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Ni Bongo, ni Ping, le pouvoir au peuple travailleur ! - Matière et Révolution
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Ni Bongo, ni Ping, le pouvoir au peuple travailleur !

jeudi 8 septembre 2016

Ni Bongo, ni Ping, le pouvoir au peuple travailleur !

La question des élections truquées et le vrai et le faux résultat des élections est loin d’être la seule cause d’explosion au Gabon et c’est plutôt la question sociale et démocratique qui est bien plus catastrophique et qui est bien moins le centre d’intérêt des média.

Par contre, la méthode violente par laquelle le pouvoir matraque son opposition donne une petite idée de la violence sociale qui s’impose aux plus démunis, aux exploités et aux opprimés de ce pays !

Le pouvoir gabonais et son opposition aimeraient bien faire croire que le seul choix serait entre deux dirigeants bourgeois, aussi pro-impérialistes et aussi anti-populaires l’un que l’autre ! Et les deux voudraient faire croire que toute la lutte contre la dictature serait incarnée par Ping comme toute la lutte contre Ping serait incarnée par Bongo. On a déjà connu ce genre de politique, par exemple en Côte d’Ivoire avec Gbagbo et Ouattara et il s’est clairement avéré que ni l’un ni l’autre n’étaient une solution pour le peuple travailleurs, pour les salariés, les chômeurs, les paysans, les femmes et les jeunes, c’est-à-dire pour l’immense majorité de la population, pour tous les milieux populaires !

Les deux dirigeants bourgeois sont pour la classe dirigeante. Les deux sont pour les forces armées et la police. Les deux sont pour l’Etat bourgeois. Les deux sont pour les relations néo-coloniales avec l’impérialisme. Les deux sont pour la propriété privée des moyens de production par une infime minorité et pour la possession des plus grandes richesses par les trusts internationaux. Les deux sont pour le détournement de toutes les richesses du pays et pour la corruption par la classe dirigeante.

Aucun de ces dirigeants bourgeois n’a rien à faire avec les difficultés calamiteuses que subissent les masses populaires !

Aucun d’entre eux n’a jamais soutenu les luttes sociales ni les mobilisations avant de prétendre que toutes les luttes devaient avoir pour but leur venue au pouvoir.

Certes, Bongo bénéficie de l’ancienneté de la famille régnante ! Mais Ping bénéficie de la nouveauté qui laisse croire qu’il sera différent et que rien ne pourrait être pire que Bongo. Les illusions sont multiples et certains croient que renverser Bongo suffit : « on verra après ».

On a vu… On a vu en Côte d’Ivoire ! On a vu en Egypte ! On a vu en Tunisie ! On a vu 0 Madagascar ! On a vu partout où le dictateur est tombé et que la lutte s’est polarisée en faveur d’un autre leader bourgeois, que cela ne suffisait pas loin de là pour changer quoique ce soit à la vie des populations.

Cela ne suffit pas car, si le dictateur est tombé, la dictature, elle, est toujours en place. Parce que l’Etat bourgeois, son armée et sa police, sont toujours au pouvoir. Parce que la classe dirigeante garde les rênes de l’économie. Parce que, après la chute du dictateur, tous les grands corrompus restent accrochés à leur pouvoir si on ne remet en question que la clique politique. Parce que rien ne change dans les relations sociales et que la nouvelle équipe politique a vite fait de faire comme la précédente et même pire que la précédente.

Bien sûr, la dictature semble déterminée d’abord par le caractère du dictateur et tout est fait pour faire croire qu’un seul homme est le responsable de tout ce qui va mal. Mais cela est faux. Les régimes reposent sur des classes sociales et le pouvoir d’Etat est partout au service de la classe dirigeante. C’est cela qu’il faut renverser au cours des révolutions et pas seulement un homme et son équipe politique !

Le premier geste nécessaire, indispensable, des révolutionnaires, c’est d’appeler à l’organisation politique en masse des exploités et des opprimés, à l’organisation de comités qui se réunissent partout, dans les entreprises et les quartiers, les villes et villages, et qui prennent partout en mains le contrôle de la société, y compris le contrôle des petits soldats en retirant le poids sur ceux-ci par la hiérarchie militaire.

Si les travailleurs doivent faire de la politique, cela ne peut pas consister en un soutien aux cliques politiciennes de la bourgeoisie, fussent-elles en opposition entre elles, même violentes car ces officines bourgeoises ne peuvent nullement remettre en question les fondements sociaux de la dictature de classe. Seuls les travailleurs ont cette capacité, pour peu qu’ils ne chargent pas ces politiciens bourgeois de diriger leurs luttes mais s’en chargent eux-mêmes.

Cela semble un fardeau difficile à porter car cela fait de nombreuses années que les prolétaires du monde, et pas que du Gabon, sont piégés par des systèmes électoraux qui ne leur donnent le choix qu’entre des partis bourgeois et que leurs luttes sociales sont monopolisées par des appareils syndicaux liés aux appareils politiques, aux Etats bourgeois et aux classes dirigeantes.

Nous ne savons pas à quel moment et dans quelle lutte le prolétariat renouera avec les pas historiques faits lors de la Commune de Paris de 1871, lors de la Révolution d’Octobre 1917 et de la vague révolutionnaire en Europe où une vague d’auto-organisation avait marqué la situation sociale et politique pour de longues années.

Ces expériences, loin d’être dépassées par le cours de l’Histoire, sont rendues à nouveau indispensable par la chute du capitalisme dont les « printemps » révolutionnaires sont un des symptômes.

Il est plus que jamais indispensable que les travailleurs s’organisent en masse et politiquement de manière indépendante des bourgeoisies et de leurs appareils étatiques et autres.

Vive le retour sur le devant de la scène publique mondiale des soviets d’ouvriers, de paysans et de soldats, au Gabon comme sur toute la planète !!!

Après la mort de Bongo père au Gabon : la fin du dictateur mais pas la fin de la dictature

Luttes de classes au Gabon

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