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Noël, fête païenne animiste puis polythéiste romaine, par la suite récupérée par l’église catholique

vendredi 23 décembre 2016, par Robert Paris

Noël, fête païenne animiste puis polythéiste romaine, par la suite récupérée par l’église catholique

Cette fête rend hommage à la nature et plus spécialement à son renouveau. Après le Solstice d’hiver, les jours commencent peu à peu à rallonger et pour s’assurer du soutien de la nature, les hommes célèbrent ce renouveau depuis que le monde est monde. Si les fêtes attachées au Solstice d’hiver sont encore très mystérieuses avant l’époque des Romains, les Dolmens et les alignements de menhirs dans toute l’Europe sont la preuve que déjà à l’époque préhistorique le Solstice d’hiver tenait une place prépondérante dans les croyances et les rituels.

Les rennes, la neige, le sapin, les bonnets fourrés, les traineaux, tout cela ne vient pas de Palestine mais des pays nordiques et d’abord de Finlande. Rudolph, le petit renne au nez rouge, les guirlandes, les arbres décorés, le gui, les échanges de souhaits, la musique de Noël, les marrons grillés ainsi que le Père Noël sont toutes des choses qui sont associées à cette ancienne fête nordique qui s’est propagée par l’Allemagne vers la Suisse, l’Alsace puis la France. Il est aussi largement inspiré de Julenisse, un lutin nordique qui apporte des cadeaux, à la fête du milieu de l’hiver, la Midtvintersblot, ainsi que du dieu celte Gargan (qui inspira le Gargantua de Rabelais) et du dieu viking Odin, qui descendait sur terre pour offrir des cadeaux aux enfants scandinaves. De Julenisse, le Père Noël a gardé la barbe blanche, le bonnet et les vêtements en fourrure rouge, de Gargan il a conservé la hotte et les bottes.

Mais chez les peuples nordiques, il ne s’appelait pas père Noël. Son nom était : Joulupukki en Finlande, Julenissen en Norvège, Jultomten en Suède, Juovlastállu en Laponie, ou Jólasveinn en Islande…

Noël viendrait de l’assemblage de 2 mots gaulois utilisés pour désigner la renaissance du soleil au solstice d’hiver : Noio:nouveau (en breton : neuez, en grec : neos) et hel:soleil (en breton : hed, en grec : hélios.)

Le christianisme a emprunté ce terme à l’expression populaire des années 1000 : « Noël ! » était un cri de réjouissance (équivalent à « Hourra ! ») que poussait le peuple pour saluer un évènement heureux.

Il n’y a aucun père Noël ni dans le judaïsme, ni dans le christianisme, ni dans l’islamisme ni dans aucune religion monothéiste puisque Noël est un rite païen.

Ce mot n’apparaît nulle part dans les évangiles et n’apparaît dans la région qu’en 1175. Les chrétiens prétendront que l’expression latine « dies natalis » (jour de naissance) employée le jour où les Chrétiens célèbrent la naissance du Christ. C’est la christianisation des paganismes. Ce n’est qu’au 4e siècle que l’Eglise chrétienne décida pour contrer les pratiques païennes ancestrales d’avancer la fête de la naissance du Christ du 6 janvier au 25 décembre.

C’est vers 330 que l’empereur romain Constantin fixa la date de la fête au 25 décembre, mais ce n’est qu’en 353, sous le pape liberius (ou liberos) que la fête de la naissance du Christ fut instituée à Rome.

L’Eglise d’orient, qui jusqu’alors célébrait la naissance de Jésus le 6 janvier jour de l’Epiphanie, adopta elle-aussi la date du 25 décembre sur l’initiative de Saint Grégoire de Nazianze, célébrant ainsi la venue sur terre du sauveur.

Jusqu’en 1880, en France, on ne parle que de « bonhomme Noël » et pas de père. Au Moyen Âge, l’Église catholique décide de remplacer les figures païennes par des saints. Par le nom de « saint Nicolas », elle désigne Nicolas de Myre, un personnage qui vécut au IVe siècle au sud de la Turquie actuelle près d’Antalya, contemporain de la dernière vague de persécutions et du concile de Nicée, moment important du christianisme. Au moment de la Réforme, les protestants luthériens, qui rejettent le rôle patronal des saints, remplacent saint Nicolas par l’enfant Jésus (le Christkind allemand). C’est aux Pays-Bas que saint Nicolas se transforme après la Réforme en un personnage semi-laïc, Sinter Klaas par l’influence des huguenots. Malgré la réforme protestante du XVIème siècle qui supprima la fête de Saint-Nicolas dans les pays d’Europe, les Hollandais gardèrent leur ’’Sinter Klaas’’ et sa distribution de jouets. Mieux ! Quand les Hollandais et les Allemands émigrèrent aux Etats-Unis au XVII ème siècle, ils répandirent leur coutume et Saint-Nicolas devint vite ’’Santa Claus’’.

Donc autrefois en Europe du Nord, il s’appelait surtout Jules et ensuite il s’est appelé saint Nicolas et c’est très récemment qu’on l’a appelé bonhomme Noël puis père Noël. Père parce que la société patriarcale régnait alors et le père distribue les cadeaux… Pas la mère !

Selon le christianisme et selon les historiens, Jésus n’est pas né un 25 décembre. Il n’est pas né non plus en l’an zéro. Et pas davantage à Bethléem mais plutôt dans la région de Nazareth. Peu importe direz-vous et vous aurez raison… La date du 25 décembre ne représente rien dans l’ancienne Palestine car elle n’y est pas reliée au climat local…

Par contre, il y a bien plus de 2000 ans, cette date était celle, fêtée de manière massive et populaire, du solstice d’hiver, c’est-à-dire le moment où le soleil revient et où la durée du jour s’allonge, celle où le soleil a vaincu les ténèbres…

Les Romains, ayant conquis des peuples nordiques, ont, comme ils le faisaient généralement, intégré leurs croyances au sein de la religion polythéiste romaine : ils ont repris au travers des saturnales et de la fête du Sol invictus, le soleil invaincu, ces mythes païens et animistes du solstice d’hiver…

La fête chrétienne de Noël fut instituée à Rome, avant 336, et fixée au 25 décembre dans le but de christianiser les fêtes païennes du Natalis Invicti, c’est-à-dire du soleil qui, au solstice d’hiver, se remet à grandir en force et en éclat. C’est le portail de la liturgie catholique qui le reconnaît ici

Auparavant, les chrétiens ne fêtaient pas la naissance de Jésus mais seulement sa mort !!!

C’est l’hiver sombre, froid et démoralisant qui explique le caractère des fêtes de Noël et pas le climat de Palestine en décembre !!!

Il s’agit de présenter des fruits rouges accrochés aux arbres, des sapins !!!

Il s’agit de présenter un père Noël qui offre des cadeaux qu’il a trainé auprès des enfants dans leurs cheminées à l’aide de rennes. En Palestine, ni rennes ni cheminées !!!

Les décorations lumineuses, les branches de feuillages permanents l’hiver comme le sapin, le gui, sont là pour égailler les hivers…

« Le culte de l’arbre était courant chez les Européens païens, et il n’a pas disparu après leur conversion au christianisme. » Ce culte a survécu dans diverses coutumes, dont « celle [...] consistant, au cœur des vacances d’hiver, à placer un arbre décoré à l’entrée ou à l’intérieur de la maison » écrit Encyclopædia Britannica.

« Les Saturnales, fêtes romaines célébrées à la mi-décembre, ont fourni le modèle de nombre des réjouissances propres à Noël. C’est de ces fêtes que viennent, par exemple, les festins raffinés, l’échange de cadeaux et l’utilisation des bougies » écrit The Encyclopedia Americana.

Le festival du 25 décembre, natalis solis invicti ou la naissance du soleil invincible, avait été décrété par l’empereur Aurélien en 274 ap. J.-C. en tant que célébration du solstice d’hiver.

A Rome, Noël tombait vers la fin de décembre et était vu par la population comme un temps de relaxation absolue et de gaieté. Pendant sa durée, les cours légales étaient fermées. Aucune affaire publique ne pouvait être traitée. Les écoles étaient en congé. Commencer une guerre était impie et punir un malfaiteur représentait une souillure (ibid.). Les esclaves étaient soulagés des corvées pénibles et autorisés à porter le pileus ou l’insigne de la liberté. On leur accordait la liberté de parole et leurs maîtres les servaient à un banquet spécial, vêtus des vêtements de leurs esclaves (ibid.). Toutes les classes se livraient à des festivités et à la réjouissance avec des échanges de cadeaux entre amis.

Les plus démunis donnaient des bougies fines en cire à leurs supérieurs. Les foules se pressaient dans les rues et Smith dit que beaucoup de coutumes ressemblaient remarquablement à celles de Noël et du carnaval italien (ibid.).

Les jeux de hasard étaient tolérés par les autorités comme l’étaient les jeux de cartes, et même les plus stricts s’y adonnaient la Veille de Noël. La populace entière mettait de côté la toge, portait la robe flottante appelée la synthesis et marchait avec le pileus sur la tête. Le Dictionnaire de Smith dit que cette pratique fait rappeler les dominos, les chapeaux pointus et les autres déguisements portés aux festivals postérieurs de Noël pour les mascarades et les mimes. Les cerei ou les bougies fines en cire ou les lumières étaient probablement employées comme les moccoli, la dernière nuit du carnaval. Nos traditions des lumières de Noël proviennent probablement de cette tradition.

Finalement, pour l’amusement de la société privée, on élisait un faux roi qui est immédiatement reconnu dans la cérémonie de la Douzième Nuit.

Le Dr William Gutsch, président du Musée américain d’histoire naturelle — planétarium Hayden, a confirmé l’origine de Noël par la citation suivante, le 18 décembre 1989, dans le journal de Westchester, The Reporter Dispatch :

« Les premiers Romains ne célébraient pas Noël mais plutôt une fête païenne appelée saturnales. C’était une fête annuelle qui se tenait au début de l’hiver, ou du solstice d’hiver. C’était la période pendant laquelle le soleil avait emprunté le chemin le plus bas au-dessus de l’horizon et où les jours commençaient à rallonger annonçant par cela une autre saison de croissance.

Avant même la civilisation romaine, l’existence d’un dieu soleil dont on fête la naissance vers le 25 décembre est attestée dans toutes les civilisations du nord… Les celtes les ont repris ainsi que les gaulois… Mais avant eux encore, il y avait un dieu du soleil et du feu auquel on sacrifiait des enfants jetés dans le feu à la même période de l’année !!!! Noël, fête des enfants, disiez-vous ?!!!!

Le rituel de la nativité, tel qu’il était célébré en Syrie et en Égypte, était remarquable. Les célébrants se retiraient dans des lieux saints intérieurs et, à minuit, ils poussaient un grand cri, La Vierge a accouché ! La Lumière croît !

Les Égyptiens représentaient même le Soleil nouveau-né par une image d’un bébé qu’ils exhibaient aux fidèles, à son anniversaire (le solstice d’hiver)…

Dans les pays du nord, le 25 décembre était un ancien festival d’adoration du Soleil et les trois rois qui lui sont associés ne semblent pas avoir de relation avec les hommes sages de l’Est du récit biblique. Ils semblent plutôt avoir peut-être rapport à une tradition plus vieille en rapport aux soi-disant douze jours de Noël. La séquence de douze jours est associée aux trois rois en France, en Espagne, en Belgique, en Allemagne et en Autriche. Leurs noms sont Gaspard, Balthazar et Melchior. En Allemagne et en Autriche, on le connaît comme le Jour des Trois Rois (Dreikönigstag) et, en France, comme le Festival des Rois (Fête des Rois). Les rois vont dans certains secteurs accompagnés par des mimes qui chantent des chansons et qui collectent des propriétaires. On lui donne une base Chrétienne, mais il n’y a aucune base dans la Bible pour supposer qu’il y avait trois personnages (à part les trois types de cadeaux) ou qu’ils étaient des rois. Ils sont appelés des Mages ou des hommes sages. Cela semble avoir une autre base (voir Frazer, ix, p. 329). Des coutumes en Franche-Comté et dans les Montagnes des Vosges aussi, il est supposé que Melchior était un roi noir et le visage du garçon le personnifiant est noirci (ibid., p. 330). Ces trois sont invoqués pour la guérison avec des rituels impliquant trois clous placés dans la terre. Cela sent les systèmes triunes des Celtes en France, longtemps avant le système Chrétien.

Dans la Bohême tchèque et allemande, des rituels de fumigation et des épices étaient utilisés le douzième jour. Les initiales G.M.B (Gaspard, Melchior et Balthazar) avec trois croix étaient marquées sur les portes après la fumigation, pour se protéger contre les mauvaises influences et les maladies infectieuses. Ils étaient invoqués par les paroles priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort.

Jusqu’au milieu du XXème siècle, l’église catholique considérait l’arbre de Noël comme une pratique païenne et franc-maçonne ; étant donné que, depuis des siècles, nos ancêtres décoraient leurs habitations avec le feuillage de cet arbre au moment du solstice d’hiver. C’est également la raison pour laquelle, au XIème siècle, l’évêque de Worms interdit à ses fidèles d’orner leur demeure « avec de la verdure prise sur les arbres ».

La tradition chrétienne tentera de s’approprier le culte rendu au « sapin de Noël » en rapportant que saint Boniface, moine évangélisateur allemand de la fin du VIIème siècle, aurait consacré au Christ un arbre auquel s’attachaient antérieurement des "superstitions" païennes.

Aujourd’hui, la religion catholique, marquée par le scandale à grande échelle (un nombre incroyable d’enfants martyrisés dans le monde par des prêtres pédophiles au vu et au su de leur hiérarchie dans de multiples pays catholiques) est bien contente d’avoir l’air de diriger des fêtes très populaires. En réalité, elle n’est nullement à l’origine de ces fêtes païennes qu’elle avait cherché d’abord à faire interdire.

La religion de Jésus de Bethléem, après l’avoir violemment combattue, a récupéré la légende païenne du « père Noël » qui était devenu Niklaus…

La légende de Jésus, elle-même, a toute une histoire. Cette légende de Jésus a tout d’un conte inventé avec cet enfant qui est né d’une mère restée vierge, on ne sait ni comment ni pourquoi, mis à part que forniquer c’est le diable...

Elle a été construite par des milliers de modifications successives et n’a absolument rien d’historique, même dans sa partie nullement miraculeuse. La querelle des dates n’est pas seulement entre le 21 et le 35 décembre. Les textes chrétiens se querellent sur l’année de naissance de ce prétendu Jésus. Luc qui affirme que JC a eu 30 ans "en l’an 15 du principat de Tibère" ce qui contredit Matthieu (sous Hérode) et Luc (sous Quirinius). Matthieu à situé la naissance de Jésus-Christ sous Hérode en -4 et Luc sous Quirinius en +6. Les Celtes considéraient le 24 décembre, comme le jour de la renaissance du Soleil. Ils avaient coutume d’associer un arbre à chaque mois lunaire, ils avaient dédié l’épicéa, qui était l’arbre de l’enfantement, à ce jour-là. Au XIe siècle, les fidèles avaient coutume de présenter des scènes appelées Mystères, dont celle du Paradis. L’arbre du Paradis était souvent symbolisé par un sapin garni de pommes rouges. " Noël ne faisait pas partie des festivités originales de l’Eglise. Saint Irénée (115-191) et Tertullien (160-213) l’ont omis de leur liste des fêtes ; Origène (185-232), revendique que dans les Ecritures, seuls les pécheurs, pas les saints, célèbrent leur naissance et Arnobius (284-305) tourne à la dérision ce qu’il appelle l’anniversaire de naissance des dieux." Tiré de l’encyclopédie catholique – New Advent.org

Les Saturnales (17-21 décembre) étaient une période de décadence extravagante pendant la quelle les esclaves et les maîtres changeant de rôle pour quelques jours.

Le 25 décembre était l’anniversaire du Soleil Invincible (sol invictus), lorsque les jours commencent à s’allonger après le solstice.

A Rome, c’était le moment de beuverie, débauche et festivité.

Ce n’est qu’ au quatrième siècle que le patriarcat de Rome fixa l’anniversaire de la naissance du Seigneur le 25 décembre en se désolidarisant des patriarcat d’Orient et en particulier celui de l’Eglise orthodoxe.

L’objectif était simple : mettre fin à des fêtes païennes, les intégrer dans le corpus romain, et leur donner une dimension chrétienne. Au niveau symbolique …fêter le Christ comme notre Soleil, soleil invaincu par la mort … quel beau symbole.

C’est la légende païenne de Nicolas qui a inspiré le Père Noël. On retrouve dans la représentation du Père Noël tout ce qui faisait la symbolique du personnage de Nicolas : la longue barbe blanche, la mitre qui est devenu un bonnet de fourrure, le grand manteau rouge. Il voyage dans un traîneau tiré par des rênes, Saint Nicolas voyageait sur le dos d’un âne. Pour cette raison, dans certaines régions de France, les enfants déposent sous le sapin de Noël, un verre de vin pour le Père Noël et une carotte pour son âne. Chaque région de France lui donna un nom différent : le Père Noël est appelé " Chalande " en Savoie, " Père janvier " en Bourgogne et dans le Nivernais, " Olentzaro " dans le pays basque ou encore " Barbassionné " en Normandie. Saint Nicolas a été importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands ou hollandais où il aurait pris une l’ampleur commerciale que nous connaissons actuellement, subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en un Père Noël plus convivial et serait ensuite revenu en Europe. Pour les américains, Saint Nicolas est Sinter Klaas qui devint Santa Claus. Les romains invoquaient Saturne, dieu des semailles et de l’agriculture, dont le nom vient du verbe latin Severe (semer). Sa fête, les saturnales, donnait lieu à des réjouissances du 17 au 24 décembre.

On disait qu’elles s’étendaient jusqu’aux calendes de janvier, le jour de l’An romain. Les calendes désignaient, chez les Romains, le premier de chaque mois.

Les peuples nordiques célébraient Njord, dieu de la fécondité et Idun, gardienne "des pommes de providence", nourriture des dieux. Les orientaux rendaient un culte à Mithra, divinité de la lumière.

Noël vient du latin "Natalis (dies)" : C’est le jour natal... mais pas de Jésus, mais du "Sol Invictus"(soleil invaincu). C’est à l’origine la fête du solstice d’hiver. Noël reste donc d’abord la fête du Soleil. Les Romains fêtaient déjà les Saturnales... et on retrouve sur toute la planète ces fêtes du solstice d’hiver. Chez tous les peuples païens.

Les romains invoquaient Saturne, dieu des semailles et de l’agriculture, dont le nom vient du verbe latin Severe (semer). Sa fête, les saturnales, donnait lieu à des réjouissances du 17 au 24 décembre.

On disait qu’elles s’étendaient jusqu’aux calendes de janvier, le jour de l’An romain. Les calendes désignaient, chez les Romains, le premier de chaque mois.

Les peuples nordiques célébraient Njord, dieu de la fécondité et Idun, gardienne "des pommes de providence", nourriture des dieux. Les orientaux rendaient un culte à Mithra, divinité de la lumière.

Malgré l’influence croissante de l’église et de ses disciples, les rites liturgiques chrétiens ne parvenaient pas à s’imposer face aux festivités païennes des Saturnales. Cette fête pleine d’entrain entrava longtemps la propagation du christianisme. Mais la chrétienté fut également menacée par un autre culte fortement implanté dans l’Empire romain : le culte de Mithra. Dans l’ancienne religion iranienne, Mithra était le dieu de la lumière, le symbole de la chasteté et de la pureté et il combattait les forces maléfiques. Au IIe et IIIe siècles av. J. C., son culte fut répandu dans tout l’Empire romain et l’empereur Aurélien en fit même la religion d’Etat. Les soldats romains, dont bon nombre vénéraient Mithra, furent les ambassadeurs de cette religion qu’ils répandirent jusque dans les provinces les plus éloignées de l’Empire.

Au 4e siècle, pour enrayer ce culte païen, l’Eglise chrétienne prit une mesure très astucieuse. La fête de la naissance du Christ fut avancée du 6 janvier au 25 décembre.

En effet le solstice d’hiver du 25 décembre était la fête la plus importante de l’an mithraïen : on fêtait la renaissance du "sol invinctus" (dieu invaincu). L’Eglise n’hésita pas à déclarer le Christ "sol invinctus".

Les chrétiens procédèrent de la même manière au cours de l’évangélisation d’autres peuples : la fête de Noël fut transférée aux jours de fêtes païens importants, tels que la fête de Jul chez les germains. L’objectif restait le même : faciliter le passage de la coutume païenne à la foi chrétienne. Un élément facilita cette démarche : il s’avérait impossible de fixer une date précise pour la naissance du Christ, car à l’époque il n’existait pas de calendrier universellement valable. La plupart des chrétiens furent vite persuadés que la date de la naissance du Christ était le 25 décembre. On s’interrogea sur la manière dont on allait célébrer l’événement. Les autorités ecclésiastiques s’accommodèrent globalement de l’esprit des saturnales. Même si ces fêtes exubérantes choquaient un peu les moeurs chrétiennes, il ne fut pourtant pas impossible de concilier les deux rites. En effet beaucoup d’éléments de la fête païenne s’adaptaient aisément au nouveau cadre chrétien. Il ne fut pas difficile, par exemple, de créer un lien entre le houx aux feuilles piquantes et la couronne d’épines du Christ. Au VIe siècle ap. J. C., le pape Grégoire tempêtait contre les fêtes exubérantes, les danses et le couronnement des portes et se prononçait en faveur d’une fête sublime et non laïque. La coutume qui choquât le plus était celle des hommes déguisés en femme ou en animal ou même nus, qui improvisaient des saynètes. L’Eglise tenta d’interdire toute représentation de pièces de théâtre pendant les fêtes de Noël afin de contrer ce type de rite. En Europe du nord et en Europe de l’ouest, l’Eglise se montrât longtemps très réticente à intégrer les traditions du Solstice d’hiver dans la fête de Noël et c’est ainsi que les coutumes de Noël devinrent de plus en plus variées. Au VIe siècle, le pape Grégoire envoya Augustin sur les îles britanniques pour évangéliser la population anglo-saxonne. Il donna l’ordre aux moines d’intégrer les cérémonies chrétiennes dans la tradition des païens afin que les mutations ne les effraient pas trop. Avec la propagation du christianisme, la fête de Noël commença aussi à jouer un role de plus en plus important dans la vie politique des peuples européens. Suite à l’écroulement de l’administration romaine et du système de transport, la communication entre les souverains se fit de plus en plus rare. Ainsi, Noël, devint l’une des rares occasions pour les princes de se rencontrer. Dans l’Europe entière, les rois chrétiens se faisaient couronner ce jour là, tel Charlemagne, Roi des Francs, qui fut nommé Empereur du Saint Empire romain, par le pape, le jour de Noël de l’an 800. On se réunissait pour d’immenses festivités, qui étaient caractérisées par un gaspillage inouï. On se retrouvait autour d’immenses tablées, autour desquelles on mangeait et on buvait souvent en excès, on dansait et on jouait. Les jeux de cartes étaient particulièrement à la mode. En Angleterre cette pratique n’était autorisée que durant la période de Noël.

Les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient en général assez crues, animées et équivoques. Leur contenu, symbolique, puisait souvent dans les traditions et les rites païens. Au lieu d’interdire formellement ces pratiques, l’Eglise tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles de Matthieu et de Luc. Les crèches vivantes que nous connaissons aujourd’hui en sont vraisemblablement issues.

Elles étaient surtout répandues, à l’époque, dans les régions alpines. Les santons de Provence sont directement issus de cette tradition et apparurent au XVIIIe siècle, favorisant, en France tout d’abord, la diffusion des crèches domestiques. Les personnages étaient alors façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l’huile et au vernis.

Claude Lévi-Strauss a exposé sa vision du Père Noël à propos du commentaire d’un fait divers survenu en décembre 1951 sur le parvis de la cathédrale de Dijon. Voici l’extrait cité dans le journal France-Soir, Dijon, 24 décembre 1951 :

« Le Père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s’est déroulée en présence de plusieurs centaines d’enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l’accord du clergé qui avait condamné le Père Noël comme usurpateur et hérétique. Il avait été accusé de paganiser la fête de Noël et de s’y être installé comme un coucou en prenant une place de plus en plus grande. On lui reproche surtout de s’être introduit dans toutes les écoles publiques d’où la crèche est scrupuleusement bannie. Dimanche à 3 h de l’après-midi, le malheureux bonhomme à la barbe blanche a payé comme beaucoup d’innocents d’une faute dont s’étaient rendus coupables ceux qui applaudiront à son exécution. Le feu a embrasé sa barbe et il s’est évanoui dans la fumée. »

À l’issue de l’exécution, un communiqué a été publié dont voici l’essentiel :

« Représentant tous les foyers chrétiens de la paroisse désireux de lutter contre le mensonge, 250 enfants, groupés devant la porte principale de la cathédrale de Dijon, ont brûlé le Père Noël. Il ne s’agissait pas d’une attraction mais d’un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l’enfant et n’est en aucune façon une méthode d’éducation. Que d’autres disent et écrivent ce qu’ils veulent et fassent du Père Noël le contrepoids du père Fouettard. Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire du Sauveur. »

La religion catholique a fait tout ce qu’elle a pu pour contrer tous les paganismes et animismes mais elle n’y est finalement parvenue vraiment qu’en les intégrant…

3 Messages de forum

  • La fête de Noël a des origines païennes multiples et notamment dans les cultes polythéistes syrien, romain, indo-iranien, etc…

    Le culte de "Sol Invictus" (Soleil Invaincu), dieu solaire syrien introduit par Caracalla en 211, est organisé par l’empereur d’origine syrienne, Elagabal ou Héliogabale (218-222).

    L’empereur Aurélien (né en Pannonie d’une prêtresse du Soleil) fait construire à Rome un temple à "Sol Invictus" qui est dédicacé le 25 décembre 274, jour de la "naissance du soleil invaincu" (Natalis Solis invicti).

    Aurélien saura bénéficier du soutien des adeptes de Mithra dont le culte est proche de celui de Sol.

    Les adeptes du culte du dieu indo-iranien Mithra (culte importé de Syrie par les légions romaines aux premiers siècles de notre ère et florissant jusqu’au Ve siècle) se réunissent le 25 décembre, dans des grottes, pour fêter l’anniversaire de la naissance de Mithra, issu d’un rocher (saxigenus) ou d’une pierre (petra generatrix) comme le feu du silex.

    L’iconographie mithriaque montre le dieu émergeant des rocs en présence et avec l’aide des bergers.

    Le culte comprend un repas, commémorant le festin pris par Mithra et le Soleil après la création du monde, et le sacrifice d’un taureau (taurobole).

    Le sang du taureau sacrifié pour la nouvelle année symbolise l’énergie mâle venant féconder la terre et lui redonner vie pour un autre cycle annuel.

    L’initié reçoit le baptême de sang qui lui assure l’immortalité de l’âme. Le sang du taureau, égorgé par un pieu sacré au-dessus d’une fosse où se trouve le fidèle, purifie et régénère celui qu’il inonde : le baptisé est "renatus in aeternum" (rené pour l’éternité).

    La colline du Vatican de Rome avait été consacrée à Mithra ; des ruines à caractère mithraïque y ont été découvertes.

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  • Le père Noël est une ordure !!!

    Le chef d’orchestre d’un spectacle pour enfants, donné cette semaine à Rome, a été licencié pour avoir nié devant son jeune public l’existence du Père Noël.

    Le licenciement, voilà une preuve que Rome, après avoir combattu contre le père Noël, combat pour....

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  • "Notre Père qui êtes aux cieux

    Restez-y

    Et nous nous resterons sur la terre

    Qui est quelquefois si jolie

    Avec ses mystères de New York

    Et puis ses mystères de Paris

    Qui valent bien celui de la Trinité

    Avec son petit canal de l’Ourcq

    Sa grande muraille de Chine

    Sa rivière de Morlaix

    Ses bêtises de Cambrai…"

    (Jacques Prévert / 1900-1977 / Paroles - Pater noster)

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