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L’humour (parfois involontaire) des grands physiciens - Matière et Révolution
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L’humour (parfois involontaire) des grands physiciens

dimanche 21 juillet 2019, par Robert Paris

L’humour (parfois involontaire) des grands physiciens

Galilée : « Et pourtant elle tourne ! », phrase qu’il aurait murmuré au moment de son jugement par l’Inquisition lui enjoignant d’abjurer une telle opinion concernant la Terre dans son mouvement autour du Soleil.

Eugène Wiegner : « La physique devient tellement complexe qu’elle prend plus de temps et de plus de temps pour former un physicien. En fait, il faut si longtemps pour former un physicien qu’au moment où il comprend la nature des problèmes physiques, il est déjà trop vieux pour les résoudre. »

David Goodstein : « Ludwig Boltzmann, qui a passé une grande partie de sa vie à étudier la mécanique statistique est mort en 1906 de sa propre main. Paul Ehrenfest, qui a poursuivi ses travaux, est mort de manière similaire en 1933. Maintenant, c’est notre tour d’étudier la mécanique statistique. Peut-être serait-il sage d’aborder le sujet avec prudence. »

Sir Rudolf Peierls : « On raconte que Cockroft et Walton portaient de plus en plus d’intérêt à l’augmentation de la tension de leur équipement, sa fiabilité, etc… Rutherford finit par perdre patience et leur dit : ’’ Si vous n’avez pas installé cet écran scintallateur et cherché des particules alpha d’ici la fin de la semaine, je vous vire tous les deux’’. Ils s’exécutèrent et trouvèrent les premières transmutations nucléaires. »

La principale plaisanterie de Galilée : avoir fait représenter, dans « Le Dialogue sur les deux grands systèmes du monde », les idées connues du pape, en Physique, par un personnage nommé Simplicio (ce qui veut dire simplet ou niais !). Simplicio : « Je considère que la sphère de la lune d’être aussi lisse et polie comme un miroir, tandis que celle de cette terre ... est très rude et robuste. »

Albert Einstein : « Le temps nous est compté, dit la sagesse populaire. Oui, mais en quelle monnaie ? »

Leon Lederman : « Ceux qui ne cessent pas de poser des questions idiotes peuvent devenir des scientifiques. »

Werner Heisenberg : « Se peut-il que la nature soit aussi absurde… »

Ernest Rutherford : « Toute science est une sorte de physique, ou bien une sorte de collection de timbres. »

Wolfgang Pauli note sur un article soumis par un physicien : « Ce n’est pas bien. Ce n’est même pas faux. »

Richard Feynman répondant à la question de « pourquoi les planètes tournent autour du soleil ? », a répondu : « La question de Kepler était la suivante : qu’est-ce qui fait que les planètes tournent autour du soleil », certaines personnes ont répondu à ce problème en disant qu’il y avait des anges derrière eux battant des ailes et poussant les planètes autour d’une orbite. Comme vous le verrez, la réponse n’est pas très éloignée de la vérité. La seule différence est que les anges sont assis dans une direction différente et leur les ailes poussent vers l’intérieur. »

Norbert Wiener : « Le physicien moderne est un théoricien quantique les lundi, mercredi et vendredi et un étudiant de la théorie de la relativité gravitationnelle mardi, jeudi et samedi. Le dimanche, il n’est ni l’un ni l’autre, mais il prie son Dieu que quelqu’un, de préférence lui-même, trouvera le rapprochement entre les deux vues. »

Enrico Fermi, répondant à la question « quelles étaient les caractéristiques communes des prix Nobel de Physique », a répondu : « Je n’en voit pas une seule, pas même à l’intelligence. »

Richard Feynman : « La physique est comme le sexe : bien sûr, cela peut donner des résultats pratiques, mais ce n’est pas pour cela que nous le pratiquons. »

Albert Einstein : « Pour châtier mon mépris de l’autorité, le destin a fait de moi une autorité. »

George Lochak : « Les idées neuves ne jaillissent pas d’une commission ! »

Erwin Schrödinger : « Si ces damnés sauts quantiques devaient subsister, je regretterais de m’être jamais occupé de théorie quantique. »

Albert Einstein : « Si l’on démontre que ma théorie de la relativité est juste, l’Allemagne proclamera que je suis allemand et la France déclarera que je suis un citoyen du monde. Si l’on démontre que ma théorie est fausse, la France dira que je suis allemand et l’Allemagne déclarera que je suis juif. »

D’Alembert à Diderot : « -Tenez, cher philosophe, j’ai dans la tête que la physique sera toujours une pauvre science, une goutte d’eau prise avec la pointe d’une aiguille dans le vaste océan, un grain détaché de la chaîne des Alpes. »

Isaac Rabi : « Mais qui a commandé ça ?! » Déclaration indignée lorsqu’en 1936, le muon, le cousin poids-lourd de l’électron a été découvert !

Arthur Compton : « Ernest Lawrence, lorsqu’il apprit que la première réaction en chaîne auto-entretenue serait développée à l’Université de Chicago plutôt qu’à son laboratoire de Berkeley, dit en 1942 : ’’ Vous n’obtiendrez jamais de réaction en chaîne là-bas’’. C’est tout le tempo de l’Univers qui est trop lent à l’université de Chicago. »

Enrico Fermi : « Si je pouvais me rappeler le nom de toutes ces particules, je me serai fait botaniste. »

Albert Einstein : « Toutes nos expériences doivent être faites sur la Terre, où nous sommes contraints de vivre.

Wolfgang Pauli : « J’ai fait une chose terrible : j’ai postulé l’existence d’une particule que l’on ne peut pas détecter. »

Pierre Curie : « On peut concevoir encore que dans des mains criminelles le radium puisse devenir très dangereux, et ici on peut se demander si l’humanité a avantage à connaître les secrets de la nature, si elle est mûre pour en profiter ou si cette connaissance ne lui sera pas nuisible. »

Gilles Cohen-Tannoudji : « L’histoire de la matérialité remonte le temps de l’histoire de la matière. »

David Ruelle : « La science est totalement amorale, et complètement irresponsable. »

Albert Einstein : « C’est en fait un véritable miracle que les méthodes modernes d’enseignement ne soient encore parvenues à étouffer complètement la sainte curiosité pour la recherche. Car celle-ci est une plante extrêmement fragile qui, si elle a besoin d’encouragements, réclame surtout de la liberté, faute de quoi elle dépérit immanquablement. C’est une grave erreur de croire que la joie de l’observation et de la recherche peut croître sous l’effet de la contrainte ou du sens du devoir. »

George Lochak : « Si les idées des savants de génie qui ont été les promoteurs de la science moderne avaient été soumises à des commissions de spécialistes, elles leur auraient sans nul doute parues extravagantes et auraient été écartées en raison même de leur originalité et de leur profondeur. »

D’Alembert : - J’avoue qu’un être qui existe quelque part et qui ne correspond à aucun point de l’espace ; un être qui est inétendu et qui occupe de l’étendue ; qui est tout entier sous chaque partie de cette étendue ; qui diffère essentiellement de la matière et qui lui est uni ; qui la suit et qui la meut sans se mouvoir ; qui agit sur elle et qui en subit toutes les vicissitudes ; un être dont je n’ai pas la moindre idée ; un être d’une nature aussi contradictoire est difficile à admettre. Mais d’autres obscurités attendent celui qui le rejette ; car enfin cette sensibilité que vous lui substituez, si c’est une qualité générale et essentielle de la matière , il faut que la pierre sente.

Albert Einstein : « Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième : avec des bâtons et des pierres. »

Richard Feynman : La serveuse de l’université demanda à Feynman s’il voulait du lait ou du citron dans son thé, Feynman a répondu : « les deux » (ignorant que le citron ferait cailler le lait). On peut être grand physicien et ignorer la chimie...

Albert Einstein : « Rendez les choses aussi simples que possible, mais pas plus simples. Rien n’est plus proche du vrai que le faux. »

Werner Heisenberg : « Einstein m’invita chez lui pour discuter de cette question. Il commença par me demander : « Quelle philosophie sous-tend votre étrange espèce de théorie ? »

Albert Einstein : « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé. »

Erwin Schrödinger : « Un chat est enfermé dans une enceinte d’acier avec le dispositif infernal suivant (qu’il faut soigneusement protéger de tout contact direct avec le chat) : un compteur Geiger est placé à proximité d’un minuscule échantillon de substance radioactive, si petit que, durant une heure... »

Giordano Bruno : « Croire qu’il y a seulement les planètes dont l’existence nous est connue à ce jour n’est pas plus raisonnable que de s’imaginer que le ciel n’est peuplé d’autres oiseaux que ceux qui passent devant notre fenêtre. »

Albert Einsten : « Dieu ne joue pas aux dés. » Et Niels Bohr lui répond : « Mais ce n’est pas à nous de prescrire à Dieu comment Il doit gouverner le monde. »

Werner Heisenberg : « L’attribution d’une réalité physique quelconque aux calculs de l’histoire passée de l’électron est pure affaire de goût. »

Albert Einstein : « Ce qui compte ne peut pas toujours être compté, et ce qui peut être compté ne compte pas forcément. »

Leon Lederman : « On raconte que nombre des discussions entre Bohr et Einstein se sont déroulées lors de promenades en forêt. Je peux imaginer ce qui s’est passé lorsqu’ils sont tombés nez à nez avec un ours énorme. Bohr a immédiatement tiré de son sac une paire de chaussures de course Reebok à 1500 francs et a commencé à les enfiler. Einstein : « Que faites-vous, Niels ? Vous savez bien que vous ne pouvez pas battre un ours à la course ? » « Oh, je n’ai pas besoin de battre l’ours, cher Albert, répondit Bohr. Je n’ai besoin que de vous battre. »

Niels Bohr : « Tout ce que nous appelons réel est fait de choses qui ne peuvent pas être prises pour réelles. »

Richard Feynman - En 1943, les Américains fabriquaient discrètement leur première bombe atomique à Los Alamos. Il y avait là, sous la férule angoissée d’un Général Grove, presque tout le gratin scientifique et technologique de l’Occident. Un physicien, le Dr De Hoffman, veillait sur les documents confidentiels classés dans un certain Bâtiment Oméga. Un jour De Hoffman crut déceler une tentative de pénétration dans le B ω. Peu après, allant chercher quelque chose dans le bunker voûté le plus soigneusement protégé, il ouvrit la première porte - il y en avait trois, toutes munies d’impressionnantes sécurités - et trouva derrière celle-ci un petit bout de papier jaune portant ces mots « Wise Guy » (l’Astucieux). Stupéfait, il ouvrit la deuxième porte. Il y avait là un autre papier jaune signé : « Encore l’Astucieux ». Il ouvrit la dernière porte et fut saisi de panique en y trouvant un troisième bout de papier où il put lire : « Devinez Qui ? ». Sur le bord de la crise cardiaque, De Hoffman sortit en refermant fébrilement et tomba sur Richard Feynman, le futur prix Nobel de Physique 1965. « J’avais bien lu dans les livres que quand quelqu’un est épouvanté son visage blêmit, raconte Feynman, mais je n’avais jamais observé la chose de mes yeux. Eh bien, c’est absolument vrai. Sa face vira au gris, puis au jaune verdâtre. Vraiment, c’était affreux à voir ». Satisfait de cette confirmation, Feynman avoua alors qu’il était l’auteur de l’innocente plaisanterie. Et comme le Général Grove le sermonnait, il crut devoir le rassurer : « Je n’ai lu, dit-il, que les documents secrets portant la mention - à brûler après lecture. Je me suis abstenu de toucher aux documents ultra-secrets portant la mention : À brûler AVANT lecture ».

Werner Heisenberg : L’Univers n’est pas seulement plus étrange que nous le pensons, mais aussi plus étrange que nous ne sommes capables de le penser. »

René Descartes : « Le premier précepte était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie, que je ne la connusse évidemment être telle. »

Albert Einstein : « C’est en fait un véritable miracle que les méthodes modernes d’enseignement ne soient encore parvenues à étouffer complètement la sainte curiosité pour la recherche.

Erwin Schrödinger : « Quelque pénible que puisse être la perte de cet idéal (d’une description continue de ce qui se passe), en le perdant nous avons probablement perdu quelque chose qu’il valait vraiment la peine de perdre. »

Albert Einstein : « La philosophie tranquillisante de Heisenberg et Bohr – ou est-ce une religion ? – est si habilement échafaudée qu’elle permet aux vrais croyants de se reposer sur un oreiller si doux qu’il n’est pas facile de les réveiller. »

Niels Bohr : « Le contraire d’une vérité profonde est une autre vérité profonde. »

Leon Lederman dans « Si l’Univers est la réponse, quelle est la question ? » : « Si l’électron est un point, où se trouve la masse, où se trouve la charge ? Comment savons-nous que l’électron est un point ? Peut-on me rembourser ? »

Albert Einstein : « Il est plus difficile de casser une croyance que de briser un atome. »

Erwin Schrödinger : « Si ces damnés sauts quantiques devaient subsister, je regretterais de m’être jamais occupé de théorie quantique. »

Albert Einstein : « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. »

Werner Heisenberg : « L’Univers n’est pas seulement plus étrange que nous le pensons, il est aussi plus étrange que nous pouvons le penser. »

Niels Bohr : « Votre vérité est folle, mais pas assez pour être juste. »

Albert Einstein : « Il paraît que je ne suis dans les bonnes grâces d’aucun de mes anciens professeurs. »

Niels Bohr, recevant un collègue dans sa maison de campagne. Ce dernier s’apercevant un fer à cheval cloué à l’entrée s’exclame : « Comment, toi Niels, un scientifique, tu partages une telle superstition ? » Niels Bohr : « Bien sûr que non. Mais tu sais, il paraît que ça marche même quand on n’y croit pas. »

Quelques amusantes déclarations péremptoires selon lesquelles tout a déjà été découvert en Physique et plus rien ne changera désormais…

William Thompson, Lord Kelvin : « Les rayons X s’avéreront être un canular. »

Albert Michelson : « Les faits et les lois fondamentales les plus importantes des sciences physiques ont tous été découverts, et ceux-ci sont maintenant si fermement établis que la possibilité même qu’ils soient un jour mis en défaut par de nouvelles découvertes est extrêmement peu probable… Nos découvertes futures concerneront les sixièmes décimales. »

William Thomson (Lord Kelvin) : « Il n’y a aujourd’hui plus rien de neuf à découvrir en physique. Tout ce qui reste, ce sont des mesures de plus en plus précises. »

Werner Heisenberg et Max Born : « Nous considérons la mécanique quantique comme une théorie achevée, dont les fondements physiques et les hypothèses mathématiques ne sont plus susceptibles de modification. »

William Thompson, Lord Kelvin : « Les machines volantes plus lourdes que l’air sont impossibles. »

William Thompson, Lord Kelvin : « La radio n’a aucun avenir. »

Des déclarations auxquelles répondent des déclarations complètement inverses d’autres physiciens, sur la révolution de la Physique :

Emilio Segré : « 1895 et les années suivantes marquent un tournant décisif dans la physique, non seulement à cause de la découverte des rayons X, de l’électron et de l’effet Zeeman, mais également à cause de celle, plus révolutionnaire encore, de la radioactivité. »

Ernest Rutherford : « J’entrai dans la salle qui était dans une semi-obscurité, je remarquai tout suite la présence de Lord Kelvin dans l’assistance et je me rendis compte des problèmes posés par la dernière partie de mon exposé où je traitais de l’âge de la Terre et où mes vues s’opposaient aux siennes. A mon grand soulagement, Kelvin se mit rapidement à somnoler, mais comme j’en venais au point important, je vis le vieil oiseau se redresser, ouvrir un œil et me jeter un regard sinistre. Il me vint alors une inspiration soudaine et je dis que Lord Kelvin avait fixé la limite de l’âge de la Terre sous réserve qu’aucune source de chaleur nouvelle ne soit découverte. Cette expression prophétique visait ce dont nous parlions ce soir, le radium ! Ah je vis le visage du vieux s’épanouir ! »

Paul Davies : « Au dix-septième siècle, l’humanité a connu un changement de perspective révolutionnaire en réalisant la place minuscule et insignifiante que la Terre occupait dans le vaste univers. En ce siècle, nous avons regardé au-dedans vers les profondeurs secrètes de la matière, et nous sommes émerveillés d’un nouveau changement de perspective. »

Max Planck : Ainsi donc, la physique, comme nous venons de le voir, considérée par la génération précédente comme une des plus vieilles et des plus solidement assisses parmi les connaissances humaines, est entrée dans une période d’agitation révolutionnaire qui promet d’être une des plus intéressantes de son histoire. »

Léon Lederman : « La science ne concerne pas le statu quo mais la révolution. »

Louis de Broglie : « L’histoire des Sciences montre que les progrès de la science ont constamment été entravés par l’influence tyrannique de certaines conceptions que l’on avait fini par considérer comme des dogmes. »

Albert Einstein : « Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton. »

Erwin Schrödinger : « La grande révolution de la théorie des quanta fut que des caractères de discontinuités furent découverts dans le Livre de la Nature, dans un contexte où tout autre chose que la continuité apparaissait comme absurde d’après les vues admises jusqu’à ce moment. »

Max Planck : « L’hypothèse des quanta est venue d’une façon tout à fait inattendue bouleverser toute cette belle harmonie et porter le trouble dans une conception de l’univers qui semblait presque idéalement parfaite. »

Maurice Jacob : « La masse est longtemps apparue comme une propriété fondamentale. N’est-il pas surprenant de la voir maintenant apparaître comme une propriété purement dynamique, liée aux propriétés du vide et à la façon dont elles affectent les particules qui s’y trouvent ? (...) Cette nouvelle conception de la masse est une révolution importante. »

Lee Smolin : « La révolution actuelle a commencé en 1900 avec la découverte par Max Planck de la formule qui décrit la distribution d’énergie dans le spectre de la radiation thermique et qui eut pour conséquence de prouver que l’énergie n’est pas continue, mais quantifiée. Cette révolution doit arriver à sa conclusion. Les problèmes que les physiciens doivent résoudre aujourd’hui sont, en grande partie, des questions qui restent sans réponse, parce que la révolution scientifique du XXe siècle reste inachevée. Au cœur de notre échec à conclure la révolution scientifique actuelle se trouvent cinq problèmes, dont la solution nous échappe…Notre mission doit être de chercher les faux présupposés, de poser des questions nouvelles, de trouver des réponses nouvelles et d’être à la hauteur de la révolution… »

A ceux qui croient que les physiciens prétendent tout comprendre :

Murray Gell-Mann : « Niels Bohr a lavé le cerveau de toute une génération de physiciens en leur faisant croire que le problème de l’interprétation de la mécanique quantique avait été définitivement résolu il y a cinquante ans. »

Richard Feynman : « Je pense pouvoir dire sans trop me tromper que personne ne comprend la mécanique quantique. »

Niels Bohr : « Quiconque n’est pas choqué par la théorie quantique ne la comprend pas. »

Richard Feynman : « Je pense que l’on peut affirmer que personne ne comprend la mécanique quantique. Ne cessez jamais de vous demander si vous les pouvez… »

Niels Bohr : « Ceux qui ne sont pas choqués quand ils rencontrent la mécanique quantique pour la première fois ne peuvent pas l’avoir comprise. »

Max Planck : « Si quelqu’un vous dit qu’il peut penser à des problèmes quantiques sans avoir le vertige, cela montre seulement qu’il n’a pas compris le premier mot de la question. »

Richard Feynman : « On ne peut pas, même en connaissant toutes les lois physiques telles que nous les connaissons aujourd’hui, obtenir immédiatement une compréhension de n’importe quel phénomène physique. »

Albert Einstein : « Si votre théorie est juste, vous devrez me dire un jour ce que fait l’atome lorsqu’il passe d’un état à un autre en émettant de la lumière. »

Richard Feynman : « Vous ne devez pas vous détourner de la Physique parce que vous ne la comprenez pas. Mes étudiants ne la comprennent pas. Tout simplement parce que moi-même je ne la comprend pas… »

Murray Gell-Mann : « Je ne suis pas au courant des détails de la physique des particules. » (Pourtant pas un physicien n’était à ce moment plus au courant que lui !)

Richard Feynman : « Il est important de réaliser que dans la physique d’aujourd’hui, nous n’avons aucune connaissance de ce qu’est l’énergie ».

Louis de Broglie : « Nous saurions beaucoup de choses, si nous savions ce qu’est un rayon lumineux. »

Albert Einstein : « Vous savez, il serait suffisant de réellement comprendre l’électron. »

Wernher von Braun : « La recherche fondamentale, c’est ce que je fais quand je ne sais pas ce que je fais. »

Albert Einstein : « Si nous comprenions ce que nous faisons, cela ne s’appellerait pas de la recherche, n’est-ce pas ? »

La suite

6 Messages de forum

  • En 2005, Steven Weinberg, le découvreur de la théorie électrofaible avec Abdus Salam et Sheldon Glashow, était présent au Symposium en l’honneur de Coleman, déjà très malade.

    Celui qui avait dit plus d’une fois qu’il avait plus appris de Coleman en théorie quantique des champs que de n’importe qui, répondit lors d’une conférence à cette occasion à une question posée « Hum... je ne suis pas sûr de connaître la réponse à cette question ».

    Au même moment, Sidney Coleman entrait dans la salle et répliquait « Je connais la réponse, je connais la réponse, demandez-moi ! Quelle était la question au fait ? ».

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  • Einstein : « Ce qui donne son sens à l’existence personnelle, c’est la conviction que notre combat et notre action sont justes ; mais si cette conviction n’est pas tempérée par l’humour, on devient insupportable. »

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  • Une blague à propos des physiciens en physique théorique : « La production laitière d’une ferme était si basse que le fermier envoya une lettre à l’université locale pour solliciter son assistance. Une équipe pluri-disciplinaire fut constituée, dirigée par un spécialiste de la physique théorique, qui effectua des études approfondies sur le terrain pendant deux semaines. Une fois leurs bloc-notes remplis de données, les scientifiques retournèrent ensuite à leur université, d’où leur chef devait rédiger son rapport. Peu de temps après, le fermier reçut le rapport, l’ouvrit et lut la première phrase : Soit une vache sphérique… »

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  • Une anecdote de Niels Bohr sur Paul Dirac, citée par Heisenberg, ce qui montre que les grands physiciens parlaient beaucoup les uns des autres : « Récemment, je me trouvais avec Dirac dans un exposition de peinture ; il y avait là un paysage italien de Manet, représentant une scène au bord de la mer et peint en couleurs gris-bleu magnifiques. À l’avant-plan, on voyait un bateau, et à côté de celui-ci, dans l’eau, un point gris foncé dont la présence semblait difficile à justifier. Dirac me dit : "Ce point n’est pas admissible." » — Bon sang, il faut absolument que je me procure une biographie de ce type3 !

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  • Qu’est-ce que la révolution ?

    La révolution n’est qu’un éclair au milieu de la nuit mais la foudre qui a atteint les structures passées les a rendues caduques et ouvre la voie à un changement global parfois irréversible et qui marque l’histoire.

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  • « Le temps nous est compté, dit la sagesse populaire. Oui, mais en quelle monnaie ? »

    Albert Einstein

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