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C’est Trump qui cause l’effondrement de l’ancien monde ou c’est l’inverse ?
mardi 27 janvier 2026, par ,
Les contresens des commentaires moralistes sur la politique de Trump ont pour but de déboussoler encore plus le peuple travailleur…
Ce n’est pas Trump qui explique l’état du monde, c’est l’état du monde qui explique Trump et... le reste...
On entend les gens qui sont affolés par la politique de Trump s’exclamer « Trump est un fou », « Trump est un imbécile », « Trump est un danger public », « Trump est l’horreur absolue », etc. Même s’ils rajoutent que la faute en revient au capitalisme comme certaines extrêmes gauches, leurs explications sont lacunaires et, en fait, ils n’expliquent rien en disant tout cela.
La nouvelle politique américaine de Trump semble bel et bien un tournant historique non seulement pour les USA mais pour le monde. Certains réformistes expliquaient que son programme n’était pas à prendre au pied de la lettre et qu’il en rabattrait nécessairement une fois élu. Ce n’est pas du tout le cas. Que ce soit la constitution de son équipe gouvernementale, que ce soient ses premiers décrets, que ce soit ses nouvelles déclarations incendiaires, Trump n’en a nullement rabattu.
Trump est en guerre contre les migrants, contre les travailleurs, contre la démocratie américaine, contre l’Amérique du sud, contre le droit international, contre la diplomatie internationale, contre l’Europe, contre l’Afrique, contre la paix, contre la démocratie dans le monde entier, contre la paix. Trump cause tout. Trump explique tout. Voilà le commentaire que l’on entend de plus en plus. Mais ce commentaire n’explique rien. Pourquoi les USA basculent maintenant, pourquoi aucune force ne semble capable de le bloquer ou même de s’opposer à lui. Pourquoi peut-il agir d’une manière qu’aucun président américain n’a employé précédemment, pas même Trump première version ? Les commentaires favorables n’en donnent pas plus l’explication que les commentaires hostiles à Trump. D’où vient le changement ?
Certes, il est normal que les méthodes de bandit de Trump étonnent. Mais la réprobation n’est pas une explication. Dire que « Trump est LE MAL », « Trump est le dialble » et qu’il faudrait l’exorciser, c’est une réaction quasi religieuse mais pas un programme de combat.
Aussi bien à l’intérieur des Etats-Unis que dans les relations internationales, Trump se permet des violences qui n’avaient pas cours dans les pays dits démocratiques ou que l’on n’utilisait plus dans les relations internationales. Il remplace la diplomatie par la cannonière, à l’intérieur comme à l’extérieur. De là à croire ou à faire croire que seul le caractère personnel du président américain serait l’explication de toute la nouvelle situation mondiale, il y a de la marge…
Il est manifeste, dans le monde entier, que la situation bascule vers de plus en plus de violence, de plus en plus de dictature, de plus en plus de guerre et de guerre civile. Les USA ne sont pas les seuls à le montrer. L’Europe aussi. L’Asie et le Moyen-Orient aussi. L’Afrique également. Partout, des choses tout à fait nouvelles se produisent. C’est parce que le monde a changé que la classe capitaliste change de politique. Elle entre directement en guerre contre les peuples. Elle décide de répondre à la vague des printemps par une offensive contre-révolutionnaire. Elle cesse d’être sur la défensive. Elle attaque. Ce n’est pas propre à tel ou tel chef d’état. Tous changent. Tous prennent le chemin de la guerre. Parce que c’est la guerre qui est à l’ordre du jour de la situation du monde. Et, plus fodnamentalement parce que le capitalisme bascule, s’effondre, meurt. Et aussi parce que les peuples se révoltent. Il ne faut pas oublier que la vague des révoltes et des révolutions dans le monde a eu aussi un caractère tout à fait nouveau, remettant en cause des vieilles dictatures, de vieux systèmes de clans, de vieux néo-colonialismes tout pourris qui perduraient depuis des décennies voire plus. Oui, les peuples ont bougé et les classes dirigeantes changent de politique pour y faire face. La classe capitaliste a intérêt à ne pas attendre que tout s’effondre et elle doit mener la contre-révolution préventive.
Il ne suffit pas de dire : regardez c’est dégueulasse ce que fait Trump. S’il peut le faire, c’est que la classe capitaliste estime que c’est son intérêt. Et il faut expliquer pourquoi elle pense que son intérêt doit être défendu par des méthodes toutes nouvelles. Qu’est-ce qui fondamentalement a changé brutalement dans le monde ?
Au lieu de se dire : s’il y a un tournant mondial de la situation, c’est que le système arrive au bout d’une possibilité, celle de se faire durer par des méthodes financières artificielles, c’est non seulement que les Etats-Unis sont en bout de course, mais même que le monde capitaliste est arrivé lui aussi au bout. C’est que la course des Etats à l’endettement, pour aider les trusts et les banques ruinées, est arrivé au bout. Leur réponse, c’est une nouvelle course à l’endettement, avec les dépenses d’armement de guerre massives.
Une partie des capitalistes disent « vive Trump », une autre dit « à bas Trump », mais les uns et les autres visent à tromper les peuples, à les lier à de faux amis, à les emmener sur des faux chemins. En donnant une fausse cible. En donnant un faux objectif. En donnant une fausse explication de la situation.
Les soi-disant anti-Trump parlent de paix et de démocratie. Les pro-Trump parlent de renaissance de la domination américaine ou occidentale.
Les uns comme les autres se gardent bien d’expliquer que l’origine de la vague de révolte des peuples débutée en 2010 est provenue de l’effondrement économique et social mondial du capitalisme en 2007-2008. Et que les politiques agressives et folles de Trump s’expliquent seulement par la fuite en avant du grand capital face au gouffre qu’il a devant lui.
Les bourgeoisies pro ou anti Trump se gardent bien de dire que la raison de cet effondrement est mondial et pas seulement américain et que ce sont des limites incontournables qu’a atteint le capitalisme mondial sur lesquels il continue de buter depuis 2008. Et que ces limites signifient que le capitalisme n’est pas capable de mener plus loin son propre système. Son succès même, les superprofits de quelques milliardaires, sont tels qu’ils dépassent les capacités d’absorption, les capacités de réinvestissement productif, du grand capital. Et que cela a contraint le système à agir de manière folle, à produire sans cesse des faux investissements, comme les subprimes, ou comme les bitcoins, ou comme les investissements délirants de l’IA.
Pour ne pas se faire une telle remarque, les commentaires affirment : tout est est de la faute de la personnalité de Trump. C’est la méthode propre de Trump, c’est la folie de Trump, c’est l’agressivité de Trump qui explique tout dans le monde, qui est cause de tout. On remarquera que peu avant, on nous disait que Poutine expliquait tout ou que Nétanyahou expliquait tout, ou encore que Erdogan en Turquie, ou que le guide suprême d’Iran ou que le dictateur de Corée du Nord ou même que Macron expliquaient tout ce qui menaçait le monde…
Tout est de la faute d’un seul homme. On a bien connu ce type d’explication : la folie d’un homme pour expliquer qu’une démocratie capitaliste bascule d’elle-même dans le fascisme et la guerre mondiale. C’est le bobard que l’on nous a servi pour la venue au pouvoir d’Hitler en 1933. Alors que derrière cette « folie », il y avait toute l’aide massive financière et politique de la classe capitaliste, allemande mais aussi européenne et américaine contre les risques d’une révolution prolétarienne communiste.
Mais est-ce que la vague des printemps a représenté une telle menace pour les classes possédantes ? Bien sûr que oui, même si les peuples l’ignorent ! Même si les mêmes commentateurs se gardent bien de le dire. C’est justement les réactions qui ont suivi qui le disent. C’est notamment le fait que les prétendues démocraties comme les USA mais aussi comme la France aient tout fait pour aider les dictatures à écraser la révolte des peuples. Et la fameuse démocratie américaine, ou française, a également écrasé violemment la révolte dans leur propre pays. Rappelons-nous les répressions violentes de Minneapolis et de Paris ! Car la vague des révoltes et révolutions a atteint aussi les pays les plus riches. Cela aussi c’est la nouveauté de la situation. L’effondement vient des pays capitalistes dominants ! La violence de la réplique capitaliste s’explique par la peur des classes possédantes. Trump ou Musk ne se cachent pas que leur motivation est la haine de la révolution communiste, pas plus qu’Hitler ne s’en cachait.
Les commentateurs moralisateurs ne peuvent pas le reconnaitre. Si Trump est le combattant contre le communisme pour la défense du capitalisme, alors ils sont obligés de… le soutenir !
C’est tout le drame des démocrates américains ! Ils ne peuvent que dénoncer doucement et modérément la méthode mais… pas les buts déclarés… Sinon ils sont accusables de soutien au communisme, ce dont Trump ne se prive pas.
Les commentateurs moralisateurs de la situation tout comme les faux démocrates, les réformistes de tous poils, diront que la menace prolétarienne communiste est un mythe qu’agite Trump mais pas une réalité. Mais c’est faux !
Il est exact que la vague des révoltes et révolutions dans le monde a un caractère social, qu’elle dénonce l’ordre des possédants capitalistes, qu’elle ne menace pas seulement quelques dictatures de pays pauvres, qu’elle agite aussi le peuple travailleur des pays riches, qu’elle menace le pouvoir capitaliste partout dans le monde. On l’a vu notamment avec les Gilets Jaunes en France. On a vu récemment que la seule peur d’une reprise du mouvement de la base de ce peuple travailleur a fait chuter les premiers ministres, a déstabilisé les attaques anti-sociales, notamment sur les retraites, a placé le pouvoir dans une situation prérévolutionnaire, déstabilisant tout ce qui est lié au pouvoir des possédants, des parlements aux appareils bureaucratiques des syndicats.
Voilà la déstabilisation sociale et politique à laquelle veut répondre la politique de Trump, à l’intérieur des USA comme à l’extérieur.
Dénoncer seulement Trump, c’est prendre le symptôme pour la cause de la maladie. C’est empêcher les peuples de faire face à la situation.
Si Trump agite la contre-révolution de cette manière violente, apparemment folle mais logique en réalité, c’est que les classes possédantes américaines sont bel et bien menacées elles aussi par… la révolution sociale, bien plus que par la Chine et la Russie, que par l’Iran et la Corée du nord…
Les Etats-Unis sont divisés, mais pas tant entre démocrates et républicains qu’entre riches et pauvres. Le mouvement MAGA a surtout pour but de tromper une partie des pauvres et de la monter contre l’autre partie. Parce qu’un combat des milliardaires contre le peuple américain ne durerait pas une minute et srait gagné par la révolution… Un pourcent de la population ne peut gouverner contre tout le peuple qu’en faisant croire qu’il défend les intérêts du peuple. D’où la nécessité pour Trump d’inventer quantité de boucs émissaires comme les immigrés, les peuples voisins, les pays économiquement concurrents, etc.
La politique de Trump ne s’explique que si l’on comprend où en est rendu le système capitaliste lui-même, son impasse totale, et que si l’on comprend que c’est l’impasse du capitalisme qui rend inéluctable… la révolution communiste des soviets !
Eh oui, ce qui est inévitable, c’est que la vague des révoltes et révolutions, si elle continue, rende consciente la nécessité de remettre au gout du jour la révolution des soviets ! Loin d’être plus fou et aveugle que les autres chefs d’Etat, Trump est juste conscient de cette menace qui plane au-dessus de tous les possédants capitalistes, des USA comme d’ailleurs et même de Russie et de Chine.
Pousser la population américaine à s’entredéchirer, favoriser volontairement une guerre civile interne aux USA, est-ce que cela ne serait pas dangereux pour la classe dirigeante ? Pas si la bourgeoisie sait d’avance que l’effondrement du système économique va nécessairement mener à une telle guerre civile, le seul moyen d’éviter des dangers révolutionnaires devenant de détourner cette guerre civile en lutte entre deux fractions bourgeoises. Pas si les deux camps sont des camps bourgeois et impérialistes, tout comme la bourgeoisie mondiale avait fait mine de se diviser entre pro-fascistes et anti-fascistes à la fin des années trente.
Bien sûr, il ne s’agit pas de se mettre en retrait des gens qui se mobilisent contre Trump ni seulement de leur dire que Trump = Biden = Obama suffit à répondre à la situation, mais d’avoir conscience que la bourgeoisie n’est en rien menacée si on laisse les démocrates diriger la lutte contre Trump et avoir conscience également que la lutte est une lutte de classe, dans laquelle seul le prolétariat communiste et soviétique (bien sûr pas au sens stalinien) peut représenter une perspective réelle. Même si les jeunes, les femmes, les immigrés, les noirs, les homosexuels, etc, sont mobilisés et ne sont pas du tout à négliger, la base du problème, la cause de la déstabilisation des Etats-Unis, c’est la lutte des classes. Le fondement de cette déstabilisation sociale et politique est économique : c’est l’effondrement du capitalisme mondial à partir de celui des USA en 2007-2008 et sa conséquence, le fait que la classe dirigeante sache qu’elle a beau la retarder la conséquence sera une nouvelle révolution sociale aux Etats-Unis même. Toute sa politique vise à détourner la révolution, à créer de nouvelles oppositions, entre les blancs et les autres, entre les musulmans et les autres, entre hommes et femmes, entre jeunes et vieux, etc, pour que l’opposition de classe soit détournée et noyée et aussi à faire en sorte que les révoltés se tournent soit vers Trump soit vers les démocrates, c’est-à-dire dans les deux cas vers leurs ennemis.
Nous allons, plus la situation économique mondiale se dégrade, plus les Etats sont en faillite, plus les bulles financières menacent d’exploser, nous retrouver dans de nombreuses situations où la convergence entre bourgeoisie « démocratique » et fascisme va s’accroître, les régimes devenant de plus en plus d’extrême droite, comme on le constate avec l’accession « démocratique » des extrêmes droites au pouvoir au Japon, en Inde et… aux USA… Ce n’est pas les luttes politiciennes qui l’expliquent, mais la chute du capitalisme de 2007-2008, chute qui n’a été en réalité suivie d’aucun relèvement et qui ne peut pas l’être.
Qu’est-ce qui prouve que l’avénement de Trump ne soit pas un épiphénomène et soit relié à des changements aussi profonds et même historiques du systéme capitaliste au-delà même d’une « simple » crise économique, soit le symptome d’une impasse du capitalisme ?
Tout d’abord, il est evident que Trump est autre chose que l’un des aléas politiciens qu’ont connu les USA. L’extrême droite américaine n’a jamais gouverné directement et ouvertement. La volonté de développer une guerre civile intérieure n’a jamais été affichée ainsi. La politique de Trump consiste à donner au pouvoir d’état le rôle numéro un d’action d’extrême droite dans tous les domaines…
La classe dirigeante américaine calcule qu’une guerre civile intérieure ne pourra plus être évitée entre riches et pauvres, dès que l’effondrement économique repartira comme en 2007-2008 et que les banques centrales et Etats n’auront plus les moyens financiers alors de cantonner la catastrophe, et même une guerre civile entre exploiteurs et exploités car elle a été évité depuis de nombreuses années, notamment par le onze septembre, les guerres américaines « contre le terrorisme » couplées par la loi Patriot pour encadrer la classe ouvrière ou les militants « de gauche ». L’extrême droite, elle, n’a nullement été encadrée ou cassée dans la même période, bien au contraire.
Dans toutes les tentatives d’extrême droite organisée par des bourgeoisies dans le passé, il y avait toujours une part importante de risques, et en particulier celui que la venue au pouvoir de l’extrême droite provoque une révolution, alors que le but était de la détourner ou de l’étouffer. Après coup, on peut se dire que l’extrême droite a toujours réussi ses coups : de l’Allemagne de 1918 à celle de 1933, de l’Espagne de 1936 à la France de 1938, etc. Mais cela est faux. Dans un premier temps, le coup d’état de l’armée espagnole du Maroc avec à sa tête notamment Franco, a mené au lancement de la révolution prolétarienne en Espagne. Mais il existe un autre contre-exemple fameux : la révolution russe elle-même puisque c’est le coup d’état contre-révolutionnaire de Kornilov qui a permis la révolution des soviets en Octobre 1917. En tout cas, le caractère calculé des choix de la classe dirigeante lorsqu’un pays bascule d’une manière ou d’une autre dans le fascisme n’est plus à démontrer, même si certains beaux esprits continuent de nous assener la « théorie du complot ». Il n’est plus à démontrer que ce n’est nullement le fanatisme des troupes nazies qui ont fabriqué le nazisme mais le choix des trusts, des banques, de l’Etat-Major et ces derniers n’étaient nullement fanatisés. La question se repose pour la classe dirigeante depuis l’effondrement historique du système économique mondial en 2007-2008 qui a été succédé par une vague des révolutions dans le monde musulman mais pas seulement. La politique américaine pour y répondre s’appelle elle-même « la contre-insurrection », c’est-à-dire de fomenter des « insurrections » contre-révolutionnaires, des armées blanches, des groupes terroristes, des milices de massacreurs, des tueurs qui éliminent les militants et les travailleurs engagés, sous prétexte de lutte contre le terrorisme ou contre les dictateurs… L’extrême droite est de plus en plus appelée par les classes dirigeantes à gouverner comme l’a clairement montré le choix de Trump à la tête des Etats-Unis. Pas étonnant que son principal conseiller de la défense soit le général d’active spécialiste de la « contre-insurrection » en Irak et en Afghanistan. Trump n’est que depuis peu au pouvoir et il a déjà démontré qu’il ne craint pas de soulever toutes les formes de guerre civile intérieure aux USA : contre les immigrés, contre les femmes, contre les homosexuels ou contre les noirs, mais aussi contre les libertés, contre les droits démocratiques (presse, manifestation, syndicats, etc.) Même si Trump a été élu, il est significatif du fait que la classe dirigeante capitaliste mondiale compte de moins en moins sur le système politique dit démocratique pour maintenir l’ordre dans le monde et de plus en plus sur des terreurs contre-insurrectionnelles et sur des dictatures terroristes quand ce n’est pas purement et simplement sur la guerre tout court, y compris la guerre mondiale qui est de plus en plus menaçante entre impérialismes occidentaux et nouveaux impérialismes (Chine, Russie, etc.).
C’est bien avant sa dernière présidence que Trump a commencé qu’il voulait répondre à la situation intérieure américaine par la guerre civile…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5925
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5931
Tout est de la faute de Trump ?!!!
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4714
Trump, un symptôme de l’impasse capitaliste mais pas sa cause…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4254
La guerre civile menace aux Etats-Unis mais pas seulement à cause du duel Démocrates contre Trump…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7993
Après Biden, Trump est d’abord en guerre contre les travailleurs des Etats-Unis et pas seulement les migrants…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8215
Avec Trump et ses semblables du reste du monde, les classes dirigeantes iront très très loin, et sont prêtes à toutes les horreurs pour conserver leur pouvoir malgré l’effondrement du capitalisme. Leur seule limite sera le moment où nous, travailleurs, femmes et jeunes, décideront de nous mettre nous-mêmes à faire de la politique, à nous organiser en conseils, à choisir nos délégués et à décider de l’avenir de la société.
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4342
Milliardaires fascistes américains violemment hostiles au prolétariat et au communisme
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7892
La contre-révolution de Trump sonne le glas de l’Amérique ! Voici venue l’occasion pour le prolétariat révolutionnaire d’en finir avec la domination impérialiste sur le monde…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8493
La « grande démocratie américaine » tourne au fascisme
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6051
Un autre symptôme que le système est pourri et corrompu : la bande d’Epstein, ce n’est pas seulement Trump mais toute la classe capitaliste !
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8537
Plus que jamais dans la phase d’effondrement capitaliste, marquée par le fascisme, la dictature et la guerre mais surtout par la chute des investissements productifs, la classe ouvrière doit intervenir, sous la forme de l’action directe auto-organisée, sur la base de son propre programme politique et social.
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8124
Les démocrates refusent de combattre réellement Trump, à part électoralement pour prendre sa place.
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8576
Pourquoi la dynamique du capitalisme se heurte à ses propres limites : son succès lui-même étouffe dans les limites de la propriété privée des moyens de production
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478
La seule réponse, ce sont les soviets de travailleurs qui peuvent la donner…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277
Oui, c’est le pouvoir aux travailleurs et le communisme qui sont d’actualité !
Eh oui ! le grand capital a encore toutes les raisons d’avoir peur... du communisme !
Messages
1. Les contresens des commentaires moralistes sur la politique de Trump ont pour but de déboussoler encore plus le peuple travailleur…, 29 janvier, 06:21, par Mornand
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Il faut nécessairement que Trump ait le soutien du grand capital pour agir ainsi. Il est donc indispensable de comprendre que la classe possédante elle-même a changé de politique. Cela signifie qu’elle prend en compte une nouvelle donne pour le capitalisme : celui-ci n’a plus de perspective !
2. Les contresens des commentaires moralistes sur la politique de Trump ont pour but de déboussoler encore plus le peuple travailleur…, 30 janvier, 06:02, par Harry
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Obama et Clinton appellent le peuple américain à réagir mais ce dernier a réagi bien avant eux et bien plus radicalement !
https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/4198013-20260126-etats-unis-barack-obama-bill-clinton-appellent-americains-reagir-apres-mort-alex-pretti-renee-good
3. Les contresens des commentaires moralistes sur la politique de Trump ont pour but de déboussoler encore plus le peuple travailleur…, 2 février, 04:07, par il trump énormément...
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Trump attaque maintenant Cuba !
https://www.bfmtv.com/economie/international/cuba-est-a-20-jours-de-la-panne-de-petrole-la-pression-de-trump-se-renforce-le-mexique-arrete-ses-livraisons-et-des-files-d-attente-se-forment-devant-les-stations_AN-202601290489.html
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/29/il-ne-reste-plus-qu-a-s-en-aller-a-cuba-la-vie-devenue-impossible_6664545_3210.html
Faire croire que Trump change le monde, c’est justement toute la politique de... Trump !
Pour cacher pourquoi le monde change : parce que le capitalisme s’effondre !
4. Les contresens des commentaires moralistes sur la politique de Trump ont pour but de déboussoler encore plus le peuple travailleur…, 3 février, 09:13, par Laurence
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Le pire contresens, c’est d’opposer Trump et la démocratie capitaliste dont il est le produit... Et surtout de compter sur cette fausse démocratie pour combattre Trump... juste en votant pour les démocrates !
5. C’est Trump qui cause l’effondrement de l’ancien monde ou c’est le contraire ?, 4 février, 04:51, par Lemonnet
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Les démocrates américains continuent de sauver le gouvernement Trump et son budget tout comme le parti socialiste s’ingénie à sauver à tout prix le gouvernement Macron-Lecornu et son budget !
https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/4199603-20260204-etats-unis-congres-americain-vote-fin-shutdown-trump-promulgue-loi
Les réformistes n’ont jamais oeuvré à faire chuter l’extrême droite...
Et, bien sûr, les réformistes sont main dans la main avec la droite et l’extrême droite quand il s’agit du budget de la défense.
6. C’est Trump qui cause l’effondrement de l’ancien monde ou c’est le contraire ?, 4 février, 05:42, par l’extrême droite a honte de ses liens avec... l’extrême droite
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C’est au point que maintenant Marine Le Pen est gênée par les liens qu’elle a tissés avec Trump et sa bande ! Et parce que cela la gêne vis-à-vis de la grande bourgeoisie !
https://www.lefigaro.fr/vox/politique/le-rn-cherche-a-se-dissocier-de-donald-trump-parce-qu-il-mine-sa-credibilite-aupres-des-elites-20260130
7. C’est Trump qui cause l’effondrement de l’ancien monde ou c’est le contraire ?, 5 février, 05:23, par John
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« Ce que nous voyons, nous prouve qu’il n’y a aucune réforme possible dans le monde politique. Nous sommes dans un siècle de révolutions, dans lequel on doit s’attendre à tout. »
Thomas Paine, révolutionnaire américain
« Droits de l’homme ; EN RÉPONSE A L’ATTAQUE DE M. BURKE
SUR LA REVOLUTION FRANÇAISE »
https://classiques.uqam.ca/classiques/paine_thomas/droits_de_lhomme/droits_de_lhomme.html
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k729816.texteImage
https://classiques.uqam.ca/classiques/paine_thomas/sens_commun/sens_commun.html
8. C’est Trump qui cause l’effondrement de l’ancien monde ou c’est le contraire ?, 5 février, 05:38, par Florent
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Les États-Unis vivent actuellement des heures compliquées, suite à un isolement mis en place au niveau international par la gestion agressive des droits de douane menée par Donald Trump et une révolte en cours de sa population face à une politique intérieure tout aussi critique.
Un contexte largement exacerbé par une baisse de la domination du dollar et une dette américaine abyssale - actuellement estimée à 38 000 milliards de dollars - qui ne cesse de se creuser, au point de pousser l’investisseur emblématique Ray Dalio à revenir sur sa théorie du « Grand Cycle », selon lui en train de basculer de l’étape 5 (pré-effondrement des ordres existants) à l’étape 6 (effondrement des ordres existants).
https://cryptoast.fr/celebre-investisseur-americain-predit-effondrement-ordre-monetaire-politique-actuel/
Cet investisseur américain est rejoint par un colonel américain...
https://www.youtube.com/watch?v=Pgn2saFteuA
L’universitaire Peter Turchin confirme :
“Le système américain peut s’effondrer à n’importe quel moment”.
9. C’est Trump qui cause l’effondrement de l’ancien monde ou c’est l’inverse ?, 6 février, 06:24, par Laurence
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Le programme d’attaques et d’agressions de Trump continue. La protestation prétendue des démocrates ne pèse pas lourd… Dès qu’ils peuvent, ils s’allongent.
21 démocrates de la Chambre ont fourni les votes nécessaires à l’adoption d’une enveloppe de financement qui met fin à une fermeture partielle du gouvernement et finance l’appareil militaire de Trump jusqu’en septembre, alors qu’il mène la guerre à travers le monde.
https://www.wsws.org/fr/articles/2026/02/05/cdin-f05.html
Trump se prépare à truquer – ou à annuler – les élections de 2026
https://www-wsws-org.translate.goog/en/articles/2026/02/05/emff-f05.html?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc&_x_tr_hist=true
Trump accueille le président colombien Petro à la Maison Blanche après des menaces militaires
https://www-wsws-org.translate.goog/en/articles/2026/02/05/xbbh-f05.html?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc&_x_tr_hist=true
Trump appelle à une prise de contrôle fédérale des élections tout en donnant des instructions aux agents du FBI dans le comté de Fulton, en Géorgie.
https://www-wsws-org.translate.goog/en/articles/2026/02/04/pcgq-f04.html?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc&_x_tr_hist=true
Washington intensifie son agression contre le Mexique dans le but d’imposer sa domination sur les Amériques.
https://www-wsws-org.translate.goog/en/articles/2026/02/04/bfmo-f04.html?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc&_x_tr_hist=true
Un candidat proche de Trump remporte la présidence du Costa Rica, révélant la faillite de la « marée rose ».
https://www-wsws-org.translate.goog/en/articles/2026/02/03/mtqj-f03.html?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc&_x_tr_hist=true
Les adversaires réformistes de Trump ne font pas le poids, non pas que Trump pèse lourd mais parce que les « solutions fascistes » sont en train de l’emporter dans la classe possédante et, quand c’est le cas, les réformistes se gardent bien de s’y opposer, craignant eux aussi plus que tout la révolution communiste et le prolétariat révolutionnaire…
10. C’est Trump qui cause l’effondrement de l’ancien monde ou c’est l’inverse ?, 9 février, 06:43, par Lucien
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Pas bien solide la démocratie ! D’un seul geste elle est démolie par Trump !
Arrestations de journalistes qui couvrent des manifestations, violences politiques de l’ICE et d’autres services de répression d’Etat, délit d’opinion, destruction de la presse (notamment le Washington Post par Bezos et Trump, licenciement de tous les fonctionnaires qui s’opposent aux mesures violentes de la nouvelle administration, nombreuses déclarations mensongères d’état d’urgence, mise en œuvre de l’ICE et de la garde nationale, prise de pouvoir de la banque fédérale, attaques violentes contre les immigrés et leurs soutiens, déploiement de l’armée sur le territoire, organisation systématique de truquages électoraux, utilisation de la police et de la justice pour faire taire des opposants politiques, utilisation du pouvoir pour enrichir les gouvernants dont Trump en premier…
Le culte de la personnalité
Avec le Mont-Rushmore — l’imposante montagne dans laquelle sont sculptés les profils colossaux de plusieurs présidents étatsuniens —, les billets de 5, 20 et 50 dollars, les bibliothèques présidentielles, les noms de porte-avions (Washington, Ford, Reagan, Bush Senior, etc.), les États-Unis ont déjà de nombreuses manières de célébrer et d’honorer leurs présidents — traditionnellement après la fin de leur mandat ou leur décès, pour célébrer un héritage.
Depuis le 20 janvier, au contraire, le président étatsunien utilise son nom comme une franchise, exactement de la même manière qu’il l’a imposé sur des immeubles, un casino, des golfs, un jeu de plateau, une « université » privée, des steaks et une marque d’eau minérale.
Le Gouvernement fédéral propose ainsi aujourd’hui la Trump Card, un visa pour être résident étatsunien, en échange d’un million de dollars — ou 2 millions pour une entreprise qui sponsorise un employé. D’aspect, elle ressemble à une carte American Express dorée, ornée d’un portrait de Donald Trump, d’un aigle et de la statue de la Liberté.
À partir de janvier 2026, les citoyens étatsuniens pourront se connecter sur TrumpRx, un comparateur de prix de médicaments.
Les parents pourront, à partir du 5 juillet, constituer une épargne à leurs enfants sur leurs Trump accounts.
Les enfants nés entre 2025 et 2028 — c’est-à-dire pendant le mandat de Donald Trump — bénéficieront d’un versement de 1000 dollars du gouvernement fédéral.
L’une des principales salles de spectacles de la capitale s’appelle désormais Trump and Kennedy Center — même si sa fréquentation a drastiquement baissé depuis que Trump en a pris le contrôle du centre en renvoyant la totalité du conseil d’administration.
La marque Trump est partout, dans un objectif de labellisation systématique, sans souci de cohérence — du Donald J. Trump Institute of Peace à la future « classe Trump » de navires cuirassés.
L’image du président états-unien est également omniprésente.
À la télévision — c’est une de ses forces de toujours — sur les réseaux sociaux également — y compris et surtout sous forme de mèmes — mais également sur certains bâtiments fédéraux, sur lesquels ont été déployées de grandes banderoles à l’effigie du président.
La démocratie américaine a produit Trump. La démocratie indienne a produit Modi. La démocratie israélienne a produit Nétanyahou. La démocratie turque a produit Erdogan. La démocratie italienne a produit Meloni. Etc, etc… Et ils en produisent de plus en plus dans tous les pays…
Pour celui qui se donne la peine d’observer, il devient clair que le fascisme n’est pas une affliction particulière qui ne frappe que certains peuples "incapables" ou "indignes" de la démocratie. C’est un phénomène général attaché à une période déterminée de l’évolution capitaliste, ou plutôt de sa décadence et comme tel il a l’inexorabilité et l’universalité d’une loi naturelle.
Le régime de la démocratie a été une nécessité pour le capitalisme. La classe ouvrière a, elle aussi, largement utilisé ce moment, pour créer ses organisations, pour forger ses premières armes de luttes et pour améliorer son niveau de vie. Mais, tout compte fait, la démocratie a été d’une plus grande utilité pour la bourgeoisie que pour le prolétariat. Car ce régime lui a permis de maintenir l’ordre à l’intérieur pendant qu’elle était obligée de concentrer ses forces sur le front extérieur, pour la conquête de nouveaux débouchés pour sa production toujours croissante.
Un autre avantage - et non des moindres - du régime démocratique a été de permettre au capitalisme de nourrir la classe ouvrière de l’idée de la communauté d’intérêt entre le capital et le travail. Il est entendu que quelque soit le régime politique existant (démocratique ou fasciste), le système capitaliste, qui ne connaît que des catégories sociales "libres", offrira toujours à ses défenseurs intéressés la possibilité de faire croire à cette communauté d’intérêt. Le fascisme en donne la preuve la plus éclatante en ressuscitant des sophismes que Marx, il y aura bientôt près de cent ans, su déjà mettre magistralement à nu. Mais la démocratie, mieux que tout autre régime politique, a su exploiter cette prétendue communauté en parachevant sur le plan politique le mirage de l’égalité et de la liberté amorcée sur le plan économique. Un homme, une voix. Le travailleur libre, libre détenteur de sa force de travail, déterminant librement le régime de la politique. Tel a été, pendant toute une époque, le mirage enchanteur que la bourgeoisie s’est efforcée de maintenir.
Nous n’irons pas rechercher ici les aspects contradictoires de cette fiction démocratique, qui ont leurs racines dans l’antagonisme irréductible entre le capital et le travail. C’est un fait que les libertés démocratiques, tels le suffrage universel et le droit d’association, ont dû être conquis de haute lutte par la classe ouvrière. Pour leur réalisation le prolétariat ne fut appuyé que par une fraction seulement de la bourgeoisie. Et encore cet appui fut-il plus souvent arraché que consenti. C’est que la bourgeoisie comprenait parfaitement que l’exercice de ces libertés allait servir de premier apprentissage au prolétariat.
Mais cependant qu’en dépit de ces craintes, la bourgeoisie ait pu consentir à ces libertés, et qu’en définitive elle soit parvenue à en faire, pendant toute une période, la base du développement de son régime d’exploitation, ces faits indiquent que le régime de liberté fut une condition nécessaire à l’épanouissement plein et entier du capitalisme. Sans cette démocratie, le capitalisme n’aurait pu porter aux quatre coins du monde ses méthodes de production. La démocratie intérieure a été la condition nécessaire de l’expansion impérialiste. L’octroi de l’égalité de suffrage aux prolétaires d’Angleterre, de France, de Belgique et de Hollande avait comme corollaire l’introduction de la chicotte, du travail forcé, de la déportation et des impôts dans les Indes, en Chine et au Congo.
Ces considérations expliquent non seulement la période d’ascension du capitalisme, mais aussi les circonstances de son déclin. Elles marquent l’ampleur du mouvement vers la démocratie, mais aussi ses limites. Ce qui a été accordé par la bourgeoisie, peut aussi être repris par elle. Condition essentielle, nécessaire à son plein épanouissement, la démocratie devint un boulet précipitant la chute du capitalisme, lorsqu’après avoir atteint son plus haut point, il entreprend la descente.
Le fascisme se présente comme une tentative de créer un parti unique de la bourgeoisie. Son but suprême est de réaliser une collaboration intime entre toutes les classes par une exaltation nationaliste, mise en action par un État totalitaire. Sa démagogie anti-capitaliste n’est qu’une tromperie destinée à rallier la petite bourgeoisie désabusée et désorientée par les effets de la crise. Le fascisme se présente comme le grand nettoyeur des écuries d’Augias, de la pourriture parlementaire. Mais comme il n’est nullement le rétablisseur des règles "normales" du bon vieux capitalisme d’économie, "forcées" par le capitalisme monopolisateur et spéculateur et au dérèglement desquelles la courte vue de la petite bourgeoisie attribue tous les maux, il est évident que le fascisme ne pourra régner qu’en continuant les méthodes de concussion qui ont été pratiquées par le capital vis-à-vis du régime parlementaire. La croyance que le fascisme pourra faire autre chose est la preuve de l’incommensurable bêtise de la petite bourgeoisie. Il est vrai que la dépendance plus étroite de la politique des visées du grand capitalisme, camouflé pour la circonstance en "palladium du relèvement populaire national" (Hitler) supprime la corruption bureaucratique en ce sens que le capital s’octroie gratuitement ce que jadis il était forcé de payer en bonne monnaie sonnante.
Cependant, même les preuves les plus convaincantes que le fascisme n’est qu’un instrument du grand capital, ne peuvent pas, pour l’instant, détourner la petite bourgeoisie et les classes moyennes de leur inclinaison vers le fascisme. Ces classes ont trop de raison de se méfier des partis démocratiques, qui furent jusque maintenant les exécuteurs de la volonté du grand capital, Et ainsi disparaît un des éléments essentiels de l’action politique du prolétariat pour la poursuite d’une politique démocratique.
Le dilemme qui se pose maintenant n’est donc pas : démocratie ou fascisme, mais il est révolution prolétarienne ou fascisme. Se laisser uniquement guider dans la lutte contre le fascisme par la préoccupation de défendre le régime de la démocratie bourgeoise, c’est en réalité servir le capitalisme, car c’est faire preuve d’une incompréhension totale des événements qui se déroulent et, par conséquent, c’est se placer dans la position la plus avantageuse pour le capitalisme, celle qui lui permettra de réaliser ses buts avec le maximum de facilité. Et d’autre part ce serait une attitude absolument vaine étant donné que le maintien de la démocratie ne dépend pas du prolétariat, mais du régime capitaliste lui-même.
11. C’est Trump qui cause l’effondrement de l’ancien monde ou c’est l’inverse ?, 13 février, 05:45, par Lucie
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Trump n’est pas le seul à s’attaquer aux travailleurs !
Milei, Trump, Orban, Modi, Meloni : le point commun des extrêmes droites au gouvernement : ils « dérégulent » le travail et accroissent l’exploitation !
https://actu.orange.fr/economie/argentine-la-deregulation-du-travail-voulue-par-milei-avance-au-parlement-face-a-la-colere-sociale-CNT000002nirou.html
https://www.alternatives-economiques.fr/donald-trump-a-discretement-deregule-marche-travail/00094354
https://euractiv.fr/news/les-nouvelles-reformes-de-viktor-orban-provoquent-un-tolle-en-hongrie/
https://www.alternatives-economiques.fr/benedicte-manier/suspendre-lois-travail-un-pari-hasardeux-inde/00092909
https://lavamedia.be/fr/lattaque-liberale-de-meloni-contre-les-travailleurs/
Or, partout dans le monde, l’extrême droite grimpe. Ce n’est pas un hasard. C’est l’état du système complètement mort et la montée de la révolte en face qui explique que la classe possédante bascule dans la tentation fasciste...
12. C’est Trump qui cause l’effondrement de l’ancien monde ou c’est l’inverse ?, 13 février, 05:46, par Paul
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On ne gagne rien à dire que Donald Trump est fou…
Il convient de se détourner de cette psychologisation à outrance, pour mieux se concentrer sur les structures sociales qui ont rendu possible l’accession au pouvoir d’un tel individu.
https://www.slate.fr/monde/trump-fou-psychologisation-sante-mentale-demence-simpliste-maison-blanche-piege-analyse
13. C’est Trump qui cause l’effondrement de l’ancien monde ou c’est l’inverse ?, 13 février, 05:48, par Leila
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Trump n’est pas le seul…
L’Union européenne durcit sa politique migratoire !
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/10/le-parlement-europeen-adopte-definitivement-deux-textes-cles-pour-durcir-la-politique-migratoire_6666154_3210.html