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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Henri Poincar&#233; : trois corps entra&#238;nent le chaos d&#233;terministe</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Henri Poincar&#233; Dans &#171; Sciences et m&#233;thode &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une cause tr&#232;s petite, qui nous &#233;chappe, d&#233;termine un effet consid&#233;rable que nous ne pouvons pas ne pas voir, et alors nous disons que cet effet est d&#251; au hasard. Si nous connaissions exactement les lois de la nature et la situation de l'univers &#224; l'instant initial, nous pourrions pr&#233;dire exactement la situation de ce m&#234;me univers &#224; un instant ult&#233;rieur. Mais, lors m&#234;me que les lois naturelles n'auraient plus de secret pour nous, nous ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_14789 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH285/image-16-213a1-14ef3.jpg?1782270323' width='500' height='285' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Henri Poincar&#233; Dans &#171; Sciences et m&#233;thode &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une cause tr&#232;s petite, qui nous &#233;chappe, d&#233;termine un effet consid&#233;rable que nous ne pouvons pas ne pas voir, et alors nous disons que cet effet est d&#251; au hasard. Si nous connaissions exactement les lois de la nature et la situation de l'univers &#224; l'instant initial, nous pourrions pr&#233;dire exactement la situation de ce m&#234;me univers &#224; un instant ult&#233;rieur. Mais, lors m&#234;me que les lois naturelles n'auraient plus de secret pour nous, nous ne pourrons conna&#238;tre la situation initiale qu'approximativement. Si cela nous permet de pr&#233;voir la situation ult&#233;rieure avec la m&#234;me approximation, c'est tout ce qu'il nous faut, nous disons que le ph&#233;nom&#232;ne a &#233;t&#233; pr&#233;vu, qu'il est r&#233;gi par des lois ; mais il n'en est pas toujours ainsi, il peut arriver que de petites diff&#233;rences dans les conditions initiales en engendrent de tr&#232;s grandes dans les ph&#233;nom&#232;nes finaux ; une petite erreur sur les premi&#232;res produirait une erreur &#233;norme sur les derniers. La pr&#233;diction devient impossible et nous avons le ph&#233;nom&#232;ne fortuit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14788 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH320/-155-2f059-54d34-f3f22.gif?1782270323' width='320' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article721&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Henri Poincar&#233; invente le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les comportements dynamiques chaotiques permettent de construire ce pont, que Boltzmann n'avait pu cr&#233;er, entre la dynamique et le monde des processus irr&#233;versibles. La nouvelle repr&#233;sentation de l'objet dynamique, non locale et &#224; sym&#233;trie temporelle bris&#233;e, n'est pas une description approximative, plus pauvre que la repr&#233;sentation classique. Elle d&#233;finit au contraire cette repr&#233;sentation classique comme relative &#224; un cas particulier. (&#8230;) Nous savons aujourd'hui que ces derniers (les syst&#232;mes non-chaotiques), qui domin&#232;rent si longtemps l'imagination des physiciens, forment en fait une classe tr&#232;s particuli&#232;re. (&#8230;) C'est en 1892, avec la d&#233;couverte d'un th&#233;or&#232;me fondamental par Poincar&#233; ( la loi des trois corps), que se brisa l'image homog&#232;ne du comportement dynamique : la plupart des syst&#232;mes dynamiques, &#224; commencer par le simple syst&#232;me &#171; &#224; trois corps &#187; ne sont pas int&#233;grables.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;dans &#171; Entre le temps et l'&#233;ternit&#233; &#187; d'Ilya Prigogine et Isabelle Stengers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1889, le math&#233;maticien et physicien Henri Poincar&#233; cherchait &#224; r&#233;pondre lui aussi &#224; cette question de la stabilit&#233; du syst&#232;me solaire. Son m&#233;moire intitul&#233; &#034;sur le probl&#232;me des trois corps et les &#233;quations de la dynamique&#034; remporta le prix du concours ouvert &#224; Stockholm par le roi Oscar II entre les math&#233;maticiens du monde entier, apportant &#224; Poincar&#233; une notori&#233;t&#233; internationale. Et c'est dans l'&#233;tude du syst&#232;me solaire que l'on a d&#233;couvert pour la premi&#232;re fois un ph&#233;nom&#232;ne chaotique ! En effet, il devait montrer que la gravitation avait beau ob&#233;ir &#224; des lois, celles-ci engendraient le chaos, cette imbrication d'ordre et de d&#233;sordre que l'on appelle chaos d&#233;terministe. Je rappelle que d&#233;terministe signifie un ph&#233;nom&#232;ne issu de lois. Poincar&#233; a ainsi montr&#233; que certaines lois non-lin&#233;aires, les lois de l'attraction universelle de Newton en l'occurrence, peuvent engendrer des mouvements chaotiques. Poincar&#233; a &#233;galement montr&#233; qu'un mouvement chaotique peut para&#238;tre stable durant quelques dizaines ou centaines de millions d'ann&#233;es avant de quitter la zone de stabilit&#233; appel&#233;e par lui &#171; un &#238;lot &#187; de stabilit&#233;. Et pour cette &#233;tude il a consid&#233;rablement simplifi&#233; le probl&#232;me du syst&#232;me solaire. Il a &#233;tudi&#233; le mouvement de trois corps. Poincar&#233; a ainsi d&#233;couvert en &#233;tudiant math&#233;matiquement la loi de Newton pour ces trois corps qu'on y trouvait des possibilit&#233;s nombreuses de mouvements impr&#233;dictibles. Etonn&#233; et en m&#234;me temps d&#233;&#231;u, il aurait d&#233;clar&#233; : &#171; si j'avais su qu'en &#233;tudiant les lois de la physique on ne pourrait rien pr&#233;dire, j'aurais pr&#233;f&#233;r&#233; me faire boulanger ou postier que physicien et math&#233;maticien ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Poincar&#233; avait rapidement compris que ce n'&#233;tait pas une faiblesse personnelle qui l'emp&#234;chait ainsi de p&#233;n&#233;trer le fonctionnement de la nature mais une propri&#233;t&#233; fondamentale de ce fonctionnement et de sa relation avec l'entendement humain. N'oublions pas que Poincar&#233;, m&#234;me s'il &#233;tait un grand scientifique, a plut&#244;t soulign&#233; le caract&#232;re humain et sensible de l'activit&#233; intellectuelle de la science. Je le cite commentant l'activit&#233; de la d&#233;couverte scientifique et expliquant qu'entre deux p&#233;riodes de travail conscient, il se r&#233;alise un travail inconscient. &#034;Le moi inconscient ou, comme on dit, le moi subliminal, joue un r&#244;le capital dans l'invention math&#233;matique [...] le moi subliminal n'est nullement inf&#233;rieur au moi conscient ; il n'est pas purement automatique, il est capable de discernement, il a du tact, de la d&#233;licatesse ; il sait choisir, il sait deviner. ... les ph&#233;nom&#232;nes inconscients privil&#233;gi&#233;s, ceux qui sont susceptibles de devenir conscients, ce sont ceux qui, directement ou indirectement, affectent le plus profond&#233;ment notre sensibilit&#233;. On peut s'&#233;tonner de voir invoquer la sensibilit&#233; &#224; propos de d&#233;monstrations math&#233;matiques qui, semble-t-il, ne peuvent int&#233;resser que l'intelligence. Ce serait oublier le sentiment de la beaut&#233; math&#233;matique, de l'harmonie des nombres et des formes, de l'&#233;l&#233;gance g&#233;om&#233;trique. C'est un vrai sentiment esth&#233;tique que tous les vrais math&#233;maticiens connaissent.&#034; Je citait un passage du chapitre &#171; L'invention math&#233;matique &#187;, dans l'ouvrage &#171; Science et m&#233;thode &#187; de Poincar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'un des r&#233;sultats de ses travaux sera de relativiser le caract&#232;re purement objectif des &#233;nonc&#233;s scientifiques. Il montre que la science reste une conjecture et non un domaine du certain comme on l'a longtemps cru de fa&#231;on un peu pr&#233;tentieuse, &#224; la suite de Laplace. Selon lui, la science est une activit&#233; humaine et la relation entre l'homme et la nature reste une recherche sans r&#233;ponse finale. La meilleure preuve en est que ses propres travaux allaient &#234;tre rapidement contredits puisqu'il concluait que le syst&#232;me solaire &#233;tait stable ce que, par la suite, il allait lui-m&#234;me corriger. Par contre, il a invent&#233; &#224; cette occasion la plupart des m&#233;thodes th&#233;oriques aujourd'hui appliqu&#233;es dans un domaine qui n'existait pas &#224; l'&#233;poque : l'&#233;tude des syst&#232;mes dynamiques, autrement appel&#233;e chaos d&#233;terministe. Il va notamment inventer des m&#233;thodes d'&#233;tude de syst&#232;mes pris dans leur ensemble sans &#233;tudier les &#233;l&#233;ments du syst&#232;me pris un par un, m&#233;thode particuli&#232;rement novatrice. Il va &#233;tudier non une seule trajectoire mais l'ensemble des trajectoires possibles et leur relation entre elles. Enfin, il va montrer que les ph&#233;nom&#232;nes physiques sont du domaine de la g&#233;om&#233;trie et non des formules math&#233;matiques. Je le r&#233;p&#232;te, sa conclusion est qu'avec trois corps interagissant par attraction gravitationnelle on a d&#233;j&#224; du chaos c'est-&#224;-dire un ph&#233;nom&#232;ne ob&#233;issant &#224; la propri&#233;t&#233; de la sensibilit&#233; aux conditions initiales : un tout petit changement de celles-ci peut entra&#238;ner un grand changement de la suite de l'&#233;volution. Rappelons que cette th&#232;se r&#233;volutionne la conception que l'on avait de la gravitation depuis Newton. Ce dernier pensait que si l'on connaissait pr&#233;cis&#233;ment les positions et les vitesses de tous les corps c&#233;lestes on pouvait conna&#238;tre &#224; tout moment la suite des positions. Poincar&#233; infirme cette th&#232;se. Essayons d'expliquer pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous rappelle que pour deux corps, du moment que l'on conna&#238;t la masse des deux corps et les donn&#233;es de position et de vitesse &#224; l'instant initial on peut calculer les positions des deux corps &#224; tout instant. On conna&#238;t en effet une solution analytique qui indique le mouvement et il y a une seule trajectoire possible qui est une ellipse. On pourrait imaginer que l'on est certain d'avoir une solution puisque l'on conna&#238;t les &#233;quations du mouvement mais ce n'est pas du tout le cas. La plupart des &#233;quations math&#233;matiques non-lin&#233;aires n'ont pas du tout de solution ou ont une infinit&#233; de solutions. Une solution analytique est une formule qui indiquera positions et d&#233;placements &#224; tout instant. Les &#233;quations ne permettent pas de le dire. Les &#233;quations de Newton relient par une formule les diverses d&#233;riv&#233;es de ces quantit&#233;s, c'est-&#224;-dire position, vitesse et acc&#233;l&#233;ration. Lorsque l'on peut revenir des d&#233;riv&#233;es aux quantit&#233;s elles-m&#234;mes on dit que le syst&#232;me d'&#233;quations est int&#233;grable mais g&#233;n&#233;ralement ce n'est pas le cas. Un exemple bien connu d'int&#233;gration est l'&#233;quation du mouvement d'un boulet de canon si on conna&#238;t la vitesse initiale et l'angle de lancement. Et justement dans le cas du syst&#232;me solaire, en se contentant de trois corps, Poincar&#233; a montr&#233; que le syst&#232;me n'est pas int&#233;grable. Il n'y a pas de solution analytique des &#233;quations de Newton du mouvement. Poincar&#233; en a m&#234;me expliqu&#233; la raison : il n'y a pas assez d'&#233;quations par rapport au nombre d'inconnues. Ce que l'on appelle les inconnues ce sont les positions des corps et leurs variations. Les &#233;quations indiquent la conservation d'un certain nombre de quantit&#233;s qui ne peuvent que s'&#233;changer et non diminuer ou augmenter : l'&#233;nergie, la quantit&#233; de mouvement et la quantit&#233; de rotation. Il a montr&#233; que la multiplicit&#233; des trajectoires tr&#232;s proches et imbriqu&#233;es rend improbable que le syst&#232;me soit int&#233;grable. Les &#233;quations ne sont pas assez nombreuses pour en d&#233;duire une solution. Il a &#233;galement montr&#233; qu'il en d&#233;coule une infinit&#233; de trajectoires possibles et que l'on n'a aucun moyen de trancher entre elles. En plus la proximit&#233; des trajectoires signifie qu'une petite perturbation peut faire sauter le corps d'une trajectoire &#224; une autre imperceptiblement avec du coup un avenir tout &#224; fait diff&#233;rent au bout d'un certain temps. Quelle en est la raison ? Dans le mouvement des trois corps, aucun n'est n&#233;gligeable. A tout instant la position d'un corps et son mouvement sont modifi&#233;s par la position pr&#233;c&#233;dente d'un autre corps qui est elle-m&#234;me modifi&#233;e par celle du troisi&#232;me. C'est ce qui rend impossible les approximations. Impossible par cons&#233;quent de dire que tel objet est trop petit pour influencer le syst&#232;me sur le long terme. Impossible de dire que telle modification de distance est n&#233;gligeable puisqu'elle peut entra&#238;ner un changement de trajectoire qui peut &#234;tre consid&#233;rable sur le long terme. Impossible m&#234;me de distinguer l'une des plan&#232;tes comme un objet ind&#233;pendant du syst&#232;me. Impossible aussi de distinguer pass&#233; et pr&#233;sent. En effet, la position d'une plan&#232;te d&#233;pend de l'ensemble des positions pr&#233;c&#233;dentes, de toute l'histoire pass&#233;e du syst&#232;me. C'est ainsi que, pour pr&#233;dire, il faudrait conna&#238;tre avec une pr&#233;cision infinie l'ensemble des conditions pr&#233;c&#233;dentes et pas seulement les conditions initiales, c'est-&#224;-dire &#224; un instant donn&#233;, du syst&#232;me. Du coup, les trajectoires possibles &#233;tant infiniment proches les unes des autres, il suffit d'un petit changement dans les conditions initiales ou d'une petite impr&#233;cision pour changer relativement vite l'ensemble de l'histoire de tout le syst&#232;me. Poincar&#233; venait de d&#233;couvrir le premier domaine d'&#233;tude d'un ph&#233;nom&#232;ne d'un type nouveau : le chaos d&#233;terministe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les successeurs des travaux de Poincar&#233;, il convient d'abord de citer Kolmogorov, Arnold et Moser. Ces trois scientifiques vont reprendre le travail de Poincar&#233; et montrer en 1962 dans un th&#233;or&#232;me appel&#233; KAM de leurs initiales que, dans certaines conditions initiales particuli&#232;res, il peut y avoir stabilit&#233;. Il y a alors des mouvements quasi p&#233;riodiques et des perturbations suffisamment petites ne peuvent &#233;loigner durablement la plan&#232;te de sa trajectoire. . Ils ont donc fait la d&#233;monstration que, si les masses et les inclinaisons des ellipses parcourues restent faibles, ces trajectoires restent contraintes &#224; n'&#233;voluer qu'autour d'une esp&#232;ce de tuyau referm&#233; sur lui-m&#234;me et appel&#233; le tore. Cette contrainte entra&#238;ne une garantie de stabilit&#233;, une esp&#232;ce de garde fou pour le mouvement. Mais le d&#233;bat n'&#233;tait pas achev&#233; pour autant car d'autres physiciens allaient montrer que le th&#233;or&#232;me KAM s'applique bien &#224; des interactions entre plusieurs corps mais pas au syst&#232;me solaire qui ne satisfait pas aux conditions initiales n&#233;cessaires. Ainsi, en 1998, les savants am&#233;ricains Sussman et Wisdom int&#232;grent le mouvement de Pluton sur un ordinateur et ce mouvement s'av&#232;re chaotique. Ils d&#233;montrent que ce mouvement ob&#233;it &#224; ce que l'on appelle la &#171; sensibilit&#233; aux conditions initiales &#187; ou encore la propri&#233;t&#233; de divergence exponentielle. Exponentielle signifie ici qu'une perturbation au lieu d'additionner ses effets les multiplie et c'est l&#224; que r&#233;side la source du chaos. En effet, ces deux scientifiques ont calcul&#233; que l'incertitude sur les conditions initiales est multipli&#233; par trois tous les 20 millions d'ann&#233;es. Cela signifie qu'en 400 millions d'ann&#233;es, dur&#233;e sur laquelle on cherche &#224; obtenir une r&#233;ponse de stabilit&#233;, la position de Pluton est compl&#232;tement impr&#233;dictible. L'incertitude est en effet multipli&#233;e par trois &#224; la puissance vingt soit 3.486.784.401. Une erreur d'un centim&#232;tre se traduit au bout de 400 millions d'ann&#233;es par une modification du r&#233;sultat de trois milliards et demi de centim&#232;tres ! ! Mais c'est surtout dans la foul&#233;e des travaux de Jacques Laskar, directeur de recherches au bureau des longitudes de Paris qu'ont &#233;t&#233; faites les principales d&#233;couvertes tendant &#224; prouver le caract&#232;re chaotique du syst&#232;me solaire. Il a notamment mis en &#233;quation le calcul des perturbations qui permet d'extrapoler pour trouver les positions des plan&#232;tes et il a montr&#233; que ce calcul n'&#233;tait pas valable sur un temps de plusieurs centaines de millions d'ann&#233;es. Les calculs que nous faisons pour positionner les plan&#232;tes ne sont pas faux mais ils ne sont pas extrapolables pour en d&#233;duire la position d'une plan&#232;te sur une aussi longue dur&#233;e. La raison ne provient pas d'une erreur ni d'une approximation mais du principe lui-m&#234;me du calcul. Toute petite approximation entra&#238;ne sur un temps aussi long une modification consid&#233;rable du fait du caract&#232;re exponentiel des divergences. Comment ces perturbations peuvent-elles se multiplier ainsi au lieu de simplement s'additionner ? L'explication provient de la r&#233;troaction qui se produit parfois entre deux trajectoires, c'est-&#224;-dire qu'elles ont des fr&#233;quences que l'on dit accroch&#233;es ou en r&#233;sonance. Sont en r&#233;sonance deux ph&#233;nom&#232;nes r&#233;guliers dont les p&#233;riodes sont dans un rapport simple par exemple un sur deux ou trois sur cinq. D&#232;s que deux ph&#233;nom&#232;nes sont dans ce cas, ils interagissent bien plus que la proportion de leur cause. C'est ce qui se produit avec une personne poussant en r&#233;sonance une balan&#231;oire. Cela a pour effet d'accumuler des effets d'entra&#238;nement pouvant aller jusqu'au tour complet. Or le rapport entre les p&#233;riodes des mouvements de Saturne et Jupiter autour du Soleil est exactement dans la fraction 2 sur 5. Cela signifie qu'ils vont se trouver &#224; intervalle r&#233;gulier dans des positions susceptibles de d&#233;former leurs trajectoires et toujours dans le m&#234;me sens. On constate d'autres r&#233;sonances dans les mouvements plan&#233;taires comme la r&#233;sonance entre les mouvements de pr&#233;cession des orbites de la terre et de Mars, comme la r&#233;sonance entre les mouvements de pr&#233;cession de Mercure, V&#233;nus et Jupiter. La pr&#233;cession est l'un des param&#232;tres caract&#233;risant le mouvement d'une plan&#232;te. Du coup, il est difficile de dire si une forte augmentation de l'excentricit&#233; du mouvement elliptique d'une plan&#232;te ne serait pas possible dans un intervalle de cent millions d'ann&#233;es, augmentation pouvant donner une &#233;nergie suffisante pour que cette plan&#232;te sorte du syst&#232;me solaire. L'augmentation de l'excentricit&#233; du mouvement elliptique peut causer un choc entre deux plan&#232;tes comme le montrent les extrapolations de calcul effectu&#233;es par Laskar dans une simulation sur ordinateur des &#233;quations sur dix milliards d'ann&#233;es. Ce seraient &#233;galement ces mouvements chaotiques caus&#233;s par des r&#233;sonances qui expliqueraient la capacit&#233; de certaines trajectoires d'entra&#238;ner le corps hors du syst&#232;me, expliquant ainsi les trous dans la ceinture de Kirkwood des ast&#233;ro&#239;des (un million de blocs rocheux de moins d'un kilom&#232;tre de diam&#232;tre qui voyagent entre Jupiter et Mars.)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Henri Poincar&#233;, le probl&#232;me des trois corps, par Hadamard&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LE PROBL&#200;ME DES TROIS CORPS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on se rappelle[1] &#224; quel point l'&#339;uvre de Poincar&#233; est comme ad&#233;quate &#224; toute la science math&#233;matique, pure ou appliqu&#233;e, que notre &#233;poque a produite, et la p&#233;n&#232;tre dans toutes ses manifestations, on aura compris par avance que la partie en quelque sorte centrale de cette &#339;uvre corresponde au probl&#232;me qui joue lui-m&#234;me le r&#244;le principal dans les math&#233;matiques modernes. Ce probl&#232;me, que les applications au monde physique ont impos&#233; d&#232;s la cr&#233;ation du calcul infinit&#233;simal, est l'int&#233;gration des &#233;quations diff&#233;rentielles et aux d&#233;riv&#233;es partielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#8230; Les efforts des savants ont toujours tendu &#224; r&#233;soudre le ph&#233;nom&#232;ne complexe donn&#233; directement par l'exp&#233;rience en un nombre tr&#232;s grand de ph&#233;nom&#232;nes &#233;l&#233;mentaires. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et cela,&#8230; d'abord dans le temps. Au lieu d'embrasser dans son ensemble le d&#233;veloppement progressif d'un ph&#233;nom&#232;ne, on cherche simplement &#224; relier chaque instant &#224; l'instant imm&#233;diatement ant&#233;rieur ; on admet que l'&#233;tat actuel du monde ne d&#233;pend que du pass&#233; le plus proche, sans &#234;tre directement influenc&#233;, pour ainsi dire, par le souvenir d'un pass&#233; lointain. Gr&#226;ce &#224; ce postulat, au lieu d'&#233;tudier directement toute la succession des ph&#233;nom&#232;nes, on peut se borner &#224; en &#233;crire &#171; l'&#233;quation diff&#233;rentielle &#187; ; aux lois de K&#233;pler, on substitue celle de Newton[2] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois physiques, &#8212; ou plut&#244;t les hypoth&#232;ses physiques &#8212; qui servent de point de d&#233;part font donc conna&#238;tre directement le devenir d'un ph&#233;nom&#232;ne ou, suivant une expression qui a cours en math&#233;matiques, font conna&#238;tre des propri&#233;t&#233;s de sa variation instantan&#233;e (par exemple, de la vitesse d'un point ou de son acc&#233;l&#233;ration). Ceci, autrement dit, donne des relations entre &#233;tats infiniment voisins de ce ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces relations dont nous essaierons plus loin de donner une id&#233;e par quelques exemples simples[3], s'appellent des &#233;quations diff&#233;rentielles. Il reste &#224; les int&#233;grer, c'est-&#224;-dire &#224; d&#233;duire de ces relations entre &#233;tats infiniment voisins, celles qui existent entre deux &#233;tats quelconques, l'un consid&#233;r&#233; comme initial, l'autre comme final, du m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne. Or, sauf dans des cas tout exceptionnels, ce probl&#232;me offre de hautes difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore ce que nous venons de dire suppose-t-il que la d&#233;composition en ph&#233;nom&#232;nes &#233;l&#233;mentaires, dont nous parlions tout &#224; l'heure avec Poincar&#233;, se fasse exclusivement dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas du mouvement simultan&#233; des plan&#232;tes qui composent le syst&#232;me solaire, lorsque l'on consid&#232;re chacune d'elles comme r&#233;duite &#224; un simple point. Ces diff&#233;rents points, qui sont en nombre fini, sont suppos&#233;s s'attirer d'apr&#232;s la loi classique de Newton, et ceci donne des relations entre leurs positions et leurs vitesses &#224; un instant d&#233;termin&#233; quelconque, d'une part ; de l'autre, la mani&#232;re dont ces m&#234;mes &#233;l&#233;ments varient lorsqu'on passe de cet instant &#224; un autre infiniment peu post&#233;rieur au premier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me varie bien dans l'espace, mais sa position n'est fonction que d'une variable, le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On arrive encore &#224; traiter d'une mani&#232;re analogue le cas o&#249; on regarderait ces m&#234;mes plan&#232;tes non plus comme des points, mais comme des corps solides, de mani&#232;re &#224; tenir compte de leurs mouvements de rotation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais lorsqu'on &#233;tudie les mouvements de milieux continus (autres que des solides ind&#233;formables), la d&#233;composition en ph&#233;nom&#232;nes &#233;l&#233;mentaires doit se faire &#224; la fois dans le temps et dans l'espace[4] gr&#226;ce au fait que chaque mol&#233;cule est directement influenc&#233;e par les mol&#233;cules voisines. Les &#233;quations, dites &#171; aux d&#233;riv&#233;es partielles &#187;, auxquelles on est conduit dans ces nouvelles conditions, sont d'un ordre de difficult&#233; encore sup&#233;rieur aux premi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement la Physique, mais la M&#233;canique c&#233;leste elle-m&#234;me posent des probl&#232;mes de cette sorte. Tel est (avec des difficult&#233;s toutes sp&#233;ciales d'ailleurs), celui de la figure d'&#233;quilibre d'une masse fluide en rotation, sur lequel le lecteur est renseign&#233; par l'&#233;tude de M. Volterra. Tel est aussi celui des mar&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui regarde la Physique, il faut, il est vrai, noter que l'&#233;volution produite par les th&#233;ories mol&#233;culaires, &#8212; &#233;volution que Poincar&#233;, jusqu'&#224; son dernier jour, sut suivre et diriger comme toutes les autres &#8212; tend dans une certaine mesure &#224; modifier ce qui pr&#233;c&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, les mol&#233;cules &#233;tant assimil&#233;es le plus souvent soit &#224; des points, soit &#224; des solides, soit &#224; des syst&#232;mes plan&#233;taires, leurs mouvements sont r&#233;gis, non par des &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles, mais par des &#233;quations diff&#233;rentielles ordinaires ; il devrait en &#234;tre ainsi, au moins en th&#233;orie, des ph&#233;nom&#232;nes qui r&#233;sultent de ces mouvements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a plus : une nouvelle hypoth&#232;se para&#238;t s'imposer, celle des &#171; quanta &#187;, d'apr&#232;s laquelle, au sein de cette mati&#232;re discontinue, les actions mutuelles entre mol&#233;cules ne s'op&#233;reraient elles-m&#234;mes que par degr&#233;s discontinus. S'il en &#233;tait ainsi, les &#233;quations diff&#233;rentielles elles-m&#234;mes seraient (toujours en th&#233;orie) &#233;limin&#233;es &#224; leur tour et remplac&#233;es par d'autres qui ne rel&#232;veraient plus du calcul infinit&#233;simal, attendu qu'elles se rapporteraient &#224; des variations tr&#232;s petites, mais non pas infiniment petites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous disons : en th&#233;orie, car il ne faudrait pas s'imaginer que cette mise hors de cause des &#233;quations diff&#233;rentielles et aux d&#233;riv&#233;es partielles soit d&#233;finitive, ni surtout que les nouvelles conditions o&#249; se place l'hypoth&#232;se des quanta aient pour effet de simplifier le probl&#232;me math&#233;matique. Bien au contraire, &#233;tant donn&#233; que le nombre des mol&#233;cules d'un corps, tout en &#233;tant fini, est &#233;norme ; que, de m&#234;me, dans l'hypoth&#232;se des quanta, les changements successifs qui interviennent dans l'&#233;tat d'une mol&#233;cule quelconque, tout en cessant d'&#234;tre infiniment petits et infiniment nombreux, restent extr&#234;mement petits et extr&#234;mement nombreux, la meilleure, la seule marche &#224; suivre pour d&#233;brouiller l'inextricable complication des &#233;quations ainsi &#233;crites consiste &#224; profiter des relations &#8212; que Poincar&#233; lui-m&#234;me eut l'occasion d'&#233;clairer &#224; plusieurs reprises et m&#234;me d&#232;s ses premiers travaux &#8212; entre la cat&#233;gorie g&#233;n&#233;rale &#224; laquelle appartiennent ces &#233;quations[5] et celles des &#233;quations diff&#233;rentielles ou aux d&#233;riv&#233;es partielles. C'est en d&#233;finitive, &#224; l'un ou &#224; l'autre de ces deux derniers types que l'on est encore ramen&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, nous nous proposons ici de rappeler quelques-uns des plus grands progr&#232;s dus &#224; Poincar&#233; dans l'&#233;tude des &#233;quations diff&#233;rentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne nous occuperons pas des &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles : nous pouvons, en effet, renvoyer le lecteur &#224; l'&#233;tude de M. Volterra en ce qui concerne leur intervention en physique math&#233;matique, comme ce qui concerne la figure des plan&#232;tes (figure des fluides en rotation) ; et quant &#224; la th&#233;orie des mar&#233;es, c'est-&#224;-dire de l'oscillation des mers, les m&#233;thodes qu'il lui a appliqu&#233;es peuvent se comparer &#8212; &#224; des distinctions pr&#232;s dans le d&#233;tail desquelles il nous serait tout &#224; fait impossible d'entrer ici &#8212; &#224; celles m&#234;mes qui conviennent aux probl&#232;mes de physique vibratoire (vibrations de membranes[6], etc.), avec cette diff&#233;rence qu'il utilisa, dans l'&#233;tude du mouvement des mers, non seulement les m&#233;thodes qu'il avait d&#233;couvertes, mais, &#224; partir des travaux de M. Fredholm, celle des &#233;quations int&#233;grales, dont il sut mieux que personne utiliser les pr&#233;cieuses ressources.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8258;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous parlerons donc de la th&#233;orie des &#233;quations diff&#233;rentielles ordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y eut pour celle-ci, comme pour tout le calcul infinit&#233;simal, un &#226;ge d'or : celui o&#249; la solution des probl&#232;mes que l'on se posait pouvait, &#224; l'aide des moyens que les g&#233;om&#232;tres poss&#233;daient &#224; cette &#233;poque, &#234;tre men&#233;e jusqu'au bout, de mani&#232;re &#224; donner d'un seul coup satisfaction compl&#232;te &#224; l'esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons gr&#226;ce &#224; quelle circonstance cette solution se trouvait avoir toute la simplicit&#233; voulue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit un syst&#232;me d'&#233;quations diff&#233;rentielles auquel doit satisfaire, par exemple, le mouvement d'un certain syst&#232;me de points. Parmi les cons&#233;quences que l'on peut tirer des &#233;quations donn&#233;es, certaines peuvent exprimer qu'une ou plusieurs quantit&#233;s convenablement choisies, fonctions de la position du syst&#232;me, restent forc&#233;ment constantes pendant tout le cours de son mouvement. On dit que ces quantit&#233;s sont autant d'int&#233;grales des &#233;quations diff&#233;rentielles donn&#233;es[7]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, dans le mouvement simultan&#233; des plan&#232;tes du syst&#232;me solaire (pourvu qu'on ne tienne pas compte de l'action des &#233;toiles fixes et autres corps c&#233;lestes n'appartenant pas &#224; ce syst&#232;me) la vitesse du centre de gravit&#233; de l'ensemble des corps qui le composent reste constante en grandeur et en direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme cette vitesse peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme d&#233;finie par ses composantes suivant trois directions fixes diff&#233;rentes, on a ainsi trois int&#233;grales du syst&#232;me. On peut d'ailleurs ais&#233;ment en d&#233;duire trois autres du m&#234;me fait, puis en obtenir encore quatre par d'autres consid&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le nombre de ces int&#233;grales est suffisant, elles permettent d'obtenir compl&#232;tement la solution. Ce fut le cas pour les syst&#232;mes diff&#233;rentiels correspondant aux premiers probl&#232;mes &#8212; particuli&#232;rement de m&#233;canique &#8212; auxquels on s'adressa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la liste de ces cas simples fut vite &#233;puis&#233;e. En g&#233;n&#233;ral, le nombre des int&#233;grales connues[8] est insuffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple dans le cas du syst&#232;me solaire, nous avons dit qu'il &#233;tait de dix, au lieu que, &#8212; m&#234;me en r&#233;duisant le soleil et les plan&#232;tes et leurs satellites &#224; de simples points &#8212; il en faudrait, &#224; deux unit&#233;s pr&#232;s, six fois autant qu'il y a de corps en pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien ce qui aurait lieu s'il n'y avait que deux corps en tout ( 2 &#215; 6 &#8722; 2 = 10 ) , &lt;i&gt;\displaystyle (2\times 6-2=10),&lt;/i&gt; &lt;i&gt;\displaystyle (2\times 6-2=10),&lt;/i&gt; par exemple le Soleil et une plan&#232;te. Aussi ce premier cas est-il, depuis Newton, du domaine des math&#233;matiques &#233;l&#233;mentaires. Mais d&#232;s l'intervention d'un troisi&#232;me corps, &#8212; astronomiquement parlant, d&#232;s que, sur une plan&#232;te, agit, en m&#234;me temps que le Soleil, la masse &#171; perturbatrice &#187; d'une autre plan&#232;te. &#8212; il en est tout autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; probl&#232;me des trois corps &#187; &#8212; et, &#224; plus forte raison, le &#171; probl&#232;me des n corps &#187; &#8212; offrent toutes les difficult&#233;s du probl&#232;me g&#233;n&#233;ral des &#233;quations diff&#233;rentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces difficult&#233;s r&#233;sident dans le fond des choses. Les conclusions m&#234;me obtenues par Poincar&#233; nous expliquent, comme nous aurons l'occasion de le dire plus loin, pourquoi ces probl&#232;mes g&#233;n&#233;raux exigent des m&#233;thodes non seulement distinctes, mais profond&#233;ment diff&#233;rentes de celles qui avaient suffi tout d'abord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes loin d'avoir surmont&#233; un tel obstacle. Mais l&#224; m&#234;me o&#249; nous y sommes arriv&#233;s, ce n'a &#233;t&#233;, le plus souvent, et ce ne pouvait &#234;tre qu'en modifiant profond&#233;ment nos id&#233;es sur ce qu'il faut entendre par &#171; solution &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celles que nous avons acquises aujourd'hui se r&#233;sument toutes dans la forte parole que Poincar&#233; pronon&#231;ait en 1908[9].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il n'y a plus des probl&#232;mes r&#233;solus et d'autres qui ne le sont pas, il y a seulement des probl&#232;mes plus ou moins r&#233;solus &#187;, &#8212; c'est-&#224;-dire qu'il y a des solutions donnant lieu &#224; des calculs plus ou moins simples, nous renseignant plus ou moins directement et aussi plus ou moins compl&#232;tement sur l'objet de notre &#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend ainsi que, comme Poincar&#233; le rappelle dans la m&#234;me conf&#233;rence, Newton ait pu se vanter de savoir int&#233;grer toutes les &#233;quations diff&#233;rentielles, tandis que nous en sommes encore aujourd'hui &#224; chercher les moyens de rendre nos connaissances &#224; cet &#233;gard un peu moins imparfaites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8258;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que, dans ces nouvelles conditions, la question peut &#234;tre envisag&#233;e &#224; des points de vue divers, et les recherches poursuivies dans diverses directions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233; a suivi toutes les voies indiqu&#233;es par ses pr&#233;d&#233;cesseurs. &#8212; On peut dire qu'il n'en est aucune o&#249; il n'ait fait faire un pas important. Mais il en ouvrit aussi d'autres qui se s&#233;parent enti&#232;rement des premi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celles-ci ont, en effet, toutes un m&#234;me caract&#232;re commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le chapitre d&#251; &#224; M. Volterra[10] l'a rappel&#233; au lecteur, c'est surtout par l'introduction des variables imaginaires que le probl&#232;me des &#233;quations diff&#233;rentielles &#8212; et beaucoup d'autres, d'ailleurs, &#8212; ont &#233;t&#233; attaqu&#233;s. Ce point de vue, au premier abord artificiel, est en g&#233;n&#233;ral si f&#233;cond, il fait ordinairement jaillir une telle lumi&#232;re qu'il fut, depuis Cauchy jusqu'en 1881, presque le seul auquel on songea &#224; demander des r&#233;sultats importants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233;, lui aussi, comme on a pu le voir dans l'expos&#233; que nous venons de citer, obtint &#224; son tour par cette voie de nouvelles conqu&#234;tes, les plus belles qu'on ait pu admirer depuis longtemps puisque, avec les fonctions fuchsiennes, il a pu int&#233;grer une des classes les plus importantes d'&#233;quations diff&#233;rentielles, les &#233;quations diff&#233;rentielles lin&#233;aires &#224; coefficients alg&#233;briques, c'est-&#224;-dire l'immense majorit&#233; des &#233;quations diff&#233;rentielles lin&#233;aires auxquelles la pratique peut conduire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en m&#234;me temps, il apprit aux g&#233;om&#232;tres &#224; se placer au point de vue oppos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi bien et mieux que les plus grands, il mania l'instrument l&#233;gu&#233; par Cauchy, Riemann et Weierstrass. Mais il montra que, tout admirable qu'il soit, cet instrument ne suffit pas &#224; tout et ne s'adapte pas &#224; tous les aspects du probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc Poincar&#233;, dans quatre m&#233;moires fondamentaux sur les courbes d&#233;finies par les &#233;quations diff&#233;rentielles, cesse de consid&#233;rer indiff&#233;remment les solutions r&#233;elles ou les solutions imaginaires des &#233;quations qu'il traite, et s'attaque exclusivement aux solutions r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, les questions qu'il faut se poser, dans ces nouvelles conditions, ne sont pas les m&#234;mes auxquelles s'appliquait l'ancien point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-ci &#233;tait et reste le seul f&#233;cond pour l'&#233;tude &#171; formelle &#187; des solutions, pour la recherche des cat&#233;gories de fonctions, si tant est qu'on en puisse trouver, qui peuvent servir &#224; les exprimer exactement. Quand on a en vue cette &#233;tude, tout s'&#233;claire par l'introduction des variables imaginaires, tout n'est qu'obscurit&#233; si on les laisse de c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d&#232;s que (comme il arrive dans le cas g&#233;n&#233;ral) on cesse d'obtenir, dans cette voie, la solution compl&#232;te, celle qui dispenserait de toute autre, Poincar&#233; &#233;tablit une distinction fondamentale. Dans la solution de tout probl&#232;me math&#233;matique, d&#232;s que cette solution n'est pas imm&#233;diate, il met en &#233;vidence deux grandes &#233;tapes, l'une que l'on peut appeler qualitative, l'autre quantitative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ainsi, par exemple, pour &#233;tudier une &#233;quation alg&#233;brique, dit-il, on commence par rechercher, &#224; l'aide du th&#233;or&#232;me de Sturm, quel est le nombre de racines r&#233;elles : c'est la partie qualitative ; puis on calcule la valeur num&#233;rique de ces racines, ce qui constitue l'&#233;tude quantitative de l'&#233;quation. De m&#234;me pour &#233;tudier une courbe alg&#233;brique, on commence par construire cette courbe, comme on dit dans les cours de math&#233;matiques sp&#233;ciales, c'est-&#224;-dire qu'on cherche quelles sont les branches de courbes ferm&#233;es, les branches infinies, etc. Apr&#232;s cette &#233;tude qualitative de la courbe, on peut en d&#233;terminer exactement un certain nombre de points. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est naturellement par la partie qualitative qu'on doit aborder la th&#233;orie de toute fonction et c'est pourquoi le probl&#232;me qui se pr&#233;sente en premier lieu est le suivant : Construire les courbes d&#233;finies par des &#233;quations diff&#233;rentielles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cette &#233;tude qualitative, quand elle sera faite compl&#232;tement, sera de la plus grande utilit&#233; pour le calcul num&#233;rique de la fonction. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#8230; D'ailleurs, cette &#233;tude qualitative aura par elle-m&#234;me un int&#233;r&#234;t de premier ordre. Diverses questions fort importantes d'analyse et de m&#233;canique peuvent en effet s'y ramener. Prenons, par exemple, le probl&#232;me des trois corps : ne peut-on se demander si l'un des corps restera toujours dans une certaine r&#233;gion du ciel, ou bien s'il pourra s'&#233;loigner ind&#233;finiment, si la distance de deux corps augmentera ou diminuera &#224; l'infini, ou bien si elle restera comprise entre certaines limites. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci n'est autre chose que le c&#233;l&#232;bre probl&#232;me de la Stabilit&#233; du syst&#232;me solaire, c'est-&#224;-dire la question de savoir si, au cours des si&#232;cles, les dimensions des orbites plan&#233;taires varieront peu ou si, au contraire, ces orbites n'iront pas soit se perdre &#224; l'infini, soit se pr&#233;cipiter sur le soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en est aucune qui pr&#233;occupe davantage la M&#233;canique c&#233;leste, et il faut convenir que l'ignorance o&#249; nous sommes encore &#224; cet &#233;gard est la meilleure preuve de l'&#233;tendue des progr&#232;s que cette science a encore pu faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que le probl&#232;me ainsi pos&#233; est tout th&#233;orique. Comme Poincar&#233; l'a victorieusement d&#233;montr&#233;[11], si l'on peut pendant un certain temps, r&#233;duire, sans trop d'erreur, les plan&#232;tes et leurs satellites &#224; autant de points math&#233;matiques, l'influence des &#233;l&#233;ments ainsi n&#233;glig&#233;s (les mar&#233;es, entre autres, en raison du frottement qu'elles produisent), insignifiante au d&#233;but, ne peut manquer de devenir pr&#233;pond&#233;rante en fin de compte et de bouleverser totalement les conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, les gens pratiques peuvent &#234;tre tent&#233;s de m&#233;priser ce probl&#232;me th&#233;orique. Il leur est permis, &#233;videmment, de penser qu'il doit, suivant un mot connu, constituer &#171; l'essai, non l'emploi de notre force &#187;. Mais, m&#234;me &#224; ce titre, il m&#233;rite encore de provoquer, &#8212; tout en les d&#233;fiant jusqu'ici &#8212; tous les efforts des astronomes. Il doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme ins&#233;parable de l'objet m&#234;me de la M&#233;canique c&#233;leste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ce probl&#232;me, nous venons de le voir, est essentiellement un probl&#232;me qualitatif. Son exemple suffit &#224; montrer l'importance de cette cat&#233;gorie de questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celles-ci ne rel&#232;vent plus, en principe, de l'introduction des imaginaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une fois entra&#238;n&#233;e hors de ce terrain si bien explor&#233; par tous les g&#233;om&#232;tres de la fin du XIXe si&#232;cle et par Poincar&#233; lui-m&#234;me, une fois priv&#233;e du seul auxiliaire dont, pour ainsi dire, on se f&#251;t servi depuis plus d'un quart de si&#232;cle, auxiliaire dont la puissance s'&#233;tait &#224; mainte reprise montr&#233;e presque miraculeuse, la Science ne se trouvait-elle pas singuli&#232;rement d&#233;sempar&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que furent les nouvelles m&#233;thodes que Poincar&#233; eut &#224; cr&#233;er de toutes pi&#232;ces, nous ne pouvons songer &#224; le faire comprendre ici. Nous pouvons toutefois en indiquer d&#232;s maintenant un caract&#232;re qui, s'il ne leur est pas enti&#232;rement propre, n'avait exist&#233; que tr&#232;s exceptionnellement et tr&#232;s fugitivement dans les m&#233;thodes ant&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il consiste, &#233;tant donn&#233; que le probl&#232;me a plusieurs solutions, &#8212; et m&#234;me une infinit&#233; de solutions &#8212; &#224; cesser de porter son attention exclusivement sur une seule d'entre elles pour consid&#233;rer, au contraire, les relations que ces solutions ont les unes avec les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nouvelle qu'elle f&#251;t, ou &#224; bien peu pr&#232;s, dans la question qui nous occupe, cette conception &#233;tait d&#233;j&#224; intervenue dans d'autres chapitres des math&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un d'eux est la r&#233;solution alg&#233;brique des &#233;quations, qui parut d'abord consister en la recherche d'une racine d&#233;termin&#233;e de l'&#233;quation propos&#233;e. Cette th&#233;orie ne passa d'un &#233;tat en quelque sorte empirique &#224; l'&#233;tat de perfection logique o&#249; l'amen&#232;rent Lagrange, Rufini, Abel, Cauchy, Galois que lorsque l'on se d&#233;cida, au contraire, &#224; envisager simultan&#233;ment toutes les racines cherch&#233;es. C'est en examinant les relations qui existent entre elles que furent conquis les principes modernes par lesquels dans cette question, tout s'&#233;claire, tout s'explique et se pr&#233;voit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les premi&#232;res recherches sur les &#233;quations diff&#233;rentielles, on avait g&#233;n&#233;ralement &#233;tudi&#233; une &#224; une les int&#233;grales d'une &#233;quation diff&#233;rentielle donn&#233;e quelconque : en examinant chacune d'elles, on avait fait abstraction de toutes les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;moires sur les courbes d&#233;finies par les &#233;quations diff&#233;rentielles vinrent montrer que ce point de vue &#233;tait insuffisant et que les solutions d'un syst&#232;me d'&#233;quations diff&#233;rentielles, comme les racines d'une &#233;quation alg&#233;brique, devaient, m&#234;me en vue de l'intelligence de chacune d'elles, &#234;tre envisag&#233;es dans leurs rapports mutuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas inutile de remarquer qu'il en est d&#233;j&#224; ainsi dans une des th&#233;ories dont il avait &#233;t&#233; parl&#233; pr&#233;c&#233;demment, celle de la figure d'&#233;quilibre du fluide en rotation. En lisant l'expos&#233; de M. Volterra, on se convaincra que tous les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s par Poincar&#233; sur cette question sont dus &#224; ce qu'il n'envisage pas une figure d'&#233;quilibre, un ellipso&#239;de de Maclaurin ou de Jacobi d&#233;termin&#233;, en elle-m&#234;me, mais bien dans ses relations avec les figures d'&#233;quilibre voisines. La notion fondamentale d'&#233;quilibre de bifurcation et toutes celles qui en d&#233;rivent ont &#233;videmment cette signification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous voulons essayer d'entrevoir comment cette id&#233;e premi&#232;re fut mise en ex&#233;cution, il nous faut appuyer une figuration g&#233;om&#233;trique &#224; notre secours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs exemples permettent de se repr&#233;senter g&#233;om&#233;triquement une int&#233;gration d'&#233;quations diff&#233;rentielles, et il est m&#234;me commode d'avoir plusieurs de ces repr&#233;sentations &#224; sa disposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde conna&#238;t aujourd'hui le &#171; spectre magn&#233;tique &#187; que l'on obtient en pla&#231;ant un aimant sous une feuille de papier saupoudr&#233; de limaille de fer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque brin de limaille s'aligne suivant une direction (celle de la force magn&#233;tique) parfaitement d&#233;termin&#233;e par l'endroit o&#249; il se trouve et, comme ces brins sont petits, l'ensemble de ceux qui se mettent bout &#224; bout dessine &#224; peu pr&#232;s une ligne courbe, dite ligne de force ; il la dessinerait exactement si les brins de limaille &#233;taient infiniment petits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres lignes de force voisines de la premi&#232;re sont dessin&#233;es &#224; c&#244;t&#233; d'elle, par d'autres brins de limaille. Elles ne la croisent d'ailleurs jamais, ni ne se croisent entre elles, &#224; deux exceptions pr&#232;s : toutes ces lignes convergent, dans un sens, vers le p&#244;le nord, dans l'autre vers le p&#244;le sud de l'aimant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En langage math&#233;matique, ces lignes de force sont les diverses courbes int&#233;grales d'une m&#234;me &#233;quation diff&#233;rentielle du premier ordre. Les p&#244;les de l'aimant sont des points singuliers[12] de cette &#233;quation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait d'ailleurs se figurer celle-ci sous le point de vue que nous avions adopt&#233; tout &#224; l'heure, c'est-&#224;-dire la consid&#233;rer comme d&#233;finissant un mouvement. Il suffit d'imaginer un insecte tr&#232;s petit, qui, en tout point o&#249; il se trouve, se meut dans la direction de la force magn&#233;tique en ce point. Cette direction changeant au fur et &#224; mesure du mouvement, il ne suivrait pas, bien entendu, une ligne droite, mais une courbe qui est la ligne de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre exemple suffisamment connu est celui des &#171; lignes de plus grande pente &#187; que l'on peut tracer sur un terrain. La direction d'une telle ligne en un point quelconque est celle suivant laquelle se mettrait &#224; descendre une goutte d'eau abandonn&#233;e en ce point. S'il se faisait (gr&#226;ce &#224; la faiblesse de la pente, au frottement, etc&#8230;) que cette goutte d'eau, dans sa descente, n'acqui&#232;re jamais de vitesse notable, sa trajectoire dessinerait pr&#233;cis&#233;ment une ligne de pente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les lignes de force de tout &#224; l'heure, ces lignes de pente ne se croisent pas, du moins en plein parcours. Deux gouttes d'eau cheminant comme il vient d'&#234;tre indiqu&#233; (toujours sans acqu&#233;rir de vitesses notables) ou bien suivent la m&#234;me ligne de pente de mani&#232;re &#224; ce que l'une suive exactement les traces de l'autre, ou bien se meuvent &#224; c&#244;t&#233; l'une de l'autre sans que leurs routes se rencontrent jamais (du moins au sens exact, math&#233;matique du mot[13]). Elles ne peuvent se retrouver qu'en arrivant &#224; un fond (tel que le serait par exemple, le fond d'un lac) o&#249; elles s'arr&#234;teraient toutes deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par analogie avec ces fonds, il est des points &#224; partir de chacun desquels divergent une infinit&#233; de lignes de pente : ce sont les sommets de collines ou de montagnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fonds et sommets sont &#233;videmment ici des points singuliers tout analogues &#224; ceux que repr&#233;sentaient tout &#224; l'heure les p&#244;les d'aimant. Mais ici, une autre esp&#232;ce de points singuliers peut intervenir : ce sont les cols[14]. Par chacun de ceux-ci (s'il en existe) passent deux lignes de pente : l'une qui suit successivement les deux vall&#233;es qui s&#233;pare le col, l'autre qui suit la cr&#234;te ainsi franchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &#233;galement sur un terrain, ou, ce qui revient au m&#234;me sur une carte topographique, consid&#233;rer comme d&#233;finies par une &#233;quation diff&#233;rentielle (mais cette fois par une &#233;quation diff&#233;rentielle que l'on sait imm&#233;diatement int&#233;grer) les lignes de niveau ou sections horizontales de la surface, lignes dont chacune coupe &#224; angle droit la ligne de pente qui passe par un quelconque de ses points. Pour ces lignes de niveau, qui sont des courbes ferm&#233;es, les sommets ou les fonds sont (suivant la terminologie qu'emploiera Poincar&#233;) des centres, c'est-&#224;-dire que les lignes de niveau suffisamment voisines de l'un d'eux l'entoureront, en s'entourant elles-m&#234;mes mutuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une derni&#232;re image de lignes que l'on peut consid&#233;rer comme satisfaisant &#224; un m&#234;me syst&#232;me diff&#233;rentiel est fournie par certains cours d'eau, dont la surface, alors m&#234;me que le mouvement y est parfois assez rapide, para&#238;t immobile, quoique ondul&#233;e : cela tient &#224; ce que la place de chaque mol&#233;cule d'eau qui avance est imm&#233;diatement prise par une autre qui suit exactement le m&#234;me chemin. C'est ce que l'on appelle un mouvement permanent. Il est clair que, sur cette surface liquide, les diff&#233;rentes lignes suivies par les gouttes d'eau ont une disposition assez semblable aux pr&#233;c&#233;dentes, de sorte que l'on peut encore les consid&#233;rer comme v&#233;rifiant une m&#234;me &#233;quation diff&#233;rentielle du premier ordre. Il n'y a plus, cette fois, de points singuliers jouant le r&#244;le de nos p&#244;les d'aimant, mais il peut se produire dans le liquide un tourbillon, un ma&#235;lstrom en miniature, qui jouera le r&#244;le d'un centre[15].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le mouvement sera &#233;galement permanent dans la profondeur m&#234;me du liquide de sorte qu'on y pourra tracer encore une infinit&#233; de lignes dont chacune sert de route commune &#224; une infinit&#233; de mol&#233;cules cheminant les unes derri&#232;re les autres tout comme si elles se mouvaient dans un m&#234;me tube tr&#232;s fin. Ces lignes peuvent encore &#234;tre trait&#233;es comme les pr&#233;c&#233;dentes, mais comme elles remplissent un espace au lieu de recouvrir simplement une surface, il faudrait les d&#233;finir par un syst&#232;me de deux &#233;quations diff&#233;rentielles du premier ordre, ce qui &#233;quivaut &#224; un &#171; syst&#232;me diff&#233;rentiel du second ordre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;quations diff&#233;rentielles de la m&#233;canique c&#233;leste, lesquelles sont en bien plus grand nombre, sont elles-m&#234;mes susceptibles d'une repr&#233;sentation g&#233;om&#233;trique de cette esp&#232;ce. Mais elle n&#233;cessite l'emploi d'espaces &#224; un grand nombre de dimensions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233; s'attaque d'ailleurs tout d'abord au cas le plus simple par lequel nous avons commenc&#233;, celui d'une seule &#233;quation. Conform&#233;ment &#224; ce qui pr&#233;c&#232;de, celle-ci peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme d&#233;finissant un syst&#232;me de lignes &#224; tracer sur une surface donn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des cas tr&#232;s g&#233;n&#233;raux, on peut admettre que cette surface est une sph&#232;re[16].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propri&#233;t&#233; qui servira de point de d&#233;part sera alors celle sur laquelle nous avons d&#233;j&#224; insist&#233; tout &#224; l'heure, savoir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux courbes int&#233;grales diff&#233;rentes ne peuvent se croiser, si ce n'est en un point singulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les positions de ces points singuliers sont d'ailleurs connues &#224; l'avance. Le premier soin de Poincar&#233; fut l'examen de ce qui se passe aux environs de l'un d'entre eux. Il en trouva, conform&#233;ment &#224; ce que nous avons vu jusqu'ici, plusieurs esp&#232;ces :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#339;uds : c'est le r&#244;le que jouent les p&#244;les d'aimant dans notre premier exemple, les fonds et les sommets du terrain dans le second ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cols, tels que nous les avons vus s'introduire &#224; propos des lignes de pente ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les centres (exemple : un fond ou un sommet pour les lignes de niveau) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, une derni&#232;re cat&#233;gorie : les foyers (voir la note de la page pr&#233;c&#233;dente).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de ces points, on peut utiliser la propri&#233;t&#233; fondamentale rappel&#233;e il y a un instant. Ce point de d&#233;part si t&#233;nu qu'il soit, donne &#224; lui tout seul la solution du probl&#232;me difficile qui nous occupe. Il suffit &#224; cet effet, de l'appliquer non seulement &#224; des courbes int&#233;grales compl&#232;tement diff&#233;rentes, mais &#224; des arcs convenablement choisis d'une m&#234;me courbe int&#233;grale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si la m&#233;thode employ&#233;e est, au fond, tr&#232;s simple, les r&#233;sultats sont tout &#224; fait impr&#233;vus et montrent que la solution n'&#233;tait aucunement pr&#233;par&#233;e par toutes nos connaissances ant&#233;rieures sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers exemples que l'on fut tent&#233; d'invoquer, pour se faire une id&#233;e de la forme affect&#233;e par les courbes int&#233;grales d'une &#233;quation diff&#233;rentielle, &#233;taient &#233;videmment fournis par les &#233;quations que l'on sait int&#233;grer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, la discussion de celles-ci conduit &#224; des r&#233;sultats qui se ressemblent tous, &#224; bien peu de chose pr&#232;s. Pour nombre rentre elles, les choses se passent purement et simplement comme dans les courbes de niveau : toutes les courbes int&#233;grales sont ferm&#233;es. Tous les autres exemples o&#249; les calculs peuvent &#234;tre men&#233;s jusqu'au bout rentrent dans deux ou trois cat&#233;gories o&#249; il semble &#8212; si l'on veut me permettre ce langage tr&#232;s fantaisiste &#8212; que la nature ait peu vari&#233; ses effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle n'a pas, en r&#233;alit&#233;, l'imagination aussi pauvre. C'est ce que l'on reconna&#238;t d&#232;s l'exemple des lignes de pente. Ici on ne peut d&#233;j&#224; plus, en g&#233;n&#233;ral, obtenir l'int&#233;grale &#233;l&#233;mentairement ; mais il est &#233;vident que les lignes en question partent des sommets et aboutissent aux fonds (exception &#233;tant faite, toutefois, pour certaines d'entre elles, dites &#171; lignes de fa&#238;te &#187;, qui aboutissent &#224; un col).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement, il y a, en g&#233;n&#233;ral, plusieurs fonds et plusieurs sommets, et c'est l'un ou l'autre des fonds qui sert d'arriv&#233;e, suivant celle des courbes int&#233;grales que l'on envisage : le passage des courbes qui aboutissent &#224; un fond d&#233;termin&#233; &#224; celles qui aboutissent &#224; un fond voisin se fait par l'interm&#233;diaire d'une ligne de fa&#238;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des dispositions de cette esp&#232;ce sont d&#233;j&#224; peu usuelles pour les &#233;quations diff&#233;rentielles dont l'int&#233;grale g&#233;n&#233;rale a pu &#234;tre &#233;crite &#233;l&#233;mentairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les r&#233;sultats obtenus par Poincar&#233; dans le cas g&#233;n&#233;ral pr&#233;sentent un degr&#233; de complication de plus. Il existe alors un certain nombre de courbes int&#233;grales qui sont des courbes ferm&#233;es (des cycles, suivant la terminologie qu'il emploie). Toutes les autres, sauf celles qui aboutissent &#224; des points singuliers[17], s'enroulent autour de certains de ces cycles (dits cycles limites) en s'en rapprochant de plus en plus, &#224; la fa&#231;on du spiral d'une montre. L'enroulement a d'ailleurs lieu autour de l'un ou de l'autre des cycles limites suivant que la courbe int&#233;grale consid&#233;r&#233;e est situ&#233;e dans l'une ou l'autre de certaines r&#233;gions de la sph&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tout cela ne pouvait &#234;tre pr&#233;vu &#224; l'aide des exemples trait&#233;s ant&#233;rieurement. Non seulement ceux-ci donnaient une id&#233;e fausse des choses ; mais, on le remarquera, il &#233;tait in&#233;vitable qu'il en f&#251;t ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;sultats sont, en effet, plus encore que tout &#224; l'heure, contradictoires avec l'existence d'une int&#233;grale g&#233;n&#233;rale que l'on puisse &#233;crire avec les proc&#233;d&#233;s &#233;l&#233;mentaires. Ils ne pouvaient, par cons&#233;quent, se rencontrer dans les probl&#232;mes que l'on avait r&#233;solus avant Poincar&#233;. L'opinion s'&#233;tait faite, jusque-l&#224; sur des figures exceptionnelles, d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;es en quelque sorte, parce que c'&#233;taient les seules que l'on avait su tracer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;sultats, si extraordinaires, demandaient &#224; &#234;tre compl&#233;t&#233;s par la recherche effective des cycles limites lorsque l'&#233;quation est donn&#233;e. C'est une question d'une extr&#234;me difficult&#233;, m&#234;me si l'on entend se borner &#224; une d&#233;termination approximative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233; triomphe, totalement ou partiellement, suivant les cas, de cette difficult&#233; en introduisant un second principe qui sert de fondement &#224; toutes les autres recherches sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;om&#233;triquement parlant, il consiste &#224; consid&#233;rer le sens dans lequel une ligne prise arbitrairement est travers&#233;e par la courbe int&#233;grale qui passe en un quelconque de ses points. Ce sens est connu, c'est-&#224;-dire que si, par exemple, la ligne en question est ferm&#233;e et limite une certaine aire de la sph&#232;re, on sait en chaque point si la courbe int&#233;grale trouve cette ligne pour entrer dais l'aire ou pour en sortir. On est ainsi conduit &#224; donner une importance particuli&#232;re aux lignes &#171; sans contact &#187;, le long desquelles ce sens ne peut changer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8258;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons parl&#233; jusqu'ici de figures trac&#233;es sur la sph&#232;re. Mais, par cela m&#234;me que toutes nos conclusions sont qualitatives, elles ne changeront pas si nous d&#233;formons progressivement cette sph&#232;re. Allongeons-la, par exemple, de mani&#232;re &#224; lui donner la forme d'un &#339;uf, voire m&#234;me celle d'une poire ou boomerang. Si les lignes que nous avons trac&#233;es sur elle sont entra&#238;n&#233;es dans cette d&#233;formation, leur disposition g&#233;n&#233;rale et, par cons&#233;quent, les propri&#233;t&#233;s qui nous ont servi de point de d&#233;part, subsisteront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette th&#233;orie est, par excellence, une de celles o&#249; l'on peut raisonner juste sur des figures fausses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute &#233;quation diff&#233;rentielle du premier ordre rentre-t-elle donc dans la th&#233;orie pr&#233;c&#233;dente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, et de l'&#339;uvre de Poincar&#233; se d&#233;gage ici un nouvel enseignement essentiel. Comme il le rappelle &#224; une occasion analogue[18], le dicton suivant lequel la g&#233;om&#233;trie est l'art de bien raisonner sur des figures mal faites, est exact ; mais &#171; encore ces figures, pour ne pas nous tromper, doivent-elles satisfaire &#224; une condition. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les proportions peuvent &#234;tre grossi&#232;rement alt&#233;r&#233;es, mais les positions relatives des diverses parties ne doivent pas &#234;tre boulevers&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons, autrement dit, d&#233;former autant que nous le voulons notre sph&#232;re, mais sous la condition de ne produire, au cours de cette d&#233;formation, ni d&#233;chirure, ni, au contraire, adh&#233;rence entre parties primitivement s&#233;par&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, on sait depuis longtemps qu'il y a des surfaces que l'on ne saurait obtenir par d&#233;formation de la sph&#232;re en respectant la condition pr&#233;c&#233;dente. Tel est le cas d'un tore, c'est-&#224;-dire d'un anneau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si notre sph&#232;re &#233;tait en verre et sortait du four, le verrier pourrait l'&#233;tirer en un tube ferm&#233; aux deux bouts, et m&#234;me on pourrait concevoir qu'il courbe ce tube de mani&#232;re &#224; le fermer presque sur lui-m&#234;me. Toutes ces d&#233;formations satisferaient &#224; la condition que nous nous sommes impos&#233;e. Mais, pour achever de fermer le tube en anneau, il faudrait encore ouvrir les deux bouts et les aboucher l'un avec l'autre. Or, ces deux op&#233;rations sont de celles qui nous sont d&#233;fendues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude des conditions moyennant lesquelles deux figures peuvent ou ne peuvent pas &#234;tre ramen&#233;es l'une &#224; l'autre par d&#233;formations continues, sous les conventions pr&#233;c&#233;dentes, s'appelle la G&#233;om&#233;trie de situation ou Analysis situs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa premi&#232;re intervention dans la science remonte &#224; Riemann, avant lequel l'importance des distinctions telles que celle que nous venons de faire n'avait pas &#233;t&#233; soup&#231;onn&#233;e. Le succ&#232;s de cette intervention fut &#233;clatant : gr&#226;ce &#224; elle, et &#224; elle seule, fut v&#233;ritablement fond&#233;e la th&#233;orie des fonctions alg&#233;briques dont les traits essentiels avaient &#233;chapp&#233; &#224; Cauchy et &#224; Puiseux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si remarquable que f&#251;t ce r&#233;sultat, la port&#233;e g&#233;n&#233;rale n'en fut pas comprise. Avec Poincar&#233; seulement et &#224; la suite des travaux dont nous parlons en ce moment, il apparut que l'Analysis situs doit forc&#233;ment dominer toute une classe de probl&#232;mes math&#233;matiques, et en particulier la th&#233;orie des &#233;quations diff&#233;rentielles. Nous avons essay&#233; pr&#233;c&#233;demment[19], de faire concevoir les raisons pour lesquelles il en est ainsi ; nous n'y reviendrons pas. Contentons-nous de dire que, sur la disposition des courbes int&#233;grales d'une &#233;quation diff&#233;rentielle, l'influence de la forme qu'affecte, au sens de la g&#233;om&#233;trie de situation, la surface sur laquelle sont trac&#233;es ces courbes est capitale et absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque, apr&#232;s l'&#233;tude de la sph&#232;re, Poincar&#233; entreprend, au m&#234;me point de vue, celle du tore, il constate que ce second cas peut offrir une foule de circonstances nouvelles que le premier ne permettait nullement de pr&#233;voir. Encore s'en faut-il qu'il arrive toujours &#224; d&#233;terminer exactement ce qui se passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s, elles aussi, sont nouvelles, et telles qu'il est oblig&#233; de se poser un grand nombre de questions sans les r&#233;soudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces questions, qui soul&#232;vent des probl&#232;mes ardus d'arithm&#233;tique, sont, depuis, rest&#233;es sans r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8258;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de l'&#233;quation du premier ordre &#8212; sur la sph&#232;re ou sur la terre &#8212; occupe les trois premiers m&#233;moires sur les courbes d&#233;finies par les &#233;quations diff&#233;rentielles. Les syst&#232;mes du second ordre, qui font l'objet du quatri&#232;me et dernier m&#233;moire de cette s&#233;rie, et sur lesquels les principes pr&#233;c&#233;dents nous renseignent encore, mais sans nous faire conna&#238;tre tout ce que nous avons besoin de savoir, offrent d&#233;j&#224; les caract&#233;ristiques du cas g&#233;n&#233;ral : c'est, au fond, l'&#233;tude g&#233;n&#233;rale des &#233;quations de la Dynamique, dont celles de la m&#233;canique c&#233;leste sont un cas particulier, qui est ainsi abord&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se poursuit dans l'ouvrage qui devait pour la premi&#232;re fois consacrer la jeune gloire de son auteur en dehors du public proprement scientifique. C'est avec le M&#233;moire sur le probl&#232;me des trois corps et les &#233;quations de la Dynamique que Poincar&#233; remporta le prix dans le grand concours international ouvert &#224; Stockholm en 1889, entre les math&#233;maticiens du monde entier[20].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand trait&#233; intitul&#233; : Les M&#233;thodes nouvelles de la M&#233;canique c&#233;leste prolonge &#224; son tour les deux M&#233;moires pr&#233;c&#233;dents ; c'est dans ces trois ouvrages et, aussi, dans une s&#233;rie d'articles ins&#233;r&#233;s au Bulletin astronomique, que se d&#233;veloppent les id&#233;es de Poincar&#233; sur le probl&#232;me des n corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre est double : elle a un c&#244;t&#233; n&#233;gatif et un c&#244;t&#233; positif. Poincar&#233;, avant d'&#233;difier, a d&#251; commencer par renverser : tout au moins, il a d&#251; limiter la port&#233;e des m&#233;thodes employ&#233;es avant lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#224; laquelle on ait song&#233; consiste, nous l'avons vu, &#224; rechercher des int&#233;grales du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons dit plus haut que dix seulement de ces int&#233;grales avaient pu &#234;tre d&#233;couvertes. En peut-il exister d'autres exprimables par les moyens classiques de l'Analyse ? Il &#233;tait vraisemblable que non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La preuve rigoureuse d'impossibilit&#233;s de cette nature est une cat&#233;gorie de questions dont la difficult&#233; a, de tout temps, &#233;veill&#233; l'int&#233;r&#234;t des g&#233;om&#232;tres vraiment sup&#233;rieurs. On sait que la d&#233;monstration de l'incommensurabilit&#233; entre le carr&#233; et sa diagonale, dans l'antiquit&#233;, celles de l'impossibilit&#233; de la quadrature du cercle et de la non-r&#233;solubilit&#233; des &#233;quations alg&#233;briques au del&#224; du quatri&#232;me degr&#233;, dans les temps modernes, comptent &#224; juste titre, parmi les plus belles conqu&#234;tes des math&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les int&#233;grales des &#233;quations de la M&#233;canique c&#233;leste, une d&#233;monstration de l'impossibilit&#233; en question avait &#233;t&#233; partiellement fournie par Bruns, mais c'est &#224; Poincar&#233; qu'il fut donn&#233; de la compl&#233;ter et d'&#233;tablir en toute rigueur l'inexistence, non seulement d'int&#233;grales alg&#233;briques, mais, plus g&#233;n&#233;ralement, d'int&#233;grales uniformes (type le plus g&#233;n&#233;ral que l'on puisse esp&#233;rer atteindre avec les proc&#233;d&#233;s usuels du calcul) autres que les int&#233;grales classiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat ainsi obtenu n'int&#233;resse pas moins l'analyste pur que l'astronome. Sa port&#233;e n'est pas limit&#233;e au syst&#232;me diff&#233;rentiel particulier qui fait l'objet de la M&#233;canique c&#233;leste. La m&#234;me m&#233;thode qui l'a fourni, permet de discuter le nombre des int&#233;grales uniformes des probl&#232;mes de la m&#233;canique classique, et, lorsque ce nombre est insuffisant pour l'int&#233;gration, de trouver les seuls cas o&#249; il puisse s'accro&#238;tre. Cette m&#233;thode est donc n&#233;cessairement &#224; la base de toutes les recherches ult&#233;rieures sur ces sujets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne doit pas moins attirer l'attention par les principes qu'elle fait intervenir. Elle a conduit Poincar&#233; &#224; &#233;tudier l'expression de la fonction (fonction perturbatrice), qui donne les seconds membres des &#233;quations diff&#233;rentielles, sous un jour nouveau : les propri&#233;t&#233;s de son d&#233;veloppement font appara&#238;tre la conclusion demand&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais celle-ci se d&#233;gage &#233;galement sous une autre forme en partant des r&#233;sultats qualitatifs dont nous parlerons un peu plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce dont le lecteur peut, dans une certaine mesure, se rendre compte d'apr&#232;s ce qui a &#233;t&#233; dit plus haut sur l'&#233;quation du premier ordre. &#192; propos du cas le plus simple, celui de la sph&#232;re, nous avons vu que, par leur aspect m&#234;me, les formes des courbes ne sont pas de celles qu'on aurait pu obtenir &#224; l'aide des moyens classiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des faits du m&#234;me ordre se passent dans le cas g&#233;n&#233;ral de la M&#233;canique c&#233;leste, d&#232;s que le nombre des corps en pr&#233;sence est sup&#233;rieur &#224; 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche des int&#233;grales &#233;tant illusoire, pour arriver &#224; un r&#233;sultat et calculer, &#224; l'aide de la loi de Newton, les &#233;ph&#233;m&#233;rides des mouvements des astres, on a d&#251; d&#232;s lors user de moyens de fortune et proc&#233;der par retouches, par approximations successives. Ce mode de calcul r&#233;ussit en pratique ; mais on ne peut l'utiliser qu'&#224; condition de ne pas &#234;tre trop exigeant : il ne faut lui demander, ni de donner une exactitude ind&#233;finie, ni de conduire &#224; de bons r&#233;sultats pour une p&#233;riode par trop longue, &#224; plus forte raison de nous renseigner sur la question de la Stabilit&#233; du syst&#232;me solaire, laquelle fait intervenir l'ind&#233;finie dur&#233;e des si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut d&#232;s lors d'autant moins regarder cette solution comme d&#233;finitive qu' &#171; il ne s'agit pas seulement de calculer les &#233;ph&#233;m&#233;rides, quelques ann&#233;es d'avance, pour les besoins de la navigation ou pour que les astronomes puissent retrouver les petites plan&#232;tes d&#233;j&#224; connues. Le but final de la M&#233;canique c&#233;leste est plus &#233;lev&#233; : Il s'agit de r&#233;soudre cette importante question : la loi de Newton peut-elle expliquer &#224; elle toute seule tous les ph&#233;nom&#232;nes astronomiques ? Le seul moyen d'y parvenir est de faire des observations aussi pr&#233;cises que possible, de les prolonger pendant de longues ann&#233;es ou m&#234;me de longs si&#232;cles et de les comparer ensuite aux r&#233;sultats du calcul. Il est donc inutile de demander au calcul plus de pr&#233;cision qu'aux observations, mais on ne doit point non plus lui en demander moins. Aussi l'approximation dont nous pouvons nous contenter aujourd'hui deviendra-t-elle un jour insuffisante [21]. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, dans les m&#233;thodes d'approximation classiques, on trouve l'expression approch&#233;e du r&#233;sultat par la somme d'une s&#233;rie de termes ; mais ces termes sont de plusieurs sortes. Les uns sont p&#233;riodiques : ils retrouvent leur valeur primitive apr&#232;s de simples fluctuations. Mais d'autres peuvent &#234;tre proportionnels au temps et par cons&#233;quent, augmenter ind&#233;finiment avec lui : c'est ce qu'on appelle des termes s&#233;culaires, sans parler d'autres encore qui participent &#224; la fois de la nature des premiers et de celle des seconds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas tout : il y a des termes p&#233;riodiques qui ressemblent beaucoup aux termes s&#233;culaires et ne sont pas moins g&#234;nants qu'eux : ce sont ceux qui ont une longue p&#233;riode (et dont la pr&#233;sence tient &#224; ce que les temps de r&#233;volution de deux astres peuvent toujours &#234;tre consid&#233;r&#233;s, au moins approximativement, comme commensurables entre eux). En leur qualit&#233; de termes p&#233;riodiques, ils reviennent &#224; leurs valeurs primitives et chacun d'eux, par cons&#233;quent, ne peut cro&#238;tre au del&#224; d'un certain maximum. Mais le retour &#224; la valeur primitive peut &#234;tre tr&#232;s tardif et le maximum tr&#232;s grand. C'est la difficult&#233; classique des &#171; petits diviseurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233; a eu lui-m&#234;me l'occasion d'exposer (dans l'article cit&#233; de l'Annuaire du Bureau des Longitudes), les faits concrets qui correspondent &#224; toutes ces circonstances de calculs et nous ne pouvons mieux faire que de lui emprunter cet expos&#233; [22] :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La remarque essentielle est que certaines causes, qui semblaient d'abord devoir faire varier ces &#233;l&#233;ments (les &#233;l&#233;ments qui d&#233;terminent les orbites des plan&#232;tes assez rapidement, ne produisent en r&#233;alit&#233; que des variations beaucoup plus lentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'attraction de Jupiter, &#224; distance &#233;gale, est mille fois plus petite que celle du Soleil ; la force perturbatrice est donc petite, et cependant, si elle agissait toujours dans le m&#234;me sens, elle ne tarderait pas &#224; produire des effets tr&#232;s appr&#233;ciables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il n'en est pas ainsi, et c'est l&#224; le point qu'a &#233;tabli Lagrange. Au bout d'un petit nombre d'ann&#233;es, deux plan&#232;tes qui agissent l'une sur l'autre ont occup&#233; sur leurs orbites toutes les positions possibles ; dans ces diverses positions, leur action mutuelle &#233;tait dirig&#233;e, tant&#244;t dans un sens, tant&#244;t dans le sens oppos&#233;, et cela de telle fa&#231;on qu'au bout de peu de temps, il y avait compensation presque exacte. Les grands axes des orbites ne sont pas absolument invariables, mais leurs variations se r&#233;duisent &#224; des oscillations de faible amplitude de part et d'autre d'une valeur moyenne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette compensation qui est mise en &#233;vidence, lorsque le calcul n'introduit que des termes p&#233;riodiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui fait craindre, au contraire, l'intervention des termes s&#233;culaires et aussi celle des petits diviseurs, c'est que, &#171; si les deux moyens mouvements [23] sont commensurables entre eux, au bout d'un certain nombre de r&#233;volutions, les deux plan&#232;tes et le Soleil se retrouveront dans la m&#234;me situation relative et la force perturbatrice agira dans le m&#234;me sens qu'au d&#233;but. La compensation dont j'ai parl&#233; plus haut ne se produit plus alors, et l'on peut craindre que les effets des perturbations ne finissent par s'accumuler et devenir consid&#233;rables. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour juger de l'importance de tous ces inconv&#233;nients, il ne faut pas oublier qu'on est expos&#233; &#224; les rencontrer dans toute la suite du calcul, si loin qu'on le pousse. On ignore, en s'arr&#234;tant &#224; un stade quelconque d'approximation, si l'on a r&#233;duit l'erreur au-dessous de la limite voulue, puisqu'on ne sait pas si les approximations suivantes n'introduiront pas des termes susceptibles de devenir tr&#232;s grands. On ignore donc, dans ces conditions, si les approximations &#171; convergent &#187;, c'est-&#224;-dire serrent de plus en plus le r&#233;sultat cherch&#233; &#224; mesure qu'on les pousse plus loin ou, au contraire, divergent de mani&#232;re &#224; ne donner que des r&#233;sultats sans valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ceci a, bien entendu, sa r&#233;percussion sur la question de la stabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233;, dans l'article cit&#233; tout &#224; l'heure, rappelle combien de fois cette question a &#233;t&#233; &#171; r&#233;solue &#187;, sans, pour cela, jamais cesser en r&#233;alit&#233; d'appeler de nouvelles recherches. C'est que le probl&#232;me des n corps est, en vertu des remarques pr&#233;c&#233;dentes, un des &#171; moins r&#233;solus &#187; qui soient : avec les progr&#232;s accomplis dans sa solution &#233;volue, en quelque sorte, la r&#233;ponse qu'on peut essayer de donner &#224; la question de la stabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premi&#232;re approximation, Lagrange et Laplace montr&#232;rent qu'il ne s'introduisait pas de termes s&#233;culaires, ce qui signifie que la valeur moyenne dont il a &#233;t&#233; question plus haut n'&#233;prouve que des changements extr&#234;mement &#171; lents, comme si la force qui les produisait &#233;tait non plus mille fois, mais un million de fois plus petite que l'attraction solaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, Poisson &#233;tendit un r&#233;sultat analogue &#224; la seconde approximation. Autrement dit, &#171; il montra que ces changements se r&#233;duisaient encore &#224; des oscillations p&#233;riodiques, autour d'une valeur moyenne qui n'&#233;prouvait que des variations mille fois plus lentes encore &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci constitue une sorte de pr&#233;somption en faveur de la stabilit&#233;, mais une simple pr&#233;somption, puisqu'on ignore l'effet des approximations suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, au XIXe si&#232;cle, des d&#233;veloppements en s&#233;ries de forme nouvelle ont-ils &#233;t&#233; propos&#233;s pour exprimer les &#233;l&#233;ments des orbites plan&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont pour but de diriger le calcul de mani&#232;re &#224; ne jamais introduire que des termes p&#233;riodiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re difficult&#233; de la question (celle qui provient des termes s&#233;culaires), est ainsi &#233;vit&#233;e. Mais la seconde &#8212; celle des petits diviseurs &#8212; subsiste ; et, par cons&#233;quent une question pr&#233;judicielle se pose : les s&#233;ries ainsi obtenues &#8212; celles de Lindstedt, par exemple, dont les relations avec les recherches de Poincar&#233; sont, nous allons le voir, particuli&#232;rement &#233;troites &#8212; convergent-elles ? Faute de quoi, strictement parlant, elles n'ont aucun sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question restait douteuse. Jusqu'&#224; Poincar&#233;, on &#233;tait persuad&#233; que sa solution dans le sens de l'affirmative d&#233;montrait la stabilit&#233; en question. On &#233;tait m&#234;me tent&#233; de pr&#233;sumer celle-ci de par l'existence seule de s&#233;ries telles que celles de Lindstedt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, si, gr&#226;ce aux &#171; petits diviseurs &#187;, les d&#233;veloppements en s&#233;ries, form&#233;s pour rendre compte des mouvements des corps c&#233;lestes sont divergents, on tendait &#224; croire qu'ils pouvaient cependant fournir sur certaines propri&#233;t&#233;s des solutions &#8212; particuli&#232;rement sur les propri&#233;t&#233;s qualitatives &#8212; les indications qu'on en d&#233;duirait en toute rigueur s'ils &#233;taient convergents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici encore, Poincar&#233; montra qu'il n'en &#233;tait rien, et que les d&#233;fectuosit&#233;s des m&#233;thodes pr&#233;c&#233;dentes ne sont pas fortuites et tiennent &#224; la nature m&#234;me des choses. Mais c'est ce que nous ne pouvons pr&#233;ciser, car tout se tient dans cette admirable s&#233;rie de d&#233;couvertes, sans avoir parl&#233; des r&#233;sultats positifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8258;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un d'eux, la notion des invariants int&#233;graux, vient rendre des services sinon &#233;gaux, du moins analogues &#224; ceux qu'auraient pu fournir ces int&#233;grales uniformes &#224; la poursuite desquelles la M&#233;canique c&#233;leste doit renoncer. Comme elles, il fournit des quantit&#233;s qui restent constantes pendant tout le cours du mouvement, seule propri&#233;t&#233; qui permette d'&#233;tablir des relations directes entre des phases &#233;loign&#233;es de celui-ci. Seulement, cette fois encore, il s'agit, non d'une courbe int&#233;grale unique, mais de la consid&#233;ration simultan&#233;e des diff&#233;rentes courbes int&#233;grales et des relations qu'elles ont entre elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que nous ferons comprendre &#224; l'aide du dernier exemple invoqu&#233; pr&#233;c&#233;demment. Repr&#233;sentons-nous, cette fois, notre syst&#232;me d'&#233;quations diff&#233;rentielles comme d&#233;finissant le mouvement d'une mol&#233;cule fluide. Au lieu de consid&#233;rer une seule trajectoire, c'est-&#224;-dire le mouvement d'une mol&#233;cule unique et d&#233;termin&#233;e, on consid&#233;rera toutes les mol&#233;cules qui, &#224; un instant d&#233;termin&#233; t, remplissent un volume d&#233;termin&#233; V de l'espace. Si maintenant on envisage les nouvelles positions de ces m&#234;mes mol&#233;cules &#224; un instant ult&#233;rieur T, celles-ci rempliront un nouveau volume, lequel sera visiblement, quel que soit T, &#233;quivalent &#224; l'ancien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les choses se passent exactement de m&#234;me pour les &#233;quations de la Dynamique, &#224; ceci pr&#232;s que V d&#233;signe alors un volume trac&#233; dans l'espace &#224; un plus grand nombre de dimensions, pour le probl&#232;me des n corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce volume V reste encore constant lorsque le temps varie : c'est, dans la terminologie de Poincar&#233;, un invariant int&#233;gral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi qu'il a &#233;t&#233; reconnu ensuite, cette belle d&#233;couverte est d&#233;j&#224; ancienne : on doit la faire remonter &#224; Liouville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais lors de sa premi&#232;re apparition, elle &#233;tait pass&#233;e inaper&#231;ue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle avait m&#234;me &#8212; tant son r&#244;le est essentiel dans la Dynamique g&#233;n&#233;rale &#8212; &#233;t&#233; retrouv&#233;e une premi&#232;re fois (1871) par Boltzmann qui ignorait le r&#233;sultat de Liouville comme Poincar&#233; a ignor&#233; l'un et l'autre ; elle est aujourd'hui &#224; la base de toutes les th&#233;ories cin&#233;tiques [24].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; ce premier invariant int&#233;gral, Poincar&#233; en joindra toute une s&#233;rie d'autres dont il indiquera les relavions avec le premier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le volume, tel qu'il vient d'&#234;tre consid&#233;r&#233;, se pr&#233;sente plut&#244;t comme le dernier terme d'une suite d'expressions poss&#233;dant toutes la m&#234;me propri&#233;t&#233; d'invariance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expos&#233; de M. Volterra aura d&#233;j&#224; appris au lecteur l'importance qu'ont prise, avec Poincar&#233;, les solutions p&#233;riodiques des &#233;quations de la Dynamique, autrement dit des solutions qui sont figur&#233;es g&#233;om&#233;triquement par des courbes ferm&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut caract&#233;riser le r&#244;le de ces solutions p&#233;riodiques en disant qu'il est analogue, jusqu'&#224; un certain point, &#224; celui des points singuliers dont nous avons parl&#233; plus haut, mais dans des conditions infiniment plus &#233;tendues et plus instructives pour nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne saurions faire comprendre ici toute la puissance de cette analogie. Contentons-nous d'indiquer comment Poincar&#233; la constate d&#232;s le dernier M&#233;moire sur les courbes d&#233;finies par les &#233;quations diff&#233;rentielles et, gr&#226;ce &#224; elle, transporte en second ordre les r&#233;sultats qu'il avait obtenus dans l'&#233;tude du premier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit une solution p&#233;riodique d'un syst&#232;me du second ordre, c'est-&#224;-dire, g&#233;om&#233;triquement parlant, une courbe ferm&#233;e dans l'espace (il s'agit, cette fois, de l'espace ordinaire). En un point P de cette courbe, disposons une tr&#232;s petite cible de centre P que la courbe traverse en la per&#231;ant perpendiculairement en ce point. Un mobile qui parcourrait ind&#233;finiment la courbe traverserait un nombre infini de fois la cible, toujours au m&#234;me point P.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons maintenant une autre solution du m&#234;me syst&#232;me diff&#233;rentiel, tr&#232;s peu diff&#233;rente de la premi&#232;re. Si les deux solutions sont suffisamment voisines, on aura ainsi une seconde courbe C' qui percera &#233;galement la cible &#224; un nombre infini ou, en tout cas, tr&#232;s grand de reprises, mais cette fois, en des points, en g&#233;n&#233;ral, diff&#233;rents les uns des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pourra arriver que ces &#171; points d'impact &#187; successifs (puisque c'est ainsi qu'on nomme, en langage technique, les points d'arriv&#233;e des projectiles sur une cible) aillent en se rapprochant ind&#233;finiment du centre P, ou, au contraire, qu'ils s'en &#233;loignent progressivement jusqu'&#224; sortir de la cible, ou commencent par se rapprocher du centre pour s'en &#233;loigner avant de l'avoir atteint. Ils pourront m&#234;me s'en approcher ou s'en &#233;loigner en spirale (c'est-&#224;-dire en tournant en m&#234;me temps autour de ce point) ; ou enfin, quoique exceptionnellement, en faire le tour sans, finalement, s'en rapprocher ni s'en &#233;loigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si maintenant on joint chacun de ces points au suivant, on obtient une ligne dont la forme rappelle d'une mani&#232;re frappante et inattendue celles des courbes int&#233;grales d'une &#233;quation du premier ordre au voisinage d'un point singulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233; met d'ailleurs en &#233;vidence la raison de ce parall&#233;lisme. Elle doit &#234;tre cherch&#233;e dans l'&#233;troite parent&#233; qui existe entre l'&#233;tude des &#233;quations diff&#233;rentielles et celles, beaucoup moins avanc&#233;es, des &#233;quations dites &#171; aux diff&#233;rences finies &#187;. Nous avons d&#233;j&#224; dit que, &#224; plusieurs reprises, Poincar&#233; &#233;claira, par le m&#234;me rapprochement, cette derni&#232;re question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La figure ainsi obtenue suffit &#224; nous faire conna&#238;tre la disposition des arcs successifs de la seconde courbe int&#233;grale C'. Chacun de ses points nous renseigne sur l'arc qui passe en ce point, car tous ces arcs, de part et d'autre de la cible (au moins tant qu'on n'est pas trop loin de celle-ci) cheminent plus ou moins parall&#232;lement les uns aux autres et &#224; la courbe primitive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas o&#249; les &#171; points d'impact &#187; successifs vont en se rapprochant ind&#233;finiment du centre, Poincar&#233; obtient ainsi les solutions asymptotiques, dont ce que nous avons dit sur les cycles limites dans les &#233;quations du premier ordre et du premier degr&#233; fait concevoir dans une certaine mesure la disposition et qui sont une importante conqu&#234;te de la M&#233;canique analytique. Comme il arrivait au voisinage des cycles limites, les courbes qui repr&#233;sentent ces solutions asymptotiques suivent la courbe ferm&#233;e qui sert de point de d&#233;part, en s'en rapprochant de plus en plus, mais sans jamais la rejoindre exactement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, il ne faut pas oublier que notre syst&#232;me du second ordre est encore une image simplifi&#233;e des &#233;quations diff&#233;rentielles du probl&#232;me des n corps (lesquelles constituent un syst&#232;me d'ordre 6n d&#233;finissant des courbes dans l'espace &#224; 6n dimensions et non plus dans l'espace ordinaire). Il reste donc &#224; obtenir &#233;galement les solutions asymptotiques pour les syst&#232;mes d'ordre sup&#233;rieur, et m&#234;me, dans cette g&#233;n&#233;ralisation, des difficult&#233;s d'une nature nouvelle apparaissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Poincar&#233; avait, d&#232;s son premier ouvrage, fourni &#224; l'analyse les moyens qui devaient permettre de surmonter ces difficult&#233;s, de sorte qu'il put &#233;tablir l'existence des solutions asymptotiques dans le cas g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des r&#233;sultats de cet ordre qui expliquent comment, pour reprendre l'expression m&#234;me de Poincar&#233; [25], les solutions p&#233;riodiques se sont montr&#233;es &#171; la seule br&#232;che par o&#249; nous puissions essayer de p&#233;n&#233;trer dans une place jusqu'ici r&#233;put&#233;e inabordable &#187; : Elles servent, non seulement en elles-m&#234;mes, mais aussi et surtout comme interm&#233;diaires permettant d'arriver aux autres solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre autres cons&#233;quences, on obtient ainsi les r&#233;sultats qualitatifs auxquels nous faisions allusion et qui montrent l'impossibilit&#233; d'int&#233;grer au sens classique du mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence m&#234;me des solutions asymptotiques est d&#233;j&#224; du nombre. Mais plus topique encore est l'exemple des solutions doublement asymptotiques, dont la mise en &#233;vidence a &#233;t&#233; l'une des grandes difficult&#233;s qu'ait surmont&#233;es Poincar&#233; sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons une solution repr&#233;sent&#233;e par une courbe C' asymptotique &#224; la courbe ferm&#233;e C, et suivons la courbe C', dans le sens inverse de celui que nous avions adopt&#233; jusque-l&#224;. Nous la verrons commencer par s'&#233;carter de C, puisque tout &#224; l'heure, elle s'en rapprochait constamment. Mais dans certains cas, il se peut qu'apr&#232;s s'en &#234;tre ainsi &#233;loign&#233;e, elle tende &#224; y revenir et &#224; &#234;tre, &#8212; lorsqu'on la suit dans notre nouveau sens, &#8212; &#233;galement asymptotique &#224; la m&#234;me courbe C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout dans les syst&#232;mes diff&#233;rentiels d'ordre sup&#233;rieur, dont les solutions sont repr&#233;sent&#233;es par des courbes trac&#233;es dans les espaces &#224; un grand nombre de dimensions, que ces solutions doublement asymptotiques peuvent se pr&#233;senter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233; a &#233;tabli, &#8212; par des m&#233;thodes tr&#232;s d&#233;licates, nous l'avons dit, &#8212; qu'elles se rencontrent effectivement pour le cas de la M&#233;canique c&#233;leste et d&#232;s le probl&#232;me des trois corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elles s'y montrent avec des caract&#232;res tr&#232;s singuliers. Soit une solution p&#233;riodique C, &#224; laquelle sont doublement asymptotiques les solutions C', C''&#8230; Ces solutions repr&#233;sentent des mouvements : le double asymptotisme signifie donc que les courbes C', C''&#8230;, &#233;taient, &#224; une &#233;poque tr&#232;s recul&#233;e dans le pass&#233;, tr&#232;s pr&#232;s de C, et que (apr&#232;s s'en &#234;tre sensiblement &#233;cart&#233;es), elles se retrouveront &#233;galement tr&#232;s pr&#232;s de C, dans un avenir tr&#232;s lointain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier cas, elles &#233;taient sur une certaine surface S, passant par C ; dans le second, elles seront sur une seconde surface analogue S'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'ordre dans lequel elles se succ&#232;dent sur S'pourra &#234;tre tout diff&#233;rent de celui dans lequel elles se succ&#233;daient sur S.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce fait, pour peu qu'on prenne la peine d'y r&#233;fl&#233;chir, semblera une preuve &#233;clatante de la complexit&#233; du probl&#232;me des trois corps et de l'impossibilit&#233; de le r&#233;soudre avec les instruments usuels de l'Analyse. [26] &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233;e cette importance des solutions p&#233;riodiques, on ne s'&#233;tonnera pas que Poincar&#233; en ait attribu&#233; une tr&#232;s grande &#224; leur obtention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement &#224; maint endroit des M&#233;thodes nouvelles de la M&#233;canique c&#233;leste, ce probl&#232;me d'une extr&#234;me difficult&#233;, &#8212; m&#234;me lorsqu'on le simplifie en admettant que les conditions o&#249; l'on op&#232;re sont tr&#232;s voisines de celles dans lesquelles l'int&#233;gration est connue &#8212; est trait&#233; et r&#233;solu dans une foule de cas, mais Poincar&#233; le reprend sous une autre forme, dix ans plus tard, dans un m&#233;moire des Transactions de la Soci&#233;t&#233; math&#233;matique am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; ce m&#234;me probl&#232;me enfin, et cette fois, sous sa forme la plus difficile [27], qu'est all&#233;e l'une des derni&#232;res m&#233;ditations de sa vie, celle qui a douloureusement &#233;mu tous ses admirateurs par le triste pressentiment qui s'y trouve exprim&#233; : je veux parler du M&#233;moire des Rendiconti del Circolo matematico di Palermo &#233;crit peu de mois avant sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par une m&#233;thode de forme toute nouvelle, il montre que tout se ram&#232;ne &#224; un th&#233;or&#232;me de g&#233;om&#233;trie relatif aux transformations des figures planes et que, par cons&#233;quent, la d&#233;monstration de ce th&#233;or&#232;me &#233;quivaudrait &#224; la r&#233;solution de la question pos&#233;e, au moins dans le premier cas que l'on soit conduit &#224; aborder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;monstration, que Poincar&#233; s'excusait de ne pouvoir fournir, fut donn&#233;e, peu de mois apr&#232;s sa mort, par un g&#233;om&#232;tre am&#233;ricain, M. Birkhoff, de sorte que les r&#233;sultats qu'il &#233;non&#231;ait &#224; titre hypoth&#233;tique sont d&#233;finitivement acquis aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8258;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Invariants int&#233;graux, solutions p&#233;riodiques, solutions asymptotiques, sont les mat&#233;riaux dont sont tiss&#233;es les M&#233;thodes nouvelles de la M&#233;canique c&#233;leste. Nous ne saurions, sans entrer dans des d&#233;tails techniques, parler ici des relations &#233;tablies entre eux dans cet ouvrage ni de l'usage qui en est fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons seulement le concevoir comment ces consid&#233;rations peuvent &#234;tre appliqu&#233;es aux questions g&#233;n&#233;rales mentionn&#233;es plus haut et, en particulier, &#224; la stabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est encore en &#233;tudiant une courbe int&#233;grale ferm&#233;e C que, dans le quatri&#232;me M&#233;moire sur les courbes d&#233;finies par les &#233;quations diff&#233;rentielles, Poincar&#233; aborde ces questions ; elles interviennent &#224; propos de la derni&#232;re des hypoth&#232;ses que nous envisagions tout &#224; l'heure relativement &#224; la disposition des arcs successifs d'une m&#234;me courbe int&#233;grale C' voisine de C : &#224; savoir, celle o&#249; leurs &#171; points d'impact &#187; se disposent en rond ou en ovale autour du centre, sans tendre, en fin de compte, &#224; s'en rapprocher ou &#224; s'en &#233;loigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas, C peut &#234;tre enferm&#233;e dans un tube annulaire de m&#234;me qu'une circonf&#233;rence peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme situ&#233;e &#224; l'int&#233;rieur d'un tore creux tel qu'une infinit&#233; de courbes int&#233;grales C'soient enti&#232;rement situ&#233;es sur la surface de ce tube : et cela m&#234;me est possible d'une infinit&#233; de fa&#231;ons, car le tube peut &#234;tre pris plus ou moins fin, et aussi fin qu'on le veut d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle disposition peut assur&#233;ment exister ; mais, dans le cas d'un syst&#232;me diff&#233;rentiel quelconque, il est impossible de la reconna&#238;tre par un nombre fini d'op&#233;rations. Poincar&#233; montre, en effet, qu'elle exige, pour &#234;tre r&#233;alis&#233;e, une infinit&#233; de conditions (faute de l'une desquelles, apr&#232;s une circulation autour du centre, les points successifs se placeraient non sur le m&#234;me ovale que les premiers d'entre eux, mais en dedans ou en dehors de cet ovale), et il est, par cons&#233;quent, impossible de s'assurer directement que toutes sont v&#233;rifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, il en est autrement pour les &#233;quations de la Dynamique, et cela gr&#226;ce aux invariants int&#233;graux. Du moment qu'il existe un invariant int&#233;gral, point n'est besoin d'un calcul direct pour v&#233;rifier les conditions en question : on est, a priori, s&#251;r qu'elles sont remplies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, le calcul ainsi dirig&#233; n'est autre que celui par lequel on forme les s&#233;ries de Lindstedt ; et les conditions dont il s'agit ne sont autres que celles qui, dans cette formation, permettent de faire dispara&#238;tre les termes s&#233;culaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est, au fond, de l'existence des invariants int&#233;graux que r&#233;sulte, par cons&#233;quent, la possibilit&#233; d'&#233;crire ces s&#233;ries, possibilit&#233; qui est d'ailleurs &#233;tablie en s'affranchissant des hypoth&#232;ses restrictives de Lindstedt lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence de nos surfaces tubulaires est-elle donc d&#233;montr&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nullement : les calculs pr&#233;c&#233;dents ne suffisent pas plus &#224; l'&#233;tablir que les s&#233;ries de Lindstedt ne suffisent &#224; d&#233;cider la question fondamentale de stabilit&#233; : pour les unes comme pour les autres, la convergence reste douteuse au premier abord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233; va constater que les s&#233;ries de Lindstedt sont divergentes ; mais il y a plus &#8212; et cette paradoxale d&#233;couverte qui a boulevers&#233; les conceptions des astronomes remonte aux premi&#232;res ann&#233;es de son labeur, &#8212; il a montr&#233; pr&#233;c&#233;demment que la convergence m&#234;me de s&#233;ries de cette nature ne pet mettrait pas, &#224; elle seule, d'affirmer la conclusion demand&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence des s&#233;ries en question ne peut pas m&#234;me &#234;tre regard&#233;e, en l'esp&#232;ce, comme une pr&#233;somption ; et la preuve, c'est que, dans les cas directement &#233;tudi&#233;s par Poincar&#233;, la conclusion dont il s'agit est fausse. Tout en semblant v&#233;rifi&#233;e pendant tout le cours des approximations, elle tombe en d&#233;faut lorsqu'on passe au r&#233;sultat exact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le probl&#232;me particulier dont nous nous occupons en ce moment, non seulement le d&#233;veloppement en s&#233;rie ne suffit pas &#224; d&#233;montrer l'existence des surfaces tubulaires, mais, sur certains cas de cette nature, Poincar&#233; montre qu'en fait ces surfaces n'existent pas toujours et que plusieurs dispositions tr&#232;s diff&#233;rentes sont possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit alors &#171; &#224; quel point les difficult&#233;s que l'on rencontre en m&#233;canique c&#233;leste, par suite des petits diviseurs et de la quasi-commensurabilit&#233; des moyens mouvements, tiennent &#224; la nature m&#234;me des choses et ne peuvent &#234;tre tourn&#233;es. Il est extr&#234;mement probable qu'on les retrouvera, quelle que soit la m&#233;thode que l'on emploie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons tout de suite, d'ailleurs, qu'ici les conclusions de Poincar&#233; ne furent pas purement n&#233;gatives. S'il constate la divergence des s&#233;ries en question c'est lui qui a montr&#233; pourquoi elles peuvent &#234;tre n&#233;anmoins utiles et dans quelles conditions on pouvait en faire un usage l&#233;gitime : pourquoi, autrement dit, tout en &#233;tant incapables de fournir une approximation ind&#233;finie, m&#234;me si on les poursuivait ind&#233;finiment, elles permettent n&#233;anmoins, les masses perturbatrices &#233;tant petites, de pousser cette approximation jusqu'&#224; un certain point, heureusement suffisant en pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en ce qui regarde le probl&#232;me de la stabilit&#233;, il r&#233;sulte de la discussion pr&#233;c&#233;dente, et aussi du M&#233;moire sur le probl&#232;me des trois corps la question est reprise, sous une autre forme, pour le cas g&#233;n&#233;ral, que les s&#233;ries de Lindstedt, comme toutes les m&#233;thodes propos&#233;es jusque-l&#224; dans le m&#234;me but, sont sans valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les invariants int&#233;graux qui ont permis &#224; Poincar&#233; d'&#233;lucider, dans des cas relativement &#233;tendus, le probl&#232;me de la stabilit&#233; des trajectoires, c'est-&#224;-dire celui qui correspond, pour un syst&#232;me dynamique quelconque, le probl&#232;me analogue &#224; celui de la stabilit&#233; du syst&#232;me solaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il constate tout d'abord que la stabilit&#233; a un sens diff&#233;rent chez Laplace qui a d&#233;montr&#233; cette stabilit&#233; en premi&#232;re approximation du second ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la stabilit&#233; au sens de Poisson (moins pr&#233;cis que celui de Laplace) que, dans une cat&#233;gorie &#233;tendue de mouvements (laquelle toutefois n'embrasse pas notre syst&#232;me solaire), il a pu d&#233;montrer d'une mani&#232;re rigoureuse et non plus approximative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, son r&#233;sultat a une signification toute diff&#233;rente de ceux qui avaient &#233;t&#233; obtenus ant&#233;rieurement. Il ne concerne pas toutes les trajectoires sans exception, mais seulement &#224; des trajectoires exceptionnelles pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mots &#171; trajectoires exceptionnelles &#187; doivent s'interpr&#233;ter, ici, &#224; l'aide du Calcul des probabilit&#233;s : ils veulent dire que, une trajectoire &#233;tant prise au hasard, la probabilit&#233; pour qu'elle soit une de celles qui mettent en d&#233;faut le th&#233;or&#232;me est infiniment petite (et non pas seulement tr&#232;s petite).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, il n'est pas absolument certain qu'une trajectoire arbitraire poss&#232;de la stabilit&#233; &#224; la Poisson, mais il y a infiniment peu de chances qu'il en soit autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8258;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233; fut ainsi une premi&#232;re fois amen&#233; par la Dynamique &#224; faire intervenir le Calcul des probabilit&#233;s. Celui-ci devait, par la suite, tenir une place importante dans son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le d&#233;veloppement des th&#233;ories mol&#233;culaires qui a imprim&#233; au g&#233;nie de Poincar&#233; cette orientation. En m&#234;me temps que les th&#233;ories en question faisaient, comme nous l'avons dit, passer au second plan (du moins pendant une premi&#232;re phase du calcul) les &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles, au profit des &#233;quations diff&#233;rentielles ordinaires, elles avaient aussi pour effet de baser toutes les d&#233;ductions sur le Calcul des probabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La substitution des &#233;quations diff&#233;rentielles ordinaires aux &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles tendait &#233;videmment &#224; rapprocher les m&#233;thodes de la Physique math&#233;matique de celles qui viennent de nous occuper, c'est-&#224;-dire de celles de la M&#233;canique c&#233;leste. Gr&#226;ce aux recherches ci-dessus mentionn&#233;es de Poincar&#233;, on voit que l'introduction du Calcul des probabilit&#233;s se trouvait agir dans le m&#232;me sens. C'est notons-le, sous la m&#234;me forme que le Calcul des probabilit&#233;s intervenait de part et d'autre. Nous avons vu pr&#233;c&#233;demment que l&#233; principe fondamental, &#224; savoir l'existence de l'invariant int&#233;gral le plus usuel, est commun aux th&#233;ories mol&#233;culaires et &#224; la Dynamique de Poincar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapprochement entre les m&#233;thodes, Poincar&#233; le retrouve d'une mani&#232;re remarquable dans les r&#233;sultats. Ce n'est pas un des traits les moins curieux du mouvement scientifique au XXe si&#232;cle que cette similitude constat&#233;e entre l'&#233;tude de mol&#233;cules dont il entre des millions de millions dans un millim&#232;tre cube et celle d'astres s&#233;par&#233;s par des distances que la lumi&#232;re met des milliers d'ann&#233;es &#224; franchir, celles-l&#224; &#233;tant consid&#233;r&#233;es pendant quelques milliardi&#232;mes de seconde et ceux-ci pendant des millions de si&#232;cles. Un astrologue du moyen &#226;ge y aurait sans doute vu un bel exemple de l'identit&#233; du microcosme et du m&#233;gacosme. Nous y voyons simplement un exemple, apr&#232;s beaucoup d'autres, des ressemblances que peuvent offrir les ph&#233;nom&#232;nes les plus &#233;loign&#233;s les uns des autres, lorsqu'ils sont r&#233;gis par les m&#234;mes &#233;quations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont, tout d'abord, nos connaissances sur le mouvement des plan&#232;tes qui nous ont aid&#233;s &#224; comprendre la vie des mol&#233;cules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'inverse s'est produit lorsque, d'un unique syst&#232;me plan&#233;taire tel que le n&#244;tre, on a voulu passer &#224; la foule de ceux qui composent le monde stellaire, m&#234;me limit&#233; &#224; notre voie lact&#233;e. C'est Lord Kelvin qui &#233;mit pour la premi&#232;re fois une id&#233;e de ce genre ; mais c'est Poincar&#233; qui montra tout ce qu'elle est capable de donner. Il suffit de parcourir son livre sur les Hypoth&#232;ses Cosmogoniques pour voir combien de relations nous commen&#231;ons &#224; p&#233;n&#233;trer, qui nous resteraient encore incompr&#233;hensibles, si nous n'avions &#224; notre disposition les &#233;tudes statistiques &#8212; c'est l'expression consacr&#233;e &#8212; entreprise par les physiciens sur le perp&#233;tuel et inextricable grouillement des mol&#233;cules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre fut un des derniers de son existence. Il &#233;tait digne d'en marquer le couronnement. Nul ouvrage ne n&#233;cessitait plus et ne met mieux en &#233;vidence cette universalit&#233;, cette ma&#238;trise simultan&#233;e des domaines les plus divers, qui est une des caract&#233;ristiques de son g&#233;nie. Pour &#233;clairer les propri&#233;t&#233;s des mol&#233;cules par celles des n&#233;buleuses et inversement, il fallait dominer &#224; la fois les unes et les autres. Il fallait un successeur de Laplace, qui f&#251;t en m&#234;me temps un successeur de ceux qui ont fond&#233; les th&#233;ories mol&#233;culaires, des Clausius et des Boltzmann, pour &#233;crire les Le&#231;ons sur les hypoth&#232;ses cosmogoniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Hadamard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 L'essentiel sur ce point comme beaucoup d'autres, a &#233;t&#233; dit dans l'expos&#233; de M. Volterra, auquel nous renvoyons &#224; plusieurs reprises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Poincar&#233;. Rapport pr&#233;sent&#233; au Congr&#232;s international de Physique, paris, 1900.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 Voir plus loin pages 69-74&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 Ceci signifie qu'on doit consid&#233;rer le mouvement, non seulement pendant un instant infiniment court, mais dans une partie infiniment petite du volume du corps mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 C'est ce que l'on nomme des &#233;quations &#171; aux diff&#233;rences finies &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir pages 25 et suiv. du chapitre r&#233;dig&#233; par M. Volterra&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 Il existe une infinit&#233; de mouvements qui satisfont aux m&#234;mes &#233;quations diff&#233;rentielles (et qui diff&#232;rent par la fa&#231;on dont les points mobiles sont lanc&#233;s initialement). On ne donne le nom d'int&#233;grales qu'aux quantit&#233;s qui, tout en restant constantes au cours de chacun de ces mouvements, varient, en g&#233;n&#233;ral, lorsque l'on passe de l'un &#224; un autre. C'est ce qui a lieu pour l'exemple cit&#233; dans le texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 Th&#233;oriquement parlant, il existe autant d'int&#233;grales distinctes que d'&#233;quations &#224; int&#233;grer. Mais leur d&#233;termination est aussi difficile que le probl&#232;me pos&#233; lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 Conf&#233;rence prononc&#233;e au Congr&#232;s international des Math&#233;maticiens, Rome ; t. I, p. 173 des Actes du Congr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 Voir surtout page 15.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 Annuaire du Bureau des Longitudes, 1898&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 On va voir plus loin que cette sorte de points singuliers n'est pas la seule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 En pratique, ces trajectoires deviennent tr&#232;s voisines l'une de l'autre au fond d'une vall&#233;e, o&#249; elles suivent sensiblement (mais non exactement) une m&#234;me ligne appel&#233;e thalweg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 Inversement, deux lignes de pente peuvent diverger tout en &#233;tant presque confondues au d&#233;but, si, initialement, elles sont voisines de certaines d'entre elles, les lignes de faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 On peut &#233;galement obtenir des cols dans les spectres magn&#233;tiques dont nous avons parl&#233; tout &#224; l'heure : il suffit de recourir aux figures un peu plus compliqu&#233;es que l'on obtient en faisant agir deux ou plusieurs aimants au lieu d'un seul. Les cols sont les points o&#249; les forces magn&#233;tiques dues &#224; ces aimants s'&#233;quilibrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 Cette d&#233;nomination de &#171; centres &#187; ne conviendrait pas &#224; un maelstrom par lequel, comme le veut la l&#233;gende, la surface liquide serait attir&#233;e tout en tournant autour de lui. Les mol&#233;cules liquides d&#233;crivent alors, autour de ce point, non plus des sortes de cercles, mais des sortes de spirales qui iraient en se resserrant progressivement ; un tel point devrait, dans la th&#233;orie qui nous occupe, &#234;tre qualifi&#233; de foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 C'est ce qui va de soi en particulier pour le probl&#232;me des lignes de pente, lequel, si on le consid&#232;re dans son ensemble, est relatif au globe terrestre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 Dans le cas des lignes de pentes, ces derni&#232;res existaient seules. Il en est de m&#234;me dans le cas, d'ailleurs, tout analogue, du spectre magn&#233;tique, de sorte que ces deux exemples &#233;taient, eux aussi, incapables de faire pr&#233;voir la solution g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 M&#233;moire sur l'Analysis situs, journal de l'&#201;cole Polytechnique, 2e s&#233;rie, 1ier cahier, p. 1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revue du Mois, 10 juillet 1909, p. 38-60.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 Ce concours fut d'ailleurs tout &#224; la gloire de notre pays ; car ind&#233;pendamment du M&#233;moire de Poincar&#233;, ce fut celui de M. Appell qui fut distingu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 Poincar&#233;. Revue g&#233;n&#233;rale des Sciences, loc. cit., p. 1-2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 Voir aussi Tisserand et Andoyer, Le&#231;ons de Cosmographie, Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 On appelle ainsi des quantit&#233;s inversement proportionnelles aux temps de r&#233;volution des plan&#232;tes sur leur orbites respectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 Le th&#233;or&#232;me sur la stabilit&#233; que l'on d&#233;duit, comme nous le verrons plus loin, des invariants int&#233;graux, a &#233;t&#233; &#233;galement &#233;nonc&#233; et d&#233;montr&#233; par Gibbs, mais en 1898 seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 Poincar&#233;, Les m&#233;thodes nouvelles de la M&#233;canique c&#233;leste, t. I, p. 82.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 Poincar&#233;, Revue g&#233;n&#233;rale des Sciences, t. II, p. 3, 1891.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 La simplification dont nous parlions tout &#224; l'heure n'est pas admise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lewebpedagogique.com/olololol/2012/11/11/henri-poincarre-et-la-theorie-des-trois-corps/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Henri Poincar&#233; et la th&#233;orie des trois corps&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://tangente-mag.com/article.php?id=4341&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Du probl&#232;me des trois corps au chaos math&#233;matique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/lettre-cdf/1103&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une erreur f&#233;conde du math&#233;maticien Henri Poincar&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.math.univ-paris13.fr/~beguin/Vulgarisation_files/main.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le m&#233;moire de Poincar&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le chaos d&#233;terministe constitue-t-il l'une des sept grandes r&#233;volutions de la Physique</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article7381</link>
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		<dc:date>2022-06-21T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le chaos d&#233;terministe constitue-t-il l'une des sept grandes r&#233;volutions de la Physique, avec notamment la physique quantique et la relativit&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les sept plus grandes r&#233;volutions de la Physique sont : &lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#233;thode scientifique en physique, de Ibn Al Haytham &#224; Bacon et Galil&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;lectromagn&#233;tisme, de Maxwell &#224; Feynman ; &lt;br class='autobr' /&gt;
La gravitation, de Newton &#224; Einstein ; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'atomisme, de Dalton &#224; Perrin et Einstein ; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'entropie, de Boltzmann &#224; Prigogine ; &lt;br class='autobr' /&gt;
La physique quantique, de Planck-Einstein (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe constitue-t-il l'une des sept grandes r&#233;volutions de la Physique, avec notamment la physique quantique et la relativit&#233; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les sept plus grandes r&#233;volutions de la Physique sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode scientifique en physique, de Ibn Al Haytham &#224; Bacon et Galil&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectromagn&#233;tisme, de Maxwell &#224; Feynman ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gravitation, de Newton &#224; Einstein ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'atomisme, de Dalton &#224; Perrin et Einstein ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entropie, de Boltzmann &#224; Prigogine ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La physique quantique, de Planck-Einstein &#224; De Broglie, Heisenberg, Schr&#246;dinger, Pauli, Dirac et Feynman ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chaos d&#233;terministe, de Poincar&#233; &#224; Lorentz, Feigenbaum et Kolmogorov ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vide quantique, de Casimir &#224; Diner et Gunzig ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes r&#233;volutions scientifiques du XXe si&#232;cle :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://excerpts.numilog.com/books/9782705916800.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://excerpts.numilog.com/books/9782705916800.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire en fran&#231;ais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=chaos+d%C3%A9terministe+r%C3%A9volution+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=chaos+d%C3%A9terministe+r%C3%A9volution+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire encore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique14&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique14&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire en anglais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Gleick Le chaos d&#233;terministe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://web.archive.org/web/20210119024352/http://around.com/chaos-2/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://web.archive.org/web/20210119024352/http://around.com/chaos-2/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore James Gleick Le chaos d&#233;terministe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://archive.org/details/chaos-james-gleick/page/n127/mode/2up&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://archive.org/details/chaos-james-gleick/page/n127/mode/2up&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chaos d&#233;terministe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://archive.org/search.php?query=deterministic+chaos&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://archive.org/search.php?query=deterministic+chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Deterministic_Chaos/-14Y2WPfYgsC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=Deterministic+Chaos&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/Deterministic_Chaos/-14Y2WPfYgsC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=Deterministic+Chaos&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Deterministic_Chaos/ybVBPKHLjNkC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=Deterministic+Chaos&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/Deterministic_Chaos/ybVBPKHLjNkC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=Deterministic+Chaos&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Chaos_Dynamics_and_Fractals/ov0RHBAbtIgC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=Deterministic+Chaos&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/Chaos_Dynamics_and_Fractals/ov0RHBAbtIgC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=Deterministic+Chaos&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une lecture de &#171; La th&#233;orie du chaos &#187; de James Gleick&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://edelo.net/blog/?p=5622&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://edelo.net/blog/?p=5622&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://edelo.net/blog/?p=5623&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://edelo.net/blog/?p=5623&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://edelo.net/blog/?p=5624&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://edelo.net/blog/?p=5624&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://edelo.net/blog/?p=5625&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://edelo.net/blog/?p=5625&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://edelo.net/blog/?p=5627&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://edelo.net/blog/?p=5627&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://edelo.net/blog/?p=5628&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://edelo.net/blog/?p=5628&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://edelo.net/blog/?p=5629&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://edelo.net/blog/?p=5629&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://edelo.net/blog/?p=5619&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://edelo.net/blog/?p=5619&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fiche de lecture &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/sommaire.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/sommaire.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chap 1 &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/chap1.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/chap1.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chap 2 &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/chap2.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/chap2.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chap 3 : &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/chap3.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/chap3.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chap 4 : &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/chap4.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/chap4.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chap 5 : &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/chap5.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/chap5.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/conclusion.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/conclusion.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compl&#233;ments : &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/complement.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/complement.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Glossaire : &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/glossaire.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/glossaire.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sommaire : &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/livre.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/livre.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bibliographie : &lt;a href=&#034;https://www.edelo.net/chaos/biblio.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edelo.net/chaos/biblio.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire encore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://scienceetonnante.com/2018/02/16/theorie-du-chaos-et-effet-papillon/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://scienceetonnante.com/2018/02/16/theorie-du-chaos-et-effet-papillon/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/histoire-de-la-physique-moderne--9782707122544-page-218.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cairn.info/histoire-de-la-physique-moderne--9782707122544-page-218.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://perso.ens-lyon.fr/ghys/articles/lorenzparadigme.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://perso.ens-lyon.fr/ghys/articles/lorenzparadigme.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.revistadefilosofia.org/35-04.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.revistadefilosofia.org/35-04.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.science-climat-energie.be/2019/10/22/la-science-classique-sarrete-ou-commence-le-chaos/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.science-climat-energie.be/2019/10/22/la-science-classique-sarrete-ou-commence-le-chaos/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cax.free.fr/chaos/chaos.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cax.free.fr/chaos/chaos.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/trans/267&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://journals.openedition.org/trans/267&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.researchgate.net/publication/280832025_Le_Chaos_et_sa_Pretendue_Theorie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.researchgate.net/publication/280832025_Le_Chaos_et_sa_Pretendue_Theorie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://images.math.cnrs.fr/Sculptures-du-chaos.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://images.math.cnrs.fr/Sculptures-du-chaos.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://whatis.techtarget.com/fr/definition/theorie-du-chaos&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://whatis.techtarget.com/fr/definition/theorie-du-chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment finissent les &#233;pid&#233;mies ? Le chaos d&#233;terministe donne-t-il une r&#233;ponse ? - How do epidemics end ? Does deterministic chaos give an answer ?</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article7359</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article7359</guid>
		<dc:date>2021-09-16T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>
		<dc:subject>Coronavirus Covid-19</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment finissent les &#233;pid&#233;mies ? Le chaos d&#233;terministe donne-t-il une r&#233;ponse ? - How do epidemics end ? Does deterministic chaos give an answer ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, on ne se pose pas la question pour rien : chacun se demande comment peut se terminer la pand&#233;mie actuelle, celle de covid !!! Cette question se complique par le fait que les variants de covid peuvent avoir des propri&#233;t&#233;s tr&#232;s diff&#233;rentes les uns des autres. En m&#234;me temps, les chercheurs ont admis que cela peut &#234;tre une source (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot296" rel="tag"&gt;Coronavirus Covid-19&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_15392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L217xH232/index-81-a5de7.jpg?1782270323' width='217' height='232' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L317xH475/collid=books_covers_0_isbn=9780262162487_type=-85822.jpg?1782270323' width='317' height='475' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment finissent les &#233;pid&#233;mies ? Le chaos d&#233;terministe donne-t-il une r&#233;ponse ? - How do epidemics end ? Does deterministic chaos give an answer ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, on ne se pose pas la question pour rien : chacun se demande comment peut se terminer la pand&#233;mie actuelle, celle de covid !!! Cette question se complique par le fait que les variants de covid peuvent avoir des propri&#233;t&#233;s tr&#232;s diff&#233;rentes les uns des autres. En m&#234;me temps, les chercheurs ont admis que cela peut &#234;tre une source d'espoir car il y a une probabilit&#233; qu'&#224; un moment, les variations produisent un virus covid qui soit &#224; la fois tr&#232;s propagatif et tr&#232;s peu agressif, dominant ainsi tous les autres variants, rempla&#231;ant toutes les sortes de vaccins, en mieux, et donnant finalement une esp&#232;ce de grippe ou de rhume&#8230; Bel espoir mais tr&#232;s hypoth&#233;tique pour le moment&#8230; Il faut compter sur le hasard des mutations, pas sur des mesures de sant&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les lois du chaos d&#233;terministe qui d&#233;terminent les lois des populations pourraient bien &#234;tre d&#233;terminantes pour piloter la fin des &#233;pid&#233;mies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il possible de retrouver les &#233;quations qui gouvernent la dynamique d'un syst&#232;me environnemental, par exemple d'une &#233;pid&#233;mie, exclusivement &#224; partir de s&#233;ries de mesures ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse du CNRS :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/est-il-possible-de-retrouver-les-equations-qui-gouvernent-la-dynamique-dun-systeme&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/est-il-possible-de-retrouver-les-equations-qui-gouvernent-la-dynamique-dun-systeme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des auteurs qui pointent en effet le lien des hauts et des bas de la croissance et de la fin des &#233;pid&#233;mies avec le chaos d&#233;terministe et les attracteurs &#233;tranges&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il semble bien que le chaos d&#233;termiste pilote la dynamique des &#233;pid&#233;mies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier &#224; l'avoir soulign&#233; est sans doute Robert May.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tape dans l'histoire de la notion de chaos a &#233;t&#233; la publication par le physicien et &#233;cologiste Robert M. May, en 1972, d'un article intitul&#233; &#8220;Simple mathematical models with very complicated dynamics&#8221; (Nature, vol. 261, p. 459). Cet article, sans doute l'un des plus cit&#233;s lorsqu'il est question de chaos, pr&#233;sente un mod&#232;le tr&#232;s simple d'&#233;volution du nombre d'individus d'une population, volontairement le plus simple qu'on puisse imaginer pour d&#233;crire la dynamique d'une population : x n + 1 = ax n (1 &#8211; x n).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce mod&#232;le est appel&#233; &#171; application logistique &#187;, par r&#233;f&#233;rence &#224; &#171; l'&#233;quation logistique &#187; introduite par le belge Pierre-Fran&#231;ois Verhulst en 1846. L'effectif de la population au temps t + 1 d&#233;pend bien s&#251;r de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente t. Ce mod&#232;le prend en compte par le terme 1 &#8211; xn la contrainte li&#233;e au &#171; logis &#187; : une population ne peut pas cro&#238;tre ind&#233;finiment sur un territoire donn&#233;. Le param&#232;tre a est le taux de croissance effectif. Les valeurs a &lt; 0 et a &gt; 4 du param&#232;tre sont exclues car elles conduisent &#224; des valeurs de la population relative x situ&#233;es en dehors de l'intervalle acceptable [0,1] car x repr&#233;sente le pourcentage de l'effectif maximum dans le territoire donn&#233;. May &#233;tudia donc cette &#233;volution pour a variant dans [0,4] et obtint une richesse de comportements de dynamique des populations &#224; l'&#233;poque insoup&#231;onn&#233;e, certains pr&#233;sentant une &#171; apparence erratique et impr&#233;dictible &#224; long terme &#187;, et aujourd'hui qualifi&#233;s de &#171; chaotiques &#187;. Cet article de May inspira de nombreux travaux, portant entre autres sur les variations cycliques ou chaotiques de populations de pucerons, de sauterelles, de lemmings, de sardines, ou encore de syst&#232;mes pr&#233;dateur-proie (le choix des esp&#232;ces &#233;tudi&#233;es est d&#233;termin&#233; soit par l'occurrence de ph&#233;nom&#232;nes remarquables, comme les invasions de sauterelles ou les &#171; suicides collectifs &#187; de lemmings, soit par la pr&#233;sence de donn&#233;es fiables et pr&#233;cises sur une longue dur&#233;e, typiquement plus d'un si&#232;cle, fournis par les registres des cri&#233;es aux poissons, ou ceux des peausseries pour divers couples pr&#233;dateur-proie, comme les lynx et les li&#232;vres). Mais l'&#233;tude du chaos en biologie ne se limite pas &#224; la dynamique des populations, et d'autres domaines d'investigation sont : &#8211; l'&#233;pid&#233;miologie de certaines maladies infectieuses (rougeole, grippe1) ; &#8211; le rythme cardiaque ; &#8211; les neurosciences, tant &#224; l'&#233;chelle neuronale (enregistrement de l'activit&#233; &#233;lectrique d'un neurone) qu'&#224; l'&#233;chelle c&#233;r&#233;brale (activit&#233; enregistr&#233;e par &#233;lectroenc&#233;phalogramme) ; &#8211; le m&#233;tabolisme et les rythmes intracellulaires, observ&#233;s au niveau de concentrations de certaines mol&#233;cules (glucose, hormones, ions calcium ou potassium, ...). Ils illustrent et prolongent in vivo les comportements chaotiques manifest&#233;s par certaines r&#233;actions chimiques2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1079&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source : &#171; Le chaos en biologie &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Avec l'&#233;pid&#233;miologiste Roy Anderson, May a d&#233;velopp&#233; une s&#233;rie de mod&#232;les analytiques perspicaces, r&#233;sum&#233;s dans leur livre de 1991 Infectious Diseases of Humans : Dynamics and Control. Leur principale innovation consistait &#224; r&#233;duire le probl&#232;me de la compr&#233;hension du pourquoi et du moment des maladies &#224; quelques variables cl&#233;s. Si, par exemple, le nombre de nouvelles infections d'un cas primaire (le facteur de transmission, R0) d&#233;passe un, la maladie a le potentiel de devenir une &#233;pid&#233;mie. Anderson et May ont calcul&#233; le facteur de transmission efficace si une fraction de la population est immunis&#233;e, par exemple &#224; la suite de la vaccination. Cela leur a permis de pr&#233;dire la proportion de la population qui aurait besoin d'&#234;tre vaccin&#233;e pour &#233;viter la propagation d'une maladie. Ces informations constituent le fondement de notre compr&#233;hension de la pand&#233;mie de coronavirus, alors que R0 est pass&#233; de documents techniques &#224; des bulletins d'information &#224; travers le monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;With the epidemiologist Roy Anderson, May developed a series of insightful analytical models, summarized in their 1991 book Infectious Diseases of Humans : Dynamics and Control. Their key innovation was reducing the problem of understanding why and when diseases spread to a few key variables. If, for example, the number of new infections from one primary case (the transmission factor, R0) exceeds one, the disease has the potential to become an epidemic. Anderson and May calculated the effective transmission factor if a fraction of the population is immune, for instance as a result of vaccination. This allowed them to predict the proportion of the population that would need to be vaccinated to prevent the spread of a disease. These insights form the foundation of our understanding of the coronavirus pandemic, as R0 has moved from technical papers into news bulletins around the world.&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.nature.com/articles/d41586-020-01364-y&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nature.com/articles/d41586-020-01364-y&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert May and Roy Anderson, Infectious Diseases of Humans : Dynamics and Control&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=HT0--xXBguQC&amp;pg=PP9&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.google.fr/books?id=HT0--xXBguQC&amp;pg=PP9&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q&amp;f=false&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vale Robert May, the legendary scientist who helped us understand ecosystems, chaos theory and even pandemics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/vale-robert-may-the-legendary-scientist-who-helped-us-understand-ecosystems-chaos-theory-and-even-pandemics-137595&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theconversation.com/vale-robert-may-the-legendary-scientist-who-helped-us-understand-ecosystems-chaos-theory-and-even-pandemics-137595&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert May, Chaos and the dynamics of biological populations&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.jstor.org/stable/2398225?seq=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.jstor.org/stable/2398225?seq=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B. M. Bolker and B. T. Grenfell, Chaos and Biological Complexity in Measles Dynmaics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.jstor.org/stable/49933?seq=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.jstor.org/stable/49933?seq=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andreas Eilersen, Mogens H. Jensen &amp; Kim Sneppen, Chaos in disease outbreaks among prey, Scientific Reports&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nature.com/articles/s41598-020-60945-z&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nature.com/articles/s41598-020-60945-z&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.F.Olsen, G.L.Truty, W.M.Schaffer, Oscillations and chaos in epidemics : A nonlinear dynamic study of six childhood diseases in Copenhagen, Denmark&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0040580988900196&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0040580988900196&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrew Jones &amp; Nikolay Strigul, Is spread of COVID-19 a chaotic epidemic ? Chaos, Solitons &amp; Fractals (2021) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hoppensteadt, F. C., Mathematical Theories of Populations : Demographics, Genetics and Epidemics (SIAM, Philadelphia, 1975)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://epubs.siam.org/doi/abs/10.1137/1.9781611970487.ch3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://epubs.siam.org/doi/abs/10.1137/1.9781611970487.ch3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. F. Olsen and W. M. Schaffer, &#8220;Chaos versus noisy periodicity : Alternative hypotheses for childhood epidemics&#8221;, Science249(1990), 499&#8211;504&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://science.sciencemag.org/content/249/4968/499&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://science.sciencemag.org/content/249/4968/499&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Idris Ahmed, Goni Umar Modu[&#8230;] &amp; Ibrahim Yusuf, A mathematical model of Coronavirus Disease (COVID-19) containing asymptomatic and symptomatic classes, Results in Physics (2021) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2211379720321860?via%3Dihub&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2211379720321860?via%3Dihub&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. F. Olsen and W. M. Schaffer, Chaos in Childhood Epidemics&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-4757-0623-9_22&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-4757-0623-9_22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrew Jones &amp; Nikolay Strigul, Is spread of COVID-19 a chaotic epidemic ? Chaos, Solitons &amp; Fractals (2021) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dirk Stiefs, Ezio Venturino and Ulrike Feudel, Evidence of chaos in eco-epidemic models&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.aimsciences.org/article/doi/10.3934/mbe.2009.6.855&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.aimsciences.org/article/doi/10.3934/mbe.2009.6.855&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. Billings &amp; I. B. Schwartz, Journal of Mathematical Biology,Exciting chaos with noise : unexpected dynamics in epidemic outbreaks&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://link.springer.com/article/10.1007/s002850100110&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s002850100110&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stability or Chaos in Discrete Epidemic Models, Kenneth L.Cooke Daniel, F.Calef Eric V.Level&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9780124341500500138&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9780124341500500138&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Detecting Nonlinearity and Chaos in Epidemic Data, S Ellner, AR Gallant, J Theiler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?hl=fr&amp;lr=&amp;id=MZRkdfOBylYC&amp;oi=fnd&amp;pg=PA229&amp;dq=epidemic+and+chaos&amp;ots=afeDW5XEQg&amp;sig=2EwQNFxuV_tVrU3zzWB2dmsBtd0#v=onepage&amp;q=epidemic%20and%20chaos&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.google.fr/books?hl=fr&amp;lr=&amp;id=MZRkdfOBylYC&amp;oi=fnd&amp;pg=PA229&amp;dq=epidemic+and+chaos&amp;ots=afeDW5XEQg&amp;sig=2EwQNFxuV_tVrU3zzWB2dmsBtd0#v=onepage&amp;q=epidemic%20and%20chaos&amp;f=false&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S. Mangiarotti, M. Peyre, Y. Zhang, M. Huc, F. Roger, and Y. Kerr, Chaos theory applied to the outbreak of COVID-19 : an ancillary approach to decision making in pandemic context&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7231667/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7231667/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Autres lectures&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sud Ouest&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sudouest.fr/sante/le-coronavirus-peut-il-devenir-un-jour-un-simple-rhume-1266965.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sudouest.fr/sante/le-coronavirus-peut-il-devenir-un-jour-un-simple-rhume-1266965.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Futura sciences&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-pourrait-terminer-epidemie-coronavirus-81020/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-pourrait-terminer-epidemie-coronavirus-81020/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Conversation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/voici-comment-la-covid-19-pourrait-devenir-un-simple-rhume-154813&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theconversation.com/voici-comment-la-covid-19-pourrait-devenir-un-simple-rhume-154813&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CNRS : La th&#233;orie du chaos appliqu&#233;e &#224; l'&#233;pid&#233;mie de Covid-19&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/la-theorie-du-chaos-appliquee-lepidemie-de-covid-19&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/la-theorie-du-chaos-appliquee-lepidemie-de-covid-19&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Math&#233;matiques et pand&#233;mie&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.florilege-maths.fr/fiche/mathematiques-et-pandemie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.florilege-maths.fr/fiche/mathematiques-et-pandemie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cirad&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youtube&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Z27HG2dtgck&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=Z27HG2dtgck&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Temps&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://labs.letemps.ch/interactive/2020/quiz-pandemies/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://labs.letemps.ch/interactive/2020/quiz-pandemies/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France Culture&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.franceculture.fr/histoire/comment-se-terminent-les-epidemies&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.franceculture.fr/histoire/comment-se-terminent-les-epidemies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RCF Radio&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://rcf.fr/vie-quotidienne/comment-meurent-les-epidemies&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://rcf.fr/vie-quotidienne/comment-meurent-les-epidemies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LCI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lci.fr/sante/coronavirus-covid-19-comment-vivent-et-meurent-les-epidemies-2146851.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lci.fr/sante/coronavirus-covid-19-comment-vivent-et-meurent-les-epidemies-2146851.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France Info&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/ebola/sras-peste-noire-ebola-comment-meurent-les-epidemies_722095.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/ebola/sras-peste-noire-ebola-comment-meurent-les-epidemies_722095.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marianne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marianne.net/societe/covid-19-et-au-fait-comment-se-terminent-les-epidemies&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marianne.net/societe/covid-19-et-au-fait-comment-se-terminent-les-epidemies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Science et Avenir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencesetavenir.fr/sante/comment-se-terminent-les-epidemies_146074&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencesetavenir.fr/sante/comment-se-terminent-les-epidemies_146074&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Facebook&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://da-dk.facebook.com/franceculture/videos/comment-se-terminent-les-%C3%A9pid%C3%A9mies/245623736594416/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://da-dk.facebook.com/franceculture/videos/comment-se-terminent-les-%C3%A9pid%C3%A9mies/245623736594416/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C News&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cnews.fr/france/2020-07-29/coronavirus-vaccins-traitements-immunite-comment-se-terminent-les-epidemies-983094&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cnews.fr/france/2020-07-29/coronavirus-vaccins-traitements-immunite-comment-se-terminent-les-epidemies-983094&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mati&#232;re et R&#233;volution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1132&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1132&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PositivR&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://positivr.fr/comment-s-arrete-une-epidemie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://positivr.fr/comment-s-arrete-une-epidemie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arc Info&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.arcinfo.ch/dossiers/coronavirus/articles/coronavirus-comment-se-terminent-les-epidemies-939470&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.arcinfo.ch/dossiers/coronavirus/articles/coronavirus-comment-se-terminent-les-epidemies-939470&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ICI Qu&#233;bec&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1776132/pandemie-un-an-covid-19-histoire-virus-grippe-variole-cholera-peste-mortalite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1776132/pandemie-un-an-covid-19-histoire-virus-grippe-variole-cholera-peste-mortalite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RTL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/coronavirus-comment-disparait-une-epidemie-7800534490&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/coronavirus-comment-disparait-une-epidemie-7800534490&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Express&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/comment-les-pandemies-prennent-elles-fin_2126040.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/comment-les-pandemies-prennent-elles-fin_2126040.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nouvel Obs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200322.OBS26421/de-la-peste-au-coronavirus-7-choses-a-savoir-sur-l-histoire-des-epidemies.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200322.OBS26421/de-la-peste-au-coronavirus-7-choses-a-savoir-sur-l-histoire-des-epidemies.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parisien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-2019-ncov-comment-une-epidemie-prend-elle-fin-31-01-2020-8249091.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-2019-ncov-comment-une-epidemie-prend-elle-fin-31-01-2020-8249091.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orange&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://actu.orange.fr/societe/videos/comment-une-pandemie-prend-elle-fin-CNT000001q9l2N.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://actu.orange.fr/societe/videos/comment-une-pandemie-prend-elle-fin-CNT000001q9l2N.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sciences non lin&#233;aires</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article6745</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article6745</guid>
		<dc:date>2020-10-19T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sciences non lin&#233;aires &lt;br class='autobr' /&gt;
Ph&#233;nom&#232;nes chaotiques dans les syst&#232;mes &#171; simples &#187; non lin&#233;aires &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;terminisme et chaos, de Vincent Croquette &lt;br class='autobr' /&gt;
On a longtemps pens&#233; que l'aspect chaotique de certains ph&#233;nom&#232;nes physiques &#233;tait li&#233;, surtout en m&#233;canique des fluides, &#224; leur complexit&#233;. Or des solutions chaotiques apparaissent aussi des syst&#232;mes simples tels qu'une boussole plac&#233;e dans deux champs magn&#233;tiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certains syst&#232;mes physiques tels qu'un pendule, un circuit &#233;lectrique simple, une bille (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sciences non lin&#233;aires&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ph&#233;nom&#232;nes chaotiques dans les syst&#232;mes &#171; simples &#187; non lin&#233;aires&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;terminisme et chaos, de Vincent Croquette&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On a longtemps pens&#233; que l'aspect chaotique de certains ph&#233;nom&#232;nes physiques &#233;tait li&#233;, surtout en m&#233;canique des fluides, &#224; leur complexit&#233;. Or des solutions chaotiques apparaissent aussi des syst&#232;mes simples tels qu'une boussole plac&#233;e dans deux champs magn&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains syst&#232;mes physiques tels qu'un pendule, un circuit &#233;lectrique simple, une bille en chute libre, &#233;voluent de fa&#231;on que nous pouvons d&#233;crire &#224; l'aide d'une grandeur physique mesurable (la variable), de son taux de variation (la d&#233;riv&#233;e de cette variable par rapport au temps), et &#233;ventuellement du taux de variation du taux de variation de la variable (la d&#233;riv&#233;e seconde par rapport au temps). L'&#233;quation qui relie ces diff&#233;rentes grandeurs est une &#233;quation diff&#233;rentielle, dont la r&#233;solution permet de d&#233;crire parfaitement l'&#233;volution ult&#233;rieure du syst&#232;me, que l'on qualifie alors de d&#233;terministe. Dans le cas de la bille en chute libre, l'&#233;quation diff&#233;rentielle du mouvement est particuli&#232;rement simple puisqu'elle traduit le fait que l'acc&#233;l&#233;ration du corps (la d&#233;riv&#233;e seconde de sa position par rapport au temps) est constante et &#233;gale &#224; l'intensit&#233; de la pesanteur. Ainsi, si l'on conna&#238;t la position et la vitesse de la bille &#224; un instant donn&#233; (les conditions initiales), on peut, en les incorporant &#224; la solution g&#233;n&#233;rale de l'&#233;quation du mouvement, d&#233;terminer la position et la vitesse de la bille &#224; tout instant ult&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a encore peu de temps, les physiciens pensaient que les syst&#232;mes d&#233;terministes r&#233;gis par une &#233;quation diff&#233;rentielle parfaitement connue avaient des solutions r&#233;guli&#232;res, comme les oscillations d'un pendule ou la trajectoire d'une bille en chute libre. Cependant, cette opinion s'est modifi&#233;e &#224; la suite d'observations prouvant que, lorsque l'&#233;quation diff&#233;rentielle du syst&#232;me est &#171; non lin&#233;aire &#187;, celui-ci peut avoir des comportements chaotiques : &#224; premi&#232;re vue, on pourrait penser que c'est le hasard qui r&#233;git leur mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#171; &#233;quation diff&#233;rentielle non lin&#233;aire &#187; est une &#233;quation contenant des termes qui ne sont plus simplement proportionnels &#224; la variable ou &#224; l'une de ces d&#233;riv&#233;es. L'&#233;quation diff&#233;rentielle de la bille en chute libre est tout &#224; fait lin&#233;aire, mais celle du pendule simple ne l'est d&#233;j&#224; plus car la force qui tend &#224; ramener le pendule dans sa position d'&#233;quilibre varie comme le sinus de l'angle que fait le pendule avec la verticale. Si l'on peut remplacer la fonction sinus par une simple loi lin&#233;aire pour les petits angles, cette approximation devient tr&#232;s mauvaise d&#232;s que les angles sont importants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e que les syst&#232;mes d&#233;terministes ne sont pas des syst&#232;mes r&#233;gis par des &#233;quations ayant des solutions r&#233;guli&#232;res, infiniment pr&#233;cises, parfaites en quelque sorte, a mis longtemps avant de s'imposer, bien que les contre-exemples n'aient pas manqu&#233;s ; le plus fameux est sans doute la turbulence dans les fluides, mais il pr&#233;sentait une propri&#233;t&#233; particuli&#232;re qui permettait de rendre compte du caract&#232;re chaotique des solutions : dans un fluide, une infinit&#233; de configurations, ou modes, peuvent devenir instables et le physicien L. Landau avait d&#233;crit vers 1950 la turbulence comme la manifestation simultan&#233;e de l'ensemble de ces modes, associ&#233;s chacun &#224; une fr&#233;quence particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1963, E. Lorentz fit progresser les connaissances sur le sujet de fa&#231;on notable : pour mod&#233;liser les mouvements convectifs d'une couche d'air, il proposa un syst&#232;me d'&#233;quations tr&#232;s simples et parfaitement d&#233;terministes dont les solutions chaotiques d&#233;crivaient la turbulence de la couche d'air sans faire intervenir cette infinit&#233; de modes. D&#232;s lors, on a voulu voir le chaos un peu partout dans les syst&#232;mes d&#233;terministes simples et les physiciens s'int&#233;ressent aujourd'hui &#224; nombre de ph&#233;nom&#232;nes qu'ils avaient remarqu&#233;s mais n&#233;glig&#233;s, car ils en attribuaient le caract&#232;re chaotique &#224; l'impropri&#233;t&#233; des conditions exp&#233;rimentales plut&#244;t qu'&#224; l'aspect non lin&#233;aire de leur &#233;quation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engouement des physiciens pour les syst&#232;mes stochastiques est &#233;galement li&#233; aux structures fascinantes que peuvent poss&#233;der ces syst&#232;mes : le caract&#232;re d&#233;terministe qu'on croyait souvent effac&#233; par la stochasticit&#233; appara&#238;t, d'une certaine fa&#231;on, dans l'ordre relatif qui se d&#233;gage des solutions chaotiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nom d'attracteurs &#233;tranges donn&#233; &#224; la repr&#233;sentation math&#233;matique de ces solutions traduit bien cette fascination. Nous d&#233;crirons plus loin certains de ces attracteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple math&#233;matique simple qui illustre bien ces divers aspects de la stochasticit&#233; est celui, d&#233;sormais classique, des it&#233;rations d'une fonction dont la forme du graphe est celle d'une cloche. Les fonctions d'une variable sont des expressions math&#233;matiques dont la valeur est d&#233;termin&#233;e par la valeur attribu&#233;e &#224; une seule quantit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etant donn&#233; une telle fonction f de la variable x, le processus d'it&#233;ration consiste, &#224; partir d'une valeur initiale x0, &#224; calculer f(x0), la valeur prise par la fonction f lorsque la variable x prend la valeur x0 et &#224; appeler x1 cette valeur de f(x0) ; la valeur du troisi&#232;me terme x2 de cette suite est alors &#233;gale &#224; f(x1), et ainsi de suite. Pour certains types de fonctions f d&#233;pendant du param&#232;tre k, comme par exemple la fonction f(x) obtenue en multipliant 4k avec x et (1-x), la suite xn des valeurs successives de la fonction devient chaotique au-del&#224; d'une certaine valeur de k ; cette phase chaotique est pr&#233;c&#233;d&#233;e d'une phase r&#233;guli&#232;re, la transition vers le chaos se faisant de fa&#231;on tr&#232;s particuli&#232;re : dans le cas de la fonction f(x) = 4 k x (1-x), la suite des valeurs xn, pour une valeur initiale x0 comprise entre z&#233;ro et un, tend vers une valeur limite unique lorsque k est inf&#233;rieur &#224; &#190;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des valeurs de k l&#233;g&#232;rement sup&#233;rieures &#224; &#190;, la suite n'admet plus de limite unique, mais ses termes sont alternativement proches de deux valeurs : il s'est produit ce que l'on appelle un premier d&#233;doublement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le param&#232;tre k devient sup&#233;rieur &#224; 0,086237, la suite oscille autour de quatre valeurs : un deuxi&#232;me d&#233;doublement est apparu. Une &#171; cascade &#187; de d&#233;doublements se poursuit lorsque le param&#232;tre k augmente : un troisi&#232;me d&#233;doublement donne lieu &#224; un cycle de huit valeurs, etc., et l'&#233;tat chaotique appara&#238;t finalement pour une valeur de k correspondant &#224; une infinit&#233; de d&#233;doublements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exemple peut sembler trop simple et &#233;loign&#233; des syst&#232;mes physiques r&#233;els. Pourtant A. Libchaber et J. Maurer, &#224; l'Ecole Normale Sup&#233;rieure, ont les premiers observ&#233;s, au cours d'exp&#233;riences de turbulence dans l'h&#233;lium et dans le mercure, un sc&#233;nario de transition vers le chaos tout &#224; fait similaire. Depuis, d'autres physiciens ont observ&#233; ce type de ph&#233;nom&#232;ne dans les fluides plus commun comme l'eau (M. Gollub et M. Giglio).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dispositif extr&#234;mement simple, une boussole plac&#233;e dans deux champs magn&#233;tiques, permet de pr&#233;senter les principaux aspects des syst&#232;mes d&#233;terministes o&#249; appara&#238;t la stochasticit&#233;. Le fait que cet exemple rel&#232;ve de la m&#233;canique classique est loin d'&#234;tre fortuit : celle-ci a jou&#233; un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans la compr&#233;hension de ces syst&#232;mes, bien que ce fait soi rarement mentionn&#233; ; ce chapitre tend &#224; combler cette m&#233;connaissance. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; notre boussole, plac&#233;e dans un champ magn&#233;tique uniforme et stationnaire, le champ terrestre par exemple : quelles que soient les conditions initiales, l'aiguille aimant&#233;e s'aligne avec le champ magn&#233;tique apr&#232;s avoir effectu&#233; quelques oscillations de part et d'autre de celui-ci. Si l'aiguille tournait sans aucun frottement, la boussole oscillerait ind&#233;finiment car elle constitue un syst&#232;me tout &#224; fait &#233;quivalent au pendule simple : comme le pendule, la boussole poss&#232;de un degr&#233; de libert&#233; et elle appartient &#224; la classe des syst&#232;mes pour laquelle l'ensemble des cas int&#233;grables a la m&#234;me dimension a que l'ensemble des solutions. Tous les syst&#232;mes &#224; un degr&#233; de libert&#233; sont int&#233;grables et le pendule simple, malgr&#233; son caract&#232;re non lin&#233;aire, est int&#233;grable ; comme notre boussole soumise &#224; un champ magn&#233;tique fixe, le pendule n'aura que des mouvements r&#233;guliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire appara&#238;tre des mouvements stochastiques, il faut augmenter le nombre de degr&#233;s de libert&#233; : dans ce dessein, on ajoute au champ magn&#233;tique fixe un champ magn&#233;tique tournant. Pratiquement, pour ajouter un champ magn&#233;tique tournant au champ magn&#233;tique terrestre (fixe) qui s'exerce sur la boussole, il nous suffit de poser un barreau aimant&#233; sur le plateau d'un tourne-disque dont l'axe serait confondu avec celui de la boussole ; on produirait ainsi un champ magn&#233;tique horizontal tournant &#224; la m&#234;me vitesse que le plateau. Le syst&#232;me r&#233;alis&#233;, tr&#232;s simple, nous permet d'observer des mouvements stochastiques dont la complexit&#233; est remarquable. Mais avant d'entrer plus avant dans la description de ces mouvements, cherchons &#224; comprendre pourquoi ce syst&#232;me poss&#232;de deux degr&#233;s de libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de rester dans le cadre de la m&#233;canique classique, nous supposerons que le plateau du tourne-disque tourne sans frottement apr&#232;s qu'on l'a lanc&#233; avec une vitesse angulaire om&#233;ga z&#233;ro ; pour cela, il faut supposer que le plateau reste en rotation &#224; vitesse constante gr&#226;ce &#224; son inertie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ces conditions, on d&#233;crit la configuration du syst&#232;me avec deux variables : l'angle th&#234;ta que fait la boussole avec le champ magn&#233;tique fixe et l'angle phi que fait le champ magn&#233;tique tournant par rapport au champ magn&#233;tique fixe. Cependant, ce syst&#232;me &#224; deux degr&#233;s de libert&#233; est un peu particulier car les couplages qui existent entre la boussole et l'aimant solidaire du plateau ont des effets tr&#232;s dissym&#233;triques : le mouvement de la boussole est directement influenc&#233; par celui du plateau (par l'interm&#233;diaire du champ magn&#233;tique tournant), mais le mouvement du plateau est tr&#232;s peu affect&#233; par celui de la boussole. Cela est d'autant plus vrai que le plateau est plus massif et que son inertie est beaucoup plus grande : dans la limite o&#249; la masse du plateau devient infinie, le plateau se comporte comme un syst&#232;me isol&#233; et son mouvement n'est alors qu'une rotation r&#233;guli&#232;re ; l'angle phi est &#233;gal au produit de la vitesse angulaire om&#233;ga z&#233;ro par le temps t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'espace des phases (angle om&#233;ga, d&#233;riv&#233;e d'om&#233;ga, angle phi, d&#233;riv&#233;e de phi) &#224; quatre dimensions, l'&#233;volution du syst&#232;me s'effectue dans un sous-espace &#224; trois dimensions un peu particulier : comme phi est &#233;gal &#224; om&#233;ga z&#233;ro fois t, la d&#233;riv&#233;e de l'angle phi est &#233;gale &#224; la constante om&#233;ga z&#233;ro et ce sous-espace est donc (om&#233;ga, d&#233;riv&#233;e d'om&#233;ga, phi), om&#233;ga d&#233;signant la vitesse angulaire de la boussole. En outre, l'&#233;volution du point repr&#233;sentatif du syst&#232;me le long de l'axe phi est tr&#232;s simple puisque l'angle phi varie lin&#233;airement avec le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, nous avons n&#233;glig&#233; l'influence des frottements qui dissipent l'&#233;nergie dans les syst&#232;mes physiques, mais l'existence de ces frottements d&#233;termine la nature d'un syst&#232;me : un syst&#232;me est non dissipatif, ou hamiltonien, en l'absence de frottement, comme les syst&#232;mes c&#233;lestes par exemple ; en revanche, les syst&#232;mes qui nous sont plus accessibles sont g&#233;n&#233;ralement dissipatifs car ils pr&#233;sentent des frottements : c'est le cas de la boussole. Cependant, nous &#233;tudierons, en premier lieu, les solutions du syst&#232;me non dissipatif obtenues par des simulations sur ordinateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons tout d'abord le cas o&#249; le champ magn&#233;tique tournant est nul ; comme nous l'avons du, le probl&#232;me est alors analogue &#224; l'&#233;tude du mouvement du pendule : l'espace des phases poss&#232;de deux dimensions rep&#233;r&#233;es, l'une par l'angle th&#234;ta que fait la boussole avec le champ magn&#233;tique fixe, et l'autre par la vitesse angulaire, d&#233;riv&#233;e de th&#234;ta, de la boussole. Comme deux configurations qui ne diff&#232;rent que d'un nombre entier de tours de la boussole sont identiques, l'espace des phases est p&#233;riodique suivant l'axe th&#234;ta, c'est-&#224;-dire qu'il est constitu&#233; d'un motif que l'on retrouve chaque fois que l'on augmente th&#234;ta de deux fois Pi. Nous n'&#233;tudierons donc que ce motif pour des valeurs de l'angle th&#234;ta entre moins Pi et plus Pi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce aux &#233;quations du mouvement, on obtient les diff&#233;rentes trajectoires du point repr&#233;sentatif du syst&#232;me dans l'espace des phases. Ces trajectoires sont multiples car, en l'absence de frottement, il en existe une pour chaque valeur de l'&#233;nergie totale : &#224; chaque couple form&#233; d'une valeur de th&#234;ta et d'une de sa d&#233;riv&#233;e, de conditions initiales, est associ&#233;e une &#233;nergie et une trajectoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, quand nous &#233;cartons la boussole du champ magn&#233;tique fixe et quand nous la l&#226;chons sans lui donner de vitesse initiale, la trajectoire du point repr&#233;sentatif du syst&#232;me est une courbe ferm&#233;e qui ressemble &#224; une ellipse d'autant plus grande que l'angle dont nous avons &#233;cart&#233; la boussole sera importante ; ce type de trajectoire correspond &#224; un mouvement d'oscillation de la boussole autour du champ magn&#233;tique fixe, et l'on dit alors que la boussole est pi&#233;g&#233;e dans le champ magn&#233;tique fixe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous communiquons &#224; la boussole une impulsion suffisamment forte afin qu'elle dispose d'assez d'&#233;nergie pour d&#233;passer l'angle th&#234;ta &#233;gale Pi (la position dans laquelle la boussole pointe dans la direction oppos&#233;e au champ magn&#233;tique), la boussole se met alors &#224; tourner sans fin, acc&#233;l&#233;rant lorsque sa direction se rapproche de celle du champ magn&#233;tique et ralentissant quand elle s'en &#233;carte. Dans l'espace des phases, la trajectoire de son point repr&#233;sentatif est une trajectoire ouverte. Une trajectoire tr&#232;s particuli&#232;re qui jouera un r&#244;le fondamental par la suite est celle qui constitue la fronti&#232;re entre l'ensemble des trajectoires ouvertes et celui des trajectoires ferm&#233;es : c'est la s&#233;paratrice pour laquelle l'impulsion communiqu&#233;e &#224; la boussole lui permet d'atteindre sa position d'&#233;quilibre instable (o&#249; l'angle th&#234;ta est &#233;gal &#224; Pi), avec une vitesse nulle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passe-t-il lorsque la boussole se trouve simultan&#233;ment dans deux champs magn&#233;tiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apparition de la stochasticit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons indiqu&#233; pr&#233;c&#233;demment comment, pour ce syst&#232;me &#224; deux degr&#233;s de libert&#233; un peu particulier, les trajectoires du point repr&#233;sentatif du syst&#232;me s'inscrivent dans l'espace des phases &#224; trois dimensions rep&#233;r&#233; par (th&#234;ta, d&#233;riv&#233;e de th&#234;ta et phi). Or, les probl&#232;mes int&#233;grables sont ceux dont les trajectoires s'inscrivent sur des tores de dimension deux : la boussole &#233;tant plac&#233;e dans les deux champs magn&#233;tiques, si le probl&#232;me &#233;tait int&#233;grable, les trajectoires s'inscriraient sur des surfaces &#224; deux dimensions dans l'espace (th&#234;ta, d&#233;riv&#233;e de th&#234;ta et phi). Imaginons (et nous verrons que, dans certains cas, c'est effectivement ce qui se passe) que le mouvement soit simplement la somme des deux mouvements obtenus s&#233;par&#233;ment avec chacun des champs magn&#233;tiques. Pi&#233;g&#233;e par le champ fixe, la boussole oscillerait &#224; la fr&#233;quence F, et le point repr&#233;sentatif du syst&#232;me d&#233;crirait une ellipse dans le plan (th&#234;ta, th&#234;ta). Le champ magn&#233;tique tournant imprimerait &#224; la boussole un deuxi&#232;me mouvement d'oscillation, &#224; la fr&#233;quence f0 (&#233;gale &#224; om&#233;ga z&#233;ro divis&#233; par deux Pi) et le point repr&#233;sentatif du syst&#232;me d&#233;crirait alors une h&#233;lice s'inscrivant sur un cylindre puisqu'il devrait &#224; la fois tourner dans le plan (th&#234;ta, th&#234;ta) et se d&#233;placer &#224; vitesse constante suivant l'axe Phi&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, les trajectoires stochastiques qui existent dans ce syst&#232;me se trouvent dans un volume que l'on peut d&#233;crire comme l'une des surfaces du syst&#232;me suppos&#233; int&#233;grable, ayant pris une certaine &#171; &#233;paisseur &#187; ; en fait, le syst&#232;me non int&#233;grable poss&#232;de les deux types de solution : des mouvements r&#233;guliers correspondant aux cylindre dans l'espace des phases et des mouvements stochastiques, comme nous allons le voir ; la nature du mouvement d&#233;pend des conditions initiales&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La stochasticit&#233; &#224; grande &#233;chelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sonances associ&#233;es aux champs magn&#233;tiques fixes et tournants sont bord&#233;s par des zones stochastiques qui ont remplac&#233; les s&#233;paratrices ; lorsque l'on augmente le param&#232;tre de stochasticit&#233; s, ces zones stochastiques s'&#233;paississent et finissent par fusionner pour donner naissance &#224; la stochasticit&#233; &#224; grande &#233;chelle. On d&#233;crit ce ph&#233;nom&#232;ne de fa&#231;on tr&#232;s simple en consid&#233;rant le crit&#232;re de recouvrement des r&#233;sonances : lorsque le param&#232;tre de stochasticit&#233; est &#233;gal &#224; un, les s&#233;paratrices des r&#233;sonances, si elles existaient encore, viendraient &#224; se toucher ; pour des valeurs du param&#232;tre de stochasticit&#233; sup&#233;rieures &#224; un, les domaines du pi&#233;geage d&#233;limit&#233;s par les s&#233;paratrices se recouvriraient et la boussole serait pi&#233;g&#233;e &#224; la fois par le champ magn&#233;tique fixe et par le champ magn&#233;tique tournant : cela n'est pas possible et la boussole r&#233;sout le probl&#232;me en adoptant un mouvement stochastique : elle reste pi&#233;g&#233;e un certain temps autour du champ magn&#233;tique fixe, oscillant de fa&#231;on irr&#233;guli&#232;re, puis acc&#233;l&#232;re subitement pour rattraper le champ magn&#233;tique tournant, oscille tout aussi irr&#233;guli&#232;rement autour de lui, revient autour du champ magn&#233;tique fixe, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on continue d'augmenter le param&#232;tre de stochasticit&#233;, la boussole finit par accompagner le champ magn&#233;tique tournant durant quelques tours dans ses mouvements chaotiques&#8230; Le syst&#232;me retrouve bient&#244;t une solution r&#233;guli&#232;re, puis retourne au chaos, apr&#232;s une nouvelle cascade de d&#233;doublements. Par la suite, le syst&#232;me conna&#238;tra une alternance de phases chaotiques entrecoup&#233;es de phases r&#233;guli&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intermittence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de ces alternances, chaque fois que l'on passe d'une phase r&#233;guli&#232;re &#224; une phase chaotique, le param&#232;tre de stochasticit&#233; s augmentant, on observe une cascade de d&#233;boublements de p&#233;riode ainsi qu'une cascade inverse. Quand on passe d'une phase chaotique &#224; une phase r&#233;guli&#232;re, toujours en augmentant le param&#232;tre de stochasticit&#233; s, la transition s'effectue suivant un m&#233;canisme tout aussi remarquable : l'intermittence. Ainsi, juste avant de revenir &#224; un mouvement r&#233;gulier, la phase chaotique est assez facile &#224; d&#233;crire : la boussole oscille autour du champ magn&#233;tique fixe et l'on pourrait penser que cette oscillation est r&#233;guli&#232;re. En fait, l'amplitude de l'oscillation &#233;volue lentement avec le temps, elle augmente d'abord tr&#232;s doucement, &#224; partir d'un certain niveau s'amplifie plus franchement et l'oscillation devient brusquement chaotique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements de la boussole sont donc une succession de phases d'oscillations presque r&#233;guli&#232;res, entrecoup&#233;es de bouff&#233;es chaotiques, chacune des phases &#233;tant de dur&#233;e variable&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait de &#171; L'ordre du chaos &#187;, revue de &#171; Pour la science &#187;, novembre 1992&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article540&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'id&#233;e du non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=non-lin%C3%A9aire+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les ph&#233;nom&#232;nes non lin&#233;aires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1911/1911.11594.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Effets non lin&#233;aires observ&#233;s sur les oscillations d'un pendule simple&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/loin_de_l_equilibre.16&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Effets non lin&#233;aires loin de l'&#233;quilibre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lerepairedessciences.fr/sciences/agregation_fichiers/LECONS/PHYSIQUE/lp_55.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Effets de non-lin&#233;arit&#233; sur le comportement d'un oscillateur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://kobold.free.fr/capes/document/nonlineaire.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Oscillateurs non lin&#233;aires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://hal-univ-diderot.archives-ouvertes.fr/cel-01405722/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Introduction &#224; la physique non lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.numdam.org/issue/MSM_1960__141__1_0.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;canique non lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://arxiv.org/archive/nlin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nonlinear Sciences&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://cours.espci.fr/site.php?id=263&amp;fileid=984&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Syst&#232;mes Nonlin&#233;aires et Introduction au Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot59&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3954&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dynamique non-lin&#233;aire, cr&#233;atrice de nouveaut&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=PQVh_q7aaLA&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Doublement de fr&#233;quence dans des cristaux non lin&#233;aires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.unige.ch/sciences/physique/tp/tpi/Liens/Protocoles/Complements/compl_Chaos.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire aussi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Pl7b1FR9Cfg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Optique non lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=JNWM8hTXVNM&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mouvement et d&#233;terminisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://nonlineaire.univ-lille1.fr/SNL/pourquoi/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que l'attracteur de Lorentz et le chaos climatique ?</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article6749</link>
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		<dc:date>2020-07-26T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>
		<dc:subject>Climat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une toute petite diff&#233;rence des conditions initiales entra&#238;ne un changement radical &#224; moyen terme ou la &#034;sensibilit&#233; aux conditions initiales&#034; dite &#034;effet papillon&#034;... &lt;br class='autobr' /&gt;
Attracteur de Lorentz &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que l'attracteur de Lorentz et le chaos climatique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que le chaos &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'un attracteur &#233;trange ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Attracteurs Etranges et Chaos &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que l'attracteur de Lorentz &lt;br class='autobr' /&gt;
La th&#233;orie de Lorentz est valid&#233;e par les nouvelles recherches &lt;br class='autobr' /&gt;
Les th&#232;ses du climatologue Lorentz (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot285" rel="tag"&gt;Climat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une toute petite diff&#233;rence des conditions initiales entra&#238;ne un changement radical &#224; moyen terme ou la &#034;sensibilit&#233; aux conditions initiales&#034; dite &#034;effet papillon&#034;...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13900 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-129-c9980-baf85.jpg?1782270323' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de Lorentz&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13901 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L408xH251/-378-fb2b4-5da7f.gif?1782270323' width='408' height='251' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est-ce que l'attracteur de Lorentz et le chaos climatique ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.unige.ch/sciences/physique/tp/tpi/Liens/Protocoles/Complements/compl_Chaos.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article706&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un attracteur &#233;trange ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cax.free.fr/chaos/chaos.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Attracteurs Etranges et Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Attracteur_de_Lorenz&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que l'attracteur de Lorentz&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.skyfall.fr/2016/10/24/lorenz-valide/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La th&#233;orie de Lorentz est valid&#233;e par les nouvelles recherches&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5518&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les th&#232;ses du climatologue Lorentz s'opposent &#224; la th&#233;orie du r&#233;chauffement global ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5384&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le climat est-il un ph&#233;nom&#232;ne physique du domaine du chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://perso.ens-lyon.fr/ghys/articles/lorenzparadigme.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'attracteur de Lorenz, paradigme du chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.math.u-psud.fr/~ruette/vulgarisation/vulgarisation.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot59&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore sur le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://iceblog.over-blog.com/article-meteo-climat-chaos-une-petite-analogie-39201474.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;t&#233;o, climat et chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://webusers.imj-prg.fr/~david.aubin/publis/sous%20presses-a.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Syst&#232;mes dynamiques et chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce qu'un attracteur &#233;trange ?</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article6116</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article6116</guid>
		<dc:date>2018-12-08T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Attracteur de Lorenz &lt;br class='autobr' /&gt;
Attracteur de H&#233;non &lt;br class='autobr' /&gt;
L'attracteur &#233;trange : cette courbe n'est pas celle du mouvement mais repr&#233;sente les &#233;tats du syst&#232;me et elle montre que dans des cas o&#249; on aurait l'impression du d&#233;sordre, il y a cependant un certain type d'ordre, des lois, d'o&#249; l'expression &#034;chaos d&#233;terministe&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un attracteur signifie que la dynamique a tendance &#224; &#234;tre attir&#233;e par lui. Par exemple, le fleuve est un attracteur du bassin fluvial. &lt;br class='autobr' /&gt;
Etrange signifie que la forme de cet attracteur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10977 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L269xH287/-100-1dfac-f5557.gif?1782270323' width='269' height='287' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de Lorenz&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10976 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L408xH251/-378-e7ad5-2032e.gif?1782270323' width='408' height='251' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10975 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L371xH235/henon-ea3be-3850f.gif?1782270323' width='371' height='235' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de H&#233;non&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10974 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH150/-113-b39d2-e269d.gif?1782270323' width='200' height='150' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'attracteur &#233;trange : cette courbe n'est pas celle du mouvement mais repr&#233;sente les &#233;tats du syst&#232;me et elle montre que dans des cas o&#249; on aurait l'impression du d&#233;sordre, il y a cependant un certain type d'ordre, des lois, d'o&#249; l'expression &#034;chaos d&#233;terministe&#034;.
&lt;p&gt;Un attracteur signifie que la dynamique a tendance &#224; &#234;tre attir&#233;e par lui. Par exemple, le fleuve est un attracteur du bassin fluvial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etrange signifie que la forme de cet attracteur n'est pas une courbe ni une surface et n'est m&#234;me pas continue mais reconstitu&#233;e point par point de mani&#232;re discontinue par la dynamique qui, bien qu'apparemment d&#233;sordonn&#233;e, reconstitue ce type sp&#233;cial d'ordre. C'est un ordre de type chaos d&#233;terministe car il ob&#233;it &#224; la sensibilit&#233; aux conditions initiales (un petit changement entra&#238;ne des possibilit&#233;s de changements consid&#233;rables par la suite). Il y a donc &#224; la fois attraction et m&#233;lange.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'attracteur &#233;trange &#233;largit consid&#233;rablement le domaine de connaissance puisqu'elle permet d'&#233;tudier des ph&#233;nom&#232;nes apparemment d&#233;sordonn&#233;s et qui subissent cependant des contraintes tout &#224; fait d&#233;terministes, parviennent &#224; un certain type d'ordre dynamique qui n'est pas fond&#233; sur une autre stabilit&#233; que celle d'une structure globale. dans le monde r&#233;el, ce type de syst&#232;me est courante : du nuage &#224; l'&#233;conomie et du rythme biologique &#224; la dynamique d'une ville.&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_10973 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH372/lorenz1-7144c-c4807.jpg?1782270323' width='500' height='372' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de Lorentz du climat&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10972 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH400/image008-3e5ab-75109.png?1782270323' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;attracteur &#233;trange&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'attracteur &#233;trange signifie que la nature produit des horloges qui ne sont pas p&#233;riodiques. Loin de l'&#233;quilibre, les syst&#232;mes dynamiques dissipatifs sont capables de produire des horloges, c'est-&#224;-dire des rythmes, qui ne sont pas strictement p&#233;riodiques. L'attracteur &#233;trange signifie que le retour ne provient pas d'un passage &#224; l'&#233;quilibre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10971 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH330/damped_driven_chaotic_pendulum_-_double_period_behavior-93052-b1d2f.jpg?1782270323' width='500' height='330' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;attracteur d'un comportement &#224; deux p&#233;riodes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/science_en_cours/dossier_programmes/ordre_et_desordre/du_cote_de_la_recherche/et_si_dieu_jouait_aux_des_2000&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos dans les mouvements des fluides, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilya Prigogine et Isabelle Stengers dans &#171; Entre le temps et l'&#233;ternit&#233; &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le pass&#233;, (&#8230;) tous les syst&#232;mes soumis &#224; un attracteur semblaient devoir &#171; se ressembler &#187;. Aujourd'hui, la notion d'attracteur symbolise au contraire la diversit&#233; qualitative des syst&#232;mes dissipatifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La notion d'&#233;tat attracteur renvoie en effet &#224; celle de syst&#232;me dissipatif, producteur d'entropie. Un pendule id&#233;al, sans frottement, n'a pas d'&#233;tat attracteur, mais poursuit ind&#233;finiment son mouvement d'oscillation. En revanche, le mouvement d'un pendule r&#233;el s'amortit progressivement. Dans le cas du pendule simple, l'existence de l'attracteur que constitue son &#233;tat d'&#233;quilibre (au sens m&#233;canique) permet de caract&#233;riser tout mouvement pendulaire r&#233;el en toute g&#233;n&#233;ralit&#233;, sans avoir besoin de le conna&#238;tre dans sa particularit&#233;. Quelles que soient la vitesse et la position initiale du pendule, nous savons en effet comment nous pourrons le d&#233;crire si nous attendons assez longtemps : il finira par se trouver au repos dans sa position d'&#233;quilibre. De m&#234;me, l'existence de l'attracteur que constitue l'&#233;tat d'&#233;quilibre thermodynamique permet d'affirmer qu'une population de milliards de milliards de particules dans une enceinte isol&#233;e &#233;voluera vers un &#233;tat dont la description ne d&#233;pend plus que d'un petit nombre de param&#232;tres observables, tels que temp&#233;rature et pression. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour nous repr&#233;senter l'attracteur, introduisons un espace dans lequel cet attracteur est plong&#233;. Cet espace poss&#232;dera autant de dimensions qu'il faut de variables pour d&#233;crire l'&#233;volution temporelle du syst&#232;me. Les &#233;tats d'&#233;quilibre des syst&#232;mes dissipatifs correspondent par d&#233;finition &#224; des attracteurs ponctuels, repr&#233;sent&#233;s par un point de cet espace. C'est &#233;galement le cas pour les syst&#232;mes proches de l'&#233;quilibre thermodynamique et soumis au th&#233;or&#232;me de production d'entropie minimum. Dans tous les cas, quelle que soit la pr&#233;paration initiale du syst&#232;me, l'&#233;volution de celui-ci sous des conditions aux limites donn&#233;es &#8211; pourra &#234;tre repr&#233;sent&#233; par une trajectoire menant du point repr&#233;sentant l'&#233;tat initial vers le point attracteur. Celui-ci domine donc la totalit&#233; de l'espace. Tous les syst&#232;mes repr&#233;sent&#233;s par les m&#234;mes variables ind&#233;pendantes aux m&#234;mes conditions aux limites &#171; reviennent au m&#234;me &#187;, connaissent le m&#234;me destin.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;couverte loin de l'&#233;quilibre des comportements coh&#233;rents, telle l' &#171; horloge chimique &#187;, avec sa p&#233;riode temporelle bien d&#233;termin&#233;e, implique un premier &#233;largissement de la notion d'attracteur. Ici, il ne s'agit plus d'un point mais d'une ligne. Cette fois, quelle que soit la situation initiale, le syst&#232;me &#233;volue vers un &#171; cycle limite &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un syst&#232;me caract&#233;ris&#233; par un cycle limite reste un syst&#232;me pr&#233;visible, que l'on peut d&#233;crire de mani&#232;re simple. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es, on croyait que les seuls attracteurs possibles correspondaient &#224; des vari&#233;t&#233;s continues, telles que lignes, surfaces et volumes. Mais la d&#233;couverte des &#171; attracteurs &#233;tranges &#187; a ouvert des nouvelles. Les attracteurs &#233;tranges ne sont pas caract&#233;ris&#233;s par des dimensions enti&#232;res, comme une ligne ou une surface, mais par des dimensions fractionnaires. Ce sont ce que, depuis Mandelbrot, on appelle des vari&#233;t&#233;s fractales. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; il y a peu, l'existence d'un attracteur avait &#233;t&#233; synonyme de stabilit&#233; et de reproductibilit&#233; : retour au &#171; m&#234;me &#187; malgr&#233; les perturbations, quelles que soient les particularit&#233;s initiales. Aux nouveaux types d'attracteurs correspondent des comportements &#171; sensibles aux conditions initiales &#187; qui font perdre son sens &#224; la notion de &#171; m&#234;me &#187;. Dans toute r&#233;gion, aussi petite soit-elle, occup&#233;e par l'attracteur fractal, passent autant de trajectoires que l'on veut, et chacune de ces trajectoires conna&#238;t un destin diff&#233;rent des autres. En cons&#233;quence, des situations initiales aussi voisines que l'on veut peuvent engendrer des &#233;volutions divergentes. La moindre diff&#233;rence, la moindre perturbation, loin d'&#234;tre rendue insignifiante par l'existence de l'attracteur, a donc des cons&#233;quences consid&#233;rables. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous arrivons ici &#224; la d&#233;finition du comportement &#171; chaotique &#187;, qui est un comportement typique des syst&#232;mes caract&#233;ris&#233;s par un attracteur &#233;trange. Un comportement est chaotique si des trajectoires issues de points, aussi voisins que l'on veut dans l'espace des phases, s'&#233;loignent les unes des autres au cours du temps de mani&#232;re exponentielle ; la distance entre deux points quelconques appartenant &#224; de telles trajectoires croit proportionnellement &#224; une fonction exponentielle de l'inverse du temps de Lyapounov.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le temps de Lyapounov permet de d&#233;finir une v&#233;ritable &#171; &#233;chelle de temps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilya Prigogine et Isabelle Stengers dans &#171; La nouvelle alliance &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Une notion cruciale est la notion d'attracteur. Les exemples d'attracteurs sont innombrables et bien connus de la physique. Le pendule, qui s'immobilise progressivement, rejoint son &#233;tat attracteur. Le liquide chaud dont la temp&#233;rature rejoint progressivement celle de l'environnement gagne son &#233;tat attracteur. (&#8230;) Nous avons vu que, pr&#232;s de l'&#233;quilibre, l'&#233;tat stationnaire correspond (&#8230;.) &#224; un &#233;tat attracteur essentiellement analogue &#224; l'&#233;tat d'&#233;quilibre. Mais, loin de l'&#233;quilibre, d'autres types d'attracteurs peuvent appara&#238;tre, et notamment le &#171; cycle limite &#187;, correspondant &#224; un comportement temporel p&#233;riodique adopt&#233; de mani&#232;re spontan&#233;e par le syst&#232;me. (&#8230;) Depuis, de nouveaux types d'attracteurs ont &#233;t&#233; d&#233;couverts qui enrichissent la dialectique du r&#233;gulier et de l'al&#233;atoire. (&#8230;) Ces attracteurs ne correspondent pas &#224; un point, comme l'&#233;tat d'&#233;quilibre, ou &#224; une ligne, comme le cycle limite, mais &#224; un ensemble dense de points, un ensemble assez dense pour que l'on puisse trouver de ces points dans toute r&#233;gion, aussi petite soit-elle. Il s'agit d'un ensemble auquel peut &#234;tre attribu&#233; une dimension &#171; fractale &#187;. Les attracteurs de ce type impliquent, de la part du syst&#232;me qu'ils caract&#233;risent, un comportement de type chaotique. Attracteur et stabilit&#233; cessent ici d'aller de pair. David Ruelle a caract&#233;ris&#233; ces &#171; attracteurs &#233;tranges &#187;, qu'on a &#233;galement appel&#233;s &#171; attracteurs fractals &#187;, par leur tr&#232;s grande sensibilit&#233; aux conditions initiales. Ce qui signifie que l'&#233;tat attracteur ne se caract&#233;rise plus du tout par son insensibilit&#233; &#224; de petites variations de ses param&#232;tres. Toute petite variation est susceptible d'entra&#238;ner des effets sans mesure, de d&#233;porter le syst&#232;me d'un &#233;tat &#224; un autre tr&#232;s diff&#233;rent. (&#8230;) L'opposition entre d&#233;terminisme et al&#233;atoire est battue en br&#232;che. (&#8230;) C'est d&#233;sormais autour des th&#232;mes de la stabilit&#233; et de l'instabilit&#233; que s'organisent nos descriptions du monde, et non autour de l'opposition entre hasard et n&#233;cessit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10970 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH200/-123-40cdf-de864.gif?1782270323' width='200' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10969 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L256xH256/-126-0adbf-0ec16.gif?1782270323' width='256' height='256' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10968 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH200/-127-2fe2c-5be14.gif?1782270323' width='200' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;ATTRACTEUR DE LORENZ DU CLIMAT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yakov G. Sina&#239; explique l'attracteur &#233;trange du climat ou attracteur de Lorenz dans &#171; L'al&#233;atoire du non-al&#233;atoire &#187;, article de l'ouvrage collectif &#171; Chaos et d&#233;terminisme &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ces attracteurs &#233;tranges se manifestent dans de nombreux probl&#232;mes de la physique, de l'hydrodynamique, de la biologie, de la chimie, etc. (&#8230;) En 1963, le m&#233;t&#233;orologue am&#233;ricain E. N. Lorenz a publi&#233; un travail dans lequel il obtenait un syst&#232;me de trois &#233;quations diff&#233;rentielles ordinaires, nomm&#233; ult&#233;rieurement syst&#232;me de Lorenz, qu'il &#233;tudiait &#224; l'aide d'un ordinateur. (&#8230;) On peut consid&#233;rer que c'est l&#224; le syst&#232;me le plus simple d'&#233;quations diff&#233;rentielles non lin&#233;aires. Lorenz a d&#233;duit ce syst&#232;me d'&#233;quations &#224; partir du probl&#232;me bien connu de la convection d'un gaz ou d'un liquide plac&#233; entre deux plaques horizontales et chauff&#233; par le bas (convection de B&#233;nard-Rayleigh). (&#8230;) Le mod&#232;le de Lorenz fournit un exemple typique d'attracteur &#233;trange. (&#8230;) La trajectoire effectue des tours &#224; droite, puis quelques tours &#224; gauche, puis, de nouveau, quelques tours &#224; droite et ainsi de suite de mani&#232;re irr&#233;guli&#232;re. (&#8230;) Sur l'attracteur lui-m&#234;me, le mouvement a un caract&#232;re instable (&#8230;) en feuillets s&#233;par&#233;s, avec une topologie lacunaire, (&#8230;) ce qui a amen&#233; &#224; appeler cette structure topologique peu ordinaire &#171; attracteur &#233;trange &#187;, selon la d&#233;finition donn&#233;e dans le c&#233;l&#232;bre article de D. Ruelle et F. Takens &#171; Sur la nature de la turbulence &#187; en 1971. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10967 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH311/Image1175-b3d5a-22086.jpg?1782270323' width='500' height='311' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On sera frapp&#233; de la complexit&#233; de cette figure, que je ne cherche m&#234;me pas &#224; tracer. Rien n'est plus propre &#224; nous donner une id&#233;e de la complexit&#233; du probl&#232;me des trois corps, et, en g&#233;n&#233;ral, de tous les probl&#232;mes de la dynamique o&#249; il n'y a pas d'int&#233;grale uniforme&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Poincar&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &#171; M&#233;thodes nouvelles de la m&#233;canique c&#233;leste &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10966 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L288xH288/-128-9b1f2-06cdf.gif?1782270323' width='288' height='288' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Animation repr&#233;sentant un troisi&#232;me corps en mouvement...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10965 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH443/planete-ee599-a113b.jpg?1782270323' width='300' height='443' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La loi des trois corps&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_10964 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH320/-155-91cbb-d0b45.gif?1782270323' width='320' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quinodoz :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'attracteur a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e &#224; partir des syst&#232;mes dynamiques afin de fournir une repr&#233;sentation de l'&#233;volution du syst&#232;me en fonction du temps. Dans les syst&#232;mes dynamiques poss&#233;dant peu de degr&#233;s de libert&#233;, il est possible de fournir une repr&#233;sentation graphique qui serve de base pour d&#233;crire tout ph&#233;nom&#232;ne d&#233;pendant du temps. Mais lorsque le nombre de degr&#233;s de libert&#233; est &#233;lev&#233;, une repr&#233;sentation graphique n'est plus possible et l'on fait appel &#224; des moyens de repr&#233;sentation plus globaux comme la dimension de l'attracteur et l'entropie m&#233;trique, dont on trouvera la description ailleurs (M. Dubois et coll., 1987). Jusqu'en 1963 on ne connaissait que trois types d'attracteurs : le point fixe, le cycle limite et le tore. Dans un syst&#232;me &#233;l&#233;mentaire, l'attracteur est repr&#233;sent&#233; par un point fixe : l'exemple en est le pendule simple qui oscille en spirale en perdant de l'&#233;nergie et qui finit pas s'arr&#234;ter sur un point final appel&#233; &#171; point fixe &#187;. Ce point constitue un attracteur ponctuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres syst&#232;mes ne s'immobilisent jamais et leur &#233;volution est cyclique et p&#233;riodique, comme le pendule d'une horloge dont les oscillations sont entretenues. Dans ce cas, l'ensemble des trajectoires ne d&#233;bute pas au centre de coordonn&#233;es (point fixe) mais tendent vers un cycle, et cet attracteur est appel&#233; cycle limite . Ce dernier s'inscrit dans ce qu'on appelle l'espace des phases, c'est-&#224;-dire dans cet espace abstrait o&#249; l'&#233;tat du syst&#232;me peut &#234;tre repr&#233;sent&#233; sous forme g&#233;om&#233;trique en fonction des coordonn&#233;es du syst&#232;me &#233;tudi&#233;. L'int&#233;r&#234;t de l'espace des phases pour les dynamiciens est justement &#171; li&#233; au fait qu'il doit contenir toute l'information sur la dynamique du syst&#232;me &#233;tudi&#233; &#187; (M. Dubois et coll., 1987, p. 196). Il existe une troisi&#232;me forme d'attracteur simple, l'attracteur torique, dont la surface est en forme de chambre &#224; air et qui repr&#233;sente les mouvements r&#233;sultant de deux oscillations ind&#233;pendantes dont les trajectoires s'enroulent autour d'un tore .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres syst&#232;mes plus complexes ont plusieurs attracteurs diff&#233;rents et leurs trajectoires sont attir&#233;es par l'un ou par l'autre des attracteurs, et l'on appelle &#171; bassin d'attraction &#187; d'un attracteur l'ensemble des points de l'espace des phases qui &#233;volue vers l'attracteur consid&#233;r&#233;. En d'autres termes, on peut dire que les attracteurs attirent &#224; eux toutes les trajectoires dynamiques engendr&#233;es &#224; partir des diverses conditions de lancement possibles, &#171; si bien qu'au bout d'un temps plus ou moins long, toutes ces trajectoires se retrouvent sur l'attracteur &#187;, comme l'ont soulign&#233; M. Dubois et coll. (1987, p. 193). Pour ces auteurs, le lit d'un fleuve peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme l'&#233;quivalent d'un attracteur &#171; pour tous les ruissellements, du plus petit au plus grand, qui prennent naissance dans son propre bassin &#187; (ibid., p.193).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois formes d'attracteurs dont nous venons de parler constituent des syst&#232;mes qu'on dit &#171; pr&#233;dictibles &#187; car, bien que leurs mouvements soient complexes, ils sont n&#233;anmoins pr&#233;visibles &#224; long terme. C'est sur de telles bases que l'on peut pr&#233;dire longtemps &#224; l'avance les heures des mar&#233;es ou les &#233;clipses dont la venue d&#233;pend pourtant de plusieurs mouvements p&#233;riodiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les attracteurs &#233;tranges&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les syst&#232;mes plus complexes dont l'&#233;volution est &#171; impr&#233;dictible &#187;, comme par exemple le chemin suivi par deux feuilles mortes tombant d'un m&#234;me point de d&#233;part, les trajectoires vont se s&#233;parer pour devenir totalement dissemblables. Cette caract&#233;ristique d'amplification des &#233;carts entre trajectoires de l'espace des phases a &#233;t&#233; nomm&#233;e sensibilit&#233; aux conditions initiales. Lorsque cette propri&#233;t&#233; existe, le syst&#232;me correspondant est consid&#233;r&#233; comme chaotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le trac&#233; repr&#233;sentant l'&#233;volution d'un syst&#232;me chaotique dans l'espace des phases en fonction du temps se comporte de mani&#232;re &#171; &#233;trange &#187; par rapport aux attracteurs des syst&#232;mes simples comme nous l'avons vu plus haut, c'est pourquoi D. Ruelle l'a nomm&#233; &#171; attracteur &#233;trange &#187;, ajoutant qu'il consid&#233;rait sa propre expression comme &#171; psychanalytiquement suggestive &#187; (G. Pragier et S. Faure-Pragier, 1990, p. 1443).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'expliquent M. Dubois, P. Atten et P. Berg&#233; (1987), le caract&#232;re &#233;trange d'un tel attracteur vient du fait que &#171; sa structure doit refl&#233;ter deux tendances apparemment antagonistes : l'attraction des trajectoires vers l'attracteur et leur divergence sur ce dernier. L'attraction est li&#233;e au caract&#232;re dissipatif de tout syst&#232;me r&#233;el : sous l'effet des forces de frottement, les trajectoires tendent &#224; venir se rejoindre sur l'attracteur. La divergence vient, quant &#224; elle, de la sensibilit&#233; aux conditions initiales. La cohabitation de l'attraction et de la divergence apporte une contrainte d'autant plus forte que les trajectoires doivent &#234;tre d&#233;crites contin&#251;ment (puisqu'elles repr&#233;sentent une dynamique &#224; tout moment), dans un espace confin&#233; (puisque les valeurs des variables, vitesse, angles, etc. du syst&#232;me sont n&#233;cessairement limit&#233;es) et enfin qu'elles ne peuvent se couper (d&#233;terminisme) &#187; (p. 196).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La divergence exponentielle des deux trajectoires reste cependant un ph&#233;nom&#232;ne local, et comme les attracteurs ont des dimensions finies, il est impossible que les deux trajectoires divergent de mani&#232;re infinie, de sorte que l'attracteur doit se replier sur lui-m&#234;me &#224; un moment ou &#224; un autre. En d'autres termes l'attracteur &#233;trange est le r&#233;sultat de trois op&#233;rations simultan&#233;es - contraction, &#233;tirement et repliement - qui vont donner naissance &#224; une structure caract&#233;ristique en forme de fer &#224; cheval qui va &#234;tre &#224; son tour aplatie, &#233;tir&#233;e et repli&#233;e. L'attracteur est ainsi fabriqu&#233; d'une mani&#232;re analogue &#224; celle utilis&#233;e par le boulanger pour m&#233;langer sa p&#226;te, de sorte qu'il pr&#233;sente une structure feuillet&#233;e, &#171; la trajectoire s'embo&#238;tant &#224; l'int&#233;rieur d'elle-m&#234;me &#224; des &#233;chelles de plus en plus petites, puisqu'elle ne repasse jamais au m&#234;me endroit. On retrouve l&#224; le concept d'autosimilarit&#233; d'un objet fractal &#187; (ibid. p. 198)].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les trajectoires d'un attracteur &#233;trange poss&#232;dent &#233;galement les caract&#233;ristiques d'un objet fractal, c'est-&#224;-dire d'un objet qui pr&#233;sente une structuration qui reste du m&#234;me type quelle que soit l'&#233;chelle &#224; laquelle on la regarde. Ce caract&#232;re fractal est donc une propri&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale des attracteurs &#233;tranges. Il r&#233;sulte de ce qui pr&#233;c&#232;de que, dans un espace ayant au moins trois dimension (ou davantage), un syst&#232;me dynamique non-lin&#233;aire peut devenir chaotique. Comme le r&#233;sument M. Dubois, et coll. &#171; la propri&#233;t&#233; de sensibilit&#233; initiale est donc g&#233;n&#233;ratrice de chaos, chaos dont la signature est la pr&#233;sence d'un attracteur &#233;trange dans l'espace des phases. C'est cette signature qui permet d'authentifier un comportement chaotique et de la caract&#233;riser quantitativement &#187; (ibid. p. 197).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multiples applications des attracteurs &#233;tranges&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rappelle que c'est en 1963, en cherchant &#224; comprendre pourquoi il est impossible de faire des pr&#233;visions m&#233;t&#233;orologiques &#224; long terme, que E. Lorenz a d&#233;couvert qu'un mod&#232;le relativement simple de la circulation atmosph&#233;rique qu'il avait &#233;labor&#233; produisait des effets inattendus, largement divergents, &#224; cause de la sensibilit&#233; du syst&#232;me aux conditions initiales. Cette caract&#233;ristique &#233;tait nouvelle, car dans les attracteurs dont nous avons parl&#233; en premier, qui sont non chaotiques, les erreurs ont des cons&#233;quences limit&#233;es et leur comportement reste pr&#233;visible. Par contre, dans les syst&#232;mes dynamiques, la sensibilit&#233; aux conditions initiales a pour effet que de faibles variations au d&#233;part se r&#233;percutent sur tout l'attracteur, et il devient impossible de pr&#233;voir quoi que ce soit, car il n'existe aucun lien proportionnel de cause &#224; effet (J. Crutchfield et coll., 1987, p. 35).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis ces travaux, on a cherch&#233; &#224; trouver des attracteurs &#233;tranges dans de nombreux syst&#232;mes complexes, comme dans l'&#233;coulement des fluides, dans le laser ou dans le fonctionnement cardiaque, etc. Mais ils ne se rencontrent pas si facilement : &#171; les trouver ressemble plut&#244;t &#224; la cueillette des champignons : il faut savoir o&#249; et comment les chercher ! &#187; (M. Dubois et coll., 1987, p. 197). Tant qu'on travaille avec trois variables, il est relativement ais&#233; de &#171; visualiser &#187; le comportement chaotique et d'&#233;tudier directement la structure g&#233;om&#233;trique associ&#233;e &#224; ce type de comportement. Mais lorsque la dimension de l'espace des phases exc&#232;de trois, on ne peut plus recourir &#224; des repr&#233;sentations graphiques et l'on doit faire appel &#224; des informations comme la dimension de l'attracteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension de l'attracteur va permettre de fournir le nombre minimum de variables n&#233;cessaires pour obtenir une description simplifi&#233;e mais suffisante du fonctionnement d'un syst&#232;me. Un nombre de variables entre six et sept suffit en g&#233;n&#233;ral pour le mod&#233;liser. &#171; Le probl&#232;me sera alors de bien analyser le fonctionnement du syst&#232;me physique, d'identifier les m&#233;canismes principaux, les oscillateurs, et d'effectuer des approximations judicieuses. Autrement dit, trouver une dimension assez faible pour nous amener &#224; examiner avec un oeil nouveau le d&#233;sordre apparent, pour y d&#233;couvrir les structures organis&#233;es sous-jacentes, leurs interactions et leur &#233;volution. Confront&#233; &#224; un ph&#233;nom&#232;ne chaotique, il est donc essentiel de d&#233;terminer la dimension de l'attracteur &#233;trange qui le caract&#233;rise &#187; (ibid., p. 200).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dunod.com/documents/48387/Front_annexe_B.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Attracteur et dynamique chaotique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits du texte cit&#233; juste au dessus :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le syst&#232;me &#233;volue vers un &#233;tat final d'&#233;quilibre, repr&#233;sent&#233; par un point&lt;br class='autobr' /&gt;
particulier de l'espace de phases, la trajectoire s'enroule autour de ce point. Le point&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#233;quilibre &#233;tant le m&#234;me pour toutes les trajectoires issues de points de d&#233;part non&lt;br class='autobr' /&gt;
trop &#233;loign&#233;s, ce point constitue un attracteur. Il peut cependant y avoir plusieurs&lt;br class='autobr' /&gt;
attracteurs, et l'ensemble des points de d&#233;part aboutissant &#224; chaque attracteur constitue son bassin d'attraction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les trajectoires peuvent d'autre part s'enrouler autour d'autre chose qu'un point,&lt;br class='autobr' /&gt;
par exemple une courbe ou une surface ferm&#233;es (cercle ou ellipse dans les cas &#224; deux&lt;br class='autobr' /&gt;
variables les plus simples ; tore ou hyper-tore s'il y a plus de deux variables). On a&lt;br class='autobr' /&gt;
alors un attracteur cyclique, ce qui signifie que, quel que soit le point de d&#233;part&lt;br class='autobr' /&gt;
situ&#233; dans le bassin d'attraction, la trajectoire finit par rejoindre une figure ferm&#233;e,&lt;br class='autobr' /&gt;
dite cycle limite, parcourue ind&#233;finiment lorsqu'elle est atteinte. Les coordonn&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
alors sont p&#233;riodiques, revenant ind&#233;finiment sur les m&#234;mes valeurs (si le point de&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;part est int&#233;rieur &#224; l'attracteur cyclique, alors la trajectoire se d&#233;roule au lieu de&lt;br class='autobr' /&gt;
s'enrouler autour de ce dernier, et le r&#233;sultat est le m&#234;me). Enfin, on peut observer&lt;br class='autobr' /&gt;
des attracteurs chaotiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux bassins d'attraction contigus sont s&#233;par&#233;s par une ligne form&#233;e de points au&lt;br class='autobr' /&gt;
niveau desquels la trajectoire n'est pas d&#233;termin&#233;e, et qu'on appelle la ligne de&lt;br class='autobr' /&gt;
catastrophes. Cette ligne (parfois fractale) est&lt;br class='autobr' /&gt;
un &#171; fil du rasoir &#187; dans le voisinage duquel de petites fluctuations (par exemple&lt;br class='autobr' /&gt;
al&#233;atoires) peuvent entra&#238;ner le syst&#232;me soit vers un des attracteurs, soit vers l'autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque l'espace d'&#233;tats est de dimension sup&#233;rieure ou &#233;gale &#224; 3, la repr&#233;sentation des trajectoires est difficile et on a recours, pour les caract&#233;riser, aux sections de&lt;br class='autobr' /&gt;
Poincar&#233;. On coupe l'ensemble des trajectoires par un plan, et chaque fois qu'une&lt;br class='autobr' /&gt;
trajectoire traverse ce plan, elle y marque un point. La suite temporelle de points&lt;br class='autobr' /&gt;
obtenus marque le comportement du syst&#232;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, si la suite temporelle de points converge vers un point d'accumulation,&lt;br class='autobr' /&gt;
c'est que la coupe passe par l'attracteur ponctuel, qui est ce point. Si&lt;br class='autobr' /&gt;
l'attracteur est cyclique, le plan intersecte le cycle limite en deux points d'accumulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. &#171; Catastrophe &#187; ne doit pas &#234;tre entendue au sens de &#171; d&#233;sastre &#187; ... m&#234;me en &#233;cologie ! Il s'agit&lt;br class='autobr' /&gt;
(au sens de la th&#233;orie des catastrophes de Ren&#233; Thom) du basculement&lt;br class='autobr' /&gt;
qualitatif du syst&#232;me en direction d'un nouvel attracteur &#8211; changement brusque (et souvent&lt;br class='autobr' /&gt;
impr&#233;vu) de sa dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pagesperso-orange.fr/pascale.et.vincent.bourges/fractales%20et%20chaos1/Chapitre%207.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Oscillateurs chaotiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;D&#232;s 1985, Walter Freeman et ses coll&#232;gues, de l'Universit&#233; de Berkeley, se sont int&#233;ress&#233;s au processus de reconnaissance d'odeurs dans le bulbe olfactif du lapin. En se fondant sur leurs observations, ils ont propos&#233; un m&#233;canisme o&#249; la dynamique des signaux observ&#233;s est chaotique et o&#249; la reconnaissance d'une odeur particuli&#232;re se mat&#233;rialise par un changement drastique de dynamique que l'on nomme bifurcation : on passe d'un attracteur &#233;trange &#224; un attracteur d'un autre type sp&#233;cifique de l'odeur reconnue. dans ce mod&#232;le, on associe &#224; chaque odeur un attracteur et c'est l'identification de cet attracteur qui permet la reconnaissance de l'odeur.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hughes Berry et Bruno Cessac dans &#034;Du chaos dans les neurones&#034;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10963 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH241/-125-a836d-bf264.gif?1782270323' width='300' height='241' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bifurcations du type Feigenbaum&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10962 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L201xH201/-124-67591-9b3fa.gif?1782270323' width='201' height='201' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autosimilarit&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que la percolation ?</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article6117</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article6117</guid>
		<dc:date>2018-09-24T22:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Turbulence</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bernard Sapoval dans &#171; Universalit&#233;s et fractales &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La percolation est des ph&#233;nom&#232;nes critiques les plus simples. Un ph&#233;nom&#232;ne est dit critique pour caract&#233;riser le fait que les propri&#233;t&#233;s d'un syst&#232;me peuvent changer brusquement en r&#233;ponse &#224; une variation m&#234;me tr&#232;s faible des conditions ext&#233;rieures. Dans les conditions critiques, le syst&#232;me h&#233;site entre deux &#233;tats diff&#233;rents, il est instable et pr&#233;sente de grandes fluctuations. (&#8230;) Percolation vient du latin &#171; percolare &#187; : couler &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Turbulence&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10982 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L402xH502/Percolation-42326-6a530.png?1782270323' width='402' height='502' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10981 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH354/Front_de_percolation-31350-f7d0e.jpg?1782270323' width='500' height='354' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_11059 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH369/image-2-18d8f-4603e.jpg?1782270323' width='500' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bernard Sapoval dans &#171; Universalit&#233;s et fractales &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La percolation est des ph&#233;nom&#232;nes critiques les plus simples. Un ph&#233;nom&#232;ne est dit critique pour caract&#233;riser le fait que les propri&#233;t&#233;s d'un syst&#232;me peuvent changer brusquement en r&#233;ponse &#224; une variation m&#234;me tr&#232;s faible des conditions ext&#233;rieures. Dans les conditions critiques, le syst&#232;me h&#233;site entre deux &#233;tats diff&#233;rents, il est instable et pr&#233;sente de grandes fluctuations. (&#8230;) Percolation vient du latin &#171; percolare &#187; : couler &#224; travers. Dans la pratique courante, on sait faire du caf&#233; avec un percolateur qui injecte de l'eau dans une poudre de caf&#233; comprim&#233;. (&#8230;) Pour obtenir du caf&#233;, il faut qu'il y ait suffisamment de passage entre les grains pour laisser l'eau filtrer. L'eau peut ne pas passer, soit parce que des pores sont bouch&#233;s, soit parce que les connexions entre les pores sont bloqu&#233;es. Pour avoir du caf&#233;, il faut que l'eau puisse &#171; percoler &#187;. Il n'est pas si facile de faire du bon caf&#233;. Vous pourriez penser qu'il n'y a qu'&#224; diluer les grains et avoir des pores grands ouverts. Mais si les pores sont trop grands et contiennent trop d'eau, on extraira bien les ar&#244;mes, mais le caf&#233; sera trop dilu&#233;. Au contraire, si la poudre est trop serr&#233;e, on bouchera al&#233;atoirement trop de pores et&#8230; plus de caf&#233;. (&#8230;) La r&#233;alit&#233; nous en offre des illustrations spectaculaires. Ainsi les incendies de for&#234;t en l'absence de vent. (&#8230;) La percolation a de nombreuses applications dans l'&#233;tude et la ma&#238;trise des propri&#233;t&#233;s des mat&#233;riaux h&#233;t&#233;rog&#232;nes comme les mat&#233;riaux composites. (&#8230;) Le plus souvent, le p&#233;trole se trouve dans des milieux ou des roches poreuses d'o&#249; l'on ne sait extraire que 30 &#224; 40% de cette source d'&#233;nergie pr&#233;sente. (&#8230;) On a affaire &#224; la propagation d'un fluide moins visqueux dans un milieu poreux al&#233;atoire. (&#8230;) La repr&#233;sentation la plus simple d'un milieu poreux est un assemblage de conduits de tailles variables, tailles r&#233;parties selon une certaine loi de probabilit&#233;. Les gros pores sont plus facilement envahis que les petits. (&#8230;) L'invasion qui se produit suivant ce m&#233;canisme a &#233;t&#233; baptis&#233;e &#171; percolation d'invasion &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La percolation est un processus physique critique qui d&#233;crit pour un syst&#232;me, une transition d'un &#233;tat vers un autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un ph&#233;nom&#232;ne de seuil associ&#233; &#224; la transmission d'une &#171; information &#187; par le biais d'un r&#233;seau de sites et de liens qui peuvent, selon leur &#233;tat, relayer ou non l'information aux sites voisins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce ph&#233;nom&#232;ne a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233; pour la premi&#232;re fois en 1957 par Hammersley qui cherchait &#224; comprendre comment les masques &#224; gaz des soldats devenaient inefficaces. Le terme de percolation vient du ph&#233;nom&#232;ne similaire qu'est le passage non plus d'un gaz, mais de l'eau &#224; travers le percolateur de la machine &#224; caf&#233; qui est un filtre au m&#234;me titre que le masque &#224; gaz. (Dans ce cas l'information est le fluide, eau ou gaz, et les sites sont les pores du filtre qui relayent l'information s'il ne sont pas bouch&#233;s)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le seuil de percolation correspond &#224; l'apparition au sein du syst&#232;me d'un amas de taille infini. Cette apparition est d&#233;crite math&#233;matiquement comme &#233;tant une &#171; transition de phase du second ordre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://percolation.free.fr/theseweb003.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La percolation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La percolation est cette capacit&#233; pour un fluide (une information, une rumeur, une nouveaut&#233; technologique, un revenu ou un liquide) de traverser un tas ou un syst&#232;me chaotique, par des d&#233;placements de proche en proche. Le seuil de percolation est le d&#233;but d'une transformation (de la r&#233;tention &#224; l'&#233;coulement) ou d'une &#233;mergence (un insight, une illumination, le cri d'eureka). On retrouve la diff&#233;rence entre information et connaissance. Sur un glacier, la percolation de l'eau (phase liquide) dans la neige contribue &#224; la formation du n&#233;v&#233;, puis de la glace. Dans un terrain de type sagne ou tourbi&#232;re, faute de pente, l'eau d'un ruisseau peut difficilement se frayer un chemin. Dans le cas de la Goutte de l'Oule, malgr&#233; la pente, on ne peut parler de ruisseau que dans la mesure o&#249; l'homme l'aide &#224; se montrer comme un cours (cheminement, mouvement d'&#233;coulement) d'eau et non comme un marais stagnant (qui ne coule pas). Dans l'alt&#233;ration des roches de surface, la vitesse de circulation des eaux au contact des min&#233;raux est le facteur principal. D'o&#249; l'importance de la vitesse de percolation de l'eau, &#224; travers l'horizon en cours d'alt&#233;ration. Cette vitesse est fonction du climat (pluviosit&#233; et temp&#233;rature de l'eau). Lors de la formation des roches m&#233;tamorphiques, dans la profondeur de la lithosph&#232;re, les fluides (eau, CO2, CH4, O2, N2) restent abondants, m&#234;me &#224; de grandes profondeurs. Cela implique que la percolation se prolonge assez loin dans l'int&#233;rieur de la Terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Formalisation. Le concept math&#233;matique de percolation a &#233;t&#233; formul&#233; par le math&#233;maticien anglais J. M. Hammersley, en 1957. Il cherchait &#224; d&#233;crire le passage d'un fluide &#224; travers un milieu poreux. Peu &#224; peu, le concept de percolation s'est r&#233;pandu dans de nombreux domaines. G&#233;n&#233;ralement, il cherche &#224; d&#233;crire un ph&#233;nom&#232;ne critique (crucial). Avant le seuil de percolation, il n'y a pas d'&#233;coulement. Au-del&#224; de ce seuil, l'&#233;coulement est tr&#232;s large. C'est pourquoi on emploie ce terme en &#233;pid&#233;miologie. Il pourrait aussi s'appliquer &#224; la mode et &#224; tout ph&#233;nom&#232;ne d'imitation ou de contagion : dans une for&#234;t en feu, un arbre ne br&#251;le que si plusieurs de ses voisins sont en flammes. On retrouve le jeu de la vie de Conway. La percolation peut &#234;tre isotrope (identique dans toutes les directions) ou anisotrope (le feu va peu contre le vent et revient difficilement sur la terre br&#251;l&#233;e). Les mod&#232;les math&#233;matiques de la percolation permettent de comprendre le passage d'un chaos vers un r&#233;seau. On r&#233;alise une multiplication al&#233;atoire de liens entre des couples de points d'un ensemble. Au-del&#224; d'un certain seuil de connexion, un &#233;coulement se r&#233;alise de part en part. L'&#233;mergence d'un v&#233;ritable r&#233;seau solidarise le fonctionnement de l'ensemble. Un chaos structurant pr&#233;c&#232;de ce qui peut appara&#238;tre, r&#233;trospectivement, comme une pens&#233;e organisatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel fran&#231;ais de Physique en 1991 (pour ses d&#233;couvertes sur les cristaux liquides et les polym&#232;res), est l'auteur de travaux sur la percolation. En 1969, P. W. Kasteleyn et C. M. Fortuin ont montr&#233; la correspondance entre les grandeurs mesurant la percolation et celles utilis&#233;es pour simuler des transitions de phase. La percolation r&#233;unit des &#233;l&#233;ments, de proche en proche, pour former des amas (mouill&#233;s, malades, conducteurs, &#224; la mode, etc, selon le domaine) de plus en plus gros. L'amas infini poss&#232;de une propri&#233;t&#233; d'auto-similitude qui en fait une fractale. On peut donc mesurer sa dimension fractale (dimension non-enti&#232;re, dimension de Hausdorff-Besicovitch). Combinant g&#233;om&#233;trie et statistiques, la physique des syst&#232;mes d&#233;sordonn&#233;s regroupe les travaux sur la percolation, sur les objets fractals et sur le chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Dans tous les domaines, la percolation peut se traduire par des arr&#234;ts ou par des &#233;coulements brutaux impr&#233;visibles (choc &#233;conomique par disparition brutale et contagieuse de la confiance). Un d&#233;sordre local (Sarajevo, 1914 ; Wall Street, 1929 ; New-York, 11 septembre 2001) peut entra&#238;ner un d&#233;sordre g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://percolation.free.fr/theseweb004.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur la percolation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://percolation.free.fr/theseweb001.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Et encore sur la percolation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Percolation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/institut_fourier/vincent_beffara_percolation_of_random_nodal_lines.24214&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/espci_paristech/de_l_ocean_a_la_plage_cocktails_varies_de_sable_et_d_eau.17168&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/espci_paristech/des_grains_a_la_pate.8924&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La dynamique non-lin&#233;aire, cr&#233;atrice de nouveaut&#233;</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article5019</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article5019</guid>
		<dc:date>2016-04-06T23:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Non-lin&#233;arit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Auto-organisation</dc:subject>
		<dc:subject>Prigogine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La dynamique non-lin&#233;aire, cr&#233;atrice de nouveaut&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Si la nature poss&#232;de des capacit&#233;s de produire des structures nouvelles, c'est gr&#226;ce &#224; la non-lin&#233;arit&#233; des syst&#232;mes dynamiques&#8230;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ph&#233;nom&#232;nes non-lin&#233;aires loin de l'&#233;quilibre &lt;br class='autobr' /&gt;
Physique non-lin&#233;aire &lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e du non-lin&#233;aire &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'un syst&#232;me dynamique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dynamique non-lin&#233;aire et chaos d&#233;terministe &lt;br class='autobr' /&gt;
La cr&#233;ation spontan&#233;e de nouveaut&#233; structurelle dans les syst&#232;mes dissipatifs non-lin&#233;aires &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;el n'est pas la succession (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot69" rel="tag"&gt;Non-lin&#233;arit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot90" rel="tag"&gt;Prigogine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La dynamique non-lin&#233;aire, cr&#233;atrice de nouveaut&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si la nature poss&#232;de des capacit&#233;s de produire des structures nouvelles, c'est gr&#226;ce &#224; la non-lin&#233;arit&#233; des syst&#232;mes dynamiques&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/loin_de_l_equilibre.16&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ph&#233;nom&#232;nes non-lin&#233;aires loin de l'&#233;quilibre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://lpc2e.cnrs-orleans.fr/~ddwit/enseignement/cours-nonl.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Physique non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article540&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'id&#233;e du non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article599&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un syst&#232;me dynamique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article349&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique non-lin&#233;aire et chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article446&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La cr&#233;ation spontan&#233;e de nouveaut&#233; structurelle dans les syst&#232;mes dissipatifs non-lin&#233;aires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3476&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#233;el n'est pas la succession temporelle, lin&#233;aire, logique et graduelle des &#233;tats actuels&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2625&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un exemple : le vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:ktLFTjEujTgJ:aristote.obspm.fr/CT8/Cours_turb_Chap0-6.pdf+&amp;cd=29&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;gl=fr&amp;client=firefox-a&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ph&#233;nom&#232;nes non lin&#233;aires et astrophysique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article555&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fonctionnement hi&#233;rarchis&#233; et non-lin&#233;aire des g&#232;nes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2608&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pas d'&#233;volution lin&#233;aire de la taille du cerveau humain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/math/documents/GLOBAL_2111.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Introduction &#224; la dynamique non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://e2phy.in2p3.fr/2005/documents/apres_ecole/Textes/Manneville_txt.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique non-lin&#233;aire et chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=ToTVvqjfdY4C&amp;pg=PA27&amp;dq=dynamique+non-lin%C3%A9aire&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=dynamique%20non-lin%C3%A9aire&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique complexe et morphogen&#232;se&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=oY2zAAAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=%C3%A9mergence+complexit%C3%A9+et+dialectique&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiqxNGQxsvKAhUENhoKHdfSBbQQ6AEIHTAA#v=onepage&amp;q=%C3%A9mergence%20complexit%C3%A9%20et%20dialectique&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Emergence, complexit&#233; et dialectique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=meASOhi7djYC&amp;pg=PA21&amp;dq=dynamique+non-lin%C3%A9aire&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=dynamique%20non-lin%C3%A9aire&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Instabilit&#233;s, chaos et turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=physique+auto-organisation+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire sur l'auto-organisation des syst&#232;mes dynamiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=chaos+d%C3%A9terministe+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire sur le chaos d&#233;terministe, producteur de nouveaut&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/les_voies_du_chaos_1997.77&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les voies du chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=TCOTMtB4IqUC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=prigogine&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=prigogine&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'homme devant l'incertain, Prigogine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En anglais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=fwybfh-nIyEC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=non-linear+dynamics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=non-linear%20dynamics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos and Non-linear Dynamics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=JDQGAwAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=non-linear+dynamics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=non-linear%20dynamics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Non-linear Dynamics and Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=xxI93GpU29MC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=non-linear+dynamics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=non-linear%20dynamics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Non-linear Dynamics : Integrability, Chaos and Patterns&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=luAJ0iqug8cC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=non-linear+dynamics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=non-linear%20dynamics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Non-linear Dynamics in Physiology and Medecine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=z2E0AAAAIAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=non-linear+dynamics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=non-linear%20dynamics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Perspectives of non-linear dynamics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=-VI8093PJuUC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=prigogine&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=prigogine&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The End of Certainty, Ilya Prigogine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=GxClH6wQEHkC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=prigogine&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=prigogine&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos : the New Science&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?tbm=bks&amp;q=prigogine#tbm=bks&amp;q=self-organization&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Question of Self-organization&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>Chaotic Conceptions</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article4998</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article4998</guid>
		<dc:date>2016-02-20T00:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaotic Attractor &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaotic Conceptions &lt;br class='autobr' /&gt;
Read also in french upon chaos &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaos : Making a New Science, James Gleick &lt;br class='autobr' /&gt;
An Introduction to Chaotic Dynamics &lt;br class='autobr' /&gt; Chaotic Harmony &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaotic Dynamics &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaotic Oscillators &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaotic Maps &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaotic Dynamical Systems &lt;br class='autobr' /&gt;
The Chaotic Pendulum &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaotic Synchronization &lt;br class='autobr' /&gt;
Analysis of Observed Chaotic Data &lt;br class='autobr' /&gt;
[Chaotic Cognition -&gt; https://books.googl&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaotic Attractor&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7217 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH369/-2124-c7ff9.jpg?1782270108' width='500' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chaotic Conceptions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=chaos+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Read also in french upon chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=OoLNzl4XpPUC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic+gleick&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwj0-J22g73KAhVLDxoKHRmNBG0Q6AEIKDAA#v=onepage&amp;q=Chaotic%20gleick&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos : Making a New Science, James Gleick&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=n1qnekRPKtoC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwim7eCngr3KAhWGXhoKHfWJD30Q6AEIVjAH#v=onepage&amp;q=Chaotic&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;An Introduction to Chaotic Dynamics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=HtAlBAAAQBAJ&amp;pg=PA99&amp;lpg=PA99&amp;dq=olbers+mandelbrot&amp;source=bl&amp;ots=MRQrYeJmc6&amp;sig=BuuRGzamy2q0cCOZaqLneqNC6TQ&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjE5If4_rzKAhUJnBoKHaxsBK8Q6AEILjAC#v=onepage&amp;q=olbers%20mandelbrot&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaotic Harmony&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=P2JL7s2IvakC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwim7eCngr3KAhWGXhoKHfWJD30Q6AEINDAD#v=onepage&amp;q=Chaotic&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaotic Dynamics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=nxQxtKn_LugC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwim7eCngr3KAhWGXhoKHfWJD30Q6AEIPTAE#v=onepage&amp;q=Chaotic&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaotic Oscillators&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=oQs61HCiFncC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwim7eCngr3KAhWGXhoKHfWJD30Q6AEIRTAF#v=onepage&amp;q=Chaotic&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaotic Maps&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=OkYHSu-dEEYC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwim7eCngr3KAhWGXhoKHfWJD30Q6AEITjAG#v=onepage&amp;q=Chaotic&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaotic Dynamical Systems&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=k8_4qecohCwC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwim7eCngr3KAhWGXhoKHfWJD30Q6AEIZzAJ#v=onepage&amp;q=Chaotic&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Chaotic Pendulum&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=6YZ2gEv5qsQC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwidneGEg73KAhWCvxoKHRVAB6Q4ChDoAQgbMAA#v=onepage&amp;q=Chaotic&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaotic Synchronization&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=dtTvBwAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwidneGEg73KAhWCvxoKHRVAB6Q4ChDoAQgsMAI#v=onepage&amp;q=Chaotic&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Analysis of Observed Chaotic Data&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=RGYjKedw6KcC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwidneGEg73KAhWCvxoKHRVAB6Q4ChDoAQg0MAM#v=onepage&amp;q=Chaotic&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaotic Cognition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=gpLeBQAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic+gleick&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwj0-J22g73KAhVLDxoKHRmNBG0Q6AEIOzAD#v=onepage&amp;q=Chaotic%20gleick&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos and Order : in Litterature and Science&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=Ddz-CI-nSKYC&amp;pg=PA212&amp;dq=Chaotic+heart&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiv26-BhL3KAhUMmBoKHXkZBFsQ6AEITzAH#v=onepage&amp;q=Chaotic%20heart&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaotic and Fractal Dynamics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=N3K8BAAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Chaotic+poincar%C3%A9&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiHgbyZhL3KAhWGXhoKHfWJD30Q6AEIHTAA#v=onepage&amp;q=Chaotic%20poincar%C3%A9&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos, Poincar&#233; Seminar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article429&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos and Dialectics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Chaos_theory&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos theory&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lectures sur le chaos d&#233;terministe</title>
		<link>http://matierevolution.org/spip.php?article4196</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.org/spip.php?article4196</guid>
		<dc:date>2014-04-13T01:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qu'est-ce que le chaos d&#233;terministe ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'image du chaos d&#233;terministe &lt;br class='autobr' /&gt;
La th&#233;orie du chaos &lt;br class='autobr' /&gt;
Le chaos d&#233;terministe en sciences &lt;br class='autobr' /&gt;
Le chaos d&#233;terministe dans les syst&#232;mes vivants &lt;br class='autobr' /&gt;
Henri Poincar&#233; invente le chaos d&#233;terministe &lt;br class='autobr' /&gt;
Dialectique et chaos d&#233;terministe &lt;br class='autobr' /&gt;
Climatologie et chaos d&#233;terministe &lt;br class='autobr' /&gt;
Les nuages, exemple de structure &#233;mergente chaotique fractale &lt;br class='autobr' /&gt;
Psychanalyse et chaos d&#233;terministe &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaos d&#233;terministe et &#233;conomie &lt;br class='autobr' /&gt;
Le cerveau, ou le pilotage du chaos des interactions (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article474&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le chaos d&#233;terministe ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article514&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'image du chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article258&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La th&#233;orie du chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article517&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe en sciences&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article615&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe dans les syst&#232;mes vivants&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article721&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Henri Poincar&#233; invente le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article349&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dialectique et chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article353&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Climatologie et chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article1845&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les nuages, exemple de structure &#233;mergente chaotique fractale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article191&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Psychanalyse et chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article305&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos d&#233;terministe et &#233;conomie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique103&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cerveau, ou le pilotage du chaos des interactions neuronales&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article498&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe, par wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1073&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chaos cardiaque&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/periodicite_et_chaos_dans_le_systeme_solaire.1206&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;P&#233;riodicit&#233; et chaos dans le syst&#232;me solaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/chaos_et_lasers_aux_limites_du_determinisme_2002.84&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos et lasers&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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