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Jean Jaurès : A bas la guerre capitaliste et impérialiste !
lundi 11 août 2025, par
En 1917, Léon Trotski écrit un éloge de Jean Jaurès qu’il conclut par ces mots : « Jaurès, athlète de l’idée, tomba sur l’arène en combattant le plus terrible fléau de l’humanité et du genre humain : la guerre. Et il restera dans la mémoire de la postérité comme le précurseur, le prototype de l’homme supérieur qui doit naître des souffrances et des chutes, des espoirs et de la lutte »
Jean Jaurès : A bas la guerre capitaliste et impérialiste !
Qui était Jean Jaurès
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1056
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1493
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article810
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1501
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2540
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1103
C’est parce qu’il s’opposait radicalement à la guerre que l’Etat et la bourgeoisie française ont commandité l’assassinat de Jaurès avant de se lancer dans la première guerre mondiale ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3348
Jaurès en 1895 :
« …dans cet immense et commun amour de la paix, les budgets de la guerre s’enflent et montent partout d’année en année, et la guerre, maudite de tous, redoutée de tous, réprouvée de tous, peut, à tout moment, éclater sur tous.
D’où vient cela ? Au risque de vous paraître affligé de la plus cruelle monotonie, je dois dire ici tout d’abord qu’elle est, selon nous, la raison profonde de cette contradiction, de ce perpétuel péril de guerre au milieu de l’universel désir de la paix. (Mouvements divers). Tant que, dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possédera les grands moyens de production et d’échange, tant qu’elle possédera ainsi et gouvernera les autres hommes, tant que cette classe pourra imposer aux sociétés qu’elle domine par sa propre loi, qui est la concurrence illimitée, la lutte incessante pour la vie, le combat quotidien pour la fortune et pour le pouvoir ; tant que cette classe privilégiée, pour se préserver contre tous les sursauts possibles de la masse, s’appuiera ou sur les grandes dynasties militaires ou sur certaines armées de métier des républiques oligarchiques ; tant que le césarisme pourra profiter de cette rivalité profonde des classes pour les duper et les dominer l’une par l’autre (Applaudissements à l’extrême gauche), écrasant au moyen du peuple aigri les libertés parlementaires de la bourgeoisie, écrasant ensuite au moyen de la bourgeoisie gorgée d’affaires le réveil républicain du peuple ; tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera les guerres armées entre les peuples. (Très bien ! très bien ! sur divers bancs). C’est de la division profonde des classes et des intérêts dans chaque pays que sortent les conflits entre les nations.
Depuis un siècle c’est la Pologne aboutissant par la guerre de ses paysans et de ses nobles à la guerre étrangère. C’est la France révolutionnaire jetant un défi à l’Europe, d’abord pour répondre aux trahisons sourdes des privilégiés, puis pour mieux se débarrasser, dans une crise exaspérée, de ses nobles et de ses rois ; c’est l’aristocratie anglaise armant contre nous, pour sauver ses privilèges et ses grands fiefs coloniaux, toutes les forces monarchiques et féodales de l’Europe. C’est Napoléon continuant et amplifiant la guerre au-delà du nécessaire et du juste, par instinct je le veux bien, par habitude peut-être et par ennui, mais aussi pour continuer son absolutisme qui se serait forcément détendu dans la paix, et pour faire du peuple idéaliste et violent de la Révolution une démocratie héroïque et subalterne.
Plus tard, ce sont les aventuriers de Décembre, jouant d’une main tremblante et vieillie la France sur une suprême partie de dés ; et c’est la noblesse militaire Prusse conduite par les Hohenzollern, imposant en Allemagne, par sa victoire sur la France, sa domination politique et sociale et imprégnant de militarisme féodal l’unité allemande qui aurait pu s’accomplir par d’autres voies.
Partout ce sont ces grandes compétitions coloniales ou apparaît à nu les principes mêmes des grandes guerres entre les peuples européens, puisqu’il suffit incessamment de la rivalité déréglée de deux comptoirs ou de deux groupes de marchands pour menacer peut-être la paix de l’Europe.
Et alors, comment voulez-vous que la guerre entre les peuples ne soit pas tous les jours sur le point d’éclater ? Comment voulez-vous qu’elle ne soit pas toujours possible, lorsque dans nos sociétés livrées au désordre infini de la concurrence, aux antagonismes de classes et à ces luttes politiques qui ne sont bien souvent que le déguisement des luttes sociales, la vie humaine elle-même en son fond n’est que guerre et combat ?
Ceux qui, de bonne foi, s’imaginent vouloir la paix lorsqu’ils défendent contre nous la société présente, lorsqu’ils la glorifient contre nous, ce qu’ils défendent en réalité, sans le vouloir et sans le savoir, c’est la possibilité permanente de la guerre ; c’est en même temps le militarisme lui-même qu’ils veulent prolonger.
Car cette société tourmentée, pour se défendre contre les inquiétudes qui lui viennent sans cesse de son propre fonds, est obligée perpétuellement d’épaissir la cuirasse contre la cuirasse ; dans ce siècle de concurrence entre les armées et surproduction militaire ; l’industrie elle-même étant un combat, la guerre devient la première, la plus excitée, la plus fiévreuse des industries (Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche).
Et il ne suffit pas aux nations de s’épuiser ainsi à entretenir les unes contre les autres des forces armées ; il faut encore – et ici je demande la permission de dire nettement ma pensée – que les classes privilégiées, possédantes de tous les pays, isolent le plus possible cette armée, par l’encasernement et par la discipline de l’obéissance passive, de la libre vie des démocraties. (Applaudissements à l’extrême gauche. Interruptions au centre).
On ne nous a pas caché depuis vingt ans que c’était là aujourd’hui, en Europe, la conception des armées de métier. L’Assemblée nationale acclamait l’illustre rapporteur de la loi militaire disant : « Quand on parle d’armée, il ne faut plus parler de démocratie » ; et elle couvrait de huées le défenseur de Belfort, Denfert-Rochereau, réclamant contre le dogme de l’obéissance passive. (Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche.)
Et au moment même où, de l’autre côté de la frontière, un empereur d’armée disait récemment à ses soldats qu’il avait désormais besoin surtout de leur fidélité contre l’ennemi intérieur et qu’ils devaient être prêts à tirer sans hésitation et sans faiblesse, sur leurs pères et sur leurs frères enrôlés par la démocratie sociale, à ce moment même ou quelques jours après, dans cette discussion, on nous signifiait — et je remercie l’orateur du parti conservateur comme je l’avais remercié l’autre jour, de sa sincérité et de sa franchise — on nous signifiait que l’armée était la grande sauvegarde au dehors et au dedans, nous avons alors compris ce que cela voulait dire.
Et voilà comment, messieurs, vous aboutissez à cette double contradiction : d’une part, tandis que tous les peuples et tous les gouvernements veulent la paix, malgré tous les congrès de philanthropie internationale, la guerre peut naître toujours d’un hasard toujours possible ; et, d’autre part, alors que s’est développé partout l’esprit de démocratie et de liberté, se développent aussi les grands organismes militaires qui, au jugement des penseurs républicains qui ont fait notre doctrine, sont toujours un péril chronique pour la liberté des démocraties. Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre, comme la nuée dormante porte l’orage. (Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche.)
Messieurs, il n’y a qu’un moyen d’abolir enfin la guerre entre les peuples, c’est d’abolir la guerre entre les individus, c’est d’abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie — qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille — un régime de concorde sociale et d’unité.
Et voilà pourquoi, si vous regardez, non pas aux intentions, qui sont toujours vaines, mais à l’efficacité des principes et à la réalité des conséquences logiquement, profondément, le parti socialiste est dans le monde aujourd’hui le seul parti de la paix. (Applaudissements à l’extrême gauche).
Et ne croyez pas, messieurs, lorsque nous affirmons ici notre haine de la guerre, ne croyez pas que nous soyons résignés pour notre pays à la brutalité des faits accomplis (Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche,)
À gauche. À la bonne heure !
Jaurès. Nous n’oublions pas, nous ne pouvons pas oublier. (Applaudissements à l’extrême gauche,)
Je ne sais si quelqu’un oublie, mais ce n’est pas nous ! Le chancelier de Caprivi, qu’on a beaucoup cité ces jours-ci, et que je veux citer à mon tour, disait, dans cette langue réaliste des hommes d’État allemands, au cours de la discussion sur la loi militaire, et pour établir l’incontestable sincérité de ses sentiments pacifiques :
« La nation allemande est rassasiée. »
Nous sommes, messieurs, dans la nécessité douloureuse de dire : la nation française est mutilée. (Très bien ! Très bien ! Mouvement).
Nous n’oublions pas la blessure profonde reçue par la patrie, parce qu’elle est en même temps une blessure profonde reçue par le droit universel des peuples. (Applaudissements sur divers bancs).
Mais si nous ne nous reconnaissons pas le droit d’oublier, nous ne nous reconnaissons pas et nous ne reconnaissons à personne le droit de haïr, car notre pays même, si noble et si bon qu’il soit, a eu lui aussi, et c’est notre honneur de pouvoir le dire, il a eu lui aussi dans le passé et à l’égard même du peuple que vous savez de longues heures de brutalité et d’arbitraire domination. Et dans les fautes des autres peuples nous reconnaissons trop les fautes du nôtre pour que notre patriotisme même nous permette de nourrir de meurtrières inimitiés. Ni haine, ni renoncement ! Voilà notre devise. (Applaudissements à l’extrême gauche).
Contre l’atteinte portée au droit nous ne protestions pas seulement comme Français, entendez-le bien ! subissant un déchirement intime dans le déchirement commun de la patrie ; nous protestons aussi comme socialistes. Il est intolérable, au moment où le socialisme veut affranchir toutes les volontés humaines, qu’il y ait des volontés françaises séparées violemment du groupe historique dont elles veulent faire partie. (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs.)
Et si nous combattons, si nous poursuivons le capitalisme, c’est parce qu’il donne à l’homme prise sur l’homme ; si nous combattons dans cette force du capital la prolongation du vieil esprit de domination et de conquête sous sa forme la plus brutale, quand il fait ouvertement violence à la conscience des peuples et quand il coupe en deux par l’épée des âmes qui veulent rester unies. (Très bien très bien ! )
Si nous combattons le militarisme, ce n’est pas pour lui laisser son dernier trophée. Dans nos conflits intérieurs, dans nos grèves, dans nos luttes économiques, nous nous indignons quand le soldat de France est exposé à tirer sur ses frères. Mais à quoi donc sont exposés ceux qui sont enrôlés ailleurs par le militarisme impérial, sinon à tirer un jour sur des frères ?
Voilà pourquoi je tiens à le dire du haut de la tribune. Il n’y a pas dans la conscience socialiste du prolétariat universel une seule protestation contre le régime capitaliste qui ne condamne en même temps par une logique invincible les annexions violentes pratiquées sur des peuples qui n’acceptent pas l’autocratie militaire de l’étranger (Applaudissements à l’extrême gauche.)
Mais ce n’est pas dans la guerre de revanche qu’est la solution. (Nouveaux applaudissements.)
M. Marcel Habert. C’est une protestation platonique alors !
M. Jaurès. La guerre de revanche ne peut avoir d’autres effet que de transformer de nouveau en champ de massacres, de sang et de ruines, les provinces disputées ; elle ne peut avoir d’autre effet, par le renouvellement incessant des luttes, que d’exaspérer ces passions qui aboutissent de part et d’autre à des convulsions sans fin ; elle ne peut avoir d’autre effet que d’imposer à deux peuples à perpétuité, par l’urgence perpétuelle du péril, la dictature militaire, et si la patrie ne périssait pas dans la défaite, la liberté pourrait périr dans la victoire. (Applaudissements à l’extrême gauche.)
Non, messieurs, la solution n’est pas là. Elle est, non seulement pour ceux qui sont séparés de nous, mais pour tous les autres peuples de la conquête, elle est dans le développement de la liberté politique et de la justice sociale en Europe.
Ah ! il n’y a aucun rapport entre l’Alsace-Lorraine qui sent battre à côté d’elle, comme un grand cœur qui ne s’arrêtera jamais, le peuple dont elle a été retranchée violemment, et cette Irlande qui n’a aucun point d’appui national hors d’elle-même, ou cette Pologne démembrée qui serait morte depuis longtemps si la vie profonde des peuples avait besoin d’un organisme visible pour subsister silencieusement.
Et pourtant même pour ces absorbées, même pour ces démembrées, même pour ces dévorés se préparent à l’heure présente et s’accomplissent les lentes réparations, par le seul progrès des libertés générales.
M. Gauthier (de Clagny). C’est trop long et nous ne voulons pas attendre si longtemps.
Jaurès. À mesure que les gouvernements ont à compter de plus en plus avec la force de l’opinion, à mesure surtout que le suffrage universel se développe sur l’Europe — il a conquis la Belgique, demain il va conquérir l’Autriche-Hongrie, ailleurs peut-être il s’introduira sous d’autres formes — tous les groupes d’intérêts, tous les groupes de sympathie, toutes les idées, toutes les forces d’un peuple sont appelées à la vie publique et à la vie légale et même les conquis deviennent une force devant laquelle le conquérant est forcé de capituler parfois, avec laquelle il est obligé de compter toujours, et les vaincus avec lesquels le vainqueur est obligé de compter ne sont plus tout à fait des vaincus.
La tactique des peuples opprimés change aujourd’hui par la nature des choses, comme la tactique du prolétariat lui-même. De même que le prolétariat a renoncé à la guerre des rues désormais inefficace pour marcher, par l’organisation de ses forces économiques et politiques, à la conquête du pouvoir, de même les peuples conquis, opprimés et foulés renoncent aux soulèvements armés de jadis pour utiliser au profit de leur indépendance nationale les libertés politiques croissantes. (Applaudissements à l’extrême gauche.)
Nous ne sommes plus au temps où l’Irlande écoutait tous les bruits de guerre de l’Europe et attendait le débarquement de l’étranger qui devait la libérer de l’occupant. Nous ne sommes plus au temps où Mickiewicz terminait son Livre des Pèlerins par cette formidable prière : « Et la guerre universelle pour notre libération, donnez-nous-la, Seigneur ! » Non ! Mais lorsque l’Irlande, au Parlement même de Londres, fait et défait les majorités, lorsqu’elle donne et retire le pouvoir, lorsque les trois maîtres de la Pologne, à la même heure, pour conserver leur pouvoir sur l’opinion ou pour leurs combinaisons parlementaires, sont obligés de caresser à la fois le sentiment national polonais, lorsqu’ils ressuscitent ainsi, par la simultanéité forcée et étrange de leur démarche, l’unité visible du peuple qu’ils s’étaient partagé, j’ai le droit de dire que la justice immanente a aujourd’hui en Europe d’autres moyens et d’autres voies que la guerre. (Vifs applaudissements à l’extrême gauche.)
La nation conquérante ne peut développer ses propres libertés qu’en les communiquant aux conquis, aux vaincus eux-mêmes ; et comme ceux-ci sont un peuple par les idées, par les sentiments, par les traditions et par les espérances, par les affinités qui les relient aux groupes historiques dont ils ont été séparés, toujours vous voyez sur le fond même des luttes parlementaires se dessiner des figures de peuples, et il y aura d’étranges et de profonds remaniements de nations avant qu’aucune carte les ait signalés.
Et puis, messieurs, ce n’est pas seulement le développement de la justice sociale qui abolira les iniquités de nation à nation, comme les iniquités d’individus à individus. De même qu’on ne réconcilie pas des individus en faisant simplement appel à la fraternité humaine, mais en les associant, s’il est possible, à une œuvre commune et noble, où, en s’oubliant eux-mêmes, ils oublient leur inimitié, de même les nations n’abjureront les vieilles jalousies, les vieilles querelles, les vieilles prétentions dominatrices, tout ce passé éclatant et triste d’orgueil et de haine, de gloire et de sang, que lorsqu’elles se seront proposé toutes ensemble un objet supérieur à elles, que quand elles auront compris la mission que leur assigne l’histoire, que Chateaubriand leur indiquait déjà il y a un siècle, c’est-à-dire la libération définitive de la race humaine qui, après avoir échappé à l’esclavage et au servage, veut et doit échapper au salariat. (Applaudissement à l’extrême gauche.)
Dans l’ivresse, dans la joie de cette grande œuvre accomplie ou même préparée, quand il n’y aura plus domination politique ou économique de l’homme sur l’homme, quand il ne sera plus besoin de gouvernements armés pour maintenir les monopoles des classes accapareuses, quand la diversité des drapeaux égaiera sans la briser l’unité des hommes, qui donc alors, je vous le demande, aura intérêt à empêcher un groupe d’hommes de vivre d’une vie plus étroite, plus familière, plus intime, c’est à dire d’une vie nationale, avec le groupe historique auquel le rattachent de séculaires amitiés ? (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs.)
Jaurès. Et comme c’est la classe des salariés, comme c’est en tout pays, la classe prolétarienne qui pressent le mieux l’ordre nouveau, parce qu’elle souffre le plus de l’ordre présent, comme c’est elle qui dès aujourd’hui prépare le mieux l’accord international du prolétariat, avec elle et comme elle, nous sommes internationaliste pour préparer l’abolition des iniquités sociales, qui sont la cause des guerres, et l’abolition des guerres qui sont le prétexte des armées….
https://fr.wikisource.org/wiki/Patriotisme_et_internationalisme
Jaurès en 1903 - Discours à la jeunesse : Maudite soit la guerre
https://fr.wikisource.org/wiki/Discours_%C3%A0_la_jeunesse_(1903)
Jaurès, Discours à l’Internationale socialiste en 1904
https://www.marxists.org/francais/general/jaures/works/1904/08/amsterdam.htm
https://www.marxists.org/francais/general/jaures/works/1904/08/amsterdam2.htm
Jaurès, L’Alliance des peuples, 1905.
https://socio13.wordpress.com/2010/09/23/lalliance-des-peuples-par-jean-jaures-1905/
Jaurès, L’armée nouvelle, 1910
https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Arm%C3%A9e_nouvelle
Jaurès, Conflit élargi, 1912.
https://www.marxists.org/francais/general/jaures/works/1912/10/jaures_19121010.htm
Jaurès, Discours de Vaise, 1914
https://fr.wikisource.org/wiki/Jean_Jaur%C3%A8s_et_les_causes_de_la_guerre/Le_discours


