Matière et Révolution
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Contribution au débat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la matière, de la vie, de l'homme et de la société
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69144Qui était Rosa Luxemburg ? Révolutionnaire polonaise, à 16 ans elle tenait ses premières réunions socialistes / Zebranie inteligencji w Warszawie (L. Kulczycki, Ze wspomnień )
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<p>Dans cet article, nous retranscrivons du polonais et traduisons deux courts textes du socialiste Ludwik Kulczycki (1866-1941), socialiste jusqu'en 1910, mais bien à droite de Luxemburg. <br class='autobr' />
Nous citons aussi l'universitaire J-P Nettl et le révolutionnaire polonais Marchlewski, camarade de lutte de Rosa Luxemburg. <br class='autobr' />
Arrivée à 2 ans et demi en 1873 à Varsovie, Rosa Luxemburg en part en 1889, révolutionnaire de 18 ans pourchassée par la police. Elle sort clandestinement de l'Empire russe (…)</p>
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<div class='rss_texte'><p>Dans cet article, nous retranscrivons du polonais et traduisons deux courts textes du socialiste Ludwik Kulczycki (1866-1941), socialiste jusqu'en 1910, mais bien à droite de Luxemburg.</p>
<p>Nous citons aussi l'universitaire J-P Nettl et le révolutionnaire polonais Marchlewski, camarade de lutte de Rosa Luxemburg.</p>
<p>Arrivée à 2 ans et demi en 1873 à Varsovie, Rosa Luxemburg en part en 1889, révolutionnaire de 18 ans pourchassée par la police. Elle sort clandestinement de l'Empire russe avec l'aide de son maître et ami l'ouvrier Martin Kasprzak.</p>
<p>Rosa Luxemburg fut « lycéenne » à Varsovie de 1884 à 1887, de sa 13ème à sa 16 ème année.</p>
<p>L'histoire politique de la décennie 1880-1889 en Pologne (dans la partie annexée par l'Empire russe) qui marque son éveil politique, en liaison avec le parti <i>Prolétariat</i>, est indispensable pour comprendre les futurs premiers écrits de Rosa Luxemburg, à partir de 1892. Tous ces écrits seront liés à la question de la construction d'un parti ouvrier marxiste en Pologne.</p>
<p>On peut même affirmer que Rosa Luxemburg suivit toute sa vie concernant la « question polonaise » la voie du parti <i>Prolétariat</i> décrite ainsi par son biographe J-P Nettl :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Le parti Prolétariat fut fondé par Ludwik Warynski, un homme à la personnalité attachante, qui avait voyagé en Pologne russe et autrichienne et passé quelque temps en Suisse : ce pays était à l'époque le réservoir spirituel des mouvements révolutionnaires de l'Europe orientale. En 1881, l'année de la mort d'Alexandre II, Warynski quitta Genève pour rentrer à Varsovie et, en 1882, il fondait le Prolétariat, qu'on pourrait appeler le premier parti socialiste polonais.</p>
<p>A l'instar des anarchistes européens de l'époque qui se méfiaient de l'action politique, Warynski et ses amis s'attachaient surtout à l'étude de l'économie. Ils insistaient sur la primauté des problèmes économiques et recherchaient le soutien des masses. Ce petit groupe s'intéressait peu au problème de l'indépendance polonaise, mais Warynski dut tout de suite compter avec le patriotisme primitif mais puissant de ses compatriotes. Pour s'y opposer, il affirmait qu'en Pologne les classes aisées, qui ne s' intéressaient qu'aux bénéfices matériels, ne pouvaient avoir d'aspirations révolutionnaires. Il n'y avait donc aucun facteur réellement révolutionnaire en faveur de l'indépendance polonaise. Les ouvriers par contre, seul élément révolutionnaire, se préoccupaient avant tout de leur propre état de sujétion, dû autant au capitalisme polonais qu'à l'autocratie russe.</p>
</blockquote>
<p><strong>Premier texte : Les grandes dates du mouvement socialiste en Pologne</strong></p>
<p>Le premier texte est extrait d'un livre de Kulczycki publié en 1903 (sous le pseudonyme de Mazowiecki) :</p>
<div class='spip_document_17653 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-2345-b2d32-2-3bbfc.jpg?1792731049' width='500' height='375' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Kulczycki divise l'histoire du socialisme en Pologne de 1877 à 1903 en cinq périodes et nous aide à comprendre dans laquelle de ces périodes, à 16 ans, début 1888, Rosa Luxemburg fait son entrée politique à Varsovie, dans le cadre de réunions clandestines de « l'intelligensia socialiste ».</p>
<p>Ces cinq périodes sont</p>
<p>I : 1877-1882<br class='autobr' />
II :1882-1890<br class='autobr' />
III : 1890-1893<br class='autobr' />
IV : 1893-1895<br class='autobr' />
V : 1895-1903</p>
<p>Ces périodes sont décrites ainsi (pages 18-19) :</p>
<p>**********<br class='autobr' />
<i>Dzieje polskiego ruchu socjalistycznego w zaborze rosyjskim podzielić można na następujące okresy :</p>
<p>I. okres obejmuje czasy od początku ruchu do powstania starego „Proletariatu”, t. j. od roku 1877 do 1882.<br class='autobr' />
W okresie tym ruch nasz nie miał charakteru masowego i politycznego w ścisłym znaczeniu tego słowa, działalność ówczesnych socjalistow polegała na propagowaniu idei socjalizmu.</p>
<p>II. okres od roku 1882, t. j. od powstania organizacji „Proletariat” do roku 1890, t. j. do czasu kiedy obok tej ostatniej, inna grupa socjalistyczna „Związek robotników”, ostatecznie się zorganizowała i zaczęła wywierać wielki wpływ na masy robotnicze, przeciwstawiając jej swoja taktykę.</p>
<p>W okresie tym ruch socjalistyczny nabiera cech wyraźnie politycznych i znacznie się rozszerza. Rozpoczyna się masowa agitacja. Charakter ruchu jest rewolucyjny</p>
<p>III. okres od roku 1890 do powstania polskiej partii socjalistycznej w roku 1893.</p>
<p>W okresie tym ścierają się ze sobą różne kierunki ; ruch staje się masowym w szerokim znaczeniu tego słowa, wpływ jego sięga daleko ; traci on natomiast ostre swe cechy rewolucyjne</p>
<p>IV. okres od 1893 t. j. od powstania polskiej partii socjalistycznej, aż do 1900 roku, kiedy wpływ tej partii widocznie się zmniejsza i kiedy odradzają się dwie nowe organizacje : „Socjalna-demokracja Królestwa p. i Litwy”, która po dwuletnim istnieniu pod nazwa Soc. Dem. Kr. P. w latach (1893-1895) upadla ; „polska partia socjalistyczna — Proletariat”, której dala początek pewna ilość członków P. P. S. niezadowolonych z jej działalności, około których zgrupowali się później nowi ludzie.</p>
<p>W okresie tym z wyjątkiem dwu pierwszych lat, przeważa wpływ P.P.S. Ruch socjalistyczny nabiera silnie patriotycznego zabarwienia, taktyka ulega tez zmianie : bezpośrednia robota, wśród mas w kolkach i organizacjach fachowych znika, natomiast na plan pierwszy występuje rozpowszechnianie zakazanych pism i broszur.</p>
<p>V. okres od 1900 roku podobny do III. okresu ze względu na różnorodność kierunków. Dotychczas nosi on charakter przejściowy i nie jest jeszcze zakozakończowy.</i></p>
<p>**********</p>
<p>L'histoire du mouvement socialiste polonais dans la partition russe peut être divisée en plusieurs périodes :</p>
<p>I. La première période couvre le temps écoulé entre le début du mouvement et la création de l'ancien « Prolétariat », c'est-à-dire de 1877 à 1882.</p>
<p>Pendant cette période, notre mouvement n'avait pas un caractère de masse et politique au sens strict du terme ; l'activité des socialistes de l'époque consistait à propager l'idée du socialisme.</p>
<p>II. La période allant de 1882, c'est-à-dire de la création de l'organisation « Prolétariat », à 1890, c'est-à-dire jusqu'à ce que, à côté de cette dernière, un autre groupe socialiste, l'« Union des travailleurs », s'organise enfin et commence à exercer une grande influence sur les masses ouvrières, en s'opposant à elle par sa tactique.</p>
<p>Au cours de cette période, le mouvement socialiste prend des caractéristiques nettement politiques et s'étend considérablement. L'agitation de masse commence. Le caractère du mouvement est révolutionnaire.</p>
<p>III. La période allant de 1890 à la formation du Parti socialiste polonais en 1893.</p>
<p>Au cours de cette période, plusieurs directions s'affrontent ; le mouvement devient de masse au sens large du terme, son influence s'étend loin ; il perd cependant ses traits révolutionnaires aigus</p>
<p>IV. La période allant de 1893, c'est-à-dire de la fondation du parti socialiste polonais, jusqu'en 1900, où l'influence de ce parti diminue visiblement et où deux nouvelles organisations renaissent : La « Social-Démocratie du Royaume de Pologne et de Lituanie » qui, après deux ans d'existence sous le nom de Soc. Dem. Kr. P. dans les années (1893-1895) s'est effondrée ; le « Parti socialiste polonais - Prolétariat », qui a été créé par un certain nombre de membres du P. P. S. mécontents de ses activités, autour desquels de nouvelles personnes se sont regroupées par la suite.</p>
<p>Pendant cette période, à l'exception des deux premières années, l'influence du P.P.S. prédomine. Le mouvement socialiste acquiert une forte coloration patriotique et sa tactique change également : le travail direct parmi les masses dans les sociétés et organisations professionnelles disparaît, tandis que la distribution de périodiques et de pamphlets interdits prend le devant de la scène.</p>
<p>V. La 5 ème période, à partir de 1900, est similaire à la IIIème période en raison de la diversité des orientations. Jusqu'à présent, elle présente un caractère transitoire et n'est pas encore achevée.</p>
<p>**********</p>
<p>On voit qu'en 1888 alors qu'elle sort du lycée, Rosa Luxemburg va tenir ses premières réunions politiques alors que la période II prend fin. Cette période II est celle de l'épopée de l'organisation "Prolétariat" fondée par Warynski, qui fut brève mais marqua toute une génération, eut ses martyrs et mérite un article entier à son propos :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Ludwik Waryński, né le 24 septembre 1856 à Martynivka près de Kaniów et mort le 2 mars 1889 dans la forteresse de Chlisselbourg près de Saint-Pétersbourg, est un pionnier, idéologue et martyr du socialisme polonais, fondateur du parti social révolutionnaire international Proletariat. Il est mort dans les prisons tsaristes à un peu plus de 30 ans.</p>
<p>Wikepedia</p>
</blockquote>
<p>Le biographe de Rosa Luxemburg J. P. Nettl décrit bien l'ambiance de ces années 1880, celles où Rosa Luxemburg s'éveille à la vie politique :</p>
<blockquote class="spip">
<p>En avril 1883, le parti « Prolétariat » réussit à organiser une série de grèves en Pologne, en particulier une grève générale près de Varsovie. Le gouvernement dut envoyer des troupes pour lutter contre les grévistes, et ce mouvement fut suivi pendant deux années par une nouvelle période de politique « dure » qui entraîna l'arrestation d'un grand nombre de gens. Plussieurs meurtres de membres de la police servirent de prétexte à l'arrestation de membres importants du « Prolétariat » qui furent emprisonnés après jugement ou sur ordre administratif.</p>
<p>Quatre des dirigeants, <strong>Bardowski, Kunicki, Ossowski et Petrusinski</strong> furent pendus le 28 janvier 1886 dans la citadelle de Varsovie. Cette prison-forteresse était le symbole de la domination russe. La même année, Warynski fut condamné à 16 ans de travaux forcés dans la fameuse forteresse Schlüsselburg de Saint-Pétersbourg. Il y mourut trois ans plus tard, en 1889. Parmi ceux qui furent condamnés à de longues peines se trouvait Feliks Kon, l'un des seuls dirigeants du « Prolétariat » qui survécut à une peine de plusieurs années. Il devait jouer un rôle important dans le Parti socialiste polonais et, par la suite, dans la création du Parti communiste polonais après la Première Guerre mondiale.</p>
<p>Le socialisme polonais avait maintenant ses premiers martyrs (...) Les arrestations, les procès et les verdicts particulièrement rigoureux qui les conclurent réussirent à démembrer le parti « Prolétariat ». Seuls quelques-uns réchappèrent, et parmi eux se trouvaient Szymon Dickstein et Stanislaw Mendelson qui devinrent tous deux des personnalités importantes du socialisme.</p>
<p>Malgré son désir, « Prolétariat » n'avait jamais réussi à être un mouvement de masse. Trois petits groupes se partagèrent ses restes : celui qu'on appelle « Second Prolétariat », l' « Union des ouvriers polonais » et enfin l' « Association des ouvriers », ce dernier groupe étant déjà le résultat d'une scission du « Second Prolétariat » (...) Le vide révolutionnaire, le silence politique de la Russie s'étendait mantenant sur la Pologne. <br class='autobr' />
(...) <br class='autobr' /> En 1886, Rosa Luxemburg, lycéenne à Varsovie, n'avait pas encore quinze ans, mais elle était déjà en rapport avec les groupes étudiants de l'opposition ; il est probable que la condamnation de Warynski excita sa colère et sa fièvre.</p>
<p>(...) En 1884, à treize ans, elle entra dans le deuxième lycée secondaire de Varsovie. (...) Elle avait quinze ans lorsque les quatre sentences de mort par pendaison— les premières depuis 1864 — furent exécutées. (...) A la fin de ses études (...), elle était probablement inscrite au parti révolutionnaire « Prolétariat », dans l'une des dernières cellules ayant échappé à la police, celle-là même qui devait former le noyau du « Second Prolétariat »</p>
</blockquote>
<p>Le camarade de Rosa Luxemburg Marchlewski résume ainsi ces années 1880 passées à Varsovie :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Rosa Luxemburg naquit en 1870 [erreur : 5 mars 1871] dans la petite ville polonaise de Zamość, d'une famille juive naguère assez riche mais appauvrie. Vers 1880 [1873 pour Nettl] , sa famille vint s'installer à Varsovie et Rosa entra au gymnase [lycéee]. Elle avait conservé de sa vie de famille les meilleurs souvenirs. Sa mère était instruite. Elle aimait à lire avec ses enfants les œuvres de poètes polonais et allemands et l'impressionnable Rosa, passionnée de poésie, se mit sous l'influence de ses lectures, à écrire elle-même des vers. Elle aima surtout Mickiewicz : par la suite, au cours de son activité littéraire, rares seront ses articles où l'on ne trouvera pas une citation de Mickiewicz. La famille était souvent dans la gêne et il lui arrivait même d'engager sa literie chez l'usurier pour en obtenir quelques roubles ; mais cette misère ne provoquait pas, comme, d'habitude, le découragement et l'aigreur. Je me souviens que Rosa Luxemburg racontait comment elle alluma un jour la lampe avec un bout de papier qui n'était autre chose que le dernier argent que son père venait de se procurer avec peine ; le vieillard ne la punit pas mais, la première émotion passée, la consola en plaisantant sur la cherté de ses allumettes. Cette atmosphère de bonne humeur concourut certainement au développement intellectuel de la future militante.</p>
<p>Ces capacités étaient grandes et se firent remarquer dès l'école. Rosa acheva brillamment ses études de gymnase et si elle ne reçut pas la médaille d'or c'est que la directrice suspectait déjà ses « dispositions politiques ».</p>
<p>Soupçons fondés : notre élève du gymnase appartenant à un groupe socialiste où on lisait des brochures éditées par le parti du « Prolétariat » (1) et où l'on rêvait de propagande et d'action parmi les ouvriers. Les gendarmes veillaient et bientôt, en 1888, « la conspiratrice » de 18 ans dut fuir à l'étranger. Sa fuite fut organisée par un des plus habiles conspirateurs du Parti de ce temps-là, le camarade Kasprzak, pendu depuis.</p>
<p>(1) Le nom du parti fut d'abord Parti Social-Révolutionnaire International « Prolétariat » (Międzynarodowa Socjalno-Rewolucyjna Partia "Proletariat") entre 1882 et 1886, puis deux autres formations conservèrent l'appelation « Prolétariat » jusqu'en 1909.</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/marchlewski/works/1921/01/luxemburgjogiches.htm#sdfootnote2sym" class="spip_out" rel="external">Marchlewski, souvenirs</a></p>
</blockquote>
<p><strong>Deuxième texte : Kulczycki et Luxemburg, futurs adversaires, participent à des réunions communes</strong></p>
<p>Dans ce texte Ludwik Kulczycki décrit une des réunion que lui-même, de cinq ans plus âgé que Rosa Luxemburg, organisait en 1888 :</p>
<p>*****</p>
<p><i> W połowie lutego urządziliśmy pierwsze próbne zebranie inteligencji, przybyło okolu 20 osób, prócz naszych działaczy, razem do 30 osób płci obojga.</p>
<p> Było kilku studentów, kilku ludzi, którzy ukończyli średnie zakłady naukowe i mieli jakieś zajecie, kilka kobiet kończących gimnazjum i takich, co je ukończyły.</p>
<p> Zebranie to rozpocząłem odpowiednim przemówieniem : o ważności chwili, konieczności uświadomienia sobie interesującego stanu rzeczy u nas i w całym państwie oraz przystąpienia do szerszej działalności społeczno-politycznej ; wskazałem następnie nieodzowność oparcia się o masy robotnicze i na plan pierwszy wysunąłem zdobycie wolności politycznej.</p>
<p>Przemawiali i inni nasi ludzie, zaproszeni zaś goście, zachęceni do mówienia, przeważnie stawiali pewne pytania, na które odpowiadaliśmy.</p>
<p>W ten sposób spędziliśmy kilka godzin na rozmowie. Po tym pierwszym nastąpili podobne inne zebrania już w mniejszym komplecie, ponieważ zapraszaliśmy tylko tych, co wydali się nam bardziej odpowiedni do pracy.</p>
<p>Takich okazało się więcej wśród kobiet niż mężczyzn.</p>
<p>Spośród kobiet dwie się szczególnie wyróżniały : Natalia Rakowska i Róża Luksemburg.</p>
<p>Natalia Rakowska, osoba z dużym wdziękiem, inteligentna i poważna, zamiłowana w historii, bardzo ładnie deklamowała na naszych zebraniach towarzyskich, które urządzaliśmy od czasu do czasu ; posiadała sporo znajomych, wśród których jednała nam sympatikow i pomagała zbierając pieniądze.</p>
<p>Róża Luksemburg także inteligentna, wówczas ujawniała szczególnego upodobania do ekonomii politycznej, raczej nowelistyki i powieściopisarstwa, sądząc z jednego jej opowiadania.</p>
<p>Ta żyłka literacka odzywała się w jej późniejszych pracach ekonomicznych i publicystycznych.</p>
<p>Brzydka w przeciwieństwie do ładnej Natalii Rakowskiej, zdobiły ja jedynie mądre oczy. Ksawera Rakowska, siostra Natalii, mila panienka, ogólnie lubiana, inteligentna, zapowiadała się bardzo dobrze, ale ze młodsza, mniej była czynna od tamtych (...)</p>
<p>Mieliśmy stosunki z kilkoma studentami i młodymi ludźmi, którzy, będąc socjalistami, różnili się z nami w pewnych punktach programowo-taktycznych</p>
<p>Byli przeciwni terrorowi, prócz tego wysuwali na plan pierwszy walkę czysto ekonomiczna na gruncie codziennych interesów robotniczych, odkładając na później postulaty polityczne. Z tego grona częściowo otworzył się później Związek Robotników Polskich, ale to już po moim i innych towarzyszy areszcie.</i></p>
<p><strong>L. Kulczycki, Ze uspomnień ...</strong></p>
<p>**********</p>
<p> À la mi-février, nous avons organisé le premier essai de rassemblement de l'intelligentsia. Environ 20 personnes sont venues, en plus de nos activistes, pour un total de 30 personnes des deux sexes.</p>
<p> Il y avait quelques étudiants, quelques personnes diplômées de l'enseignement secondaire et exerçant une activité professionnelle, quelques femmes diplômées de l'enseignement secondaire et d'autres qui l'avaient terminé.</p>
<p> J'ai ouvert la réunion par un discours approprié : sur l'importance du moment, la nécessité de prendre conscience de la situation remarquable chez nous et dans le pays tout entier, et de se joindre à une activité socio-politique plus large ; j'ai ensuite souligné la nécessité absolue de s'appuyer sur les masses ouvrières et j'ai mis au premier plan la conquête de la liberté politique.</p>
<p>D'autres parmi nous ont pris la parole, et les invités, encouragés à s'exprimer, ont le plus souvent posé des questions auxquelles nous avons répondu.</p>
<p>Nous avons ainsi passé plusieurs heures à discuter. Cette première réunion a été suivie d'autres réunions similaires, mais par plus petits groupes, car nous n'avons invité que les personnes qui nous semblaient les plus aptes à travailler.</p>
<p>Il s'est avéré qu'il y avait plus de femmes que d'hommes. Parmi les femmes, deux se sont particulièrement distinguées : Natalia Rakowska et Róża Luksemburg.</p>
<p>Natalia Rakowska, une personne très charmante, intelligente et sérieuse, passionnée d'histoire, déclamait très joliment lors de nos réunions sociales, que nous organisions de temps à autre ; elle avait pas mal de connaissances parmi lesquelles elle ralliait nos partisans et nous aidait à collecter de l'argent.</p>
<p>Rosa Luxemburg, elle aussi intelligente, ne montrait à l'époque aucune prédilection particulière pour l'économie politique, mais plutôt pour les romans et l'écriture romanesque, à en juger par l'une de ses interventions.<br class='autobr' />
Cette veine littéraire a trouvé un écho dans ses travaux économiques et de publiciste ultérieurs.</p>
<p>Laide comparée à la jolie Natalia Rakowska, elle n'était ornée que d'yeux intelligents. Ksawera Rakowska, la sœur de Natalia, une fille aimable, généralement appréciée, intelligente, semblait très prometteuse, mais parce qu'elle était plus jeune, elle était moins active que ces deux-là (...).</p>
<p>Nous avions des relations avec plusieurs étudiants et jeunes gens qui, étant socialistes, différaient de nous sur certains points programmatiques et tactiques.</p>
<p>Ils étaient opposés à la terreur et mettaient au premier plan la lutte purement économique sur la base des intérêts quotidiens des travailleurs, remettant à plus tard les revendications politiques. L'Union des travailleurs polonais a ensuite émergé en partie de ce groupe, mais ce fut après mon arrestation et celle d'autres camarades.</p>
<p><strong>L. Kulczycki, Mémoires ...</strong></p></div>
Un texte inédit de R. Luxemburg (1893) - Sprawa Robotnicza nr 2 : Wyzysk kapitalistyczny i ochronne prawodawstwo robotnicze - L'Exploitation capitaliste et la législation sur la protection du travail
http://matierevolution.org/spip.php?article9106
http://matierevolution.org/spip.php?article91062025-01-31T23:59:00Ztext/htmlfrAlexRosa Luxemburg
<p>La référence 7. du catalogue de Kaczanowska mentionne une chronique en 5 épisodes (avec le 4ème en deux parties) , publiés sous les titres L'Exploitation capitaliste et la législation sur la protection du travail dans le numéro 2 de Sprawa Robotnicza, puis sous le titre La législation sur la protection du travail dans les numéros 5/6, 7, 9, 11/12, 13/14 de ce journal. <br class='autobr' />
C'est également la référence 120 p. 870 de la Biographie de Nettl La vie et l'oeuvre de Rosa Luxemburg. <br class='autobr' />
Nous donnons (…)</p>
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<div class='rss_texte'><p>La référence 7. du <a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7974" class="spip_out" rel="external">catalogue de Kaczanowska</a> mentionne une chronique en 5 épisodes (avec le 4ème en deux parties) , publiés sous les titres <i>L'Exploitation capitaliste et la législation sur la protection du travail</i> dans le numéro 2 de Sprawa Robotnicza, puis sous le titre <i>La législation sur la protection du travail</i> dans les numéros 5/6, 7, 9, 11/12, 13/14 de ce journal.</p>
<p>C'est également la référence 120 p. 870 de la Biographie de Nettl <i>La vie et l'oeuvre de Rosa Luxemburg</i>.</p>
<p>Nous donnons la version originale et la traduction du premier épisode.</p>
<p>C'est, à notre connaissance, la première publication en libre accès pour ces deux versions.</p>
<p>*****<br class='autobr' />
<i>Version polonaise</i></p>
<p>1. Nic ma w dzisiejszym społeczeństwie człowieka tak zależnego od innych, jak robotnik — ,,wolny” najmita ! Wprawdzie ma zupełną swobodę rozporządzania swą osobą, może żyć —jeżeli ma z czego, może umrzeć — jeżeli go głód i nędza zmoże. Ale tez to cala jego swoboda. A tymczasem z tego, ze każdy człowiek przede wszystkim musi zdobywać środki do życia, wynika dla proletariusza w dzisiejszym ustroju zupełna niewola.</p>
<p>2. Aby jeść, aby się przyodziać, aby schronić pod dach głowę, należy mieć w swym posiadaniu wszystkie przedmioty do tego potrzebne. Za naszych czasów ręce ludzkie masami wytwarzają najdoskonalej takie przedmioty. Ale robotnik, proletariusz, ich nie posiada. Robotnik nie posiada nic prócz swej własnej osoby, prócz pary rak do pracy. I otóż, aby mieć z czego żyć, nie pozostaje mu nic innego, jak za utrzymanie służyć do pracy innym, jak najmować się do tych, co posiadają środki i narzędzia pracy, najmować się do kapitalisty.</p>
<p>3. Jeżeli mu się uda znaleźć zajęcie — pol biedy ; ma choć za ciężką pracę możność wyżycia. Ale jeśli nie znajdzie zajęcia — biada mu ! Wtedy pozostaje robotnikowi tylko jedna swoboda — skonanie z głodu ! W tym jedynie jest rzeczywiście i zupełnie swobodny — umierać nikt mu nie przeszkodzi. Poki jednak żyje, jest zupełnie zależny od kapitalisty ; przez cale życie ,,wolny“ najmita jest niewolnikiem swego ,,chlebodawcy".</p>
<p>4. Jakiż los zgotowała robotnikom ta ich zupełna zależność od kapitału ? Kapitalista nie zna względem swych rąk roboczych ani sumienia, ani litości. Robotnik to dla niego cząstka kapitału, część pieniędzy włożonych w interes, kupiony towar — siła robocza. Ten towar kapitalista stara się przede wszystkim nabyć jak najtaniej, dając robotnikowi możliwie niską płacę. Im mniejsza zapłata robotnika, tym większy zysk kapitalisty. Dalej, stara się on zużyć ten swój towar jak najkorzystniej, pilnuje, aby z kupionej siły roboczej ani kruszyny nie stracić. Dlatego zmusza robotnika pracować jak najdłużej i z największym wysiłkiem i jak najmniej spoczywać. Niechaj tam robotnik ma za swą płacę ledwie chleb i wodę, niech umiera powolna śmiercią głodową, niech nie zna snu ani spoczynku, niech pada ze znużenia i wyczerpania, niechaj choruje i umiera przedwcześnie od nadmiaru pracy — kapitaliście nic do tego. Kapitalistę obchodzi tylko, aby robotnik wyżył przez ten czas, na który jest najęty, aby mu sił starczyło do pracy tylko na ten dzień, tydzień czy miesiąc, za które dostaje zapłatę. A jeśli potem niezdatny już do pracy — precz z fabryki ! Na miejsce każdego ,,zużytego” czeka dziesięciu świeżych. O siłę roboczą kapitalista nigdy kłopotać się nie ma potrzeby, na usługi jego stoi zawsze gotowa armia zapasowa robotników szukających zajęcia.</p>
<p>5. Armia ta stale się powiększa. Najprzód dlatego, że im bardziej rozwija się gospodarka kapitalistyczna, tym więcej ludzi traci niezależne utrzymanie i musi szukać chleba w sprzedaży swej siły<br class='autobr' />
roboczej. Po drugie, że coraz bardziej wchodzą w użycie maszyny, przy których kobieta i dziecko mogą często zastąpić robotnika, przez co czynią mu konkurencje. Wreszcie za pomocą udoskonalonych maszyn ta sama ilość ludzi może dziś wytworzyć dziesięć i sto razy więcej niż dawniej towarów i wielu robotników traci zajecie.</p>
<p>6. W ten sposób w naszym społeczeństwie wszystko się przyczynia do niedoli robotnika. Maszyna, ten cudowny wynalazek, który ułatwia pracę, skraca ogromnie czas potrzebny na wytworzenie jakiejś rzeczy i daje możność robić to, czego ręczna praca nigdy by nie dokazała, maszyna w posiadaniu kapitalisty stała się plagą dla robotnika. Uczyniła ona jego pracę bezmyślną, jednostajną, meczącą, często zaś niebezpieczną. Wywołała przedłużenie dnia roboczego i pracę nocną, bo stojąca bez użytku maszyna to kapitał, który nie procentuje, to strata dla fabrykanta. Maszyna obniżyła płacę roboczą, ba uczyniła po większej części zbyteczna fachowa naukę i przez ułatwienie pracy zrobiła kobietę i dziecko konkurentami robotnika.</p>
<p>7. W ten sposób dzięki zapasowej armii robotniczej i dzięki maszynie kapitalista trzyma w swych rękach śmierć i życie robotnika. Mając nań zawsze sposób przez najęcie innych do pracy albo przez wprowadzenie maszyny, kapitalista doprowadza swój wyzysk do najwyższego stopnia. Powiększa czas roboczy, zmniejszą płacę, zamęcza pracą kobiety i dzieci bez żadnych względów, a czego jeszcze w ten sposób nie zedrze, to zdziera przez wypłatę towarami droższymi i samowolne nakładanie kar. Jeżeli chęciom kapitalistów żadnych granic się nie stawia, to wyniszczają oni swym wyzyskiem robotników do ostatka.</p>
<p>8. W Anglii, gdzie najwcześniej rozwinął się wielki przemysł, przed wprowadzeniem prawodawstwa fabrycznego robotnicy w niektórych miejscowościach mając 40 lat już byli niedołężnymi starcami, a przeciętny wiek ich życia dosięgał zaledwie lat 45, kiedy Anglicy-nierobotnicy umierali przeciętnie przy 35 latach. Nic to dziwnego, gdyż dzień roboczy trwał 14, 16, 18 godzin, a gdzie była praca nocna - czasami 30-40 godzin z rzędu ! Zastosowanie maszyn dawało możność wprzęgać do roboty dzieci i zniżać płacę. Z 420 000 robotników fabrycznych w Anglii w roku 1839 mężczyzn dorosłych pracowało mniej niż 100 000, czyli niecała ćwierć. Kobiet za to było przeszło 130 000, czyli przeszło ćwierć, a reszta dzieci, które stanowiły blisko połowę wszystkich robotników. Pomiędzy tylni pracującymi dziećmi w fabryce znaleziono raz trzyletnie, a raz nawet dwuletnie maleństwo ! Jak podług legendy ongi król Faraon, tak dziś kapitalista z niemowląt krew wyciąga, tylko zamiast się w niej kąpać - przerabia ją na złoto...</p>
<p>9. Wyzwolić się zupełnie z niewoli i nędzy pod panowaniem kapitalizmu jest dla robotników niemożliwe. Dopóki środki i narzędzia pracy będą się znajdowały w prywatnej własności, robotnicy będą musieli sprzedawać swą siłę roboczą i być w zależności, W jarzmie kapitalistów. Zrzucić to jarzmo i ten wyzysk zupełnie robotnicy mogą tylko przez zniesienie całego kapitalistycznego ustroju.</p>
<p>10. Jednakowoż już w tym ustroju, jeszcze we władzy kapitalistów, robotnicy mogą się dobić niejakiego polepszenia swego losu. Nie usuwając jeszcze wyzysku mogą go jednak ograniczyć tymczasem drogą prawodawstwa. Robotnicy mogą się dobić od rządu praw, które by ochraniały ich zdrowie i życie przy pracy, tak samo jak są prawa ochraniające własność, bogactwo i zyski kapitalistów. Prawa te powinny regulować stosunki między kapitalistą a robotnikiem i pilnować, aby kapitalista nie mógł zbytnio wyzyskiwać swej przewagi<br class='autobr' />
ekonomicznej nad robotnikiem, aby korzystając z nędzy jego nie niszczył mu zdrowia i życia. - Ochronne prawodawstwo robotnicze to zebranie takich wszystkich praw regulujących stosunki między kapitalistą a robotnikiem. Obejmować ono powinno masę różnych przedmiotów.</p>
<p>11. Przede wszystkim uregulowany być musi czas roboczy : długość dnia pracy, jego początek i koniec, przerwy na sen, jedzenie i spoczynek oraz praca nocna.</p>
<p>12. Dalej wypłata , jej terminy i forma oraz kary.</p>
<p>13. Następnie wchodzić tu powinien cały szereg praw regulujących urządzenie fabryk i warsztatów ze względu na zdrowie robotników (ilość światła, powietrza, ciepła, przestrzeni, ustępy, łazienki itd.), kontrola najbardziej niebezpiecznych dla zdrowia i życia sposobów produkcji, niezbędne środki ostrożności, odpowiedzialność kapitalisty w razie nieszczęśliwych wypadków, zapobieżenie niebezpieczeństwu od maszyn i kotłów parowych.</p>
<p>14. Prócz tego osobne prawa powinny określać rodzaj i czas pracy kobiet , tak samo jak wiek dzieci, od którego wolno je do pracy używać, dzień roboczy dla dzieci i małoletnich, rodzaj ich zajęć oraz czas zajęć szkolnych.</p>
<p>15. Wreszcie do prawodawstwa należy urządzenie p o m o c y 1 e k a r s k i e j dla robotników, ubezpieczenie na starość i W razie kalectwa oraz kasy pomocy.</p>
<p>16. Oto są główne środki, które robotnicy przedsięwziąć powinni, aby się choć jako tako przed wyzyskiem ochronić, aby nie zginąć marnie w ucisku tego potwora-kapitału. Robotnicy we wszystkich krajach walczą też o prawodawstwo ochronne i niemało już zdobyli, choć nie wszędzie to samo.</p>
<p>17. Pierwszymi na tym polu byli robotnicy angielscy. Kapitalizm najwcześniej rozwinął się w Anglii i tam tez teraz wykazał najstraszniejsze skutki wyzysku. Robotnicy doprowadzeni do rozpaczy zaczęli walczyć. Urządzając z początku oddzielne bunty i strajki, zorganizowali się potem w związki fachowe i w wielką partię polityczną i zażądali praw ochronnych przeciw wyzyskowi, nie zadowalając się kilku małymi prawami, które im już dano ze strachu wobec ich okropnego zwyrodnienia fizycznego. Dzięki swobodzie politycznej mogli wyrażać swe żądania na zebraniach publicznych i w druku, urządzać demonstracje, posyłać do rządu petycje i wywierać wpływ na członków sejmu. Długo walczyli angielscy robotnicy i zdobywali ustępstwa krok za krokiem. Po zdobyciu przez nich każdego prawa kapitaliści starali się obejść je chytrze. Zniecierpliwieni robotnicy zamierzali dobić się swego choćby siłą. Koniec końców kapitaliści ulękli się i ustąpili. Od 50 lat w Anglii istnieje obszerne prawodawstwo dla robotników, które wykonywane bywa ściśle.</p>
<p>18. Za przykładem Anglii we wszystkich krajach, gdzie kapitalizm się rozwinął, rządy wprowadziły prawa tego rodzaju - po części pod wpływem ruchu robotniczego, po części z obawy, aby ruch ten nie rozwinął się bardziej. Czy te prawa są wystarczające i dogodne dla robotników, to zależy w każdym kraju od tego, o ile robotnicy są już w nim uświadomieni i zorganizowani i o ile warunki polityczne pozwalają im wpływać na rząd. W żadnym jednak kraju, nawet W Anglii, prawodawstwo nie zadowala jeszcze robotników. Wszędzie dążą oni do rozszerzenia go. Jak we wszystkich innych sprawach, tak i w tym dążeniu interesy wszystkich robotników świata są solidarne. Wszędzie żądają oni jednakowych praw ochronnych i przy tym dobić się najgłówniejszych mogą tylko wspólnymi usiłowaniami. Dlatego w ostatnich czasach walka o prawodawstwo dla robotników stała się międzynarodową. Co dwa lata przedstawiciele zorganizowanych robotników całego świata zjeżdżają się, aby obmyślić razem położenie sprawy robotniczej i wspólny plan działania, i na tych zjazdach najwięcej uwagi poświęcają walce o prawodawstwo robotnicze.</p>
<p>19. My, polscy robotnicy, posiadamy wraz z rosyjskimi najmarniejsze prawa i musimy się dobijać takich, które w innych krajach dawno są W użyciu. Nasze „prawodawstwo fabryczne” rząd wydał<br class='autobr' />
nie tyle dla ochrony robotników przed wyzyskiem, ile dla ochrony siebie przed robotnikami . Rozbiorem szczegółowym naszego prawodawstwa zajmiemy się w następnych numerach, gdzie również wykażemy, jakie powinno być prawodawstwo, aby prawdziwie<br class='autobr' />
zabezpieczało siły, zdrowie i życie robotników.</p>
<p>20. Dobić się zaś takich praw musimy, gdyż bez należytego prawodawstwa ochronnego oddani jesteśmy na zatracenie kapitalistom, na zwyrodnienie fizyczne i na ciemnotę.</p>
<p>*****</p>
<p><strong>Traduction </strong> :</p>
<p>1. Il n'y a rien dans la société d'aujourd'hui qui soit aussi dépendant des autres que le travailleur, l'ermite « libre » ! Certes, il dispose d'une totale liberté d'autodétermination, il peut vivre - s'il a de l'argent pour vivre -, il peut mourir - si la faim et la misère s'emparent de lui. Mais c'est là toute sa liberté. Or, le fait que tout homme doive avant tout gagner sa vie est la raison pour laquelle le prolétaire, dans le système actuel, est complètement asservi.</p>
<p>2. Pour manger, pour se vêtir, pour abriter sa tête sous un toit, il faut avoir en sa possession tous les objets nécessaires. A notre époque, les mains humaines en masse produisent le plus parfaitement de tels objets. Mais le travailleur, le prolétaire, ne les possède pas. L'ouvrier ne possède rien d'autre que sa propre personne, rien d'autre qu'une paire de mains ouvrières. Il ne lui reste donc, pour avoir de quoi vivre, qu'à servir les autres pour vivre, à se louer à ceux qui ont les moyens et les outils de travail, à se louer au capitaliste.</p>
<p>3. S'il parvient à trouver un emploi, il est pauvre ; au moins, il peut vivre de son dur labeur. Mais s'il ne trouve pas de travail, malheur à lui ! Il ne lui reste alors qu'une chose à faire : mourir de faim ! En cela seulement, il est vraiment et complètement libre - personne ne peut l'empêcher de mourir. Mais tant qu'il vit, il est complètement dépendant du capitaliste ; pour le reste de sa vie, le travailleur « libre » est l'esclave de son « employeur ».</p>
<p>4. Quel sort cette dépendance totale à l'égard du capital a-t-elle réservé aux travailleurs ? Le capitaliste n'a ni conscience ni pitié pour ses mains ouvrières. Pour lui, le travailleur est une partie du capital, une partie de l'argent mis dans l'entreprise, une marchandise achetée - la force de travail. Cette marchandise, le capitaliste cherche avant tout à l'acquérir le moins cher possible, en donnant au travailleur un salaire aussi bas que possible. Plus le salaire du travailleur est bas, plus le profit du capitaliste est important. En outre, il s'efforce de consommer cette marchandise aussi favorablement que possible, il veille à ne pas perdre pas la moindre miett de la force de travail achetée. C'est pourquoi il oblige l'ouvrier à travailler le plus longtemps possible et avec le plus grand effort, et à se reposer le moins possible. Que l'ouvrier ait à peine du pain et de l'eau pour son salaire, qu'il meure lentement de faim, qu'il ne connaisse ni le sommeil ni le repos, qu'il tombe de fatigue et d'épuisement, qu'il tombe malade et meure prématurément de surmenage - le capitaliste n'est pas concerné. Tout ce qui compte pour le capitaliste, c'est que le travailleur survive pendant la période pour laquelle il est embauché, afin qu'il n'ait la force de travailler que pour le jour, la semaine ou le mois pour lequel il a été embauché. Et si, par la suite il n'est plus apte au travail, hors de l'usine ! Pour chaque travailleur « usé », il y en a dix nouveaux qui attendent de prendre sa place. Le capitaliste n'a jamais à se soucier de la main-d'œuvre, il y a toujours une armée de réserve de travailleurs qui cherchent du travail.</p>
<p>5. Cette armée ne cesse de croître. Tout d'abord, parce que plus l'économie capitaliste se développe, plus les gens perdent leurs moyens de subsistance indépendants et doivent chercher du pain en vendant leur force de travail. Ensuite, parce que de plus en plus de machines sont utilisées et que les femmes et les enfants peuvent souvent remplacer les ouvriers, ce qui les rend compétitifs. Enfin, grâce à l'amélioration des machines, le même nombre de personnes peut désormais produire dix à cent fois plus de biens qu'auparavant et de nombreux travailleurs perdent leur emploi.</p>
<p>6. Ainsi, tout dans notre société contribue à la misère du travailleur. La machine, cette merveilleuse invention qui facilite le travail, raccourcit énormément le temps nécessaire à la production d'une chose et donne la possibilité de faire ce que le travail manuel ne pourrait jamais faire, la machine en possession du capitaliste est devenue un fléau pour le travailleur. Elle a rendu son travail abrutissant, monotone, fatigant et souvent dangereux. Elle a provoqué un allongement de la journée de travail et du travail de nuit, car une machine inactive est un capital qui ne rapporte pas, une perte pour le propriétaire de l'usine. La machine a abaissé le salaire du travailleur, elle a même rendu la qualification professionnelle largement superflue et, en facilitant le travail, elle a fait des femmes et des enfants les concurrents de l'ouvrier.</p>
<p>7. Ainsi, grâce à l'armée de réserve des travailleurs et grâce à la machine, le capitaliste tient entre ses mains la mort et la vie de l'ouvrier. Ayant toujours un moyen d'agir sur lui, soit en recrutant d'autres travailleurs, soit en introduisant des machines, le capitaliste porte son exploitation au plus haut degré. Il augmente le temps de travail, diminue les salaires, fait travailler les femmes et les enfants sans aucune considération, et ce qu'il n'arrache pas de cette façon, il l'arrache en vendant ses marchandises plus chères et en imposant arbitrairement des pénalités. Si aucune limite n'est imposée à la volonté des capitalistes, ils détruisent les travailleurs jusqu'au bout par leur exploitation.</p>
<p>8. En Angleterre, où la grande industrie s'est développée le plus tôt, avant l'introduction de la législation sur les usines, les ouvriers de certaines localités étaient déjà des vieillards infirmes à 40 ans, et l'âge moyen de leur vie n'atteignait que 45 ans, alors que les non-ouvriers anglais mouraient en moyenne à 35 (?) ans.<br class='autobr' /> Cela n'est pas surprenant, car la journée de travail durait 14, 16, 18 heures, et lorsqu'il y avait du travail de nuit, parfois 30 à 40 heures d'affilée ! L'utilisation de machines permet de faire travailler les enfants et de réduire les salaires. Sur les 420 000 ouvriers que comptait l'Angleterre en 1839, moins de 100 000 hommes, soit moins d'un quart, travaillaient en tant qu'adultes. Les femmes, en revanche, sont plus de 130 000, soit plus d'un quart, et les autres des enfants, qui représentent près de la moitié des travailleurs. Parmi les enfants qui travaillaient à l'arrière de l'usine, on a trouvé une fois un bébé de trois ans et une fois même un bébé de deux ans ! Selon la légende, le roi Pharaon d'autrefois, aujourd'hui le capitaliste extrait le sang des bébés, mais au lieu de s'y baigner, il le transforme en or.....</p>
<p>9. Se libérer complètement de l'esclavage et de la misère sous le capitalisme est impossible pour les travailleurs. Tant que les moyens et les outils de travail seront propriété privée, les travailleurs devront vendre leur force de travail et être dans la dépendance, sous le joug des capitalistes. Pour se libérer complètement de ce joug et de cette exploitation, les travailleurs ne peuvent le faire qu'en abolissant l'ensemble du système capitaliste.</p>
<p>10. Cependant, dans ce système, toujours sous la domination capitaliste, les travailleurs peuvent déjà obtenir une amélioration de leur sort. Si l'exploitation n'a pas encore été supprimée, ils peuvent entre-temps la limiter par le biais de la législation. Les travailleurs peuvent demander au gouvernement des lois pour protéger leur santé et leur vie au travail, tout comme il existe des lois pour protéger la propriété, la richesse et les profits des capitalistes. Ces lois devraient réglementer les relations entre le capitaliste et le travailleur et empêcher le capitaliste de surexploiter son avantage économique sur le travailleur, afin qu'en profitant de sa misère, il ne détruise pas sa santé et sa vie. - La législation protectrice des travailleurs est la compilation de toutes les lois régissant les relations entre le capitaliste et le travailleur. Elle doit couvrir un grand nombre de sujets différents.</p>
<p>11. Avant tout, le temps de travail doit être réglementé : la durée de la journée de travail, son début et sa fin, les pauses pour dormir, manger et se reposer, et le travail de nuit.</p>
<p>12. Ensuite, il y a le paiement, son moment et sa forme, et les pénalités.</p>
<p>13. Il faudrait ensuite toute une série de lois réglementant l'aménagement des usines et des ateliers pour la santé des travailleurs (quantité de lumière, d'air, de chaleur, d'espace, de toilettes, de salles de bains, etc.), le contrôle des modes de production les plus dangereux pour la santé et la vie, les précautions nécessaires, la responsabilité du capitaliste en cas d'accident, la prévention des dangers liés aux machines et aux chaudières à vapeur.</p>
<p>14. En outre, des lois distinctes devraient déterminer le type et la durée du travail des femmes, ainsi que l'âge des enfants à partir duquel ils peuvent être utilisés pour le travail, la journée de travail des enfants et des mineurs, le type de leurs activités et les horaires scolaires.</p>
<p>15. Enfin, la législation devrait prévoir la mise en place d'un régime de protection sociale pour les travailleurs, d'une assurance vieillesse et invalidité et de fonds d'assistance.</p>
<p>16. Telles sont les principales mesures que les travailleurs doivent prendre pour se protéger au moins autant que possible de l'exploitation, afin de ne pas périr sous l'oppression de ce monstre qu'est le capital. Les travailleurs de tous les pays luttent également pour une législation protectrice et ont déjà obtenu de nombreux résultats, même si ce n'est pas le cas partout.</p>
<p>17. Les travailleurs anglais ont été les premiers dans ce domaine. C'est en Angleterre que le capitalisme s'est développé le plus tôt et c'est là qu'il a montré les effets les plus terribles de l'exploitation. Poussés au désespoir, les travailleurs ont commencé à lutter. Organisant d'abord des révoltes et des grèves séparées, ils s'organisèrent ensuite en syndicats et en un grand parti politique et exigèrent des lois protectrices contre l'exploitation, ne se contentant pas des quelques petits droits qui leur étaient déjà accordés par crainte de leur terrible dégénérescence physique. La liberté politique leur a permis d'exprimer leurs revendications dans des réunions publiques et dans la presse, d'organiser des manifestations, d'envoyer des pétitions au gouvernement, et d'influencer les membres du parlement. Pendant longtemps, les travailleurs anglais se sont battus et ont obtenu des concessions petit à petit. Une fois qu'ils ont obtenu tous les droits, les capitalistes tentent de les contourner en catimini. Les travailleurs impatients ont l'intention d'obtenir ce qu'ils veulent, ne serait-ce que par la force. Finalement, les capitalistes ont cédé. Depuis 50 ans, il existe en Angleterre une vaste législation en faveur des travailleurs, qui est strictement appliquée.</p>
<p>18. Suivant l'exemple de l'Angleterre, dans tous les pays où le capitalisme s'est développé, les gouvernements ont introduit des lois de ce type, en partie sous l'influence du mouvement ouvrier, en partie par crainte que le mouvement ne se développe davantage. La question de savoir si ces lois sont suffisantes et pratiques pour les travailleurs dépend dans chaque pays de la mesure dans laquelle les travailleurs sont déjà conscients et organisés, et de la mesure dans laquelle les conditions politiques leur permettent d'influencer le gouvernement. Cependant, dans aucun pays, pas même en Angleterre, la législation ne satisfait encore les travailleurs. Partout, ils s'efforcent de l'étendre. Comme dans tous les autres domaines, les intérêts de tous les travailleurs du monde sont solidaires dans cette entreprise. Ils réclament partout les mêmes lois protectrices et ne peuvent obtenir les plus importantes qu'en unissant leurs efforts. C'est pourquoi la lutte pour la législation des travailleurs est devenue internationale ces derniers temps. Tous les deux ans, les représentants des travailleurs organisés du monde entier se réunissent pour discuter de la position de la cause des travailleurs et d'un plan d'action commun, et lors de ces réunions, ils consacrent la plus grande partie de leur attention à la lutte pour la législation sur les travailleurs.</p>
<p>19. Nous, les travailleurs polonais, avons, avec les travailleurs russes, les droits les plus maigres et nous devons nous battre pour ces droits qui, dans d'autres pays, sont utilisés depuis longtemps. Notre « législation sur les usines » a été promulguée par le gouvernement pas tant pour protéger les travailleurs de l'exploitation que pour se protéger des travailleurs.<br class='autobr' />
Nous aborderons l'analyse détaillée de notre législation dans les prochains numéros, où nous montrerons également ce que devrait être une législation pour véritablement<br class='autobr' />
protéger la force, la santé et la vie des travailleurs.</p>
<p>20. Mais nous devons nous battre pour de telles lois, car sans une législation protectrice appropriée, nous sommes livrés aux capitalistes, à la dégénérescence physique et à l'ignorance.</p></div>
La première lettre de R. Luxemburg à L. Jogiches : (avant le 18 mars 1893)
http://matierevolution.org/spip.php?article9120
http://matierevolution.org/spip.php?article91202025-01-19T23:23:00Ztext/htmlfrAlexRosa Luxemburg
<p>Ce texte est publié en libre accès, sauf erreur de notre part, pour la première fois en version originale (polonais), et traduit en français. Il provient d'une revue publiée en Russie par des marxistes (officiels) polonais dans les années 30, peu avant l'extermination du PC polonais par Staline. <br class='autobr' /> Or toutes les traductions des lettres de Luxemburg semblent se baser sur un ouvrage de F. Tych publié en Pologne dans les années 60, qui omet cette lettre, pour des raisons que nous ignorons. Le (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique179" rel="directory">28- artykuły w języku polskim - ARTICLES EN POLONAIS</a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot89" rel="tag">Rosa Luxemburg</a>
<div class='rss_texte'><p>Ce texte est publié en libre accès, sauf erreur de notre part, pour la première fois en version originale (polonais), et traduit en français. Il provient d'une revue publiée en Russie par des marxistes (officiels) polonais dans les années 30, peu avant l'extermination du PC polonais par Staline.</p>
<p> Or toutes les traductions des lettres de Luxemburg semblent se baser sur un ouvrage de F. Tych publié en Pologne dans les années 60, qui omet cette lettre, pour des raisons que nous ignorons. Le fait que Warski, ouvrier camarade de toute une vie pour Rosa Luxemburg, exécuté en 1937 par Staline, apparait sur la première ligne (non censurée) de la première lettre de Rosa Luxemburg ci-dessous est-il une explication ?</p>
<p>Toute rectification concernant le présent article sera la bienvenue.</p>
<p>Les lettres de R. Luxemburg à L. Jogiches sont pour beaucoup bien connues, certaines ayant été traduites en français dans la <i>Collection femmes</i> chez Denoël Gonthier :</p>
<div class='spip_document_17731 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L407xH491/imagestyup-7f287.jpg?1792727833' width='407' height='491' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Cependant la première lettre traduite dans ce livre précise, page 65,</p>
<blockquote class="spip">
<p>[Sans date. D'après la teneur : Paris, 24 mars 1884 Dimanche, 3 heures 1/2]</p>
</blockquote>
<p>Rosa Luxemburg, qui venait, en 1884, de fêter ses 13 ans (née le 5 mars 1871), aurait donc déjà été la maîtresse de L. Jogiches, à qui elle écrivait des lettres politiques ? Quelle génie précoce ! Mais rassurons les associations de protection de l'Enfance, Rosa Luxemburg était en 1884 une élève sérieuse du Lycée numéro 2 de Varsovie.</p>
<p>Il faut sans doute lire <i>Paris, 24 mars 1894 </i>, ou plus exactement : dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 mars 1894 :</p>
<div class='spip_document_17736 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH396/540_millons_d_anne_es_d_e_volution_de_la_tempe_rature-840c0.jpg?1792731049' width='500' height='396' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Sur un site qui est une référence pour la publication des oeuvres de R. Luxemburg en libre accès, sont mentionnées des lettres antérieures, de mars 1893 :</p>
<blockquote class="spip">
<p> Concernant la correspondance, dans le tome 1, paru chez le même éditeur [Dietz Verlag et qui reste toujours la source la plus complète de documentation], on trouve cinq lettres, adressées à Leo Jogiches :</p>
<p> De Clarens, le dimanche 19 mars 1893, P 7<br class='autobr' />
De Clarens, le lundi 20 mars 1893, P 7 - 8<br class='autobr' />
De Genève, le jeudi 23 mars 1893, P 9<br class='autobr' />
De Clarens, le 14 avril 1893, P 9 - 10<br class='autobr' />
De Clarens, le samedi soir du 15 avril 1893, P 10- 13</p>
<p><a href="https://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-rosa-luxemburg-l-annee-1893-cinq-lettres-a-leo-jogiches-80688521.html" class="spip_out" rel="external">Pour comprendre avec Rosa Luxemburg</a></p>
</blockquote>
<p>Le lieu d'où R. Luxemburg écrivit, en 1893, ses premières lettres à L. Jogiches, est donc clairement identifié :</p>
<div class='spip_document_17730 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L335xH597/imageslmp-7d737.jpg?1792727833' width='335' height='597' alt='' />
</figure>
</div>
<p>Mais celle que nous publions précède ces cinq lettres.</p>
<p>Nous donnons la version originale en polonais, puis la traduction avec les notes de l'éditeur, que nous complétons par quelques remarques précédées de la metion [M&R].</p>
<div class='spip_document_17737 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH356/imagesdfd-80ea1.jpg?1792731049' width='500' height='356' alt='' />
</figure>
</div>
<p>**********<br class='autobr' />
[Wieś pod Clarens (1) . Przed 18. III r. ]</p>
<p>(...)<br class='autobr' />
Wczoraj napisałam i Mitkowi (2) i Adolfowi (3) listy (...)<br class='autobr' />
(...) czułam się bardzo osłabioną, tak że pisać ani uczyć się nie mogłam wcale. Potrafiłam tylko <i>zustande bringen</i> (4) owe 2 listy (wprawdzie obszerne), następnie przeczytać wszystkie gazety, potem 3 godziny czytałam Międzynarodówkę (5) (skończywszy Zasulicz wzięłam Meyera) (6) . To ostatnie nie mnie bardo zajęła.</p>
<p>(...) Jak zobaczyć z załączonego Peupla (7), izba w Belgii odrzuciła powszechne głosowanie (8) i zaczęła się ogólna grewa. (9) Czytaj teraz uważnie — będę Ci co dzień posyłać</p>
<p>(1) Clarens — miasteczko,nad jeziorem genewskim w Szwajcarii.<br class='autobr' />
(2) Mieczysław Hartman — student politechniki , ściśle związany z pierwsza zagraniczna grupa socjaldemokratów polskich, jeden z najbliższych przyjaciół Róży L., wystrzałem z rewolweru odebrał sobie życie w Zurichu 13 czerwca 1893 r. , mając zaledwie 24 lata.<br class='autobr' />
(3) Adolf Warski<br class='autobr' />
(4) Zustande bringen — po niemiecku znaczy : wykonać<br class='autobr' />
(5) Wiera Zasulicz : « Oczerki istorji,mieżunarodnowo obszczestwa raboczich »<br class='autobr' />
(6) R. Meyer : « Der Emanzipationskampf des vierten Standes ». Berllin, 1882, Verlag von Hermann Bahr. <br class='autobr' />
(7) « Peuple » — (« Ludu »), organ centralny belgijskiej partji socjalistycznej, wychodzi dotychczas<br class='autobr' />
(8) W r. 1879 powstała « belgijska partia socjalistyczna », która rozpoczęła walkę o powszechne prawo głosowania, co oznaczało tryumf marksizmu nad prudonizmem<br class='autobr' />
(9) Grewa — po francusku znaczy : strajk</p>
<p>*****</p>
<p><strong>Traduction</strong></p>
<p><i>D'un village près de Clarens (1) . Avant 18 III 1893</i></p>
<p>Hier, j'ai écrit des lettres à Mitek (2) et à Adolf (3) (...)<br class='autobr' />
(...) je me sentais très faible, de sorte que je ne pouvais ni écrire ni étudier. Je n'ai pu que <i>zustande bringen</i> (4) ces 2 lettres (certes volumineuses), puis lire tous les journaux, puis lire l'Internationale (5) pendant 3 heures (ayant fini Zassoulitch, j'ai pris Meyer) (6) . Ce dernier ne m'a pas pris beaucoup de temps.</p>
<p>(...) Comme vous pouvez le voir sur <i>Le Peuple</i> ci-joint (7), la chambre en Belgique a rejeté le suffrage universel (8) et la <i>grewa</i> générale a commencé. (9) Lis maintenant attentivement — je t'enverrai chaque jour.</p>
<p>(1) Clarens — ville située sur le lac Léman en Suisse.</p>
<p>(2) Mieczysław Hartman, étudiant à l'École polytechnique (de Zurich) , étroitement associé au premier groupe étranger de sociaux-démocrates polonais, l'un des amis les plus proches de Rosa L., se donne la mort à Zurich le 13 juin 1893 d'un coup de revolver. Il n'avait que 24 ans.</p>
<p>[M&R] : voir, seulement quatre mois après cette lettre, en juillet 1893, la <a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7950" class="spip_out" rel="external">nécrologie de Mieczysław Hartman</a> dans le numéro 1 de <i>Sprawa Robotnicza</i>.</p>
<p>(3) Adolf Warski</p>
<p>[M&R] : né en 1868 à Varsovie, mort en Russie en 1937, assassiné par Staline. Il fut réhabilité après-guerre en Pologne, mais on voit sur la couverture de ce livre que le lieu de sa mort restait prétendument "inconnu" :</p>
<div class='spip_document_17740 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L498xH401/imagesfgh-3f6cf.jpg?1792730515' width='498' height='401' alt='' />
</figure>
</div>
<p> Trotsky le décrit ainsi dans <a href="https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/mavie/mv44.htm" class="spip_out" rel="external">Ma Vie</a> :</p>
<ul class="spip" role="list"><li> Des événements non moins notables avaient lieu, à la même époque, en Pologne. La petite bourgeoisie, cherchant avec effarement une issue, s'était engagée dans la voie de l'insurrection et avait élevé sur le pavois Pilsudski. Le leader du parti communiste, Warski, décida que, sous ses yeux, se développait « la dictature démocratique du prolétariat et des paysans », et il appela le parti communiste à l'aide de Pilsudski. Je connaissais Warski depuis longtemps. Du vivant de Rosa Luxembourg, il pouvait encore occuper sa place dans les rangs de la révolution. Par lui-même, il n'avait jamais été qu'une place vide. En 1924, Warski, après de grandes hésitations, déclara qu'il avait enfin compris combien le « trotskysme » était nuisible, comme sous-estimant la classe paysanne dans l'affaire de la dictature démocratique. Comme récompense pour sa docilité, il obtint le rôle de leader et il attendait avec impatience l'occasion d'étrenner les galons qu'il avait reçus si tard. En mai 1926, Warski ne manqua pas de profiter d'une occasion si exceptionnelle pour se flétrir lui-même et souiller le drapeau du parti. Bien entendu, il n'en fut pas châtié : l'appareil de Staline le protégea contre l'indignation des ouvriers polonais.</li></ul>
<p>Trotsky connaissait en effet Warski au moins depuis le 2ème congrès du POSDR en 1903, car Warski y était délégué de la SDKPiL, en contact quotidien étroit avec R. Luxemburg. Voir cette <a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8003" class="spip_out" rel="external">dépêche</a>, cette <a href="https://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1903/08/warski.htm" class="spip_out" rel="external">lettre</a>, qui montrent que Staline pourra facilement, 30 ans plus tard, rappeler que Warski s'était opposé aux bolchéviks lors de ce congrès fondateur.</p>
<p>(4) en allemand, signifie : exécuter<br class='autobr' />
(5) <a href="http://az.lib.ru/z/zasulich_w_i/text_1889_ocherk_istorii.shtml" class="spip_out" rel="external">Очерк истории международного общества рабочих</a> (Esquisse de l'histoire de l'Association internationale des travailleurs) par Véra Zassoulitch<br class='autobr' />
(6) R. Meyer : « La lutte pour l'émancipation du quatrième état ». Berllin, 1882, maison d'édition de Hermann Bahr.</p>
<p>(7) « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Peuple_(Belgique)" class="spip_out" rel="external">Le Peuple</a> » organe central du parti socialiste belge, publié jusqu'à nos jours.<br class='autobr' />
(8) En 1879, le « Parti socialiste belge » est fondé et entame la lutte pour le suffrage universel, cequi marque le triomphe du marxisme sur le proudhonisme.<br class='autobr' />
(9) grewa - en français : la grève.<br class='autobr' />
[M&R] : Rosa Luxemburg retranscrit phonétiquement le mot français grève, ce qui donne <i>grew</i>, puis lui ajoute le suffixe féminin -a, forgeant ainsi le mot polonais <i>grewa</i>, la grève. Les Polonais assimilent facilement des mots étrangers, les modifiant avec les divers suffixes des déclinaisons .</p></div>
Qui était Rosa Luxemburg ? Ecoutons son premier discours public (8 août 1893) à travers deux textes de ses Oeuvres complètes, inédits en français.
http://matierevolution.org/spip.php?article9107
http://matierevolution.org/spip.php?article91072025-01-09T23:03:00Ztext/htmlfrAlexRosa Luxemburg
<p>Rosa Luxemburg était une militante communiste dont tous les écrits ou discours publiés de 1892 à 1919 étaient inspirés par le socialisme scientifique, fondé et développé par Marx et Engels. Pour comprendre Rosa Luxemburg à 99%, la première étape est donc avant tout de lire et relire le Manifeste du Parti Communiste, qui l'inspira pendant toute sa vie militante. <br class='autobr' />
Pas grand-chose ne l'opposait donc à Lénine et Trotsky, à propos des principes fondamentaux du communisme, et ceux qui (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique179" rel="directory">28- artykuły w języku polskim - ARTICLES EN POLONAIS</a>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot89" rel="tag">Rosa Luxemburg</a>
<div class='rss_texte'><p>Rosa Luxemburg était une militante communiste dont tous les écrits ou discours publiés de 1892 à 1919 étaient inspirés par le socialisme scientifique, fondé et développé par Marx et Engels. Pour comprendre Rosa Luxemburg à 99%, la première étape est donc avant tout de lire et relire le <i>Manifeste du Parti Communiste</i>, qui l'inspira pendant toute sa vie militante.</p>
<p>Pas grand-chose ne l'opposait donc à Lénine et Trotsky, à propos des principes fondamentaux du communisme, et ceux qui cherchent à opposer entre eux ces trois géants du XXème siècle sont souvent dans la lignée de Paul Lévi (1922), puis Staline (1931) qui créèrent le "luxemburgisme" de même que Zinoviev et Staline créèrent en 1924 le "trotskisme". Nous n'appartenons pas à cette ligne anti-marxiste.</p>
<p>Pour comprendre le 1 % restant qui l'a distinguée de Lénine et Trotksy (question nationale, organisation du parti etc) c'est naturellement en lisant Rosa Luxemburg, en tentant de comprendre le contexte dans lequel elle a écrit ses textes, que l'on peut commencer.</p>
<p> **********<br class='autobr' />
Nous donnons la traduction en français (les premières publiées en ligne en libre accès à notre connaissance) de deux textes de Rosa Luxemburg, datés de 1893, mentionnés dans ses oeuvres complètes.</p>
<p>Le premier lest présent dans les Oeuvres complètes en allemand, Tome 6, le second est la référence 9+ du catalogue de Kaczanowska (voir plus loin).</p>
<p><strong>Premier texte : « Plaidoyer pour les mandats de la Social-démocratie du Royaume de Pologne (SDKP) au Congrès international des travailleurs socialistes à Zurich le 8 août 1893 »</strong></p>
<p>Ce texte est disponible en en version originale dans le Tome 6 des oeuvres complètes. Nous en donnons la traduction avec les notes des éditeurs, qui expliquent bien le contexte. Cependant, il peut sembler curieux que ce texte soit un article du journal <i>Arbeiter Stimmer</i> de Zürich, qui n'est que le résumé d'un deuxième article qui lui même ne rapportait qu'indirectement le discours de Rosa Luxemburg au Congrès de Zürich.<br class='autobr' />
Nous ajoutons donc en toute fin de notre article l'extrait d'un ouvrage de G. Haupt, qui explique cette situation.</p>
<p>**********<br class='autobr' />
<i>Version française</i> de <a href="https://rosaluxemburgwerke.de/buecher/band-6/seite/71#456138b9c089b0385fa26d41104e3c1945d748e901dd911ff3a385c9ff71b235" class="spip_out" rel="external">Verteidigung der Mandate der Sozialdemokratie des Königreichs Polen (SDKP) ...</a></p>
<p><strong>Rosa Luxemburg (1893) Plaidoyer pour les mandats de la Social-démocratie du Royaume de Pologne (SDKP) au Congrès international des travailleurs socialistes à Zurich le 8 août 1893</strong></p>
<p>La voix des travailleurs (Zürich) - Numéro 66 du 12 août 1893.</p>
<p><i>D'après un article de presse</i> [1]</p>
<p>[note de M&R : Rosa Luxemburg parle :] En Pologne, une nouvelle tendance socialiste s'est formée [2], qui existe maintenant depuis environ cinq ans, mais qui se déclare solidaire de la vieille social-démocratie. C'est à cette tendance qu'appartient le délégué éconduit [3]. Sa feuille ne porte pas de signature, sinon nous ne pourrions plus retourner en Pologne russe. (Approbation.) Les ouvriers de Pologne nous connaissent ; il ne faut pas juger une feuille à sa signature, mais à son contenu. De plus, nous avons dit aux messieurs du bureau : nous voulons vous donner notre signature. (Applaudissements) .[4]</p>
<p><i>Notes des Oeuvres complètes</i> :</p>
<p>[1] Titre de la rédaction [du journal « La voix des travailleurs », M&R] <br class='autobr' />
On lisait dans l'article « Une Polonaise demande la parole. On veut la lui refuser, mais l'assemblée [411 délégués de 20 pays] demande à l'entendre et accueille par de vifs applaudissements cette frêle demoiselle à l'attitude énergique. La Polonaise parle avec aisance et mouvement ».</p>
<p>[2] Il s'agit de la social-démocratie du Royaume de Pologne (Socjaldemokracja Królestwo Polskiego - SDKP), fondée en juillet 1893 à Zurich par Rosa Luxemburg, Leo Jogiches, Julian Marchlewski et Adolf Warski. Outre le petit groupe de jeunes émigrés en Suisse, le nouveau parti comprenait l'Union des travailleurs polonais (Zwiazek Robotników Polskich), créée en 1889 à Varsovie par Julian Marchlewski et Jan Leder, et une partie du IIe ou « petit Prolétariat », fondé par Marcin Kasprzak. Le SDKP se considérait comme un parti internationaliste, fidèle aux idées de Marx et Engels. Il s'opposa dès le début au programme du PPS visant à restaurer la Pologne (en 1892, différents cercles socialistes avaient créé à Paris le Parti socialiste polonais. (Polska Partia Socjalistyzna) - PPS) . Le programme du PPS contenait, avec les revendications socialistes, l'objectif de l'indépendance de la Pologne, pour lequel ils s'appuyaient sur Marx et Engels). La SDKP s'orientait vers le renversement révolutionnaire du tsarisme par la classe ouvrière de Russie, l'objectif commun devant faire passer les différences de nationalités à l'arrière-plan. Leur journal était « Sprawa Robotnicza » (La cause ouvrière).</p>
<p>[3] Il s'agit de J. Karski, pseudonyme de Julian Balthasar Marchlewski, membre de la rédaction de « Sprawa Robotnicza » (Cause ouvrière), dont faisait partie Rosa Luxemburg et qui devait également être exclue du Congrès. - Pour son rapport sur l'état et le déroulement du mouvement social-démocrate dans le royaume de Pologne, voir GW, vol. 1, 1ère moitié, p. 5 et suivantes.</p>
<p>[4] Le vote qui suivit donna les résultats suivants : sept nations pour l'admission (dont la Suisse), neuf contre (dont l'Allemagne et la Russie), trois abstentions. - Dans le procès-verbal du Congrès international des ouvriers socialistes à la Tonhalle de Zurich du 6 au 12 août 1893, édité par le comité d'organisation, Zurich 1894, p. 15, on peut lire : « Mlle <i>Luxemburg</i> explique ce fait [mandat sans signature] par les conditions particulières de la Pologne russe. Le journal est édité par une association littéraire social-démocrate, il doit être considéré comme l'expression du prolétariat socialiste polonais ». Le Vorwärts (Berlin), n° 186, 201 et 213 des 10 et 27 août et du 10 septembre 1893, donnait également de brèves informations sur l'histoire du mandat.</p>
<p>**********</p>
<p><strong>Deuxième texte : « Discours sur les mandats du SDKP et de la « Cause ouvrière » au troisième congrès de l'Internationale à Zurich. 8 VIII 1893. »</strong></p>
<p>Avant des explications, donnons la version originale et la traduction de ce texte très court, mais qui a le mérite de compléter les oeuvres complètes de Rosa Luxemburg :</p>
<p>**********<br class='autobr' />
<a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7974" class="spip_out" rel="external">Catalogue de Kaczanowska</a>, référence :</p>
<ul class="spip" role="list"><li> 9+.[Wystapienie w sprawie mandatow SDKP i "Sprawy Robotniczej" na III Kongresie Miedzynarodowki w Zurichu. 8 VIII 1893 r.] (Discours sur les mandats du SDKP et la « Cause ouvrière » au troisième congrès de l'Internationale à Zurich. 8 VIII 1893) . <br class='autobr' />
Source : <a href="https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=hvd.hnnmlh&seq=1" class="spip_out" rel="external">Protokoll des Internationalen sozialistischen Arbeiterkongresses in der Tonhalle, Zürich, vom 6. bis 12. august 1893</a>, page 15.</li></ul>
<p><i>Version originale</i> : Frl. <i>Luxemburg</i> erklärt diese Tatsache mit den eigentümlichen Verhältnissen in Russisch-Polen. Die Zeitung werde von einem sozialdemokratischen literarischen Vereine herausgegeben, müsse als Ausdruck des polnischen sozialistischen Proletariats betrachtet werden.</p>
<p><strong>Traduction</strong> : Mlle <i>Luxembourg</i> explique ce fait par les conditions particulières qui règnent en Pologne russe. Le journal est édité par une association littéraire social-démocrate et doit être considéré comme l'expression du prolétariat socialiste polonais. </i></p>
<p>**********</p>
<p>Le titre que nous attribuons à ce texte de Rosa Luxemburg est donc la traduction de celui attribué, en polonais, par Kaczanowska.</p>
<p> Rappelons la signification du + dans ce catalogue :</p>
<blockquote class="spip">
<p>La bibliographie comprend non seulement des articles, mais aussi des discours et des déclarations orales. Ceux qui ne sont pas donnés en sténogramme, mais dans un résumé ou un sommaire sont marqués d'une croix (+).</p>
</blockquote>
<p>La version originale est disponible seulement dans les <i>Protokoll des Internationalen sozialistischen Arbeiterkongresses</i> in der Tonhalle, Zürich, vom 6. bis 12. august 1893, dont nous allons retranscrire les paragraphes précédant et suivant le discours de Luxemburg, qui expliquent la raison ce discours, qui ne convainquit pas les participants.</p>
<div class='spip_document_17650 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/png/mandon_5.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH750/mandon_5-ba4c4.jpg?1792731049' width='500' height='750' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p>Plongeons-nous donc dans la lecture du compte-rendu du Congrès de 1893 à Zurich, le dernier auquel Engels participa. Rappelons que Rosa Luxemburg et ses camarades, polonais, viennent de fonder un journal et un parti, en concurrence avec le <i>Parti Socialiste Polonais</i> de Daszynski, qui est trop patriotique à leur goût. Mais les délégués du PPS sont bien connus de tout le monde, dont l'influent Plekahnov, alors que Rosa Luxemburg est plutôt inconnue, et de plus met depuis un an des claques (c'est une image) ... à Plekhanov ! Daszynski, du PPS, va donc en profiter pour contester les mandats polonais liés à ce parti et ce journal inconnus de Rosa Luxemburg.</p>
<p>***</p>
<p>V. Sitzung.<br class='autobr' />
Dienstag den 8. August, nachmittags 2 Uhr.</p>
<p><strong>Traduction :</strong> <i> Cinquième Séance. Mardi 8 août, à 2 heures de l'après-midi.</i></p>
<p>Vandervelde erstattet Bericht über die Mandatsprüfung. Beanstandet sind zwei italienische, ein polnisches, ein ungarisches und elf deutsche Mandate. Die zwei italienischen Mandate sind von Anarchisten ausgestellt und daher abzulehnen ; das polnische Mandat wird bestritten, weil es von einer Zeitung ausgestellt ist, deren Redaktion ganz unbekannt sei ; das Bureau ist für Gültigerklärung sowohl dieses als des ungarischen Mandates. Bezüglich der beanstandeten deutschen Mandate ist das Bureau geteilter Meinung. Die Majorität beantragt Zurückweisung von Werner und Landauer und der übrigen „unabhängigen“ Delegirten der Schweiz, die sich nach ihrer Zurückweisung durch die Schweizer an die deutsche Delegation gewandt ; ein Mandat muss für ungültig erklärt werden, weil sämtliche 15 Unterschriften von einer Hand herrühren.</p>
<p><strong>Traduction</strong> : <i>Vandervelde présente un rapport sur la vérification des mandats. Deux mandats italiens, un polonais, un hongrois et onze allemands sont contestés. Les deux mandats italiens sont émis par des anarchistes et doivent donc être rejetés ; <strong>le mandat polonais est contesté parce qu'il est émis par un journal dont la rédaction est totalement inconnue</strong> ; le Bureau est favorable à la validation de ce mandat comme du mandat hongrois. En ce qui concerne les mandats allemands contestés, le Bureau est divisé. La majorité demande le rejet de Werner et Landauer et des autres délégués « indépendants » de la Suisse, qui se sont adressés à la délégation allemande après avoir été rejetés par les Suisses ; un mandat doit être invalidé parce que les 15 signatures proviennent d'une seule main.</i></p>
<p><i>Daszynski</i> bittet, das beanstandete polnische Mandat zurück zu weisen. Die Zeitung sei nur <i>einer</i> Nummer erschienen, über die Richtung seil also kein Urteil möglich ; das Mandat sei ohne Unterschrift ; niemand wisse, wer der Redakteur der Zeitung sei, die hier eine Delegirtin entsende.</p>
<p><strong>Traduction</strong> :<i>Daszynski demande que le mandat polonais soit rejeté. Le journal n'a paru que dans <i>un</i> numéro, il n'est donc pas possible de juger de sa direction ; le mandat n'est pas signé ; personne ne sait qui est le rédacteur du journal qui envoie ici une déléguée. </i></p>
<p>Frl. <i>Luxemburg</i> erklärt diese Tatsache mit den eigentümlichen Verhältnissen in Russisch-Polen. Die Zeitung werde von einem sozialdemokratischen literarischen Vereine herausgegeben, müsse als Ausdruck des polnischen sozialistischen Proletariats betrachtet werden.</p>
<p><strong>Traduction</strong> : Mlle <i>Luxembourg</i> explique ce fait par les conditions particulières qui règnent en Pologne russe. Le journal est édité par une association littéraire social-démocrate et doit être considéré comme l'expression du prolétariat socialiste polonais. </i></p>
<p>Nach längerer Diskussion beschliesst der Kongress mit Stimmenmehrheit Zurückweisung der Delegirtin. Das Bureau bezweifelt die Abstimmung ; Polen beantragt Nationalitäten-Abstimmung. Sieben Nationen sind für Anerkennung, neun für Verwerfung des Mandates, drei enthalten sich.</p>
<p><strong>Traduction</strong> : <i>Après une longue discussion, le Congrès décide à la majorité de rejeter la déléguée. Le Bureau conteste le vote ; la Pologne demande un vote par nationalité. Sept nations sont pour la reconnaissance, neuf pour le rejet du mandat, trois s'abstiennent.</i></p>
<p>*****</p>
<p>Et maintenant le commentaire de G. Haupt (1964) sur ces <i>Protokol</i> :</p>
<blockquote class="spip">
<p>Texte officiel établi d'après les notes sténographiques (...) de H. Castelman, rédacteur de la « Volkstimme » de Magdebourg (...) L'analyse du texte confirme qu la version officielle du procès-verbal n'est ni complète, ni toujours exacte. (...) Ce compte rendu ne fait écho ni aux travaux des commissions, ni aux violentes discussions sur la validité des mandats de certains délégués, par exemple celui du représentant polonais, Rosa Luxemburg.</p>
<p>La presse socialiste, autant par ses envoyés spéciaux que par certains délégués qui leurs servaient de correspondants, fait état de nombreuses interventions et de répliques dont on ne trouve pas trace dans le protocole officiel. A cet égard, on peut indiquer en premier lieu les comptes-rendus détaillés publiés quotidiennement dans « Arbeiterstimme », organe social-démocrate qui paraît à Zürich.</p>
<p>A noter également les comptes-rendu de l'envoyé spécial du « Vorwärtz » publiés dans les six suppléments (Beilage) du journal consacrés aux travaux du Congrès (du n° 184 au n°190)</p>
</blockquote><div class='spip_document_17716 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://matierevolution.org/IMG/png/1000068580.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png"> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH707/1000068580-70b98.jpg?1792731050' width='500' height='707' alt='' /></a>
</figure>
</div></div>
R. Luxemburg (1893) Sprawa Robotnicza N° 1 - artykuł 8/10 : Drobne wiadomości z kraju, z Cesarstwa, z zagranicy
http://matierevolution.org/spip.php?article9024
http://matierevolution.org/spip.php?article90242024-12-16T23:27:00Ztext/htmlfrAlex
<p>Drobne wiadomości <br class='autobr' />
Z Kraju <br class='autobr' />
Z okręgu górniczego dąbrowskiego piszą co następuje : Tutejszy zarząd górniczy zobowiązał wszystkich właścicieli kopalń do urządzenia w swoich kopalniach szpitali dla robotników, Zakłady górnicze posiadające więcej niż 100 robotników, powinny mieć oddzielny lokal ze stałym felczerem i doktorem, który odwiedza szpital codziennie w godzinach oznaczonych. Gdzie robotników jest mniej wizyty lekarza codzienne nie są obowiązkowe, natomiast konieczna jest obecność (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique179" rel="directory">28- artykuły w języku polskim - ARTICLES EN POLONAIS</a>
<div class='rss_texte'><p>Drobne wiadomości</p>
<p>Z Kraju</p>
<p>Z okręgu górniczego dąbrowskiego piszą co następuje : Tutejszy zarząd górniczy zobowiązał wszystkich właścicieli kopalń do urządzenia w swoich kopalniach szpitali dla robotników, Zakłady górnicze posiadające więcej niż 100 robotników, powinny mieć oddzielny lokal ze stałym felczerem i doktorem, który odwiedza szpital codziennie w godzinach oznaczonych. Gdzie robotników jest mniej wizyty lekarza codzienne nie są obowiązkowe, natomiast konieczna jest obecność felczera. Górnicy mogą zakładać szpitale na koszt wspólny. Przepis powyższy zaczyna obowiązywać od 3 lipca roku bieżącego.</p>
<p>***</p>
<p>W Łodzi bardzo często widzieć można emigrantów, którzy powrócili z Brazylii. Niedawno został przyjęty do fabryki Szajblera niejaki Karol Ertman, który, opuściwszy Łódź w 1890 roku, bardzo wiele ucierpiał w drodze i na miejscu i zledwością udało mu się wrócić do kraju. Powinno to być nauką dla nas, że lepiej starać się razem z innymi towarzyszami poprawić swój byt w kraju, niż puszczać się na niepewne losy za morze.</p>
<p>Z Cesarstwa</p>
<p>Odłożenie chłopa rosyjskiego jest tak wielkim w całej Rosji, że jak obliczono średnio na każ. dych 400 gospodarzy przypada ogółem 2,000 rs. długu, na każdą zaś dziesięcinę — 2 rs. I te długi włościanie zaciągają po większej części nie na ulepszenie uprawy roli, tylko wprost na życie albo płacenie podatków. Przytem płacą straszliwe procenta : od 60 do 200 rocznie ! Podatki, które chłop płaci są dwa i trzy razy większe niż jego zarobek na roli. Nie więc dziwnego, że wlazł on po uszy w długi, że traci inwentarz, puszcza wreszcie ziemię i idzie z torbami, Panują też wśród nich straszliwe tyfusy, cholery — wszystko z głodu i osłabienia. A o pomocy lekarskiej ani marzyć. Rezultaty lego wykazują cyfry bodaj z jednej gubernio Penzeńskiej za ostatnie 5 lat.</p>
<p>Na 1000 ludzi było : narodzin śmierci</p>
<p>1888 57 38<br class='autobr' />
1889 56 40<br class='autobr' />
1890 50 40<br class='autobr' />
1891 49 46<br class='autobr' />
1893 18 50</p>
<p>Do takiego wynędznienia doszedł chłop rosyjski po długoletniej gospodarce naszego rządu. Ale nędza ma jedną dobrą stronę — że uczy rozumu, Chłop wreszcie przestanie wierzyć w opiekę « batiuszki cara », który w ten sposób sam sobie kopie grób pod nogami.</p>
<p>Z Zagranicy</p>
<p>Międzynarodowy kongres robotniczy (Trzeci z rzędu) odbędzie się w Szwajcarii, w Zurichu i trwać będzie od 6-go do 12-50 sierpnia. Delegaci partii robotniczych wszystkich krajów będą obradowali nad następującymi kwestiami :</p>
<p>I. Środki ku międzynarodowemu przeprowadzeniu we wszystkich krajach ośmiogodzinnego dnia roboczego.</p>
<p>II. Wspólne decyzje co do święta majowego.</p>
<p>III. Taktyka polityczna demokracji socjalnej.</p>
<p>a) Parlamentaryzm i agitacja wyborcza, b) Prawodawstwo bezpośrednie przez lud,</p>
<p>IV. Stanowisko Socjaldemokracji w razie wojny.</p>
<p>V. Ochrona pracy kobiet.</p>
<p>VI. Narodowe i międzynarodowe zorganizowanie związków fachowych.</p>
<p>VII. Organizacja międzynarodowa demokracji socjalnej.</p>
<p>VIII. Różne sprawy.</p>
<p>O kongresach międzynarodowych w ogóle, jak i o przebiegu tego, podamy w następnych numerach.</p>
<p>***</p>
<p>Krwawe rozruchy robotnicze zaszły w Bernie, w Szwajcarii. Rozgoryczeni i zrozpaczeni wielotygodniowym brakiem roboty murarze szwajcarscy zmówili się i napadli na pracujących przy budowie gmachu publicznego włochów, którzy im przez tańszą pracę robią konkurencję. Robotnicy chcieli włochów tylko odpędzić od roboty, lecz wdała się policja, która w ludowej republice szwajcarskiej jest tak samo pachołkiem kapitalistów jak u nas ; doszło więc do krwawych zajść ; kilku zabitych i mas ranionych. Przeciw biednym robotnikom, którzy już tylko domagali się wypuszczenia aresztowanych towarzyszy, sprowadzono wojsko ze wszystkich stron i rozruchy zduszono, jak u nas w Lodzi w zeszłym roku, Socjaldemokracja szwajcarska wskazuje przy tej okazji na zwierzęcość i bezprawność policji i rządu i broni jak może robotników. Tłómaczy jednak, że \emphona tych rozruchów nie wywołała, bo napadanie na Włochów nie może nie pomódz sprawie.</p>
<p>Niepewność zajęcia, częsty brak roboty, konkurencja między robotnikami są stałem zjawiskiem i rezultatem kapitalistycznego ustroju. Włosi, psujący sprawy szwajcarskich towarzyszy przez tańszą robotę, są lu narzędziami kapitalisty przez swój brak świadomości klasowej i solidarności. Napadanie na nich siłą nie da im tej świadomości. Rozwijać ich, uświadamiać, wciągać do swoich organizacji --- oto co było i jest powinnością szwajcarskich robotników i co może z konkurentów ; wrogów zrobić im towarzyszy i pomocników. Tym bardziej winni to czynić, że konstytucja szwajcarska daje szerokie swobody organizacji i agitacji robotniczej.</p>
<p>***</p>
<p>O życiu robotnika amerykańskiego ciekawe dane podaje nasz były inspektor fabryczny Światłowski, który jest teraz na wystawie w Chicago (czyt. Czykago). Robotnik amerykański zarabia przy 10 godzinnej pracy od półtora do półtrzecia rubla w złocie czyli od 450 — 750 rs. rocznie. Górnicy zarabiają aż do 875 rs. rocznie. Nawet wiejski parobek otrzymuje tam 25 — 35 rs, miesięcznie. Porównajmy płacę naszego przędzarza z Francuskim i amerykańskim otrzymamy następującą różnicę :</p>
<p>Nasz przędzarz pracuje w roku 323 dni, zarabia 140 rs., Francuzki 340 dni — 380 rs., amerykański 343 dni — 650 rs., czyli, że francuski dostaje przeszło dwa i pół raza więcej od polskiego, amerykański zaś prawie pięć razy tyle, pracując mniej niż nasz. Bo leż amerykański robotnik zupełnie inaczej żyje niż robotnik polski i ma wyższe potrzeby. Weźmy np. amerykańską rodzinę robotniczą z dwojgiem dzieci : Obliczono, że wydaje ona rocznie na samo jedzenie prawie 300 rs. Z tego na mięso (solone 1 świeże) 75 rs., na sadło 90 rs., na masło 40 rs. Kawy spożywa 48 funtów, herbaty 6 £., cukru przeszło 2 pudy, a jarzyn, owoców i mleka za 58 rs. rocznie. Nasz robotnik z żoną i czworgiem dzieci wydaje rocznie na mięso 19 rs, Prawda, że w Ameryce wszystko trochę droższe niż u nas, ale to tylko trochę, a robotnik amerykański żyje 5 razy lepiej niż. polski, Na mieszkanie, światło i opał, wydaje prawie 460 rs., tyleż mniej więcej na bieliznę, ubranie i obuwie. Na doktora i lekarstwa około 30 rs., na gazety 10 rs., na różne drobnostki, teatr, ubezpieczenie i t. d, zostaje mu do 70 rs. rocznie.</p>
<p>To zupełnie inne życie niż u nas, Robotnik żyje, jak człowiek przynajmniej i mając takie wymagania, musi odpowiednią płacę dostawać. Jak to zwykle, jedno z drugiem się wiąże. Przy dobrem życiu i odpoczynku jest czas zajmować się polityką i organizować się, a przez walkę polityczną i organizację zdobywa sobie robotnik w Ameryce dogodne prawa i lepsze warunki życia.</p>
<p>W ciągu ostatnich pięcie lat urządzili oni 23.009 strajków, podczas których związki robotnicze, których jest tam masa, wydały na pod trzymanie strajkujących 4 miliony rs. Kapitaliści walczą zawzięcie z tymi związkami, ale robotnicy nie ustępują. Dobijają się też stale skrócenia czasu pracy, zniesienia płacy od sztuki, zniesienia kar uciążliwych i t. d.</p>
<p>***</p>
<p>Angielskie związki fachowe ogłosiły niedawno sprawozdanie kasowe za 1891 rok. Miały one przeszło milion członków, a w kasie przeszło 17 milionów rs. Kasa wydała owego roku</p>
<p>Na strajki przeszło 1,600,000 rs.</p>
<p>Na pomoc lekarską prawie 2 miliony rs.</p>
<p>Na wypadki nieszczęśliwe prawie 180,000 rs.</p>
<p>Na pogrzeby przeszło 670,000 rs.</p>
<p>Jak to widać z tych cyfr, Związki Angielskie są bardzo bogate. Ale ich wadą poczęści jest to, że należą do nich tylko najlepiej płatni robotnicy, arystokracja robotnicza. I ci odsuwają się właśnie od najbiedniejszej klasy robotników mając się za coś lepszego. Przytem myślą, że przez same strajki i walkę wyłącznie z fabrykantami można wszystko zrobić. W ostatnich czasach pod wpływem nowych związków, obejmujących masy prostych i biednych robotników zaczynają związkowcy nabierać rozumu, że powinni trzymać razem z całą klasą robotniczą, bo mają le same interesy, że powinni prowadzić walkę polityczną, domagać się od rządu praw dla robotników, że powinni dobijać się nie Tylko podniesienia płacy, ale i w ogóle zniesienia najmu roboczego, wyzysku i całego kapitalizmu. Jednym słowem związkowcy od kilku lat przechodzą coraz bardziej na stronę demokratów socjalnych.</p></div>
R. Luxemburg (1893) Sprawa Robotnicza N° 1 - artykuł 9/10 : Nekrolog
http://matierevolution.org/spip.php?article9023
http://matierevolution.org/spip.php?article90232024-11-14T05:24:54Ztext/htmlfrAlexRosa LuxemburgPologne
<p>Nekrolog <br class='autobr' />
Ofiara tyranii żandarmskiej. W Petersburgu, w więzieniu centralne zmarł niedawno <br class='autobr' />
NAPOLEON ZELCER <br class='autobr' />
jeden z najdzielniejszych i najczynniejszych członków byłego warszawskiego komitetu robotniczego partii soc. rew. « Proletariat ». Aresztowany na ulicy w Warszawie w grudniu 1888 r. M. Z. trzymał się bardo podczas więzienia śledczego w cytadeli warszawskiej, nie dając się nakłonić żadnym namowom, ani przestraszyć żadnymi pogróżkami żandarmów, którzy chcieli wydobyć zeń zeznania, (…)</p>
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<div class='rss_texte'><p>Nekrolog</p>
<p>Ofiara tyranii żandarmskiej. W Petersburgu, w więzieniu centralne zmarł niedawno</p>
<p>NAPOLEON ZELCER</p>
<p>jeden z najdzielniejszych i najczynniejszych członków byłego warszawskiego komitetu robotniczego partii soc. rew. « Proletariat ». Aresztowany na ulicy w Warszawie w grudniu 1888 r. M. Z. trzymał się bardo podczas więzienia śledczego w cytadeli warszawskiej, nie dając się nakłonić żadnym namowom, ani przestraszyć żadnymi pogróżkami żandarmów, którzy chcieli wydobyć zeń zeznania, kompromitujące innych towarzyszy. Za jakieś drobne przekroczenie przeciw przepisom więziennym, głównie zaś dla lego, że był nielubiany przez żandarmów za to, że jako robotnik śmiał cenić swą godność ludzka, Zelcer został zamknięty w ciemnicy o chlebie i o wodzie przez parę dni i razem z drugim więźniem, robotnikiem Zalewskim silnie obity przez żandarmów, dzięki rozporządzeniu oficera Wonsiackiego, zarządzającego 10 pawilonem cytadeli warszawskiej. Oburzeni towarzysze zaskarżyli Wonsiackiego przed prokuratorem za lak niecny czyn, wzbroniony przez prawo ; wskutek tego odbył się sąd nad Wonstackim, który to sąd był istną komedią. Wonsiackiego sądził przyjaciel jego, kapitan żandarrmski Szlikiewicz ; ten ostatni postąpił według przysłowia : kruk krukowi oka nie wykole.</p>
<p>Zelcer razem z bratem swoim Antonim skazani zostali na najwyższą karę administracyjną, na 5 lat więzieniu, za to, że mieli nieszczęście urodzić się żydami, Władze zaś karzą surowiej socjalistów żydów, niż socjalistów innego pochodzenia,</p>
<p>Napoleon umarł na suchoty mózgowe, przeżywszy zaledwie lat 25. Nieboszczyk do ostatniej chwili życia wierzył, że powróci wkrótce do walczących szeregów. Na chwilę nie tracił zapału ani wiary w przyszłość ruchu robotniczego.</p>
<p>***</p>
<p>Bolesną wiadomość niesiemy na wstępie Towarzyszom naszym w kraju. W Zurychu w dniu 13 czerwca r. b. odebrał sobie życie wystrzałem z rewolweru Towarzysz</p>
<p>MIECZYSŁAW HARTMAN</p>
<p>Nam socjalistom z pod zaboru Rosyjskiego tylko śmierć pozwala wyjawić szerszemu światu zasługi najlepszych naszych towarzyszy. Za życia kryć się muszą w cieniu.</p>
<p>Bardzo niewielu, prócz najbliższych przyjaciół, znających zmarłego, domyślało się, jak głęboko oddanym i czynnym był socjaldemokrata. Tylko towarzyszom krajowym znane są wielkie usługi, które oddawał sprawie, tylko oni wiedza, jak dzielnego szermierza straciła w naszym drogim przyjacielu sprawa ruchu socjalistycznego w kraju.</p>
<p>Straciła nie tylko jednego z najczynniejszych, najlepiej ja rozumiejących szermierzy, ale i takiego, który całkowicie i wyłącznie żył dla niej, który zawsze i wszędzie tylko jej dobro miał na oku, nie znając co to wielkie i drobne ambicyjki, chęć chwały lub stanowiska.</p>
<p>Straciła ona szermierza co sztandar jej wzniosły nieposzlakowanym i trzymał rękami, a zacna i czysta dusza, jak kryształ, godnym był jej przedstawicielem.</p>
<p>Smutek i gorycz głęboka ogarnąć musi każdego na myśl, ze takie szlachetne życie bez skazy najlżejszej skoszonym zostało z powodu indywiduum, którego udziałem jest wzgarda ogólna, tak samo, jak przed kilku miesiącami inny szlachetny i czysty socjalista zakończył życie z powodu niecnego zdrajcy.</p>
<p>Nasze drogi towarzysz Hartman zmarł w kwiecie wieku, bo mając zaledwie la 24, właśnie gdy miał ukończywszy studia powrócić do kraju, by oddać wszystkie swoje siły na usługi naszej naszej sprawy.</p>
<p>Cześć Jego pamięci !</p></div>
R. Luxemburg (1893) Sprawa Robotnicza N° 1 - artykuł 7/10 : Piotr Ławrow
http://matierevolution.org/spip.php?article9021
http://matierevolution.org/spip.php?article90212024-11-12T14:49:03Ztext/htmlfrAlex
<p>Piotr Ławrow <br class='autobr' />
W czerwcu dożył lat 70 znany całemu światu socjalista rosyjski Piotr Ławrow. Sędziwy ten przyjaciel ludu był jednym z najbardziej wpływowych socjalistów w Rosji. Przez swe « Listy historyczne » zjednał sobie ogromny wpływ na młodzież inteligentną i pobudzał ją gorąco do walki o swobodę i dobro ludu, Wygnany przez rząd na daleką północ, uciekł po 8 latach za granicę, gdzie wydawał z kolei 2 pisma socjalistyczne ; « Wpierod » (Naprzód) i « Wiestnik Narodnoj Woli » (Zwiastun woli (…)</p>
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<div class='rss_texte'><p>Piotr Ławrow</p>
<p>W czerwcu dożył lat 70 znany całemu światu socjalista rosyjski Piotr Ławrow. Sędziwy ten przyjaciel ludu był jednym z najbardziej wpływowych socjalistów w Rosji. Przez swe « Listy historyczne » zjednał sobie ogromny wpływ na młodzież inteligentną i pobudzał ją gorąco do walki o swobodę i dobro ludu, Wygnany przez rząd na daleką północ, uciekł po 8 latach za granicę, gdzie wydawał z kolei 2 pisma socjalistyczne ; « Wpierod » (Naprzód) i « Wiestnik Narodnoj Woli » (Zwiastun woli ludu).</p>
<p>Piotr Ławrow mieszka obecnie w Paryżu i cieszy się on do dziś dnia głęboką czcią. rewolucjonistów rosyjskich i szacunkiem w całym świecie socjalistycznym dla swej szlachetności i siły ducha, gorącego oddania się sprawie ludowej ń ogromnej wiedzy, jaką posiada. Wszyscy, co go znają z pism jego lub osobiście, wiedzą, że do ostatniego tchnienia będzie on wszystkie swoje siły składał na. usługi tej idei, której poświęcił już tyle lat swego życia.</p></div>
R. Luxemburg (1893) Sprawa Robotnicza N° 1 - artykuł 6/10 : Przegląd krajowy
http://matierevolution.org/spip.php?article9020
http://matierevolution.org/spip.php?article90202024-11-09T08:32:17Ztext/htmlfrAlexRosa LuxemburgPologne
<p>Dopóki w Warszawie nie było obawy, że cholera nas zaskoczy, niezbyt troszczyła się władza, czy przepisy sanitarne stosowane są po fabrykach, czy nie. Było sobie wprawdzie na papierze takie prawo, podług którego, w każdej fabryce musiała być bezpłatna usługa lekarska, a przy większych fabrykach miało być ambulatorium dla chorych lub szpital. Było przedtem i jest w Królestwie Polskim 8 inspektorów fabrycznych, którzy winni pilnować, aby fabrykanci stosowali się do odpowiednich przepisów (…)</p>
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<div class='rss_texte'><p>Dopóki w Warszawie nie było obawy, że cholera nas zaskoczy, niezbyt troszczyła się władza, czy przepisy sanitarne stosowane są po fabrykach, czy nie. Było sobie wprawdzie na papierze takie prawo, podług którego, w każdej fabryce musiała być bezpłatna usługa lekarska, a przy większych fabrykach miało być ambulatorium dla chorych lub szpital. Było przedtem i jest w Królestwie Polskim 8 inspektorów fabrycznych, którzy winni pilnować, aby fabrykanci stosowali się do odpowiednich przepisów sanitarnych i w razie przeciwnym mieli być pociągani do odpowiedzialności sądowej. Takie były i są przepisy na papierze, a że w Rossji jak we wszystkich kapitalistycznych krajach wszelkie przepisy, które mają pomagać biednym, nie wiele znaczą w praktyce, więc też : i w Warszawie nie bardzo : się o to troszczono, czy robotnicy chorują przy pomocy lekarskiej czy bez niej. Na szczęście zaskoczyła p. Klejgelsa obawa cholery. Oczywiście, że « brudni » robotnicy, żyjący w nędzy, mogli być bardzo niebezpieczni dla bogatych obywateli miasta, ponieważ, jak wiadomo, cholera najbardziej lubi czepiać się tych, co nie mają na dobre życie i czystą odzież. Wówczas « dbały o dobro robotników » pan Oberpoliemajster nakazał ścisłą rewizję po fabrykach. I dziś, pomimo 8 inspektorów fabrycznych, nie ma prawie dnia, żeby nie pociągano jakiegoś p. fabrykanta do odpowiedzialności sądowej za niestosowanie się : do przepisów sanitarnych.</p>
<p>Podczas gdy władza policyjna prześladuje energicznie epidemię choleryczną, władzą żandarmska niemniej energicznie stara się wytępić epidemię socjalizmu. W ostatniej chwili otrzymujemy wiadomości o licznych aresztach w Warszawie.</p>
<p>***********</p>
<p>Fabrykanci łódzcy rozumieją dobrze swoje interesy. Wiedzą oni, kiedy mają wojować z fabrykantami moskiewskimi i kiedy iść z nimi ręka w rękę. Gdy chodzi o zysk, wydarty robotnikom z ich pracy, wtedy fabrykanci polscy i moskiewscy drą się, jak koty o mysz. Lecz gdy trzeba usunąć jakie prawo, które mogło by,być korzystne dla robotników i niekorzystne dla fabrykantów, wówczas Moskwa i Łódź od razu podają sobie dłonie.</p>
<p>Moskiewski Oddział rosyjskiego « Towarzystwa przemysłu i handlu » postanowił starać się o zmianę § 52 prawa fabrycznego i poczynił odpowiednią propozycję. Łódzki odział tegoż Towarzystwa zwąchał od razu o co chodzi i postanowił również starać się o zmianę tego paragrafu. Dla czego ten nie podoba się tak pp. fabrykantom moskiewskim i łódzkim ? Rzecz prosta : prawo to porucza urzędom gubernialnym do spraw fabrycznych wydawanie przepisów na korzyść robotników ; Piotrkowski urząd gubernialny do spraw fabrycznych wprawdzie nie zrobi krzywdy przemysłowcom łódzkim , bo przesiaduje w nim wszak p. Herhbst, właściciel fabryk Scheiblerowskich. Ale — a nuż ? A nuż większość zechce wydać jakiś przepis obowiązkowy na korzyść robotników lecz przeszkadzający pp. fabrykantom ? Fabrykanci łódzcy zawsze z niedowierzaniem odnoszą się do władzy rosyjskiej i nie rozumieją, dla czego władza ta wymyśla im pomimo ich uległości.</p>
<p>Ciekawa jest przytem zmiana, jaką pragną wyprowadzić na miejsce dotychczasowego prawa. Mianowicie, proponują, żeby urzędy gubernialne, zamiast wydawania przepisów obowiązując, miały tylko prawo wypracowywać projekty takich przepisów i oddawać je do opinii Komitetów przemysłowych, poczem dopiero ma go rozpatrywać specjalna komisja w ministerium skarbu i t.d. Rozumiecie państwo co to znaczy . Chodzi o to , żeby żaden przepis, tyczący się robotników, nie stał się obowiązującym bez woli frabrykantów, każdy projekt musi bowiem zostać naprzód rozstrzygnięty przez opinie Komitetów przemysłowych</p>
<p>**********</p>
<p>Prócz tego chwalebnego postanowienia fabrykanci łódzcy wypracowali projekt urządzenia kas pomocy dla robotników fabrycznych. Pisma burżuazyjne nie mają już słów na wychwalanie' hojności pp. fabrykantów, którzy tak dbają o dobro swych robotników, Projekt został wykończony przez p. Wścieklicę, znanego przeciwnika socjalizmu. I cóż ten projekt przyniesie robotnikom, jeżeli rząd go zatwierdzi ?</p>
<p>Przedewszystkiem, według twierdzenia p. Wścieklicy, fabrykanci łódzcy nie mogą dawać pieniędzy na te kasy, bo już muszą dawać je na pomoc lekarską. To znaczy, że robotnicy sami mają utrzymywać kasy pomocy. Hojność zaś fabrykantów ma się ograniczyć do tego, że będą podczas wypłaty wytrącali robotnikom pewien procent na te kasy.</p>
<p>Robotnicy łódzcy, czy słyszycie ? Panowie fabrykanci zakładać chcą na wasz koszt kasy pomocy i nawet im na myśl nie przychodzi zapytać się was o radę ! Wam wolno tylko dawać pieniądze na nie, lecz zarząd nie może być w waszych rękach ! Wara wam do tego ! Wtrącać się wam nie wolno do instytucji, które mają być założone z waszych ciężko zapracowanych groszy !</p>
<p>**********</p>
<p>Robotnikowi łódzkiemu nie tylko nie wolno rządzić własną kieszenią. Niewolno mu czytać ! Jedna rzecz, której mu rząd i fabrykanci nie wzbraniają, to ciężka praca w fabryce, a potem upicie się w szynku. Oświata stworzona została widocznie tylko dla bogatych. Komu się to wyda przesadnym, niech prześledzi losy projektu założenia taniej lub bezpłatnej czytelni dla robotników. Od kilku lat kołacze się ta myśl w Łodzi. Wreszcie sekretarz chrześcijańskiego Towarzystwa Dobroczynności obiecał przed 2 laty (!) zaproponować zarządowi założenie czytelni na wzór tych, jakie istnieją w Warszawie lub w Radomiu. Lecz Zarząd uważał za stosowne kwestji tej dotychczas nie rozstrzygać ; projekt pod obrady ogólnego zebrania ani razu jeszcze nie został przedstawiony. bo czyż to obchodzi fabrykantów, że robotnicy nie mają czytelni i muszą chodzić do szynku dla rozrywki ? A nuż robotnik jak zacznie czytać, to się oświeci, a jak się oświeci, to pozna swą krzywdę ! Nie, lepiej już dla fabrykantów, żeby robotnicy nadal się upijali. Zresztą, prezesem chrześcijańskiego Towarzystwa Dobroczynności jest jeden z największych" fabrykantów łódzkich, który podobno wie z góry, że rząd nie pozwoli na założenie w Łodzi czytelni lub biblioteki dla robotników.</p>
<p>**********</p>
<p>W Dąbrowie kapitaliści starali się również pokazać światu, jak troszczą się o « dobro » robotników. Wybudowali szpital dla chorych, przyjęli gościnnie gazeciarskich reporterów i ci ostatni poczęli podziwiać w prasie dbałość i troskliwość fabrykantów o robotników. Tymczasem właściciele kopalń, którzy w osadzie « Niemce » założyli ten szpital, zrobili tylko « geszeft » na robotnikach. Górnicy bowiem posiadali tam « kasę wzajemnej pomocy », na rzecz której potrącano im z pensji 20—75 kop. miesięcznie, Ponieważ tylko część tych pieniędzy szła na pomoc lekarską, emeryturę, koszta pogrzebu i t. d., więc resztę pieniędzy obracali właściciele kopalń na własną korzyść, płacąc do kasy pomocy niewielki procent. W ten sposób po kilkunastu latach zebrało się w kasie kilkadziesiąt tysięcy rubli, będących własnością robotników. Z tych robotniczych pieniędzy wybudowano szpital !</p>
<p>Na szczęście robotnik polski nie daje się tak łatwo bałamucić, jak to sądzi burżuazja. Doniedawna prawa fabryczne nie były zastosowane do górnictwa. Biedni górnicy, którzy o zmroku rannym zmuszeni są spuszczać się do ciemnego podziemia i o zmroku wieczornym wydobywać się na wierzch. Ci najbardziej wyzyskiwani na zdrowiu i sile robotnicy nic posiadali nawet tych marnych praw fabrycznych, które przysługują innym robotnikom. Lecz nadszedł czas, kiedy w ponurych podziemiach zaczęły krążyć z ust do ust głucho szepty. Rezultatem tych szeptów, niepodsłuchanych przez szpiegów były strajki w Dąbrowie, Niwce i okolicznych kopalniach. Rząd i kapitaliści ujrzeli nagle przed sobą nowego wroga, wydobywającego się z czarnego zagłębia i to przy samej granicy państwa. To niebezpiecznie, trzeba dać jakieś ustępstwo robotnikom. Tak myślał rząd i jak się rzuca psu kość ogryzioną, tak rzucił górnikom naszym pod nogi marne prawa fabryczne. Właściciele kopalń ze smutkiem dowiedzieli się, że będą musieli zastosować takie same prawa fabryczne dla swych robotników, jak inni przedsiębiorcy, że będą musieli zapewnić górnikom pomoc lekarską, szpitale i t. p. Postanowili więc odegrać komedię : kiedy ruch robotniczy zmusza nas do ustępstw, myśleli sobie, udajmy lepiej, że to co dajemy robotnikom, dajemy z dobrej woli, z łaski, I znalazłszy w prasie burżuazyjnej gorliwych lokajów, urządzili uroczystość, myśląc, że zdołają otumanić robotników.</p>
<p>Jest to stała taktyka burżuazji i rządu, że jak ich klasa robotnicza zmusza do ustępstw, wówczas udają, że te ustępstwa robią z dobrej woli i litości nad biednym robotnikiem.</p>
<p>**********</p>
<p>Alei te przepisy, które się uda robotnikom wymusić ma swą korzyść, najczęściej nie są wypełniane ! Na przykład dnia 13-go października 1891 roku, czyli przed dwoma prawie łaty ustanowione zostały (na papierze-----w kancelariach urzędowych) przepisy, regulujące wypłacanie robotnikom zarobków i usuwające praktykowane wówczas nadużycia. Jednakże nadużycia przy wypłatach zarobków w Warszawie, jak się okazuje, są tak częsta praktykowane, że aż p. Oberpolicmajster ujrzał się zmuszonym polecić komisarzom cyrkułowym pilnować, ażeby : 1) zarobki były wypłacane w umówionym czasie i bez najmniejszej zwłoki ; 2) aby przedsiębiorcy obliczali robotników osobiście nie powierzając tego podmajstrzym lub majstrom, przyczem żadne potrącenia na rzecz tych ostatnich zachodzić nie mogą ; 3) rachunki z robotnikami nie mogą odbywać się pod żadnym pozorem w handlu trunkami i 4) wypłata ma być obowiązkowo dokonywana gotówką.</p>
<p>Jeżeli p. Oberpolicmajster zabrania dziś nadużyć, sam przez to przyznaje, że nadużycia są praktykowane. A przecież istnieje już od dwóch lat odpowiednie prawo. Gdy robotnik, pragnąc większego zarobku, zechce zaprzestać pracy, która przynosi mu za mało dochodu, rząd karze go surowo : robotnikom nie wolno rzucać pracy, która im nie przynosi tyle, ile człowiekowi na życie potrzeba.</p>
<p>Lecz gdy fabrykant dokona czegoś, co jest wzbronione prawem, jeżeli wyzyska robotnika podczas wypłaty, rząd nic śpieszy się go ukarać. Co najwyżej p. Klejgels posyła komisarzy cyrkułowych do fabrykantów przypomniecim, że to co oni robią jest wzbronione !</p>
<p>Tak postępuje rząd, który twierdzi, że nie jest rządem klasowym, że nie stoi wyłącznie po stronie bogatych, lecz opiekuje się wszystkimi klasami jednakowo,</p>
<p>**********</p>
<p>A teraz zapytajmy się, po co ci komisarze cyrkułowi ? (Czy rząd nie naznaczył inspektorów fabrycznych, których obowiązkiem jest pilnować wykonania przepisów praw fabrycznych ? Dla udobruchania robotników naznaczono zamiast 2 — już 8 inspektorów fabrycznych. Zdawało się, że ośmiu inspektorów będzie prędzej wstanie dopilnować, by fabrykanci wykonywali prawa fabryczne. Okazuje się, że tak nie jest.</p>
<p>Dla czego ?</p>
<p>Bo ci 8 inspektorów fabrycznych, których naznaczył rząd, nie pochodzą z klasy robotniczej. Nie znają jej życia. Są to urzędnicy, których nie obchodzi dola ludu pracującego. Gdyby robotnicy mogli sami wybierać inspektorów, wybraliby niezawodnie takich z pośród Siebie, którzy wiedzieliby czego robotnikowi potrzeba, oraz gdzie i kto obchodzi przepisy prawa fabrycznego. Dopóki zaś to nie nastąpi, fabrykanci będą robili nadużycia i omijali prawa fabryczne na szkodę robotników,</p></div>
R. Luxemburg (1893) Sprawa Robotnicza N° 1 - artykuł 4/10 : Ruch robotniczy za granicą
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http://matierevolution.org/spip.php?article90222024-11-05T08:45:34Ztext/htmlfrAlexRosa LuxemburgPologne
<p>Ruch robotniczy za granicą <br class='autobr' />
Życie polityczne proletariatu biegi tak szybkim potokiem, że najważniejsze wypadki w mgnieniu oka prawie przechodzą i ustępuje miejsca innym. <br class='autobr' />
Dopiero przed trzema miesiącami cały świat robotniczy patrzył z najwyższym zajęciem, jak w Belgii proletariat walczył z kapitalistami o powszechne prawo głosowania ; o prawo udziału w rządzie, które dotychczas tylko bogaczom przysługiwało. Robotnicy wszystkich krajów dopomagali jak mogli, groszem i zachętą, swym (…)</p>
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<div class='rss_texte'><p>Ruch robotniczy za granicą</p>
<p>Życie polityczne proletariatu biegi tak szybkim potokiem, że najważniejsze wypadki w mgnieniu oka prawie przechodzą i ustępuje miejsca innym.</p>
<p>Dopiero przed trzema miesiącami cały świat robotniczy patrzył z najwyższym zajęciem, jak w Belgii proletariat walczył z kapitalistami o powszechne prawo głosowania ; o prawo udziału w rządzie, które dotychczas tylko bogaczom przysługiwało. Robotnicy wszystkich krajów dopomagali jak mogli, groszem i zachętą, swym belgijskim braciom i zwycięstwo ich przyjęli jak swoje. O tej znakomitej walce belgijskich robotników szczególnie ważnej i ciekawej dla nas, którzy nie mamy żadnych praw politycznych i również o nie walczyć musimy, opowiemy jeszcze innym razem obszerniej.</p>
<p>Dalej, przed dwoma miesiącami dopiero cały świat robotniczy obchodził swe największe święto klasowe — dzień 1go Maja. Jeszcze przed dwoma laty, przed rokiem, wszyscy socjaliści jak i wrogowie robotników, z biciem serca oczekiwali manifestacji majowej, zadając sobie niespokojnie pytania : “ czy i w tym roku się uda ?“ czy dużo świętujących będzie ? czy dzień zejdzie spokojnie ?“ Dziś nikt już tyle uwagi zwraca na to święto w Europie. Po pierwsze dlatego, ze nie ma się już czego obawiać, aby się ono nie udało. Hasła ośmiu godzin pracy i solidarności międzynarodowej doszły już do najdalszych zakatów świata robotniczego i święto majowe weszło już zupełnie w życie proletariatu. Najlepszym dowodem jest obchód tegoroczny. W samej Francji było milion świętujących. W Niemczech odbyło się 1000 zebrań, w jednym tylko Berlinie przyjęło w nich udział 50 000 robotników. Anglia dnia tego odniosła ogromne zwycięstwo — górnicy zdobyli prawo ośmiu godzin pracy ! (Obchód majowy uradzano tam w pierwsza Niedziele). Austria szczególne świetnie obchodziła 1-szy maja. W samym Wiedniu świętowało do 150 000 — mężczyźni i kobiety, Niemcy, Czesi i Polacy w braterskiej zgodzie. Galicja zaćmiła w tym roku wszystkie swe poprzednie obchody, tak sami i Śląsk nawet w drobnych mieścinach. We Włoszech 1 go maja Rzym i Mediolan nie miały ani jednej gazety —drukarze wszyscy przyłączyli się do świetnego obchodu. W mniejszych krajach — Belgii, Holandii, Szwajcarii, Szwecji, Hiszpanii — wszędzie ten sam widok : tysiączne zebrania, mowy, petycje do rządu, pochody z muzyka, zabawy — nawet w zakątkach prowincji. Czy to przez bezrobocie, czy przez zabawy wieczorne, czy przez obchód niedzielny — miliony robotnicze wyraziły swą zupełną solidarność z hasłami majowemy. W ogóle dzień opłynął spokojnie. Drobne tylko zajścia wywołała, jak zwykle sama policja w Paryżu i Wiedniu (z robotnicami). Tak wiec i charakter święta Majowego - stanowczo spokojny i uroczysty — wyjaśnił się już i ustalił.</p>
<p>Druga przyczyna tego, że święto majowe nie tak bardzo zajmuje sobą umyśli, ze dziś — dwa miesiące po 1 go maja świat robotniczy jak gdyby zupełnie już o nim zapomniał jest położenie robotniczych partii w Europie zupełnie inny niż u nas. Jak to wypowiedział dnia tego sędziwy mistrz socjalnej demokracji, Engels, robotnicy głównych krajów Europy — Anglii, Niemiec, Francji, są już tak dobrze zorganizowani, ze mogą i muszą prowadzić już ciągle poważną walkę praktyczna o bezpośrednie korzyści. Dlatego nie potrzebują oni się już zadawalniać głownie manifestacjami, obchodami i na nie główną uwagę zwracać. U nas ma się rozumieć święto Majowe jest najwalniejszym dniem w roku dla robotników, choćby dla tego, ze to najgłówniejszy nam sposób walki z rządem o prawa polityczne, które inne kraje maja już od dawna. Taką praktyczną robotą zagranicznego proletariatu był na przykład kongres międzynarodowy górników, który się odbył w Bruceli 22 maja i zgromadził przedstawicieli od 1 100 000 zorganizowanych górników Anglii, Francji, Belgii, Niemiec i Austrii. Najgłówniejsze żądania, które jednomyślnie postanowili górnicy sławiąc swym rządom w tych krajach są — ośmiogodzinna szychta, zniesienie pracy kobiet w kopalniach, zwiększenie personalu inspekcji górniczej i wprowadzenie do niej górników. Kongres wykazał ogromny postęp świadomości klasowej i solidarności międzynarodowej środ górników, nawet z porównaniu z zeszłym rokiem i zwróciłby na siebie daleko większą uwagę, ogółu, gdyby nie wybory niemieckie które zajęły wyłącznie cały świat robotniczy.</p>
<p>Niemiecka partia socjalno-demokratyczna jest najliczniejszą, i najlepiej zorganizowaną na cały świecie. Wszyscy inny robotnicy biorą przykład z niemieckich braci w swej walce i uważają ich za swoich przewodników. Przez to wybory do sejmu niemieckiego, które są nadzwyczaj ważnym wypadkiem w życiu robotników niemieckich, zwracają na siebie powszechna uwagę.</p>
<p>Powodem, który wywołał w Niemczech rozwiązanie sejmu i wybory obecne do nowego był projekt rządowy w kwestii wojskowej, odrzucony przez większość w sejmie. W Niemczech tak samo jak i u nas, jak i we wszystkich innych krajach Europy, utrzymanie wojska zabiera najżywotniejsze siły narodu w ludziach i pieniądzach. Ogromny rozwój militaryzmu za naszych czasów jest zupełnie naturalnym wynikiem kapitalistycznego ustroju. Z jednej strony fabrykanci i właściciele ziemscy, pragnący zbytu jak największego dla swych towarów szukają rynków poza własnym krajem, który im nie wystarcza, i w tym celu muszą mieć wojsko, aby zdobywać nowe ziemie, nowy spożywców, albo zmuszać sąsiednie państwa do zmniejszania cel granicznych i wpuszczania ich towarów. Z drugiej strony wewnątrz kraju wszędzie robotnicy coraz bardziej uświadamiają się, łączą ze sobą i powstają przeciw wyzyskowi kapitalistów i rządu. Przeciw nim szukają panowie także obrony w postaci żołnierza i żandarma. Tak wiec wojna i militaryzm nie przestana trapić ludu, dopóki będzie istniał taki ustrój, w którym wszystkie środki do życia są produkowane na sprzedaż i w którym kapitalista i rząd wyzyskują lud i boją go się jednocześnie. Owszem, im dalej, tem więcej ludzi musi iść do wojska, tem więcej krwawego grosza z podatków musi iść na jego utrzymanie (1). U nas, gdzie jest carska samowola i lud nic nie wie, co się w rządzie dzieje, rząd po prostu bierze na wojsko co rok z podatków tyle, ile mu się podoba. W e wszystkich innych krajach rząd musi uzyskać na każdy wydatek zgodę sejmu—przedstawicieli od ludu. Otoż w tym roku rząd niemiecki na nowo za zadał powiększenia stałego wojska o 81 000 ludzi i wydatków na nie jednorazowo o 86 mil. rs.i rocznie o 32 m. rs. Sejm niemiecki składa się z przedstawicieli rozmaitych klas ludności. Najwięcej w nim ma się rozumieć przedstawicieli burżuazji. Najróżniejsze nazwy liberałów, wolnomyślnych, katolików, antysemitów, konserwatystów i t. p. są tylko przykrywka tych samych interesów, właścicieli ziemskich, fabrykantów, bankierów, kupców i co najwyżej dobromieszczan i chłopstwa. Za lud roboczy, nic nie posiadający, za proletariuszów wałczą tylko socjaldemokraci, a tych jest na 400 prawie ludzi w sejmie wszystkiego 36-ciu. Dlaczegoż w takim razie sejm nie przyjął projektu wojskowego rządu, który przecież działa tu właśnie w interesach tych wszystkich kapitalistów ? To można zrozumieć, tylko jeśli przyjrzeć się bliżej partii socjaldemokratycznej i jej znaczeniu w państwie niemieckim Pomimo ze w sejmie jest ich tylko 36-ciu demokraci socjalni zostali wybrani największą liczbą głosów—1.5 miliona. Przyczyna leży w tym, że w Niemczech istnieje jeszcze podział na okręgi wyborcze po 100,000 ludności z r. 1870 roku, a przez te 20 lat okręgi miejskie ogromnie powiększyli a nawet podwoiły swą ludność w stosunku do wiejskich. Demokratów socjalnych zaś wybierają główne robotnicy miejscy. Prócz tego istnieje prawo większości. Więc choćby gdzie ogromna ilość ludu głosowała za socjalista, częs ukróć nie wejdzie on do sejmu, jeżeli w tymże okręgu inny kandydat dostanie choć o jeden głos więcej. Wskutek takiej ilości stronników socjaldemokraci maja ogromny wpływ na cały lud niemiecki. Swoimi mowami w sejmie dobijają się od rządu prawa skrócenia pracy, ulepszeń inspekcji fabrycznej, ubezpieczeń na starość i kalectwo i w ogóle wnoszą tam skargi o wszelka krzywdę, jaka się dzieje ludowi. Z powodu projektu wojskowego socjalni demokraci wykazali w sejmie, ze stale wojsko i ogromne nań wydatki wysysają wszystka krew z ludu roboczego i służą tylko klasie kapitalistów przeciw temu ludowi. Bo napadać na inne kraje żaden lud nie chce i nie potrzebuje, a w razie napadu wroga staną wszyscy do apelu, jak to się dzieje w Szwajcarii, gdzie istnieje system milicji ludowej, i gdzie każdy służy tylko kilka tygodni, aby się nauczyć służby. Zwoływali oni ciągle i wszędzie zebrania ludowe, gdzie wyzwali robotników, aby za nic nie pozwolili, na przyjecie projektu wojskiego, aby zadali zaprowadzenia milicji zamiast armii stałej. We rezultacie lud rzeczywiście poruszył się i na tysiącznych zebraniach wyraził swój protest i wrogie stanowisko do rządowego projektu.</p>
<p>Pod tym to naciskiem socjaldemokratycznej agitacji i robotniczych protestów partii burżuazyjne odrzuciły projekt. Same przez się chętnieby one go były przyjęły, tym bardziej że każda za to ustępstwo spodziewała się rożnych sobie dogodnych praw od rządu. Ale zlękły się głosu milionów ludu, bały się utracić jego głosy przy następnych wyborach i po długich targach, wahaniach i korowodach głosowały przeciw projektowi.</p>
<p>Tak postąpiły mianowicie partje „wolnomyślny i katolickie „centrum”. „Konserwatyści” zaś i „liberale” nie stanowią większości. Ciekawe jest, ze, polscy „panowie” z Poznania i ze Sląska byli także za projektem. Co im szkodzi, ze lud polski będzie musiał odjąć jeszcze trochę życia w kazarmach ! Ci panowie polscy głosują zawsze za rządem przeciw ludowi.</p>
<p>Wskutek więc oporu większości sejmu rząd nie chcąc ustąpić, sejm rozwiązał (7 maja) i naznaczył wybory do nowego. I oto od dwóch miesięcy jesteśmy świadkami wspanialej walki wyborczej. Jest to obraz zupełnie obcy naszemu krajowi, pozbawionemu konstytucji i wszelkiego życia politycznego. W całym kraju — po miastach i po wsiach — pełno ożywienia, ruchu i podniecenia. Wszystkie partje sławiają swych kandydatów do przyszłego sejmu, urządzają zebrania, wydaja broszury i proklamacje, gdzie starają się wypowiedzieć swe przekonania i dążenia polityczne i zjednać sobie głosy wyborców. To daje możność socjalistom wchodzić w najodleglejsze zakątki prowincji, gdzie tylko są wyborcy, zbliżać się z ludem, uświadamiać go, krytykować przed nim burżuazyjne partje i rozwijać swoje nauki. Jak bardzo wybory służą do uświadomienia ludu, dowodzi to, ze tym razem nawet nieszczęsny Szlązk, gdzie robotnicy są duszeni przez kapitalistów bez litości i ogłupiani przez księży,— nawet Szlązk wybrał 15 czerwca 2 socjalistów. Wkrótce i Poznańskie zapewne zmądrzeje i przestanie panów hrabiów do sejmu wybierać.</p>
<p>Za to inne partii maja możność wykazać przy tej sposobności calą swą zmienność i fałszywość. Złączone dotychczas pod różnymi pięknymi hasłami, jak „ swoboda demokratyczna ”, „ wiara katolicka ” i t.d. rozpadają się teraz na różne grupy podług stanu majątkowego i interesów materialnych (2)</p>
<p>Wobec takiego rozpadania się i zamieszania burżuazyjnych partyj, lud roboczy coraz bardziej widzi, ze wszelkie ładne hasła idealne są tylko frazesem w ich ustach, ze właściwie kierują się one tylko grubym interesem kieszeniowym. Wobec tego świeci coraz bardziej czystością, siłą i prawdą swych przekonań partja socjaldemokratyczna — jedyna broniąca szczerze interesów tych, co już nic nie posiadają lub co jutro już nic nie będą mieli, prócz parę rąk do pracy. Lud widzi coraz wyraźniej, że jeżeli inne partii pamiętają jeszcze choć trochę o jego interesach, jeżeli głosowały przeciw projektowi wojskowemu rządu to tylko pod naciskiem socjaldemokratów. Widzi on, ze jedyna demokracja socjalna nie odstępuje nigdy od swych zasad i nie przechodzi co parę lat to do tej, to do innej partii. Przekonywa się on wreszcie coraz bardziej, ze tylko cel socjal demokracji : uspołecznienie środków pracy wybawi go z nędzy, a wszelkie lekarstwa innych partij to tylko plastry na nieuleczalna ranę.</p>
<p>I oto przy wyborach 15 i 24 czerwca lud wraził to przez głosowanie. Partje burżuazyjne — centrum i wolnomyślni poniosły ogromne straty wyborców i wybranych, szczególnie „wolnomyślni”. Partja zaś socjaldemokratyczna wyszła z największym triumfem. Otrzymała ona 44 wybranych do sejmu i około 1,800,000 wyborców. Stolica Niemiec, Berlin, wybrała aż 5 socjaldemokratów i jednego tylko wolnomyślnego. W ten sposób liczba przedstawicieli robotniczych w sejmie powiększy się znacznie, a zatem i wpływ ich na rząd, na inne partje, na cale życie polityczne kraju. Sprawy robotnicze jeszcze więcej sobą sejm zajmowały.</p>
<p>Triumf to ogromny dla niemieckiego proletariatu. Ale nie tylko dla niemieckiego. Im lepiej robotnikom w jakimkolwiek kraju, tym lepiej dla nich we wszystkich innych krajach. Wpływ i znaczenie polityczne socjaldemokracji niemieckiej, powodzenie jej wzbudzaj nadzieje i zapal do roboty śród socjalistów wszystkich innych krajów. Rozumieją to dobrze robotnicy Europy i świeca zwycięstwo niemieckich braci, winszując im radośnie, urządzając u siebie zabawy uroczyste i opisując swych gazetach rezultaty niemieckich wyborów z najmniejszymi szczegółami. Wybory te — to triumf międzynarodowego proletariatu i sprawy socjalistycznej !</p>
<p>My, wyłączeni z życia politycznego Europy, pozbawieni praw politycznych, możemy z tego triumfu zaczerpnąć tylko tem większy zapał do zdobywania sobie tych praw, do walki o ustrój polityczny, przy którym i my moglibyśmy swych praw głośno w Sejmie bronic i przez swoich delegatów dogodnych dla nas praw się w nim domagać.</p>
<p>(1) Spojrzawszy tylko na największe kraje Europy, widzimy, ze Francja wydaje dziś na stale wojsko (i flotę) rocznie 238 milionów rs., Rosja 28(3 ?)4 mil., Anglia 175 mil., Niemcy 146 mil., Austrja i Włochy po 88 mil., Hiszpania 43 mil. We Francji wydatki te stanowią czwarta cześć wszystkich dochodów państwa, w innych krajach mniej więcej tak samo. Jak szybko rośnie ta plaga, dowodzą obliczenia, ze w ciągu ostatnich lat pięciu koszta utrzymania wojska powiększyły się w Niemczech o 53 proc., we Włoszech o 51 pr., w Austrii o 48, w Rosji o 15, w Hiszpanii o 8, we Francji i Anglii o 70,0.</p>
<p>(2) Tak na przykład partja „ wolnomyślnych", która miała nigdy głownie na celu bronic swobody politycznej i demokratyzmu, rozpada się na grupę „ ludowa ”, przedstawiająca interesy urzędników, inteligencji, drobnomieszczaństwa, i na grupę grubych finansistów, którzy się zapewne do „ liberałów ” przyłączą i którzy są za projektem rządowym. Partyja zaś „ centrum ” która połączyła i którzy są za projektem rządowym. Partja zaś „centrum” która połączyła najróżniejszych ludzi pod hasłem katolicyzmu za czasów prześladowań Bismarcka, dziś, kiedy katolików nikt już nie prześladuje, rozpada się aż na trzy strony. Odstępują od niej wielcy właściciele ziemscy i łączą się z takiemiż „ konserwatystami ” (w Westfalii). Odstępują s drugiej strony wielcy kapitaliści i połączą się zapewne z „ liberałami ” (na Szląsku). Odstępują wreszcie chłopi w Bawarii i formują tymczasem osobna partje, a następnie przejdą stopniowo pod wpływ socjaldemokratów.</p></div>
R. Luxemburg (1893) Sprawa Robotnicza N° 1 - artykuł 5/10 : Korespondencja z kraju
http://matierevolution.org/spip.php?article9019
http://matierevolution.org/spip.php?article90192024-11-01T10:36:42Ztext/htmlfrAlex
<p>Żądacie, abym Wam napisał, co u nas słychać i jaką jest ogólna sytuacja teraz w naszym świecie robotniczym. Należycie ocenić ją można tylko wtedy, jeśli sięgnąć okiem trochę dalej wstecz. To też pozwólcie mi odstąpić na chwilę od właściwych wypadków dnia, ażeby Wam dać ogólniejszy obraz naszego położenia. <br class='autobr' />
Ostatnie dwa lata są jednym szeregiem klęsk, ale zarazem są latami tryumfu, Nigdy prawie nie było tyle aresztów. Grupy rewolucyjne wszystkich odcieni poniosły olbrzymie straty. Zdawało (…)</p>
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<a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique179" rel="directory">28- artykuły w języku polskim - ARTICLES EN POLONAIS</a>
<div class='rss_texte'><p>Żądacie, abym Wam napisał, co u nas słychać i jaką jest ogólna sytuacja teraz w naszym świecie robotniczym. Należycie ocenić ją można tylko wtedy, jeśli sięgnąć okiem trochę dalej wstecz. To też pozwólcie mi odstąpić na chwilę od właściwych wypadków dnia, ażeby Wam dać ogólniejszy obraz naszego położenia.</p>
<p>Ostatnie dwa lata są jednym szeregiem klęsk, ale zarazem są latami tryumfu, Nigdy prawie nie było tyle aresztów. Grupy rewolucyjne wszystkich odcieni poniosły olbrzymie straty. Zdawało się na chwilę, że wszystko zostało rozbite i zniweczone. Tymczasem, jak w bitwie pod gradem kul, szykują się u nas nowe szeregi i prowadzą dalej rozpoczętą walkę.</p>
<p>A choć 1-szy maja, jak wiecie, święcono u nas w tym roku daleko ciszej i skromniej, niż w zeszłym, to jednak, przyjąwszy pod uwagę, straszne prześladowania żandarmów, jej czujności areszty, ocenicie jak należy te kilka tysięcy świętujących i głównie to ożywienie i zajęcie świętem, jakie na każdym kroku, w każdej rozmowie rolników bylibyście tu spostrzegli.</p>
<p>W. Warszawie robota socjalistyczna nie została przerwaną właściwie ani na chwilę, chociaż « dziesiąty pawilon » stawał się za ciasnym na pomieszczenie masy aresztowanych pracowników. — Prawda, że robota jest mniej doraźna i mniej hałaśliwą, lecz za to obejmuje ona coraz szersze koła, coraz głębiej przenika do warstw robotniczych. Dziś nie ma prawie fabryki, w której by towarzysze nasi nie mieli stosunków, a są całe fachy znajdujące się pod ich wpływem. Że ruch robotniczy staje się coraz donioślejszym, możemy osadzić nawet z zachowania się naszych przeciwników.</p>
<p>Panowie fabrykanci i majstrowie przestali juz widocznie wierzyć we wszechpotęgę gorliwego « stupajki » i szukają « moralnego » środka przeciw « jadowi, socjalizma. Bo oto pojawia się takie antidotum jak « Kalendarz dla rzemieślników » z szerokim i płaskogłupiem gadulstwem o oszszędności, wstrzemięźliwości tym podobnych kwiatkach małomieszczańskiej mądrości. A następnie druga mixtura pana doktora filozofii Wieherkiewicza, przyrządzona na obstalunek pp. fabrykantów. (Szajbler, Lilpop-Rau, Żyrardów zakupili po parę set, a « poważni rzemieślnicy » po kilkadziesiąt sztuk lego specytiko). Kalendarz spróbowano najpierw sprzedawać, lecz i darmo nikt brać nie chciał. Wichrowatemu zaś filozofowi, którego « dzieło » magistrat nakazał zakupy wać cechom, odpowiedzieli robotnicy wierszykiem, który mu prawdopodobnie odbierze ochotę do dalszej propagandy spożywania zup rumfordzkich, kopyt i wymion krowich. — Dziś już zapewne nawet poważny « mistrz ekonomista » nie śmie negować u nas ruchu robotniczego. A jeżeli wątpi jeszcze, niech się rozejrzy w ognisku naszego przemysłu w Łodzi.</p>
<p>Przed kilku jeszcze laty spokojnie tam było jak w grobie. Robotnicy łódzcy, ci najnieszczęśliwsi z nieszczęśliwych, przybici nędzą, upadający w jarzmie 14—15 godzinnej pracy, w wyjątkowych tylko razach śmieli podnieść głowę. Wybuchał wtedy strajk żywiołowy ; albo też kiedy przebierała się miarka ludzkiej cierpliwości, wzburzony robotnik szukał zemsty w napaści na bezpośrednie narzędzie wyzyskiwacza — na majstra. Ale oto ido Łodzi dotarł ruch robotniczy, i gromkie hasła socyaldemokracyi zelektryzowały uśpionych. W 92-im roku widzimy świetny rezultat tego rozbudzenia. Łódź wtedy nadaje ruchowi naszemu piętno nowe przez niebywałe masowe wystąpienie robotników w dzień 1-go Maja. Fakt to tym znamienniejszy, że na kilka miesięcy przedtem odbyły się tam liczniejsze niż kiedykolwiek areszty.</p>
<p>Od tego czasu ruch nie ustaje na chwilę. Zandarmerya codzień niemal znajduje podrzucone gdzieś proklamacje, broszury, wiersze socjalistyczne, tropi więc, jak sfora gończych psów, łowi na oślep i aresztuje na prawo i na lewo. Fabrykanci i pachołkowie ich, majstrowie fabryczni pomagają — ile sił starczy. Wszystko nie pomaga. Robotnicy na ulicach niema śpiewają « kolendę » socjalistyczną i inne pieśni robotnicze. W Grudniu wybucha strajk w jednej z większych pończoszarni, w końcu Kwietnia u Heinzla. Jednym słowem : ruch panuje ciągły pod wszelkiemi postaciami. Wtedy widząc, że bicz nie pomaga, podsuwają robotnikowi cukierek—fabrykanci skracają dzień roboty o godzinę, nie zmniejszając płacy. Dla zrozumienia należytego tej « łaski pańskiej » podam Wam trochę zakulisowych szczegółów.</p>
<p>Jak wiecie, już w czasie rozruchów majowych ,z.r, gubernator piotrkowski wykazywał niejakie « przyjacielskie usposobienie » dla buntowników ». Dalej w czasie procesu prokurator wypowiedział parę zdań, zrzucających winę wypadków na panów fabrykantów. Pomimo więc energii kozackiej Hurki, wrażliwe nosy fabrykanckie zwietrzyły już nowe prądy z « górnych sfer » . Jasnym było, że rząd się uląkł grubo mas robotniczych i wprawdzie dla zachowania pozo - rów zdusił ruch z właściwą sobie zwierzęcą dzikością, jednak później nieznaczne pragnął zrobić ustępstwa. I oto sprytny dyrektor fabryki Szajblena, Herbst pierwszy skraca u siebie dzień roboczy o godzinę, a następnie podaje w łódzkim Tow. Popierania Przemysłu i Handlu projekt takiego prawa dla całej Łodzi, to zaś Towarzystwo przenosi projekt do Moskiewskiego, jako ogólnopaństwowy. Tymczasem w ciągu kwietnia, inni — Biedermauny, Rosenfeldy, Silbersteiny spiesza naśladować polityka Szajblera, wreszcie i Poznański skraca dzień o godzinę.</p>
<p>W ten sposób rząd ma możność zrobić ustępstwo groźnym masom robotniczym niby nie od siebie, a fabrykanci mają możność wyrazić swe wiernopoddańcze uczucia, chwytając w lot i odgadując « pańskie » życzenia. Robotnicy zaś mogą spoglądać spokojnie na swą zdobycz, jako na rezultat swej walki.</p>
<p>Co do płacy niezmienionej niby, rzecz się ma dla wtajemniczonych trochę inaczej. Płaca w Łodzi jest akordową, Ceną więc na sztukę trzeba było o trzynastą część podwyższyć, ponieważ zamiast trzynastu pracują teraz dwanaście godzin. Otóż przynajmniej arcy wyzyskiwacz<br class='autobr' />
i kretacz Poznański popodwyższał daleko mniej. Pozornie tego nie widać, gdyż zmiany na rozmaite materje poczyniono niejednakowe, lak jednak, że najbardziej używane gatunki podwyższono zaledwie o jaka piętnastą lub dwudziestą część, rzadko zaś używane o więcej. Słowem i tu zrobił dym jednak razie skrócenie czasu — zdobycz to w tamtych warunkach nie lada i jeszcze bardziej zachęca robotników łódzkich do dalszej walki.</p>
<p>W Żyrardowie, Dąbrowie, Sosnowicach towarzysze nasi również czynią bezustanne postępy i szybko zapełnia luki, jakie żandarmeria zdoła zrobić w ich szeregach.</p>
<p>Na zakończenie podam Wam najbardziej pocieszający fakt. W roku bieżącym przed pierwszym Maja usiłowano narzucić robotnikom broszurę, w której stanowczo schodzono ze stanowiska klasowego i która mogła wywrzeć tylko taki skutek, że byłaby wzbudziła wśród robotników szowinizm 1 hasła niezgodne z ich programem. Otóż zorganizowani i świadomi robotnicy warszawscy powiedzieli energiczne « nie pozwalam ». I broszurę cofnięto. Fakt to bardzo doniosły i głęboko pocieszający. Dowodzi on, że nasze zasady programowe przeszły już do szerszych mas, że ruch robotniczy wytworzył już swoją własną, robotniczą inteligencję, która jest wyrobioną politycznie i umie się już orientować sama w położeniu. Wobec tego nie zbyt groźnymi są nam już masowe areszty właściwej inteligencji », ani nawe zamieszanie pojęć, jakie się w sporej jej części daje spostrzedz. Ruch stał się już w całym znaczeniu tego słowa masowym i przyszłość jest naszą.</p></div>