qui continue à déconfiner et remplit effectivement les cimetières…</p>
<p><a href="https://www.wsws.org/fr/articles/2021/05/10/mars-m10.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.wsws.org/fr/articles/2021/05/10/mars-m10.html</a></p>
<p><a href="https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-le-scandale-des-masques-covid-de-la-baronne-mone-nen-finit-plus-declabousser-londres-91efcdee-9e74-11ee-9839-768f8ee105c7" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-le-scandale-des-masques-covid-de-la-baronne-mone-nen-finit-plus-declabousser-londres-91efcdee-9e74-11ee-9839-768f8ee105c7</a></p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/monde/europe/en-angleterre-les-lockdown-files-jettent-une-lumiere-crue-sur-la-gestion-du-covid-1911628" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/monde/europe/en-angleterre-les-lockdown-files-jettent-une-lumiere-crue-sur-la-gestion-du-covid-1911628</a></p>
<p><a href="https://www.mediapart.fr/journal/international/010323/des-revelations-de-presse-sur-les-premieres-reactions-officielles-face-au-covid-enflamment-le-royau" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.mediapart.fr/journal/international/010323/des-revelations-de-presse-sur-les-premieres-reactions-officielles-face-au-covid-enflamment-le-royau</a></p>
<p><a href="https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-cinq-choses-a-savoir-sur-les-lockdown-files-ces-messages-qui-revelent-la-gestion-chaotique-du-gouvernement-britannique-pendant-la-pandemie_5701742.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-cinq-choses-a-savoir-sur-les-lockdown-files-ces-messages-qui-revelent-la-gestion-chaotique-du-gouvernement-britannique-pendant-la-pandemie_5701742.html</a></p>
<p><a href="https://www.lalibre.be/international/europe/2023/03/07/quand-est-ce-quon-deploie-le-nouveau-variant-ces-messages-whatsapp-de-lex-ministre-de-la-sante-qui-agitent-le-royaume-uni-B4ZEWY7PVRGOBJJPSFZ4LJRVFA/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lalibre.be/international/europe/2023/03/07/quand-est-ce-quon-deploie-le-nouveau-variant-ces-messages-whatsapp-de-lex-ministre-de-la-sante-qui-agitent-le-royaume-uni-B4ZEWY7PVRGOBJJPSFZ4LJRVFA/</a></p>
<p><a href="https://www.blast-info.fr/articles/2023/lockdown-files-le-scandale-sanitaire-en-mode-british-NWDYws6wSgqrwdWhyC2UPA" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.blast-info.fr/articles/2023/lockdown-files-le-scandale-sanitaire-en-mode-british-NWDYws6wSgqrwdWhyC2UPA</a></p>
<p><a href="https://www.20minutes.fr/monde/4039463-20230602-royaume-uni-gouvernement-refuse-fournir-documents-enquete-gestion-pandemie" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.20minutes.fr/monde/4039463-20230602-royaume-uni-gouvernement-refuse-fournir-documents-enquete-gestion-pandemie</a></p>
<h2 class="spip">Et des quantités d'autres scandales…</h2>
<p>British Museum</p>
<p><a href="https://www.lexpress.fr/monde/royaume-uni-le-british-museum-une-institution-au-coeur-du-scandale-IFQKNCUCVBBGDABYWATCQQEAD4/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lexpress.fr/monde/royaume-uni-le-british-museum-une-institution-au-coeur-du-scandale-IFQKNCUCVBBGDABYWATCQQEAD4/</a></p>
<p>La BBC<br class='autobr' />
<a href="https://www.lepoint.fr/monde/scandale-sexuel-a-la-bbc-le-royaume-uni-sous-le-choc-13-07-2023-2528311_24.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lepoint.fr/monde/scandale-sexuel-a-la-bbc-le-royaume-uni-sous-le-choc-13-07-2023-2528311_24.php</a></p>
<p><a href="https://www.bfmtv.com/international/europe/angleterre/ecoles-hopitaux-scandale-au-royaume-uni-ou-des-milliers-de-batiments-publics-menacent-de-s-effondrer_AN-202309050398.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.bfmtv.com/international/europe/angleterre/ecoles-hopitaux-scandale-au-royaume-uni-ou-des-milliers-de-batiments-publics-menacent-de-s-effondrer_AN-202309050398.html</a></p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2023/09/19/au-royaume-uni-plus-de-1-000-policiers-londoniens-sanctionnes-apres-une-serie-de-scandales_6189994_3210.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/international/article/2023/09/19/au-royaume-uni-plus-de-1-000-policiers-londoniens-sanctionnes-apres-une-serie-de-scandales_6189994_3210.html</a></p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/monde/europe/en-angleterre-laffaire-du-beton-defectueux-dans-les-ecoles-tourne-a-la-crise-politique-1975866" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/monde/europe/en-angleterre-laffaire-du-beton-defectueux-dans-les-ecoles-tourne-a-la-crise-politique-1975866</a></p>
<p><a href="https://www.letemps.ch/sciences/sante/le-royaume-uni-se-penche-enfin-sur-son-scandale-de-sang-contamine" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.letemps.ch/sciences/sante/le-royaume-uni-se-penche-enfin-sur-son-scandale-de-sang-contamine</a></p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/04/07/au-royaume-uni-le-scandale-des-compteurs-de-gaz-et-d-electricite-prepayes_6168594_3234.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/04/07/au-royaume-uni-le-scandale-des-compteurs-de-gaz-et-d-electricite-prepayes_6168594_3234.html</a></p>
<p><a href="https://www.valeursactuelles.com/monde/royaume-uni-au-coeur-de-scandales-la-ministre-de-linterieur-anti-immigration-limogee" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.valeursactuelles.com/monde/royaume-uni-au-coeur-de-scandales-la-ministre-de-linterieur-anti-immigration-limogee</a></p>
<p><a href="https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/apres-l-echec-des-credits-carbone-le-royaume-uni-s-apprete-a-lancer-des-credits-biodiversite-151511.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/apres-l-echec-des-credits-carbone-le-royaume-uni-s-apprete-a-lancer-des-credits-biodiversite-151511.html</a></p>
<p><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/grand-reportage/20230802-royaume-uni-le-scandale-des-employ%C3%A9s-de-la-poste-accus%C3%A9s-%C3%A0-tort" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.rfi.fr/fr/podcasts/grand-reportage/20230802-royaume-uni-le-scandale-des-employ%C3%A9s-de-la-poste-accus%C3%A9s-%C3%A0-tort</a></p>
<p>Des scandales plus profonds, les scandales sociaux</p>
<p>L'Angleterre n'a pas seulement une royauté des plus corrompue et arriérée du monde mais aussi une jeunesse des plus pauvres, sous alimentée et sous éduquée du monde !</p>
<p><a href="https://www.courrierinternational.com/article/sante-pourquoi-les-enfants-du-royaume-uni-sont-ils-si-petits?utm_source=pocket-newtab-bff" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.courrierinternational.com/article/sante-pourquoi-les-enfants-du-royaume-uni-sont-ils-si-petits?utm_source=pocket-newtab-bff</a></p>
<p>Encore un durcissement des lois anti-immigration en Angleterre !</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2023/03/08/le-royaume-uni-provoque-la-controverse-en-proposant-de-priver-du-droit-d-asile-les-migrants-ayant-traverse-la-manche_6164549_3210.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/international/article/2023/03/08/le-royaume-uni-provoque-la-controverse-en-proposant-de-priver-du-droit-d-asile-les-migrants-ayant-traverse-la-manche_6164549_3210.html</a></p>
<p><a href="https://rmc.bfmtv.com/actualites/international/royaume-uni-une-nouvelle-loi-anti-immigration-historiquement-dure-devoilee-mardi_AV-202303060307.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://rmc.bfmtv.com/actualites/international/royaume-uni-une-nouvelle-loi-anti-immigration-historiquement-dure-devoilee-mardi_AV-202303060307.html</a></p>
<p>L'Angleterre va encore limiter le droit de grève…</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/23/le-royaume-uni-veut-limiter-le-droit-de-greve-aux-seuls-cas-ou-les-negociations-ont-echoue_6142873_3210.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/23/le-royaume-uni-veut-limiter-le-droit-de-greve-aux-seuls-cas-ou-les-negociations-ont-echoue_6142873_3210.html</a></p>
<p>Le ministre britannique des Finances dépose un budget de guerre de classe</p>
<p><a href="https://www.wsws.org/fr/articles/2022/11/19/brit-n19.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.wsws.org/fr/articles/2022/11/19/brit-n19.html</a></p>
<p>L'Angleterre capitaliste est en chute : ce n'est pas la monarchie qui la sauvera</p>
<p><a href="https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/la-banque-d-angleterre-intervient-encore-le-fmi-appelle-londres-a-aller-dans-son-sens-98c2075f4ce08d46ed3942fb2ae68c91" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/la-banque-d-angleterre-intervient-encore-le-fmi-appelle-londres-a-aller-dans-son-sens-98c2075f4ce08d46ed3942fb2ae68c91</a></p>
<p>Un programme gouvernemental de guerre de classe</p>
<p><a href="https://www.wsws.org/fr/articles/2022/06/16/runi-j16.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.wsws.org/fr/articles/2022/06/16/runi-j16.html</a></p>
<p>Boom de la gâle au Royaume uni</p>
<p><a href="https://www.doctissimo.fr/sante/boom-de-la-gale-au-royaume-uni-apres-les-punaises-de-lit-la-france-doit-elle-sy-attendre/117f95_ar.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.doctissimo.fr/sante/boom-de-la-gale-au-royaume-uni-apres-les-punaises-de-lit-la-france-doit-elle-sy-attendre/117f95_ar.html</a></p>
<p>Le scandale des enfants volés</p>
<p><a href="https://www.gauchemip.org/spip.php?article20337" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.gauchemip.org/spip.php?article20337</a></p>
<p>Un système d'indemnisation hostile aux victimes du scandale Windrush</p>
<p><a href="https://www.hrw.org/fr/news/2023/04/17/royaume-uni-un-systeme-dindemnisation-hostile-envers-les-victimes-du-scandale" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.hrw.org/fr/news/2023/04/17/royaume-uni-un-systeme-dindemnisation-hostile-envers-les-victimes-du-scandale</a></p>
<p>Le scandale des compteurs pré-payés</p>
<p> <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/04/07/au-royaume-uni-le-scandale-des-compteurs-de-gaz-et-d-electricite-prepayes_6168594_3234.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/04/07/au-royaume-uni-le-scandale-des-compteurs-de-gaz-et-d-electricite-prepayes_6168594_3234.html</a></p>
<p>Le scandale du béton défectueux métaphore qu'un pays qui s'effrite…<br class='autobr' />
<a href="https://www.lesechos.fr/monde/europe/en-angleterre-laffaire-du-beton-defectueux-dans-les-ecoles-tourne-a-la-crise-politique-1975866" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/monde/europe/en-angleterre-laffaire-du-beton-defectueux-dans-les-ecoles-tourne-a-la-crise-politique-1975866</a></p>
<p><a href="https://www.leparisien.fr/faits-divers/royaume-uni-un-millier-decoles-baties-avec-un-beton-faisant-craindre-des-effondrements-04-09-2023-B3QA27JMLVBVVMEWL3WN4YXNYM.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.leparisien.fr/faits-divers/royaume-uni-un-millier-decoles-baties-avec-un-beton-faisant-craindre-des-effondrements-04-09-2023-B3QA27JMLVBVVMEWL3WN4YXNYM.php</a></p>
<p>Scandale en Grande Bretagne après espionnage d'opposants à l'amiante</p>
<p><a href="https://aleacontroles.com/actualites/amiante-scandale-en-grande-bretagne" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://aleacontroles.com/actualites/amiante-scandale-en-grande-bretagne</a></p>
<p>Scandale en Grande Bretagne après le suicide d'une présentatrice</p>
<p><a href="https://www.letelegramme.fr/monde/scandale-en-grande-bretagne-apres-le-suicide-dune-presentatrice-de-tele-realite-3614079.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.letelegramme.fr/monde/scandale-en-grande-bretagne-apres-le-suicide-dune-presentatrice-de-tele-realite-3614079.php</a></p>
<p>Conditions de vie déplorables pour les enfants et leurs familles en quête d'asile</p>
<p><a href="https://www.hrw.org/fr/news/2023/09/14/royaume-uni-conditions-de-vie-deplorables-pour-les-enfants-et-leurs-familles-en" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.hrw.org/fr/news/2023/09/14/royaume-uni-conditions-de-vie-deplorables-pour-les-enfants-et-leurs-familles-en</a></p>
<p>La situation des droits humains se dégrade violemment</p>
<p><a href="https://www.amnesty.org/fr/location/europe-and-central-asia/united-kingdom/report-united-kingdom/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.amnesty.org/fr/location/europe-and-central-asia/united-kingdom/report-united-kingdom/</a></p>
<h2 class="spip">La classe ouvrière réplique…</h2>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7565" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7565</a></p>
<p>Où va le Royaume-Uni ? Celui des capitalistes s'effondre ! Celui des prolétaires émerge !</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7342" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7342</a></p></div>
Quand les classes dirigeantes ont peur de la révolution sociale
http://matierevolution.org/spip.php?article7900
http://matierevolution.org/spip.php?article79002023-11-11T23:19:00Ztext/htmlfrRobert ParisRévolutionBourgeois
<p>Quand les classes dirigeantes ont peur de la révolution sociale <br class='autobr' />
Alexandre Dumas, Ange Pitou : <br class='autobr' /> CHEZ LA REINE <br class='autobr' />
Tandis que le roi (Louis XVI) apprenait à combattre philosophiquement la révolution en faisant un cours de sciences occultes, la reine, philosophe bien autrement solide et profond, avait rassemblé autour d'elle, dans son grand cabinet, tous ceux que l'on appelait ses fidèles, sans doute parce qu'il n'avait encore été donné à aucun d'eux de prouver ou d'essayer sa fidélité. (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique24" rel="directory">1er chapitre : La marque sociale des révolutions</a>
/
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag">Révolution</a>,
<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot51" rel="tag">Bourgeois</a>
<div class='rss_texte'><p>Quand les classes dirigeantes ont peur de la révolution sociale</p>
<h2 class="spip">Alexandre Dumas, Ange Pitou : </h2>
<p>CHEZ LA REINE</p>
<p>Tandis que le roi (Louis XVI) apprenait à combattre philosophiquement la révolution en faisant un cours de sciences occultes, la reine, philosophe bien autrement solide et profond, avait rassemblé autour d'elle, dans son grand cabinet, tous ceux que l'on appelait ses fidèles, sans doute parce qu'il n'avait encore été donné à aucun d'eux de prouver ou d'essayer sa fidélité. <br class='autobr' />
Chez la reine (Marie Antoinette) aussi, la terrible journée avait été racontée dans tous ses détails. <br class='autobr' />
Elle avait même été la première instruite, car, la sachant intrépide, on n'avait point fait de difficulté de la prévenir du danger. <br class='autobr' />
Autour de la reine on voyait des généraux, des courtisans, des prêtres et des femmes. <br class='autobr' />
Aux portes, et derrière les tapisseries tendues devant ces portes, se tenaient des groupes de jeunes officiers pleins de courage et d'ardeur, qui voyaient dans toutes ces révoltes une occasion longtemps attendue de faire, comme dans un tournoi, de belles armes devant les dames. <br class='autobr' />
Tous, familiers et serviteurs dévoués à la monarchie, avaient écouté avec attention les nouvelles de Paris racontées par monsieur de Lambesc, qui, ayant assisté aux événements, était accouru à Versailles avec son régiment, encore tout poudreux du sable des Tuileries, donner la réalité comme consolation à ces gens effarés, dont quelques-uns, si grand qu'il fût, s'exagéraient encore le malheur. <br class='autobr' />
La reine était assise à une table. <br class='autobr' />
Ce n'était plus la belle et douce fiancée, ange protecteur de la France, que nous avons vue paraître au seuil de cette histoire, franchissant la barrière du Nord une branche d'olivier à la main. Ce n'était même plus cette belle et gracieuse princesse que nous avons vue entrer un soir avec la princesse de Lamballe dans la mystérieuse demeure de Mesmer, et s'asseoir, rieuse et incrédule, auprès du baquet symbolique auquel elle venait demander une révélation de l'avenir. <br class='autobr' />
Non ! c'était la reine hautaine et résolue, au sourcil froncé, à la lèvre dédaigneuse ; c'était la femme dont le cœur avait laissé échapper une portion de son amour, pour recevoir, en place de ce doux et vivifiant sentiment, les premières gouttes d'un fiel qui devait aller au sang en coulant sans cesse. <br class='autobr' />
C'est enfin la femme du troisième portrait de la galerie de Versailles, c'est-à-dire non plus Marie-Antoinette, non plus la reine de France, mais celle qu'on commençait à ne plus désigner que sous le nom de l'Autrichienne. <br class='autobr' />
Derrière elle était, à demi couchée dans l'ombre, une jeune femme immobile, la tête renversée en arrière, sur le coussin d'un sofa et la main appuyée sur son front. <br class='autobr' />
C'était madame de Polignac. <br class='autobr' />
En apercevant monsieur de Lambesc, la reine avait fait un de ces gestes de joie désespérée qui veulent dire : <br />— Enfin, nous allons donc tout savoir. <br class='autobr' />
Monsieur de Lambesc s'était incliné avec un signe qui demandait pardon à la fois pour ses bottes souillées, pour son habit poudreux et pour son sabre faussé, qui n'avait pu rentrer entièrement dans le fourreau. <br />— Eh bien ! monsieur de Lambesc, dit la reine, vous arrivez de Paris ? — Oui, Votre Majesté. — Que fait le peuple ? — Il tue et brûle. <br />— Par vertige ou par haine ? — Mais non, par férocité. La reine réfléchit, comme si elle eut été disposée à partager son avis sur le peuple. Puis, secouant la tête : <br />— Non, prince, dit-elle, le peuple n'est pas féroce, sans raison du moins. Ne me cachez donc rien. Est-ce du délire ? Est-ce de la haine ? <br />— Eh bien ! je crois que c'est une haine poussée jusqu'au délire. Madame. <br />— Haine de qui ? Ah ! voilà que vous hésitez encore, prince ; prenez garde, si vous racontez de la sorte, au lieu de m'adresser à vous, comme je le fais, j'enverrai un de mes piqueurs à Paris ; il lui faudra une heure pour aller, une heure pour s'informer, une heure pour revenir, et dans trois heures, cet homme me racontera les événements, purement et naïvement comme un héraut d'Homère. <br class='autobr' />
Monsieur de Dreux-Brézé s'avança le sourire sur les lèvres. <br />— Mais, Madame, dit-il, que vous importe la haine du peuple ; cela ne doit vous regarder en rien. Le peuple peut tout haïr, excepté vous. La reine ne releva même pas la flatterie. <br />— Allons ! allons ! prince, dit-elle à monsieur de Lambesc, parlez. <br />— Eh bien ! oui. Madame, le peuple agit en haine. — De quoi ? — De tout ce qui le domine. — À la bonne heure ! voilà la vérité, je la sens, fit résolument la reine. — Je suis soldat. Votre Majesté, fit le prince, <br />— Bien ! bien ! parlez-nous donc en soldat. Voyons, que faut-il faire ? <br />— Rien ! Madame. — Comment ! rien, s'écria la reine, profitant du murmure soulevé par ces paroles parmi les habits brodés et les épées d'or de sa compagnie ; rien ! Vous, un prince lorrain, vous venez dire cela à la reine de France au moment où le peuple, de votre aveu, tue et brûle vous venez dire qu'il n'y a rien à faire ! Un nouveau murmure, mais approbateur cette fois, accueillit les paroles de Marie-Antoinette. <br class='autobr' />
Elle se retourna, embrassa d'un regard tout le cercle qui l'enveloppait et, parmi tous ces yeux flamboyants, cherchait ceux qui lançaient le plus de flammes, croyant y lire le plus de fidélité. <br />— Rien ! reprit le prince, parce qu'en laissant le Parisien se calmer et il se calmera ; il n'est belliqueux que lorsqu'on l'exaspère. Pourquoi lui donner les honneurs d'une lutte et risquer la chance d'un combat ? Tenons-nous tranquilles, et dans trois jours il ne sera plus question de rien dans Paris. — Mais la Bastille, Monsieur ! — La Bastille ! on en fermera les portes, et ceux qui l'auront prise seront pris, voilà tout. Quelques frémissements de rire se tirent entendre parmi le troupe silencieux. <br class='autobr' />
La reine reprit : <br />— Prenez garde, prince, voilà que maintenant vous me rassurez trop. Et, pensive, le menton appuyé dans la paume de sa main, elle alla trouver madame de Polignac qui, pâle et triste semblait absorbée en elle-même. <br class='autobr' />
La comtesse avait écouté toutes ces nouvelles avec un effroi visible elle ne sourit que lorsque la reine s'arrêta en face d'elle, lui sourit et encore ce sourire était-il pâle et décoloré comme une fleur mourante. <br />— Eh bien ! comtesse, demanda la reine, que dites-vous de tout ceci ? — Hélas ! rien, répliqua-t-elle. — Comment, rien ! — Non. Et elle secoua la tête avec une expression d'indicible découragement. <br />— Allons ! allons ! dit tout bas la reine en se penchant à l'oreille de la comtesse, l'amie Diane est une peureuse. <br class='autobr' />
Puis tout haut : <br />— Mais où est donc madame de Charny, l'intrépide ? Nous avons besoin d'elle pour nous rassurer, ce me semble. — La comtesse allait sortir, quand on l'a appelée chez le roi. — Ai ! chez le roi, répondit distraitement Marie-Antoinette. <br class='autobr' />
Et alors seulement la reine s'aperçut du silence étrange qui s'était fait autour d'elle. <br class='autobr' />
C'est que les événements inouïs, incroyables, dont les nouvelles étaient successivement parvenues ju'à Versailles comme des coups redoublés, avaient terrassé les cœurs les plus fermes, plus encore peut-être par l'étonnement que par la crainte. <br class='autobr' />
La reine comprit qu'il était important de relever tous ces esprits abattus. <br />— Personne ne me donne donc un conseil ? dit-elle. Soit ! je prendrai conseil de moi-même. <br class='autobr' />
Chacun se rapprocha de Marie-Antoinette. <br />— Le peuple, dit-elle, n'est point méchant, il n'est qu'égaré. Il nous hait parce qu'il ne nous connaît pas, rapprochons-nous de lui. — Pour le punir alors, dit une voix, car il a douté de ses maîtres, et c'est un crime. <br class='autobr' />
La reine regarda du côté d'où venait la voix, et reconnut monsieur de Bezenval. <br />— Oh ! c'est vous, monsieur le baron, dit-elle, venez-vous nous donner quelque bon avis ? — L'avis est donné, Madame, dit Bezenval en s'inclinant. — Soit, dit la reine, le roi punira, mais comme un bon père. — Qui aime bien, châtie bien, dit le baron. <br class='autobr' />
Puis se retournant du côté de monsieur de Lambesc : <br />— N'êtes-vous point de mon avis, prince ? Le peuple a commis des assassinats… — Qu'il appelle, hélas ! des représailles, dit sourdement une voix douce et pleine de fraîcheur, au son de laquelle la reine se retourna. — Vous avez raison, princesse ; et c'est justement en cela que consiste son erreur, ma chère Lamballe ; aussi serons-nous indulgents. <br />— Mais, répliqua la princesse avec sa voix timide, avant de se demander si l'on doit punir, il faudrait se demander, je crois, si l'on pourra vaincre. <br class='autobr' />
Un cri général éclala, cri de protestation contre la vérité qui venait de sortir de cette noble bouche. <br />— Vaincre ! Et les suisses ? dit l'un. — Et les allemands ? dit l'autre. <br />— Et les gardes du corps ? dit un troisième. — On doute de l'armée et de la noblesse ! s'écria un jeune homme portant l'uniforme de lieutenant aux hussards de Bercheny. Avons-nous donc mérité cette honte ? Songez, Madame, que dès demain, s'il le veut, le roi peut mettre en ligne quarante mille hommes, jeter ces quarante mille hommes dans Paris, et détruire Paris. Songez que quarante mille hommes de troupes dévouées valent un demi-million de Parisiens révoltés. <br class='autobr' />
Le jeune homme qui venait de parler ainsi avait encore sans doute bon nombre de bonnes raisons pareilles à donner, mais il s'arrêta court en voyant les yeux de la reine se fixer sur lui ; il avait parlé du sein d'un, groupe d'officiers, et son zèle l'avait entraîné plus loin que ne le permettait son grade et les convenances. <br class='autobr' />
Il s'arrêta donc, comme nous l'avons dit, tout honteux de l'effet qu'il avait produit. <br class='autobr' />
Mais il était trop tard, la reine avait déjà saisi ses paroles au passage. <br />— Vous connaissez la situation, Monsieur ? dit-elle avec bonté. — Oui, Votre Majesté, dit le jeune homme en rougissant ; j'étais aux Champs-Elysées. — Alors, ne craignez pas de parler venez. Monsieur. Le jeune homme sortit tout en rougissant ses poings qui s'ouvrirent, et s'avança vers la reine. <br class='autobr' />
Du même mouvement, le prince de Lambesc et monsieur de Bezenval se reculèrent, comme s'ils eussent regardé au-dessous de leur dignité d'assister à cette espèce de conseil. <br class='autobr' />
La reine ne fit point ou ne parut point faire attention à cette retraite. <br />— Vous dites. Monsieur, que le roi a quarante mille hommes ? demanda-t-elle. — Oui, Votre Majesté : à Saint-Denis, à Saint-Mandé, à Montmartre et à Grenelle. — Des détails. Monsieur, des détails ! s'écria la reine. — Madame, messieurs de Lambesc et de Bezenval vous les diront infiniment mieux que moi. — Continuez, Monsieur. Il me plaît d'entendre ces détails de votre bouche. Sous les ordres de qui sont ces quarante mille hommes ? — Mais, d'abord, sous les ordres de messieurs de Bezenval et de Lambesc ; puis sous ceux de monsieur le prince de Condé, de monsieur de Narbonne-Fritzlar et de monsieur de Salkenaym. <br />— Est-ce vrai, prince ? demanda la reine en se retournant vers monsieur de Lambesc. — Oui, Votre Majesté, répondit le prince en s'inclinant. — Sur Montmartre, dit le jeune homme, se trouve tout un parc d'artillerie ; en six heures, tout le quartier qui domine Montmartre peut être réduit en cendres. Que Montmartre donne le signal du feu ; que Vincennes lui réponde ; que dix mille hommes se présentent par les Champs-Élysées, dix mille autres par la barrière d'Enfer, dix mille autres par la rue Saint-Martin, dix mille autres par la Bastille ; que Paris entende la fusillade aux quatre points cardinaux, et Paris ne tiendra pas vingt-quatre heures. — Ah ! voilà cependant quelqu'un qui s'explique franchement ; voici un plan précis. Qu'en dites-vous, monsieur de Lambesc ? <br />— J'en dis, répondit dédaigneusement le prince, que monsieur le lieutenant des hussards est un général parfait. — C'est au moins, dit la reine, qui voyait le jeune officier pâlir de colère, c'est au moins un soldat qui ne désespère point. — Merci, Madame, dit le jeune officier en s'inclinant. Je ne sais ce que décidera Sa Majesté, mais je la supplie de me compter au nombre de ceux qui sont prêts à mourir pour elle, et en cela je ne fais, je la prie de le croire, que ce que quarante mille soldats sont prêts à faire, sans compter nos chefs. Et à ces derniers mots le jeune homme salua courtoisement le prince qui l'avait presque insulté. <br class='autobr' />
Cette courtoisie frappa la reine plus encore que la protestation de dévouement qui l'avait précédée. <br />— Comment vous nommez-vous, Monsieur ? demanda-t-elle au jeune officier. — Le baron de Charny, Madame, répondit-il en s'inclinant. — De Charny ! s'écria Marie-Antoinette en rougissant malgré elle, êtes-vous donc parent du comte de Charny ? — Je suis son frère. Madame. Et le jeune homme s'inclina gracieusement plus bas qu'il ne l'avait fait encore. <br />— J'aurais dû, dit la reine, reprenant le dessus sur son trouble et jetant un regard assuré autour d'elle, j'aurais dû, aux premiers mots que vous avez prononcés, reconnaître un de mes plus fidèles serviteurs. Merci, baron ; comment se fait-il que je vous voie à la cour pour la première fois ? — Madame, mon frère aîné, qui remplace notre père, m'a ordonné de rester au régiment, et, depuis sept ans que j'ai l'honneur de servir dans les armées du roi, je ne suis venu que deux fois à Versailles. <br class='autobr' />
La reine attacha un long regard sur le visage du jeune homme. <br />— Vous ressemblez à votre frère, dit-elle. Je le gronderai d'avoir attendu que vous vous présentiez de vous-même à la cour. <br class='autobr' />
Et la reine se retourna vers la comtesse, son amie, que toute cette scène n'avait pas tirée de son immobilité. <br class='autobr' />
Mais il n'en était pas de même du reste de l'assemblée. Les officiers, électrisés par l'accueil que la reine venait de faire au jeune homme, exagéraient qui mieux mieux l'enthousiasme pour la cause royale, et l'on entendait dans chaque groupe éclater les expressions d'un héroïsme capable de dompter la France entière. <br class='autobr' />
Marie-Antoinette mit à profit ces dispositions qui flattaient évidemment sa secrète pensée. <br class='autobr' />
Elle aimait mieux lutter que subir ; mourir que céder. Aussi dès les premières nouvelles apportées de Paris, avait-elle conclu à une résistance opiniâtre contre cet esprit de rébellion qui menaçait d'engloutir toutes les prérogatives de la société française. <br class='autobr' />
S'il est une force aveugle, une force insensée, c'est celle des chiffres et celle des espérances. <br class='autobr' />
Un chiffre après lequel s'agglomèrent des zéros, dépasse bientôt toutes les ressources de l'univers. <br class='autobr' />
Il en est de même des vœux d'un conspirateur ou d'un despote : sur les enthousiasmes basés eux-mêmes sur d'imperceptibles espérances, s'échafaudent des pensées gigantesques plus vite évaporées par un souffle qu'elles n'avaient mis de temps à se gonfler et à se condenser en brouillard. <br class='autobr' />
Sur ces quelques mots prononcés par le comte de Charny, sur le hourra d'enthousiasme poussé par les assistants, Marie-Anloinette se vit en perspective à la tête d'une puissante armée ; elle entendait rouler ses canons inoffensifs, et se réjouissait de l'effroi qu'ils devaient inspirer aux Parisiens, comme d'une victoire décisive. <br class='autobr' />
Autour d'elle, hommes et femmes, ivres de jeunesse, de confiance et d'amour, énuméraient ces brillants hussards, ces lourds dragons ces suisses terribles, ces canonniers bruyants, et riaient de ces grossières piques emmanchées de bois brut, sans penser qu'au bout de ces armes viles devaient se dresser les plus nobles têtes de la France. <br />— Moi, murmura la princesse de Lamballe, j'ai plus peur d'une pique que d'un fusil. — Parce que c'est plus laid, ma chère Thérèse, répliqua la reine en riant. Mais, en tous cas, rassure-toi. Nos piquiers parisiens ne valent pas les fameux piquiers suisses de Morat, et les suisses aujourd'hui ont plus que des piques, ils ont de bons mousquets dont ils tirent fort juste. Dieu merci ! — Oh ! quant à cela, j'en réponds, dit monsieur de Bezenval. <br class='autobr' />
La reine se retourna encore une fois vers madame de Polignac pour voir si toutes ses assurances lui rendraient sa tranquillité ; mais la comtesse paraissait plus pâle et plus tremblante que jamais. La reine, dont la tendresse extrême faisait souvent à cette amie le sacrifice de la dignité royale, sollicita vainement une plus riante physionomie. <br class='autobr' />
La jeune femme demeura sombre, et paraissait absorbée dans les plus douloureuses pensées. <br class='autobr' />
Mais ce découragement n'avait d'autre influence que d'attrister la reine. L'enthousiasme se maintenait au même diapason parmi les jeunes officiers, et tous ensemble, en dehors des chefs principaux réunis autour de leur camarade, le comte de Charny, ils dressaient leur plan de bataille. <br class='autobr' />
Au milieu de cette animation fébrile, le roi entra seul, sans huissiers sans ordres, et souriant. <br class='autobr' />
La reine, toute brûlante des émotions qu'elle venait de soulever autour d'elle, s'élança au-devant de lui. <br class='autobr' />
À l'aspect du roi, toute conversation avait cessé, le silence le plus profond s'était fait ; chacun attendait un mot du maître, un de ces mots qui électrisent et subjuguent. <br class='autobr' />
Quand les vapeurs sont suffisamment chargées d'électricité, le moindre choc, on le sait, détermine l'étincelle. <br class='autobr' />
Aux yeux des courtisans, le roi et la reine, marchant au-devant l'un de l'autre, étaient les deux puissances électriques d'où devait jaillir la foudre. <br class='autobr' />
On écoutait, on frémissait, on aspirait les premières paroles qui devaient sortir de la bouche royale. <br />— Madame, dit Louis XVI, au milieu de tous ces événements on a oublié de me servir mon souper chez moi ; faites-moi le plaisir de me donner à souper ici. — Ici ! s'écria la reine stupéfaite. — Si vous le voulez bien ? — Mais… sire… — Vous causiez, c'est vrai. Eh bien ! mais en soupant je causerai. <br class='autobr' />
Ce simple mot souper avait glacé tous les enthousiasmes. Mais, à ces dernières paroles : en soupant nous causerons, la jeune reine elle-même ne put croire que tant de calme ne cachât pas un peu d'héroïsme. <br class='autobr' />
Le roi voulait sans doute, par sa tranquillité, imposer à toutes les terreurs de la circonstance. <br class='autobr' />
Oh ! oui, la fille de Marie-Thérèse ne pouvait croire, dans un pareil moment, que le fils de saint Louis demeurât soumis aux besoins matériels de la vie ordinaire. <br class='autobr' />
Marie-Antoinette se trompait. Le roi avait faim, voilà tout. <br class='autobr' />
(…)</p>
<p>Mon Dieu ! c'est étrange que la femme soit si faible quand la reine a si grand besoin d'être forte. Vous venez de Paris, n'est-ce pas ? Causons. Vous m'avez dit des choses que j'ai oubliées ; c'était cependant bien sérieux, n'est-ce pas, monsieur de Charny ? — Soit, Madame, revenons à cela ; car, comme vous le dites, ce que j'ai à vous dire est bien sérieux ; oui, j'arrive de Paris, et j'ai assisté à la ruine de la royauté. — J'avais raison de provoquer le sérieux, car vous me le donnez sans compter, monsieur de Charny. Une émeute heureuse, vous appelez cela la ruine de la royauté. Quoi ! parce que la Bastille a été prise, monsieur de Charny, vous dites que la royauté est abolie. Oh ! vous ne réfléchissez pas que la Bastille n'a pris racine en France qu'au quatorzième siècle, et que la royauté a des racines de six mille ans par tout l'univers. — Je voudrais pouvoir me faire illusion. Madame, répondit le comte, et alors, au lieu d'attrister l'esprit de Votre Majesté, je proclamerais les plus consolantes nouvelles. Malheureusement, l'instrument ne rend pas d'autres sons que ceux pour lesquels il fut destiné. <br />— Voyons, voyons, je vais vous soutenir, moi qui ne suis qu'une femme ; je vais vous remettre sur le bon chemin. — Hélas ! je ne demande pas mieux. — Les Parisiens sont révoltés, n'est-ce pas ? — Oui. — Dans quelle proportion ? — Dans la proportion de douze sur quinze. — Comment faites-vous ce calcul ? — Oh ! bien simplement ; le peuple entre pour douze quinzièmes dans le corps de la nation ; il reste deux quinzièmes pour la noblesse et un pour le clergé. — Le calcul est exact comte, et vous savez votre compte rendu sur le bout du doigt. Vous avez vu monsieur et madame de Necker ? — Monsieur de Necker, oui. Madame. — Allons, le proverbe est bon, dit gaiement la reine : on n'est jamais trahi que par les siens. Eh bien ! voici maintenant mon calcul, à moi. Voulez-vous l'entendre ? — Avec respect. — Sur douze quinzièmes, six de femmes, n'est-ce pas ? — Oui, Votre Majesté. Mais… — Ne m'interrompez pas. Nous disons six quinzièmes de femmes, reste à six ; deux de vieillards impotents ou indifférents, est-ce trop ? — Non. — Reste à quatre quinzièmes, sur lesquels vous m'en accorderez bien deux de poltrons et de tièdes. Je flatte la nation française. Mais enfin reste deux quinzièmes ; je vous les accorde enragés, solides, vaillants et militaires. Ces deux quinzièmes, évaluons-les pour Paris, car pour la province c'est inutile, n'est-ce pas ? c'est Paris seulement qu'il s'agit de reprendre. — Oui, Madame, mais… — Toujours mais… Attendez, vous répondrez plus tard. <br class='autobr' />
Monsieur de Charny s'inclina. <br />— J'évalue donc, continua la reine, les deux quinzièmes de Paris à cent mille hommes ; le voulez-vous ? <br class='autobr' />
Cette fois, le marquis ne répondit pas. <br class='autobr' />
La reine reprit : <br />— Eh bien ! à ces cent mille hommes mal armés, indisciplinés, peu aguerris, hésitant parce qu'ils savent qu'ils font mal, j'oppose cinquante mille soldats connus dans toute l'Europe par leur bravoure, des officiers comme vous, monsieur de Charny ; de plus, cette cause sacrée que l'on appelle le droit divin, et enfin mon âme, à moi, qu'il est facile d'attendrir, mais difficile de briser. <br class='autobr' />
Le comte garda encore le silence. <br />— Croyez-vous, continua la reine, que dans un combat livré sur ce terrain, deux hommes du peuple valent plus qu'un de mes soldats ? <br class='autobr' />
Charny se tut. <br />— Dites, répondez ; le croyez-vous ? s'écria la reine avec impatience. — Madame, répondit enfin le comte, sortant, à l'ordre de la reine, de la respectueuse réserve où il s'était tenu, sur un champ de bataille où comparaîtraient ces cent mille hommes isolés, indisciplinés et mal armés comme ils sont, vos cinquante mille soldats les battraient en une demi heure. — Ah ! fit la reine, j'ai donc raison. — Attendez. Mais il n'en est pas comme vous le pensez. Et d'abord, vos cent mille révoltés de Paris sont cinq cent mille. — Cinq cent mille ? — Tout autant. Vous avez ; négligé les femmes et les enfants dans votre calcul. Oh ! reine de France ! eh ! femme courageuse et fière ! comptez-les pour autant d'hommes, ces femmes de Paris : un jour viendra peut-être où elles vous forceront de les compter pour autant de démons. — Que voulez-vous dire ? comte. — Madame, savez-vous ce que c'est que le rôle d'une femme dans les guerres civiles ! Non. Eh bien ! je m'en vais vous l'apprendre, et vous verrez que ce ne serait pas trop de deux soldats contre chaque femme. — Comte, êtes-vous fou ? <br class='autobr' />
Charny sourit tristement. <br />— Les avez-vous vues à la Bastille, demanda-t-il, sous le feu, au milieu des balles, criant aux armes, menaçant de leurs poings vos suisses caparaçonnés en guerre, criant malédiction sur le cadavre des morts, avec cette voix qui fait bondir les vivants ? Les avez-vous vues, faisant bouillir la poix, roulant les canons, donnant aux combattants enivrés une cartouche, aux combattants timides une cartouche et un baiser ? Savez-vous que sur le pont-levis de la Bastille il a passé autant de femmes que d'hommes, et qu'à cette heure, si les pierres de la Bastille s'écroulent, c'est sous le pic manié par des mains de femmes ? Ah ! Madame, comptez les femmes de Paris, comptez-les, comptez aussi les enfants qui fondent les balles, qui aiguisent les sabres, qui jettent un pavé d'un sixième étage ; comptez-les, car la balle qu'un enfant aura fondue ira tuer de loin votre meilleur général ; car le sabre qu'il aura aiguisé coupera les jarrets de vos chevaux de guerre ; car ce grés aveugle lui tombera du ciel écrasera vos dragons et vos gardes. Comptez les vieillards, Madame, car s'ils n'ont plus la force de lever une épée, ils ont encore celle de servir de bouclier. À la Bastille, Madame, il y avait des vieillards ; savez-vous ce qu'ils faisaient ces vieillards que vous ne comptez pas ? Ils se plaçaient devant les jeunes gens qui appuyaient leurs fusils sur leur épaule, de sorte que la balle de vos suisses venait tuer le vieillard impotent, dont le corps faisait un rempart à l'homme valide. Comptez les vieillards, car ce sont eux qui, depuis trois cents ans, racontent aux générations qui se succèdent les affronts subis par leurs mères, la misère de leur champ rongé par le gibier du noble, la honte de leur caste courbée sous les privilèges féodaux, et alors les fils saisissent la hache, la massue, le fusil tout ce qu'ils trouvent enfin, et s'en vont tuer, instruments chargés des malédictions du vieillard, comme le canon est chargé de poudre et de fer. À Paris, dans ce moment, hommes, femmes, vieillards, enfants crient liberté, délivrance. Comptez tout ce qui crie. Madame, comptez huit cent mille âmes à Paris. — Trois cents Spartiates ont vaincu l'armée de Xercès, monsieur de Charny ? — Oui, mais aujourd'hui vos trois cents Spartiates sont huit cent mille, Madame, et vos cinquante mille soldats, voilà l'armée de Xercès. <br class='autobr' />
La reine se leva les poings crispés, le visage rouge de colère et de honte. <br />— Oh ! que je tombe du trône, dit-elle, que je meure mise en pièces par vos cinq cent mille Parisiens, mais que je n'entende pas un Charny, un homme à moi, parler ainsi ! — S'il vous parle ainsi, Madame, c'est qu'il le faut, car ce Charny n'a pas dans les veines une goutte de sang qui ne soit digne de ses aïeux, et qui ne vous appartienne. — Alors qu'il marche donc sur Paris avec moi et nous y mourrons ensemble. — Honteusement, dit le comte, sans lutte possible. Nous ne combattrons même pas ; nous disparaîtrons comme des Philistins ou des Amalécites. Marcher sur Paris ! mais vous ne savez donc pas une chose ? c'est qu'au moment où nous entrerons dans Paris, les maisons s'écrouleront sur nous comme les flots de la mer Rouge sur Pharaon, et vous laisserez en France un nom maudit, et vos enfants seront tués comme ceux d'une louve. — Comment faut-il que je tombe, comte ? dit la reine avec hauteur ; enseignez-le-moi, je vous prie. — En victime, Madame, répondit respectueusement monsieur de Charny ; comme tombe une reine, en souriant et en pardonnant à ceux qui la frappent. Ah ! si vous aviez cinq cent mille hommes comme moi, je vous dirais : Partons, partons cette nuit, partons à l'instant même, et demain vous régneriez aux Tuileries ; demain vous auriez reconquis votre trône. — Oh ! s'écria la reine, vous avez donc désespéré, vous en qui j'avais mis mon premier espoir ? — Oui, j'ai désespéré. Madame, parce que toute la France pense comme Paris, parce que votre armée, fût-elle victorieuse de Paris, serait engloutie par Lyon, Rouen, Lille, Strasbourg, Nantes, et cent autres villes dévorantes. Allons, allons, du courage, Madame, l'épée au fourreau ! — Ah ! voilà donc pourquoi, dit la reine, j'aurai rassemblé autour de moi tant de braves gens ; voilà pourquoi je leur aurai soufflé le courage. — Si tel n'est pas votre avis, Madame, ordonnez, et cette nuit même nous marcherons contre Paris. Dites. <br class='autobr' />
Il y avait tant de dévouement dans cette offre du comte qu'elle effraya plus la reine que ne l'eût fait un refus ; elle se jeta désespérée sur un sofa, où elle lutta longtemps contre sa fierté. Enfin, relevant la tête : <br />— Comte, dit-elle, vous désirez que je reste inactive ? — J'ai l'honneur de le conseiller à Votre Majesté. — Cela sera fait. Revenez. — Hélas ! Madame, je vous ai fâchée ? dit le comte en regardant la reine avec une tristesse imprégnée d'un indicible amour. — Non. Votre main ?</p>
<h2 class="spip">Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe » :</h2>
<p>La ressemblance du dernier couple des Romanov et du couple royal français à l'époque de la grande Révolution saute aux yeux. Elle a déjà été notée, dans la littérature, mais brièvement et sans déductions. Or, elle n'est pas du tout si fortuite qu'il semble à première vue, et elle donne une précieuse matière à conclusions.<br class='autobr' />
A vingt-cinq lustres de distance entre eux, le tsar et le roi se présentent, à certains moments, comme deux acteurs qui ont rempli un seul et même rôle. Une traîtrise passive, expectante mais vindicative, caractérisait ces deux hommes, avec cette différence que, du côté de Louis, la fausseté se dissimulait sous une douteuse bonhomie, tandis qu'avec Nicolas elle semblait affable. L'un et l'autre ont donné l'impression d'hommes à qui leur métier était à charge et qui, cependant, ne consentaient pas à céder la moindre parcelle de leurs droits, dont ils ne savaient faire aucun usage. Leurs journaux intimes, analogues même par le style, ou par le manque de style, dévoilent semblablement une accablante vacuité spirituelle.<br class='autobr' />
L'Autrichienne et la Hessoise, d'autre part, constituent une évidente symétrie. Les deux souveraines sont plus grandes que leurs souverains non seulement par la taille, mais par le moral. Marie-Antoinette était moins pieuse qu'Alexandra Fédorovna, et se distinguait d'elle par sa passion des divertissements. Mais l'une et l'autre méprisaient également le peuple, ne toléraient pas l'idée de concessions, ne croyaient pas en la virilité de leurs maris, regardaient ceux-ci de haut, Marie-Antoinette avec une nuance de mépris, Alexandra avec pitié.<br class='autobr' />
Lorsque des auteurs de Mémoires qui, en leur temps, ont eu des accointances avec la Cour de Pétersbourg entreprennent de nous démontrer que Nicolas II, s'il avait été un simple particulier, eût laissé de bons souvenirs, ils reproduisent tout simplement les clichés de jugements bienveillants sur Louis XVI, ne nous enrichissant guère par rapport à l'histoire ni pour la connaissance de la nature humaine.<br class='autobr' />
On a déjà lu que le prince Lvov, au plus fort des tragiques événements de la première Révolution, s'indigna de rencontrer non point un tsar accablé, mais " un gars joyeux, désinvolte, en blouse de couleur framboise ". Sans le savoir, le prince reproduisait simplement un rapport du gouverneur Morris, envoyé à Washington, en 1790, sur Louis XVI : " Qu'attendre d'un homme qui, dans sa situation, mange bien, boit bien, dort bien et sait rire ; Qu'attendre de ce brave garçon qui est plus gai que personne ? "<br class='autobr' />
Quand Alexandra Fédorovna, trois mois avant la chute de la monarchie, vaticine (" Tout s'arrange pour le mieux, les rêves de notre Ami sont tellement significatifs ") elle s'identifie simplement à Marie-Antoinette qui écrivait, un mois avant le renversement du pouvoir royal : " Je me sens pleine d'entrain et quelque chose me dit que, bientôt, nous serons heureux et hors de danger. " En se noyant, elles ont toutes deux des songes irisés.<br class='autobr' />
Certains traits de ressemblance sont, naturellement, dus au hasard et n'ont, dans l'histoire, qu'un intérêt anecdotique. Infiniment plus importants sont les traits greffés ou directement imposés par de toutes-puissantes circonstances, qui jettent une vive lumière sur les rapports réciproques de l'individu et des facteurs objectifs de l'histoire.<br class='autobr' />
" Il ne savait pas vouloir et voilà le trait principal de son caractère ", déclare, au sujet de Louis, un historien réactionnaire français. Il semblerait que ce fût écrit au sujet de Nicolas. L'un et l'autre étaient incapables de vouloir. Mais tous deux étaient capables de ne pas vouloir. A vrai dire, qu'auraient bien pu " vouloir " les derniers représentants d'une cause historique irrévocablement perdue ?<br class='autobr' />
" D'ordinaire, il écoutait, souriait ; rarement, il prenait une décision. Habituellement, il commençait par dire : non. " De qui s'agit-il ici ? Encore de Capet. Mais, en ce cas, la manière d'agir de Nicolas fut constamment d'un plagiaire. Tous deux vont à l'abîme, " la couronne leur tombant sur les yeux ". Mais est-il plus facile de marcher les yeux ouverts vers un gouffre inévitable de toutes façons ? Qu'y aurait-il de changé, vraiment, s'ils se mettaient leur couronne sur la nuque ?<br class='autobr' />
On pourrait recommander aux professionnels de la psychologie d'établir une chrestomathie des symétriques appréciations de Nicolas et de Louis, d'Alexandra et de Marie-Antoinette, ainsi que de leurs familiers à leur sujet. Ce ne sont pas les matériaux qui manquent et le résultat serait un témoignage historique des plus édifiants en faveur de la psychologie matérialiste : des excitations de même nature (bien entendu, non identiques, loin de là), dans des conditions similaires, appellent les mêmes réflexes. Plus l'excitant a de puissance, plus rapidement il l'emporte sur les particularités individuelles. Au chatouillement les gens réagissent diversement ; à l'épreuve du fer rouge tous de la même façon. De même que le marteau-pilon transforme indifféremment en lamelle une boule ou un cube, ainsi, sous les coups de trop grands et inéluctables événements, ceux qui résistent sont écrasés, perdant les arêtes de leur " individualité ".<br class='autobr' />
Louis et Nicolas étaient les derniers rejetons de dynasties dont la vie fut orageuse. En l'un et l'autre, un certain équilibre, du calme, de la " gaieté " aux minutes difficiles exprimaient l'indigence de leurs forces intimes de gens bien éduqués, la faiblesse de leurs détentes nerveuses, la misère de leurs ressources spirituelles. Moralement castrats, tous deux, absolument dénués d'imagination et de faculté créatrice, n'eurent assez d'intelligence que tout juste pour sentir leur trivialité et ils nourrissaient une hostilité jalouse à l'égard de tout ce qui est talentueux et considérable. Tous deux eurent à gouverner en présence de profondes crises intérieures et d'un éveil révolutionnaire des populations. Tous deux se défendirent contre l'invasion d'idées nouvelles et la montée de forces ennemies. L'irrésolution, l'hypocrisie, la fausseté furent en tous deux l'expression non point tant d'une faiblesse personnelle que d'une complète impossibilité de se maintenir sur les positions héritées.<br class='autobr' />
Mais, du côté des épouses, comment cela se passait-il ? Alexandra, plus encore que Marie-Antoinette, avait été portée au sommet des rêves d'une princesse, puisqu'elle épousa, simple provinciale du duché de Hesse, le monarque absolu d'un puissant pays. Toutes deux prirent conscience au dernier degré de leur haute mission : Marie-Antoinette dans un sens plus frivole ; Alexandra dans un esprit de cagoterie protestante transposé en slavon orthodoxe. Les malheurs du règne et le mécontentement croissant du peuple détruisaient impitoyablement le monde de fantaisie que s'étaient bâti des cervelles présomptueuses qui n'étaient, en fin de compte, que des cervelles de pécores. De là une exécration grandissante, une haine dévorante à l'égard d'un peuple étranger qui ne s'inclinait pas devant elles ; de là l'aversion pour des ministres qui tenaient compte en quelque mesure du monde ennemi, c'est-à-dire du pays ; de là l'isolement de ces femmes dans leur propre Cour, et leurs perpétuels griefs contre le mari qui n'avait pas justifié les espérances éveillées par le fiancé.<br class='autobr' />
Les historiens et les biographes à tendances psychologiques cherchent fréquemment et découvrent l'élément purement individuel, occasionnel, là où se réfléchissent, à travers des individualités, les grandes forces historiques. C'est une illusion d'optique analogue à celle des courtisans qui considéraient le dernier tsar de Russie comme un " raté " de naissance. Lui-même croyait être né sous une mauvaise étoile. En réalité, ses infortunes provenaient d'une contradiction entre les vieilles visées que lui avaient léguées ses ancêtres et les nouvelles conditions historiques dans lesquelles il se trouva placé. Lorsque les Anciens disaient que Jupiter, s'il veut perdre quelqu'un, lui ôte d'abord la raison, ils résumaient, sous une forme superstitieuse, de profondes observations d'histoire. Lorsque Goethe parle de la raison qui devient un non-sens, Vernunft wird Unsinn, nous retrouvons la même idée d'un Jupiter impersonnel de la dialectique historique qui prive de raison les institutions périmées et condamne leurs défenseurs à toutes les malchances. Les textes des rôles de Romanov et de Capet étaient fixés d'avance par le développement du drame historique. Il ne restait guère aux acteurs qu'à nuancer l'interprétation. Les déboires de Nicolas comme ceux de Louis provenaient non de leur horoscope personnel, mais de l'horoscope historique d'une monarchie de caste bureaucratique. Tous deux étaient, avant tout, les rejetons de l'absolutisme. Leur nullité morale, résultat de leur situation d'épigones de dynasties, donnait à cette position un caractère particulièrement sinistre.<br class='autobr' />
On peut objecter que si Alexandre III avait moins bu il eût vécu bien plus longtemps ; la révolution eût rencontré un tsar d'une autre trempe et aucun rapprochement symétrique avec Louis XVI n'eût été possible. Cette objection n'atteint pourtant en rien ce qui a été dit ci-dessus. Nous n'avons nullement l'intention de nier l'importance de l'élément individuel dans le mécanisme du processus historique, ni la signification du fortuit dans l'individuel. Une personnalité historique doit être seulement considérée, avec toutes ses particularités, non comme une simple somme de traits psychologiques, mais comme une vivante réalité, sortie de conditions sociales bien définies et réagissant à ces dernières. De même qu'une rose ne cesse pas de donner son parfum quand un naturaliste a indiqué quels sont les ingrédients qu'elle tire du sol et de l'atmosphère, la mise à nu des racines sociales d'une individualité ne lui enlève ni son parfum ni sa puanteur.<br class='autobr' />
Si l'on considère, comme il est dit ci-dessus, qu'Alexandre III eût pu atteindre un âge avancé, le même problème s'éclaire d'un autre côté. Il est permis de conjecturer qu'en 1904 Alexandre III ne se fût point engagé dans une guerre avec le Japon. De ce fait, la première Révolution eût été différée. Jusqu'à quand ? Il est possible que la " Révolution de 1905 ", c'est-à-dire une première épreuve de forces, première brèche dans le système de l'absolutisme, eût alors été simplement le prélude de la deuxième révolution, républicaine, et de la troisième, prolétarienne. A cet égard, on ne peut faire que des suppositions plus ou moins intéressantes. Il est incontestable, en tout cas, que la révolution n'était point une résultante du caractère de Nicolas II et qu'Alexandre III n'eût pas davantage été capable d'en résoudre les problèmes. Il suffit de rappeler que jamais, nulle part, la transition du régime féodal au régime bourgeois ne s'est effectuée sans de violentes secousses. Hier encore, nous l'avons observé en Chine ; aujourd'hui, nous le constatons dans l'Inde. Le plus qu'on puisse dire est que telle ou telle politique de la monarchie, tel ou tel monarque pouvaient rapprocher ou éloigner la révolution, et lui donner, superficiellement, une sorte d'estampille.<br class='autobr' />
Quelle ne fut pas l'obstination rageuse et impuissante du tsarisme à essayer de se maintenir en ses derniers mois, ses dernières semaines, ses derniers jours, alors qu'il avait irrémédiablement perdu la partie ! S'il y eut en Nicolas insuffisance de volonté, la compensation se trouva du côté de la tsarine. Raspoutine était l'instrument d'une clique qui se débattait avec acharnement pour son propre salut. Même dans ce cadre étroit, la personnalité du tsar est absorbée par le groupe en lequel se concentre le passé et se manifestent les dernières convulsions. La " politique " des médiocres dirigeants de Tsarskoïé-Sélo, placés en face de la révolution, ne fut que de réflexes, ceux du fauve traqué et affaibli. Si, dans la steppe, une automobile poursuit à toute vitesse un loup, l'animal finira par s'essouffler et se couchera, épuisé. Mais essayez de lui passer un collier ; il tâchera de vous mettre en pièces, ou du moins de vous blesser. D'ailleurs, que lui reste-t-il d'autre à faire, en ces conditions ?<br class='autobr' />
Les libéraux estimaient qu'il restait quelque chose à faire. Au lieu de chercher en temps opportun un accord avec la bourgeoisie censitaire et de prévenir ainsi la révolution (tel était l'acte d'accusation du libéralisme contre le dernier tsar) Nicolas refusait obstinément toutes concessions, et même, dans les derniers jours, sous le fatal couteau, alors que chaque minute était précieuse, atermoyait, marchandait avec le destin, laissait échapper les dernières possibilités. Tout cela semble convaincant. Mais comme il est regrettable que le libéralisme, qui connaissait de si infaillibles remèdes pour sauver la monarchie, n'ait pas trouvé les moyens de se sauver lui-même !<br class='autobr' />
Il serait absurde d'affirmer que le tsarisme ne fit jamais, en aucune circonstance, de concessions. Il céda toutes les fois qu'il y fut obligé pour sa sauvegarde. Après la désastreuse guerre de Crimée, Alexandre II procéda à une demi-émancipation des paysans et à un certain nombre de réformes libérales dans le domaine des zemstvos, des tribunaux, de la presse, de l'enseignement, etc. Le tsar lui-même exprima alors la pensée directrice de ses réformes : émanciper les paysans d'en haut pour qu'ils ne s'émancipent pas d'en bas. Sous la poussée de la première révolution, Nicolas II accorda une moitié de constitution. Stolypine s'en prit à la commune rurale pour élargir l'arène des forces capitalistes. Toutes ces réformes n'avaient cependant de sens pour la monarchie que dans la mesure où des concessions partielles sauvaient le principal, les bases d'une société de castes et de la monarchie elle-même. Lorsque les conséquences des réformes commençaient à déferler au-delà de ces limites, la monarchie reculait inévitablement. Alexandre II, dans la seconde moitié de son règne, escamotait les réformes de la première moitié. Alexandre III poussa plus loin les contre-réformes. Nicolas II battit en retraite en octobre 1905, devant la révolution, ensuite prononça la dissolution des Doumas qu'il avait lui-même créées, et, dès que la révolution faiblit, fit un coup d'État. En trois quarts de siècle, si l'on compte à partir des réformes d'Alexandre II, se déroule, soit clandestinement, soit ouvertement, la lutte de forces historiques bien supérieures aux qualités individuelles des tsars, qui se parachève par le renversement de la monarchie. C'est seulement dans les cadres historiques de ce processus que l'on peut situer les tsars, leurs caractères, leurs " biographies ".<br class='autobr' />
Même le plus autoritaire des despotes ressemble fort peu à une individualité " libre " qui mettrait sa marque, à son gré, sur les événements. Il est toujours l'agent couronné des classes privilégiées qui forment la société à leur image. Tant que ces classes n'ont pas épuisé leur mission, la monarchie reste forte et sûre d'elle-même. Elle possède encore un sûr appareil de pouvoir, un choix illimité d'exécutants, car les hommes les plus capables n'ont pas encore gagné le camp de l'adversaire. Dans ce cas, le monarque, personnellement ou par l'intermédiaire d'un favori, peut devenir le réalisateur d'une grande tâche historique, dans un sens progressiste. Il en est tout autrement quand le soleil de la vieille société tombe à son couchant ; les classes privilégiées, organisatrices de la vie nationale, se transforment en excroissances parasitaires : dépouillées de leurs fonctions directrices, elles perdent conscience de leur mission et l'assurance en leurs propres forces ; du mécontentement qu'elles ont d'elles-mêmes, elles font leur mécontentement de la monarchie ; la dynastie s'isole ; le cercle de ceux qui lui resteront dévoués jusqu'au bout se rétrécit ; leur niveau s'abaisse ; cependant, les dangers s'accroissent ; des forces nouvelles font pression ; la monarchie perd toute capacité d'initiative créatrice ; elle reste sur la défensive, se débat, recule, ses gestes prennent l'automatisme des plus simples réflexes. A ce sort n'a pas échappé le despotisme à demi asiatique des Romanov.<br class='autobr' />
Si l'on se représente le tsarisme à son agonie, comme, disons, en coupe verticale, Nicolas serait l'axe d'une clique dont les assises reposaient sur un passé irrémédiablement condamné. En coupe horizontale, dans l'histoire de la monarchie, Nicolas était le dernier chaînon de la chaire dynastique. Ses plus récents prédécesseurs, qui avaient aussi appartenu à la collectivité de famille, de caste, de bureaucratie, seulement plus étendue, essayèrent d'appliquer diverses mesures, divers procédés de gouvernement, pour protéger l'ancien régime social contre les destinées qui le menaçaient et, néanmoins, léguèrent à Nicolas II un empire chaotique, qui portait déjà la révolution dans ses entrailles. Si Nicolas avait eu le choix, ç'aurait été entre différents chemins de perdition.<br class='autobr' />
Les libéraux rêvaient d'une monarchie du modèle britannique. Mais le parlementarisme sur la Tamise fut-il le fruit d'une paisible évolution ou bien le résultat de la " libre " prévoyance d'un monarque ? Non, le parlementarisme s'y établit comme résultat d'une lutte qui avait duré des siècles et dans laquelle un roi avait laissé sa tète à un carrefour.<br class='autobr' />
Le parallèle historique et psychologique esquissé ci-dessus entre les Romanov et les Capet peut d'ailleurs fort bien être reporté sur le couple royal qui se trouvait à la tête de la Grande-Bretagne à l'époque de la première Révolution. Charles Ier présentait, au fond, la même combinaison de traits essentiels que les mémorialistes et les historiens attribuent avec plus ou moins de raison à Louis XVI et à Nicolas II. " Charles restait passif — écrit Montégut — cédait quand il lui était impossible de résister, quoique à son corps défendant, mais recourait à la ruse, et ne sut se concilier ni la popularité, ni la confiance. " " Il n'était point obtus — dit de ce Charles Stuart un autre historien — mais il manquait de fermeté... Le rôle d'une méchante fatalité fut joué, à son égard, par sa femme, Henriette, une Française, sœur de Louis XIII, qui était encore plus pénétrée que Charles d'idées absolutistes... " N'insistons pas dans le détail sur ce troisième couple royal — le premier, chronologiquement — qui fut écrasé par une révolution nationale. Notons seulement qu'en Angleterre aussi l'aversion se portait avant tout sur la reine, Française et papiste, que l'on accusait d'intrigues avec Rome, de relations clandestines avec les Irlandais révoltés et de machinations auprès de la Cour de France.<br class='autobr' />
Du moins l'Angleterre avait-elle des siècles de répit à sa disposition. Elle fut le pionnier de la civilisation bourgeoise. Elle ne subissait pas l'oppression d'autres nations : bien au contraire, elle imposait de plus en plus sa domination à l'extérieur. Elle exploitait le monde entier. Cela atténuait les antagonismes intérieurs, condensait l'esprit conservateur, contribuait à la multiplication et à la stabilité des couches de profiteurs parasitaires sous formes de landlords, de monarchie, de Chambre Haute et d'Église d'État. Grâce aux privilèges historiques exceptionnels de l'Angleterre bourgeoise dans son développement, l'esprit conservateur passa avec souplesse des institutions dans les mœurs. C'est ce qui fait encore, jusqu'aujourd'hui, l'admiration des philistins du continent, de gens tels que le professeur Milioukov ou l'austro-marxiste Otto Bauer. Mais, précisément à présent, lorsque l'Angleterre, gênée dans le monde entier, dissipe les dernières ressources de ses privilèges de jadis, son esprit conservateur perd de son élasticité et même, en la personne des travaillistes, devient une réaction forcenée. En face de la révolution de l'Inde, le " socialiste " MacDonald ne trouve pas d'autres méthodes que celles dont se servait Nicolas II contre la révolution russe. Il faut être aveugle pour ne pas voir que la Grande-Bretagne s'achemine vers de formidables ébranlements révolutionnaires dans lesquels disparaîtront définitivement les restes de son esprit conservateur, les débris de sa puissance mondiale et de son actuelle machine gouvernementale. MacDonald prépare ces secousses tout aussi expertement que Nicolas II, et n'est pas moins aveugle que ce dernier. On a là, constatons-le, une assez bonne illustration du rôle d'une " libre " personnalité dans l'histoire !<br class='autobr' />
Mais comment la Russie, au développement attardé, la dernière de toutes les nations européennes, établie sur de médiocres bases économiques, eût-elle pu élaborer un " souple esprit conservateur " dans les formes sociales — sans doute spécialement pour les besoins des professeurs libéraux et de leur ombre de gauche, les socialistes réformistes ? La Russie était restée trop longtemps en retard, et, lorsque l'impérialisme mondial la saisit dans son étau, elle se trouva forcée de vivre son histoire politique avec de considérables abréviations. Si Nicolas avait fait bon accueil au libéralisme et remplacé Stürmer par Milioukov, la marche des événements eût été un peu différente, mais elle eût été la même au fond. Car c'est le chemin que suivit Louis XVI, à la deuxième étape de la Révolution, en appelant la Gironde au pouvoir, ce qui ne sauva de la guillotine ni lui-même, ni ensuite les Girondins. Les antagonismes sociaux accumulés devaient exploser, et, après explosion, faire place nette. Devant la poussée des masses qui manifestaient enfin, ouvertement, leurs malaises, calamités, vexations, passions, espoirs, illusions et revendications, les combinaisons superficielles de la monarchie avec le libéralisme n'avaient qu'un intérêt épisodique et ne pouvaient guère influer que sur l'ordre de succession des événements, peut-être aussi sur le nombre des actes joués ; mais nullement sur le développement général du drame, et encore moins sur son terrible dénouement.</p>
<p><a href="https://www.google.fr/search?hl=fr&q=Quand+les+classes+dirigeantes+ont+peur+de+la+r%C3%A9volution+sociale+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&btnG=Recherche&meta=" class="spip_out" rel="external">D'autres situations révolutionnaires</a></p></div>
Crue et rupture de la civilisation bourgeoise
http://matierevolution.org/spip.php?article8183
http://matierevolution.org/spip.php?article81832023-09-27T22:16:00Ztext/htmlfrRobert ParisBourgeois
<p>Amadeo Bordiga <br class='autobr' />
Crue et rupture de la civilisation bourgeoise <br class='autobr' />
8 décembre 1951 <br class='autobr' />
« Sur le fil du temps ». <br class='autobr' />
Les inondations de la vallée du Pô et le débat confus sur leurs causes et sur la responsabilité des collectivités et organisations qui n'ont pas su organiser la défense, avec toutes les écœurantes polémiques où l'on s'accuse réciproquement de « spéculation » sur le malheur, appellent notre attention sur l'une des opinions fausses les plus répandues : la thèse commune à tous les (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique77" rel="directory">1-2 Réformisme, stalinisme et fascisme contre la révolution sociale</a>
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<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Amadeo Bordiga
<p>Crue et rupture de la civilisation bourgeoise</p>
</h2>
<p>8 décembre 1951</p>
<p>« Sur le fil du temps ».</p>
<p>Les inondations de la vallée du Pô et le débat confus sur leurs causes et sur la responsabilité des collectivités et organisations qui n'ont pas su organiser la défense, avec toutes les écœurantes polémiques où l'on s'accuse réciproquement de « spéculation » sur le malheur, appellent notre attention sur l'une des opinions fausses les plus répandues : la thèse commune à tous les adversaires, selon laquelle la société capitaliste contemporaine, avec son développement scientifique, technique et productif, place l'espèce humaine dans les meilleures conditions pour lutter contre les difficultés du milieu naturel. En conséquence de quoi on fait retomber la faute sur le gouvernement X et sur le parti Y, accusés de n'avoir pas su exploiter le magnifique potentiel qui était à leur disposition, et d'avoir pris des mesures administratives et politiques erronées et coupables. D'où le non moins classique : ôte-toi de là que je m'y mette.</p>
<p>S'il est vrai que le potentiel industriel et économique du monde capitaliste est en augmentation et non en baisse, il est tout aussi vrai que plus grande est sa virulence et plus les conditions de la masse humaine face aux cataclysmes naturels et historiques empirent. A la différence de la crue périodique des fleuves, la crue de l'accumulation frénétique du capitalisme n'a pas pour perspective une « décrue » semblable à la courbe descendante que l'on peut lire sur l'hydromètre, mais la catastrophe de la rupture.</p>
<p>Hier</p>
<p>Il y a une relation étroite entre le développement millénaire de la technique du travail de l'homme et ses rapports avec le milieu naturel. L'homme primitif, tout comme l'animal, cueille et consomme, par la simple opération de la cueillette, les fruits que la nature produit d'elle-même, et tout comme l'animal, il fuit, sans aucun pouvoir de contrôle, le déchaînement des phénomènes naturels qui menacent sa vie. La production artificielle des biens de consommation, ainsi que la formation de réserves de ces mêmes produits et des instruments de travail, le contraignent à se fixer comme ils le contraignent à se défendre contre la menace des phénomènes météorologiques et des bouleversements naturels. Une telle défense, tout comme la défense contre d'autres groupes rivaux ou contre des prédateurs qui tentent de s'emparer de l'emplacement où a été fixée. sa demeure, ou des réserves qu'il a accumulées, ne peut être que collective. C'est de ces exigences collectives que naissent, comme nous avons eu souvent l'occasion de le voir, la division en classes et l'exploitation des dominants.</p>
<p>Pour Marx (Capital, Vème section), « le développement de la production capitaliste suppose la domination de l'homme sur la nature ». Elle présuppose aussi la guerre de la nature contre l'homme. Une nature trop généreuse, trop prodigue, ne serait pas un milieu favorable à l'éclosion du capitalisme.</p>
<p>« Ce n'est pas la fertilité absolue du sol, mais plutôt (…) la variété de ses produits naturels qui (forme) la base naturelle de la division sociale du travail (…) C'est la nécessité de diriger socialement une force naturelle, de s'en servir, de l'économiser, de se l'approprier en grand par des oeuvres d'art, en un mot de la dompter, qui joue le rôle décisif dans l'histoire de l'industrie. Telle a été la nécessité de régler et de distribuer le cours des eaux en Egypte, en Lombardie, en Hollande, etc. Ainsi en est-il dans l'Inde, dans la Perse, etc., où l'irrigation au moyen de canaux artificiels fournit au sol non seulement l'eau qui lui est indispensable, mais encore les engrais naturels qu'elle détache des montagnes et dépose dans son limon. La canalisation, tel a été le secret de l'épanouissement de l'industrie en Espagne et en Sicile sous la domination arabe. La distribution des eaux était aux Indes une des bases matérielles du pouvoir central sur les petits organismes de production communale sans connexion entre eux. Les conquérants mahométans de l'Inde ont mieux compris cela que les Anglais, leurs successeurs. Il suffit de rappeler la famine de 1866, qui a coûté la vie a plus d'un million d'Indiens dans le district d'Orissa, au Bengale ».</p>
<p>C'est un fait bien connu que le déclenchement de semblables famines est extrêmement récent, malgré le formidable potentiel mondial… La lutte contre la nature engendre l'industrie et l'homme vit sur deux des éléments sacrés de Dante : la nature et l'art (le troisième élément est Dieu). De l'industrie, le capitalisme fait naître l'exploitation de l'homme. Le bourgeois ne répugnera pas à user de la violence contre Dieu, la nature et l'art.</p>
<p>Le capitalisme développé ultra-moderne a fait plusieurs pas en arrière dans la lutte de défense face aux agressions des forces naturelles contre l'espèce humaine, au point de renverser l'avantage qui lui venait du progrès de la science théorique et appliquée, et les raisons en sont strictement sociales et de classe. Attendons cependant avant de l'inculper d'avoir, avec les explosions atomiques, accru l'intensité des précipitations atmosphériques ou, demain, de s'être « foutu » de la nature jusqu'à rendre la terre et son atmosphère inhabitables ou même, jusqu'à faire éclater la carcasse de la planète pour avoir déclenché des « réactions en chaîne » dans les complexes nucléaires de tous les éléments. Pour le moment, nous établissons une loi économique et sociale de parallélisme entre l'efficacité croissante du capitalisme en matière d'exploitation du travail et de la vie des hommes, et son impuissance croissante en ce qui concerne la défense rationnelle contre le milieu naturel, au sens le plus large.</p>
<p>La croûte terrestre se modifie selon des processus géologiques que l'homme apprend à connaître de mieux en mieux et à attribuer de moins en moins aux volontés mystérieuses de puissances courroucées et dans certaines limites, il apprend à les corriger et à les contrôler. Lorsque, dans la préhistoire, la vallée du Pô était une immense lagune par laquelle l'Adriatique léchait les pieds des Alpes, les premiers habitants, qui évidemment n'avaient pas la chance de pouvoir quémander des « moyens amphibies » à la charité intéressée de l'Amérique, occupaient des habitations construites sur des pilotis plantés dans l'eau. C'était la civilisation des terramares, dont Venise est un lointain développement. C'était un procédé trop simple pour qu'on puisse fonder dessus des « affaires de reconstruction » et des adjudications de fourniture des bois ! La crue, qui laissait debout les pilotis, provoque l'écroulement des ouvrages modernes de maçonnerie et pourtant, quels moyens n'aurait-on pas aujourd'hui pour construire des habitations, des routes et des voies ferrées suspendues ! Cela suffirait à garantir la sécurité des populations. Utopie ! Le compte économique ne tombe pas juste. Le compte qui tombe juste, c'est celui qui consiste à faire deux cents milliards d'ouvrages de réparation et de reconstruction.</p>
<p>A l'époque historique, les premiers travaux d'endiguement du Pô remontent rien moins qu'aux Etrusques. Depuis des siècles et des siècles, le processus naturel de dégradation des flancs montagneux et de transport sous formes d'alluvions des matériaux en suspension dans les eaux d'écoulement avait formé une basse plaine immense et fertile, et il était avantageux d'y assurer le séjour de peuples agriculteurs. La population et les régimes ultérieurs continuèrent d'élever de hautes digues tout au long du grand fleuve, mais cela ne suffit pas à empêcher de formidables cataclysmes, qui firent changer jusqu'à son cours. C'est du Vème siècle que date le saut du lit du Pô près de Guastalla sur un nouveau parcours, qui était alors celui du dernier tronçon de l'Oglio, un de ses affluents de gauche. Au XIIIème siècle le grand fleuve, non loin de l'embouchure, abandonne la branche sud de son vaste delta, l'actuel « Pô de Volano », aujourd'hui secondaire, et se porte dans le lit actuel, qui va de Pontelagoscuro à la mer. Ces terribles « sauts » se font toujours du sud vers le nord. Une loi générale prétend attribuer à tous les fleuves de la planète cette tendance à se déplacer vers le pôle, pour des raisons géophysiques. Mais pour le Pô la loi est évidente, étant donné la nature extrêmement différente de ses affluents de gauche et de droite. Les premiers viennent des Alpes et sont des cours d'eau limpides, car ils s'arrêtent dans les grands lacs ; ils ont leur crue maximale, non pas au moment des pluies torrentielles, mais au printemps avec la fonte des neiges. C'est pourquoi ces affluents n'apportent en règle générale ni alluvions ni dépôts de sable sur le lit du grand fleuve. Du côté du sud, au contraire, les affluents de droite courts et torrentiels qui descendent de l'Apennin, avec des écarts énormes entre les flux d'étiage et de crue, déversent les détritus de l'érosion des montagnes, accumulant la terre sur le côté droit du lit du Pô, qui de temps en temps fuit l'obstacle et se déplace plus au nord. Point n'est besoin d'être chauvin pour savoir que ce problème est à l'origine de la science de l'hydraulique fluviale, qui depuis des siècles se pose le problème de l'utilité et de la fonction des ouvrages d'endiguement, en le rattachant à celui de la distribution des eaux d'irrigation par le moyen des canaux, ainsi qu'au problème de la navigation fluviale. Après les ouvrages des Romains, les premiers canaux connus dans la vallée de Pô remontent à 1037. Après la victoire de Legnano, les Milanais portent jusqu'à Abbiategrasso le canal du Naviglio Grande, qui est rendu navigable en 1271. Cet ouvrage permet la naissance de l'agriculture capitaliste, la première en Europe. Les grands ouvrages hydrauliques sont exécutés par les pouvoirs d' Etat : des canaux à écluses étudiés par le génie de Léonard, qui établit aussi des normes concernant le régime des fleuves, au canal Cavour, commencé en 1860.</p>
<p>La construction de digues pour contenir les fleuves soulève un grand problème : celui des fleuves suspendus. Tandis que les rivières alpines comme le Tessin et l'Adda sont encaissées entre des rives naturelles sur une grande partie de leurs cours, les affluents de droite et le Pô lui-même à partir de Crémone sont des fleuves suspendus. Cela signifie que non seulement le niveau de l'eau, mais le lit même du fleuve se trouvent plus haut que les campagnes avoisinantes. Les digues empêchent celles-ci d'être submergées, et un canal d'écoulement, suivant un cours parallèle à celui du fleuve, recueille localement ses eaux, les reportant dans le cours du fleuve en aval ; tels sont les grands ouvrages d'aménagement ; au fur et à mesure que l'on se rapproche de la mer, le déversement se fait par des moyens mécaniques, au point de maintenir au sec des terrains situés à un niveau inférieur non seulement au fleuve, mais à la mer. Tout le Polésine est un immense pays-bas : Adria est à quatre mètres au-dessus de la mer, Rovigo à cinq mais au niveau de ces villes le lit du Pô est plus haut, et encore plus haut celui de l'Adige. Il est clair qu'une rupture des digues transforme toute la province de Rovigo en un immense lac.</p>
<p>Savoir si le relèvement du lit de tel fleuve est progressif est un grand débat entre les hydrauliciens fluviaux ; des ingénieurs français l'affirmèrent il y a un siècle, les maîtres de l'hydraulique italienne le contestèrent, et on en discute aujourd'hui encore dans les congrès. On ne peut nier toutefois qu'avec le dépôt des alluvions l'embouchure du fleuve se trouve repoussée de plus en plus loin jusque dans la mer, même si ces alluvions ne s'arrêtent pas sur le dernier tronçon du lit du fleuve. Ce processus incessant ne peut que contribuer à diminuer la pente du lit et du fil de l'eau et, conformément aux lois de l'hydraulique, à réduire la vitesse du courant à débit égal : la nécessité de relever historiquement les digues apparaît donc indéfinie et inexorable, et les ruptures éventuelles toujours plus catastrophiques.</p>
<p>Dans ce domaine, l'existence de moyens mécaniques modernes a contribué à répandre la méthode consistant à exploiter de grandes étendues de terrain extrêmement fertile, en les maintenant au sec par un drainage continuel. Le risque que cela représente pour les occupants et les travailleurs n'est qu'un soucis relatif pour une économie de profit ; quant aux dommages que peut occasionner la destruction des ouvrages d'endiguement, on leur oppose d'un côté la fertilisation consécutive aux invasions de boue, et de l'autre le facteur économique : faire des travaux est toujours une affaire capitaliste.</p>
<p>Depuis le début des temps modernes, toutes les basses plaines du littoral italien connaissaient les classiques travaux de colmatage : on faisait déverser l'eau des fleuves alternativement dans de grands bassins de dépôts dont le niveau s'élevait lentement, ce qui présentait le double avantage de ne pas laisser glisser vers la mer une terre utile et fertile, et de protéger des étendues de plus en plus grandes de terrain contre les inondations et l'insalubrité. Ce système rationnel fut trouvé trop lent pour les exigences de l'investissement des capitaux. Un autre argument tendancieux fut fourni, et il l'est toujours, par la densité de la population, en continuelle augmentation, qui interdit de perdre du terrain utile. On a ainsi détruit presque tous les anciens travaux d'aménagement établis sur la base de relevés patients et exacts effectués par les hydrauliciens des anciens régimes autrichien, toscan, bourbon, etc.</p>
<p>Il est clair que lorsque l'on doit aujourd'hui décider entre diverses solutions radicales des problèmes, on se heurte non seulement à l'incapacité du capitalisme à voir loin en ce qui concerne la transmission des équipements de génération en génération, mais aussi à de forts intérêts locaux, ceux des producteurs agricoles et industriels, qui ont intérêt à ce que certaines régions ne soient pas touchées, et qui s'appuient sur l'attachement des populations misérables à ces lieux de résidence pourtant inhospitaliers. Cela fait longtemps que l'on propose des solutions visant à créer des « canaux de dérivation » du Pô. Une telle étude est toujours très difficile, étant donné l'incertitude des résultats par rapport aux prévisions, ce qui est particulièrement gênant dans un climat affairiste. Une solution, vers la droite, consiste à percer de Pontelagoscuro aux vallées – ou lagunes – de Comacchio, un canal artificiel qui réduirait à peu près des deux tiers le parcours du lit actuel jusqu'à la mer. Cette solution se heurte aux gros capitaux investis dans les travaux d'assèchement de la région de Ferrare, ainsi qu'à l'industrie piscicultrice, et elle susciterait des résistances. Mais de non moindres résistances s'opposeraient à des solutions qui, visant plus loin, et de manière plus conforme peut-être au processus naturel, s'orienteraient vers une unification des cours du Pô et de l'Adige entre lesquels s'étend la basse plaine du Polésine, en créant dans le thalweg de cette région, parcourue aujourd'hui par un réseau de petits cours d'eau, un énorme canal collecteur et plus tard éventuellement un canal de dérivation pour l'un des deux fleuves sinon pour les deux. En période de domination bourgeoise, ce genre d'étude conduirait, non pas à une recherche positive, mais à deux « politiques » sur le problème du Pô, l'une de droite, et l'autre de gauche, avec le conflit habituel entre groupes de spéculateurs.</p>
<p>Aujourd'hui</p>
<p>On discute pour savoir si la catastrophe actuelle (où certains voient déjà la formation naturelle d'une grande lagune stable), avec le déplacement du lit du Pô consécutif au démembrement complet de la digue nord, provient d'une concentration exceptionnelle de précipitations pluviales et autres causes naturelles, ou s'il faut l'attribuer à l'impéritie et à la faute des hommes et des gouvernements. Il est indéniable que les guerres et les crises successives ont conduit à négliger pendant des dizaines d'années ces services difficiles que sont la surveillance technique et l'entretien des digues, le drainage des lits lorsque cela s'impose, ainsi que l'aménagement des hauts bassins montagneux, dont le déboisement provoque lors des périodes de crue, un rassemblement plus important et plus rapide des eaux pluviales et un afflux supérieur de matériaux en suspension dans les cours d'eau des plaines.</p>
<p>Par ailleurs, avec la pratique qui sévit actuellement dans le domaine de la science et de l'organisation technique officielles, il est difficile de recueillir les données et de les comparer à celles du passé, tant en ce qui concerne les données pluviométriques (quantité de pluie tombée tel ou tel jour dans le bassin qui alimente le fleuve) que les données hydrométriques (niveaux d'eau enregistrés par les hydromètres, débit maximum des cours d'eau). Les bureaux et les savants qui se respectent fournissent aujourd'hui des réponses selon les exigences politiques et la raison d'Etat, autrement dit selon l'effet que ces réponses auront, et les chiffres subissent toutes sortes de manipulation. D'autre part, on peut faire confiance ici à ce que dit l'opposition, à savoir que l'on n'a même pas reconstruit les stations d'observation détruites par la guerre ; il est permis de croire, également, que notre actuelle bureaucratie de techniciens travaille sur de vieilles cartes qu'elle transmet de copies en copies et qui traînent sur les bureaux d'un personnel subalterne et nonchalant ; on ne met à jour ni les relevés ni les difficiles nivellements et autres opérations géodésiques de précision qui permettent de relier les diverses données du phénomène dans tous les domaines : la bureaucratie vit de papiers, qui correspondent aux règles prescrites par les circulaires pour ce qui est du format et des couleurs, mais qui se foutent pas mal de la réalité physique. Il est impossible de suivre les chiffres donnés par-ci par-là à la presse de grande information ; trop facile de rejeter la faute sur les journalistes qui parlent de tout et ne savent rien. Il reste donc à voir – et c'est ce que pourraient tenter de faire les mouvements qui disposent de grands moyens et d'une large base – si l'intensité des pluies a vraiment dépassé tout ce qui a été observé pendant un siècle : il est permis d'en douter. De même pour les lectures aux hydromètres du niveau maximum atteint par les eaux et pour les débits maxima : il est facile de dire que les onze mille mètres cubes par seconde du maximum historiquement connu à Pontelagoscuro sont montés à treize mille ces derniers jours. En 1917 et 1926 il y eut des crues extrêmement fortes, toujours au printemps, et à Piacenza on compta jusqu'à treize mille huit cent mètres cubes par seconde ; or les conséquences en furent incomparablement moins graves.</p>
<p>Sans nous étendre davantage, nous considérons comme un fait acquis que les précipitations n'ont pas été d'une intensité « jamais vue », et que le désastre a été déterminé avant tout par le défaut prolongé des services nécessaires et le manque de travaux d'entretien et d'aménagement – ce qui est dû à la quantité inférieure, par rapport au passé, des sommes affectées par l'administration à ce genre d'objectifs et à la manière dont ces sommes ont été employées.</p>
<p>Il s'agit de donner à ce genre de faits une cause qui doit être, qui est, sociale et historique, et qu'il est puéril d'attribuer à des « fausses manœuvres » de ceux qui étaient ou qui sont aujourd'hui aux leviers de commande de l'appareil d'Etat italien. En outre, il ne s'agit pas d'un phénomène particulier à l'Italie, mais qui concerne tous les pays : désordre administratif, détournements de fonds, influence prédominante de l'affairisme dans les décisions de la machine publique sont dénoncés désormais par les conservateurs eux-mêmes et, en Amérique, on les a même mis en rapport avec les grandes catastrophes publiques car là-bas aussi, des villes ultra-modernes du Kansas et du Missouri ont été incroyablement dévastées par des fleuves mal régularisés. Une critique du type de celle que nous avons mentionnée se fonde sur deux idées erronées. La première, c'est que la lutte pour revenir de la dictature fasciste au sein de la bourgeoisie (la bourgeoisie a toujours existé depuis que celle-ci a conquis la liberté) à l'apparente démocratie a eu pour objectif d'instaurer une meilleure administration ; en réalité il est clair que cette lutte devait aboutir et qu'elle a abouti à une administration encore pire, et la faute en incombe à toutes les nuances dont se composait le front des comités de libération nationale. L'autre idée fausse consiste à croire que la forme totalitaire du régime capitaliste (dont le fascisme italien fut le premier grand essai) a pour contenu un pouvoir absolu de la bureaucratie d'Etat vis-à-vis des initiatives autonomes de l'entreprise et de la spéculation privées. Bien au contraire, cette forme est, à un certain stade, une condition de la survie du capitalisme et du pouvoir de la classe bourgeoise, qui concentre dans la machine d'Etat des forces contre-révolutionnaires, mais qui rend aussi l'appareil administratif plus faible et plus facilement manipulable par les intérêts spéculatifs.</p>
<p>Il faut ici rappeler brièvement l'histoire de l'appareil administratif italien depuis la conquête de l'unité nationale. Au début, celui-ci fonctionnait bien et avait de forts pouvoirs. Toutes les circonstances favorables étaient réunies. Pour arriver au pouvoir et consolider ses intérêts, la jeune bourgeoisie avait dû passer par une phase héroïque et supporter des sacrifices, si bien que ces membres étaient encore individuellement prêts à se prodiguer et peu attirés par un gain immédiat n'apparaissant pas au grand jour. Elle avait encore besoin de cohésion et d'enthousiasme pour liquider les résistances des anciens pouvoirs et des appareils d'Etat rouillés des différents territoires entre lesquels le pays était auparavant divisé. Il n'y avait pas de division sensible entre partis, car le parti unique de la révolution libérale (vierge en 1860, putain en 1943) gouvernait avec l'accord ouvert des rares républicains, et le mouvement ouvrier n'était pas encore né. Les combines devaient commencer avec le transformisme bipartite de 1876. La charpente de la bureaucratie venue du Piémont, pour l'essentiel à la suite des forces d'occupation militaire, exerçait une véritable dictature sur les éléments locaux, et les opposants autocratiques ou cléricaux se trouvaient pratiquement sous le poids de lois d'exception… en tant que coupables d'antilibéralisme. Dans ces conditions, on construisit un appareil administratif jeune, conscient et honnête.</p>
<p>Au fur et à mesure que le système capitaliste se développe en profondeur et en étendue, un double assaut est porté à l'hégémonie intègre de la bureaucratie. Dans le domaine économique, les grands entrepreneurs d'ouvrages publics et autres secteurs productifs assistés par l'Etat relèvent la tête. Parallèlement, dans le domaine politique, la diffusion de la corruption dans les mœurs parlementaires aboutit à un état de fait où les représentants du peuple interviennent chaque jour pour faire pression sur les décisions de l'engrenage exécutif et administratif général, qui fonctionnait autrefois de manière rigoureusement impersonnelle et impartiale.</p>
<p>Les travaux publics qui étaient auparavant élaborés par les hommes les plus compétents, naïvement heureux d'avoir leur pain assuré en tant que fonctionnaires du gouvernement, et totalement indépendants dans leurs jugements et leurs opinions, commencent à être imposés par les exécutants : le temps des trains de dépenses budgétaires commence. La machine des dépenses d'Etat n'en devient que plus onéreuse, et d'autant moins utile pour la collectivité.</p>
<p>Ce processus s'amplifie à l'époque de Giolitti mais la situation, caractérisée par une prospérité économique croissante, rend moins évidents les préjudices qui en résultent. Ce système – et c'est en cela que consiste le chef-d'œuvre politique – englue petit à petit le parti naissant des travailleurs. Justement parce que l'Italie est riche en bras et pauvre en capital, l'on invoque de toutes parts l'Etat donneur de travail et le député qui aspire aux voix du collège des industriels ou des agrariens gravit les marches des ministères en quête de la panacée : les travaux publics !</p>
<p>Après la première guerre mondiale, et malgré la « victoire », la bourgeoisie italienne voit l'effondrement des conditions idéales des temps héroïques, et on a le fascisme. La concentration de la force policière de l'Etat, ainsi que du contrôle de presque tous les secteurs de l'économie, permet tout à la fois d'éviter l'explosion de mouvements radicaux des masses et d'assurer à la classe possédante la liberté de manœuvre en matière de spéculation, à condition de se donner un centre de classe unique, qui encadre sa politique gouvernementale. Tous les moyens et petits patrons se voient contraints à des concessions réformistes que les organisations des travailleurs avaient réclamées au cours d'une longue lutte, lesquelles organisations sont détruites en même temps qu'elles se voient dérober leur programme. Tout ceci, d'un côté, favorise une grande concentration capitaliste alors que, de l'autre côté, elle pacifie la situation intérieure. La forme totalitaire permet au capital de réaliser la duperie réformiste des décennies précédentes, en allant au-devant de la collaboration des classes visée par les socialistes traîtres au parti révolutionnaire.</p>
<p>La direction de la machine d'Etat et l'abondante législation spéciale sont mises ouvertement au service des initiatives affairistes. Pour en revenir à notre sujet de départ, les fleuves, ce qui était une loi technique et avait produit vers 1865 quelques authentiques chefs-d'œuvre, devient un véritable brouet d'inepties disponible pour toutes les manœuvres, et le fonctionnaire est réduit à l'état de marionnette des grandes entreprises. Les services hydrologiques sont de ceux qui sont précisément incompatibles avec l'idéal de la fameuse initiative privée. Ils exigent unité des équipements et plénitude des pouvoirs et ils ont eu des traditions tout à fait remarquables. Jacini put écrire en 1857 : la raison civile des eaux trouva en Giandomenico Romagnosi un essayiste immortel. En somme, l'administration et la technique bourgeoises avaient alors aussi des buts de classe, mais c'étaient des choses sérieuses ; aujourd'hui c'est de la bagatelle.</p>
<p>D'où la pratique qui a déterminé la dégénérescence, et non le progrès, du système des défenses hydrauliques de la vallée du Pô : processus qui ne concerne pas un seul parti ni une seule nation, mais recouvre les vicissitudes séculaires d'un régime de classe.</p>
<p>Pour résumer : autrefois la bureaucratie – indépendante sinon omnipotente – étudiait scrupuleusement ses projets avant d'appeler les « entreprises » à l'adjudication publique et elle les astreignait, refusant jusqu'à une simple tasse de café, à une exécution rigoureuse ; en conséquence, le choix des ouvrages auxquels il fallait affecter les crédits était dicté le plus souvent par des critères d'ordre général. Aujourd'hui, le rapport est inversé. La bureaucratie, technique, faible et servile, fait dresser les projets par les entreprises elles-mêmes et les transmet sans pratiquement les regarder ; quant aux entreprises, elles choisissent évidemment les affaires qui permettent de faire du profit, et laissent tomber les travaux délicats qui impliquent beaucoup de soin et des dépenses qu'il est moins aisé de multiplier à l'infini.</p>
<p>Il ne s'agit pas de morale : on ne peut même pas dire que le fonctionnaire cède en général à la corruption de pots-de-vin élevés. Le fait est que si un fonctionnaire résiste, non seulement son travail en est décuplé, mais les intérêts qu'il heurte mobilisent à ses dépens des influences de partis décisives dans les hautes sphères des ministères dont il dépend. Autrefois c'était le technicien le plus capable qui progressait, aujourd'hui c'est celui qui est le plus habile à se mouvoir dans un tel réseau.</p>
<p>Aujourd'hui que le monopartisme fasciste a cédé la place à un pluripartisme inconnu de l'Italie giolittienne elle-même et de la parfaite Angleterre, modèle de constitutionnalisme, etc. (dans la mesure où l'on n'a jamais vu dix partis se déclarant tous prêts à gouverner dans le cadre de la constitution, mais tout au plus deux ou trois), le mal n'a fait qu'empirer. Et on disait que les hommes capables et honnêtes devaient rentrer au pays à la suite des armées alliées ! Stupide espoir de bien des gens : la relève de la garde a occasionné la pire de toutes les catastrophes, comme sur les digues du Pô.</p>
<p>Pour le diagnostic de la phase actuelle du régime capitaliste, il est extrêmement symptomatique qu'un haut fonctionnaire du Conseil Supérieur des Travaux Publics se soit laissé aller jusqu'à dire que les services de prévention des crues ont fait défection juste au bon moment : le seul moment qui justifie le salaire que l'on paye en permanence. Tel est le style de la bureaucratie moderne, dont certains prétendent qu'elle serait une nouvelle classe dominante Les classes dominantes, elles, arrivent la gueule grande ouverte, mais pas le cœur tremblant.</p>
<p>Non moins intéressant, ce qu'a écrit Alberto De Stefani sous le titre : Il governo del Po. Après avoir rapidement retracé l'histoire des mesures autrefois prises dans ce domaine, il cite l'opinion de plusieurs collaborateurs de revues techniques : « On n'insistera jamais assez sur la nécessité de réagir contre le système qui consiste à concentrer l'activité des bureaux exclusivement, ou presque, à la programmation et à l'exécution de grands travaux ». De Stefani ne voit pas la portée radicale d'une telle critique ; il déplore que l'on néglige l'entretien et la conservation des ouvrages existants et que l'on se préoccupe uniquement d'en projeter de nouveaux. Il cite d'autres passages : « Par suite des inondations on dépense des dizaines (et demain des centaines) de milliards, après avoir systématiquement négligé et même refusé les quelques fonds nécessaires pour les travaux d'entretien et même pour le colmatage des brèches ». C'est, paraît-ils ce qui s'est passé pour le Rhin. Un économiste de la taille de De Stefani s'en tire en disant : « Nous manquons tous d'esprit conservateur par surabondance d'imagination incontrôlée ».</p>
<p>Ce serait donc un problème de psychologie nationale ? Jamais de la vie ! C'est le résultat du type moderne de production capitaliste. Le capital n'est plus adapté désormais à la fonction sociale qui consiste à transmettre le travail de la génération actuelle aux générations futures et à utiliser pour cela le travail des générations passées. Il ne veut pas d'adjudications de travaux d'entretien, mais de gigantesques affaires de construction : pour cela, les cataclysmes naturels ne suffisant pas, le capital crée, avec une nécessité inéluctable, les cataclysmes humains, et il fait de la reconstruction de l'après-guerre « l'affaire du siècle ».</p>
<p>Ces concepts doivent être appliqués à la critique de la position vulgaire et démagogique des soi-disant partis ouvriers italiens. Changez le sens de la spéculation et obligez l'entreprise capitaliste à investir dans les constructions hydrauliques les capitaux jusqu'ici consacrés aux commandes d'armements : à part le fait que cela mettrait en crise les prétendus « rouges » dans les centres métallurgiques si la chose se faisait pour de bon, elle utilisera les capitaux dans le même style, en filoutant et en spéculant à 1.000 %, et en levant son verre, sinon à la prochaine guerre, du moins à la prochaine inondation.</p>
<p>Le fleuve immense de l'histoire humaine a lui aussi ses crues irrésistibles et menaçantes. Lorsque le flot s'élève, il mugit entre les deux digues qui l'enserrent. A droite, c'est la digue conformiste, pour la conservation des formes existantes et traditionnelles – un passage continu de prêtres psalmodiant en procession, de flics et de gendarmes en patrouille, de maîtres d'école et de charlatans débitant les mensonges officiels et la scolastique de classe.</p>
<p>A gauche, la digue réformiste : s'y entassent les hommes dévoués au peuple, les professionnels de l'opportunisme, les parlementaires et les chefs des organisations progressistes. Echangeant des injures de part et d'autre du courant, les deux cortèges prétendent posséder la recette pour faire en sorte que le fleuve puissant continue son cours réprimé et forcé.</p>
<p>Mais au grand tournant de l'histoire, le courant brise toutes les entraves, sort de son lit et « saute », comme le Pô à Guastalla et au Volano, dans une direction inattendue, emportant les deux bandes sordides dans la vague irrésistible de la révolution, renversant les digues anciennes de toute sorte, et donnant à la société comme à la terre une face nouvelle.</p></div>
Classe possédante qui a peur gouverne par la peur
http://matierevolution.org/spip.php?article8150
http://matierevolution.org/spip.php?article81502022-12-13T23:05:00Ztext/htmlfrAlex, WaraaBourgeoisCapitalismeLutte de classes - Class struggle
<p>Classe possédante qui a peur gouverne par la peur <br class='autobr' />
Lorsque l'accumulation du Capital est bloquée, c'est seulement par des moyens extra-économiques que la bourgeoisie peut garder le pouvoir à l'échelle mondiale. Un des moyens politiques est la peur, qui devient une méthode de gouvernement : peur des maladies, du climat, des migrants, de la guerre, des coupures d'électricité. Autant de prétextes à l'Union sacrée, c'est-à-dire la suspension de la lutte des classes. <br class='autobr' />
La peur de la bourgeoisie (…)</p>
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</div><h2 class="spip">Classe possédante qui a peur gouverne par la peur</h2>
<p>Lorsque l'accumulation du Capital est bloquée, c'est seulement par des moyens extra-économiques que la bourgeoisie peut garder le pouvoir à l'échelle mondiale. Un des moyens politiques est la peur, qui devient une méthode de gouvernement : peur des maladies, du climat, des migrants, de la guerre, des coupures d'électricité. Autant de prétextes à l'Union sacrée, c'est-à-dire la suspension de la lutte des classes.</p>
<p><strong>La peur de la bourgeoisie US </strong></p>
<p>La peur mère de toutes les autres, c'est celle des bourgeoisies, au premier rang la bourgeoisie impérialiste étasunienne. La crise de 2008 a marqué le blocage définitif de l'accumulation du capital, dont la banqueroute définitive ne peut qu'être repoussée par des politiques étatiques qui ne font que repousser l'échéance. La peur de cette bourgeoisie en chef se diffuse à ses vassales, les bourgeoisies du monde entier.</p>
<p>La peur fondamentale de ces bourgeoisies est de ne plus être capable de justifier leur rôle de classe dirigeante et de devoir céder cette place à un pouvoir international des exploités. Certes les inégalités, les crises économiques, les guerres ont toujours accompagné le capitalisme. Mais que comme contrepartie il n'offre plus aucune perspective, aucun progrès même partiel, c'est le marqueur d'une période de guerres et de révolutions.</p>
<p><strong>Les peurs des bourgeoisies vassales</strong></p>
<p>N'étant plus capable de garder la prépondérance par des moyens avant tout économique, la force économique de son capital, c'est par des moyens extra économiques que la bourgeoisie des USA force ses bourgeoisies vassales à se ranger derrière elle quitte à se saborder. Les bourgeoisies européennes sont en effet invitées par J. Biden à rompre, contre leurs propres intérêts, aux échanges économiques avec la Russie. Empêcher le capital industriel allemand d'exploiter les matières premières russe, poussant l'Europe à entrer en guerre contre elle-même avec comme champ de bataille l'Ukraine, comme en 1914, c'est ce qui se déroule actuellement. Les bourgeoisies d'Allemagne et de France ont peur de perdre le parapluie américain, la part que leur laisse à travers le globe le capital nord-américain en les maintenant dans son sillage.</p>
<p>La bourgeoisie française est une des plus financière, parasitaire et militariste. La perte de la mainmise sur les anciennes colonies d'Afrique est un pas vers son déclin. Le soutien militaire des USA est plus que jamais vital.</p>
<p><strong>Faire peur aux classes moyennes et au prolétariat</strong></p>
<p>Toutes ces bourgeoisies ont de concert besoin de faire peur à leurs classes moyennes (la petite-bourgeoisie) et au prolétariat pour les empêcher de s'attaquer ensemble à la grande bourgeoisie, comme ce fut en germe dans le mouvement de Gilets jaunes, et pour prévenir ces mouvements inter-classe qui sont caractéristiques des révolutions, pour empêcher chaque classe de s'unir elle-même.</p>
<p>Promouvoir la débrouille, l'individualisme économique par la hausse des prix tous azimuts, donnant espoir dans des aides individuelles accordées par l'Etat au lieu de la solidarité basée sur la défense collective des intérêts de la classe des travailleurs, est une politique de la peur ; le nationalisme pour diviser les nations entre elles, qu'elles se sentent sentir menacé par la nation voisine comme pour l' Ukraine et la Russie, comme la politique anti-immigrés en France, ce sont des politiques de la peur. Faire peur avec des campagnes sur le "dérèglement climatique" (alors que le climat n'a jamais été « réglé »), qui fait régresser les individus vers un statut d'êtres purement biologiques, n'appartenant à aucune classe sociale, n'ayant plus d'intérêts économique ou politique dont les contradictions conduisent à la lutte des classes, mais cherchant son salut dans « la Science » (identifiée aux profits des trusts pharmaceutiques), « la Technique » ou « la Morale » (la sobriété) : ce sont des politiques de la peur.</p>
<p> Le Covid 19 a été l'occasion pour toutes ces bourgeoisies de synchroniser leurs attaques contre des populations qui devraient se réjouir d'êtres enfermées et vaccinées au profits des trusts pharmaceutiques.</p>
<p>Politique face au Covid, guerre, inflation ne sont pas des « crises » symptomatiques de la crise générale du capitalisme, comme veulent le faire croire certains de ceux qui critiquent le capitalisme en ne faisant que reprendre la phraséologie gouvernementale, qui ne sert qu'à justifier des aides aux Capital. Ces politiques de la peur sont des politiques conscientes des bourgeoisies solidaires contre les exploités.</p>
<p><strong>Les réformistes ont peur et veulent faire peur</strong></p>
<p>Les organisations politiques et syndicales de gauche et d'extrême se font des instruments de ces peurs, en donnant la priorité, par imitation des gouvernements de la bourgeoisie, à des combats qui font disparaitre la lutte des classes, la remettent à plus tard (c'est le principe de l'Union sacrée) : l'Homme contre le CO2, les hommes contre les femmes, les antiracistes contre le racisme, les islamophiles contre les islamophobes.</p>
<p>Faire peur au prolétariat pour qu'il abandonne la lutte de classes, entrainant derrière lui les classes moyennes, tel est le programme.</p>
<p>La grande bourgeoisie a le fascisme à sa disposition pour organiser des contre-révolutions. Des politiciens issus des partis de gauche ou des syndicats peuvent se mettre au service du fascisme individuellement (le socialiste P. Laval, le CGT-iste R. Belin avec Pétain en 1940), mais leurs organisations en tant que telle peuvent disparaitre. C'est pour cette raison que les bureaucraties réformistes appellent à des mouvements antifascistes, en les réduisant à la lutte électorale contre l'extrême gauche pour « sauver » l'Etat bourgeois et la place qu'il leur donne. Cette « peur » du fascisme des bureaucraties politiques et syndicales n'est la base d'aucune politique qui vaincra le fascisme, car seule l'expropriation politique et économique de la bourgeoisie le faire.</p>
<p><strong>Les peurs de l'extrême gauche opportuniste </strong></p>
<p>Les partis d'extrême-gauche qui se prétendent révolutionnaires mais ne le sont plus, participent à ces politiques de la peur, en brandissant sincèrement celle qu'ils ressentent le plus pour eux-mêmes : rompre avec l'Etat bourgeois.</p>
<p>La première version de cette opportunisme (c'est-à-dire l'abandon d'une politique révolutionnaire pour la classe ouvrière) d'extrême gauche est un opportunisme de droite, ouvert et fier de lui.</p>
<p>Lors de son 5ème Congrès il y a quelques jours, le NPA a scissionné donnant naissance à deux nouveaux NPA, disons l'un de droite, l'autre de gauche, faute de nouveau nom qu'ils se seraient donné eux-mêmes .</p>
<p>Avec la droite, les travailleurs médiatiques Poutou et Besancenot ont manifesté leur ralliement, qu'ils veulent sans fard, à la mouvance LFI et Nupes, à cette gauche gouvernementale, mitterrandiste et stalinienne, celle qui assassina Rosa Luxemburg et Léon Trotsky, ouvrit la voie à Hitler, co-organisa ou couvrit par un silence complice le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Bon débarras ! La peur de laisser passer des postes, des carrières syndicales ou politiques au moment où Mélenchon a pris la tête de la gauche, est un signal pour la curée dans une partie de l'extrême gauche réformiste, tant mieux ! Aidons-les à rejoindre l'« Assiette au beurre ».</p>
<p>Les travailleurs n'ont pas à avoir peur de perdre de tels groupes de militants, qui malheureusement reviendront vers la gauche lorsque l'heure des révolutions ouvrières aura sonné.</p>
<p><strong> L'opportunisme de droite, l'opportunisme de gauche</strong></p>
<p>L'aile gauche du NPA, dont P. Poutou s'est dit heureux de se débarrasser, a fait l'apologie de celui-ci jusqu'à la dernière seconde. Un "nouveau NPA de gauche" s'est formé. Lors de sa conférence de presse à l'issue du congrès, en concurrence avec celle du "NPA de droite", un postier porte-parole de cette aile gauche expose clairement le programme de cet opportunisme de gauche, qui autant que celui de droite, ne veut pas rompre avec la gauche bourgeoise de LFI. En effet si cette aile gauche refuse, à juste tire, de fondre son parti dans la Nupes ... ce n'est que pour mieux collaborer avec LFI. C'est la tactique pour avoir sa place dans la gauche qui est différente, pas la stratégie.</p>
<p> Certes, les révolutionnaires n'excluent pas de participer à des actions communes avec les partis réformistes, mais c'est pour démasquer ces alliés qui sont irrécupérables. LFI et les bureaucratie de la CGT, de SUD, de la CFDT, de l'UNSA et autres ne sont des agents de la bourgeoisie dans le mouvement ouvrier. La « grande peur » des arrivistes du mouvement ouvrier, c'est de dire cette vérité haut et fort, tout en participant à des actions communes avec ces organisations.</p>
<p>Dans cette conférence de presse, une militante étudiante de ce "NPA de gauche" assure que son nouveau parti continuera a lutter« contre le gouvernement », mais ni elle ni ses camarades ne dénoncent LFI, la direction de la CGT, comme des agents de cette politique gouvernementale dans le mouvement ouvrier, dans les syndicats. Pourquoi ? Parce que dans les élections professionnelles, dont celle qui viennent d'avoir lieu dans la Fonction publique, elle et ses camarades sont sur des listes syndicales (c'est l'obligation dans ces élections antidémocratiques) qui font allégeance à ces bureaucraties, dont les candidats sont des militants de LFI, du PS, du PC, du NPA, de LO, tous les partis mélangés. Aucun différent n'a été évoqué à ce sujet, les NPAs de gauche et de droite se sont donc pas séparés dans les syndicats. Des postes dans les fédérations syndicales qui vous donneront "voix au chapitre" dans les salons de LFI, de l'Assemblée, ou du siège de la CGT à Montreuil, des heures de décharges syndicales, c'est la peur de perdre tout cela qui motive ces faux révolutionnaires, vrais opportunistes. Démasquer les réformistes reviendraient à se démasquer soi-même pour cette extrême-gauche opportuniste.</p>
<p>Démasquer les faux amis du prolétariat que sont les réformistes ne peut se faire, on le sait depuis la révolution russe de 1905, que dans des comités de grève, des comités d'usine, des soviets, qui sont des embryons de pouvoir ouvrier, dans la perspective que ces soviets se coordonnent et prennent le pouvoir.</p>
<p>C'est la peur de rompre à 100% avec les institutions bourgeoises qui fait que le "NPA de gauche" ne met pas en avant haut et fort ce programme.</p>
<p>Le porte-parole du NPA de gauche énumère seulement, comme forme d'action : « grèves, piquets, blocages et manifestations », « comme en 1936 et en 1968 ».</p>
<p>Les révolutions manquées que sont 1936 en France et Espagne sont les idéaux de ces révolutionnaires ! Bourgeois, LFIstes, n'ayez pas peur ! La manifestation et la grève ne sont que des actions défensives, purement légalistes lorsqu'elles sont dirigées par les bureaucraties syndicales, direction que ne remet pas en cause ce nouveau NPA de gauche, appelant sans aucune explication à la « manifestation du 18 décembre » contre le racisme.</p>
<p>Il n'y aura pas de solution « institutionnelle » proclame solennellement le "NPA de gauche". Mais pour les véritables révolutionnaires, il n'existe pas d'institutions en soi, elles ont un caractère bourgeois ou ouvrier. La solution pour les exploités du monde entier est justement institutionnelle : c'est l'édification d'un Etat ouvrier, institution qui devra détruire les institutions bourgeoises : les armées, les polices, les parlements au service des dividendes du Capital. Le seul programme d'un parti communiste révolutionnaire, c'est la dictature du prolétariat ! Mais ce mot va « faire peur » ?</p>
<p>Engels avait déjà répondu à cette peur des faux révolutionnaires : <i>Le philistin social-démocrate a été récemment saisi d'une terreur salutaire en entendant prononcer le mot de dictature du prolétariat. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature a l'air ? Regardez la Commune de Paris. C'était la dictature du prolétariat.</i> L'attachement à l'Etat bourgeois coïncide pour beaucoup avec celui pour la Sécurité sociale, l'Ecole. Engels avait déjà souligné :</p>
<p><i>« la superstition de l'État est passé de la philosophie dans la conscience commune de la bourgeoisie et même dans celle de beaucoup d'ouvriers. Dans la conception des philosophes, l'État est « la réalisation de l'Idée » ou le règne de Dieu sur terre traduit en langage philosophique, le domaine où la vérité et la justice éternelles se réalisent ou doivent se réaliser. De là cette vénération superstitieuse de l'État et de tout ce qui y touche, vénération qui s'installe d'autant plus facilement qu'on est, depuis le berceau, habitué à s'imaginer que toutes les affaires et tous les intérêts communs de la société entière ne sauraient être réglés que comme ils ont été réglés jusqu'ici, c'est-à-dire par l'État et ses autorités dûment établies. Et l'on croit déjà avoir fait un pas d'une hardiesse prodigieuse, quand on s'est affranchi de la foi en la monarchie héréditaire et qu'on jure par la république démocratique. » </i> C'est le programme de cette extrême gauche opportuniste qui était ici déjà dénoncé.</p>
<p>Seule la confiance dans la classe sociale qui détient l'avenir, le prolétariat mondial, a toujours donné aux révolutionnaires la force de garder leur indépendance. Les épouvantails bourgeois, de ceux de la grande bourgeoisie impérialiste à celle des faux révolutionnaires, qui ont pour seul but de forcer le prolétariat à rester solidaire des Etats bourgeois, ne sont que des épouvantails.</p>
<p>Le prolétariat est confronté à la question de la prise du pouvoir en Iran, au Soudan dès qu'une révolution, partie de la défense de droits démocratiques élémentaires a lieu. La seule peur salutaire qu'ont les révolutionnaires, c'est que les enseignements de la vague révolutionnaires qui suivit la première guerre mondiale, portée par des militants qui furent assassinés d'abord par les sociaux-démocrates, puis par les staliniens et les fascistes, ne soient pas diffusés largement vers le prolétariat en lutte.</p></div>
La classe capitaliste défend des principes ! Eh oui !
http://matierevolution.org/spip.php?article8121
http://matierevolution.org/spip.php?article81212022-12-07T01:05:00Ztext/htmlfrKarob, Robert ParisBourgeoisCapitalisme
<p>Edito <br class='autobr' />
La classe capitaliste défend des principes ! Elle n'y renonce jamais. Elle n'accepte jamais de les négocier, de les amender, de transiger. Eh oui, des principes ! <br class='autobr' />
Si les gouvernants du monde entier préfèrent laisser des extrêmes droites plus ou moins fascistes gouverner, s'ils préfèrent lancer le monde dans la guerre mondiale, s'ils préfèrent y compris le bain de sang de la guerre virologique ou nucléaire, quand il faut détourner ainsi des risques révolutionnaires, c'est qu'il y a (…)</p>
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<div class='rss_texte'><p>Edito</p>
<h2 class="spip">La classe capitaliste défend des principes ! Elle n'y renonce jamais. Elle n'accepte jamais de les négocier, de les amender, de transiger. Eh oui, des principes !</h2>
<p>Si les gouvernants du monde entier préfèrent laisser des extrêmes droites plus ou moins fascistes gouverner, s'ils préfèrent lancer le monde dans la guerre mondiale, s'ils préfèrent y compris le bain de sang de la guerre virologique ou nucléaire, quand il faut détourner ainsi des risques révolutionnaires, c'est qu'il y a là « une question de principe » : tout mais pas le prolétariat au pouvoir.</p>
<p>Les patrons du pétrole n'ont pas voulu en France apparaître céder aux ouvriers en grève. Ce n'est pas que cela couterait réellement trop cher, c'est « pour le principe », qu'il ne soit pas dit qu'une grève permet de les faire céder.</p>
<p>Macron maintient ses réductions de durée d'allocations chômage et son augmentation de la durée du travail avant retraite, ce n'est pas parce que les caisses sont vides, c'est « une question de principe ». Si le même Macron n'avait pas voulu apparaître céder non plus aux Gilets jaunes, non pas que certaines revendications ne soient pas faisables ou soient trop couteuses. L'argent ne lui manque pas quand il s'agit de donner aux capitalistes. Là encore, c'est une question de principe.</p>
<p>La classe capitaliste défend des principes ! Elle n'y renonce jamais. Elle n'accepte jamais de les négocier, de les amender, de transiger. Eh oui, des principes ! Et ces principes signifient que sa machine à profits ne s'arrête jamais.</p>
<p>Un exemple frappant de ces principes est celui de la chaîne dans une usine de production : elle ne doit jamais s'arrêter plus que le temps indispensable à l'entretien et celui-ci est réduit au minimum. Même en cas d'accident mortel, la chaîne reprend immédiatement !</p>
<p>Un principe de base est que les salariés doivent une fidélité absolue à leur entreprise et que celle-ci ne leur doit aucune fidélité. Il en va de même pour le système tout entier. Le peuple travailleur doit considérer qu'il est mort si le système capitaliste meurt mais l'inverse n'est pas vrai : des millions de travailleurs peuvent bien mourir, au travail ou ailleurs, ce n'est pas cela qui altère de quelque manière que ce soit le système d'exploitation.</p>
<p>Bien sûr, ces principes capitalistes, défendus becs et ongles et même à coups de bombes atomiques, ne consistent pas à défendre les libertés ! Ni la vie humaine : le bilan du capitalisme est de vingt millions de morts par an, en dehors des périodes de guerres plus générales. Ni la morale bien que les moralistes soient légion parmi les politiciens et dans les média aux ordres.</p>
<p>C'est par principe que la classe capitaliste et son Etat ne peuvent pas accepter de donner de l'argent (même des miettes) aux plus démunis, aux écoles, à la santé, aux chômeurs, aux services publics, et pas parce qu'elle manque d'argent. Les centaines de milliards, elle les sort à la pelle pour « sauver » les entreprises et empêcher l'économie de s'effondrer ou plutôt retarder la chute.</p>
<p>C'est par principe qu'elle doit interdire aux gilets jaunes de se rassembler sur les ronds-points, pas parce que cela bloquerait toute l'activité. Mais parce que la conscience collective que cela peut développer va à l'encontre de son système d'exploitation.</p>
<p>C'est par principe qu'elle doit les frapper violemment par sa police et pas parce qu'ils étaient eux-mêmes violents : elle a frappé des manifestants pacifiques qui ne la menaçaient nullement.</p>
<p>C'est par principe qu'elle a parfois licencié immédiatement sans indemnité des directeurs ou PDG qui avaient cédé à la pression des grévistes, notamment lors de prise d'otage par des grévistes.</p>
<p>C'est par principe qu'elle a mis en tôle certains spéculateurs comme Madoff parce qu'ils avaient mis en danger le système capitaliste lui-même par ses manœuvres financières.</p>
<p>C'est par principe qu'elle a éliminé certains dirigeants (comme Boudiaf ou Shinzo Abe), et même un pape (Jean-Paul 1er), pour avoir remis en cause des opérations financières fondamentales de la classe capitaliste.</p>
<p>S'attaquer au système capitaliste, ou même menacer de le faire, est assimilé au pire des crimes, voilà un principe de base de toute la société, tous régimes politiques confondus.</p>
<p>Les réformistes parviennent à convaincre les travailleurs de renoncer à leurs positions de principe soi-disant pour négocier une revendication mais ils ne parviennent jamais à faire renoncer les capitalistes (et les gouvernants à leurs ordres) à leurs principes !</p>
<p>C'est par ces principes que la classe capitaliste préfère le fascisme aux risques de la révolution sociale.</p>
<p>C'est aussi par ces principes qu'elle préfère la guerre (et même la guerre mondiale, y compris nucléaire !).</p>
<p>C'est encore par ces principes qu'elle préfère développer la pandémie covid que la combattre, pour mettre à terre le peuple travailleur quand celui-ci à multiplié les révolutions sociales aux quatre coins du monde.</p>
<p>Et pourtant, tous ces principes, considérés comme la sauvegarde du système, n'empêchent pas que celui-ci périsse de ses propres contradictions, que ce soit par lui-même qu'il soit en chute libre, proche de sa fin, seulement retardée par des dépenses financières folles des Etats et des banques centrales. Ces dépenses folles découlent elles-mêmes de ce principe selon lequel la machine ne doit jamais s'arrêter. On a vu aussi que, même en pleine montée pandémique, il n'était pas question d'arrêter l'économie, fût-ce pendant un mois !</p>
<p>Les principes économiques et sociaux capitalistes impliquent de ne jamais reconnaitre la dépendance du système à l'égard du travail, de toujours valoriser le capital, de ne jamais céder sur le fond au monde du travail, de ne jamais montrer sa crainte des capacités des prolétaires d'organiser une autre société débarrassée de la propriété privée du grand capital, de ne jamais admettre que la classe exploitée ait le droit de s'exprimer et de s'organiser par elle-même, de ne jamais laisser une parcelle de pouvoir à celle-ci, de ne donner des droits qu'à des organisations qui respectent ces limites et les font respecter. Le capitalisme est un système et il refuse, par principe, d'admettre l'existence du moindre domaine dont il soit exclus, qui ne lui obéisse pas, qui lui résiste, qui refuse ses règles de fonctionnement. Et surtout, il ne doit jamais admettre qu'un obstacle surgisse sur sa route, qui le bloque. C'est vital. Il n'y a pas de prix trop élevé pour faire sauter l'obstacle.</p>
<p>Il ne peut pas admettre que des profits ne soient pas versés à chaque partie de son capital, et cela même si les affaires ne marchent pas. Tout capital qui ne rentre pas des profits est un capital mort. Il préfère devenir sangsue de toute la société, en imposant que les Etats et les banques centrales distribuent des centaines de milliards de dollars aux capitalistes, au risque de déclencher une inflation monstre, que de laisser du capital sans revenus, sans profits nouveaux. Il ne peut pas laisser de part du capital qui ne se réinvestisse pas. Il ne peut que voir le grand capital grandir sans cesse ou bien voir le système tout entier mourir définitivement. C'est ce principe qui explique les choix faits par le capitalisme dans le monde entier après la chute de 2007.</p>
<p>Autre principe fondamental : l'Etat appartient exclusivement au grand capital. Un bon exemple : depuis 2008, l'Etat couvre les dettes du grand capital et, bien sûr, ne couvre aucune dette des simples particuliers. Ce principe ne souffre aucune exception, il n'y a aucun domaine d'Etat qui soit autrement qu'aux mains du grand capital. Cela signifie que toute la justice, tous les média, toutes les religions et, évidemment, l'armée, la police, les prisons, tout est lié au grand capital et ne travaille que pour lui, c'est-à-dire pour moins de un pourcent de la population, cette part qui, en théorie, n'aurait aucun besoin d'être aidée par l'Etat. Les réformistes ont réussi parfois à faire croire aux travailleurs que l'Etat appartient au peuple, mais, même quand ils ont gouverné, on a pu voir qu'ils étaient incapables de faire en sorte qu'une part même infime de l'Etat soit au service du peuple.</p>
<p>La classe capitaliste et son Etat défendent des principes, ceux qui assurent que la machine à profits ne s'arrête jamais. Ils ne défendent pas nécessairement un à un chaque capitaliste ou chaque gouvernant capitaliste. Ces derniers peuvent parfaitement être sacrifiés pour des intérêts particuliers opposés ou pour défendre des intérêts généraux du système.</p>
<p>Ce qui est essentiel, ce n'est pas le profit indiviuel de tel ou tel capitaliste, mais le fonctionnement du système. Celui-là est préservé de jour comme de nuit, pendant des vacances ou pas, que ce soit guerre ou paix, qu'une pandémie menace ou pas la planète. Et tous les moyens sont bons, qu'il faille licencier massivement, blesser ou tuer en nombre, surexploiter, jeter dans la misère, frapper de dictature ou de fascisme, jeter dans des camps de concentration des millions d'êtres humains ou tout autre moyen comme la guerre bactériologique ou virologique, ou encore nucléaire.</p>
<p>La machine à profits fondée sur l'exploitation des prolétaires et la soumission de tous les peuples, il n'est pas nécessaire d'être un communiste révolutionnaire authentique pour l'avoir gênée, pour s'être, volontairement ou involontairement, mis en travers. Les circonstances amènent parfois des capitalistes ou des gouvernants capitalistes à se retrouver une gêne pour le système. Eux, leur personne, ou leurs intérêts peuvent alors être sacrifiés sans aucun regret. Il n'y a pas de limite et pas de pardon. Les défenseurs de la machine à profits écrasent inexorablement tout ce qui se met en travers sans considération d'anciens services rendus, de grade, de fortune, d'importance sociale… Fût-ce un grand capitaliste, un PDG de grande entreprise, un président, un premier ministre, un général ou un pape. Tous n'ont atteint ce poste qu'en laissant le système avoir barre sur eux, détenir des preuves de crimes, de vols, de détournements, etc., qui permette de les éliminer en cas de besoin. Il ne faut pas oublier que les PDG sont les seuls salariés qui peuvent être licenciés immédiatement sans indemnité ni motif par l'assemblée des actionnaires, en fait les plus gros d'entre eux. Le fait que quelqu'un qui gêne le système soit haut placé est plutôt une circonstance aggravante, même s'il n'a pas fait exprès…</p>
<p>Mais, direz-vous, tout cela n'est pas très étonnant. Si le système capitaliste s'est maintenu tant d'années, malgré ses crises et ses contradictions, c'est qu'il s'en donne les moyens et place ce souci en tête de ses préoccupations.</p>
<p>Pas étonnant, dites-vous ? Eh bien, les appareils réformistes nous ont habitués à penser le contraire, à croire qu'il ne faut pas sacrifier quelques avantages matériels pour défendre des principes !</p>
<p>La règle d'interventions des associations, des syndicats et des partis réformistes consiste justement à sacrifier des principes pour défendre soi-disant des petits avantages matériels. Ils appellent cela négociations, accords patronat-Etat-syndicats, réformes, amélioration des conditions de travail, donnant-donnant et gagnant-gagnant. Bien des prolétaires n'ont pas conscience que, s'ils sont encore des exploités, c'est grâce au fait que les faux amis réformistes sacrifient des principes et que le grand capital n'en sacrifie jamais. Pour préserver ses principes, le grand capital sacrifie les exploités, les classes moyennes et même des individus des classes dirigeantes s'il le faut.</p>
<p>Les plus grands crimes des réformistes ont été commis en rompant systématiquement avec des principes prolétariens. On peut citer le soutien aux boucheries guerrières mondiales ou encore la non-intervention contre le fascisme et même la politique selon laquelle tout vaut mieux que la révolution sociale au nom du pacifisme et autres balivernes.</p>
<p>En disant que la bourgeoisie capitaliste défend des principes, nous ne lui attribuons nullement un sens moral élevé, ni un sens du devoir, ni une conception haute de l'honneur, ni aucun attachement à un principe humain. Pas du tout ! C'est un principe tout à fait inhumain qui est celui de l'avancée inexorable d'une machine qui écrase tout sur son passage. Et c'est un principe antisocial.</p>
<p>Principe numéro un : même dans la plus démocratique des sociétés capitalistes, il n'y a aucune démocratie dans l'entreprise. Les salariés n'ont aucun droit démocratique, c'est-à-dire pas celui de se réunir à leur propre initiative, pas celui de s'assembler, pas celui de se transmettre des informations, de vive voix ou par tract, pas celui de circuler partout dans l'entreprise, pas non plus le droit de faire grève en le décidant par eux-mêmes. Les syndicats ont certains de ces droits mais pas les salariés.</p>
<p>Principe numéro deux : toute organisation reconnue et admise par le système en respecte le principe de base selon lequel on peut défendre des intérêts particuliers à condition de ne pas nuire aux intérêts généraux du système et, particulièrement, ne jamais mettre en cause la marche inexorable de la machine à profits. Les partis qui participent aux mascarades électorales, les syndicats qui participent aux mascarades des journées d'action et des négociations acceptent tous ces conditions, les font respecter aux salariés et font la chasse aux contrevenants. En particulier, ils combattent directement toute tentative d'organisation autonome des travailleurs, c'est-à-dire d'organisation violant le sacrosaint principe du système : le Travail doit céder tous ses droits d'organisation au Capital !</p>
<p>Principe numéro trois : tout est permis contre ceux qui contreviennent à la règle précédente. On peut les accuser de tous les crimes contre l'entreprise, contre des individus, contre la collectivité, tout ce qu'on veut jusqu'à licenciement ou démoralisation. On peut aussi utiliser la violence de la répression comme on l'a vu lors du mouvement des Gilets jaunes. Il a été permis de les matraquer, de les gazer, de leur crever les yeux, de leur casser les bras et les jambes, de les arrêter et de les condamner pour des actes qu'ils n'ont pas commis, etc..</p>
<p>Principe numéro quatre : les forces dites « de l'ordre » doivent défendre un ordre social fondé justement sur les principes capitalistes et tout est permis pour détruire une volonté d'auto-organisation du peuple travailleur. Ce n'est pas un détournement de la démocratie capitaliste mais sa base même. Ce sont les réformistes qui essaient de faire croire que ce ne sont que des dérapages, des erreurs individuelles, des accidents ou des fausses politiques et que tout cela est corrigeable.</p>
<p>Principe numéro cinq : quiconque s'attaque à la machine à profits ou veut y introduire un grain de sable peut être traité de criminel, de fasciste, de complotiste, de terroriste.</p>
<p>Principe numéro six : dans une phase critique pour le système, tous les coups sont permis contre le peuple travailleur et même les plus violents. On peut employer la répression de masse, la propagande mensongère de masse, la pandémie ou la guerre. Tout est bon pour frapper le peuple travailleur et bloquer ses désirs de révolution sociale.</p>
<p>C'est en fonction de ces principes que le capitalisme arrivé au stade déliquescent décide que des millions de gens soient malades ou meurent du covid, que d'autres millions crèvent de faim ou de froid, que d'autres encore tombent dans la misère et deviennent de la chair à canons.</p>
<p>Ceux qui disent que l'on n'a pas besoin de s'attaquer aux principes capitalistes et de mettre en place des principes prolétariens sont d'infâmes menteurs.</p>
<p>Ne soutenons jamais des organisations qui affirment que la révolution sociale peut être dirigée par des syndicats ou des partis radicaux sans des comités de travailleurs autonomes.</p>
<p>Ne soutenons jamais des organisations qui n'ont pas clairement pour but d'en finir avec les principes capitalistes, l'Etat capitaliste et la propriété privée capitaliste.</p>
<p>Ne soutenons jamais des organisations qui prétendent nous défendre et sont prêts à vendre nos principes prolétariens pour des plats de lentilles. Plus encore que les capitalistes, nous devons considérer les principes prolétariens comme plus précieux que la prunelle de nos yeux !</p></div>