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Robespierre, défenseur de la politique révolutionnaire de la bourgeoisie française - Matière et Révolution
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Robespierre, défenseur de la politique révolutionnaire de la bourgeoisie française

dimanche 16 octobre 2016, par Robert Paris

Robespierre est guillotiné

Robespierre, défenseur jusqu’au bout de la politique révolutionnaire de la bourgeoisie française (des "propriétaires")

"La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d’exister ; toutes les autres sont subordonnées à celle-là ; la propriété n’a été instituée ou garantie que pour la cimenter ; c’est pour vivre d’abord que l’on a des propriétés. Il n’est pas vrai que la propriété puisse jamais être en opposition avec la subsistance des hommes."

Maximilien de Robespierre - Discours à la Convention nationale sur les subsistances, 2 décembre 1792

Robespierre a incarné la conscience d’une partie de la bourgeoisie que ses intérêts ne pouvaient être défendus qu’en brisant radicalement l’ancienne société et que cela nécessitait d’aller jusqu’au bout en s’appuyant sur les masses populaires, sur la petite bourgeoisie ainsi que sur le petit peuple, y compris les domestiques, les ouvriers, les non-propriétaires et non-votants, les femmes, les jeunes, les misérables.

Le caractère révolutionnaire de Robespierre, qui l’a même amené à s’opposer à une fraction de la bourgeoisie n’a jamais signifié de sa part une rupture avec les intérêts généraux, historiques, de la grande bourgeoisie et il l’a montré en finissant sa carrière par l’élimination des leaders populaires révolutionnaires et pas la suppression des organisations de bras nus, les plus radicales de la révolution, élimination qui n’a fait que précéder la sienne puisque ces comités de piques et autres associations révolutionnaires de bras nus étaient devenues son principal soutien.

Robespierre a toujours défendu la propriété privée bourgeoise.

Devant l’Assemblée nationale d’avril 1793, Maximilien Robespierre déclare : « L’égalité des fortunes est une chimère… » Dans la salle, les spéculateurs, les nouveaux riches, les profiteurs habiles de la misère du peuple, qui du bouleversement révolutionnaire ont tiré d’appréciables gains monétaires, respirent. Robespierre leur dit : « Je ne veux pas toucher à vos trésors ». Par cette déclaration, Robespierre ouvrait au capital privé la voie de la domination mondiale.

Robespierre présente à la Convention le 24 avril 1793 son projet de déclaration des droits de l’homme et du citoyen :

« Je vous proposerai d’abord quelques articles nécessaires pour compléter votre théorie sur la propriété. [...] Posons donc de bonne foi les principes du droit de propriété ; il le faut d’autant plus qu’il n’en est point que les préjugés et les vices des hommes aient cherché à envelopper de nuages plus épais. Demandez à ce marchand de chair humaine ce que c’est que la propriété ; il vous dira, en vous montrant cette longue bière qu’il appelle un navire, où il a encaissé et ferré des hommes qui paroissent vivans : “Voilà mes propriétés ; je les ai achetés tant par tête.” Interrogez ce gentilhomme qui a des terres et des vassaux, ou qui croit l’univers bouleversé depuis qu’il n’en a plus, il vous donnera de la propriété des idées à peu près semblables.

Interrogez les augustes membres de la dynastie capétienne ; ils vous diront que la plus sacrée de toutes les propriétés est sans contre-dit le droit héréditaire dont ils ont joui de toute antiquité, d’opprimer, d’avilir et de pressurer légalement et monarchiquement les vingt-cinq millions d’hommes qui habitaient le territoire de la France, sous leur bon plaisir.

Aux yeux de tous ces gens-là, la propriété ne porte sur aucun principe de morale. Elle exclut toutes les notions du juste et de l’injuste. Pourquoi votre déclaration des droits semble-t-elle présenter la même erreur ? En définissant la liberté, le premier des biens de l’homme, le plus sacré des droits qu’il tient de la nature, vous avez dit avec raison qu’elle avoit pour bornes les droits d’autrui : Pourquoi n’avez-vous pas appliqué ce principe à la propriété, qui est une institution sociale ? comme si les lois éternelles de la nature étoient moins inviolables que les conventions des hommes. Vous avez multiplié les articles pour assurer la plus grande liberté à l’exercice de la propriété, et vous n’avez pas dit un seul mot pour en déterminer le caractère légitime ; de manière que votre déclaration paroît faite, non pour les hommes, mais pour les riches, pour les accapareurs, pour les agioteurs et pour les tyrans. Je vous propose de réformer ces vices en consacrant les vérités suivantes. Art. I. - La propriété est le droit qu’a chaque citoyen de jouir et de disposer de la portion de biens qui lui est garantie par la loi.

II. Le droit de propriété est borné, comme tous les autres, par l’obligation de respecter les droits d’autrui.

III. Il ne peut préjudicier ni à la sûreté, ni à la liberté, ni à l’existence, ni à la propriété de nos semblables.

IV. Toute possession, tout trafic qui viole ce principe est illicite et immoral.

(…)

DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN PROPOSÉE PAR MAXIMILIEN ROBESPIERRE

Imprimée par ordre de la Convention nationale

(…) Art. 6

La propriété est le droit qu’a chaque citoyen de jouir et de disposer de la portion de biens qui lui est garantie par la loi. Art. 7

Le droit de propriété est borné, comme tous les autres, par l’obligation de respecter les droits d’autrui. Art. 8

Il ne peut préjudicier ni à la sûreté, ni à la liberté, ni à l’existence, ni à la propriété de nos semblables. Art. 9

Toute trafic qui viole ce principe, est essentiellement illicite et immoral.

(…)

Robespierre . Sextidi 26 Messidor an CCXVIII

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