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Matière et Révolution http://www.matierevolution.org/ Contribution au débat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la matière, de la vie, de l'homme et de la société Ce site est complémentaire de http://www.matierevolution.fr/ fr SPIP - www.spip.net Matière et Révolution http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L144xH69/siteon0-31714.jpg http://www.matierevolution.org/ 69 144 Marx-Engels et la révolution américaine http://matierevolution.org/spip.php?article5415 http://matierevolution.org/spip.php?article5415 2017-03-23T00:44:00Z text/html fr Robert Paris USA Marx Engels Révolution Révolution bourgeoise La guerre civile aux États-Unis par K. Marx - F. Engels D'autres lectures 150e anniversaire du discours de Gettysburg de Lincoln À ABRAHAM LINCOLN, PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE Der Social-Demokrat, 30 décembre 1864. Monsieur, Nous complimentons le peuple américain à l'occasion de votre réélection, à une forte majorité [1]. Si la résistance au pouvoir des esclavagistes a été le mot d'ordre modéré de votre première élection, le cri de guerre triomphal de votre réélection est : mort à l'esclavage ! (...) - <a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique29" rel="directory">3ème chapitre : Révolutions bourgeoises et populaires</a> / <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot26" rel="tag">USA</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot30" rel="tag">Marx</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot41" rel="tag">Engels</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag">Révolution</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot112" rel="tag">Révolution bourgeoise</a> <div class='rss_texte'><p><a href="https://www.marxists.org/francais/marx/works/00/gcus/gcus.htm" class='spip_out' rel='external'>La guerre civile aux États-Unis par K. Marx - F. Engels</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3381" class='spip_out' rel='external'>D'autres lectures</a></p> <p><a href="https://www.wsws.org/fr/articles/2013/nov2013/pers-n23.shtml" class='spip_out' rel='external'>150e anniversaire du discours de Gettysburg de Lincoln</a></p> <p>À ABRAHAM LINCOLN, PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE Der Social-Demokrat, 30 décembre 1864.</p> <p>Monsieur,</p> <p>Nous complimentons le peuple américain à l'occasion de votre réélection, à une forte majorité [1].</p> <p>Si la résistance au pouvoir des esclavagistes a été le mot d'ordre modéré de votre première élection, le cri de guerre triomphal de votre réélection est : mort à l'esclavage !</p> <p>Depuis le début de la lutte titanesque que mène l'Amérique, les ouvriers d'Europe sentent instinctivement que le sort de leur classe dépend de la bannière étoilée. La lutte pour les territoires qui inaugura la terrible épopée, ne devait-elle pas décider si la terre vierge de zones immenses devait être fécondée par le travail de l'émigrant, ou souillée par le fouet du gardien d'esclaves ?</p> <p>Lorsque l'oligarchie des trois cent mille esclavagistes osa, pour la première fois dans les annales du monde, inscrire le mot esclavage sur le drapeau de la rébellion armée ; lorsque à l'endroit même où, un siècle plus tôt, l'idée d'une grande république démocratique naquit en même temps que la première déclaration des droits de l'homme [2] qui ensemble donnèrent la première impulsion à la révolution européenne du XVIII° siècle - lorsque à cet endroit la contre-révolution se glorifia, avec une violence systématique, de renverser « les idées dominantes de l'époque de formation de la vieille Constitution » et présenta « l'esclavage comme une institution bénéfique, voire comme la seule solution au grand problème des rapports, entre travail et capital », en proclamant cyniquement que le droit de propriété sur l'homme représentait la pierre angulaire de l'édifice nouveau [3] - alors les classes ouvrières d'Europe comprirent aussitôt, et avant même que l'adhésion fanatique des classes supérieures à la cause des confédérés ne les en eût prévenues, que la rébellion des esclavagistes sonnait le tocsin pour une croisade générale de la propriété contre le travail et que, pour les hommes du travail, le combat de géant livré outre-Atlantique ne mettait pas seulement en jeu leurs espérances en l'avenir, mais encore leurs conquêtes passées. C'est pourquoi, ils supportèrent toujours avec patience les souffrances que leur imposa la crise du coton [4] et s'opposèrent avec vigueur à l'intervention en faveur de l'esclavagisme que préparaient les classes supérieures et « cultivées », et un peu partout en Europe contribuèrent de leur sang à la bonne cause.</p> <p>Tant que les travailleurs, le véritable pouvoir politique du Nord permirent à l'esclavage de souiller leur propre République ; tant qu'ils se glorifièrent de jouir - par rapport aux Noirs qui, avaient un maître et étaient vendus sans être consultés - du privilège d'être libres de se vendre eux-mêmes et de choisir leur patron, ils furent incapables de combattre pour la véritable émancipation du travail ou d'appuyer la lutte émancipatrice de leurs frères européens [5].</p> <p>Les ouvriers d'Europe sont persuadés que si la guerre d'Indépendance américaine a inauguré l'époque nouvelle de l'essor des classes bourgeoises, la guerre anti-esclavagiste américaine a inauguré l'époque nouvelle de l'essor des classes ouvrières. Elles considèrent comme l'annonce de l'ère nouvelle que le sort ait désigné Abraham Lincoln, l'énergique et courageux fils de la classe travailleuse, pour conduire son pays dans la lutte sans égale pour l'affranchissement d'une race enchaînée et pour la reconstruction d'un monde social.</p> <p>Signé au nom de l'Association internationale des travailleurs par le Conseil central [6].</p> <p>Notes</p> <p>[1] À propos de la rédaction de cette adresse, cf. Marx à Engels, le 2 décembre 1862. l. c., tome VIII, p. 114. Il serait évidemment abusif d'étendre cet éloge de Marx à tous les présidents des États-Unis. Marx vise en effet, à féliciter Lincoln pour son action anti-esclavagiste, qui permit de passer de la première phase de la guerre civile (plan constitutionnel de la sauvegarde de l'Union) au plan révolutionnaire pour l'abolition de l'esclavage des Noirs. (N. d. T.)</p> <p>[2] Le 4 juillet 1776, les délégués des treize colonies anglaises d'Amérique du Nord proclamèrent l'indépendance, au Congrès de Philadelphie. Ils créèrent une république indépendante, après avoir fait sécession de l'Angleterre. Même si la proclamation des droits de l'homme et du citoyen correspond à un grand pas en avant de l'histoire - par rapport au régime antérieur à la révolution bourgeoise - elle n'est pas une conquête définitive, ni même une libération véritable. On le voit au simple fait que cette proclamation laissait subsister l'esclavage d'une fraction considérable de la population. Marx en a fait la critique dans la Question juive, dès 1844, du point de vue de l'émancipation totale de la révolution socialiste. Cf. à propos de la question noire : « Le foyer du racisme moderne : c'est le capital (aux USA : le Nord, et non le Sud) », in Fil du Temps, N° 1, pp. 77-79.</p> <p>[3] Cf. discours de Bright, le 19.12.1862, à Birmingham.</p> <p>[4] En Angleterre, aucune classe ne souffrit davantage des conséquences de la crise cotonnière que le prolétariat : Cf. par exemple les articles de Marx : « La misère ouvrière en Angleterre » et « La misère des ouvriers du coton », in : Die Presse, 27 septembre et 4 octobre 1862.</p> <p>Pour les ouvriers anglais, et tout spécialement ceux qui travaillaient dans l'industrie textile, la pénurie du textile signifiait le chômage, ou, dans le meilleur des cas, le chômage partiel. En 1862, les trois cinquièmes de l'industrie textile furent arrêtés en Angleterre, et soixante-quinze pour cent des ouvriers du textile furent touchés par le chômage qui dura plus de deux ans. Par exemple, à Stockport, six mille salariés étaient sans travail, six raille autres employés partiellement, et cinq mille travaillaient à plein temps. En novembre 1862, 35,9 % de la population de Glossopp étaient assistés ou vivaient de la charité publique.</p> <p>[5] Dans la Misère de la Philosophie, Marx s'en prend à Proudhon qui, dans toute catégorie économique, s'efforce de séparer le bon côté du mauvais, afin de ne retenir que le bon. Or, dit Marx, « ce qui constitue le mouvement dialectique, c'est précisément la coexistence de deux côtés contradictoires, leur lutte et leur fusion en une catégorie nouvelle : rien qu'à poser le problème d'éliminer le mauvais côté, on coupe court au mouvement dialectique ». C'est ainsi que, dès 1847, Marx montre que la lutte féconde entre l'esclavage et le travail libre donne naissance à une catégorie nouvelle : le travail salarié (libre et forcé), qui permet l'industrialisation à une échelle immense et la lutte pour le socialisme, Cf. Misère de la Philosophie, chap. II, §2, 4° observation.</p> <p>[6] Suit la liste des signataires, responsables de l'A.I.T. (N. d. T.)</p> <p>[7] À propos de la réaction de Marx à la réponse de Lincoln, cf. Marx à Engels, des 6 et 10 février 1865, I.c., vol. VIII, pp. 144, 152. Marx est visiblement satisfait que Lincoln ait été sensible à l'appui donné aux forces révolutionnaires américaines par les classes ouvrières anglaises et Marx et Engels. On sait que Lassalle, grand agitateur politique, ne s'intéressa en rien à la guerre civile américaine (et Marx le note dans sa lettre du 10 février 1865). Il est caractéristique de la méthode marxiste que l'intérêt va, non pas au succès populaire immédiat, mais aux événements fondamentaux et révolutionnaires qui influencent l'évolution sociale générale, en essayant d'y intervenir pratiquement avec les forces disponibles à chaque fois. (N. d. T.)</p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_am%C3%A9ricaine" class='spip_out' rel='external'>Encore sur la révolution américaine</a></p> <p><a href="https://www.wsws.org/francais/News/2006/juil06/060706_4juillet.shtml" class='spip_out' rel='external'>230 ans après la révolution américaine</a></p></div> La classe ouvrière a encore toute sa force et toutes ses perspectives... http://matierevolution.org/spip.php?article5466 http://matierevolution.org/spip.php?article5466 2017-03-22T00:47:00Z text/html fr Robert Paris Ouvriers Workers prolétaires Socialisme - Socialism Syndicalism - le syndicalisme communisme Edito Ils n'ont pas transformé les tigres prolétariens en chats domestiques ronronnants ! Il y a cent ans, démarrait la révolution prolétarienne en Russie, en Europe puis en Asie, et elle démontrait, une fois de plus après les révolutions de 1848 et 1871, que le prolétariat est une classe révolutionnaire que le capitalisme a exploité mais n'a pas maté. Elle démontrait non seulement que la classe ouvrière était capable de renverser les dictatures (celle du tsar russe, du kaiser allemand et de l'empereur (...) - <a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a> / <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot49" rel="tag">Ouvriers Workers</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot58" rel="tag">prolétaires</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot97" rel="tag">Socialisme - Socialism</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot110" rel="tag">Syndicalism - le syndicalisme</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot229" rel="tag">communisme</a> <div class='rss_texte'><p>Edito</p> <h3 class="spip">Ils n'ont pas transformé les tigres prolétariens en chats domestiques ronronnants !</h3> <p>Il y a cent ans, démarrait la révolution prolétarienne en Russie, en Europe puis en Asie, et elle démontrait, une fois de plus après les révolutions de 1848 et 1871, que le prolétariat est une classe révolutionnaire que le capitalisme a exploité mais n'a pas maté. Elle démontrait non seulement que la classe ouvrière était capable de renverser les dictatures (celle du tsar russe, du kaiser allemand et de l'empereur autrichien notamment), d'imposer la paix contre la première guerre mondiale entre les impérialismes européens (la guerre ne s'est arrêtée qu'à cause de la vague révolutionnaire), de battre militairement toutes les armées impérialistes coalisées avec les classes exploiteuses de Russie mais surtout de mettre en place pendant quelques années un régime authentiquement socialiste et prolétarien, dirigé par les travailleurs organisés de manière autonome en soviets. Rien à voir avec ce qu'allait être plus tard la dictature stalinienne anticommuniste. Les « soviets » n'étaient nullement une particularité russe, puisqu'ils allaient se développer dans toute l'Europe et même en Asie… Les travailleurs italiens ou français acclamaient l'organisation soviétique autant que les travailleurs allemands ou hongrois…</p> <p>Pourtant, les travailleurs européens, qui allaient mener cette grande vague révolutionnaire, partie de Russie et de Finlande, et qui allait gagner de part en part tout le continent et même l'Asie, venaient de subir le pire des reculs : d'être envoyés mourir en masse sur les champs de bataille dans la pire des boucheries entre les peuples. Les organisations ouvrières, politiques et syndicales, avaient pour l'essentiel trahi leurs promesses et pris parti pour les régimes bourgeois en guerre, leurs dirigeants fournissant même souvent les ministres de la guerre de la bourgeoisie !</p> <p>Aujourd'hui, on a réussi à convaincre les opinions publique, travailleurs compris, que le stalinisme criminel n'était rien d'autre qu'un produit du communisme, que les travailleurs ne peuvent pas devenir une classe dirigeante, capable de remplacer la classe capitaliste, que les soviets ne peuvent que cacher une bureaucratie policière et dictatoriale.</p> <p>On a surtout réussi à convaincre les travailleurs qu'ils ne peuvent pas s'organiser pour développer eux-mêmes leur politique de classe et qu'ils ne doivent s'organiser qu'au sein des syndicats réformistes, en laissant le terrain politique à leurs pires ennemis, à la bourgeoisie, grande ou petite… Les syndicats ne réagissent même pas quand tous les candidats principaux à la présidentielle ont des programmes violemment hostiles aux fonctionnaires, au service public, à la santé publique, et favorables à l'augmentation des moyens pour les forces armées et policières. Ils n'ont pas un seul mouvement de réprobation quand l'Etat lance des guerres extérieures violentes. Ils n'ont aucune intervention pour se solidariser avec les migrants. Le racisme, la xénophobie, le fascisme peuvent monter, ce n'est pas leur problème. La propagande anti-musulmans, anti-roms ne les réveille pas davantage. Ils n'ont pas plus d'intervention pour lier la classe ouvrière aux jeunes, aux chômeurs, aux banlieues, aux paysans ruinés, aux petits commerçants menacés. Ils laissent ainsi la classe ouvrière sur le seul terrain de la défense locale, corporative, et, même sur ce terrain, se gardent qu'elle agisse en classe sociale unie, défendant ensemble ses intérêts. Non, ils la divisent en luttes séparées autant qu'ils le peuvent et ne réservent des appels d'ensemble qu'à de seules journées d'action qui sont le plus souvent celles d'un seul secteur d'activité cependant… Le nationalisme économique ne les fait pas frémir, les mensonges sur la défense de l'entreprise non plus, puisqu'ils sont les premiers à les reprendre.</p> <p>Or, dans les entreprises, ils ont monopolisé l'intervention, l'expression, les droits de représenter les salariés, de décider des revendications, des moyens d'action, d'unir ou pas les différents secteurs et professions, etc.</p> <p>Et tous sont unanimes sur un point : le mouvement syndical n'est pas dirigé par des partis politiques. Mais la réalité est différente : ils défendent l'idée que le mouvement ouvrier n'intervient pas directement sur le terrain politique, que la classe ouvrière n'est pas une classe destinée à décider en politique, à développer un point de vue politique s'adressant à toute la société, aux autres couches et classes sociales, n'est pas une classe qui se prépare à diriger toute la société, lorsqu'il sera patent que l'ancienne classe dirigeante, la classe capitaliste, n'est plus en état de faire avancer le monde…</p> <p>Par contre, là où les syndicats font de la politique, c'est en se liant à l'appareil d'Etat, en participant à des organismes et institutions d'Etat, en étant financés sur fonds d'Etat, et, bien entendu, il s'agit d'un Etat bourgeois, entièrement aux mains de la classe capitaliste, et qui exige bien des choses en échange de ces financements, de ces postes, de ce petit pouvoir syndical octroyé aux bureaucraties.</p> <p>Il en résulte un étouffement politique du prolétariat, qui n'a plus de parole politique indépendante, et laisse ainsi entièrement le terrain politique à ses adversaires. Ceux-ci tiennent le haut du pavé et pas seulement lors des élections. Ils tiennent le micro dans les télévisions, écrivent dans les journaux, parlent dans les radios. Et on les entend sans cesse affirmer que la classe ouvrière est une privilégiée, qu'elle ponctionne l'économie, qu'elle s'accroche comme une malade à des avantages dépassés, qu'elle refuse d'aller de l'avant pour réformer le monde, qu'elle n'est que négative pour les jeunes générations, qu'elle siphonne les fonds publics, et on en passe… Tout au plus, les syndicats répondent en pleurnichant, ce qui crédite encore ce discours mensonger ! De temps en temps, ils répondent à une loi en descendant dans la rue, sans jamais enclencher un vrai mouvement de lutte puisque la journée suivante, tout est fini !</p> <p>Ces syndicats, soi-disant apolitiques, soutiennent parfois des partis politiques aux élections, comme les syndicats français ont soutenu Hollande contre Sarkozy, ou les grands syndicats américains ont soutenu Trump. Jamais ils n'ont soutenu ces dernières années de parti véritablement ouvrier, au sens politique de classe, ni révolutionnaire, bien entendu, le réformisme étant général à ce type d'organisation.</p> <p>Et surtout, ces appareils syndicaux n'offrent aucune boussole politique pour un monde capitaliste qui est tout entier politique et pas seulement économique. Sans le pouvoir d'Etat, la classe capitaliste ne tiendrait pas une journée !!! Eh bien, les appareils ne combattent pas davantage le mensonge selon lequel l'Etat serait au service des citoyens, quelle que soit leur classe sociale, qu'ils ne combattent l'idée selon laquelle la propriété privée des moyens de production, le capitalisme, serait le seul horizon de la société humaine, le seul avenir possible !</p> <p>Tous ceux qui s'activent au sein des syndicats de salariés sont bien entendu, pour l'immense majorité, des travailleurs sincères, soucieux de se défendre et de défendre leurs camarades de travail mais le cadre étouffant et profondément réformiste du syndicalisme intégré au monde capitaliste et à l'Etat bourgeois les amène sans cesse à subir une influence démoralisante, dépolitisante, désastreuse sur tous les plans et d'abord au plan politique et de classe. Le syndicalisme réformiste reste attaché aux mensonges de la démocratie bourgeoise et aux tromperies de l'Etat au service de tous. Il reste attaché également au culte de l'entreprise, au culte de la nation, au culte de l'Etat. En somme, s'il négocie pour améliorer les conditions de travail des salariés, c'est seulement pour discuter du poids des chaînes et de la couleur des barreaux de prison, pas pour organiser l'insurrection des prisonniers !!!</p> <p>Tout cela ne suffit pas, cependant, à rassurer les classes dirigeantes. Et elles, le passé de luttes révolutionnaires du prolétariat, elles ne l'ont pas oublié. Elles n'estiment pas que la distance des cent ans de la révolution russe et européenne, ce soit complètement dépassé. Elle savent que leur propagande pour dire que le « communisme, c'est mort », depuis la chute du mur de Berlin en 1989, est tout à fait insuffisant à éviter des lendemains révolutionnaires et prolétariens dès qu'il deviendra évident que l'effondrement du capitalisme a été seulement retardé en 2008, par des méthodes artificielles et financières qui ne font qu'aggraver l'ampleur de la crise, mais nullement empêché réellement, que la chute reprendra inexorablement à la prochaine faillite financière et bancaire. Ils savent qu'alors on ne s'en tiendra pas aux débuts de révolution comme dans le monde arabe et en Afrique, mais que les révolutions vont gagner les pays riches et prolétariens, à commencer par la Chine, l'Inde et même l'USA et l'Europe. Elles commencent déjà à se développer en Europe de l'Est…</p> <p>Les classes dirigeantes savent que c'est bel et bien la propriété privée des moyens de production qui est fondamentalement mise en cause par la chute du capitalisme actuelle. En effet, c'est ce cadre étouffant, inséparable du système capitalisme, qui a constitué son mécanisme dynamique et se transforme aujourd'hui en mécanisme de frein, d'étouffement, de destruction, de casse du système lui-même. En effet, tant que le système allait de l'avant, les capitaux supplémentaires gagnés allaient pour l'essentiel à l'investissement productif, lequel fabriquait de nouvelles plus-values, qui étaient encore réinvesties.</p> <p>La dynamique produisait une stabilité structurelle, même si son caractère en grande partie aveugle, entraînait périodiquement des destructions massives, lors des crises économiques. Mais les arbres ne montent pas au ciel et la croissance du grand capital avait, elle aussi, ses limites… Une fois celles-ci atteintes au début des années 2000, tous les moyens artificiels de prolonger la croissance des capitaux ayant été utilisés, y compris la titrisation des dettes, il est devenu patent que le capital privé sciait lui-même la branche sur laquelle il était assis, ponctionnant l'économie pour spéculer dans des proportions inconnues dans l'histoire du capitalisme, jouant sur les effondrements, misant sur les dettes publiques comme privées, achentant des titres pourris, jouant la décomposition, la chute, l'endettement, la perte, comme autrefois il jouait sur la réussite, l'investissement, la production, le succès… Or, les capitaux sont libres, même dans une économie dirigée et contrôlée par l'Etat bourgeois et ils sont parfaitement capables, défendant comme toujours leur intérêt particulier plutôt que l'intérêt général, fût-ce celui du système, et même libre d'intervenir pour s'enrichir en détruisant, en cassant…</p> <p>Les classes dirigeantes savent que le système est parvenu à un point de telle instabilité que la seule alternative est devenue : révolution sociale ou contre-révolution. C'est pour cela qu'elles se sont lancées dans une politique de développement des forces fascistes à l'échelle planétaire et ont commencé également à préparer les peuples à la guerre mondiale.</p> <p>Mais elles savent aussi que les travailleurs n'ont pas été battus pour autant…</p> <p>Elles font semblant d'avoir déjà gagné. Elles tentent d'impressionner les travailleurs par leurs programmes antisociaux, par leurs programmes démagogiques, par leurs fausses perspectives nationalistes, et elles tentent de les diviser par leurs déclarations racistes, xénophobes, opposant les religions, les régions, les ethnies, les couleurs de peau, les races, les sexes, les genres, les âges, les quartiers, etc.</p> <p>Mais elles n'ont pas vaincu la classe ouvrière et elles le savent.</p> <p>C'est pour cela que les classes dirigeantes restent craintives. C'est pour cela qu'elles tiennent prêtes des guerres et même la guerre mondiale. Car alors toute lutte sociale sera interdite…</p> <p>Mais, nous travailleurs, devons savoir que notre force sociale est intacte, que nos perspectives sont toujours valides, que notre rôle reste essentiel et aura une importance historique. Même les efforts que font nos adversaires pour nous discréditer doivent nous rappeler qu'aujourd'hui, comme en 1917, nous sommes une classe exploitée et opprimée mais aussi une classe qui a les moyens non seulement de se défendre mais de mettre dehors l'ancienne classe exploiteuse et de diriger toute la société pour le bien de l'immense majorité de la population. Aujourd'hui, alors qu'on tente de nous déboussoler, de nous décourager, de nous diviser, nous devons nous rappeler le slogan des opprimés : « nous ne sommes rien, soyons tout ! »</p></div> Faut-il avoir honte de nos ancêtres simiesques australopithèques ?!!! http://matierevolution.org/spip.php?article5455 http://matierevolution.org/spip.php?article5455 2017-03-21T00:24:00Z text/html fr Robert Paris Des thèses diverses : Faut-il avoir honte de nos ancêtres simiesque australopithèques ?!!! Pourquoi cet ostracisme à l'égard des australopithèques ? Eh bien, c'est parce que les hommes tiennent à des ancêtres qui ne soient pas des singes, qui aient un gros cerveau et qui construisent des outils. Ils ont aussi refusé longtemps d'avoir des ancêtres africains ! Pendant longtemps, on a cru aussi que les australopithèques ne construisaient pas d'outils, et on sait que ce sont des singes au petit cerveau !!! (...) - <a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique37" rel="directory">Formation et filiation de l'homme</a> <div class='rss_texte'><p><span class='spip_document_8649 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L210xH240/-3228-354dc.jpg' width='210' height='240' alt="" style='height:240px;width:210px;' /></span> <span class='spip_document_8650 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L225xH244/-3229-ca8d4.jpg' width='225' height='244' alt="" style='height:244px;width:225px;' /></span> <span class='spip_document_8651 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L348xH309/-3230-c6518.jpg' width='348' height='309' alt="" style='height:309px;width:348px;' /></span>Des thèses diverses :<span class='spip_document_8642 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH630/-3222-72580.jpg' width='500' height='630' alt="" style='height:630px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8643 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH420/-3223-b8cfa.jpg' width='500' height='420' alt="" style='height:420px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8644 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH444/-3224-03137.jpg' width='500' height='444' alt="" style='height:444px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8645 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH210/-3225-aee6b.jpg' width='500' height='210' alt="" style='height:210px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8646 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH356/-3226-0f854.jpg' width='500' height='356' alt="" style='height:356px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8647 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH347/-3227-24f18.jpg' width='500' height='347' alt="" style='height:347px;width:500px;' /></span></p> <h3 class="spip">Faut-il avoir honte de nos ancêtres simiesque australopithèques ?!!!</h3> <p>Pourquoi cet ostracisme à l'égard des australopithèques ? Eh bien, c'est parce que les hommes tiennent à des ancêtres qui ne soient pas des singes, qui aient un gros cerveau et qui construisent des outils. Ils ont aussi refusé longtemps d'avoir des ancêtres africains ! Pendant longtemps, on a cru aussi que les australopithèques ne construisaient pas d'outils, et on sait que ce sont des singes au petit cerveau !!! Autant dire que l'humanité ne se reconnaissait pas dans les australopithèques, ces singes qui apparaissaient trop singes et pas assez humains ! Mais les préjugés ont été contraints de tomber devant les faits… Il a fallu changer d'avis sur la place des australopithèques, quitte à changer d'avis sur la particularité de l'humanité elle-même !!! Il semble bien que la « bifurcation » entre « les singes » et « les hommes » qui aurait donné naissance ensuite à l'homme soit encore fort ressemblante à un grand singe !!!</p> <p>On a démontré maintenant que les australopithèques utilisaient et fabriquaient de vrais outils, taillaient la pierre. Ils marchaient debout. Certains groupes avaient une locomotion proche de la nôtre. Ils avaient une denture proche de la nôtre. La structure des mains des australopithèques est identique à celle des humains.</p> <p>Wikipedia continue d'écrire que « peut-être est-ce précisément ce qui marque une des limites de l'humanisation totale des australopithèques, lesquels, d'après le témoignage des objets accompagnant les restes osseux, ne furent jamais aptes à travailler la pierre comme leurs contemporains Homo habilis ou Homo rudolfensis. » <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Australopith%C3%A8que" class='spip_out' rel='external'>voir ici</a></p> <p>Mais, même cet article précise que : « Une nouvelle mais contestée preuve indirecte de l'utilisation d'outils par Australopithecus afarensis a été faite en 2009 en Éthiopie, ce qui reporterait à 3,4 millions d'années l'âge des plus vieux outils en pierre. »</p> <p>On sent dans ce « contestée » tout le scepticisme de l'auteur ou les auteurs de cet article wikipedia.</p> <p>Pourtant, des pierres taillées ont été découvertes qui datent de l'australopithèque, bien aavnt qu'apparaisse Homo !</p> <p>La découverte d'outils humains vieux de 3,3 millions années, annoncée dans la revue Nature, révolutionne les connaissances sur l'évolution humaine.</p> <p>La découverte, faite à l'ouest du lac Turkana au Kenya, recule de 700.000 ans l'apparition des premiers outils de pierre taillée. A ce jour, les plus anciens instruments dataient de 2,5 millions d'années. Ils avaient été découverts sur le site de Gona en Ethiopie.</p> <p>Ces nouveaux vestiges sont également 500.000 ans plus anciens que les premiers restes du genre Homo, notre ancêtre direct. « Alors que la communauté scientifique a longtemps supposé que les premiers outils de pierre avaient été fabriqués par le genre Homo, notre découverte montre qu'un autre genre d'hominidé, peut-être une forme d'australopithèque plus ancienne, avait déjà toutes les capacités cognitives et motrices nécessaires à la fabrication d'outils », explique Sonia Harmand, de l'université Stony Brook, chargée de recherche au CNRS.</p> <p>Jusqu'à maintenant les scientifiques considéraient que les Australopithèques étaient capables d'utiliser des outils, mais incapables de les fabriquer.</p> <p>« Notre découverte réfute l'hypothèse de longue date selon laquelle Homo habilis a été le premier fabricant d'outils », poursuit la chercheuse française qui codirige le West Turkana Archaeological Projet.</p> <p>Ces nouveaux instruments mis au jour sont en majorité des blocs de lave, lourds et volumineux servant d'enclume, des percuteurs, des éclats ou des nucléus (des blocs de pierre débités pour produire des éclats ou des lames).</p> <p>Ces objets évoquent deux modes de fabrication d'outils : la technique dite « sur enclume » - le bloc est maintenu sur l'enclume par une main pendant que l'autre utilise le percuteur pour frapper et obtenir des éclats tranchants - et la technique dite « sur percuteur dormant » - le bloc à tailler est directement percuté sur l'enclume.</p> <p>Selon le CNRS, la grande variété des objets trouvés montre clairement que l'intention de ces hominidés était de créer des outils.</p> <p>« Il est difficile de reconstituer le mode de vie des premiers hommes et des Australopithèques », commente Sonia Harmand : « On en sait plus sur leurs caractéristiques anatomiques grâce à la découverte de leurs restes osseux, que sur leurs comportements de subsistance ou même leur organisation sociale ».</p> <p>« L'idée que les outils ont servi à découper de la viande (pour les éclats tranchants) ou à avoir accès à la moelle des os (pour les plus gros blocs) est la plus conventionnelle », souligne-t-elle. « Mais à ce stade de nos recherches, il est trop tôt pour en dire plus ».</p> <p><i>« A la fin de la phase initiale du Miocène apparut un nouveau groupe d'hominoïdes que Peter Andrews a proposé de reconnaître comme une nouvelle sous-famille, les Afropithécinés. Ce groupe a rassemblé plusieurs genres qui se sont épanouis surtout au milieu du Miocène : afropithecus au nord du Kenya ; Heliopithecus en Arabie saoudite, ressemblant au précédent mais plus petit ; et Kenyapithecus, au Kenya, de concert avec le genre récemment proposé : Otavipithecus. Cette nouvelle famille pourrait être apparentée à la sous-famille des Dryopithécinés, qui s'est manifestée ultérieurement. (…) Il a existé au moins neuf espèces d'hominoïdes au cours des quatre derniers millions d'années. On ne peut plus accepter la conception longtemps admise d'une succession simple : Australopithecus africanus, Homo habilis, Homo erectus, Homo sapiens. L'arbre généalogique est certainement plus complexe, d'autant plus qu'il existe deux formes d'Homo habilis et bien des hypothèses peuvent être envisagées sur les rapports de descendance entre espèces. (…) La première preuve irréfutable que la séparation entre la lignée des grands singes et celle des êtres humains était intervenue a été fournie par les fossiles des premiers hominides, à présent appelés les « australopithécinés » - les « singes du sud ». Dotés d'un petit cerveau, ces primates étaient bipèdes et vivaient dans le sud et l'est de l'Afrique à une époque comprise entre -5 et -2 millions d'années. Ils présentaient des ressemblances avec les grands singes en même temps qu'avec les êtres humains. La reconnaissance de leur statut a été difficile à établir, mais elle a obligé l'humanité à réviser certaines des conceptions les plus fondamentales qu'elle s'était forgées sur elle-même. (…) L'espèce découverte en Afrique du Sud et reconnue comme Australopithecus africanus a vécu entre -3 et -2,5 millions d'années. Le membre le plus ancien, actuellement connu, de ce genre, provient de cette région très riche en fossiles d'hominoïdes qu'est la vallée du Rift de l'Afrique de l'Est. Australopithecus afarensis tire son nom de la région de l'Afar en Ethiopie. Ses restes ont été trouvés à Laetoli, près de la gorge de l'Olduvai, en Tanzanie, et dans les sites d'Ethiopie tels que l'Hadar ou l'Omo. En 1984, un fragment de mâchoire recueilli à Baringo, au nord du Kenya, a repoussé la borne la plus ancienne de sa période d'existence connue à -5 millions d'années. Des spécimens tels que le célèbre squelette appelé Lucy, trouvé au hadar, pourraient dater de seulement -3 millions d'années. A. afarensis (selon la façon habituelle d'abréger) présentait encore une apparence de grand singe dans beaucoup d'aspects de son squelette, et, probablement, cela devrait être aussi le cas de son comportement. Son cerveau était d'ailleurs de dimension semblable à celui des grands singes actuels. Un vif sujet de controverse porte sur le point de savoir si sa morphologie avait déjà commencé à être altérée dans la direction humaine. Les mâchoires étaient proéminentes, la face large et d'aspect simiesque, les molaires assez grosses et dotées d'une couche épaisse d'émail. En fait, par certains traits, les molaires et les canines se situaient à mi-chemin entre celles des grands singes et celles des êtres humains. (…) Le caractère qui distingue A. afarensis de tous les hominoïdes antérieurs connus est le fait qu'il marchait debout. Ce trait est apparent dans la morphologie des os de la hanche et des membres postérieurs des squelettes trouvés dans le Hadar, mais il est aussi attesté par l'un des cadeaux les plus rares que nous aient livrés les processus de la fossilisation : la preuve irréfutable de la bipédie, constituée par une série d'empreintes de pas trouvés à Laetoli et datant d'environ 3,7 millions d'années. (…) C'est Dart qui a nommé l'espèce trouvée à Taung « le singe du sud de l'Afrique ». Celui-ci marchait aussi debout, mais de grandes questions n'ont pas encore été résolues concernant son mode de vie et sa place dans l'évolution humaine. A. africanus mesurait probablement moins de 1,40 m de haut et pesait probablement environ 30 à 40 kg. Les mâles étaient peut-être plus gros que les femelles, et la tête était caractérisée par un cerveau de la taille de celui d'un grand singe et grande face plate projetée vers l'avant. On trouve rarement de crête sur le crâne, et les dents semblent avoir été adaptées à des aliments durs et abrasifs, tels que des racines couvertes de sable, des tubercules et des graines – mais ils pouvaient comprendre aussi des fruits, des feuilles et un peu de viande. (…) Les recherches ont montré qu'il y avait en réalité deux types d'australopithèques dans les grottes d'Afrique du sud. L'un correspondait à l'espèce au squelette léger (dite « gracile ») décrite par Dart, c'est-à-dire A.africanus ; l'autre était un bipède plus solidement charpenté, doté d'un gros crâne, de puissantes dents et mâchoires, qui a été nommé Australopithecus robustus ou Paranthropus robustus (« presque homme robuste »). L'espèce gracile, qui a vécu de -3 à -2,5 millions d'années, a donc précédé l'espèce robuste, qui a duré de -2 à -1,5 million d'années. Celle-ci a connu un milieu moins hospitalier, ce qui explique sans doute que des changements évolutifs aient été nécessaires au niveau des mâchoires et des dents pour que ces hominoïdes aient pu malaxer des aliments durs. Nous savons peu de choses du squelette de Paranthropus, si ce n'est qu'il devait être à peu près de la taille de A. africanus et plus gros que les spécimens de A. afarensis du type de Lucy. Une femelle Paranthropus pesait probablement environ 32 kg et mesurait quelque chose comme 1,10 m ; un mâle devait peser environ 40 kg et mesurer 1,35 m. Chez les plus gros mâles, le crâne comportait des crêtes osseuses sur le dessus et l'arrière, servant de points d'ancrage à de puissants muscles. Cette morphologie, ainsi que la dimension du cerveau, pouvaient rappeler certains traits du gorille, mais la face aplatie de façon très particulière, les minuscules dent à l'avant et les grosses molaires, ainsi que la base du crâne très semblable à celle de l'être humain actuel, n'étaient en rien comparables à celle du gorille. (…) Longtemps après la découverte des premiers australopithécinés, la plupart des scientifiques ne les regardaient pas comme des ancêtres des êtres humains actuels. La théorie du « gros cerveau » continuait à dominer les conceptions sur l'évolution humaine, et ces « grands singes du sud » paraissaient primitifs avec leurs petits cerveaux et leurs proportions crâniennes du type des grands singes. Ces nouveaux fossiles étaient difficiles à dater, et la croyance erronnée qu'ils relevaient de la même période que les fossiles d'Homo erectus trouvés dans d'autres régions du monde conduisait à les considérer comme les descendants attardés de quelque stade ancestral, beaucoup trop primitifs pour figurer dans l'ascendance directe de l'être humain. Lorsque les méthodes modernes de datation montrèrent, au cours des années 1960, que de nombreux sites à austalopithécinés avaient plus de 2 millions d'années, on se mit à considérer ces hominoïdes comme des ancêtres possibles des êtres humains. Nous savons maintenant que plusieurs de ces sites dépassent de loin les 3 millions d'années. Alors, quelle est l'espèce qui représente le plus vraisemblablement l'ancêtre des êtres humains ? Pendant longtemps, c'est A. africanus qui a été en tête de liste, mais l'arrivée de A. afarensis a fourni un prétendant de plus grande ancienneté, et qui, par certains aspects de ses dents et de sa face, paraissait plus proche d'Homo habilis et d'Homo erectus, les vrais premiers hommes, que ne l'était A. africanus. Beaucoup de spécialistes en sont venus à voir ce dernier comme étant situé sur une branche secondaire de l'évolution, ne menant qu'aux australopithécinés robustes, avec une adaptation corrélative à la consommation d'aliments végétaux durs, se traduisant par une dentition spécialisée dans le broyage. A cette manière de voir s'opposent une minorité de spécialistes qui soulignent certains traits d'apparence humaine chez les australopithécinés robustes. Il s'agit notamment d'un cerveau plus gros chez A. africanus et A. afarensis, et de certains aspects du crâne et des dents qui pourraient représenter un héritage évolutif commun. Dans le cadre de ce scénario, il faudrait imaginer qu'un ancêtre commun récent aurait donné naissance à la fois à la lignée humaine et aux australopithèques robustes, lesquels se seraient spécialisés, puis éteints. A. afarensis auriat alors été un ancêtre plus ancien, mais serait hors de la lignée menant directement aux êtres humains. (…) Tandis que les espèces d'hominides identifiées deviennent plus nombreuses, il est impossible de repérer une ligne évolutive unique, et aucune des tentatives de placer les fossiles les mieux caractérisés sur un arbre généalogique n'est exempte de contradictions. (…) A quel stade, dans les traces de notre lointaine préhistoire, pouvons-nous apercevoir les signes de la transition vers la société humaine, avec tous ses attributs : les coutumes, les règles, et les cérémonies, transmises et modifiées selon les demandes du milieu et pour autant que le permette notre programme génétique ? (…) Les scientifiques ont essayé, dans le passé, de définir des « Rubicons » simples, des tournants à partir desquels il serait considéré que les véritables êtres humains seraient apparus. L'un de ceux-ci a été la fabrication d'outils (pas l'utilisation d'outils : la loutre marine se sert d'enclumes de pierre pour ouvrir des coquillages). Il semble à présent que des outils de pierre ont été produits en Afrique dès -2,5 millions d'années. Mais on a suggéré récemment que le bipède non humain Paranthropus fabriquait et utilisait des outils simples, et puisque ce comportement est également connu chez le chimpanzé, la fabrication d'outils ne peut plus être retenue comme une caractéristique exclusivement humaine. On a proposé un autre Rubicon, à savoir le volume du cerveau ; il est vrai que la distance séparant les grands singes et les êtres humains est importante, les grands singes pouvant aller jusqu'à 600 cm cube, et les êtres humains étant généralement au-dessus de 1000 cm cube. Mais, si les premiers membres du genre Homo sont réellement provenus de quelque espèce d'australopithéciné, leur volume cérébral a probablement dû, au départ, se situer dans la gamme des volumes cérébraux caractéristiques des grands singes. Plus récemment, les scientifiques ont laissé de côté l'idée de trouver un trait unique capable de distinguer en propre le genre Homo, et ont, au contraire, essayé de prendre en considération un ensemble d'aspects n'ayant pas besoin d'être tous présents chez un même fossile donné. Parmi les traits physiques, la liste suivante a été dressée : un volume cérébral important, une face plus réduite, moins inclinée vers l'arrière, des dents plus petites (en particulier les molaires et les prémolaires), un nez proéminent, et, lorsque les archives fossiles permettent de les examiner, une structure de la hanche et une forme générale du corps plus humaines. Il n'existe pas de classification périodique des éléments mentaux – moraux, psychologiques, culturels, et ainsi de suite – qui contribuent à définir ce qu'est un être humain, mais ils constituent eux aussi une constellation, évidemment non mesurable par la science, mais faisant partie du tableau. »</i>écrivent Peter Andrews et Christopher Stringer, dans « L'évolution humaine ».</p> <p><i>« Dans la formulation même on note les doutes, les réticences à inclure les australopithèques africains dans la lignée humaine. C'est le critère de développement cérébral qui prédomine pour l'appartenance à la lignée humaine. L'obstacle épistémologique est encore actif et ne permet pas malgré les données paléontologiques de trancher en leur faveur. (…) L'obstacle constitué par les préjugés racistes a été franchi dans un contexte historique propice à l'abandon de la représentation raciale de l'espèce humaine… Durant les années 80, c'est une évolution progressive et linéaire de la lignée humaine qui est présentée. Les premiers hominidés apparus seraient les australopithèques puis toujours grâce à la sélection naturelle lors de changements climatiques en Afrique de l'Est, apparaît le genre Homo avec Homo habilis, puis Homo erectus et enfin Homo sapiens. Cette évolution linéaire traduit le faible registre fossile de l'époque mais aussi une représentation anthropocentrique et hiérarchisée du monde vivant et des primates en particulier. Cette conception finaliste constitue un obstacle à l'avancée du savoir dans le domaine de la préhistoire. Plusieurs présupposés vont tomber au cours des trente dernières années grâce à un changement de méthode et un changement de cadre théorique de référence. Dans le monde scientifique, depuis de nombreuses années, la théorie de l'évolution est largement acceptée… La fragilité des hypothèses relatives aux origines humaines et notamment celle de la linéarité de la lignée humaine, est révélée par l'accélération des découvertes paléontologiques. Dans les années 1970, Lucy, l'australopithèque des Afars daté de –3.5 millions d'années est présentée comme notre ancêtre. La personnalisation de ces restes fossiles qui ont contribué à argumenter la théorie de l'East Side Story a un impact médiatique immense. Dans ces années où le féminisme se développe dans les sociétés occidentales, l'idée d'un « premier homme » qui serait une « femme » séduit et est rapidement vulgarisée. Certes son cerveau n'est pas développé mais elle a un prénom qu'elle tient de la chanson des Beatles « Lucy in the sky », elle est, ainsi, rapidement personnalisée et élevée au rang de mythe laïcisé des origines humaines. Une fois l'obstacle au concept d'ascendant à faible capacité cérébrale franchi, l'espoir de retrouver un évènement originel unique est transféré vers la recherche du premier bipède et l'apparition de ce caractère proprement humain est décrite comme l'avènement de l'humanité… En 1994, Lucy perd la vedette avec Australopithecus ramidus qui provient de la même région de Hadar, en Ethiopie avec un âge de 4,5 millions d'années. Il est concurrencé par Australopithecus anamensis qui vient du Kenya et est âgé de 4 millions d'années. Orrorin tugenensis datant de 6 Ma est découvert au Kenya en 2000 par Brigitte Senut et Martin Pickford (Clarke, 2001), lui-même est vite évincé en 2002 par Toumaï qui provient du Tchad et est daté de 7 millions d'années (Brunet, 2002). Après plus de dix ans de recherche au Tchad, en 1995, Michel Brunet et son équipe avaient mis à jour Abel, un Australopithèque tchadien, Australopithecus bahrelghazali de –3.5 Millions d'années, vivant à l'ouest et n'entrant donc pas du tout dans le cadre explicatif proposé dans l'East Side Story. En 2002, la même équipe annonce, donc, un autre fossile tchadien, Toumaï, Sahelanthropus tchadensis, datant d'environ 7 Millions d'années (Brunet et al., 2002), ce qui bouleverse la construction de l'East Side Story, déjà fragilisée (Wood, 2002)… L'hominisation passe ainsi d'une conception simple et linéaire à une conception beaucoup plus complexe, buissonnante en référence au buisson, dessiné par Darwin dès 1837 dans le « carnet B », puis explicitement proposé par Gould en 1979 (p.63) : « Nous ne sommes pas le sommet d'une échelle destinée, dès le départ, à produire l'Homo sapiens. Nous sommes tout simplement la seule branche restante d'un buisson jadis luxuriant ». Ainsi, après la confrontation à la réalité de formes d'hominidés contemporaines, la ligne qui menait à l'homme s'est transformée en rameau, puis le rameau en buisson et actuellement c'est un buisson où l'apparition des caractères qu'on pensait propres à la lignée humaine peut se faire dans des rameaux non en relation directe avec l'homme. La bipédie aurait pu apparaître à plusieurs reprises, ainsi que le développement du cerveau. Il est difficile dans ce contexte de proposer un arbre phylogénétique pertinent et certains en viennent à proposer d'abandonner cette ambition : « la prudence voudrait sans doute qu'on cesse de construite des arbres d'évolution et qu'on attende que tout ce savoir soit enrichi, précisé et élagué. Un arbre ne fait rien d'autre que cacher la forêt... »(Cohen, 2001, p.33-37). »</i> écrit Quessada.</p> <p><i>« Aujourd'hui on a abandonné l'idée d'une évolution en ligne droite allant du singe à l'homme -l'homme étant l'expression achevée de cette évolution-, et enterré l'idée du "chaînon manquant", sorte de "chimère" intermédiaire entre le singe et l'homme, pour la remplacer par la recherche du "dernier ancêtre commun" qui partage avec l'homme et le chimpanzé les mêmes caractères dérivés. C'est à dire l'ancêtre à partir duquel chaque groupe a donné naissance à une espèce à part entière, sans possibilité d'interfécondité entre elles. Le retrouver implique donc d'aller étudier aussi les chimpanzés. Des études ont permis de découvrir que nous avions 99% de gènes communs avec les Bonobos, (chimpanzés nains ou graciles), que ces singes partageaient avec nous, outre la bipédie, des comportements sociaux, cognitifs et émotionnels, que l'on croyait il y a encore peu, l'apanage de l'espèce humaine. En observant le patrimoine génétique des Gorilles, Chimpanzés et Hommes, on s'aperçoit qu'en plus de la partie commune aux 3 groupes, il y a 2 mutations communes entre Gorilles et Chimpanzés et 3 autres mutations communes aux Chimpanzés et aux Hommes. Il n'y a pas de remaniements communs entre Gorilles et Hommes. Si l'on regarde la répartition de ces groupes en Afrique, il y a 8 millions d'années, on s'aperçoit que les Pré-Chimpanzés ont la plus forte extension qui va du Nord-est du Cameroun jusqu'au Sud du lac Victoria. Cette répartition sépare les Pré-Gorilles à l'Ouest des Pré-Australopithèques (lignée aboutissant à l'homme moderne) à l'Est, dans la vallée du rift. On peut noter le rôle important du Sahara qui par son expansion empêche l'extension des grands singes. L'étendue la plus méridionale du Sahara a abouti à l'isolement complet des grands singes et des Australopithèques. Cette séparation explique la répartition des mutations entre chaque groupe. Ces trois sous-espèces pouvaient encore se croiser, mais l'isolement géographique des Pré-Gorilles par rapport aux Pré-Australopithèques a empêché ces croisements. Avec un isolement géographique et génétique grandissant, ces trois sous-espèces deviennent de véritables espèces vers 5 millions d'années avant J.C. Chaque groupe possède alors un lot de mutations spécifiques (6 pour les Chimpanzés et les Gorilles, 4 pour les Australopithèques). Longtemps, l'orthodoxie scientifique a imposé l'idée —héritée de Lamarck— d'une évolution "linéaire", menant en ligne droite du singe à l'homme, aboutissement d'un processus d' "hominisation" orienté vers son apparition… Les fossiles ont semblé un temps confirmer la théorie de l'évolutionnisme. La découverte de Lucy, cette jeune Australopithèque âgée de 3,5 millions d'années, présentant une mosaïque remarquable de caractères intermédiaires entre le singe et l'homme, venait parfaitement s'insérer dans l'idée d'un passage étonnant de douceur et de continuité entre les "brutes épaisses" auxquelles on assimilait les singes et les êtres remarquables de finesse et de raffinement que nous étions. Mais ce n'est pas ce que nous disent les fossiles. En réalité, à partir de l'ancêtre commun aux Paninés et aux Homininés (dont on possède peu de fossiles), une foule d'espèces d'hommes différentes se sont diversifiées. Les Australopithèques ont été représentés par des dizaines d'espèces. Chacune avait sa propre culture, fabriquait des outils. Le plus ancien Homininé connu date de —7 millions d'années. Il a été découvert en 2003 et baptisé Toumaï avant d'être décrit sous le nom plus prosaïque de Sahelanthropus tchadensis. Si, pour l'époque concernée, Sahelanthropus est seul chez lui, les choses vont rapidement changer. Une multitude d'espèces d'Australopithèques vont par la suite cohabiter. L'évolution menant du singe à l'homme n'a pas été cette échelle orientée que certains se plaisaient à imaginer ; elle donne plutôt l'image d'un buisson, d'un arbre plein de rameaux divergents, de tentatives ratées et de bifurcations. Et quoiqu'il en soit des classifications, il n'en demeure pas moins que la forte diversité des premiers Homininés ne fait pas de doute. Exhumé en 1999, dans les collines Tugen au Kenya, à 50 kilomètres au nord de l'équateur, "Millenium ancestor" (—6 Ma), ou Orrorin a sans doute fini sa courte vie à demi dévoré par un carnassier. Découvert en l'an 2000, il fut surnommé "Millenium Ancestor", il a détenu le record du plus vieil ancêtre connu de l'homme jusqu'à l'arrivée de Toumaï. De lui, on a retrouvé uniquement des dents, un fémur, et des phalanges. Avec cette faible quantité d'indices, on peut quand même déduire son mode de vie. Son fémur, encore plus long que celui de Lucy, évoque la bipédie. A noter, toutefois, il est probable que les os appartiennent à un mâle, donc logiquement le fémur est plus long que celui d'une femelle. Sa première phalange, longue et incurvée, indique qu'Orrorin, bien que bipède se suspendait parfois aux arbres. La taille de ses molaires (identique à celle des hommes actuels) est plus petite que celle des australopithèques. En bref, Orrorin combine des caractères présents chez les grands singes et ceux présents chez les hominidés. Millenium ancestor surclasse aisément tous les "hommes" fossiles découverts en grand nombre au cours des dernières décennies, selon ses découvreurs Martin Pickford, du Collège de France, et Brigitte Senut, du Museum national d'histoire naturelle de Paris. Mais qu'a-t-il de plus au juste ? Son grand âge tout d'abord : 6 millions d'années. C'est presque 3 millions d'années de plus que Lucy, la petite australopithèque découverte dans l'Afar éthiopien, en 1974. C'est aussi 1,5 million d'années de plus que Ramidus l'éthiopien, présenté à une époque, comme étant notre ancêtre (lire Sciences et Avenir n° 573, novembre 1994)... avant que les chercheurs ne s'avisent que ses traits étaient plus simiesques qu'humains. Six millions d'années, c'est surtout une date très proche de celle de la séparation des singes et des futurs hommes, évaluée à 7 voire 8 millions d'années. Jusqu'alors, on ne disposait d'aucun fossile de cet âge. Sauf, une dent isolée, dite de "Lukeino", du nom d'un autre site kenyan, découverte justement par Martin Pickford il y a vingt-cinq ans, mais dont l'interprétation donnait toujours lieu à d'âpres débats… Aujourd'hui on a abandonné l'idée d'une évolution en ligne droite allant du singe à l'homme —l'homme étant l'expression achevée de cette évolution—, et enterré l'idée du chaînon manquant, sorte de "chimère" intermédiaire entre le singe et l'homme, pour la remplacer par la recherche du "dernier ancêtre commun" qui partage avec l'homme et le chimpanzé les mêmes caractères dérivés. C'est à dire l'ancêtre à partir duquel chaque taxon a donné naissance à une espèce à part entière, sans possibilité d'interfécondité entre elles. Le retrouver implique donc d'aller étudier aussi les chimpanzés. Pascal Picq, entre autre, l'a fait et des études ont permis de découvrir que nous avions 99% de gènes communs avec les Bonobos, (chimpanzés nains ou graciles), que ces singes partageaient avec nous , outre la bipédie, des comportements sociaux, cognitifs et émotionnels, que l'on croyait il y a encore peu, l'apanage de l'espèce humaine. Ce changement d'orientation dans la recherche de nos origines, est lié à une façon différente d'envisager l'évolution, avec le passage d'une systématique évolutive (Lamarckisme ou néo-Darwinisme) qui explique les processus évolutifs en attribuant une place prépondérante à la sélection naturelle à laquelle s'ajoute un facteur chance : (des événements imprévisibles et indépendants des traits génétiques des populations, vont pouvoir orienter le cours de l'évolution), à une systématique phylogénétique, c'est à dire cladistique. Dans cette approche, on cherche d'abord les parentés entre les groupes et on en déduit ensuite des processus évolutifs. »</i> écrit Nicole Rolin.</p> <p><a href="https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/nos-ancetres-taillaient-deja-des-outils-il-y-a-3-3-millions-d-annees_2782" class='spip_out' rel='external'>Lire ici : Nos ancêtres taillaient déjà des outils il y a 3,3 millions d'années</a></p> <h3 class="spip">Les australopithèques </h3> <p><a href="http://www.hominides.com/html/ancetres/ancetres_australo.php" class='spip_out' rel='external'>Les australopithèques</a></p> <p><a href="http://www.hominides.com/html/ancetres/ancetres_australo.php" class='spip_out' rel='external'>Australopithecus afarensis</a></p> <p><a href="http://www.hominides.com/html/ancetres/australopithecus-anamensis.php</p> <p>[Australopithecus bahrelghazali -> http://www.hominides.com/html/ancetres/ancetres-australo-bahrelghazali.php</p> <p>[Australopithecus garhi -> http://www.hominides.com/html/ancetres/australopithecus-garhi.php</p> <p>[Australopithecus sediba -> http://www.hominides.com/html/ancetres/australopithecus-sediba.php</p> <p>[Kenyanthropus platyops -> http://www.hominides.com/html/ancetres/kenyanthropus-playtops.php</p> <p>[Australopithecus africanus -> http://www.hominides.com/html/ancetres/australopithecus-africanus.php</p> <p>[Australopithecus prometheus -> http://www.hominides.com/html/ancetres/australopithecus-prometheus.php</p> <p>{{{Lire aussi :}}}</p> <p>[L'homme, une espèce révolutionnaire -> https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3908" class='spip_out' rel='external'>Australopithecus anamensis</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article1931" class='spip_out' rel='external'>L'évolution est-elle régulière, progressive, linéaire, continue ou, au contraire, par sauts, par apparitions et disparitions, par équilibres ponctués, non-linéaire et non-régulière ?</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article1944" class='spip_out' rel='external'>La transformation de l'homme n'a rien d'une évolution progressive, continue et lente</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2608" class='spip_out' rel='external'>Pas d'évolution linéaire de la taille du cerveau humain</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2981" class='spip_out' rel='external'>Une évolution linéaire et continue ?</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3962" class='spip_out' rel='external'>Qu'est-ce que la paléoanthropologie ?</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1613" class='spip_out' rel='external'>Le singe, cet homme</a></p> <p> <a href="https://www.google.fr/search?hl=fr&q=propre+de+l%27homme+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&btnG=Recherche&meta=&gws_rd=ssl" class='spip_out' rel='external'>Le propre de l'homme ?</a></p></div> Pourquoi les galaxies nous étonnent-elles toujours autant ? http://matierevolution.org/spip.php?article5465 http://matierevolution.org/spip.php?article5465 2017-03-20T00:46:00Z text/html fr Robert Paris Pourquoi les galaxies nous étonnent-elles toujours autant ? Nous, êtres humains, vivons à une échelle (en gros le mètre) et pouvons nous promener à une échelle (du kilomètre au millimètre) et au-delà nous ne pouvons qu'observer indirectement. Cela nous permet de savoir des choses sur d'autres échelles : au-dessus (l'échelle de l'astrophysique, celle de l'année-lumière - notée al ou ly – jusqu'à cent million d'années-lumière pour les dimensions et un milliard d'années-lumière pour les distances) et l'échelle (...) - <a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory">Atome : La rétroaction de la matière/lumière et du vide (de la microphysique à l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)</a> <div class='rss_texte'><p><span class='spip_document_8699 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L296xH292/-206-78ac1.gif' width='296' height='292' alt="" style='height:292px;width:296px;' /></span><span class='spip_document_8703 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH242/-3261-49f52.jpg' width='500' height='242' alt="" style='height:242px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8704 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L229xH220/-3262-ebe07.jpg' width='229' height='220' alt="" style='height:220px;width:229px;' /></span><span class='spip_document_8705 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH418/-3263-5c24c.jpg' width='500' height='418' alt="" style='height:418px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8706 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L475xH273/-209-1f33d.gif' width='475' height='273' alt="" style='height:273px;width:475px;' /></span><span class='spip_document_8707 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L250xH201/-3264-98c82.jpg' width='250' height='201' alt="" style='height:201px;width:250px;' /></span><span class='spip_document_8708 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH360/-3265-8c44b.jpg' width='480' height='360' alt="" style='height:360px;width:480px;' /></span><span class='spip_document_8709 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH160/-210-45144.gif' width='200' height='160' alt="" style='height:160px;width:200px;' /></span><span class='spip_document_8710 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH431/-3266-5bcb6.jpg' width='500' height='431' alt="" style='height:431px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8711 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH300/-3267-c77bf.jpg' width='400' height='300' alt="" style='height:300px;width:400px;' /></span><span class='spip_document_8712 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH180/-211-e54c2.gif' width='320' height='180' alt="" style='height:180px;width:320px;' /></span><span class='spip_document_8713 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L475xH273/-212-3f730.gif' width='475' height='273' alt="" style='height:273px;width:475px;' /></span><span class='spip_document_8700 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/-207-5773f.gif' width='500' height='281' alt="" style='height:281px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8701 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L326xH154/-3260-8b8f5.jpg' width='326' height='154' alt="" style='height:154px;width:326px;' /></span><span class='spip_document_8702 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH330/-208-dee50.gif' width='500' height='330' alt="" style='height:330px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8698 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH384/-205-af581.gif' width='480' height='384' alt="" style='height:384px;width:480px;' /></span><span class='spip_document_8697 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L280xH210/-204-e55c2.gif' width='280' height='210' alt="" style='height:210px;width:280px;' /></span><span class='spip_document_8696 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/-203-b42ee.gif' width='500' height='281' alt="" style='height:281px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8695 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH221/-202-fc1d1.gif' width='320' height='221' alt="" style='height:221px;width:320px;' /></span><span class='spip_document_8694 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L498xH260/-201-34ce8.gif' width='498' height='260' alt="" style='height:260px;width:498px;' /></span><span class='spip_document_8693 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-200-9e608.gif' width='500' height='375' alt="" style='height:375px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8692 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH282/-199-a5789.jpg' width='500' height='282' alt="" style='height:282px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8691 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH221/-198-4d621.gif' width='320' height='221' alt="" style='height:221px;width:320px;' /></span><span class='spip_document_8690 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH374/-3259-d5738.jpg' width='500' height='374' alt="" style='height:374px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8689 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH489/-3258-3911f.jpg' width='500' height='489' alt="" style='height:489px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8688 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH344/-3257-0a00c.jpg' width='500' height='344' alt="" style='height:344px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8687 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH508/-3256-28ad0.jpg' width='500' height='508' alt="" style='height:508px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8686 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH690/-3255-6fe05.jpg' width='500' height='690' alt="" style='height:690px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8684 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L460xH412/-3253-9e585.jpg' width='460' height='412' alt="" style='height:412px;width:460px;' /></span><span class='spip_document_8683 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH498/-3252-295ca.jpg' width='500' height='498' alt="" style='height:498px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8682 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L285xH177/-3251-17297.jpg' width='285' height='177' alt="" style='height:177px;width:285px;' /></span><span class='spip_document_8681 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L384xH288/-197-cdf6f.gif' width='384' height='288' alt="" style='height:288px;width:384px;' /></span><span class='spip_document_8680 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L370xH208/-196-4704b.gif' width='370' height='208' alt="" style='height:208px;width:370px;' /></span><span class='spip_document_8679 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L384xH288/-195-934bb.gif' width='384' height='288' alt="" style='height:288px;width:384px;' /></span><span class='spip_document_8678 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH501/-194-83c80.jpg' width='500' height='501' alt="" style='height:501px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8677 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L366xH263/-3250-876cc.jpg' width='366' height='263' alt="" style='height:263px;width:366px;' /></span><span class='spip_document_8676 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH458/-3249-f1452.jpg' width='500' height='458' alt="" style='height:458px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8675 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L434xH403/-3248-0560c.jpg' width='434' height='403' alt="" style='height:403px;width:434px;' /></span><span class='spip_document_8674 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH273/-193-0818c.gif' width='400' height='273' alt="" style='height:273px;width:400px;' /></span><span class='spip_document_8673 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH320/-3247-26e76.jpg' width='500' height='320' alt="" style='height:320px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8672 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH376/-3246-9f16b.jpg' width='500' height='376' alt="" style='height:376px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8671 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-3245-565d8.jpg' width='500' height='375' alt="" style='height:375px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8670 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L225xH225/-3244-a5492.jpg' width='225' height='225' alt="" style='height:225px;width:225px;' /></span><span class='spip_document_8669 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L273xH185/-3243-c97dc.jpg' width='273' height='185' alt="" style='height:185px;width:273px;' /></span><span class='spip_document_8668 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/-3242-5f54f.jpg' width='500' height='500' alt="" style='height:500px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8667 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH527/-3241-87835.jpg' width='500' height='527' alt="" style='height:527px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8666 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L284xH177/-3240-b4ac9.jpg' width='284' height='177' alt="" style='height:177px;width:284px;' /></span><span class='spip_document_8665 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH470/-3239-057b7.jpg' width='500' height='470' alt="" style='height:470px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8664 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L315xH245/-3238-90108.jpg' width='315' height='245' alt="" style='height:245px;width:315px;' /></span><span class='spip_document_8663 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L482xH675/-3237-3ca0c.jpg' width='482' height='675' alt="" style='height:675px;width:482px;' /></span><span class='spip_document_8662 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-192-2f3db.jpg' width='500' height='375' alt="" style='height:375px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8661 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L460xH288/-3236-ec343.jpg' width='460' height='288' alt="" style='height:288px;width:460px;' /></span><span class='spip_document_8660 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH152/-191-e8a1c.gif' width='200' height='152' alt="" style='height:152px;width:200px;' /></span><span class='spip_document_8659 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH721/-190-05d5b.jpg' width='500' height='721' alt="" style='height:721px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8658 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH357/-189-9910c.jpg' width='500' height='357' alt="" style='height:357px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8657 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH420/-3235-f5261.jpg' width='480' height='420' alt="" style='height:420px;width:480px;' /></span><span class='spip_document_8656 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH401/-3234-fbdd4.jpg' width='500' height='401' alt="" style='height:401px;width:500px;' /></span></p> <h3 class="spip">Pourquoi les galaxies nous étonnent-elles toujours autant ?</h3> <p>Nous, êtres humains, vivons à une échelle (en gros le mètre) et pouvons nous promener à une échelle (du kilomètre au millimètre) et au-delà nous ne pouvons qu'observer indirectement. Cela nous permet de savoir des choses sur d'autres échelles : au-dessus (l'échelle de l'astrophysique, celle de l'année-lumière - notée al ou ly – jusqu'à cent million d'années-lumière pour les dimensions et un milliard d'années-lumière pour les distances) et l'échelle de la microphysique, celle de du micron. Ce que nous constatons, c'est que le monde auquel nous participons, cet échelon intermédiaire dans les niveaux hiérarchiques d'organisation de la matière, n'est pas le modèle des autres niveaux, n'est pas le même en plus grand ou en plus petit, n'est pas plus simple ni plus complexe que les autres niveaux. C'est le même univers et en même temps pas tout à fait le même. Il y a partout la matière, la lumière et le vide mais les lois qui dominent peuvent différer du fait de l'échelle. Les différents niveaux sont interdépendants, interconnectés et sans cesse interactifs. Notre galaxie, la voie lactée, a une dimension d'environ cent mille années lumière mais il en existe de toutes les tailles, bien plus grandes ou bien plus petites. Les lois de la physique sont sans doute valables aussi bien au niveau de l'univers qu'à notre échelle ou à celle de la microphysique mais cette dernière (la physique quantique) montre bien que cela ne veut pas dire que les apparences soient les mêmes…</p> <p><a href="http://www.astrosurf.com/luxorion/univers-galaxies3.htm" class='spip_out' rel='external'>L'univers des galaxies</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article2054" class='spip_out' rel='external'>La formation des galaxies</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article441" class='spip_out' rel='external'>La disposition des galaxies, aux limites des bulles de vide</a></p> <p><a href="http://astro-club-pv.xooit.info/t42-La-naissance-des-galaxies.htm" class='spip_out' rel='external'>La naissance des galaxies</a></p> <p><a href="http://aramis.obspm.fr/~combes/fcombes/notice_fc.html" class='spip_out' rel='external'>La dynamique des galaxies</a></p> <p><a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/tout-fout-camp-comment-univers-est-en-expansion-plus-rapide-qu-on-croyait-et-est-pas-bonne-nouvelle-aurelien-barrau-2728772.html" class='spip_out' rel='external'>L'éloignement inter-galactique de plus en plus rapide</a></p> <p><a href="http://www.maxisciences.com/galaxie/le-mystere-de-la-formation-des-bras-des-galaxies-spirales-enfin-decouvert_art29117.html" class='spip_out' rel='external'>La formation des bras spiraux</a></p> <p><a href="http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-les-galaxies-naines-et-la-toile-cosmique-32850.php" class='spip_out' rel='external'>Le nombre et la répartition des galaxies naines</a></p> <p><a href="http://www.lecosmographe.com/blog/decouverte-galaxies-grandes-et-tres-fluettes/" class='spip_out' rel='external'>Des galaxies relativement grandes mais paradoxalement très peu peuplée d'étoiles</a></p> <p><a href="https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201605291025399871-comment-trous-noirs-regulent-galaxies/" class='spip_out' rel='external'>Le rôle des trous noirs dans les galaxies</a></p> <p><a href="http://www.maxisciences.com/galaxie/l-039-univers-contiendrait-10-fois-plus-de-galaxies-qu-039-on-ne-pensait_art38884.html" class='spip_out' rel='external'>L'Univers contiendrait 10 fois plus de galaxies qu'on ne pensait</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_rotation_des_galaxies" class='spip_out' rel='external'>Une énigme : la vitesse de rotation des galaxies</a></p> <p><a href="http://www.astronoo.com/fr/articles/enigme-des-galaxies-coplanaires.html" class='spip_out' rel='external'>L'énigme des galaxies coplanaires</a></p> <p><a href="http://www.insu.cnrs.fr/node/5251" class='spip_out' rel='external'>Des galaxies mystérieuses à grand redshift</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve544" class='spip_out' rel='external'>Des signaux inexpliqués</a></p> <p><a href="http://www.dr7.cnrs.fr/IMG/pdf/CP_premieres_galaxiesDR7.pdf" class='spip_out' rel='external'>Les premières galaxies se seraient formées bien plus tôt que prévu</a> <a href="http://www.ginjfo.com/actualites/science-et-technologie/hubble-cliche-devoile-galaxie-spirale-etonnante-13-millions-dannees-lumiere-20140930" class='spip_out' rel='external'>Une galaxie spirale étonnante à 13 millions d'années-lumière</a></p> <p><a href="http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-une-galaxie-etonnante-decouverte-en-ondes-radio-dans-l-univers-lointain-26005.php" class='spip_out' rel='external'>Une galaxie étonnante découverte en ondes radio dans l'Univers lointain</a></p> <p><a href="http://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-decouverte-etonnante-galaxie-rectangulaire-37569/" class='spip_out' rel='external'>Une étonnante galaxie rectangulaire</a></p> <p><a href="http://www.ca-se-passe-la-haut.fr/2015/03/des-plans-de-galaxies-etonnants.html" class='spip_out' rel='external'>Des galaxies dans deux plans étonnamment parallèles</a></p> <p><a href="http://www.ca-se-passe-la-haut.fr/2016/12/observation-dun-vaste-reservoir-de-gaz.html" class='spip_out' rel='external'>La présence de galaxies massives seulement quelques milliards d'années après la singularité initiale</a></p> <p><a href="http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2016/03/06/decouverte-de-la-galaxie-la-plus-lointaine/" class='spip_out' rel='external'>La plus lointaine des galaxies</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2543" class='spip_out' rel='external'>Quand l'astrophysique révolutionne à son tour la physique</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3698" class='spip_out' rel='external'>L'astrophysique, toujours en révolution</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article658" class='spip_out' rel='external'>De l'astrophysique à la microphysique, ou la rétroaction d'échelle</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article441" class='spip_out' rel='external'>Les bulles de vide et la matière galactique</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve825" class='spip_out' rel='external'>La matière noire des galaxies serait une illusion, produit du vide quantique</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4372" class='spip_out' rel='external'>Le vide quantique est la base de la formation des galaxies</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3321" class='spip_out' rel='external'>D'où vient l'énergie des étoiles ?</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1609" class='spip_out' rel='external'>Qu'est-ce qu'une étoile ?</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article126" class='spip_out' rel='external'>Deux grands mystères des galaxies : matière noire et énergie noire</a></p></div> A nouveau, les banques vont couler et nous faire payer pour les sauver ? http://matierevolution.org/spip.php?article5463 http://matierevolution.org/spip.php?article5463 2017-03-19T01:13:00Z text/html fr Robert Paris Crise Crisis Demain, encore des milliards pour sauver les banques ou bien les banques vont nous couler ?!!! Et si les banques faisaient faillite.... Quelques questions épineuses aux banksters ! La crise des banques centrales vient... Les banques centrales sont au bout du rouleau... La soi-disant prospérité retrouvée des banques Le capitalisme industriel transformé en banque puis en faillite Les banques, un gouffre des fonds publics En cas de crise, les banques piquent nos comptes et nos épargnes (...) - <a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique84" rel="directory">5- L'économie mondiale en route vers une nouvelle crise systémique autrement dévastatrice que 1929</a> / <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Demain, encore des milliards pour sauver les banques ou bien les banques vont nous couler ?!!!</h3> <p><span class='spip_document_8596 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH664/-3189-2f643.jpg' width='500' height='664' alt="" style='height:664px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8597 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH184/-3190-3c59d.jpg' width='500' height='184' alt="" style='height:184px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8598 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH268/-3191-a1528.jpg' width='500' height='268' alt="" style='height:268px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8599 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L450xH270/-3192-ba0d6.jpg' width='450' height='270' alt="" style='height:270px;width:450px;' /></span><span class='spip_document_8600 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH252/-226-34409.jpg' width='500' height='252' alt="" style='height:252px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8601 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH250/-3193-279f7.jpg' width='500' height='250' alt="" style='height:250px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8602 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH222/-227-bfc9f.jpg' width='500' height='222' alt="" style='height:222px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8603 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH245/-181-950c6.jpg' width='500' height='245' alt="" style='height:245px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8604 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L271xH186/-3194-cb064.jpg' width='271' height='186' alt="" style='height:186px;width:271px;' /></span><span class='spip_document_8605 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH240/-3195-62c3a.jpg' width='500' height='240' alt="" style='height:240px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8606 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH331/-3196-7e783.jpg' width='500' height='331' alt="" style='height:331px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8607 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH336/-3197-4349a.jpg' width='500' height='336' alt="" style='height:336px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8608 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH293/-3198-dc3af.jpg' width='500' height='293' alt="" style='height:293px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8609 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/-3199-38ea0.jpg' width='500' height='500' alt="" style='height:500px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8610 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/-3200-dca17.jpg' width='500' height='500' alt="" style='height:500px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8611 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH268/-228-44cfb.jpg' width='500' height='268' alt="" style='height:268px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8612 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH499/-3201-a41b2.jpg' width='500' height='499' alt="" style='height:499px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8613 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH282/-3202-e9794.jpg' width='500' height='282' alt="" style='height:282px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8614 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L287xH176/-3203-47d92.jpg' width='287' height='176' alt="" style='height:176px;width:287px;' /></span><span class='spip_document_8615 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L250xH708/-3204-9d2f1.jpg' width='250' height='708' alt="" style='height:708px;width:250px;' /></span><span class='spip_document_8616 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH387/-229-85511.jpg' width='500' height='387' alt="" style='height:387px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8617 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH250/-3205-821d1.jpg' width='500' height='250' alt="" style='height:250px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8618 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH308/-3206-60dcf.jpg' width='500' height='308' alt="" style='height:308px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8619 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L358xH556/-3207-f6994.jpg' width='358' height='556' alt="" style='height:556px;width:358px;' /></span><span class='spip_document_8620 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L240xH160/-3208-dd3b9.jpg' width='240' height='160' alt="" style='height:160px;width:240px;' /></span><span class='spip_document_8621 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L250xH581/-3209-9007e.jpg' width='250' height='581' alt="" style='height:581px;width:250px;' /></span><span class='spip_document_8622 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/-3210-e1963.jpg' width='500' height='500' alt="" style='height:500px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8623 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH290/-3211-2aec5.jpg' width='500' height='290' alt="" style='height:290px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8624 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L329xH260/-3212-f488d.jpg' width='329' height='260' alt="" style='height:260px;width:329px;' /></span><span class='spip_document_8625 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH250/-3213-e339d.jpg' width='500' height='250' alt="" style='height:250px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8626 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L490xH356/-3214-53e4b.jpg' width='490' height='356' alt="" style='height:356px;width:490px;' /></span><span class='spip_document_8627 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH493/-3215-eb33e.jpg' width='500' height='493' alt="" style='height:493px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8628 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH355/-3216-c8586.jpg' width='500' height='355' alt="" style='height:355px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8629 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L302xH167/-3217-aa2e1.jpg' width='302' height='167' alt="" style='height:167px;width:302px;' /></span><span class='spip_document_8630 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L250xH188/-3218-8ece3.jpg' width='250' height='188' alt="" style='height:188px;width:250px;' /></span><span class='spip_document_8631 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-3219-6fb78.jpg' width='500' height='375' alt="" style='height:375px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8632 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L280xH180/-230-b7bc3.png' width='280' height='180' alt="" style='height:180px;width:280px;' /></span></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article1946" class='spip_out' rel='external'>Et si les banques faisaient faillite....</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2291" class='spip_out' rel='external'>Quelques questions épineuses aux banksters !</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4189" class='spip_out' rel='external'>La crise des banques centrales vient...</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article5030" class='spip_out' rel='external'>Les banques centrales sont au bout du rouleau...</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1934" class='spip_out' rel='external'>La soi-disant prospérité retrouvée des banques</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2749" class='spip_out' rel='external'>Le capitalisme industriel transformé en banque puis en faillite</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve803" class='spip_out' rel='external'>Les banques, un gouffre des fonds publics</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve829" class='spip_out' rel='external'>En cas de crise, les banques piquent nos comptes et nos épargnes</a></p> <p><a href="http://www.economiematin.fr/news-deficit-banque-europe-bloomberg-capitaux-crise" class='spip_out' rel='external'>Banques européennes</a></p> <p> <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2835" class='spip_out' rel='external'>Les banquiers inquiets sur l'avenir du système</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2568" class='spip_out' rel='external'>La Voix des travailleurs des banques</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article1784" class='spip_out' rel='external'>Les banquiers nous ruinent, ruinons les banquiers !</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1805" class='spip_out' rel='external'>Les banques nous jettent dans la misère - Devons-nous les frapper au coffre-fort ?</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1788" class='spip_out' rel='external'>Toutes les banques sont-elles irlandaises ?</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article1946" class='spip_out' rel='external'>Et si les banques faisaient faillite....</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2291" class='spip_out' rel='external'>Quelques questions épineuses aux banksters !</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4189" class='spip_out' rel='external'>La crise des banques centrales vient...</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article5030" class='spip_out' rel='external'>Les banques centrales sont au bout du rouleau...</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1934" class='spip_out' rel='external'>La soi-disant prospérité retrouvée des banques</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2749" class='spip_out' rel='external'>Le capitalisme industriel transformé en banque puis en faillite</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve803" class='spip_out' rel='external'>Les banques, un gouffre des fonds publics</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve829" class='spip_out' rel='external'>En cas de crise, les banques piquent nos comptes et nos épargnes</a></p> <p><a href="http://www.economiematin.fr/news-deficit-banque-europe-bloomberg-capitaux-crise" class='spip_out' rel='external'>Banques européennes</a></p> <p><a href="http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/tous-les-ingredients-d-un-nouveau-krach-sont-reunis-650450.html" class='spip_out' rel='external'>« Tous les ingrédients d'un nouveau krach sont réunis »</a></p> <p><a href="https://fr.sputniknews.com/international/201702211030190413-crise-banques-ukraine-journal/" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire en Ukraine</a></p> <p><a href="https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0211834515577-lespagne-veut-faire-la-lumiere-sur-sa-crise-bancaire-2068277.php" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire en Espagne</a></p> <p><a href="http://www.tdg.ch/economie/argentfinances/En-Italie-la-crise-bancaire-se-ressent-dans-chaque-rue/story/14615727" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire en Italie</a></p> <p><a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/30/faut-il-craindre-une-crise-bancaire-en-europe_5006245_3234.html" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire en Europe</a></p> <p><a href="http://www.lenouveleconomiste.fr/financial-times/les-banques-portugaises-a-nouveau-dans-une-spirale-infernale-31934/" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire au Portugal</a></p> <p><a href="http://www.slate.fr/story/128966/quand-pays-detruit-monnaie-jour-lendemain" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire en Inde</a></p> <p><a href="http://www.agenceecofin.com/gouvernance/1602-44909-scandale-bancaire-en-afrique-du-sud-zuma-en-quete-d-une-croisade" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire en Afrique du sud</a></p> <p><a href="http://www.tdg.ch/economie/menage-termine-credit-suisse/story/29609595" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire en Suisse</a></p> <p><a href="http://www.bastamag.net/Deutsche-Bank-en-crise-la-plus-grosse-banque-allemande-fait-planer-la-menace-d" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire en Allemagne</a></p> <p><a href="http://www.ledevoir.com/plaisirs/voyage/491190/islande-reykjavik-du-krach-bancaire-au-boom-touristique" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire en Islande</a></p> <p><a href="http://www.conseiller.ca/nouvelles/crise-financiere-en-vue-au-canada-61694" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire au Canada</a></p> <p><a href="https://www.zonebourse.com/ROYAL-BANK-OF-SCOTLAND-GR-438364/analyses-broker/RBS-subit-une-perte-nette-de-pres-de-7-mrd-GBP-en-2016-23936709/" class='spip_out' rel='external'>Crise bancaire en Angleterre</a></p> <p>Les ingrédients sont bel et bien là pour une crise bancaire générale à laquelle les banques centrales ne pourront plus rien cette fois...</p></div> Karl Marx : The Story of His Life http://matierevolution.org/spip.php?article3509 http://matierevolution.org/spip.php?article3509 2017-03-18T00:54:00Z text/html en Robert Paris English Marx Engels Franz Mehring - Karl Marx: The Story of His Life - <a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique88" rel="directory">000- ENGLISH - MATTER AND REVOLUTION</a> / <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot1" rel="tag">English</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot30" rel="tag">Marx</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot41" rel="tag">Engels</a> <div class='rss_texte'><p><a href="http://www.marxists.org/archive/mehring/1918/marx/" class='spip_out' rel='external'>Franz Mehring - Karl Marx: The Story of His Life</a></p></div> Peur des algorithmes ou… tous des algorithmes ou des robots ?!!! http://matierevolution.org/spip.php?article5428 http://matierevolution.org/spip.php?article5428 2017-03-18T00:19:00Z text/html fr Robert Paris Nous sommes tous des algorithmes ou des robots ? Non, l'Univers n'est pas un algorithme fait de symboles ! L'homme non plus ! Le cerveau n'est pas un ordinateur ! Le robot n'est pas sensible ! Dominique Cardon dans « A quoi rêvent les algorithmes » : « Un nouvel objet a fait son entrée dans nos vies : les algorithmes. » Christopher Steiner : « Les algorithmes sont en train de gouverner notre monde ! » Les trois lois des robots d'Isaac Asimov sont : • Première Loi : « Un robot ne peut porter (...) - <a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique4" rel="directory">Chapter 02 : Is matter a suject of philosophy ? Matière à philosopher ?</a> <div class='rss_texte'><p>Nous sommes tous des algorithmes ou des robots ? Non, l'Univers n'est pas un algorithme fait de symboles ! L'homme non plus ! Le cerveau n'est pas un ordinateur ! Le robot n'est pas sensible !</p> <p><span class='spip_document_8377 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH250/-3043-afd4e.jpg' width='500' height='250' alt="" style='height:250px;width:500px;' /></span> Dominique Cardon dans « A quoi rêvent les algorithmes » :</p> <p>« Un nouvel objet a fait son entrée dans nos vies : les algorithmes. »</p> <p>Christopher Steiner :</p> <p><i>« Les algorithmes sont en train de gouverner notre monde ! »</i></p> <p>Les trois lois des robots d'Isaac Asimov sont :</p> <p>• Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » ;</p> <p>• Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;</p> <p>• Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »</p> <p><i>« Le progrès : trop robot pour être vrai. »</i> dit Jacques Prévert</p> <p><i>« Le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mis dans les mains d'un psychopathe. »</i> dit Albert Einstein</p> <h3 class="spip">Peur des algorithmes ou… tous des algorithmes ?!!!</h3> <h3 class="spip">Tout d'abord, quelques définitions :</h3> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Algorithme" class='spip_out' rel='external'>Algorithme</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Algorithme_%C3%A9volutionniste" class='spip_out' rel='external'>Algorithme évolutionniste</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_artificielle" class='spip_out' rel='external'>Intelligence artificielle ou IA</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Robotique" class='spip_out' rel='external'>Robotique</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Informatique" class='spip_out' rel='external'>Informatique</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Serveur_informatique" class='spip_out' rel='external'>Serveur informatique</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/World_Wide_Web" class='spip_out' rel='external'>Le Web</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet" class='spip_out' rel='external'>Internet</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance_d%27Internet" class='spip_out' rel='external'>Gouvernance d'Internet</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur_de_recherche" class='spip_out' rel='external'>Moteur de recherche</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d%27exploitation" class='spip_out' rel='external'>Système d'exploitation</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordinateur" class='spip_out' rel='external'>Ordinateur</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_informatique" class='spip_out' rel='external'>Programme</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Num%C3%A9risation" class='spip_out' rel='external'>Numérisation</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_de_Turing" class='spip_out' rel='external'>Machine de Turing</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Big_data" class='spip_out' rel='external'>Big Data</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Plate-forme_(informatique)" class='spip_out' rel='external'>Plateforme web</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_num%C3%A9rique" class='spip_out' rel='external'>Economie numérique</a></p> <p>Une émission radio affirmait récemment : <i>« A l'heure du Big Data, les algorithmes ont envahi presque tous les services en ligne, facilitant les services numériques qui nous entourent. Ils sont partout, depuis les deux grands géants d'internet, Google et Facebook, à la musique (Spotify et Deezer), en passant par la vidéo (Netflix), jusqu'à Amazon, touchant l'ensemble de nos objets connectés de la vie quotidienne. Désormais, toutes les données émises par les utilisateurs d'outils informatiques deviennent potentiellement susceptibles de nous identifier, anticiper nos goûts, nos désirs et nos choix, tout autant que nos comportements futurs. La prolifération exponentielle de ces données interconnectées, « ces traces » mettent à disposition un flot d'informations toujours croissant. Toutefois, l'autonomisation de plus en plus accrue de ces systèmes d'informations, cette numérisation du monde et de nous-mêmes soulève de véritables enjeux, à la fois sociétaux, philosophiques, mais surtout politiques. En effet, ceux-ci sont à l'origine de transformations radicales dans nos modes de vie et suscitent, par conséquent de nombreuses inquiétudes. Permettant d'augmenter la productivité dans de multiples secteurs, leurs codes restent pour autant opaques et d'aucuns craignent une dérive de leur utilisation. Ces algorithmes, sont-ils vraiment infaillibles et objectifs ? Représentent- ils une vraie menace, ou sont-ils au contraire l'incarnation d'une véritable voie vers le progrès pour l'homme ? »</i></p> <p>Bien des scientfiques, impressionnés par les développements liés à l'informatique (qui pénètre tous les domaines de la technique, de la connaissance et de la recherche) et à des théories comme celle de l'information (qui estime, grossièrement, que tout serait de l'information), ont commencé à développer l'idée que l'on pouvait difficilement distinguer le monde matériel réel et le monde des programmes informatiques ou algorithmes.</p> <p>Voilà ce qu'écrivaient ces scientifiques, en même temps que l'on pouvait lire dans la « très sérieuse » revue scientifique française La Recherche les propos suivants :</p> <p>« Comme les ordinateurs, il semble que son codage (celui du cerveau) soit binaire, la présence ou l'absence d'une impulsion électrique. »</p> <p>Ou encore : « Le but de Human Brain Project (projet de simulation informatique du cerveau humain estimé à 1,2 milliards d'euros) est de parvenir à modéliser le fonctionnement d'un cerveau entier de souris pour 2020 et le cerveau humain pour 2024, en prenant en compte toutes les échelles de fonctionnement, du gène à la cognition. L'argument justifiant cet investissement est médical disposer d'un modèle de cerveau permettrait de manipuler des paramètres à loisir pour en observer les réactions, et notamment l'apparition de maladies mentales. Du coup, le classement des troubles mentaux pourrait reposer sur des critères « biologiques » au lieu de critères diagnostiques, ce qui permettrait de concevoir des traitements plus ciblés et plus efficaces. »</p> <p>Ramener les capacités cognitives à des acquis biologiques est donc bel et bien dans les esprits de ces savants qui étudient le « cerveau virtuel » des systèmes ordinateurs. Mais les cerveaux virtuels qu'ils sont en train d'étudier ne sont nullement des cerveaux humains… et le fonctionnement du cerveau humain n'est pas du tout basé sur un codage binaire…</p> <p>Le cerveau n'est pas un ordinateur. Les rythmes du cerveau sont chaotiques, c'est-à-dire fondés sur la capacité d'une boucle à trois pace-makers de constituer des rythmes adaptatifs s'auto-éduquant. En effet les rythmes du chaos ne sont pas pré-programmés contrairement à l'ordinateur mais le résultat d'une auto-régulation qui s'obtient progressivement.</p> <p>Au cours de l'histoire, le cerveau a été comparé à un moteur, à une horloge, un automate, un ordinateur, une « machine » inactive en l'absence d'informations à traiter, et s'enclenchant à l'arrivée d'une information, etc. En réalité, il est surtout constitué de neurones communiquant notamment au moyen d'impulsions électriques. L'évolution dans le temps de ces impulsions forme un code complexe, support du traitement de l'information.</p> <p>Dans la mode du tout ordinateur, du tout informatique, du tout robotique et domotique, du tout communication, il est normal qu'on en vienne à des auteurs pour lesquels le monde est tout entier un ordinateur, un calculateur, un robot, ce qui est pourtant un recul vers une espèce de conception mécaniciste et idéaliste mais il n'est pas nécessaire de tomber dans ce travers…</p> <p>Le fonctionnement du cerveau est dialectique, fondé sur construction/destruction du message neuronal et d'activation/désactivation des circuits neuronaux. La connaissance humaine n'est pas une somme d'informations mais une abstraitisation/concrétisation dialectique et une conceptualisation/expérimentation tout aussi contradictoire dialectiquement. Aucun de ces processus n'est résumable par la théorie de l'information, quelle qu'en soit la version.</p> <p>Les neurobiologistes et spécialistes divers du cerveau, de Varela à Dehaene et de Damasio à Edelman, le répètent : « Le cerveau n'est pas un ordinateur » !</p> <p><a href="http://www.psychaanalyse.com/pdf/VARELA_CERVEAU_PAS_UN_ORDINATEUR_1998_2p.pdf" class='spip_out' rel='external'>Varela</a></p> <p><a href="http://www.blog-manzalab.com/le-cerveau-nest-pas-un-ordinateur-cest-mieux/" class='spip_out' rel='external'>Dehaene</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=pThsor2wWMUC&pg=PA115&lpg=PA115&dq=le+cerveau+n%27est+pas+un+ordinateur&source=bl&ots=v87NxTo8si&sig=lYP3DNnInrsWJFOxXQivOyZtrqQ&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwig06u63__RAhXLXBoKHfY0Bc04ChDoAQhOMAk#v=onepage&q=le%20cerveau%20n%27est%20pas%20un%20ordinateur&f=false" class='spip_out' rel='external'>Edelman</a></p> <p><a href="http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2006.dirocco_v&part=112159" class='spip_out' rel='external'>Damasio</a></p> <p>Alors que les neurosciences montrent que le cerveau ne fonctionne pas comme un ordinateur (car il n'a pas de processus central unique et qu'il effectue des catégorisations sans code préalable, qu'il sélectionne, et que sa caractéristique principale est le "processus de réentrée), nombre de cognitivistes persistent à promouvoir une théorie réductionniste du psychisme. Selon les thèses de Francisco Varéla et de D.Terré, tout système biologique peut être considéré comme autonome, auto-organisé, autopoïétique (à relation interne stable).</p> <p>Contrairement à ce qui est souvent dit, ce n'est pas Alan Turing qui aurait dit que le cerveau serait un ordinateur mais c'est le mathématicien John von Neumann, un des pionniers de l'informatique — mais ignorant en neurologie ou en psychologie — qui publie le livre L'Ordinateur et le cerveau, où il développe la thèse que le système nerveux humain est "digital".</p> <p>Certains auteurs considèrent qu'on ne plus aisément distinguer un algorithme ou un robot d'un être vivant ou même d'un être humain doué de conscience, de sentiments et d'intelligence. Et, du fait qu'on parviendrait à amener des êtres informatiques à simuler nos sentiments, notre conscience ou notre intelligence, ils affirment que ce serait une preuve que réellement l'algorithme ou l'être informatique serait assimilable à un être vivant ou à un homme ! Créer une illusion d'optique n'est pourtant pas identique à créer une vraie image de la réalité !</p> <p>Un autre de leurs arguments consiste à prétendre que le vivant tout entier, y compris l'amour ou l'intelligence humaines ne sont rien d'autre que des interactions organisées et donc assimilables à des algorithmes. C'est un argument fallacieux. Les interactions entre neurones, comme celles entre particules de matière, ne sont pas des programmes ni des modes d'écriture ni de simples échanges d'informations. L'interaction est une transformation des mouvements ou des états de la matière et c'est donc un changement sur des processus réels et pas sur des processus formellement exprimés.</p> <p>Certains vont jusqu'à dire que le génome serait un algorithme, une espèce de programme informatique préétabli. C'est oublier que l'action positive, celle amenant l'ADN à coder des protéines, n'est pas inscrite dans les « mots » de la molécule mais dans les protéines qui activent celle-ci, vu que l'ADN est une molécule qui s'auto-inhibe et que les inhibitions par certains gènes sont elles-mêmes inhibées par l'action de ces protéines. Ce type de fonctionnement n'a rien à voir avec celui des algorithmes.</p> <p>La redondance des mécanismes du vivant est également inexistante dans les algorithmes, même ceux dits évolutifs…</p> <p>D'autre part, l'ADN qui code pour une espèce vivante peut aussi produire d'autres espèces, si les gènes sont organisés différemment ou agissent avec un rythme et un ordre différent, ce qui peut dépendre du repliement ou du dépliement de la molécule dans l'espace, mouvement qui est piloté par l'environnement interne de la cellule. L'activation plus ou moins grande des gènes dépend également du positionnement de l'ADN au sein de la cellule, plus ou moins proche du centre cellulaire ou des parois. L'expression de l'ADN change donc en fonction de l'environnement et de la dispostion géométrique. Rien de commun une fois encore avec le programme informatique.</p> <p>Aucun des mécanismes de la physique, de la chimie, de la biologie, de l'étude de la conscience et de l'intelligence humaines, de la sociologie et de la politique n'est de type logiciel, informatique, fondé sur des expressions, sur des mots, sur des seules informations. Tous consistent en des interactions d'êtres réels et pas de formulations logiques ou mathématiques.</p> <p>Même les physiciens qui accordent une grande place aux équations dans leurs interprétations de l'univers matériel ne considèrent pas l'univers matériel comme un vaste algorithme. Tous ceux qui utilisent l'informatique pour faire des calculs sur les probabilités des événements physiques, par exemple quantiques, ne vont pas jusqu'à prétendre que les phénomènes quantiques seraient purement logiques ou descriptibles par des programmes informatiques !</p> <p>Il ne s'agit pas ici de dévaloriser les méthodes informatiques : on ne peut que souligner à quel point l'informatique peut accélérer certaines procédures de calcul, de rangement des données, et économiser ainsi à l'homme son précieux temps pour des tâches qu'il peut ainsi déléguer à la machine. Et, ce faisant, l'informatique n'est rien d'autre qu'une technique et pas une intelligence.</p> <p>Cela n'empêche pas que le rôle devenu très important des algorithmes, notamment depuis le développement d'internet, des moteurs de recherche, des serveurs, des mémoires à gros contenu en informations, donne aux possesseurs de ces algorithmes un rôle central au sein du système capitaliste, non seulement en termes de capitaux mais aussi de pouvoir. Certains expriment cela de manière plus inquiète ou inquétante en disant que les algorithmes sont en train de prendre le pouvoir si on n'y prend garde.</p> <p>Laurent Alexandre affirme ainsi : <i>« Les algorithmes ne vont pas nécessairement nous tuer mais ils créent une situation révolutionnaire. L'IA (Intelligence artificielle) va nous faire basculer vers une autre civilisation où le travail et l'argent pourraient disparaître. L'IA est longtemps restée un sujet de science-fiction. Elle est désormais une simple question de calendrier : l'explosion des capacités informatiques (la puissance des serveurs informatiques a été multipliée par un milliard en trente et un ans) rend probable l'émergence d'une IA supérieure à l'intelligence humaine dans les prochaines décennies… Certains craignent qu'une super IA devienne hostile. Le fondateur de DeepMind exclut ce scénario pour encore plusieurs décennies, mais faut-il pour autant être rassuré ? Est-il raisonnable d'apprendre aux machines à tromper, dominer, dépasser les hommes ? Est-il sage de leur apprendre à cacher leurs intentions, à déployer des stratégies agressives et manipulatrices comme le jeu de go ? Nick Bostroom, spécialiste de NBIC, défend l'idée qu'il ne peut y avoir qu'une seule espèce intelligente dans une région de l'univers. Toute espèce intelligente (biologique ou artificielle) ayant comme premier objectif sa survie, on peut craindre que l'IA se prémunisse contre notre volonté de la museler en cachant ses intentions agressives dans les profondeurs du web. Nous ne pourrions même pas comprendre ses plans : certains coups d'AlphaGo, la machine qui a battu en mars 2016 le meilleur joueur de go du monde, ont été d'abord perçus comme de graves erreurs, alors qu'il s'agissait de coups géniaux, témoins d'une stratégie subtile dépassant l'entendement humain… Nous sommes déjà dans un monde algorithmique. AlphaGo marque le tout début des victoires sur l'homme de l'IA : quasiment aucune activité humaine n'en sortira indemne… D'ici 2030, plus aucun diagnostic médical ne pourra être fait sans système expert… L'analyse complète de la biologie d'une tumeur représente, par exemple, 20.000 milliards d'informations… Google X, le laboratoire secret, met au point un système de détection ultraprécis des maladies par des nanoparticules qui vont aussi générer une quantité monstrueuse d'informations… Watson, le système expert d'IBM, est capable d'analyser en quelques instants des centaines de milliers de travaux scientifiques pour comprendre une mutation cancéreuse là où il faudrait trente-huit ans au cancérologue en travaillant jour et nuit pour un seul patient… Les leaders de l'économie numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon) ainsi qu'IBM et Microsoft seront sans doute les maîtres de cette nouvelle médecine. »</i></p> <p>Il n'en est réalité pas nécessaire d'attendre 2030 pour voir les robots avoir transformé les modes d'action de la société capitaliste. C'est dans le domaine des robots tueurs que les armées ont fait le premier pas en avant, puisque désormais les états d'âmes des armées n'ont plus besoin d'être pris en compte. Plus la peine de soûler les soldats avant l'assaut. Plus la peine de les retirer du front après leur premier mort. Les soldats robots n'ont pas ce genre de faiblesses. Ils ne témoignent pas contre leurs généraux. Ils ne se mutinent pas. Ils ne reculent pas devant la mort d'êtres humains. Ils ont déjà transformé les guerres, qu'il s'agisse de soldats d'infanterie robots ou de drones aériens, marins ou sous-marins. Ou encore navigant dans l'espace. La nouvelle guerre a déjà commencé. Mais le danger provient, non exactement des robots mais de la société capitaliste qui, sur le terrain de son système social et économique, a atteint ses limites en dépassant un seuil de sa plus haute capitalisation et ne peut plus que reculer. Du coup, toutes les dérives violentes sont possibles et les robots ou l'informatique, qui ne sont que des outils, peuvent servir ce recul effroyable comme ils auraient pu servir le progrès du capitalisme, s'il devait y en avoir encore un.</p> <p>Du coup, la question n'est pas : que vont faire les robots mais qu'est-ce que le monde capitaliste, ayant atteint des limites qu'il ne peut dépasser et, du coup, en voie d'effondrement va faire pour s'en servir contre les êtres humains et comment ces derniers peuvent se défendre ?</p> <p>Mais, dans ce domaine comme dans bien d'autres questions, le premier élément de compréhension nécessaire et indispensable, c'est la conscience des intérêts de classe car les ouvriers, les employés, les techniciens et les ingénieurs qui travaillent dans l'informatique font partie de la classe ouvrière et pas de la classe bourgeoise. Plus le pouvoir est technique, plus il peut passer aisément des mains des capitalistes vers ceux du prolétariat, si celui-ci est organisé, politisé et a une conscience de classe de la situation et des perspectives d'avenir.</p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3379" class='spip_out' rel='external'>L'Univers, un calculateur géant ?</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4086" class='spip_out' rel='external'>La « théorie de l'information » domine-t-elle la physico-chimie-biologie ?</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4180" class='spip_out' rel='external'>Les robots militaires et policiers ont déjà commencé à tuer des êtres humains !!!</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article4646" class='spip_out' rel='external'>Faut-il avoir peur des robots ?</a></p></div> Goethe et la théorie de l'évolution des espèces http://matierevolution.org/spip.php?article5462 http://matierevolution.org/spip.php?article5462 2017-03-17T00:17:00Z text/html fr Robert Paris « Tout ce qui existe mérite de périr » Goethe Goethe et la théorie de l'évolution Stephen Jay Gould dans « La structure de la théorie de l'évolution » : Mehr Licht sur la feuille de Goethe Selon un mythe très répandu de nos jours, les auteurs essayant de brosser de vastes théories interdisciplinaires, bien que déconsidérés aujourd'hui, furent jadis très appréciés à une époque plus universelle d'esprit qui prisait l' « humaniste de la Renaissance ». Mais la maxime selon laquelle « le cordonnier doit d'en (...) - <a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique35" rel="directory">Evolution ou révolution des espèces ?</a> <div class='rss_texte'><p>« Tout ce qui existe mérite de périr »</p> <p>Goethe</p> <h3 class="spip">Goethe et la théorie de l'évolution</h3> <h3 class="spip">Stephen Jay Gould dans « La structure de la théorie de l'évolution » :</h3> <p>Mehr Licht sur la feuille de Goethe</p> <p>Selon un mythe très répandu de nos jours, les auteurs essayant de brosser de vastes théories interdisciplinaires, bien que déconsidérés aujourd'hui, furent jadis très appréciés à une époque plus universelle d'esprit qui prisait l' « humaniste de la Renaissance ». Mais la maxime selon laquelle « le cordonnier doit d'en tenir à sa forme » date du IVe siècle av. J.-C. La version originale vient de Pline : « ne supra crepidam sutor indicaret »… Et les auteurs qui se hasardent hors de leur discipline de base ont toujours suscité les doutes ou les moqueries.</p> <p>En 1831, presque au terme de sa longue vie, un poète qui s'était aventuré en science se plaignit de ne pas avoir été bien écouté, mais défendit ses incursions dans ce dernier domaine, en disant qu'elles avaient découlé des besoins ressentis par un esprit animé par l'envie de savoir et le désir d'envisager de vastes perspectives :.</p> <p><i>« Le public a été déconcerté dans la mesure où il souhait qu'on se consacre utilement à son service et de façon uniforme, et demande que tout homme demeure dans sa propre spécialité. Cette exigence est fondée, car l'homme formant le projet d'atteindre l'excellence, laquelle ne connaît pas de bornes, ne doit pas s'aventurer sur les brisées même de Dieu et de la nature. C'est pour cette raison que l'on pense généralement qu'une personne s'étant distinguée dans une discipline, et dont le style et la forme jouissent d'une large reconnaissance, ne doit pas la quitter, et encore moins se hasarder dans une autre, totalement différente. A supposer qu'un individu s'y essaye, on ne lui en sait absolument pas gré ; en fait, même s'il y réussit très bien, on ne lui en fait aucun éloge. Mais l'homme à l'esprit actif sent qu'il ne peut être asservi aux intérêts du public, et qu'il doit se déterminer d'après les siens propres. Il n'a guère envie de se fatiguer et de s'user à répéter sans cesse les mêmes choses. En outre, tout homme énergique ayant du talent porte en lui quelque chose d'universel, qui le pousse à chercher de-ci, de-là, et à sélectionner son champ d'activité en fonction de ses propres désirs. » (essait de 1831, dans Mueller et Engard, 1952, p.169)</i></p> <p>On pourrait peut-être ne pas accorder d'attention à ces propos, s'ils n'émanaient de l'un de ces ambitieux dont l'histoire n'a gardé le nom ni dans le domaine de son activité professionnelle, ni dans celui de son activité d'adoption. Mais l'auteur cité ci-dessus, J.W.von Goethe, a écrit quelques petites choses de valeur durable ! En outre, et rétrospectivement, les recherches qu'il a effectuées en science ont de loin dépassé le niveau des brèves incursions d'un amateur.</p> <p>En tout cas, Goethe n'a pas souffert d'avoir été complètement ignoré des scientifiques durant sa vie même. En 1831, le grand anatomiste Etienne Geoffroy Saint-Hilaire fit l'éloge des travaux de Goethe en science, disant qu'il s'agissait de l'œuvre <i>« d'un poète essayant de chanter sous une autre forme les grandeurs de l'univers. »</i> (1831)</p> <p>Plus loin, dans le même texte, cet auteur écrivait : <i>« Si Goethe n'avait déjà réuni assez de titres pour être proclamé le plus beau génie de son siècle, il devrait encore ajouter à sa couronne de grand poète et de profond moraliste le renom de savant naturaliste, qui lui est dû pour l'élévation de ses vues et sa force philosophique au sujet des analogies végétales. »</i></p> <p>Mais on ne peut considérer les louanges de Geoffroy comme complètement désintéressées, car Goethe venait juste de prendre partie pour lui dans la plus grande controverse qui se déroula en zoologie au début du XIXe siècle : le célèbre débat de 1830 entre Cuvier et Geoffroy devant l'Académie des sciences. Ce dernier avait besoin de toutes les aides qu'il lui était possible d'obtenir… Cuvier, en effet, n'était pas un adversaire ordinaire et la raison de leur dispute, l'opposition de longue date entre structuralisme morphologique (thèse de Geoffroy) et fonctionnalisme (thèse de Cuvier qui allait aussi être celle de Darwin), ne pouvait pas être plus centrale en histoire naturelle.</p> <p>A juste titre, Geoffroy considérait Goethe comme le doyen et le théoricien en chef de la morphologie structuraliste. Non seulement le poète allemand avait forgé le terme de « morphologie », mais il avait, longtemps auparavant, défendu pour les plantes une conception capitale que Geoffroy invoqua pour les animaux, en point de départ à sa théorie sur leur organisation anatomique : tous les aspects de la morphologie animale étaient ramenés à un archétype générateur unique (la feuille, dans le cas de Goethe ; la vertèbre, dans celui de Geoffroy).</p> <p>C'est à l'époque où Geoffroy était jeune et se demandait comment il pourrait faire carrière et survivre à la période de la révolution, que Goethe, voyageant en Italie, mit au point la théorie exposée dans son ouvrage de 1790, « Versuch die Metamorphose der Pflanzen zu erklären »…</p> <p>Goethe s'était fortement intéressé à la morphologie tout au long de sa vie, et ses préférences avaient toujours penché vers le structuralisme morphologique, particulièrement vers la version la plus forte de cette façon de voir ; il s'agissait de la conception selon laquelle une forme archétypale génératrice unique déterminait ce qui était possible et ce qui ne l'était pas dans l'édification des formes.</p> <p>Ses deux incursions les plus célèbres dans le domaine de l'anatomie animale se sont appuyées toutes deux sur une démarche fondée sur le structuralisme morphologique : 1°) dans l'une, il a soutenu très tôt une théorie vertébrale du crâne, laquelle lui avait été inspirée dès 1791 lorsqu'il avait examiné « un crâne de mouton en mauvais état, trouvé dans le sable de cette sorte de dune où était situé le cimetierre juif à Venise » (essai de 1823) ; 2°) dans l'autre, il a découvert, en 1784, l'os prémaxillaire dans l'espèce humaine, grâce à l'observation de son existence chez les autres mammifères et à ses conceptions sur l'unité du type…</p> <p>Mais c'est en botanique que Goethe choisit de mener sa plus vaste étude en matière de structuralisme morphologique, et celle-ci représente probablement son plus bel apport scientifique. Dans le cadre de cet important travail, Goethe appliqua aux plantes la même conception que Geoffroy et Owen formulèrent ultérieurement pour les animaux, essayant de ramener la grande diversité et la complexité des formes animales (au moins chez les vertébrés) à la structure génératrice unique d'une vertèbre archétypale (voir Geoffroy, 1831, pour un hommage au poète allemand).</p> <p>Pour Goethe, c'était la feuille qui représentait une forme archétypale à partir de laquelle s'édifiaient tous les organes d'une plante se développant sur la tige centrale : cela allait des cotylédons aux feuilles caulinaires, en passant par les pétales, le pistil, les étamines et les fruits.</p> <p>Le résumé qui est souvent donné du système de Goethe (tous les organes des plantes sont des feuilles) ne doit pas être pris à la lettre : il ne signifie pas que tous les organes énumérés ci-dessus doivent, dans toute leur diversité, être véritablement ramenés à la forme réelle d'une feuille caulinaire.</p> <p>Une telle interprétation contreviendrait à la nature idéale (au sens de Platon) que possèdent les archétypes dans le cadre d'une théorie structuraliste morphologique. La « feuille » représente un modèle générateur abstrait, dont les feuilles caulinaires sont les moins éloignées sous la forme qu'elles présentent concrètement.</p> <p>Goethe écrit : <i>« Il faut avoir un terme général pour désigner cet organe sous ses différents aspects métamorphosés et comparer toutes les manifestations de sa forme. (…) On pourrait dire qu'une étamine est un pétale à l'état contracté, tout aussi bien qu'un pétale est une étamine à l'état d'expansion ; ou qu'un sépale est une feuille caulinaire à l'état contracté, approchant un certain stade de raffinement, tout aussi bien qu'une feuille caulinaire est un sépale élargi par l'afflux de sève grossière »</i> (1790, n° 120).</p> <p>Dans son essai de 1790, Goethe a résumé son système en employant un ton mesuré : <i>« Bien que paraissant être dissemblables, les organes d'une plante en train de mettre ses feuilles ou de fleurir, proviennent tous d'un organe unique, nommément la feuille. »</i></p> <p>En privé, il se laissa aller à plus d'exubérance : <i>« J'ai ramené les multiples phénomènes spécifiques observables dans le magnifique jardin de l'univers à un seul principe général simple »</i> (essai de 1831)…</p> <p>Goethe dissèque et compare, essayant de trouver dans des structures apparemment diversifiées et disparates les bases de leur ressemblance avec la feuille. Les sépales anastomosés, formant la calice à la base de la fleur, doivent sûrement être des feuilles qui ne réussissent pas à se séparer dès lors qu'une interruption de l'alimentation stoppe l'expansion de la tige : <i>« Si la floraison était retardée par un apport alimentaire en excès, ces feuilles se sépareraient et prendraient leur forme originelle. Ainsi, dans le calice, la nature ne forme pas d'organes nouveaux, mais simplement recombine et modifie des organes que nous connaissons déjà. »</i> (1790, n°38).</p> <p>Lorsque, chez une espèce de plante donnée, des organes sont trop modifiés pour montrer quelque parenté avec l'archétype foliaire et y être rapportés, Goethe recourt à l'anatomie comparée et cherche des formes de transition chez d'autres taxa. Les fruits et les organes sexuels ne ressemblent manifestement pas à des feuilles chez de nombreuses espèces de plantes, mais Goethe établit des séries de transition avec des espèces chez lesquelles, par exemple, l'apparence des gousses rappelle les feuilles, ou bien chez lesquelles les feuilles caulinaires portent les organes de la reproduction (comme les fougères, par exemple).</p> <p>Voyez la façon dont il se sert de l'anatomie comparée dans le cas des fruits « difficiles » : <i>« La nature obscurcit au maximum la ressemblance avec la feuille quand elle rend la structure contenant les graines molle et juteuse ou ferme ou ligneuse. Cependant, la ressemblance en question n'échappera pas à notre attention si nous nous efforçons de la suivre dans toutes ses étapes de transition. »</i> (1790, n° 79).</p> <p>Voici encore son raisonnement, fondé sur l'anatomie comparée, dans le cas des cotylédons, paraissant initialement encore plus éloignés de la forme « feuille », mais finissant, au terme de leur développement, par revêtir des formes ressemblant d'assez près à des feuilles :</p> <p><i>« 12. Ils sont souvent déformés, comme s'ils étaient bourrés d'un matériau grossier, et aussi gros en épaisseur qu'en largeur ; leurs vaisseaux ne sont pas reconnaissables, et sont difficilement distinguables au sein de la masse. Ils ne présentent pratiquement aucune ressemblance avec une feuille, et on pourrait à tort être conduits à les considérer comme des organes spéciaux. </i></p> <p><i>13. Cependant, chez beaucoup de plantes, leur forme se rapproche de celle des feuilles : ils s'aplatissent ; exposés à la lumière et à l'air, ils prennent une teinte verte plus soutenue ; leurs vaisseaux deviennent plus distincts et commencent à ressembler à des veines.</i></p> <p><i>14. Finalement, ils apparaissent devant nous comme de véritables feuilles ; leur ressemblance avec les feuilles qui viennent ensuite ne nous permet généralement pas de les considérer comme des organes distincts ; et nous les reconnaissons, en réalité, comme les premières feuilles de la tige. » </i>(1790, N° 12 à 14)</p> <p>Si le système de Goethe n'invoquait, comme on l'a dépeint souvent à tort, que le seul et simple concept de l'archétype foliaire, il ne pourrait prétendre constituer une intéressante synthèse expliquant tous les aspects des plantes, car il ne rendrait pas compte, sur la base de ce seul principe, des variations systématiques de forme des organes le long de la tige, et ne pourrait donc pas fonctionner comme explication complète des ressemblances aussi bien que des différentes caractéristiques dans les parties des plantes.</p> <p>Mais, au moyen de l'une des thèses les plus fascinantes, Goethe est arrivé à formuler une théorie complète en greffant, sur la notion sous-jacente d'archétype foliaire, deux mécanismes additionnels : l'un mettant en jeu un processus d'élaboration progressive de la sève, et l'autre, des cycles d'expansion et de contraction. On peut considérer aujourd'hui ces mécanismes comme ad hoc ou incorrects, mais on ne peut nier que leur conjugaison avec la notion d'archétype était extrêmement intéressante. (…)</p> <p>Au sein de n'importe quel processus qui se développe au cours du temps, on doit pouvoir repérer ces deux types de déterminismes, nécessaires pour interpréter n'importe quel système présentant un phénomène de croissance ou se développant historiquement (les flèches de la progression et les cycles de la répétition ou encore « les flèches du temps » et « les cycles du temps », ceux-ci étant à la base, respectivement, de ses aspects historiques et de ses caractéristiques structurales ; d'une part, des phénomènes de changement directionnel (sinon le temps ne soutiendrait aucune histoire, définissable par le caractère distinct des moments) ; d'autre part, des phénomènes sous-jacents constants ou cycliques (sinon les séquences temporelles ne correspondraient qu'à des moments uniques succédant à des moments uniques, sans que l'on ne puisse jamais rien y reconnaître de général).</p> <p>Goethe, qui avait recueilli, en remontant le long de la tige, des observations témoignant à la fois de phénomènes directionnels et de péhnomènes répétitifs, a reconnu qu'il était nécessaire de faire appel aux deux pôles de cette dichotomie.</p> <p>Le haut et le bas ; le ciel et l'enfer ; le cerveau et le psychisme vs les intestins et les excréments ; la tuberculose, en tant que maladie noble des poumons où circule l'air vs le cancer, comme maladie ignoble des organes inférieurs…</p> <p>Presque irrésistiblement, on tend à appliquer aux plantes ce grand système de métaphores caractéristique de la culture occidentale : classe ainsi les racines et les tubercules, noeux et contournés, dans la catégorie des objets inférieurs hébergés dans la terre, tandis que les fleurs, nobles et parfumées, figurent dans celle des choses les plus élevées, tendant vers le ciel.</p> <p>Goethe, qui n'ignorait certainement pas ce genre d'idées à l'époque de la « Naturphilosophie », a imaginé que le développement des plantes obéissait à un phénomène de raffinement progressif, du cotylédon à la fleur. Il a expliqué cet effet directionnel en postulant que, en remontant la tige, chaque modification successive de l'archétype foliaire s'accompagne d'une épuration progressive de la sève, initialement brute. L'édification des fleurs ne peut pas se faire tant que les impuretés n'ont pas été retirées. Les cotylédons, au début du processus de développement, présentent le degré d'organisation et de raffinement le plus faible, et sont exposés à l'état le plus brut de la sève : <i>« nous avons trouvé que les cotylédons, qui se forment à l'intérieur des enveloppes de la graine et sont, pour ainsi dire, pleins à ras bord de sève brute, présentent un degré d'organisation et de développement à epine marqué, ou dans le meilleur des cas, grossier. »</i></p> <p>La plante se développe ensuite en direction de l'apothéose florale, mais l'abondance de nutriments ralentit le processus d'épuration de la sève, et il est alors nécessaire de produire plus de feuilles pour filtrer l'afflux de nutriments. Le déclin dans ce dernier permet finalement à la filtration de devenir plus complète, et la sève devient alors suffisamment pure que se produise la floraison : <i>« Aussi longtemps qu'il reste de la sève brute au sein de la plante, tous les organes pouvant exister sont obligés d'être des instruments de purification. S'il arrive trop de nutriments, le processus d'épuration doit être répété sans cesse, rendant le développement de l'inflorescence presque impossible. Si la plante est soumise à une restriction de nourriture, ce dernier processus est alors facilité. »</i>(1790, n° 30).</p> <p>Finalement, la plante atteint son but suprême : <i>« Tandis que les liquides les plus brutes sont, de cette façon, continuellement éliminés et remplacés par de plus purs, la plante, pas à pas, atteint le statut prescrit par la nature. Nous voyons finalement les feuilles arriver à leur développement le plus complet en taille et en organisation, et peu après nous constatons qu'un nouvel aspect se dessine, ce qui nous signale que l'époque que nous avons étudiée jusqu'ici est en voie de se terminer et qu'une seconde est en train d'approcher : l'époque de la fleur. »</i> (1790, n° 28).</p> <p>Si les phénomènes directionnels étaient les seuls à intervenir, la morphologie des plantes qui en résulterait devrait seulement manifester ce processus continu de raffinement progressif, en remontant le long de la tige. Puisque, à l'évidence, ce n'est pas cette configuration que l'on peut apercevoir chez les plantes, il doit exister aussi un autre type de mécanisme.</p> <p>Goethe décrit ce dernier comme étant cyclique, par opposition au mécanisme directionnel représenté par l'épuration de la sève. Il envisage trois cycles completsde contraction et d'expansion au cours du développement. L'interaction entre ces deux mécanismes, l'un déterminant une progression, l'autre des phénomènes cycliques, engendre le tableau complet du processus général d'épuration de la sève en remontant le long de la tige, altéré par des discontinuités et des passages d'une forme à une autre n'exprimant aucune tendance directionnelle (par exemple, la « contraction » des feuilles caulinaires donnant des sépales lors de leur regroupement en petite couronne pour former le calice). Les cotélydons représentent d'abord un état rétracté. Puis les feuilles principales et leur important espacement le long de la tige témoignent de la première expansion. Le regroupement des feuilles qui caractérise la formation de la couronne de séparation à la base de la fleur marque la seconde contraction, et l'élaboration subséquente des pétales, la seconde expansion. Le resserrement de l'archétype foliaire qui se produit lors de la genèse du pistil et des étamines correspond à la troisième contraction, et la formation du fruit à la dernière et très exhubérante expansion. La graine, ramassée au sein du fruit, inaugure ensuite, par cette contraction, le cycle qui se déroulera à la génération suivante.</p> <p>Mettez en jeu ensemble ces trois mécanismes générateurs (celui de l'archétype foliaire, celui constitué par le rafinement progressif de la sève le long de la tige et celui représenté par les trois cycles d'expansion-contraction, correspondant à la production foliaire, la floraison et la fructification) et la vaste diversité botanique de notre planète va se trouver ainsi décrite au moyen du mode majeur d'explication employé par le structuralisme morphologique : les variations dans les structures sont obtenues par le biais de l'interaction entre un petit nombre de déterminismes morphologiques, fonctionnant à la manière de lois abstraites générales émanant de l'intérieur des organismes (ces déterminismes ne leur sont pas imposés de l'extérieur et n'ont pas pour objectif de réaliser des adaptations) : <i>« Que la plante produise ses feuilles, fleurisse ou fructifie, ce sont néanmoins toujours les mêmes organes, avec des fonctions variées et de fréquents changements de forme, qui accomplissent les diktats de la nature. Le même organe qui s'épanouissait sur la tige en tant que feuille et pouvait présenter des formes extrêmement diverses, va se contracter dans le calice, s'épanouir de nouveau en tant que pétale, se contracter dans les organes reproducteurs et s'épanouir pour la dernière fois en tant que fruit. »</i> (1790, n° 115).</p> <p>Cette option en faveur du structuralisme morphologique va de pair avec le rejet des explications prioritairement exprimées en termes d'adaptation, de fonction ou de cause finale. (…) Dans ses attaques de la notion de cause finale, Goethe s'en prend souvent à l'idée plus large de création en vue de servir explicitement aux besoins de l'homme. (…)</p> <p><i>« Depuis des siècles, nous sommes entravés dans notre appréhension philosophique des phénomènes naturels par l'idée que les organismes vivants ont été créés et façonnés à certaines fins par un pouvoir vital téléologique. (…) Pourquoi l'homme n'appellerait-il pas telle plante une mauvaise herbe, dès lors que de son point de vue elle ne devrait réellement pas exister : il attribue généralement l'existence de chardons entravant la culture de son champ à la malédiction prononcée par un esprit bienfaisant devenu furieux ou à la méchanceté d'un esprit funeste ; cette idée lui vient plus facilement que celle consistant simplement à les regarder comme des enfants de la nature universelle, comptant tout autant pour cette dernière que le blé qu'il cultive avec soin et auquel il accorde une si grande valeur. »</i> (1790)</p> <p>Mais Goethe a aussi attaqué la primauté des explications adaptationnistes dans le domaine plus circonscrit de l'analyse de la morphologie : <i>« La question n'est pas de savoir si le concept de causes finales est commode ou même indispensable aux yeux de certains, ou s'il ne pourrait pas avoir de bons et utiles résultats lorsqu'on l'applique au domaine moral ; en réalité, la question est de savoir s'il aide les physiologistes dans leur étude des corps organisés ou s'il les met sur une fausse piste. Je prends la liberté d'affirmer qu'il les détourne de la vérité, et par conséquent je l'ai moi-même évité et j'ai considéré de mon devoir de mettre les autres en garde contre lui. »</i> (Deuxième essai sur la métamorphose des plantes, 1790).</p> <p>(…)</p> <p>Dans un passage remarquable, qui pourrait également servir de credo aux partisans du structuralisme morphologique d'aujourd'hui, Goethe formule son concept capital sur la primauté des déterminismes internes, tout en admettant le rôle vital, mais secondaire, de l'adaptation. La mise en place des structures constitue le mécanisme premier, et celles-ci doivent « ensuite faire face à des conditions externes ». L'adaptation est susceptible ensuite de façonner toute une série de variations par rapport à la configuration générale sous-jacente, mais on ne peut expliquer cette dernière par ces modifications secondaires ; les adpatations ne peuvent représenter qu'une restructuration superficielle de l'organisation structurale intrinsèque :</p> <p><i>« L'homme, en considérant toutes choses par référence à lui-même, est obligé de supposer que les formes externes sont déterminées depuis l'intérieur, et cette supposition lui est d'autant plus facile que pas un seul être vivant n'est concevable qui ne soit doté d'une organisation complète. Sur le plan interne, cette dernière est clairement définie ; sur cette base, elle doit faire face à des considérations externes qui sont tout aussi claires et définies, car son existence externe n'est possible que sous certaines conditions et dans certaines situations. (…) Un animal possède des dispositifs utiles externes précisément parce qu'il a été façonné depuis l'extérieur aussi bien que depuis l'intérieur, et ce qui est plus important et tout à fait naturel, parce que le milieu externe peut plus facilement adapter la forme externe à ses propres objectifs qu'il ne peut remodeler la forme interne. On peut apercevoir cela parfaitement bien chez une espèce de phoque dont la forme externe a pris largement l'aspect propre aux poissons, tandis que son squelette continue à représenter le parfait quadrupède. »</i> (deuxième essai sur la métamorphose des plantes, 1790).</p> <p>(…)</p> <p>En fait, Goethe a montré qu'il comprenait très bien la morphologie structurale (et son importance dans ce cas précis – le débat entre Cuvier et Geoffroy) de l'ensemble des idées impliquée par une dichotomie dans le monde intellectuel. Dans son analyse de l'opposition entre Cuvier et Geoffroy, il a noté que chacun des scientifiques ne défendait pas une idée unique ou un point de vue unitaire, mais en réalité toute une série de notions s'impliquant les unes les autres, déterminant un regroupement d'idées au niveau de l'un ou de l'autre des foyers, ces deux ensembles s'opposant alors à la façon des deux pôles d'un aimant.</p> <p>Pour Goethe, les systèmes de Cuvier et Geoffroy forment <i>« deux doctrines, habituellement et ordinairement séparées dans une mesure telle qu'il n'y a que peu de chances de les trouver réunies chez une seule et même personne. Au contraire, il est de leur essence même de ne pas bien aller ensemble. »</i> (Goethe, 1831, P. 181).</p> <p>Pour Darwin, la discontinuité provient de la contingence historique (à la suite de l'extinction des formes intermédiaires), le morpho-espace étant isotrope et tous ses points étant complètement accessibles. « Natura non facit saltum. » Mais dans la vision du monde du structuralisme morphologique, que cette vision concerne les idées ou bien la morphologie, la discontinuité est intrinsèque à la structure de l'espace pouvant être occupé. (…)</p> <p>De façon curieuse, le débat entre Cuvier et Geoffroy ne semble pas avoir été vraiment tumultueux, violent ou exceptionnel lors de son déroulement réel : il comporta six rencontres, deux annulations et une fin brutale en queue de poisson. Il a pris une importance capitale dans l'histoire ultérieure de la biologie (…) Geoffroy obtint la plus belle publicité gratuite que l'on pouvait espérer, lorsque la plus grande figure littéraire de l'Europe, le vieux Goethe, exprima son vif intérêt pour ce débat et écrivit deux articles à ce sujet, dont l'un fut le tout dernier qu'il ait rédigé avant sa mort (Goethe, 1832). Bien que le poète allemand n'ait déclaré vainqueur ni l'un ni l'autre des protagonistes,sa sympathie allait fondamentalement à Geoffroy, son « âme sœur » qui défendait le pouvoir de l'intuition poétique contre celui du pur empririsme et qui – preuve de la proximité très étroite de leurs idées – avait appliqué aux animaux (avec la vertèbre archétypale) le même type d'approche que Goethe avait mis en œuvre si brillamment dans le cas des plantes (avec la feuille archétypale). »</p> <h3 class="spip">« Les preuves de la théorie de l'évolution » de Charles Martins :</h3> <p><i>« Goethe, âgé de quatre-vingt-deux ans, déclarait que Linné était, après Shakspeare et Spinosa, l'auteur qui avait fait sur lui la plus vive impression. En parlant ainsi, il avait en vue la Philosophia botanica de ce naturaliste, livre plein de vues prophétiques dont l'avenir a consacré la justesse : chacune est condensée dans une courte phrase aphoristique, presque toutes sont devenues des axiomes de la science. Une de ces sentences est celle-ci : natura non fecit saltus, il n'y a pas de lacunes dans la nature. En effet, si l'on considère l'ensemble du règne organisé, on voit que les formes végétales et animales passent insensiblement les unes aux autres : individus, espèces, genres, familles, embranchemens, règnes, rien n'est isolé, tout se tient. Dans cet immense tableau, il n'y a pas de couleurs tranchées, il n'y a que des nuances et des dégradations infinies. Les exemples sont innombrables. Il est des genres où les botanistes n'ont pu s'entendre sur la distinction des espèces, tant elles se confondent les unes avec les autres. Tels sont les genres rose, ronce (Rubus), Hieracium, etc. Dans certaines familles, les crucifères, les ombellifères par exemple, les limites des genres sont tellement indécises qu'elles n'ont jamais été fixées définitivement. Même observation pour les familles : le genre Verbascum est intermédiaire entre les solanées et les scrofularinées, le genre Detarium entre les rosacées et les légumineuses, l'Aphyllantes entre les liliacées et les joncées. Les classes même ne sont pas séparées par des limites infranchissables. Les nénuphars sont intermédiaires entre les monocotylédones et les dicotylédones, les cycadées entre les fougères et les gymnospermes. Certains champignons, des infusoires problématiques, oscillent entre les végétaux et les animaux. Toutes nos divisions dites naturelles sont, comme Lamarck l'avait déjà dit, réellement artificielles. »</i></p> <p><a href="http://www.persee.fr/doc/rhs_0151-4105_2001_num_54_4_2135" class='spip_out' rel='external'>Type et métamorphose dans la morphologie de Goethe</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3232" class='spip_out' rel='external'>Goethe, poète-dramatique, était aussi un penseur artiste-scientifique</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=2ueTMF4Gzr4C&pg=PA174&lpg=PA174&dq=Goethe+et+la+th%C3%A9orie+de+l%E2%80%99%C3%A9volution&source=bl&ots=2R_gNHAlMh&sig=zAV9iPf1nGITErfWVKTIVxaxcLE&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwirob6r_svSAhXDiRoKHQVfBzQQ6AEIKTAB#v=onepage&q=Goethe%20et%20la%20th%C3%A9orie%20de%20l%E2%80%99%C3%A9volution&f=false" class='spip_out' rel='external'>Naturphilosophie de Goethe</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article4528" class='spip_out' rel='external'>Goethe and studies about nature</a></p> <p><a href="https://www.cairn.info/revue-natures-sciences-societes-2009-2-page-161.htm" class='spip_out' rel='external'>Lire aussi</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/IMG/pdf/img015-4.pdf" class='spip_out' rel='external'>Lire encore</a></p></div> Marx et l'anarchisme http://matierevolution.org/spip.php?article5363 http://matierevolution.org/spip.php?article5363 2017-03-16T00:50:00Z text/html fr Robert Paris Marx Anarchism Marx et l'anarchisme Anarchisme/Marxisme, le débat L'anarchisme et Karl Marx Marxisme et anarchisme Marx et Proudhon Marx, théoricien de l'anarchisme, thèse de Maximilien Rubel Les ennemis de l'anarchisme ne sont pas nécessairement les amis des marxistes Polémique avec les anarchistes Le point de vue de Dangeville Le point de vue de Jules Guesde Le point de vue de Victor Serge Ecrits de Marx sur (...) - <a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique81" rel="directory">4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas</a> / <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot30" rel="tag">Marx</a>, <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot96" rel="tag">Anarchism</a> <div class='rss_texte'><p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article292" class='spip_out' rel='external'>Marx et l'anarchisme</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article5060" class='spip_out' rel='external'>Anarchisme/Marxisme, le débat</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article918" class='spip_out' rel='external'>L'anarchisme et Karl Marx</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1473" class='spip_out' rel='external'>Marxisme et anarchisme</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3953" class='spip_out' rel='external'>Marx et Proudhon</a></p> <p><a href="https://www.marxists.org/francais/rubel/works/1973/rubel_19731100.htm" class='spip_out' rel='external'>Marx, théoricien de l'anarchisme, thèse de Maximilien Rubel</a></p> <p><a href="https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/08/er6.htm" class='spip_out' rel='external'>Les ennemis de l'anarchisme ne sont pas nécessairement les amis des marxistes</a></p> <p><a href="https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/08/er4.htm" class='spip_out' rel='external'>Polémique avec les anarchistes</a></p> <p><a href="https://www.marxists.org/francais/marx/works/00/parti/kmpc006.htm" class='spip_out' rel='external'>Le point de vue de Dangeville</a></p> <p><a href="https://www.marxists.org/francais/guesde/works/1886/02/guesde_18860227.htm" class='spip_out' rel='external'>Le point de vue de Jules Guesde</a></p> <p><a href="https://www.marxists.org/francais/serge/works/1938/01/serge_19380100.htm" class='spip_out' rel='external'>Le point de vue de Victor Serge</a></p> <p><a href="https://www.google.fr/search?cof=GALT%3A%23a00000%3BGL%3A0%3BAH%3Acenter%3BLH%3A250%3BL%3Ahttp%3A%2F%2Fsearch.marxists.org%2Fadmin%2Fsearch%2Fsearch.jpg%3BLW%3A400%3BAWFID%3A98b2606990956b52%3B&domains=www.marxists.org&sitesearch=www.marxists.org&as_sitesearch=www.marxists.org%2Ffrancais%2Fengels%2F&hl=en&ie=8859-1&oe=8859-1&as_occt=body&num=30&btnG=Rechercher+!&as_epq=&as_oq=anarchisme&gws_rd=ssl#domains=www.marxists.org&hl=en&q=allintext:++anarchisme+site:www.marxists.org%2Ffrancais%2Fmarx%2F" class='spip_out' rel='external'>Ecrits de Marx sur l'anarchisme</a></p></div> L'humanité, un produit de l'inhibition ? http://matierevolution.org/spip.php?article5457 http://matierevolution.org/spip.php?article5457 2017-03-15T00:54:00Z text/html fr Robert Paris Inhibition L'humanité, un produit de l'inhibition L'humanité peut être conçue comme un produit de l'inhibition : inhibition partielle de l'odorat développant des zones d'intelligence, inhibition temporaire du désir sexuel permettant le vie en société, inhibition de la vie arboricole permettant le développement des capacités de la main et celle du cerveau liée à elle, inhibitions des instincts agressifs, de la violence, du crime, du cannibalisme, de l'inceste, de la chasse de certains animaux, de la violence contre (...) - <a href="http://matierevolution.org/spip.php?rubrique37" rel="directory">Formation et filiation de l'homme</a> / <a href="http://matierevolution.org/spip.php?mot72" rel="tag">Inhibition</a> <div class='rss_texte'><p><span class='spip_document_8715 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH313/-3268-029d7.jpg' width='500' height='313' alt="" style='height:313px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8716 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-3269-44a0d.jpg' width='500' height='375' alt="" style='height:375px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8717 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH354/-3270-803e1.jpg' width='500' height='354' alt="" style='height:354px;width:500px;' /></span></p> <h3 class="spip"> L'humanité, un produit de l'inhibition</h3> <p> L'humanité peut être conçue comme un produit de l'inhibition : inhibition partielle de l'odorat développant des zones d'intelligence, inhibition temporaire du désir sexuel permettant le vie en société, inhibition de la vie arboricole permettant le développement des capacités de la main et celle du cerveau liée à elle, inhibitions des instincts agressifs, de la violence, du crime, du cannibalisme, de l'inceste, de la chasse de certains animaux, de la violence contre d'autres humains (au moins au sein d'un cercle défini), du vol, de l'abandon des vieux et des malades, inhibition individuelle, sexuelle, sociale, collective, culturelle, éducative… Et aussi inhibition des peurs individuelles et collectives organisée par des pratiques collectives, notamment l'inhumation des morts...</p> <p>Même les interdits alimentaires avaient un rôle social : celui de construire une homogénéité collective… De même, l'interdit des hommes auprès du cercle des femmes en train d'enfanter. Ou l'interdit d'approcher les sorciers et leur initiation des enfants… De façon tout à fait dialectique, l'inhibition est une négation qui a un caractère positif. Les négations interviennent aussi comme négation de la négation sur les sociétés, leur permettant, collectivement, de franchir un cap.</p> <p><i>« Nous pouvons contenir nos tendances, nos habitudes, nos instincts même et en arrêter le développement par un acte d'inhibition. »</i> écrit Durkheim, Émile dans « Les règles de la méthode sociologique ».</p> <p><i>« Selon Freud, la civilisation commence par l'inhibition méthodiques des instincts primaires. On peut distinguer deux modes principaux d'organisation instinctuelle : a) l'inhibition de la sexualité permettant des relations collectives durables et susceptibles de s'étendre ; b) l'inhibition des instincts de destruction, conduisant à la domination sur l'homme et sur la nature, à la morale individuelle et sociale… L'inhibition met l'instinct de mort au service des instincts de vie. »</i> écrit Herbert Marcuse dans « Eros et civilisation ».</p> <p><i>"Sexual inhibition, the fear of sexual activity and the corresponding feelings of guilt are always either reactionary or at least inhibit revolutionary thinking. Sexual oppression is so immediately perceptible for the child - and class problems for the most part so alien to its thinking - that there is no question of a choice in this matter. Early, correct sexual knowledge does not merely create a lively attachment to the person giving it, does not merely destroy all the child's usual mistrust of adults, but constitutes in itself the best foundation for irreligious thinking and hence for class feeling". The ideological struggle against "being good" is seen by Reich as "one of the most important tasks on the ideological front". Attachment to the parents, on the other hand, is "a powerful, inhibiting element, which can never be exploited by revolutionaries in the interests of social revolution". Reich points out that these are class questions, not personal matters. The Church was well aware of all this, even if the revolutionaries, permeated by bourgeois inhibitions, were not. The Church was not afraid to discuss "these so-called taboo subjects. As far as it was concerned, children masturbating was a political matter". It required care and sensitivity to discuss these subjects with children. "Revolutionaries should at least not get in the way, by chiming in with the Church".] écrit Wilhelm Reich.</p> <h3 class="spip">Quelles différences fondamentales entre le cerveau des singes et celui de l'homme ?</h3> <p>Le pôle frontal latéral présent au cœur du cortex préfrontal ventrolatéral humain n'existe pas chez le singe. Cette région participe à la prise de décision, la planification et la capacité à réaliser plusieurs tâches simultanément. Il y a une grande similarité dans l'organisation cérébrale entre les différentes espèces de vertébrés. Tous les vertébrés ont par exemple un prosencéphale, un mésencéphale et un rhombencéphale à l'intérieur desquels on retrouve tous les grands systèmes neuronaux qui ont évolué pour remplir des fonctions communes à toutes les espèces.</p> <p>Néanmoins, les différentes espèces ont aussi des spécialisations cérébrales particulières dues à des contraintes spécifiques de leur environnement. L'espèce humaine a beau avoir un cerveau environ trois fois plus volumineux que celui auquel on s'attendrait pour un primate de taille comparable, celui-ci n'est pas une réplique à l'échelle du cerveau des autres primates. Notre lobe olfactif ne fait par exemple que 30% de la taille prévue si les proportions de nos différentes structures cérébrales étaient les mêmes que chez les autres primates. Par conséquent, comme le cerveau humain est beaucoup plus gros que ce à quoi on s'attendrait pour un primate de notre taille, il faut donc qu'il y ait également des régions qui soient significativement plus grandes.</p> <p>C'est ainsi que lorsqu'on suit l'évolution du cerveau des poissons, des amphibiens, des reptiles, des mammifères et finalement des humains, on se rend compte que les régions qui ont le plus augmenté de taille chez notre espèce se situent au niveau du néocortex, et plus particulièrement au niveau du cortex préfrontal.</p> <h3 class="spip">L'inhibition psychanalytique : inhiber pour éviter momentanément de souffrir</h3> <p>L'inhibition de la conscience ou refoulement est un mécanisme général de fonctionnement du cerveau humain qui est l'une des principales découvertes de Freud, au même niveau que ses apports dans les domaines de la sexualité infantile, de la signification des rêves et du rôle de la sexualité dans les maladies nerveuses. L'idée principale de la psychanalyse est qu'il est possible d'évoquer consciemment des idées, des images, des événements qui ont été enfouis dans l'inconscient. L'importance de cette possibilité provient du fait que le passage à la conscience des événements refoulés dans l'inconscient supprime les symptômes névrotiques, processus qui est le fondement de la thérapie psychanalytique. Le fondement de la psychanalyse, sa définition même, consiste à délier des impressions anciennes dans le cerveau qui ont été oubliées, cachées, inhibées, autocensurées, refoulées ou bloquées, et à les faire réapparaître grâce à la libre parole qui peut permettre à l'inconscient de s'exprimer.</p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article566" class='spip_out' rel='external'>Qu'est-ce que l'inhibition</a></p> <p><a href="https://www.erudit.org/fr/revues/ms/2004-v20-n10-n10/009330ar/" class='spip_out' rel='external'>L'inhibition de l'olfactif chez l'homme</a></p> <p><a href="http://www.liberation.fr/sciences/1999/02/23/l-homme-n-a-jamais-grimpe-aux-arbres-pour-yvette-deloison-l-australopitheque-n-est-pas-notre-ancetre_265690" class='spip_out' rel='external'>L'inhibition de la vie arboricole</a></p> <p><a href="http://www.anthropologieenligne.com/pages/13.1.html" class='spip_out' rel='external'>L'inhibition de l'inceste</a></p> <p><a href="http://classiques.uqac.ca/contemporains/cusson_maurice/controle_social_du_crime/controle_social_du_crime.pdf" class='spip_out' rel='external'>L'inhibition du crime</a></p> <p><a href="http://la-psychanalyse-encore.fr/La_psychanalyse_encore/LECTURES_files/inhibition-symptome-angoisse-ndl.pdf" class='spip_out' rel='external'>Freud dans « Inhibition, symptôme et angoisse »</a></p> <p> <a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1121" class='spip_out' rel='external'>L'inhibition en neurosciences et en psychologie cognitive</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528" class='spip_out' rel='external'>Rôle de l'inhibition et de l'inconscient, de la logique et de l'absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l'intelligence</a></p> <p><a href="http://matierevolution.org/[L'inhibition de la peur -> http://www.matierevolution.org/spip.php?article3391" class=''>La zone olfactive de l'homme laisse en grande partie place à l'intelligence</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2203" class='spip_out' rel='external'>Inhibition et mémoire</a></p> <p><a href="https://alexgrzeg.wordpress.com/2014/08/08/2eme-partie-linstinct-de-survie-reaction-comportementale-face-au-danger/" class='spip_out' rel='external'>Inhibition et instinct de survie</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3361" class='spip_out' rel='external'>Inhibition alimentaire</a></p> <p><a href="https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2007-1-page-40.htm" class='spip_out' rel='external'>Inhibition et éducation</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=HqnLAgAAQBAJ&pg=PT10&lpg=PT10&dq=freud+Inhibition+et+sexualit%C3%A9&source=bl&ots=m8mWkOXNUO&sig=kWK1WPnxMDjhVafX0CrPwmA5K1w&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiluuPmnLzSAhXkI8AKHckSBzY4ChDoAQhNMAg#v=onepage&q=freud%20Inhibition%20et%20sexualit%C3%A9&f=false" class='spip_out' rel='external'>Inhibition et sexualité</a></p> <p><a href="http://www.freud-lacan.com/index.php/fr/actualite-des-travaux-de-l-ali-blog/44-categories-fr/site/44-Inhibition_et_procrastination" class='spip_out' rel='external'>Inhibition et procrastination</a></p> <p><a href="https://halshs.archives-ouvertes.fr/tel-00971735/document" class='spip_out' rel='external'>Inhibition cognitive</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article23" class='spip_out' rel='external'>L'inhibition de l'inhibition</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2601" class='spip_out' rel='external'>Activation et inhibition dans le ballet dialectique du vivant</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article4995" class='spip_out' rel='external'>L'intelligence n'est pas une addition de connaissances de plus en plus pointues, mais une inhibition des messages d'erreur</a></p> <p><a href="http://psychologie-cognitive.blogspot.fr/2013/06/le-developpement-du-cerveau-adolescent.html" class='spip_out' rel='external'>Inhibition et développement du cerveau adolescent</a></p> <p><a href="http://apprendreaeduquer.fr/mieux-connaitre-le-cerveau-pour-mieux-enseigner-45-inhibition-cerebrale-et-sciences/" class='spip_out' rel='external'>Inhibition cérébrale et apprentissage des sciences</a></p> <p><a href="http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/?p=872" class='spip_out' rel='external'>Notes de lecture d' « Inhibition, symptôme et angoisse » (Freud)</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=xq2Fh4S95z8C&pg=PA14&lpg=PA14&dq=karl+marx+inhibition&source=bl&ots=xyKXrbPo0l&sig=YLpu1gznYr82t8cr1v50LJlincQ&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiwk6nqp7zSAhUeOsAKHWfUAL8Q6AEIMDAC#v=onepage&q=karl%20marx%20inhibition&f=false" class='spip_out' rel='external'>Inhibition (in english)</a></p> <p><a href="https://www.marxists.org/archive/luria/works/1932/nature-conflicts/luria-conflicts.pdf" class='spip_out' rel='external'>Excitation and Inhibition (in english)</a></p> <p><a href="https://www.marxists.org/archive/vygotsky/works/1925/consciousness.htm" class='spip_out' rel='external'>Consciousness and inhibition of conditional reflex (in english)</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=lJ5ubLyVaGYC&printsec=frontcover&dq=inhibition&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwja4ZmcqLzSAhWLOsAKHf59CvAQ6AEIPTAH#v=onepage&q=inhibition&f=false" class='spip_out' rel='external'>Interference and Inhibition in Cognition (in english)</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=psIp_tHwXLgC&printsec=frontcover&dq=inhibition&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwja4ZmcqLzSAhWLOsAKHf59CvAQ6AEIJzAC#v=onepage&q=inhibition&f=false" class='spip_out' rel='external'>Inhibition et cultures</a></p> <p><a href="http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/?p=889" class='spip_out' rel='external'>Inhibition et psychanalyse</a></p> <p><a href="http://www.talentdifferent.com/le-deficit-dinhibition-latente-mecanisme-de-la-creativite-1126.html" class='spip_out' rel='external'>L'inhibition latente</a></p> <p><a href="http://psychanalyste-paris.com/Le-Leonard-de-Vinci-de-Freud.html" class='spip_out' rel='external'>L'inhibition créatrice</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1613" class='spip_out' rel='external'>Différence entre homme et singe : l'inhibition des rythmes de croissance</a></p> <p><a href="http://classiques.uqac.ca/classiques/webster_hutton/le_tabou/le_tabou.html" class='spip_out' rel='external'>Hutton Webster, Le tabou</a></p> <p><a href="http://classiques.uqac.ca/classiques/freud_sigmund/totem_tabou/totem_et_tabou_SV.pdf" class='spip_out' rel='external'>Sigmund Freud, Totem et tabou</a></p> <p><a href="http://classiques.uqac.ca/contemporains/rogel_thierry/sacre_levi_makarius_laura/sacre_levi_makarius_laura_texte.html" class='spip_out' rel='external'>Laura Levi Makarius, Le sacré et la violation des interdits</a></p> <p><a href="http://classiques.uqac.ca/classiques/freud_sigmund/malaise_civilisation/malaise_civilisation.html" class='spip_out' rel='external'>Freud, malaise dans la civilisation</a></p></div>